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21/11/2014

Le Japon est-il si cher que ça (pour manger) ?

Souvent, quand on me demande si le Japon est cher, je réponds surtout qu'il y a un éventail de prix extrêmement étendu. C'est notamment vrai pour la nourriture : les repas dans les restaurants les plus raffinés peuvent atteindre des sommets mais on peut bien manger pour des prix très raisonnables voire fort étonnants. Quelques exemples tirés de notre récent voyage.

Le record

En balade à Arita, ville moyenne plutôt touristique du fait de sa place dans l'histoire de la céramique japonaise, sur le coup de 13h, nous nous soucions de déjeuner. Rien à l'horizon dans la longue rue anciennement dédiée aux céramistes. On interroge des passants et on nous indique un restaurant un peu plus loin, qui semble être un peu seul. On entre, nous sommes très gentiment accueillis (par des personnes qui sont en fait des clients, voir plus bas) et on prend un des deux seuls plats de la carte, une soupe de udon (pâtes) et algues wakame. C'est bon, réchauffant, nourrissant. Et au final, combien ça coûte ? 150 yen ! Soit un euro !!!! Vous avez déjà mangé un vrai plat, assis à table, en France pour ce prix-là ? Notre ami qui vit depuis longtemps au Japon nous expliquera que c'est un exemple de la déflation à la japonaise, de la non-capacité du Japon à augmenter les prix pendant des années. J'ai d'ailleurs lu récemment que le Premier Ministre japonais mettait en place des mesures pour favoriser les hausses de prix. Alors peut-être ce prix est-il le même depuis un siècle ! Par ailleurs, pour cette fort modique somme, on a rencontré deux personnes adorables, en charge du tourisme et de la promotion de la ville, qui nous ont ensuite emmené visiter quelques lieux clés de l'endroit (je n'ai pas pensé à faire une photo de ce plat économique, tout à fait présentable).

La pause gourmande

A chaque voyage au Japon, je vois de ces petites fabriques où l'on peut observer à travers la vitrine les étapes de fabrication de diverses spécialités sucrées, souvent une sorte de pâte à gaufre farcie de purée de azuki. Cette fois, en promenade dans Kagoshima, j'ai proposé qu'on en goûte, on en prend un chacun, c'est 100 yen pièce (70 centimes d'euro). On s'apprête à les emporter et la vendeuse nous demande si on veut manger sur place. Pourquoi pas, alors on nous installe et on nous apporte un thé. Tout cela donc pour 70 centimes ! Cette attention est peut-être due au fait qu'au Japon, cela ne se fait pas de manger en marchant.

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Le petit déjeuner

En France, le petit déjeuner d'hôtel coûte souvent un prix qui me parait démesurément élevé au regard de ce qui est proposé. Au Japon, il y a toute une gamme de prix mais on a pour son argent.

Pour 350 yen (2,40 euros), un petit déjeuner semi-occidental dans une sorte de café-bar avec pain de mie japonais toasté, salade fraîche et croquante, œuf ou yaourt, café. Pour ce prix, si on s'asseoit à une table dans un café parisien, on a... le café.

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Pour 1000 yen (moins de 7 euros), on a un petit déjeuner d'hôtel de très bonne qualité, avec les basiques du petit déjeuner japonais servis à table dans un cadre plaisant et un buffet de petites salades japonaises, du tofu, et, si on le souhaite, des éléments occidentaux (œufs  brouillés, saucisse...).

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Le repas

Un exemple : alors que les soba sont très coûteuses à Paris, que ce soit chez Sara, nouvellement installé ou chez Yen, présent depuis des années. Au Japon, c'est un plat tput à fait basique et des "zaru soba" (soba agrémentées de nori et servies froides avec une sauce) sont autour de 500-600 yen. Si on prend un menu de soba et tempura (cf photo), ce qui fait un repas vraiment nourrissant, on s'en tire, dans un restaurant simple mais bon, pour 900 yen (6,20 euros).

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Et même gratuitement...

Au Japon, on aime vous faire goûter pour vous convaincre d'acheter un produit. Alors, si on est vraiment fauché, on peut arpenter les rayons alimentaires au sous-sol des grands magasins vers l'heure du déjeuner et on doit pouvoir se constituer quasiment un repas avec plein de petites bouchées (poisson, légumes, tofu, spécialités diverses...). Ne pas abuser quand même de la gentillesse des vendeurs.

20/11/2014

Au Japon, on est omnivore ! (épisode 2 : la viande)

Je vous disais hier que le poisson et les produits de la mer sont traditionnellement au cœur des habitudes alimentaires japonaises. Mais la viande s'est fait une place peu à peu, surtout depuis la fin du 19ème siècle. Le poulet (que vous connaissez sans doute en brochette "yakitori" : littéralement poulet grillé), le porc, qu'on mange souvent en "tonkatsu" (porc pané). Et le bœuf. Qui ne fait sûrement pas partie des repas quotidiens des Japonais chez eux. Mais qui a ses célébrités arrivées jusqu'à nos oreilles, comme le bœuf de Kobé, qu'on avait eu la chance de goûter dans la ville en question. Si c'est le plus célèbre, on trouve pourtant des équivalents dans d'autres régions du Japon. C'est ainsi que nous avons découvert le boeuf de Saga (préfecture du Nord du Kyushu), une viande persillée, extrêmement tendre. Je ne suis pas une grande amatrice de viande mais je dois dire que je me suis vraiment régalée. D'autant que nous en avons mangé dans deux restaurants de type teppanyaki, où elle était parfaitement cuite et servie en relativement petite quantité au milieu d'un repas qui comprenait d'autres éléments.

Au Japon, pas de guides, pas d'adresses prévues pour bien manger, laissons faire les conseils des locaux, le hasard et l'intuition, il y a peu de chances de mal tomber.

A Imari, ville réputée pour sa tradition de céramique, nous arrivons vers l'heure du déjeuner, nous avons bien faim, nous demandons à l'hôtel un conseil de restaurant à proximité. La réceptionniste est très serviable, comme d'habitude au Japon, elle nous indique plusieurs adresses sur un plan. Monsieur a très envie de viande, alors on s'oriente vers ce restaurant.

C'est un teppanyaki (cuisine sur plaque chauffante), on nous installe et c'est le chef en personne qui vient s'occuper de nous. Il travaille avec une grande dextérité et est par ailleurs fort sympathique et chaleureux. Avant la viande, il y a des crevettes. Puis la viande cuit avec des légumes variés.

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Détail amusant, à la fin du repas, le chef nous sort la carte du restaurant Sola de Paris. Car il connait la femme du chef Yoshitake Hiroki, elle est originaire d'Imari.

Autre très belle expérience autour de la viande, ce fut à Beppu, ville très populaire pour ses sources chaudes. On avait repéré par hasard dans la journée un restaurant de soba dans une petite rue. Mais quand on y retourne le soir, il est plein (les restaurants japonais sont souvent tout petits). On se rabat sur un restaurant de viande tout proche, après avoir vérifié que les prix ne sont pas exhorbitants.

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On choisit d'ailleurs le menu le moins cher mais il est écrit en japonais. On vérifie seulement qu'il s'agit de boeuf, on précise la cuisson. Et finalement, le repas sera bien au-delà de nos espérances : petite entrée de canard, assortiment de délicieuses petites bouchées, des sashimi de belle qualité, une étonnante "crème" au riz sauvage. Puis enfin la viande, là encore, merveilleusement fondante. Puis riz, soupe et tsukemono. Et même un dessert, un blanc-manger au kaki. Repas très réussi.

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Alors, la très bonne viande en petite quantité au milieu d'un repas varié, je dis oui, de temps en temps !

 

19/11/2014

Au Japon, on est omnivore ! (épisode 1 : le poisson)

Il y a quelques semaines, je vous parlais de ma tendance flexitarienne, de mon éloignement du poisson et de la viande en cuisine. Rien de changé à cela mais quand on est en voyage, on se plie aux us et coutumes locaux. Et, au Japon, difficile d'éviter le poisson et, dans une moindre mesure, la viande. Mais ce fut avec plaisir !

Outre Tokyo, nous avons fait un périple dans le Kyushu, la partie du Japon la plus au Sud (outre Okinawa). Nous étions souvent près de la mer et donc de ses ressources naturelles, poissons, coquillages et crustacés. C'est bien sûr cette proximité quasi-permanente avec la mer qui a façonné les habitudes alimentaires japonaises, avec une présence importante du poisson.

- Il y a le poisson grillé, incontournable de tout petit déjeuner traditionnel, souvent du saumon mais aussi d'autres poissons, selon la région et la saison, dont il faut se saisir bouchée par bouchée avec les baguettes si possible élégamment !

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- Il y a le poisson cru de première fraîcheur au bord de la mer ou tout proches, en sushi (à un comptoir) ou en sashimi (pendant un repas).

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- Il y a aussi la crevette, élément central d'un assortiment basique de tempura, le poisson et les coquillages qu'on fait mijoter. Il y a aussi le délicieux accord doux-acide des oursins et des œufs de saumon. Il y a enfin l'anguille grillée qu'on trouve par hasard en poussant la porte du seul restaurant visible dans un coin isolé d'une petite ville.

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Et c'est toujours un bonheur du voyage de profiter des mets locaux.

18/11/2014

Les tsukemono, incontournable du repas japonais

Au Japon, les tsukemono, ou pickles japonais, sont omniprésents lors des repas, du petit déjeuner au dîner, quel que soit le niveau du restaurant où l'on mange. J'ai eu envie, lors de mon récent voyage, d'observer leur diversité et je me suis efforcée, aussi souvent que possible, de prendre en photo les tsukemono proposés avec les repas. Il y a deux cas de figure principaux :

- soit on prend un menu assez basique, en général le midi, servi sur un plateau en une fois, et les tsukemono sont présents avec le reste.

- soit, plus traditionnellement, les plats se succèdent et le repas se termine par un trio immuable, soupe miso, riz et tsukemono. On les mange avec le riz blanc et les deux se complètent à merveille. Les tsukemono sont censés favoriser une bonne digestion.

Plus rarement, au petit déjeuner, on peut se trouver devant un buffet et alors, il y a un petit choix de tsukemono et ont peut composer son assiette.

Les tsukemono résultent de la macération de légumes sous différentes formes (avec du son de riz ("nuka"), du miso, du vinaigre...). Les aliments de base des tsukemono sont variables même si certains comme le concombre, le chou, l'aubergine ou le daikon (radis blanc) sont très souvent présents.

La vaisselle fait souvent l'objet d'un effort particulier (lors d'un repas japonais, elle est toujours dépareillée, avec une infinie variété de formes et de motifs). Et, dans les endroits les plus raffinés, la façon dont vont être présentés les tsukemono dans l'assiette importe aussi.

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NB : je dédie ce billet à Marie-Claire Frédéric, reine des aliments fermentés, auxquels elle a consacré un fabuleux livre, Ni cru ni cuit, dont je vous ai déjà parlé. Elle donne d'ailleurs sur son blog une recette pour faire ses propres tsukemono ou pickles.

 

17/11/2014

Cuisiner chez les autres, ce n'est pas si compliqué...

Sans être une grande cuisinière (il s'en faut de beaucoup !), je suis plutôt habituée à ma cuisine, mes ustensiles, mon organisation. Il est rare que j'ai l'occasion de cuisiner ailleurs. Mais cela s'est présenté lors de notre récent séjour à Tokyo. Notre cher ami installé dans la capitale japonaise, qui nous reçoit si bien depuis fort longtemps, avait convié quelques proches (japonais et gourmets) pour un dîner. C'était la moindre des choses de lui proposer de prendre en main l'essentiel du repas...

Quand on n'est pas chez soi, il faut faire avec les moyens du bord, ne pas faire trop compliqué, ne pas dévaster la cuisine évidemment ! Monsieur s'est lancé dans un de ses classiques, les pâtes à la Norma, dont toute la tablée s'est régalée : on trouve de délicieuses aubergines au Japon, c'est un légume très courant ; la ricotta, c'est un peu moins simple mais Monsieur s'est débrouillé avec la production locale de fromages. 

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Pour ma part, j'ai proposé mes très classiques rillettes de thon (avec du cottage cheese à la place du St Morêt) et elles ont accompagné un délicieux champagne Charles Heidsieck en apéritif. Et, pensant produits de saison, je me suis lancée dans des tartelettes aux champignons (on trouve une belle variété de ce légume au Japon). J'ai fait une pâte brisée, on a retrouvé in extremis des mini-moules à tartelettes, j'ai fait cuire les fonds et j'ai poêlé à côté les champignons avec du persil plat. J'étais assez fière de moi, d'autant que c'était une première, et je crois que les invités ont apprécié...

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Côté desserts, on a été gourmands et paresseux et on a préféré s'en remettre aux très sûres propositions de Pierre Hermé. On a tout partagé et j'ai beaucoup aimé les tartes "Infiniment citron" et "Infiniment Vanille".

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Et vous, vous arrive-t-il de cuisiner chez les autres ? Est-ce compliqué ?

05/11/2014

Oh voilà le retour du potimarron !

Eh oui, quand c'est l'automne, beaucoup pensent retour des courges, potirons, potimarrons... Et pas seulement à l'approche d'Halloween. Autant, me semble-t-il, ces légumes étaient peu présents sur les marchés de mon enfance, autant ils sont devenus assez symboliques de la cuisine d'automne, en soupe, gratin, purée, cake...

J'ai ainsi réceptionné deux petits potimarrons dans ma livraison Monpotager.com. Ils ont eu divers usages.potimarron,courges,automne,légumes d'automne,cuisiner les légumes,variations potimarron

- Rôti au four avec des épices, il s'est glissé dans une assiette composée et dans une "salade" de riz et lentilles.

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- En cake, il a joué les invités sucrés d'une réunion de boulot (je n'avais pas tout à fait respecté la recette et je l'ai trouvé un peu sec).

- En risotto inspiré par Edda, il s'est délicieusement marié à la coppa et aux noisettes.

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- En soupe, il a participé à une totale improvisation avec ses compagnons de fortune du moment : carotte, courgette, lentilles corail + quelques épices : très réussi !

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J'ai aussi ressorti le livre de Clea, qui est grande fan de ce légume et j'ai choisi une recette dont j'avais à peu près les ingrédients, des galettes de sarrasin (en flocons), Comté et potimarron. Moelleuses et délicieuses !

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Et ce n'est sûrement pas fini !

Et vous, avez-vous innové ou perpétué des traditions côté potimarron ? Ou autres courges ?

31/10/2014

Octobre bref et dense terminé, bonjour doux mois de novembre

Ce mois d'octobre a été riche en consultations mais il m'a quand même laissé le temps de quelques balades, lectures, rencontres... Et bons repas bien sûr.
 
Parmi mes lectures et autres
 
J'ai assisté à un intéressant colloque de l'Institut Benjamin Delessert et j'ai beaucoup aimé l'hommage rendu au médecin nutritionniste Jean Trémolières par un montage video de ses interventions datant de plusieurs décennies. Il avait tout compris de la complexité de la relation à l'alimentation... Un aperçu de sa vision dans Radioscopie de Jacques Chancel.
 
Je me suis logiquement intéressée aux nouveaux objectifs du Plan National Alimentation (PNA) du Ministère de l'Agriculture, qui m'intéresse bien davantage par son travail sur le goût, les aliments, le lien avec l'agriculture que le PNNS (Plan National Nutrition Santé) qui nutritionnalise trop l'alimentation.
 
J'avais diffusé cet été une video sur la filière du lait et suis ravie de voir que cela a été repris et commenté par Bastamag. Je connais bien Christophe, un des co-fondateurs du BASIC ayant réalisé cette video mais ce n'est pas pour cela que je la trouve intéressante. Elle est vraiment claire et instructive. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut forcément arrêter de boire du lait !
 
J'ai bien aimé ces 10 bonnes raisons de cultiver des fruits et légumes en ville, une incitation à remettre en question nos idées préconçues et peut-être changer nos habitudes un jour ou l'autre.
 
J'ai lu un article sur le nombre croissant d'actions de communication (surtout anglo-saxonnes me semble-t-il) allant dans le sens de la diversité corporelle, soyons optimistes, le mouvement va peut-être s'amplifier...
 
Mais il y a un long chemin... J'ai lu avec tristesse ce témoignage d'une personne souffrant d'obésité à propos de la visite d'un médecin. A quand une formation bienveillance et non-stigmatisation dans le cursus des professionnels de santé ?! (merci Sylvie pour le partage).
 
Côté restaurants
 
Nous sommes retournés déjeuner chez Neva Cuisine, où j'ai l'habitude de prendre une entrée plutôt qu'un plat pour garder une place pour le dessert. Et il valait mieux car le si talentueux pâtissier Yannick Tranchant connaissant mon goût de ses desserts, nous a gentiment offert un demi-dessert en préambule, une merveilleuse déclinaison autour du citron. Puis est arrivé le dessert qu'on avait choisi, un soufflé au chocolat déjà délicieux en soi mais en plus, accompagné d'une délicieuse composition très parfumée et multi-textures autour de la banane, le fruit de la passion...

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J'ai aussi découvert avec la plaisir l'autre adresse ouverte par Beatriz Gonzales, la chef de Neva Cuisine avec un autre chef, Coretta. Tout autre cadre, très lumineux et plus moderne, assiettes très plaisantes. Mais là, plus de place pour le dessert, il faudra y retourner.

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Je m'intéresse à ce qui se passe dans le domaine de la gastronomie, je suis ce qui se passe, du coup je dois souvent faire des suggestions à des amis qui me font confiance sur les adresses que je leur conseille. Alors, parfois, je suis contente de ne pas décider, de laisser faire les autres. Et du coup, d'aller un peu au-delà des mes préférences spontanées.

Ainsi, je suis allée dîner avec des amis chez Zicatela, restaurant mexicain du 9eme. Excellent guacomole et bon "mole de poulet" (poulet au cacao).
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J'ai aussi retrouvé mes chers gourmets twitteriens pour un déjeuner : cette fois, étaient autour de la table Beena, Claire, Florence, Céline, Alice et Thomas, Marie (récente auteur d'un fort appétissant livre). Marie suggère le Comptoir Canailles, je frémis un peu car je suis passée devant et j'ai vu en vitrine leur spécialité de viande longuement maturée qui ne me dit vraiment rien. Mais, ouf, il n'y a pas que cela et la carte est appétissante. De fait, le repas s'est avéré délicieux et... végétarien ! (coeur de laitue-Bleu d'Auvergne-poire ; risotto aux champignons des bois et vieux parmesan ; dessert partagé : pain perdu pomme-coing crème mi-montée)

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Invitée à découvrir la revue de l'équipe Fulgurances, j'en ai profité pour découvrir la rue Notre Dame de Nazareth qui semble se "branchiser" rapidement. Je suis ainsi tombée sur Kilikio, une toute nouvelle épicerie grecque proposant des produits artisanaux de qualité (des pâtes, des légumes secs, toutes sortes de tartinades, des huiles évidemment, des fromages...). Ils ont eu la jolie idée de donner un petit sachet d'origan en guise de carte de visite. J'ai acheté de la feta qui m'a régalée pendant plusieurs repas.

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Et vous quelles découvertes, quels délices d'octobre retenez-vous ?
 
 
Comptoir Canailles, 47 rue Rodier, Paris 9eme
 
Coretta, 151 rue Cardinet, Paris 17eme
 
Neva Cuisine, 2 rue de Berne, Paris 8eme
 
Zicatela, 8 rue Geoffroy Marie, Paris 9eme
 
Kilikio, 34 rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3eme
 

29/10/2014

Passion noisette !

La noisette et ses déclinaisons comme le praliné, j'adore ! Je ne sais plus à quand cela remonte, j'ai des souvenirs lointains de glace noisette, de chocolats praliné, mais sans que cela se détache vraiment.
Alors que ces dernières années, je me suis rendue compte que ces parfums me réjouissent vraiment quand c'est réussi. Tel le Paris-Brest de Philippe Conticini. Les plaisirs ne manquent pas, sous différentes formes.

- Régulièrement, je grignote nature les noisettes grillées du Piémont qu'on trouve en sachets à l'épicerie italienne Rap (en cours de déménagement pas loin, pour s'agrandir un peu). On y trouve aussi divers biscuits utilisant cet ingrédient.

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- Ces dernières semaines, j'ai fait la merveilleuse découverte du chou noisette, de cette pâtisserie dont j'adore décidément presque tout ce que je goûte, Des Gâteaux et du Pain.

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- il y a quelques mois, j'ai découvert avec bonheur la fabuleuse pâte à tartiner italienne Papa dei Boschi (avec 55 % de noisettes !!!), dénichée dans une petite boutique-glacier marrante du quartier du Canal St Martin. 

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- j'étais impatiente de réaliser la recette du gâteau à la noisette de la grande-tante d'Alessandra, la patronne de RAP, dont elle parle sur son blog. Chose faite il y a quelques jours. La quantité de noisettes est impressionnante à mixer, je ne suis pas sûre que le gâteau ait levé autant que prévu mais en tout cas, c'était délicieux !

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- j'ai aussi profité de l'"été indien" pour savourer une glace à la noisette en partant à la découverte d'un glacier voisin : peut-être pas la meilleure glace de Paris mais tout à fait honnête et plaisante dans le contexte d'une douce soirée montmartroise.

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Et vous, vous aimez la noisette ou vous êtes davantage, amande, chocolat, café...ou rien de tout ça ?!

23/10/2014

Le riz...presqu'universel, et déjà en quatre origines à notre table

Si vous me lisez, vous avez dû constater que le riz est bien souvent présent à notre table, qu'il s'agisse en particulier d'un incontournable du repas japonais ou d'un risotto italien.

Au Japon, on le mange souvent nature, tout blanc et nacré, mais parfois aussi cuisiné selon les mets de saison, tel un savoureux riz aux girolles préparé par Monsieur récemment.

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Parfois, aussi, on fait une incursion du côté de l'Inde avec un riz basmati ou un des mélanges proposés par Beendhi, la marque bio et végétarienne de Beena Paradin. Ainsi, je me suis régalée récemment d'un plat improvisé transculturel : un riz aux lentilles parfumé que j'ai assorti de potimarron, carotte, courgette et de dés de feta.

Et pour une fois, nous nous sommes éloignés de l'Asie, où se consomme la majeure partie du riz et nous sommes aussi partis du côté de l'Espagne. Un dimanche récent, Monsieur nous a préparés, et c'était une première, une merveilleuse paëlla de la mer. On a l'habitude de festoyer autour de ce plat en famille à Nîmes, où elle est faite au feu de bois dans une poêle gigantesque, Mais on n'avait jamais encore essayé ce plat en petite grandeur à la maison. C'était très réussi avec un riz au safran qui cuit dans le bouillon des coquillages, avec des gambas, langoustines, calamars, moules, coques... Un régal !riz,riz japonais,risotto,paella,le livre du riz,asie,japon,espagne,inde,beendhi

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Tout cela me ravit car j'adore le riz sous différentes formes et je ne m'en lasse pas. Comme le dit ce proverbe tamoul* : "Sur terre, les choses dont on ne se lasse pas sont le riz et l'eau". Et il parait important de prendre les variétés adaptées à chaque usage : riz japonais court et rond ; riz basmati parfumé ;  riz thaï, riz italien Carnaroli, Vialone Nano (et Alessandra Pierini de l'épicerie Rap suggère même aux puristes d'adapter le riz selon le risotto que l'on veut préparer, en liaison avec la région dont on s'inspire ; riz espagnol pour la paella, ....

Si vous vous intéressez au riz japonais en particulier, un merveilleux entretien avec un grand maître du sujet.

Et vous, quel riz aimez-vous** ?

*En exergue du "Livre du riz" de Maït Foulkes, aux éditions Philippe Picquier, plaisant petit livre si vous voulez approfondir votre connaissance du riz et des traditions qui l'entourent.

**Rappel : les féculents ne font pas grossir, tout est question de quantité adaptée à sa faim, et manger du riz n'empêche pas un bon transit intestinal...

17/10/2014

Traces de l'été : je suis de plus en plus flexitarienne

Le flexitarisme, j'en avais parlé il y a quelques années. Je mangeais souvent de la viande et du poisson mais je faisais aussi beaucoup de repas végétariens. J'exagérais un peu, on définit plutôt par ce mot (mais à quoi bon mettre des étiquettes ;-) ?) des personnes essentiellement végétariennes qui consomment occasionnellement de la viande et du poisson.

Depuis 2011, mon alimentation a continué à évoluer et je mange de plus en plus souvent végétarien. Cet été, je me suis dit assez naturellement que je n'avais plus vraiment envie de cuisiner de la viande ou du poisson. Ce n'est pas une décision ferme, c'est une écoute de mes envies du moment.

Mes bentos, mes repas à la maison sont  donc essentiellement végétariens.

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Monsieur propose aussi souvent des plats végétariens, qu'il s'agisse de pâtes, de tortilla aux légumes, d'une assiette composée, de tofu japonais, ... Ou des plats avec une petite note carnée, des lardons dans les artichauts à la barigoule par exemple.

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Ne pas en cuisiner ne signifie pas ne plus en manger. Je suis attentive à la qualité des produits. Je continue à me régaler plus occasionnellement de poisson grillé, d'un sandwich jambon-beurre maison avec des super ingrédients, de sushi chez Kifune.

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Mais j'apprécie aussi les restaurants qui prennent la peine de proposer un plat végétarien, surtout quand cela a été pensé et travaillé comme un vrai plat complet et plaisant. C'est le cas dans la formule déjeuner chez Semilla, dans le 6eme arrondissement, par exemple. Ainsi, j'y ai récemment mangé un plat à base de quinoa, choux, blettes, fromage, original et savoureux. La pizzeria du Loretta est aussi un endroit tout à fait plaisant et adapté si on veut manger végétarien.

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Tout cela est souple, intuitif, j'écoute mes envies, à table et en cuisine. Sans intention de devenir végétarienne.

Bilan après deux mois : je continue avec plaisir et gourmandise, sans contrainte ni frustration. Ni prosélytisme vis-à-vis de mes patients dont je respecte les goûts et les envies.

Et vous, votre façon de manger évolue-t-elle ces derniers temps ?