23/05/2013
Ode à miss Carotte ou un repas facile, économe et délicieux !
Cela a commencé par un reste de salade un peu défraîchi. Plus très mangeable telle quelle mais pas question de la jeter. Je pourrais la cuire, la salade cuite, c'est délicieux, mais il n'y en a pas beaucoup. Alors je pense à une soupe de fanes de carotte dans laquelle elle pourrait se glisser. Et si autour de cette soupe, je faisais un repas tout carotte ? Car les repas à thème, vous avez peut-être remarqué, c'est une de mes marottes !
Je vois là aussi une belle occasion de réaliser enfin un carrot cake, gâteau que j'adore et mange assez rarement.
J'achète donc des jeunes carottes avec fanes et, la fin de journée arrivant, je me mets en cuisine.
La soupe, je la fais au feeling, je fais revenir un peu d'oignon puis les fanes et la salade et ensuite j'ajoute un peu de pommes de terre et de l'eau, ça cuit gentiment, je mixe, un peu de crème pour l'onctuosité.
Pour le carrot cake, je me tourne vers ma bible gourmande du moment, "Cookies, muffins & co" de Pascale Weeks, une référence pour des desserts inratables et délicieux. Je prends sa recette de carrot cake, j'adapte à ce que j'ai sous la main (faisons le tour des placards, utilisons d'abord nos stocks avant d'acheter de nouveaux ingrédients...) : je mets du sucre roux et de la farine de châtaigne (j'ai dans l'idée qu'elle devrait bien se marier avec la carotte...).
Pour les variations, j'imagine du cru et du cuit, pourquoi pas de très classiques carottes râpées au cumin d'une part et des carottes cuites très finement émincées avec juste un peu d'ail, d'autre part ?
Le tout a donné un repas fort plaisant aux saveurs et textures variées, avec une mention particulière pour le moelleux carrot cake vraiment délicieux. Et plutôt économique : outre la botte de carottes, j'ai utilisé ce que j'avais et fait aucun gaspillage.
Et vous, vous les aimez comment les carottes ?
08:00 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carotte, menu à thème, soupe de fanes de carotte, optimiser les restes, cuisiner les épluchures |
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16/05/2013
Le sandwich au homard, le buzz et nous...
Il y a quelques semaines a ouvert à Paris le Lobster Bar, un lieu spécialisé dans le sandwich au homard inspiré par le Nord-Est américain. La blogosphère foodeuse a bruissé de cette nouveauté, qui ne m'a guère tentée. Monsieur est, quant à lui, fort amateur de ce mets de choix, qu'il a rarement l'occasion de déguster. Mais il n'est pas prêt à tout pour savourer cette luxueuse bestiole : de superbes expériences bretonnes chez Olivier Roellinger à Cancale ou à Portivy restent dans sa mémoire gustative et il ne veut pas les gâcher par des occasions plus banales. Et le fait de la mettre en sandwich ainsi que sa méfiance envers ce type d'ouverture branchée le dissuadaient clairement de fréquenter ce lieu. Je me sentais donc tranquille côté "lobster roll".
Ce fut le cas jusqu'à la lecture de l'hebdo de la RATP, A Nous Paris, la semaine dernière. Le journal s'est livré à un comparatif de cinq sandwiches au homard parisiens, de styles très variés. Et voilà que l'homme, à mon grand étonnement, se déclare intéressé... Avec une préférence pour le club sandwich de Dessirier, lieu chic et maritime appartenant à la galaxie des restaurants de la famille Rostang.
Cette envie conjuguée à la relative rareté des tables ouvertes en une semaine de vacances et de pont nous ont menés jeudi de l'Ascension dans le 17eme arrondissement, à l'Oyster Bar de Dessirier.
Avec un nom pareil, je m'imaginais un vaste comptoir de bar aménagé dans la brasserie. Point du tout ! L'Oyster Bar, ce sont en fait un petit comptoir et quatre sièges-tabourets devant le banc d'huitres à l'extérieur. Nous avons découvert ensuite que nous étions les premiers clients du club sandwich en ce lieu nouvellement installé. Le temps un peu frais et la précision qu'il faudrait attendre 20 minutes (plutôt bon signe...) ne nous ont pas découragés ! Après donc une bonne attente, les belles assiettes arrivent : un superbe club sandwich aux étages colorés et une salade rehaussée de pommes paille.
Le sanwich est délicieux, très riche en parfums (qui masquent quand même un peu le homard, pourtant bien présent...) et textures : pain aux céréales toasté, tomates, salade, sauce crustacée, oeufs de poisson au wasabi,... Les croustillantes pommes paille avec la salade craquante sont un très plaisant complément.
Bien sûr, ce n'est pas vraiment donné : 29 euros pour le club sandwich copieux et bien garni, un verre de vin et un café, plus un service attentionné. Mais c'est une belle pause déjeuner, à se ré-offrir peut-être même quand la chaleur sera plus présente.
Et vous, le buzz déjeunatoire, qu'est-ce que cela vous dit ?
Dessirier, 9 place du Maréchal Juin , Paris 17eme, 01 42 27 82 14
08:33 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sandwich au homard, lobster roll, dessirier, lobster bar, homard breton, crustacés, oyster bar, paris 17eme, club sandwich |
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10/05/2013
Et si c'était le printemps (suite) ? Vive les petits pois !
Il y a vraiment des aliments emblématiques du printemps : les asperges, les fraises, les fèves... Et les petits pois. Je m'étonne un peu moi-même de cet ode à cette petite bille verte car je les ai longtemps fuis. Sans doute car c'était des petits pois en boite, fades, trop cuits, pâteux, ... Mais je me suis peu à peu réconciliée avec eux, jusqu'à carrément les apprécier quand ils sont frais et croquants.
En ces jours printaniers, j'ai donc eu envie de les inviter dans ma cuisine. J'ai commencé par faire un tour chez le marchand de légumes, et j'ai pris aussi des fèves. Le temps passé à les écosser est plutôt plaisant (les fèves, c'est un peu plus fastidieux...). Je n'avais pas de recette précise en tête, envie d'un plat mijoté, je me suis tournée vers un curry de légumes de printemps et poulet, en partant d'une base de curry de légumes savouré cet hiver. Légumes, poulet, garam masala, lait de coco, coriandre... Je me sens de plus en plus à l'aise avec ce type de recettes. Résultat : un plat absolument délicieux !
Pour rester dans une touche totalement printanière, j'ai imaginé une "verrine" en dessert. Là encore, il s'agit de décliner de façon simple et intuitive une recette déjà appréciée en plus simple. Cela donne un dessert à trois étages : compote de rhubarbe, crème fouettée (improvisée avec de la crème et un peu de reste de lait de coco du curry), fraises citronnées, crumble (palet breton émietté). Un régal (bon, d'accord, la présentation, ce n'est pas encore vraiment ça !)!
Le lendemain, il restait un peu de ce curry et je l'ai réchauffé un peu et agrémenté de quinoa (mélange des cultures !) pour un parfait bento.
Quelques jours plus tard, retour des petits pois. Je venais d'acheter le nouveau magazine Zeste et une drôle de recette de "galettes aux petits pois et courgettes" m'a attirée. Ausitôt dit, aussitôt fait, ce sont des sortes de petites crêpes épaisses avec petits pois (entiers et mixés), courgette, feta, oeuf et farine : excellent et à refaire !
Et vous, vous les aimez, les petits pois ? Comment les cuisinez-vous ?
08:50 Publié dans Du côté des aliments, Pistes pour bien manger, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : printemps, cuisine de saison, petits pois, curry de légumes, improvisation en cuisine, rhubarbe, suivre les saisons, cuisine facile, plats mijotés, zeste magazine |
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26/04/2013
Congélo vidé, congélo aussitôt (un peu) rempli !
Si vous me lisez régulièrement, vous avez suivi les quelques épisodes de mon nettoyage par le vide du congélateur de l'année (heureusement, il n'est pas très grand !). Ca y est, c'est fait ! Cela s'est terminé par une savoureuse recette de poulet aux oignons et gingembre (déjà réalisée, issue du livre "Le bonheur de cuisiner" dont j'ai souvent parlé), pour finir un reste d'oignons émincés.
Etape suivante, congélateur dégivré et nettoyé. Puis vient le remplissage. En ce début de printemps, pas trop envie de me charger en légumes car il y en aura beaucoup de frais à disposition. Je commence donc par un premier stock pas trop important, en faisant un tour chez un fameux spécialiste des surgelés qui essaime à tous les coins de rue. J'y achète :
- pour la fan de smoothies le dimanche : des tranches de mangue : pratique, bon, d'une qualité régulière.
- pour la femme active qui prépare des bentos et ne fait pas des courses tous les jours : des pavés de saumon, des filets de poulet, des crevettes.
- pour la pleureuse et pressée qui évite de les éplucher, des oignons émincés.
- pour la paresseuse qui a tant vu sa maman passer du temps à les préparer frais, des épinards en branches (qui sont loin de les égaler...)
- pour improviser un dessert, un gâteau ou égayer un yaourt même hors saison : des framboises.
Il y aura peut-être des petits compléments et surtout je garde de la place pour de bons plats maison.
Et vous, c'est quoi vos basiques du congélateur ?
08:02 Publié dans Du côté des aliments, Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : congélateur, ménage de printemps, surgelés, congeler des plats, organisation des repas, picard, légumes, femme active, gagner du temps en cuisine |
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17/04/2013
Et si c'était le printemps ? ou Vive les asperges
Souvent à la fin de l'hiver, certain(e)s commencent à trouver le temps long, le choix de légumes répétitif, les idées rares. Ce n'est pas trop mon cas mais il est vrai que, comme beaucoup, je me suis réjouie de l'arrivée du soleil sur Paris dimanche. Peut-être que le printemps longtemps attendu arrive enfin ?!
Coïncidence, ce printemps du renouveau s'est aussi invité dans l'assiette ce week-end avec deux repas différents combinant délicieusement un peu les mêmes aliments.
- un repas joliment composé : asperges au parmesan, bresaola marinée et basilic, fèves et chorizo croustillant, tomates cerises et burrata. Que de délicieuses saveurs ! Avec quelques fraises pour terminer en douceur.
- le lendemain, des spaghetti aux asperges, fèves, bresaola et burrata. Le mélange de ces aliments était parfaitement harmonieux.
Vous avez vu que ces deux repas contenaient des asperges, vrai légume de printemps. Eh bien, cela ne s'est pas arrêté là.
Lundi, inspirée de loin par un taboulé aux aspergesd'Agnès l'interprète, je me suis préparée une salade de quinoa aux asperges vertes, concombre et aussi du céleri et du basilic (des restes) et huile d'olive et citron. Délicieuse !
Mardi suite à la tardive annulation d'une consultation, j'ai improvisé un déjeuner à la Pascade, lieu que j'aime beaucoup. La carte est renouvelée régulièrement en fonction des saisons et j'ai choisi une pascade aux pointes d'asperges blanches et vertes. Un régal ! Suivie d'une demi-pascade sucrée, ce fut un savoureux déjeuner.
Et chez vous, le printemps est-il dans l'assiette ? Et aimez-vous les asperges ?
08:30 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : printemps, légumes de saison, saisonnalité, asperges, pâtes, bresaola, cuisine italienne, pascade |
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10/04/2013
Au plus près de la mer et de ses fragiles richesses...
La semaine dernière, nous avons fait une escapade délicieuse en Bretagne. Tout est parti de produits que nous aimons beaucoup, les conserves de la Compagnie Bretonne du Poisson. J'avais noté qu'ils étaient basés au port de St Guénolé, tout près de celui du Guilvinec. Un prétexte à partir en Bretagne... Je les sollicite pour une visite, ce qu'ils acceptent gentiment, bien que cela soit prévu plutôt en été. Puis je découvre qu'au Guilvinec s'est développé une "Cité de la pêche", Haliotika, proposant diverses animations. Sur cette base, j'ai organisé un petit séjour sur les côtes bretonnes, très tourné vers la mer et ses produits.
Le voyage commence à Quimper, courte découverte de la ville et dîner raffiné dans un restaurant plutôt chic, l'Ambroisie, où la carte courte rassure sur la fraîcheur des produits, essentiellement marins. Le chef, Gilbert Guyon, est installé de longue date. Le repas est une réussite de bout en bout, des originales et très locales bouchées apéritives (sucette de langoustine, galette aux rillettes de maquereau, ....) au Saint-Pierre au jus de safran en passant par une délicate galette d'araignée de mer (photo), des mini-baguettes de pain maison, un très goûteux beurre demi-sel et des fromages tous locaux et savoureux.
Deuxième étape : le lendemain, départ pour le port du Guilvinec où nous attend une "journée immersion" organisée par Haliotika, destinée à nous faire découvrir tous les aspects de la vie du port.
Cela commence par un atelier du goût qui vise à nous faire (re)connaître toutes sortes de poissons et crustacés.
Avec moult explications passionnantes sur leur façon de se nourrir et de se protéger. Et une petite dégustation de poissons.
On va ensuite explorer les coulisses de la criée où se vend le poisson fraîchement arrivé, selon les heures, celui des bateaux hauturiers, qui partent 14 jours en haute mer" ou des côtiers qui partent pour 2-3 jours voire seulement la journée.
Avec un rôle central du premier intermédiaire de la vente de poisson : le mareyeur. On continue par une dégustation de langoustines, aussi nommées les "demoiselles de Guilvinec", dont la pêche est devenue une spécialité depuis un siècle.
Puis déjeuner dans une charmante et bretonnante Chaumière, visite du port avec zoom sur ses différents métiers car il n'y a pas que les pêcheurs loin de là mais aussi beaucoup d'entretien, la fabrication des filets et autres matériels, un petit chantier naval (on nous narre une terrible anecdote d'un armateur ayant commandé trois bateaux en Asie pour diminuer ses coûts et en ayant reçu deux sur trois inutilisables pour défaut de fabrication... Belle économie !).
Et on finit par une visite de l'exposition dédiée à la pêche, qui met en scène de manière très concrète la vie de deux pêcheurs bien réels, Philippe et Johann, l'un hauturier, l'autre côtier. Avec la vie à bord, ce qu'ils mangent, comment ils pêchent, ...
La compréhension des différents modes de pêche : le chalut un peu brutal, dont la forme et le maillage sont savamment pensés (notamment ici pour éviter de pêcher des spécimen trop jeunes, ce qui freinerait les capacités de reproduction) ; la bolinche, filet qui peut encercler des bancs de poissons, davantage adapté aux poissons bleus fragiles comme la sardine ; la palangre (ligne à plusieurs hameçons) et la ligne toute simple, le moyen de pêche le plus traditionnel (pour du bar de ligne par exemple, forcément plus coûteux), les casiers destinés aux crustacés dont un casier en bois de châtaignier dédié à la capture du homard....luxueux de bout en bout cet animal !
Et on nous parle aussi des commandements d'une pêche respecteuse (malheureusement pas suivis par tous les pays...), l'explication de la composition du prix du poisson, la formation, la sécurité, etc.
Pour tout cela, on a une super guide, Anne, enjouée, passionnée, soucieuse de nous faire passer un moment agréable et instructif, nous donnant au fil de la journée une multitude d'informations intéressantes. Et on repart de là un peu plus conscients de la façon dont les produits de la mer arrivent dans notre assiette, une raison de plus pour les respecter et les savourer avec l'attention qu'ils méritent...
Troisième étape : St Guénolé
On se promène sur le port, on contemple la mer, on visite l'entreprise Jean-Francois Furic, qui produit les conserves de la Compagnie Bretonne du Poisson. Là, on nous explique l'exigence de qualité de la pêche de cette entreprise (la meilleure période pour les différents poissons, les tailles et différents critères), on nous montre que le travail est encore largement manuel, on nous précise les modalités d'appertisation (mise en conserve) et les nombreux contrôles pour garantir la haute qualité et la sécurité alimentaire.
On découvre comment on passe des lottes aperçues à la criée à la boite de foie de lotte, véritable "foie gras de la mer". Et on repart en s'offrant quelques boites d'un de leurs produits merveilleux et rares, les filets de thon germon (pas la peine de les chercher, vous ne les trouverez pas ! Ils ne sont en vente que dans leurs boutiques). Merci beaucoup à M. Cariou pour son accueil et ses explications détaillées.
Enfin, après un passage par Audierne, très joli port, on profite d'être à proximité pour aller jusqu'à la Pointe du Raz et la baie des Trépassés. Nous séjournons dans un hôtel merveilleusement situé en bord de plage : on peut rester longtemps là à contempler les mouvements de la mer, la variation de ses couleurs au fil de la journée, les traces qu'elle laisse sur le sable. Et on fait une fabuleuse balade surplombant la mer bleue turquoise pour rejoindre la Pointe du Raz.
Les produits de la mer se sont évidemment largement invités dans notre assiette. on a mangé de fameuses huîtres de l'Ile Tudy (belle découverte), de fraîches langoustines, de l'araignée de mer dont on traque avec minutie la délicieuse chair cachée dans les recoins de sa carapace, divers coquillages, un peu de poisson.
L'unique exception aux plaisirs issus de la mer, ce furent de fines et craquantes galettes à Quimper dans une crêperie hautement recommandable, An Diskuiz, ou l'on vous demande si vous préférez votre galette kraz ou soupic (craquante ou souple) et où l'on privilégie largement les produits de l'artisanat local (tous les partenaires sont listés sur la carte).
Seul regret gustatif : à de très rares exceptions près, le pain fut partout une catastrophe, de la baguette cartonneuse et insipide, le pire du pain. Où sont donc les bons boulangers bretons ?!
En revanche, cerise sur la galette, il se passe une chose extraordinaire en Bretagne à chaque fois que nous y allons, nous n'avons rencontré que des gens gentils, accueillants, souriants, chaleureux, serviables. Promis, on revient vite !
10:27 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pêche, pêcheurs, poisson, mer, haliotika, st guenole, le guilvinec, port, audierne, pointe du raz, baie des trepasses, fruits de mer, crustacés |
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08/04/2013
Grand ménage de congélo - épisode 4 : tout pour l'artichaut !
Bon, je commence à m'impatienter, à avoir envie que ce congélateur soit vide, tout propre. Pour mieux le remplir ?!
Donc, j'ai décidé de m'attaquer à un sac de mini-artichauts poivrade quasiment intact. Bien sûr, il y aurait la solution de facilité, délicieuse, de préparer une sorte de poêlée, par exemple avec un peu de poitrine fumée. Ou de les assortir de pâtes. Mais je laisse cela à Monsieur. Je pars explorer d'autres chemins... J'ai des oeufs, alors pourquoi pas un cake salé ? Je décide de faire un tour sur internet. Je tombe sur un cake de la délicieuse Clea. J'adapte un peu, des quartiers de tomate non séchés, pas de pignons mais du pesto de roquette (encore le congélateur) que j'ajoute à la pâte...
Puis je tombe par hasard sur une recette toute récente du magazine Zeste : une pizza artichaut-chèvre : impeccable car il me reste un tout petit peu de pâte à tarte délicieuse. Cela va donner des mini mini pizzas !
Et pour le reste, si je faisais une mini-soupe ? Artichaut, oignon, bouillon de légumes, on fait cuire, on mixe, allez, un peu de chèvre frais pour l'onctuosité. Et voilà une soupe inédite !
Et un trio d'artichaut, c'est plus rigolo ! Et le tout était délicieux !
Du coup, j'ai non seulement utilisé les artichauts mais aussi des quartiers de tomate, des oignons émincés, un reste de pesto de roquette, la petite pâte à tarte. Pas mal pour un repas ! (et il y a des restes !)
Et vous, vous cuisinez l'artichaut ?
08:20 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, légumes, artichaut, cuisine du placard, on vide le congélo, surgelés, improvisation en cuisine, soupe, pizza, cake salé |
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18/03/2013
Pas encore végétarienne ! (ou un savoureux hamburger chez Blend)
Dimanche, l'émission On Va Déguster sur France Inter était consacrée à la tentation végétarienne. Pas vraiment un hasard... L'éloignement de la viande a commencé depuis quelque temps chez certains dans le cadre de préoccupation écologiques sur fond de "pollution" bovine. Puis il y a eu "l'affaire des lasagnes". De quoi semer encore plus le doute...
Pour ma part, si je ne suis pas accro à la viande, loin de là, je crois que j'aime trop la diversité pour devenir végétarienne. Ainsi, vendredi dernier, j'avais du temps pour déjeuner, ce qui est plutôt rare. Pas envie de partir trop loin ni de faire des dépenses exagérées. On pense alors à Blend, un des hauts lieux du néo-hamburger chic (avec viande du boucher vedette Yves-Marie le Bourdonnec, s'il vous plait !), que l'on ne connait pas encore. Naïfs, on imagine que vacances aidant, il y aura peu de monde. Erreur : Le lieu (petit) est plein, la queue est déjà là.... Mais cela va vite, pas vraiment le type de lieu où l'on s'installe pendant des heures. On complète une table, on choisit et les hamburgers arrivent assez vite. J'ai choisi un hamburger "Signature" : "boeuf, compotée d'oignons caramélisés au vinaigre balsamique, bacon, Bleu d'Auvergne, Emmenthal de Savoie, pousses d'épinard".
Je ne suis pas du tout une spécialiste du hamburger mais j'avoue que celui-ci était un régal : pain maison moelleux et délicieux, viande goûteuse et parfaitement cuite (saignante), accompagnement qui ajoute aux parfums et textures sans être agressif, le tout faisant un ensemble goûteux et harmonieux.
J'étais ravie de ce repas et cela me confirme :
- que je n'ai pas de projet de devenir végétarienne même si je fais de nombreux repas végétariens,
- qu'il vaut mieux manger peu de viande mais de la très bonne ! Ici, la viande est un "blend" : mélange de morceaux de boeuf (onglet et entrecôte) maturés pendant 40 jours (maturation qui est une spécialité du boucher Yves-Marie le Bourdonnec).
C'est aussi d'ailleurs ce qui ressortait de l'émission : déjà, diminuer sa consommation de viande et de poisson sans forcément devenir végétarien : de la souplesse !
Et vous, où en êtes-vous de votre relation à la viande ? Avez-vous des tentations végétariennes ? Ou le pas est-il déjà franchi ?
Blend, 44 rue d'Argout, Paris IIème, 01 40 26 84 57 (pas de réservation)
Hamburger 10 euros ; menu hamburger frites boisson 15 euros
08:15 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blend hamburger gourmet, viande, boeuf, le bourdonnec, paris, burgers branchés, végétarien, faut-il arrêter la viande, végétarisme, tentation végétarienne, on va deguster |
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01/03/2013
Cresson en 3 épisodes, vive les saveurs locales !
Lundi, j'étais au Salon de l'Agriculture et j'ai acheté deux bottes de cresson récolté en Ile-de-France, directement auprès du cressiculteur comme on nomme les agriculteurs spécialisés dans ce légume un peu ingrat : comme me le disait ce monsieur venu vendre son cresson, le métier est très diifficile car il se fait entièrement à la main. La saison, c'est de septembre à avril et il travaille en partie dans l'eau (bras et jambes).
J'étais contente car j'aime beaucoup ce légume feuillu à la saveur poivrée. J'ai surtout l'habitude de le préparer en soupe mais cette fois, j'ai profité de sa fraîcheur pour commencer par une salade. J'avais repéré une recette sympathique dans Elle à Table(eh oui, mon abonnement n'est toujours pas terminé !) : salade de cresson aux crevettes et agrumes (clémentine et pamplemousse). C'était très rapide à préparer, parfumé et délicieux, avec un cresson très savoureux.
Le lendemain, avec la deuxième. botte, Monsieur a réalisé une poêlée de cresson mêlée à des dés de pomme de terre, qui a été un excellent accompagnement pour un pavé de saumon. Car le cresson est aussi bon cru que cuit.
Il était resté des feuilles un peu abîmées et une partie des tiges. Avec des pommes de terre, j'ai tenté une soupe. Une troisième façon de se régaler, elle était délicieuse.
Et c'est déjà fini, dommage, j'en aurais bien eu davantage. Cela m'a donné bien envie d'en racheter même si ce cresson arrivera sans doute par un circuit un peu plus long. Et pour les prochaines fois, j'ai retrouvé une vieille page "Foodingues" de Jacky Durand datant de 2010, avec deux idées de plats fort appétissantes :
- une salade cresson-oeuf dur-pomme de terre-câpres,
- une tartine chèvre-cresson-radis.
Alors suite au prochain episode !
Et vous, aimez-vous le cresson ? Comment le préférez-vous ?
08:48 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cresson, légumes, soupe, saveurs paris-ile de france, salon de l'agriculture |
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22/02/2013
Gluten ou sans gluten, rien n'est simple !
Bon, vous avez lu (ou pas) les épisodes précédents. Vous avez un avis (ou pas) sur la question du gluten. Vous vous demandez peut-être pourquoi certains en font tout un plat ou au contraire vous trouvez que l'on ne prend pas ce sujet assez au sérieux. Je ne vais sans doute pas répondre à toutes vos questions sur ce vaste thème, je souhaite juste vous faire prendre conscience que le sujet est vraiment complexe et peut-être vous amener à réfléchir un peu sur votre relation à certains aliments.
D'abord, voilà un petit schéma pour résumer la situation et vous montrer :
- que les choses ne sont pas tout blanc ou tout noir mais qu'il y a quelques nuances de gris... comme le disait aussi Florence mercredi,
- que cette situation est due à de multiples facteurs.

Le gluten c'est quoi ?
C'est une protéine contenue dans le blé, le seigle, l'orge, l'avoine. Récemment, on a dit que l'avoine était toléré par les personnes intolérantes au gluten. On peut se demander si c'est encore un coup du Dr D. pour vendre son son d'avoine ! (je suis mauvais langue, en fait, ce n'est pas le même type de protéine !).
A l'une des extrémités du schéma, il y a l'intolérance au gluten ou maladie coeliaque : le fait de manger des aliments contenant du gluten attaque les villosités de la paroi de l'intestin et cela crée douleurs, fatigue, perte de poids, ... Cela arrive souvent dès l'enfance mais aussi potentiellement vers 40 ou 50 ans. Si on a des présomptions d'avoir cette intolérance, il faut vraiment faire des examens sanguins pour le vérifier plutôt que de décider seul(e) d'arrêter le gluten.
Lors d'une excellente émission "Service Public" sur France Inter il y a quelques mois, le professeur Yorham Bouhnik, chef du service de gastro-entérologie à l'hopital Beaujon disait qu'on constate maintenant qu'il y a différents degrés de maladie coeliaque, avec différents symptômes, mais qu'en l'absence de diagnostic avéré, "arrêter le gluten est abusif". Il a vraiment insisté sur la nécessité de dépister d'abord si on pense détecter des symptômes et surtout de ne pas arrêter le gluten de soi-même car ensuite le diagnostic ne sera plus possible, ou vraiment compliqué. Et on risque alors peut-être de se priver à vie du gluten sans bonne raison...
Si vous avez cette intolérance avérée, cela vous prive de certains aliments de base et cela vous oblige à cuisiner le plus souvent (ce qui n'est pas forcement à regretter...) car beaucoup de produits industriels peuvent contenir du gluten. Mais vous avez à votre disposition le riz et la farine de riz, le maïs (et donc la maizena et la polenta), la pomme de terre, le sarrasin (non panifiable mais qui fait de délicieuses crêpes), la farine de pois chiches, ... Et grâce à internet, on peut maintenant avoir accès à une multitude d'idées de recettes et de conseils pratiques.
Une des choses les plus compliquées est aussi de sortir au restaurant. Pour connaître toutes les possibilités, il y a un site sortir-sansgluten.com , qui donne aussi toutes sortes d'infos autour de cette maladie et des façons de la gérer. Il y a aussi le très utile site et les actions de l'AFDIAG, l'Association Française des Intolérants au Gluten.
A l'autre extrémité, il y a des personnes, comme moi, qui n'ont pas d'inconfort lié au gluten ou à d'autres aliments et qui mangent de tout. Elles sont libres de supprimer des catégories d'aliments mais elles ont intérêt à y réfléchir, à se demander pourquoi elles le font, à rééquIlibrer avec autre chose si elles éliminent une catégorie entière, ....
Mais je vous disais que la situation n'est pas binaire et, entre ces deux extrêmes, il y a toutes sortes de perceptions qui font que beaucoup de personnes, visiblement de plus en plus, ressentent des inconforts permanents ou occasionnels, intenses ou légers. Les causes sont multiples et complexes :
L'évolution du gluten des aliments
Comme le disait Roland Feuillas dans le billet d'hier, le gluten, par exemple dans les farines qui servent à faire le pain, a largement évolué, est de plus en plus raffiné, est de plus en plus présent. Puis le pain n'est pas forcément le même qu'il y a 50 ans. Cela, il n'est pas certain que notre organisme soit prêt à le supporter... Et le fait qu'on ait une alimentation de plus industrialisée avec souvent la présence de gluten crée peut-être une sorte de saturation...?
Les autres sources d'inconfort
De très nombreuses personnes souffrent d'inconfort intestinal, de mal au ventre, de ballonnements, de digestion difficile. Jusqu'à il y a peu de temps, leur médecin, voire le gastro-entérologue n'y voyait aucune raison physiologique et on a qualifié ces symptômes de "syndrome de l'intestin irritable", de "colopathie fonctionnelle", ... Certains attribuaient cela au seul stress, laissant parfois les patients désemparés, agacés, perplexes. Des recherches, notamment australiennes, ont montré qu'il y a bien certains composants de notre alimentation que nous avons, pour certains d'entre nous, du mal à digérer. Le gluten en fait partie. Mais ne mettons pas tout sur son dos ! Il y a des tas d'autres composants, et on les regroupe sous l'acronyme "FODMAPS" dont je vous reparlerai plus en détail.
FODMAP, ce terme mystérieux, cela signifie de façon barbare, retenez votre souffle : "Fermentable Oligo-Di-Monosaccharides and Polyols" en anglais ou alors "Fermentescibles Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides & Polyols. Cela recouvre toutes sortes de molécules présentes dans de nombreux aliments, notamment par exemple (de façon non exhaustive) :
- le fructose de certains fruits (pomme, poire, ...) et présent dans de nombreuses boissons et produits transformés,
- les fructanes présents dans les oignons, l'ail (en quantité), certains légumes,
- les polyols qu'on trouve dans de nombreux produits "sans sucre": chewin gum, bonbons, ...
Chez certaines personnes, certaines de ces molécules sont mal digérées et fermentent dans le système digestif créant un inconfort plus ou moins intense. Parmi tous ces produits, ceux que l'on tolère plus ou moins sont très variables selon chaque personne. Il n'est donc pas question d'éliminer "sauvagement" tel ou tel aliment mais de mener éventuellement une observation attentive puis éventuellement de faire l'expérience d'une période où l'on arrête un aliment suspecté.
Le système intestinal et le microbiote
Notre organisme aussi joue un rôle bien sûr. Notre système digestif, qu'on appelle maintenant le "deuxième cerveau" est d'une immense complexité, encore partiellement méconnue. Et il englobe ce qu'on appelle le microbiote, qu'on nommait avant la "flore intestinale". Un monde microscopique, très peuplé (des milliards de bactéries), pas encore très bien connu non plus et propre à chacun. La tolérance plus ou moins grande de notre système digestif aux aliments, elle peut être due à de multiples facteurs, qui vont de la façon dont la mère a accouché (la césarienne joue un rôle) à la prise d'antibiotiques en passant par l'alimentation, ...
Si vous voulez explorer un peu ce monde mystérieux, vous pouvez notamment écouter La Tête au Carré justement sur France Inter cette semaine.
L'interaction entre l'alimentation et le système digestif de chacun est complexe et unique !
Les habitudes alimentaires
Parfois, par facilité, on va incriminer tel ou tel composant car cela parait simple de l'éviter. Mais quelquefois il serait plus utile et adapté de prendre du recul sur ses habitudes alimentaires. Est-ce qu'on a une alimentation très riche qu'on digère mal, est-ce qu'on manque de fibres facilitant le transit, est-ce qu'on mange à toute vitesse sans beaucoup mâcher rendant la digestion pénible, est-ce qu'on mange en quantité exagérée et qu'on sort de table en se sentant plus que rassasié... ? N'est-ce pas tout cela qu'il faudrait regarder de plus près ?
Je me suis ainsi amusée (si on peut dire) de ce dialogue entendu entre deux jeunes femmes au Café Pinson :
L'une : "j'ai arrêté le gluten parce que quand je mangeais beaucoup de pain, j'avais mal au ventre !"
Réponse de l'autre : "mais si tu manges beaucoup de pain sans gluten, tu auras probablement mal
au ventre aussi !"
Il m'est ainsi arrivé de recevoir des personnes qui se plaignaient d'avoir mal au ventre après avoir avalé une baguette de pain entière à toute vitesse... En réapprenant à manger doucement et en quantité adaptée, le mal de ventre a disparu...
La psychologie
Il y a des personnes qui décident du jour au lendemain de se priver des aliments sources de gluten et qui tout à coup se sentent tellement mieux... Est-ce que ce ne serait pas leur tête plutôt que leur corps qui leur dirait cela ? Alors qu'elles ont mangé du pain, des pâtes, des biscuits pendant des années sans aucun inconfort. Que sont leurs motivations ? Comme le dit Florence, c'est parfois reprendre une forme de maîtrise. Comme l'a évoqué Gérard Apfeldorfer dans un très intéressant article de Psychologies, la distance de plus en plus grande avec les composants de notre alimentation, la méconnaissance des modes de fabrication, les inquiétudes générées par ce côté abstrait (cf la récente "crise des lasagnes") génèrent des peurs et nourrissent cette envie de maîtrise.
Pour certaines autres personnes, c'est probablement l'attirance pour une mode qui va passer plus ou moins vite, être remplacée par une autre. Mais elles peuvent parfois être influencées par les tendances venues des Etats-Unis et propagées par quelques vedettes. Mais aux Etats-Unis, se sent-on mieux parce qu'on a arrêté le gluten ou parce qu'on a arrêté la junkfood ?
Alors bien sûr cette tendance participe à une meilleurs prise en compte de la maladie, notamment par les industriels qui ont vite flairé une tendance potentiellement rémunératrice. Mais a-t-on vraiment envie d'être la "victime" crédule de leurs argumentaires commerciaux ?
Cela peut bien sûr faciliter la vie des intolérants. Mais ce qui m'agace, c'est que cela semble banaliser la vraie souffrance des personnes qui ont une intolérance au gluten (ou maladie coeliaque) diagnostiquée et qui rêvent peut-être, elles, de pouvoir manger autrement. Quand la part de mode sera passée, ces personnes vont continuer à souffrir, pensera-t-on moins à elles alors ?
En fait, si vous devez retenir une chose, c'est vraiment que chaque personne est unique et devrait, plutôt que prendre des décisions basées sur des discours généraux, surtout apprendre à s'écouter et bien se connaître, et faire appel à des professionnels compétents et des examens adaptés si besoin.
Visuels © jas et © ivolodina - Fotolia.com (le schéma du haut est de moi)
08:03 Publié dans Du côté des aliments, Fondamentaux, Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gluten, glutenfree, alimentation sans gluten, no gluten, intolérance au gluten, maladie coeliaque, fodmap, syndrome de l'intestion irritable, colopathie fonctionnelle, digestion |
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