06.11.2009
Un plaisir gourmand par jour, ça commence demain !
Je parle beaucoup ici de plaisir de manger, de se faire plaisir le plus souvent possible lors des repas. Beaucoup sont sceptiques : on ne peut pas se faire plaisir tout le temps, souvent on mange machinalement, un peu vite, ce qu'on a sous la main, etc. Certes. Alors, j'ai décidé de me l'appliquer à moi-même pour vous convaincre que c'est possible. Dorénavant, je posterai un message chaque jour pour vous rendre compte d'un plaisir gourmand ressenti la veille, que ce soit avec les aliments les plus simples ou les mets les plus sophistiqués. Un défi car je n'ai pas l'habitude d'être aussi prolixe ! Mais cela ne devrait pas être trop difficile puisque comme beaucoup de personnes, je fais en moyenne trois repas par jour... Et je déteste mal manger ! Avec cette action, j'espère bien faire des émules ! Je commence avec la journée du 7 novembre parce qu'il faut bien commencer un jour et c'est mon anniversaire, donc un jour propice à quelques gourmandises !

07:50 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, alimentation, repas, gourmandise, plaisir, recettes
03.11.2009
Cuisine française ?
J'ai assisté récemment à AlimAdos, un colloque basé sur une large étude sociologique sur l'alimentation des adolescents (j'aurai l'occasion d'y revenir). Une chose m'a frappée, parmi d'autres : quand on parle aux ados dans cette étude de "plats français", ce n'est pas sûr que cela ait vraiement un sens pour eux. ils semblent assimiler cela à des plats "normaux" (à la différence des plats exotiques par exemple) et ils citent pêle-mêle les spaghettis bolognaise, le cordon bleu, la pizza, le poisson pané, ... On est loin de la blanquette !
Du coup, je me suis demandée qu'est-ce que c'est finalement aujourd'hui la cuisine française ? (je réalise en l'écrivant qu'on vient de lancer des débats sur l'identité française, c'est pure coïncidence, mais en même temps, bien sûr, ce qu'on mange fait partie de notre identité).
Autre information : dans un sondage il y a quelques années, le couscous apparaissait comme le plat préféré des Français.
Si on regardait les plats consommés le plus fréquemment, le steak-frites ne serait-il pas bien placé ?
Finalement, la cuisine française, est-ce que ce serait un mélange d'influences diverses, dans lequel on réinterprète certains plats venus d'ailleurs ?
Ou alors ce serait juste un assemblage de cuisines régionales, avec la choucroute alsacienne, la carbonade dans le Nord, le cassoulet dans le Sud-Ouest, la ratatouille en Provence, la salade niçoise à Nice, etc. ?
Ou une cuisine structurée autour de quelques aliments ou plats emblématiques : le foie gras, le fromage, la baguette de pain, la soupe à l'oignon, le pot au feu, le mille-feuille,...
Je n'ai pas creusé beaucoup le sujet, mais cela n'a pas l'air simple ! Et est-ce si important ?
Le problème, c'est qu'on s'en glorifie souvent. Et comment va-t-on s'y prendre pour traiter la demande lancée par notre Président de faire entrer la gastronomie française au Patrimoine mondial de l'humanité : va-t-on parler d'une cuisine qui n'existe plus que dans les livres ?
Avez-vous des idées sur la question ?
07:51 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : restauration, plats, recettes, alimados, patrimoine
04.10.2009
Cuisine et parfum : lancez-vous !
Les odeurs et parfums jouent un rôle majeur dans le plaisir de manger. On peut non seulement y être attentifs mais aussi jouer avec et innover pour le plus grand bonheur des sens.
On parle souvent à propos des plats, des aliments, de leur saveur. Mais en fait, les saveurs que détectent nos papilles ne sont qu'au nombre de 4 : salé, sucré, acide, amer, voire 5 avec l'umami japonais. Et elles ne représentent qu'une infime partie des qualités gustatives des plats que nous aimons. Savez-vous que l'odorat entre pour 80 à 90% des sensations dans ce qu'on appelle le goût des aliments, par le mécanisme de la rétro-olfaction (qui nous fait sentir les arômes quand l'aliment est en bouche) ? Et cette richesse des odeurs est infinie. C'est elle qui fixe dans notre mémoire le souvenir des aliments et crée nos « madeleines de Proust ». C'est à cause d'elle que l'on se sent presque rassasié (e) quand on a cuisiné car nous avons absorbé toutes les odeurs de la cuisine en train de se faire. On n'a presque plus envie de s'attabler mais il le faut pourtant, pour la convivialité bien sûr mais aussi car notre corps réclame sa dose d'énergie fournie par les aliments, que la simple odeur ne suffit pas à combler !
Malheureusement, l'odorat est dans un des sens que l'on néglige le plus dans notre civilisation. Aucune éducation olfactive n'est dispensée à l'école. Mais il n'est jamais trop tard. Alors profitez de toutes les occasions pour développer votre nez, que ce soit autour des parfums, de la cuisine, du vin, ...
Il est donc important de prendre le temps de humer les plats avant de les manger (de la façon la plus élégante possible !) et de commenter ce que l'on a senti : c'est un premier pas vers le plaisir gustatif. Mettre des mots sur ses sensations aide à les mémoriser : ces odeurs viendront se ranger dans votre bibliothèque olfactive et vous les retrouverez de temps en temps, parfois très longtemps après et elles seront évocatrices de souvenirs multiples. Enrichir cette bibliothèque vous fera mieux apprécier non seulement les aliments, les plats, mais aussi les thés, les vins, ...
Pour renforcer les parfums des aliments, on utilise traditionnellement quelques épices, herbes et aromates. Dans ce domaine, il y a bien sûr des accords incontournables : la pomme et la cannelle, la tomate et le basilic, le saumon et l'aneth, ... Mais on les a un peu usés ! Alors, osez sortir des sentiers battus et tester de nouvelles harmonies. C'est votre goût qui vous dira si c'est une bonne idée ou non. Ainsi, déclinez les carottes au cumin, à l'orange, à la vanille, au citron, au curry, à la ciboulette, à la cannelle... et décidez de vos préférences.
Michèle Gay, elle, a décidé de pousser plus loin la chose : elle s'est spécialisée depuis de nombreuses années dans la parfumerie culinaire et elle a décidé de nous faire profiter de ses recherches et talents. Elle propose depuis début octobre un atelier de parfumerie culinaire. Pendant 3 heures, il s'agit de définir votre profil sensoriel (naturel, rebelle, intemporel, ...), de sentir et goûter un certain nombre de parfums associés à ce profil et de créer vous-même vos propres mélanges odorants à utiliser en cuisine. Concrètement, on utilise une matière brute (sucre ou sel) à laquelle ajoute des huiles essentielles pour créer des mélanges étonnants. Ainsi, un des grands classiques de Michèle Gay est le fromage confit au vétiver. j'ai goûté, c'est étonnant et délicieux.
On peut craindre que cette cuisine parfumée originale s'adresse à des cuisinier(e)s avertis. Pas du tout ! Michèle Gay prétend être elle-même (peut-être avec un peu trop de modestie) une piètre cuisinière, préférant partir de produits simples (compote, fromage blanc, fromages, poulet grillé, ...) et en faire des plats originaux et savoureux par la magie d'une note parfumée. A chacune de se définir sa personnalité de parfumeur/euse culinaire et là encore d'expérimenter pour définir ses préférences. A vous le yuzu, la fève tonka mais aussi le pin sylvestre ou le géranium ! Ces ateliers, que j'ai pu tester, sont un très bon moment de plaisir des sens et je ne peux que souscrire à sa signature « Oser la gourmandise » !
Ces ateliers "Parfums et saveurs" se déroulent à Paris le 1er jeudi de chaque mois de 18h à 21h chez Cinquième sens , société spécialisé dans la conception de parfums, le conseil et la formation et qui organise également des ateliers spécifiquement autour des parfums.
Pour aiguiser son odorat et passer un bon moment, on peut aussi essayer les cours de dégustation de l'Ecole du Thé, le thé ayant une diversité de parfums propice au travail aromatique.
Retrouvez ma chronique sur Toutpourlesfemmes
21:15 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, recette, parfum, saveurs, nutrition, gout, michèle gay, cinquime sens, ecole du the
28.09.2009
Folie bento suite (et sans doute pas fin !)
La folie bento continue de plus belle !
- La blogosphère bentophile m'a signalé que 100% Mag sur M6 aujourd'hui proposait un reportage sur les bentos. A revoir sur M6 replay.
- Aujourd'hui encore, LCI m'a contactée car ils voulaient filmer un/une bento-addict en train de manger son bento préparé avec amour à midi. Je n'avais pas ce genre d'énergumène sous la main dans le délai imparti, je ne sais pas s'ils ont trouvé !
- Et le site de consommation responsable http://www.mescoursespourlaplanete.com/ vient de relayer mon blog sur le sujet, bien sûr sous l'angle un peu écolo de la chose.
Toutefois, je me demande si cela ne tient pas un peu de l'emballement médiatique. Quand je me promène dans les quartiers de bureaux parisiens ou à la Défense, je vois encore beaucoup beaucoup d'adeptes des sandwiches, salades toutes prêtes et cie des lieux de restauration rapide !
Et vous, où en êtes-vous pour vos déjeuners ?
23:37 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : bento, gamelle, lunchbox, ecologie, nutrition, repas, santé, elisabeth laville
Mousse au chocolat pour chocolatomaniaques
Comme je viens de donner une recette de mousse au chocolat à quelques amies, j'en profite pour vous la livrer également. Elle n'a rien de révolutionnaire et on la présente parfois comme une mousse au chocolat minceur, cela sans doute parce qu'elle ne comprend pas de crème, de beurre, de sucre. Mais cela me parait assez inapproprié vu qu'elle contient quand même une demi-tablette de chocolat par personne ! Et comme je l'ai déjà dit souvent, la minceur n'est pas une question de recette allégée mais de quantités adaptées à ses besoins !
Revenons à cette mousse, son intérêt me semble-t-il est surtout qu'elle plait aux vrais amateurs de chocolat car elle a un goût fort en chocolat, du fait qu'on n'y ajoute pas de sucre (mais il y a bien sûr le sucre contenu dans le chocolat).
Pour deux gourmands qui ont faim (je rappelle qu'il est hautement préférable de manger un bon dessert quand on a faim, on l'appréciera beaucoup plus, et donc pas nécessairement à la fin d'un repas) :
100g de chocolat à 70% de cacao (par exemple une tablette de l'excellent chocolat Bonnat), 3 blancs d'oeuf (soit 100g de blancs d'oeuf) (c'est tout !)
Faire fondre le chocolat en petits morceaux au bain-marie, le laisser tiédir.
Battre les blancs en neige ferme, les incorporer délicatement au chocolat fondu avec une spatule.
Mettre au frais plusieurs heures. Déguster en prenant le temps de savourer !
22:21 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recette, cuisine, chocolat, dessert, minceur
19.09.2009
La folie Bento !
Encore un signe qui confirme que c'est la folie autour des Bento en cette rentrée : tous les ateliers de cuisine s'y mettent ! Donc, si vous voulez vous perfectionner dans la convivialité et profiter sans doute de petites astuces, vous avez l'embarras du choix (mais ce n'est pas toujours donné) :
Côté cours de cuisine convivial qui surfe sur la vague : l'Atelier des Sens (Paris 11eme), pour préparer un déjeuner-bento avec une touche japonaise : Soboro-gohan (riz au pavé d'omelette et de viande) ; Saba miso-ni (confit de maquereau au miso) ; Salade de concombre et d'algue wakame). Durée : 2 heures
Côté cuisine japonaise naturelle et savoureuse, l'Association Jipango accueille en novembre Marie Fujii, venue tout droit du Japon. Parmi plusieurs ateliers de cuisine végétarienne, il y en aura autour des bento : comment préparer des bento pour enfants et adultes, principes à respecter pour cuisiner un repas qui se conserve dans une boîte-repas, comment présenter différents styles de mets. Durée : 3h30
Côté Japon traditionnel : La Maison de la culture du Japon à Paris organise un cours de bento en octobre mais il s'agit plus d'une démonstration par un chef que d'un atelier véritable. Durée : 1h30
Côté "usine" à cours de cuisine, citons l'Atelier des chefs, qui ne peut pas rater une tendance et propose des nouveaux cours autour de la Lunchbox : Asiatique, Basque, Rose ou Marocaine. A la lecture des menus, on n'est plus trop tôt dans l'esprit du bento, on dirait des repas normaux.
Si vous avez l'occasion de participer à l'un de ces ateliers, revenez ici partager votre expérience, cela sera très intéressant.
NB : photo d'un bento plutôt sophistiqué (mais on ne l'emporte pas !), celui du Park Hyatt de Tokyo, l'hôtel rendu célèbre par "Lost in Translation". Copyright : Ariane Grumbach
17:18 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bento, lunchbox, cuisine japonaise, nutrition, sandwich, repas, bureau
13.09.2009
Michalak ou Conticini, tout est permis !
Du 21 au 29 septembre, pour célébrer St Michel, le saint patron des pâtissiers, 5 300 artisans pâtissiers dans toute la France vont proposer la Reine Capucine, un entremets créé par Christophe Michalak, le Chef Pâtissier du Plaza Athénée. Chaque pâtissier reçoit le moule et la recette pour réaliser lui-même le gâteau. La Reine Capucine mêle des arômes de noix de coco, de noisette et de cassis autour d'un biscuit moelleux.
N'appelons pas cela un dessert car justement, manger une pâtisserie en dessert n'est bien souvent pas la meilleure idée ! En effet, on apprécie beaucoup plus une pâtisserie (comme tout aliment) quand on a faim et que les papilles et les récepteurs olfactifs sont disponibles pour de nouvelles saveurs. Or, à la fin d'un repas, c'est rarement le cas.
Donc, si vous voulez goûter cet entremets ou tout autre pâtisserie qui vous tente, prévoyez de les manger au goûter, en ayant fait un déjeuner léger qui vous permettra d'avoir faim en cours d'après-midi, ou à la fin du repas à condition d'avoir gardé une part de votre appétit suffisante pour ce dessert. Si vous faites cela, vous aurez un maximum de plaisir gustatif et vous n'aurez pas dépassé votre besoin calorique. Ou pourquoi pas avant le repas, comme le préconise le chocolatier Patrick Roger (voir ma note à ce sujet).
Les artisans pâtissiers comptent profiter de cette opération pour valoriser la pâtisserie artisanale, le savoir-faire des artisans qui utilisent de bons produits et sans doute donner envie de consommer des gâteaux, catégorie d'aliment parfois évitée par une partie de la population, notamment féminine. Or, sauf si vous n'aimez sincèrement pas les gâteaux, il n'y a aucune raison de vous priver de ce plaisir de temps en temps car cette privation entraînera de la frustration qui vous fera craquer tôt ou tard, et sans doute sur des quantités plus importantes.
Je ne suis pas sûre d'avoir envie de goûter cet entremets, je trouve qu'on est assez souvent déçus par ces gâteaux modernes à la texture mousseuse. Je préfère largement les pâtisseries traditionnelles, tartes, éclairs, etc. A ce sujet, comme beaucoup de monde, vu l'énome buzz suscité en quelques jours, j'ai bien envie d'aller plutôt à la Pâtisserie des Rêves que vient d'ouvrir Philippe Conticini à Paris : il a réinterprété le Paris-Brest, la tarte Tatin, les éclairs, le mille-feuille, etc., et ça n'a pas l'air triste !
Et ne croyez pas que manger de temps en temps un bon gâteau vous donnera le gabarit généreux de Philippe Conticini. Les artisans pâtissiers insistent sur l'importance de privilégier la qualité plutôt que la quantité : quand vous mangez un gâteau, choisi chez un bon pâtissier, faites une vraie pause, savourez-le tranquillement et consciemment, et vous verrez que vous n'aurez pas besoin qu'il soit copieux pour être agréablement rassasié(e).
Et au fait, quel est votre gâteau préféré ?
22:27 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gâteau, pâtisserie, dessert, michalak, patissier, gourmandise, conticini, patisserie des rêves
A vos bentos !
On l'avait un peu perdue de vue, elle était plutôt réservée aux ouvriers du bâtiment qu'aux cadrettes mais ça commence à devenir le dernier chic : la gamelle ! D'après le cabinet GIRA, spécialisé dans les études sur la restauration, c'est depuis 2008 son grand retour, avec environ 12% de personnes qui apportent leur repas sur leur lieu de travail. Mais on n'utilise plus forcément ce terme, on a modernisé la pratique et c'est la grande vogue des « boites à lunch » comme au Canada et surtout des bentos japonisants. Cette nouvelle mode a bien sûr envahi les livres de cuisine, les magazines féminins, les blogs, ...
Vous êtes peut-être concerné(e) si vous commencer à en avoir vraiment assez de la brasserie du coin, de la cantine ou des sandwichs. En fait, l'intérêt est triple.
1. Il est économique, et c'est peut-être la première motivation, en période de crise : un repas que l'on prépare, même en utilisant de très bons ingrédients, reviendra nettement moins cher qu'un repas pris à l'extérieur. A Paris et dans les grandes villes, manger à l'extérieur chaque midi peut vite constituer un budget très significatif.
2. Il est gustatif, et ce n'est pas son moindre intérêt : vous préparez quelque chose qui vous plait, avec des ingrédients de qualité, plutôt qu'être obligé(e), par exemple, de vous soumettre au choix pas toujours tentant, du restaurant d'entreprise.
3. Il est enfin nutritionnel : vous savez ce qu'il y a dans votre bento, vous pouvez éviter les assaisonnements excessifs, les ingrédients mystérieux ou peu recommandables. Cela vous permet aussi de varier et d'équilibrer ce que vous mangez entre le déjeuner et le dîner et selon les jours.
Cela parait donc une bonne idée sur le papier mais comment faire pour que cela soit un plaisir et pas une corvée ?
Le bento, traditionnellement en bambou ou en laque et désormais en plastique, est un incontournable de la vie japonaise : la mère de famille le prépare chaque matin, il est présent en infinies déclinaisons dans les gares, dans les grands magasins et même dans certains restaurants, c'est le moyen d'avoir une série de petits plats variés et il est en général très joliment décoré. Mais ne vous fixez pas de faire la même chose. Il est difficile d'imaginer préparer un repas supplémentaire, avec tous ceux que vous devez déjà gérer. L'idéal est de pouvoir utiliser des restes du dîner de la veille, en ayant prévu les quantités en conséquence, ou des aliments conservés au congélateur. Et allez plutôt vers un ensemble de plats limité : un plat unique ou un plat et un accompagnement et éventuellement un dessert selon votre appétit.
Par exemple, si vous cuisinez des pâtes, prélevez-en une partie avant de les accomoder avec une sauce : vous pourrez en faire une salade en complétant avec des ingrédients frais : légumes divers, thon, olives, herbes, ....Vous pouvez aussi utiliser le reste d'un rôti, d'une omelette, d'une terrine de poisson. De la semoule ou du quinoa cuits le soir pourront être la base d'une salade en les complétant de dés de légumes de saison.
L'équipement dont vous disposez doit guider votre choix : y a-t-il un micro-ondes pour réchauffer votre plat ? Est-il possible de le conserver au frais ou un emballage isotherme sera-t-il suffisant ? Disposez-vous d'un endroit agréable pour vous installer, distinct de votre bureau ?
Ensuite, il ne s'agit pas de perdre en convivialité. Donc, recrutez ami(e)s ou collègues pour partager l'heure du déjeuner, chacun apportant son repas. Dehors si le temps le permet ou dans une salle de réunion, en général libre à l'heure du déjeuner. Vous pouvez aussi rejoindre d'autres personnes au restaurant d'entreprise et en profiter, si nécessaire, pour utiliser un micro-ondes. Cela vous permet de ne pas vous isoler et les mets appétissants que vous aurez préparés feront peut-être des émules ! Si vous déjeunez seul(e) à votre bureau, éloignez-vous de l'ordinateur pour savourer pleinement votre repas.
Alors, cela vous tente ? Fixez-vous des objectifs raisonnables, un ou deux repas par semaine par exemple. Lancez-vous et venez ici racontez vos expériences !
A suivre : quelques références de livres et blogs sur le sujet.
17:35 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bento, gamelle, lunchbox, pique-nique, nutrition, cantine
29.08.2009
Rentrée : mangez sans stress
Vous êtes rentré(e) de vacances. Détendu(e), reposé(e), plein(e) d'énergie. Mais la rentrée se profile et vous craignez de retomber dans l'urgence et le stress qui vous font manger vite et mal. Pas de panique, il est possible de garder votre sérénité alimentaire.
Bien sûr, le travail a repris avec son lot d'urgences, de boulot à rattraper, de réunions sans fin. Tout ce qui a pu dans le passé vous conduire à manger à toute vitesse un sandwich au bureau ou à avaler votre déjeuner en ¼ d'heure. En effet, dans un monde où tout va vite, vous êtes nombreux à considérer que le temps consacré à manger durant la journée de travail est du temps perdu ! Et, donc, on préfère manger ET faire autre chose : travailler devant son ordinateur, surfer sur internet, faire du shopping, ... Or, il a été prouvé que lorsque l'attention est occupée par autre chose que la nourriture, on mange plus, en fonction de ce qu'on a devant soi, et on ne peut pas « entendre » le moment où l'on est rassasié(e). Manger nécessite de s'y consacrer (même dans le cas d'un sandwich !), l'essentiel étant de se sentir bien pendant et après : le plaisir de manger fait partie intégrante du rassasiement.
Donc, que diriez-vous, au chapitre des bonnes résolutions de rentrée, de décider de prendre le temps de déjeuner, de faire du repas un moment de détente qui permette de relâcher la pression ?
Prendre le temps de manger, cela signifie :
- faire une vraie pause, si possible en changeant d'environnement (si vraiment vous ne pouvez pas « prendre l'air », squattez une salle de réunion ou un autre bureau, partez à l'aventure !)
- se détendre quelques instants avant de commencer à manger pour ne pas importer son stress à table !
- manger tranquillement en mastiquant bien les aliments, ce qui pourra éviter des sensations désagréables de lourdeur après le repas, et ne pas enchaîner les bouchées à toute vitesse mais être attentif au goût, aux saveurs.
Bien sûr, parfois, vous êtes dans une urgence incontournable et, rien à faire, vous avez seulement 10 ou 15 minutes pour déjeuner. Si vous avez faim et que vous ne pouvez pas attendre un moment plus calme, un conseil : adaptez ce que vous mangez au temps disponible plutôt que d'essayer d'absorber la totalité d'un repas trois fois plus vite que d'habitude ! Par exemple, mangez seulement un plat et gardez un complément pour plus tard ou mangez la moitié de votre sandwich, de votre salade, ... et finissez tranquillement l'autre moitié quand le calme est revenu.
Un déjeuner d'affaires n'est pas non plus incompatible avec le plaisir du goût. Il est tout à fait possible consacrer une certaine attention à ce qu'il y a dans son assiette : au lieu de parler business à peine passés à table, savourez les mets servis, commentez-les avec vos partenaires de repas, parce que manger ainsi est convivial et bénéfique pour le restant de la journée.
Pour éviter plus généralement une accumulation de stress sur la journée qui peut vous conduire à des comportements de grignotage compensatoire le soir, pensez à vous accordez des mini-pauses plusieurs fois dans la journée, par exemple toutes les deux heures : prenez une boisson chaude sans rien faire d'autre pour déconnecter quelques instants ; faites une petite marche à proximité ou même dans les couloirs, ...
Enfin, si vous rentrez chez vous le soir en étant affamé(e), ce qui vous conduit à grignoter en préparant le repas ou à vous précipiter à table, cela signifie que :
- peut-être votre déjeuner était insuffisant, pas assez rassasiant. Prévoyez de le renforcer ou de le manger plus calmement. En particulier, n'oubliez pas les féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre, ...) indispnesables pour avoir assez d'énergie.
- ou vous avez fait un bon déjeuner mais votre rythme alimentaire personnel nécessite une collation en cours d'après-midi, et ce d'autant plus si vous rentrez chez vous tardivement. Prévoyez d'apporter un fruit, 2-3 biscuits, des fruits secs, ...pour tenir le coup.
En rentrant, prenez le temps de vous changer pour faire une vraie coupure avec la journée de travail. Et cela vous permet de vous mettre à table détendu(e) et de savourer votre repas. Que chaque repas soit un plaisir, voilà un bel objectif de rentrée !
Retrouvez ma chronique Nutrition sur www.toutpourlesfemmes.com
18:05 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, alimentation, stress, minceur, grignotage, sandwich
19.08.2009
Mangez des prunes !
En écrivant cette phrase, je me rends compte que je paraphrase le célèbre "Mangez des pommes !" de Jacques Chirac (et surtout de sa marionnette des Guignols) ! Mais les prunes, c'est de saison.
Il ne s'agit pas de ma part d'une recommandation à caractère nutritionnel car vous entendez déjà bien suffisamment « Mangez 5 fruits et légumes ». J'ai même plutôt tendance à lutter contre ce slogan tant il est mal compris et très souvent perverti dans son application : on mange des quantités de fruits et légumes et on oublie les autres familles d'aliments, ce qui n'a rien à voir avec une alimentation diversifiée ou équilibrée où il faut manger de tout, ou on mange 5 fruits et 0 légume en oubliant que beaucoup de fruits, ça peut quand même faire pas mal de sucre, ...
Non, si je vous dis aujourd'hui de manger des prunes, c'est parce que c'est la pleine saison et que c'est un fruit délicieux, propice à toute une série de desserts. Or, je viens de lire un article dans Libération où on explique que la prune se vend mal, que les producteurs de prunes sont assez désespérés et ne peuvent écouler toute leur récolte, que les multiples intermédiaires font passer le kilo de 0,5 euro chez le producteur à 3 euros à la vente, ...
Soyez attentif, vous trouverez peut-être moins cher en faisant le tour de vos commerçants ou du marché et, comme c'est la saison, c'est de toute façon plus abordable que nombre d'autres fruits. Et ne trainez pas, cela ne va pas durer longtemps : à la fin des prunes, ce sera vraiment l'automne !
Quelques suggestions pour vous régaler :
- nature, bien lavée : c'est un régal mais attention au jus qui dégouline si vous l'avez choisie mûre à point. Pour info, il est tout à fait normal que les prunes soient recouvertes d'une pellicule blanchâtre. Il s'agit de la pruine, une couche cireuse que la prune fabrique pour se protéger d'agressions extérieures, notamment celle du soleil en été. C'est naturel et garant de la fraîcheur du fruit.
- en compote (ça change des pommes !) : faire cuire les prunes à feu doux avec une toute petite quantité d'eau. Pas besoin de sucre : en ce moment, il y a notamment des reines-claudes tellement sucrées qu'il ne leur faut pas le moindre ajout. A manger telle quelle ou accompagnée de fromage blanc.
- en tarte : je vous livre une recette de pâte express maison fournie par une amie (merci Eliane !), inratable et tellement meilleure que les pâtes toutes faites.
Mettre dans une casserole 3 cuillères à soupe d'eau, 3 cuillères à soupe de sucre et 125 g de beurre, faire fondre à feu très doux. Quand le beurre a fondu, ajouter 230-250 g de farine, remuer vigoureusement pour constituer une boule de pâte. L'étaler tout de suite avec les doigts (sans rouleau) dans un moule beurré, émietter sur le fond 2-3 biscuits (qui absorberont le jus de fruits), déposer les demi-prunes (peau contre la pâte), saupoudrer un peu de sucre et faire cuire environ 30 minutes autour de 200° (à adapter selon votre four).
- en crumble : seules ou avec d'autres de fruits. Voilà par exemple une idée de crumble de saison que j'avais trouvée il y a quelques années dans « Elle à table »: le « Black crumble », avec un mélange de quetsches, figues et mûres. Un pur délice !
Ces desserts sont tellement bons qu'il serait dommage de ne pas les apprécier pour cause de repas qui les précède trop copieux. Prévoyez de garder une place pour le dessert ou de le manger à distance des repas, au goûter ou carrément en « apéritif » (cf mon post sur Patrick Roger).
Bon appétit et n'hésitez pas à partager d'autres recettes ici !
14:41 Publié dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fruits, cuisine, nutrition, 5 fruits et légumes, tarte, dessert, crumble

