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05/01/2015

Repas festif, multicolore et (quasi) végétarien avec Ottolenghi

Cette année, comme je l'ai raconté, je n'étais pas en charge du repas de réveillon du 31 décembre, contrairement aux années précédentes. Les festivités familiales ayant par ailleurs été anticipées, Noël n'a pas donné lieu à un dîner particulier (mais on a bien mangé comme tous les jours !).

Toutefois, le 25, disposant de temps, j'ai eu envie de concevoir un repas sortant de l'ordinaire. Comme souvent, j'aime bien me fixer une contrainte (une couleur, des ingrédients...). Je me suis dit que j'allais essayer de me centrer sur un livre d'Ottolenghi* (par ailleurs restaurant londonien où je m'étais régalée) que j'avais fait venir du Québec (pour en avoir une version française, je suis assez flemmarde avec les recettes en anglais...), Plenty, pas encore vraiment utilisé. C'est une cuisine originale, qui a beaucoup de goût, utilisant de multiples ingrédients, herbes et épices.

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Plenty est un livre de recettes végétariennes et cela m'a donné l'envie de faire un repas qui le soit. De plus, en le feuilletant, j'ai trouvé qu'il était plein de recettes colorées et je me suis fixée une autre contrainte, que le repas soit multicolore. Pas juste coloré, non, mais avec chaque plat d'une couleur différente. Donc, une triple contrainte (choisie) : végétarien, ottolenghien et multicolore !

j'ai choisi les plats, fait les courses (en renonçant parfois à quelques ingrédients, par exemple trois sauces soja différentes pour un plat) Cela m'a pris un peu de temps en cuisine mais le résultat s'est avéré très satisfaisant et remplissant les conditions fixées à deux exceptions près. Le dessert ne provenait pas du livre (tout en étant végétarien, le cas de la plupart des desserts !). Et il y a eu un amuse-bouche non végétarien : un tarama d'oursin car j'avais eu l'opportunité d'en trouver dans une épicerie méditerranéenne récemment découverte, Agrology et eu envie de le faire goûter à Monsieur, grand amateur d'oursins.

Les plats furent donc les suivants (servis en simultané) :

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- rose et vert : tarama d'oursin sur endive (coupé sur la photo),

- rouge : salade aigre-douce d'endive rouge , trévise, grenade, ricotta et sirop d'orange,

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- noir : tofu au poivre noir,

- blanc : riz,

- brun-vert : salade de lentilles au céleri et noisettes,

- orange : courge rôtie avec sauce à la citronnelle,

- jaune : coings confits (dessert).

 

On s'est régalés, une nouvelle preuve qu'il n'y a pas nécessairement besoin de viande ou poisson pour cela. Avec, pour ma part, une mention particulière pour la salade rouge et le tofu.

Et vous, vous fixez-vous parfois des contraintes pour composer vos repas ? Avez-vous déjà fait des repas festifs et végétariens ?

 

*Deux autres livres de Yotam OTTOLENGHI & Sami TAMIMI ont été traduits en français : Jerusalem et le Cookbook

 

03/01/2015

Délicieux réveillon mi-maritime mi-terrestre et bien maîtrisé

Après plusieurs années où je m'en étais occupée, j'ai laissé Monsieur aux manettes du réveillon du 31, n'ayant qu'à préparer le dessert (selon ses préférences). Il a choisi le menu, il a cuisiné et je n'ai eu qu'à me régaler de mets fastueux. Ce qui me parait important pour un repas de ce type, que l'on soit deux ou beaucoup plus nombreux, c'est d'avoir préparé le maximum de plats un peu en avance (donc de les choisir en conséquence) pour passer le moins de temps possible en cuisine et profiter des convives. Et aussi d'éviter de se lancer dans de nouvelles recettes risquées. Bref, un peu d'organisation, pas de plats trop compliqués. Mission plutôt remplie et grande réussite gustative.

Apéritif : concombre et oeufs de saumon, frais et croquant ;

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Première entrée : tartare d’huîtres et St Jacques, très minutieusement dressé et fort délicieux accord : une première mais peu de risque vu la qualité des ingrédients et le sérieux de Monsieur pour assaisonner avec mesure ;

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Deuxième entrée : foie gras de canard et un peu de confiture de coing ;

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Plat : gambas poêlées au beurre aux algues et déglacées au whisky pur Malt, comme cela est conseillé dans cette recette d'Olivier Roellinger, un régal plein de saveurs, que Monsieur avait déjà réalisé mais qui fut là encore plus réussi ;

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Légume : mini poêlée d'épinards aux marrons, bon mais un peu décalé, plus rustique que le reste ;

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Fromage : petites portions pour garder une place pour le dessert, fort goûteux Pélardon  et Comté 48 mois ;

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Dessert (ma contribution) : mousse au chocolat "conticinienne" (regardez la vidéo, très gourmande) accompagnée de biscuits aux flocons d'avoine et noisettes (recette du livre de Marie Grave, je vous en reparle bientôt) en lieu et place du supra-sablé recommandé (je prenais un risque mesuré d'essayer une nouvelle mousse au chocolat plutôt que ma classique) : bien réussie, texture ultra-onctueuse et biscuits croquants et délicieux.

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Et vous, avez-vous été en cuisine pour le réveillon ? Y avait-il une dominante dans votre repas ?

A nouveau, je vous souhaite une très belle année 2015, sereine et gourmande.

 

 

 

20/12/2014

Belle fin d'année gourmande avec PEACE !

Non, je ne me mets pas à parler un étrange mélange franglais ! C'est plutôt, comme je l'ai déjà raconté, que je suis un peu trop fan des acronymes... Celui-ci m'est venu quand j'ai cherché une façon de vous parler des festivités à venir sans que cela soit exactement comme en 2013 ou en 2011. Pas facile ! Et le fond reste un peu le même, ne pas stresser avec ce que l'on mange et la peur de prendre des kilos.

Donc, une belle fin d'année gourmande avec PEACE cela veut dire :

Plaisir

Envies

Affirmation

Confort

Energie

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Vous hésitez ? 

Plaisir de mets inhabituels ou de bons plats maison qu'on a pris le temps de préparer. Plaisir de la convivialité familiale plutôt choisie que subie, ou, si l'on n'aime pas les festivités, d'une tranquille période où l'on traîne en pyjama et l'on mange ce que l'on veut, mets de réveillon ou pas du tout. 

Envies à suivre sans se contraindre à manger absolument comme les autres, pour privilégier ce que l'on préfère, en zappant certains plats si on ne les aime pas, sauf à créer un incident diplomatique.

Affirmation de ce que l'on a envie de manger et en quelle quantité, bien sûr pas toujours facile qu'il s'agisse de la famille, de la belle-famille, qui force un peu la main, mais l'on peut s'entraîner un peu à dire "non merci, c'était vraiment délicieux mais je n'ai plus faim", "merci, je ne me ressers pas, je préfère me réserver pour la suite"...

Confort de bien manger mais ne pas se gaver, d'attendre le retour de la faim si on a trop mangé, d'alterner repas copieux et légers pour ne pas perdre le plaisir de manger. Confort de sortir de table ravi(e) de son dîner plutôt qu'horriblement lourd(e) d'avoir vraiment exagéré.

Energie retrouvée au fil des jours si l'on peut profiter d'une petite pause de vacances pour se détendre, dormir suffisamment, prendre soin de soi, aller à son rythme...

Avec tout cela, je vous souhaite que la fin d'année soit savoureuse.

A lire aussi, les conseils de ma chère collègue Géraldine.

A bientôt !

Visuels Fotolia © RG & © RH10

08/12/2014

Manger végétarien, c'est tout sauf monotone !

Je ne suis toujours pas végétarienne mais il se trouve que ces derniers jours se sont succédé de nombreux repas végétariens, tous fort plaisants et variés.

Ainsi, nous avons grand plaisir à nous retrouver de temps en temps entre blogueuses, avec Corinne, Gaëlle et Sophie, souvent au restaurant. Puis chez Sophie. Cette fois, c'est moi qui régalais. Tenant compte de la dernière livraison de monpotager.com, j'ai décidé de préparer des déclinaisons autour de la courge butternut.

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- En apéritif, j'ai servi quelques crackers japonais à base de légumes, constituant un ensemble amusant et coloré.

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- Comme j'avais aussi des carottes, j'ai improvisé en entrée une soupe carotte-courge butternut, mixée avec un peu de crème.

- Puis j'ai préparé une salade de quinoa, courge butternut rôtie, feta, noisettes, roquette. Là aussi, c'est le résultat d'une inspiration déjà repérée chez Pascale et adaptée. Et j'ai trouvé après coup une recette vraiment proche de ma salade chez Anne-Papilles.

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- Et enfin, il y avait une quiche à la courge butternut et au Roquefort, dénichée sur le blog de Pascale Weeks (j'ai fait une pâte brisée classique), une source toujours bienvenue pour moi. Tout le monde s'en est régalé, une belle réussite qui a donné envie aux convives de diversifier leurs tartes salées.P1110288.JPG

- En dessert, pas de courge mais des fruits au four accompagnés d'un "chiffon cake" à l'orange car j'avais très envie d'étrenner mon moule rapporté du Japon. Délicieusement mousseux et tout léger, plutôt à envisager en accompagnement d'autre chose.

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Bref un fort plaisant repas végétarien dont personne ne s'est plaint...

Un soir, Monsieur, assez naturellement, a composé une assiette variée végétarienne avec omelette, toasts, mozzarella, salade...

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Dimanche midi, il s'est lancé dans un vaste repas japonais (eh oui, on retourne déjà vers cette cuisine) avec salades, épinards, légumes mijotés, tofu, riz aux marrons... Un régal de bout en bout.

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Le soir, là encore inspirée par mes légumes, en l'occurence des oignons, j'ai préparé une tarte oignon-cumin, recette du livre de Clotilde Dusoulier (disponible sur un site canadien), tout à fait savoureuse.

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Le lendemain, ces deux derniers repas ont fourni matière toute simple à mon bento végétarien du lundi midi (riz, légumes, tofu, quiche, salade, part de chiffon cake au matcha avec Chantilly au matcha dont on s'était régalés la veille.

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Et vous, avez-vous fait de savoureux repas végétariens récemment ?

 

NB : il est possible que le blog vive un peu au ralenti dans les prochaines semaines : l'envie d'écrire et les sujets ne manquent pas mais la vie, les autres activités, les proches, le travail... doivent parfois passer avant. Alors, soyez patien(e)s et si vous en avez envie, baladez-vous dans les nombreux billets existants au hasard de vos clics ou via le moteur de recherche.

01/12/2014

Novembre en quelques liens nourrissants

Le mois de novembre a été plutôt court pour moi car partiellement passé au Japon. A mon retour, assez chargé, j'ai quand même pris le temps de quelques lectures, dont je vous partage les liens, à choisir selon vos intérêts du moment.

Bien manger

Je suis amusée et attristée de ce récit de la guéguerre entre Ruche qui dit oui et AMAP. Ne vaudrait-il pas mieux surtout se réjouir de toutes les initiatives qui permettent de raccourcir les circuits d'approvisionnement et manger plus local ?

Une étude montre que les boissons light ne seraient pas vraiment recommandables (je ne suis pas étonnée !) et accroîtraient les risques de diabète.

Je n'ai pas attendu Serge Hercberg, initiateur du Programme National Nutrition Santé (PNNS), qui adoucit son discours au fil du temps (tant mieux !), pour insister sur le plaisir de manger et avoir une approche personnalisée !

 

Végétarisme, véganisme & co

Toujours soucieuse d'éviter les extrêmes et les simplifications excessives, j'apprécié cet article du site Bastamag sur la viande, les vegan et l'agro-alimentaire qui va à l'encontre des idées préconçues.

Je vous recommande aussi la lecture si possible du 1 Hebdo n°33 sur la question "Peut-on respecter les animaux et les manger ?"

J'ai bien aimé ce témoignage honnête d'une personne passée par le végétarisme et revenue à la viande et à une grande diversité alimentaire : à chacun(e) son parcours sans être trop sensible aux influences extérieures.

 

Paris

J'ai pris note de quelques adresses gourmandes récompensées, à découvrir peut-être, surtout celles du 9eme...

La Jeune Rue, ce vaste projet urbain et gastronomique, ne parait pas aller au mieux. Toujours eu une réticence malgré l'envie que j'aurai d'aller m'y pourvoir en pain de Roland Feuillas.

 

Comportement alimentaire

A venir, le Congrès du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids) sera consacré cette année à la chirurgie bariatrique, cette solution complexe qu'on envisage parfois quand le poids est vraiment trop lourd à porter.. Une conférence gratuite est proposée le samedi 6 décembre de 10h30 à 12h30.

Etant dans un métier d'accompagnement, j'ai bien aimé cet article sur le choix d'un psy : comme je le répète souvent à mes patient(e)s qui ont parfois un parcours chaotique, il ne fait jamais de décourager et prendre le temps de trouver la personne avec laquelle on aura envie d'avancer...

 

Beauté, normes et acceptation de soi

J'ai trouvé très intéressante cet entretien avec Sophie Cheval, "Oser être belle comme soi-même". Elle est psychologue auteur du livre "Belle Autrement", spécialisée dans l'image de soi et les stéréotypes, et une personne que j'apprécie beaucoup.

Mais les normes ont la vie dure, c'est bien plus difficile de s'habiller comme on en a envie, quand on en sort comme le montre cet article.

Auto-promo

J'ai été longuement interviewée par l'Observatoire des Aliments sur les problèmes digestifs : toujours frustrant qu'il en ressorte un texte court et forcément simplificateur mais bon, c'est déjà ça !

05/11/2014

Oh voilà le retour du potimarron !

Eh oui, quand c'est l'automne, beaucoup pensent retour des courges, potirons, potimarrons... Et pas seulement à l'approche d'Halloween. Autant, me semble-t-il, ces légumes étaient peu présents sur les marchés de mon enfance, autant ils sont devenus assez symboliques de la cuisine d'automne, en soupe, gratin, purée, cake...

J'ai ainsi réceptionné deux petits potimarrons dans ma livraison Monpotager.com. Ils ont eu divers usages.potimarron,courges,automne,légumes d'automne,cuisiner les légumes,variations potimarron

- Rôti au four avec des épices, il s'est glissé dans une assiette composée et dans une "salade" de riz et lentilles.

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- En cake, il a joué les invités sucrés d'une réunion de boulot (je n'avais pas tout à fait respecté la recette et je l'ai trouvé un peu sec).

- En risotto inspiré par Edda, il s'est délicieusement marié à la coppa et aux noisettes.

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- En soupe, il a participé à une totale improvisation avec ses compagnons de fortune du moment : carotte, courgette, lentilles corail + quelques épices : très réussi !

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J'ai aussi ressorti le livre de Clea, qui est grande fan de ce légume et j'ai choisi une recette dont j'avais à peu près les ingrédients, des galettes de sarrasin (en flocons), Comté et potimarron. Moelleuses et délicieuses !

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Et ce n'est sûrement pas fini !

Et vous, avez-vous innové ou perpétué des traditions côté potimarron ? Ou autres courges ?

21/10/2014

Bouillonnement créatif et gourmand aux Journées Court-Bouillon de Grasse

Vendredi, je suis allée passer la journée à Grasse près de Nice dans le cadre des journées Court-Bouillon. J'avais entendu parler de cette initiative par hasard via twitter et Marion Chapsal (une des têtes créatives travaillant à composer ce type de journée) et été attirée par le thème (l'alimentation source de lien et d'inspiration) et la belle brochette d'intervenants.
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Je n'ai vraiment pas regretté d'avoir fait le déplacement car cela fut une belle journée pleine d'énergie, de rencontres et d'échanges. La première journée était consacrée à des interventions inspirantes (avec, après chacune, un temps de "digestion" et de partage) et était un prélude à une deuxième journée de co-création (à laquelle je n'ai pas participé) pour imaginer des projets ancrés localement et inspirés par l'alimentation. Car ce n'est pas un hasard si cela se passait à Grasse, la région veut redonner une bonne place à la sensorialité, qu'il s'agisse du goût ou de l'odorat (la ville est réputée pour sa tradition de parfums).
 
La quasi-totalité des intervenants ont montré de façon tonique comment l'alimentation pouvait (re)devenir source de lien et que chacun pouvait agir à son niveau, modestement au départ, pas à pas.
 
L'intervention la plus significative de cette idée fut selon moi celle de Pamela Warhust, co-fondatrice des Incredible Edibles (Incroyables Comestibles). De retour un jour d'un colloque déprimant, elle décide d'agir, avec quelques autres, dans sa petite ville grise du Nord de l'Angleterre, Todmorden. Comment ? En faisant pousser des plantes comestibles sur un bout de terrain abandonné, propriété de la ville. Sans demander d'autorisation.  Et c'est ce qui est intéressant : ne pas attendre que l'impulsion vienne des autres, ne pas se retrancher derrière l'attente d'un projet officiel pour agir à son petit niveau. Aucun vandalisme. Et cela a fait son chemin, plein d'autres plantations dans la même ville, dans d'autres villes anglaises, dans d'autres pays, en France. J'en avais déjà entendu parler (photo ci-dessous prise à la Rotonde, place Stalingrad) mais j'ai adoré la fantastique énergie qui se dégageait de Pamela.

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Tom Boothe, instigateur de la coopérative Park Slope à Brookyn aux Etats-Unis, lieu précurseur de la coopérative La Louve (qui ouvrira en 2015 à Paris) a montré comment on pouvait transformer radicalement l'expérience du supermarché, en faire un lieu d'échange et de détente, tout en permettant aux coopérateurs de bénéficier de produits de grande qualité à prix très raisonnables (en échange d'une contribution de quelques heures de travail par mois). 
 
Benjamin Stock, de la Ruche qui dit oui, a présenté le projet "Tous à poêle au bureau" visant a promouvoir la cuisine en entreprise en se basant sur l'exemple vécu de sa propre entreprise. Et qu'on ne vient pas lui dire qu'on est trop nombreux ou pas assez, que ça prend trop de temps ou coûte cher, qu'on n'a pas assez de place, il balaie toutes les objections éventuelles avec des arguments concrets : cela renforce les liens, crée des moments de partage, est plus économique que la distribution de tickets restaurant, .... 

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Franck Pruvost, manageur de la diversité et concepteur de projets sensibles, s'est demandé si, dans le monde actuel, manger n'était pas le dernier bastion de la sensibilité et a esquissé des moyens de se rencontrer, de créer des communautés autour de faits alimentaires. 
 
On a aussi eu d'autres exemples de la façon dont le repas pouvait être source de lien : les deux créatrices américaines de Grace Hearth ont parlé avec enthousiasme de leur jeune activité de cuisine au service de collectivités diverses en Californie, souvent en lien avec des événements artistiques. Le Hollandais Hans Steenbergen a donné des exemples fort tentants des grandes fêtes gastronomiques qu'il organise et qui stimulent les gens à cuisiner. 

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De façon plus générale, le chef-activiste Arnaud Daguin (par ailleurs partie prenante dans le projet de la Jeune Rue à Paris) a plaidé pour un manger bon, beau et juste et insisté sur la nécessité que nous reprenions la main sur notre alimentation car :
- d'une part "nous sommes ce que nous mangeons",
- d'autre part "ce que nous mangeons dessine notre monde".

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Bien sûr, on est aussi passé à la phase concrète à travers les deux repas de la journée. Le déjeuner destiné aux participants du colloque était proposé par le chef étoilé du cru, Jacques Chibois. Il s'était inspiré du titre de l'événement et a proposé deux bouillons et un dessert. Le tout était savoureux et j'ai par ailleurs déjeuné avec grand plaisir avec trois sympathiques et intéressantes personnes, une psychologue corporelle, un entrepreneur en huiles essentielles et un professeur de développement durable. Idée plaisante, le repas était offert et on contribuait selon sa satisfaction. 

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Le soir était organisée une Grande Tablée ouverte à tous les habitants de Grasse. Ils sont venus nombreux et l'abondance de plats disponible en début de soirée a assez vite fait place à des saladiers vides... Cela m'a paru un moment de partage très réussi, toutes générations confondues.

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Bref, différents exemples concrets et stimulants du rôle que peut jouer l'alimentation pour rapprocher et inspirer les êtres humains. Michel Godet, "prospectiviste", ne m'a pas paru très raccord avec le reste de la journée hormis les exemples de réussites alimentaires qu'il a citées (l'essor du piment d'Espelette par exemple). Il est intervenu en premier mais j'en ai retenu ce qui pourrait faire office de conclusion : "Il faut partir de soi et se demander "que puis-je faire là où je me trouve ?""
 
NB : les dessins sur écran ont tous été réalisés en direct par Eric Grelet qui commentait ainsi avec à-propos les interventions.
 

17/10/2014

Traces de l'été : je suis de plus en plus flexitarienne

Le flexitarisme, j'en avais parlé il y a quelques années. Je mangeais souvent de la viande et du poisson mais je faisais aussi beaucoup de repas végétariens. J'exagérais un peu, on définit plutôt par ce mot (mais à quoi bon mettre des étiquettes ;-) ?) des personnes essentiellement végétariennes qui consomment occasionnellement de la viande et du poisson.

Depuis 2011, mon alimentation a continué à évoluer et je mange de plus en plus souvent végétarien. Cet été, je me suis dit assez naturellement que je n'avais plus vraiment envie de cuisiner de la viande ou du poisson. Ce n'est pas une décision ferme, c'est une écoute de mes envies du moment.

Mes bentos, mes repas à la maison sont  donc essentiellement végétariens.

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Monsieur propose aussi souvent des plats végétariens, qu'il s'agisse de pâtes, de tortilla aux légumes, d'une assiette composée, de tofu japonais, ... Ou des plats avec une petite note carnée, des lardons dans les artichauts à la barigoule par exemple.

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Ne pas en cuisiner ne signifie pas ne plus en manger. Je suis attentive à la qualité des produits. Je continue à me régaler plus occasionnellement de poisson grillé, d'un sandwich jambon-beurre maison avec des super ingrédients, de sushi chez Kifune.

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Mais j'apprécie aussi les restaurants qui prennent la peine de proposer un plat végétarien, surtout quand cela a été pensé et travaillé comme un vrai plat complet et plaisant. C'est le cas dans la formule déjeuner chez Semilla, dans le 6eme arrondissement, par exemple. Ainsi, j'y ai récemment mangé un plat à base de quinoa, choux, blettes, fromage, original et savoureux. La pizzeria du Loretta est aussi un endroit tout à fait plaisant et adapté si on veut manger végétarien.

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Tout cela est souple, intuitif, j'écoute mes envies, à table et en cuisine. Sans intention de devenir végétarienne.

Bilan après deux mois : je continue avec plaisir et gourmandise, sans contrainte ni frustration. Ni prosélytisme vis-à-vis de mes patients dont je respecte les goûts et les envies.

Et vous, votre façon de manger évolue-t-elle ces derniers temps ?

16/10/2014

Traces de l'été : je me régale de jus tout frais

Jusqu'à récemment, j'avais pour habitude assez souvent de me préparer un smoothie le week-end ou quand je commençais à travailler tard. Je disposais pour cela d'un robot-blender qui me servait aussi à râper ou émincer des légumes ou (rarement) à mixer des soupes. Mais au début de l'été, cet engin qui paraissait pourtant solide (et pas premier prix...) a rendu l'âme. Que faire alors, en racheter un similaire ?

J'en ai profité pour m'interroger sur mes habitudes. Depuis quelque temps, par ailleurs, j'avais entendu parler des extracteurs de jus deci-delà, plutôt chez des frugivores obsédés de leur dose de vitamines quotidienne.

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Après réflexion, visite chez Darty & co, analyse de mes besoins, discussion avec Esterelle, devenue experte du sujet, je me suis finalement décidée pour un extracteur de jus. Un engin fort coûteux (je me suis fait une sorte de cadeau de Noël avant l'heure). Un extracteur de jus, comme son nom l'indique, produit des jus, à base de fruits et légumes. Et aussi, selon les modèles, des mousses, des glaces, voire des pâtes. 

La différence entre un jus et un smoothie, vous demandez-vous peut-être ? Un smoothie, c'est le résultat mixé des fruits et légumes  avec une part de liquide que vous avez mis dans un blender. Vous récupérez toute la matière et si vous avez inclus par exemple un fruit un peu nourrissant comme la banane, vous aurez un smoothie qui peut bien vous rassasier.
Un jus, c'est l'extrait liquide des fruits et légumes que vous mettez dans la centrifugeuse ou l'extracteur. Et donc, l'appareil met de côté les fibres. L'astucieuse Esterelle propose si possible de les recycler, par exemple les fibres de la carotte pour un carrot cake.

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Avantages et inconvénients des deux :

- le smoothie comme on ne perd rien est plus nourrissant et vous rassasiera donc plus longtemps.

- le jus est plus léger et surtout, l'argument mis en avant par ses défenseurs, est absorbé rapidement avec toutes ses vitamines qui vont vous donner la pêche ! L'extracteur a a un fonctionnement à basse vitesse qui ne chaufferait pas les aliments et préserverait donc leurs nutriments bien mieux qu'une centrifugeuse.

Pour ma part, j'aime bien jus et smoothie et je devrais pouvoir faire des sortes de smoothie avec un des ustensiles de mon extracteur. A suivre !  

L'utilisation de l'extracteur est très simple et le nettoyage facile (beaucoup plus que celui de mon ancienne centrifugeuse...). Mais il faut une bonne organisation pour s'approvisionner régulièrement en fruits et légumes variés. Puis prévoir un peu de temps pour les laver et couper. La réalisation d'un grand verre de jus est en soi rapide.

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J'ai surtout improvisé en fonction de ce que je trouvais, ce que j'avais sous la main, en lisant soigneusement les conseils d'Esterelle dans son livre par ingrédient. Carotte, concombre, courgette, pomme, poire, épinards, graines germées, gingembre, pamplemousse, citron, ...

Exemples qui m'ont régalée :

- concombre-ananas-menthe,

- concombre-courgette-céleri-fenouil-kiwi-citron-menthe-graines germées,

- ananas-melon-prune-poivron-épinard-citron vert-gingembre,

- pomme-carotte-fenouil-concombre-kiwi-gingembre,

- pomme-carotte-orange-concombre-kiwi,

- pomme-carotte-ananas-concombre-gingembre, etc. etc.

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Bilan après deux mois :

Je n'ai pas encore optimisé l'aspect logistique de la chose. Pour l'instant, je suis à contre-courant de mon habitude précédente : je me prépare des jus en semaine, environ 2 à 3 fois par semaine en fonction de mon emploi du temps. A poursuivre car c'est délicieux, mais en m'organisant mieux...

NB : pour moi, boire des jus ne remplace pas le fait de manger des fruits et des légumes sous diverses formes, crus et cuits, car j'adore ça, c'est un autre type de plaisir.

13/10/2014

Alors, on en est où des bienfaits de l'été ?

Je vous avais suggéré il y a quelques semaines "Pas de résolutions de rentrée", mais je ne suis pas sûre que vous m'ayez écoutée... Je parlais plutôt de garder des traces de l'esprit de l'été, qu'il s'agisse de rythme, de temps pour soi, de nouvelles petites habitudes, ... Alors, où en êtes-vous ? Qu'avez-vous fait ? Vous êtes-vous laissé(e) entraîner par le flot incessant des contraintes de rentrée ou avez-vous gardé le cap de ce qui vous fait du bien, vous ressource et vous énergise ? Si vous avez laissé filer les semaines, ce n'est pas grave, peut-être est-ce justement maintenant, les urgences de la rentrée étant passées, que vous pouvez vous poser et penser à vous ?

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Pour ma part, j'ai recommencé à travailler le 19 août, donc je peux dresser un premier bilan sur presque deux mois. Je n'avais pas pris de grandes résolutions. En revanche, j'avais expérimenté quelques nouveautés cet été en étant au calme à Paris et je voulais observer comment elles passaient l'épreuve de la rentrée et d'une quantité de travail  nettement plus dense.


Ces nouveautés, je vais vous en parler plus en détail dans les jours qui viennent :

- je cultive des graines germées,

- je débute le yoga,

- je deviens plus flexitarienne,

- je bois des jus maison.


A demain pour la suite !

Et vous, avez-vous des traces de l'été encore bien vivantes ?

 

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