14.02.2009

Sandwich : Cojean - Goutu, le match !

Ne reculant devant aucun effort pour vous informer et en toute subjectivité, je me suis lancée dans un match-dégustation Cojean - Goutu pour évaluer le rapport qualité-prix de leurs sandwiches. Comparaison logique puisqu'on trouve les deux enseignes à quelques mètres l'une de l'autre rue Le Peletier, dans le 9eme arrondissement à Paris. J'aime beaucoup les salades et desserts originaux de Cojean mais tout est vraiment très cher. Goutu parie sur le prix (au moins pour quelques produits d'appel) mais la qualité est-elle au rendez-vous ?

J'ai acheté (pas le même jour évidemment !) des repas les plus semblables possibles, composés de 2 sandwiches et un dessert.
Goutu :
1. sandwich chiffonnade de jambon blanc/beurre salé à 1 €,
2. sandwich caillé de chèvre , tomates confites, pousses de roquette à 2 €,
3. fromage blanc 0% coulis de fruits rouges et brisures de speculos (2 garnitures au choix) à 2,50 €
Coût total : 5,50€

Cojean :
1. mini-mixte : sandwich baguette jambon-emmenthal-cornichon (pas de jambon seul) à 2,80 €
2. mini-chèvre : sandwich chèvre frais/mâche/tomates séchées à 2,90 €
3. fromage blanc 0% coulis de framboises muesli croustillant à 3,10 €
Coût total : 8,80 €

Bilan :
Sandwiches Goutu préparés en temps réel, ceux de Cojean un peu à l'avance mais cela ne nuit pas à leur fraîcheur. Service souriant dans les deux cas.

1. La chiffonade de jambon Goutu est bonne et copieuse mais le gros point faible est le pain, vraiment trop mou, pas assez cuit, farineux, pas du tout ce que l'on attend pour un "jambon-beurre". Un cornichon serait bienvenu mais à 1 €, il ne faut pas rêver ! A l'inverse, le pain Cojean est craquant. Chez Cojean, le jambon est bon mais le fromage (tranche très fine et sans goût) n'apporte rien, on pourrait s'en passer. Bon point : 1/2 cornichon.

2. Sandwich Goutu : la roquette et les tomates ont du goût, le pain passe mieux car il est style ciabatta et on a l'impression d'une sorte de sandwich italien. Au global, un sandwich savoureux, bien garni. Sandwich Cojean : le pain est toujours craquant mais la garniture est très décevante : la mâche a peu de goût et n'est pas très copieuse et les tomates sont bonnes mais très insuffisantes (deux seulement), d'où une saveur pas assez marquée, avec le chèvre trop présent.

3. Fromage blanc : le coulis Goutu est trop liquide, le résultat est correct sans plus. Le coulis Cojean est meilleur, avec des morceaux de fruits.
Dans les deux cas, c'est vraiment trop sucré à mon goût. Pourquoi par ailleurs proposer hypocritement des fromages blancs à 0% ?

Conclusion :
Les sandwiches Cojean ne justifient pas l'écart de prix, à l'exception du pain. Si Goutu revoyait un peu cet aspect là, ce serait assez convaincant. Il vaut mieux aller chez Cojean pour d'autres plats, si on a les moyens. Par ailleurs, je suggère de se passer de ce type de dessert, très cher, et de prévoir par exemple un fruit par ailleurs (on peut d'ailleurs en acheter chez Goutu pour 1 €).

Enfin, on choisit souvent un sandwich car on a peu de temps pour déjeuner. Ce n'est pas une raison pour le manger à toute vitesse, en marchant, dans le métro, en travaillant !
Quel que soit son emploi de temps, on peut se trouver quelques minutes de calme, dedans ou dehors, et se consacrer à la dégustation de son sandwich en le mangeant lentement et en se centrant sur ses saveurs et sur le moment où on est rassasié. Le plaisir en sera accru, s'il est bon bien sûr !

31.01.2009

Manger souvent au restaurant, pas d'inquiétude !

Pour ceux qui n'auraient pas eu le courage de cliquer il y a quelques jours pour lire ma chronique sur le site www.toutpourlesfemmes.com, je vous en redonne les principaux éléments ici. Il s'agit (et cela concerne bien sûr autant les hommes que les femmes !) de se faire plaisir au restaurant en respectant ses sensations alimentaires. Si on le fait, y aller souvent n’est absolument pas synonyme de prise de poids automatique.

D'abord, pour qu'un repas au restaurant soit le plus agréable possible, essayez dans la mesure du possible de manger des plats que vous aimez et qui vous attirent ce jour-là. Donc, n’hésitez pas à vous affirmer au moment du choix de l’endroit : de quelle cuisine rêvez-vous ? française style brasserie, italienne, japonaise, etc. ?

Ensuite, une fois installé au restaurant, la carte entre les mains, prenez deux minutes pour vous demander, d’une part, quel est l’état de votre faim et, d’autre part, quelle est votre envie du moment. Il est préférable de ne pas arriver complètement affamé à la table du déjeuner : c’est un grand classique de se jeter sur la corbeille de pain dans ces cas-là, la tentation étant d’autant plus grande s’il s’agit de pain frais et croustillant. Goûtez-le mais gardez votre faim pour ce plat que vous avez choisi avec attention.

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Méfiez-vous des formules qui vous donnent l’impression de faire des économies. C’est rarement les plats dont on a le plus envie qui y sont proposés : vous prenez un plat qui vous tente moins, au risque de ne pas être complètement rassasié en termes de plaisir gustatif. Et, s’il s’agit par exemple d’une formule copieuse entrée-plat ou plat-dessert, vous allez peut-être manger au-delà de votre faim. Choisissez plutôt un plat qui vous fait vraiment plaisir et qui correspond à votre appétit, vous serez rassasié et vous ne dépenserez pas plus.

Si vous êtes un jour de grand appétit ou amateur de sucré et que le lieu est réputé pour ses desserts, choisissez votre plat en fonction du dessert : pas temps par souci diététique mais pour repartir léger du restaurant : vous avez sans doute une après-midi chargée qui vous attend… Rappelez-vous que, pour vous sentir bien, vous devriez le plus souvent rester dans votre « zone de confort » : ni arriver à table affamé, ni en sortir le ventre plus que plein. Ne vous sentez d'ailleurs pas obligé de finir votre asiette si elle est trop copieuse.

S’il s’agit d’un repas dans un très bon restaurant, ne vous inquiétez pas : ce n’est en général pas dans ce type d’endroit que les portions sont les plus grandes. Si c’est très bon et assez copieux, savourez les mets, profitez de ce bon moment et votre corps régulera normalement votre faim lors du prochain repas.

Dans tous les cas, prenez le temps de manger lentement, de déguster chaque bouchée. N’hésitez pas d’ailleurs à mettre en avant votre intérêt pour le repas, si c’est votre interlocuteur qui a choisi le restaurant.

Quant au vin, à vous de voir comment vous le tolérez à l’heure du déjeuner. Ne raisonnez pas par habitude mais demandez-vous si en boire un verre vous fait réellement plaisir et si votre plat justifie particulièrement cet accompagnement.

Pour varier les déjeuners, discutez avec vos amis et collègues pour dénicher de nouvelles adresses plaisantes, tenez-vous au courant des ouvertures de restaurant dans votre quartier, il n’y a pas de honte à apparaître comme « fin gourmet ».

27.08.2008

Malheurs avec l'informatique au restaurant !

A bas l'informatique source de rigidité au restaurant !

Cela deux fois que la même mésaventure m'arrive : je suis attentive à mes sensations alimentaires, notamment le fait d'être rassasiée, comme je le recommande à mes patients. Donc, je ne sais pas forcément en début de repas si j'aurai envie d'un dessert. Or, il semble que cela doive me priver des formules souvent proposées au déjeuner.

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En effet, par deux fois, j'ai commandé un plat de la formule sans dire expressément que je choisissais cette formule plat+dessert. Et qu'arriva-t-il ? Au moment du dessert, je demande le dessert de la formule et là, je me fais "engueuler" : "il fallait le dire plus tôt, on ne peut plus changer" ! (c'est la faute à l'informatique !). Dans un des cas, le serveur a finalement fait la modification en rechignant, dans l'autre cas, il n'y a rien eu à faire, il fallait faire son choix en début de repas. Et tout ça s'est passé de façon très peu aimable !

Quelle rigidité, quel non-sens du service ! C'est dans ces moments-là que je comprends encore mieux le succès des chaînes de type Cojean où tout est libre, où on peut prendre une entrée et deux desserts si on a envie, ou le fait que les gens rechignent de plus en plus à aller au restaurant (cf les vacances des Français cet été !)