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24/08/2017

Alors, les vacances ? 2ème épisode, on mange au resto ?

Si vous êtes parti(e) en vacances, en France ou à l'étranger, peut-être avez-vous eu l'occasion de découvrir quelques tables locales, simples ou gastronomiques. J'espère que vous vous êtes régalé(e). A Paris, il est clair que, repos oblige et période d'activité plus calme, un grand nombre de tables ferment en août. Il reste bien sûr des brasseries, restaurants de chaînes, etc., pas vraiment le plus réjouissant pour les touristes gastronomes. Mais, plusieurs sites s'en font l'écho (Télérama (merci Esterelle !), le Figaroscope, Paris by Mouth...), on peut trouver quelques bonnes tables de tous styles à Paris en août et je ne m'en suis pas privée.

Début août, avant leur fermeture estivale, on est allés se régaler d'un très bon mezze (végétarien) chez Ibrik, lieu décidément fort plaisant à tous points de vue.

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A l'occasion d'un passage à Paris de notre cher ami et fin gourmet de Tokyo, nous sommes allés découvrir la troisième et nouvellement ouverte table d'un chef qu'on apprécie grandement, William Ledeuil. Ce Kitchen Ter(re) a été imaginé autour des pâtes (et, semble-t-il, prochainement, des bouillons), suite à une rencontre et un travail en commun avec le paysan-meunier-boulanger Roland Feuillas. Celui-ci, dont j'appréciais les dentelles de Cucugnan, a conçu pour le restaurant d'autres pâtes avec ses farines de blé anciens. Et évidemment, outre les pâtes, il y a des entrées et desserts dans l'esprit de William Ledeuil. Ce fut délicieux de bout en bout, et le plat de pâtes que j'avais choisi, des casarecce de farine d'épeautre avec "volaille laquée, harissa et citron confit", s'avéra puissamment et très plaisamment parfumé. Seul regret, ce n'est pas donné le soir (une cinquantaine d'euros), le prix du travail et de la qualité des produits bien sûr.

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Les différentes pâtes imaginées par Roland Feuillas pour le restaurant

 On est allés déjeuner chez Kokoro, dont j'avais un très bon souvenir, déjà un peu ancien, en agréable compagnie. Et le repas fut délicieux et sympathique. J'ai pris les deux entrées du menu (bonne idée qu'elles soient aussi tarifées à la carte) : une terrine de cochon maison absolument délicieuse et une soupe de crabe aux carottes jaune. En dessert, une étonnante et savoureuse tarte tomate/melon/mûre servie avec une glace à la marjolaine. Le menu du déjeuner entrée-plat-dessert est à 23 euros, ce que je trouve très raisonnable pour la qualité. Le pain maison est excellent.

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Et aussi la nouvelle table-boutique d'Arnaud Nicolas, dont j'avais apprécié le Boudoir il y a plusieurs années. On n'a pas pris de plats classiques, on a préféré découvrir les spécialités charcutières de la maison. Du coup, on s'en est partagé quatre, vraiment excellentes. Mention particulière pour le pâté en croûte, une merveille. Eh non, je ne suis toujours pas végétarienne et ce type d'adresse ne me donne pas envie de le devenir... On y a été fort bien accueillis avec un vin à goûter et on a échangé de façon intéressante avec Stéphane Dufau, l'associé d'Arnaud Nicolas sur leur exigence à toutes les étapes de fabrication des produits.

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On a aussi découvert une table que j'avais envie de goûter depuis un long moment (deux ans ?), Les Amis de Messina : j'étais passée devant par hasard peu après l'ouverture et ils m'avaient gentiment fait visiter leur bel espace. La cuisine d'inspiration sicilienne et la formule déjeuner à 25€ nous a réjouis : aubergine à la sicilienne fondante à souhait pour moi, puis le partage de pâtes saucisse-courgette et tomate-anchois-chapelure bien goûteuses et enfin à nouveau le partage d'un cannoli excellent et de délicieuses glaces (noisette pour moi, vraiment bonne). 

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Et sinon, en escapade d'une journée à Lyon (je vous en reparle bientôt), j'avais été ravie de voir que Le Kitchen Café que j'avais beaucoup aimé en début d'année était ouvert en août. Je me suis régalée et j'ai particulièrement apprécié l'entrée : encornets, concombre, riz sauvage et citron confit. Le menu de grande qualité est à 23 euros entrée-plat-dessert et cela explique sans doute que cela soit visiblement toujours plein.

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Et vous, avez-vous eu l'occasion de belles étapes gourmandes ?

29/07/2017

Juillet, un mois fort gourmand

Je ne sais pas si c'est votre cas mais, les vacances de la plupart des personnes approchant, ici, tout le monde est tout à coup pressé de se voir et les sorties se multiplient. Je constate en revanche que, contrairement à beaucoup, on est bien plus adeptes des dîners que des apéros en terrasse ou des pique-nique... question d'âge peut-être ? Beaucoup de restos donc mais aussi de la cuisine maison à la faveur d'un emploi du temps un peu moins chargé.

Côté sorties, on est retournés se régaler aux Enfants Rouges, sans doute une de mes tables préférées à Paris. Cela faisait un moment qu'on n'y était pas allés et il me semble que le prix a augmenté (48 euros au dîner, entrée-plat-dessert) mais cela les vaut car tout est délicieux. Mon plat par exemple (rôti de veau basque fumé avec coquillages, purée d'aubergine, salicorne, crottin et jus au pistou) fut un délice. Le dessert réunissait par ailleurs quelques ingrédients fort tentants : mousse framboise d'Ardèche, mousse praliné, rhubarbe, meringue aux noix de Pécan.

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Je suis retournée déjeuner chez Fulgurances où la chef Céline Pham était encore en résidence, avant visiblement d'aller vers une ouverture en propre. Que j'aime sa cuisine ! Il y avait notamment un fantastique sorbet au basilic thaï accompagné d'abricots et fromage blanc.

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J'ai organisé pour la deuxième fois un dîner "privé" chez Mokonuts, un autre de mes lieux préférés, tellement bon et chaleureux à la fois.  C'est habituellement fermé le soir et n'ouvre que sous cette forme. Nous étions six et ce fut un délicieux repas en tous points avec notamment l'incontournable et irrésistible labneh au zaatar.

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J'ai découvert une petite table fort sympathique ouverte récemment dans le 18ème, Etsi, où l'on s'est partagé des petits plats savoureux.

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J'ai déjeuné avec plaisir chez Orties, une nouvelle table du 9ème où j'ai particulièrement apprécié entrée, à base de poivron, courgette et eau de tomate, et dessert, avec un melon mariné à la fleur d'oranger et un sorbet persil-citron.

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J'ai découvert avec grand plaisir le bistrot Les Petits Plats dans le 14eme : accueil sympathique et repas excellent de bout en bout, dont un délicieux dessert, combawa (un agrume) en omelette norvégienne. Je l'avais repéré pour sa proposition de 2 tailles de plat, j'y reviendrai. 

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Et encore d'autres restaurants pour des repas amicaux, dont Aux Plumes, où un jeune chef japonais propose une plaisante formule déjeuner à 18 euros, avec un trio d'entrées présentés de façon amusante dans un cageot, un plat et une cocotte de légumes savoureux à partager.

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Côté déjeuner, j'ai continué à fréquenter quelques cantines appréciées, SoNat, où il y a des bols variés et originaux, Mersea où j'ai apprécié un "Fish de poulpe", Wynwood qui a simplifié sa carte et où j'ai beaucoup apprécié un "Green Havana Bowl" varié et très bon.

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J'ai aussi cuisiné de saison :

- beaucoup de salades, dont une délicieuse recette sarde de Laura Zavan : tomate-céleri-poutargue et pain Carasau,

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Une salade d'Ottolenghi aubergine-poivron-tomate-mozzarella-coriandre

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ou une recette tomate-mozzarella-pommes de terre-pesto inspirée de Pascale Weeks

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- une sorte de taboulé aux tomates et aubergines

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- une socca aux courgettes jaunes

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et bien d'autres assiettes autour des légumes de saison dont on profite avec joie.

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J'ai réalisé avec bonheur un délicieux crêmet d'Anjou, dessert découvert lors du Salon d'Ancenis

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Et aussi mon premier cobbler aux pêches, un gâteau d'origine américaine qui change du crumble et est très facile à faire.

Monsieur nous a régalés de pâtes aubergine-tomate-mozzarella, ou au ragoût d'espadon tomaté

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avec des légumes farcis très réussis

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et aussi plusieurs gratins délicieux (aubergine parmesane, épinard-tomate, ratatouille)

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 A noter que Mersea et Wynwood, notamment, ont ouverts tout l'été, alors que la majorité des tables parisiennes sont fermées.

Et vous, qu'avez-vous mangé / découvert/ cuisiné de bon ?

21/07/2017

Juillet bien occupé, pas encore le repos...

Oh qu'il est loin le temps où je préparais une série de billets en avance pour que vous ayez de la lecture tout l'été ! Oh bien sûr, j'ai arrêté car c'est tellement important que vous déconnectiez en été... Certes mais surtout, malheureusement, j'alimente déjà insuffisamment ce blog le reste de l'année et c'est d'abord à cela que j'aimerais remédier. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais le temps ! Ou le choix d'y allouer du temps. Seuls peut-être ceux qui tiennent/ont tenu un blog savent le temps que prend la publication d'un billet, même simple.

En attendant, un billet pour partager en vrac ce qui s'est déjà passé d'intéressant en ce mois de juillet bientôt terminé.

J'ai eu une rencontre passionnante avec Elodie Sueur-Monsenert. Après avoir expérimenté un très large échantillon de thérapies classiques, marginales ou exotiques sur elle-même, cette femme passionnée et persévérante a conclu à l'importance de passer par le corps pour mener un travail thérapeutique. Elle est devenue photo-thérapeute et a mené un travail étonnant avec la jeune actrice Chloé Hollings, auteur de Fuck les régimes, autour de l'acceptation de son corps et de sa féminité, en utilisant la photo et d'autres outils. C'est un travail thérapeutique intense mais qui me parait très riche pour des femmes qui sont vraiment en désamour, voire en ignorance totale, de leur corps.

Je suis intervenue dans l'émission de Flavie Flament sur RTL, On est faits pour s'entendre, au sujet des intolérances alimentaires. C'était la deuxième fois que je participais à cette émission et j'apprécie vraiment l'atmosphère chaleureuse et joyeuse qui règne dans ce studio, parallèlement à un vrai intérêt pour les sujets. Certes, on n'est pas allées au fond de ce sujet complexe mais je trouve intéressant que cette émission n'invite pas plus de deux personnes pour leur laisser un temps de parole non négligeable.

J'ai assisté au lancement d'une nouvelle association qui veut valoriser le travail et la place des femmes dans l'univers "Food" : Elles sont food ! Ce fut une soirée chaleureuse, passionnante, riche de retrouvailles avec de multiples connaissances et de découvertes d'autres, toutes unies par la passion de l'alimentation et de la gastronomie.

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Je suis allée voir le film A la recherche des femmes chefs : on nous avait projeté le début dans cette soirée et cela donnait vraiment envie de poursuivre la découverte. C'est très stimulant de voir des femmes chefs aux quatre coins du monde, étoilées ou dans la nourriture de rue, bosseuses, énergiques, drôles, combatives, défendre leur métier avec passion et sans beaucoup d'illusion sur l'appui à attendre des hommes.

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J'ai été invitée à la pré-ouverture de Maison Aleph, un nouveau lieu délicieux dans le Marais, consacré aux pâtisseries du Levant réinterprétées de façon personnelle par Myriam Sabet, une femme rayonnante et passionnée, reconvertie, désireuse de partager la richesse parfumée des pâtisseries de Syrie, qui voit dans la pâtisserie un moyen de concilier créativité et rigueur.

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J'ai beaucoup apprécié les premiers articles de la série de l'été anti-régimes du site Slate (pas seulement parce qu'un des articles me cite !) : les régimes ne marchent pas, les injonctions minceur de la presse fémininela dysmorphophobie (terme savant pour désigner une vision déformée de son corps). D'autres à suivre.

J'ai été interviewée par Le Huffington Post sur ce que mangent les diététiciens sur le chemin des vacances. Ben, comme tout le monde, ma bonne dame ! Enfin, en ce qui me concerne, toujours la priorité autant que possible au fait maison.

Suite à un n-ième communiqué d'une cantine "healthy", j'ai écrit un tweet qui est sans doute celui qui a le plus d'impact depuis que je publie sur ce réseau... A ce sujet, on peut (re)lire le chapitre "Sans" de mon livre (évidemment, je respecte le choix obligé de tous ceux qui n'ont pas le choix pour raisons de santé, ce n'est pas le sujet)

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Et sinon, le cabinet va faire une pause côté consultations mais moi, pas tout à fait, j'ai été conviée à faire une conférence "Stop aux diktats, vive la liberté alimentaire !" à Gordes (il y a lieu plus désagréable !) dans le Lubéron (où j'avais passé quelques jours de repos il y a quelques années). Ce sera le dimanche 6 août à 15h30 dans le cadre de la Fête du Vin et de l'Olive qui propose toutes sortes d'animations. A noter si vous êtes dans le coin ou si vous connaissez des personnes par là.

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Bon mois d'août, qu'il soit un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout reposant !

 

01/07/2017

Juin entre boulot parisien et repos italien

Je vous avais raconté une semaine de juin, le reste fut bien plaisant.

Il y eut, la semaine dernière, en Italie, plus précisément en Ligurie, au même endroit que l'année dernière, un très tranquille séjour piscine/balades/repos/bons repas.

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On s'est notamment régalés plusieurs fois de focaccia, notamment au fromage, spécialité de Santa Margherita Ligure et sa région, et de glaces délicieuses.

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Il y eut d'ailleurs un quiproquo linguistique amusant. Après pâtes, focaccie & co, certes des tomates, j'ai eu un jour particulièrement envie de crudités. On se retrouve dans un restaurant un peu chic où le serveur nous liste les plats du jour en français parfait et j'entends justement "crudités" : je prends cela sans hésiter, en plus de raviolis à l'encre de seiche et gambas. Etonnement quand cela arrive, il s'agissait en fait de poissons (et coquillages, crustacés) crus ! Ce fut excellent mais mon envie a dû attendre le lendemain ! 

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Il y eut, cette semaine, un "Facebook Live" avec le magazine Elle où j'ai parlé de toutes sortes d'idées reçues que l'on eut avoir sur l'alimentation. Vous pouvez le voir là, sur la page Facebook de Elle.

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Il y eut un intéressant colloque du FFAS sur l'alimentation de la femme enceinte, qui allait dans mon sens de la non-privation et de la personnalisation : voilà qui devrait être le petit coup de pouce nécessaire pour que j'écrive enfin le billet que j'ai en tête sur le sujet. Rendez-vous à la rentrée.

Il y eut un délicieux déjeuner chez Détour, un restaurant situé à deux pas de mon cabinet, et j'ai eu la surprise de me voir prise en photo lors de ce repas sur le Figaroscope (sans demande d'autorisation, curieux, non...?)

Il y eut une interview sur "bien manger au travail" qui devrait paraître à la rentrée.

Il y eut un très plaisante journée à Ancenis où j'ai non seulement échangé avec de nombreux potentiels lecteurs mais rencontré/revu plusieurs auteurs fort sympathiques et refait notamment un petit stock de confitures de Stephan Perrotte.

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Il y eut de délicieux repas variés à base de légumes de saison, et ce n'est pas fini !

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Il y eut un délicieux "greek bowl" (granola, fruits frais et secs, yaourt grec) chez le très sympathique Ibrik (je me réjouis de l'arrivée récente de plusieurs "cantines" sympathiques pas très loin de mon cabinet)

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Et il y eut, au dernier jour de juin, la mort de Simone Veil. J'ai pensé à son courage, sa détermination, ses convictions et je me dis que ces qualités devraient nous inspirer dans nos propres combats ou projets essentiels.

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14/06/2017

Ce serait quoi l'indispensable si on vivait de peu ? (ou une délicieuse escapade à St Malo)

Il y a quelques semaines, nous sommes allés passer un long week-end, de vendredi à dimanche à Saint-Malo. Nous commençons à bien connaitre cette ville car nous y avons fait plusieurs courts séjours et c'est toujours un plaisir de s'y promener et surtout d'y contempler les variations de la mer, du ciel et du sable au fil des marées, le long du Sillon.

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C'était un week-end festif et on a fait une délicieuse escapade à Cancale pour déjeuner au restaurant Le Coquillage de la famille Roellinger. Ce fut un parfait moment de variations gourmandes maritimes puis sucrée.

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Pour le reste, on s'est régalés d’huîtres, crevettes et autres nourritures maritimes de saison. Et aussi de merveilleuses crêpes Suzette, préparées à table sous nos yeux ravis, dessert assez rare, surtout à prix abordable, au toujours sympathique Café de l'Ouest.

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On a aussi découvert la Maison du Sarrasin, créée par le fondateur du Breizh Café, initiateur de multiples crêperies & co, qui fait ainsi la jonction entre Japon, Bretagne et folie du sans gluten. On y a été très bien accueillis et on a tout goûté (que des produits à base de sarrasin bien sûr). Je suis repartie avec deux fabuleux miels de sarrasin locaux (et sans aucune amertume que j'avais parfois trouvée dans cette variété de miel) et des grains soufflés et croustillants, que je dissémine depuis sur des bols de petit déjeuner ou des salades.

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Nous baladant dans les rues de la ville intra-muros, on est tombés sur une sympathique librairie qui avait un rayon Japon non négligeable. J'y ai trouvé l'Eloge du Peu, de Ryunosuke Koike, chroniqué quelques jours plus tôt sur l'excellent blog Lire le Japon. J'hésitais à l'acheter, étant déjà assez largement sortie du monde de la consommation excessive, mais j'étais curieuse et puis j'étais en manque de lecture pour le séjour et le train, alors allons-y. J'y ai trouvé intérêt malgré un côté un peu répétitif et insistant, car ce genre de livres donne toujours quelques pistes pour réfléchir sur soi. L'auteur n'est pas pour une ascèse triste mais plutôt pour peu, beau et bon, et un usage sage de son argent. J'ai été amusée de voir que, tout minimaliste qu'il soit, l'auteur attache de l'importance à la qualité de ce qu'il mange et choisit de bons ingrédients et je me suis reconnue dans quelques autres comportements.

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Je suis cependant tout à fait consciente que je suis loin d'une consommation et d'un mode de vie vraiment minimalistes. La simultanéité de ce voyage et de cette lecture m'a fait réfléchir à ce que serait pour moi vivre de peu, par choix ou par obligation. Ce serait continuer à bien manger évidemment, ce qui est possible sans se ruiner en cuisinant de saison. Lire aussi, et pour cela, il y a les bienheureuses bibliothèques que je ne fréquente pas assez. Et me nourrir de belles rencontres. Et ce serait aussi pouvoir venir ainsi contempler la mer, tellement c'est un bonheur de chaque instant, émerveillant et régénérant. Je me dis que cela devrait être possible, ne serait-ce qu'en allant passer la journée au Touquet...

Et vous, quels seraient vos indispensables si vous viviez de peu ?

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15/05/2017

A bas le café gourmand, vive le café mini-gourmand !

Peut-être certains d'entre vous se souviennent-ils d'un temps où le café bu au restaurant arrivait seul, vraiment seul... Puis est arrivé le petit carré de chocolat, l'amande chocolatée, le speculos et autres douceurs. Avec l'idée qu'une petite douceur accompagnant le café faisait plaisir à beaucoup. <permettait de faire passer son amertume. Et puis un jour, quelqu'un a imaginé le café gourmand. Pour ceux qui ne voulaient/pouvaient pas prendre de dessert mais avaient d'une petite "note sucrée". Ce fut un mini-dessert puis deux puis trois et le prix est monté en conséquence. Aujourd'hui, nombreux sont les lieux où le café gourmand est aussi copieux qu'un dessert et aussi coûteux. Le risque est alors qu'on mange trop, on n'a pas envie de gâcher. Car on n'a pas forcément faim pour tout cela ni envie de ce supplément. La bonne idée de départ a dérapé car elle avait du succès. Dans ces endroits-là, évidemment, on ne fait pas d'effort sur le café de base. Retour à la case départ !

Certains lieux prennent toutefois une autre voie sympathique. Ni rien du tout, ni une proposition coûteuse et copieuse, ni une banale offre industrielle. Mais un minuscule accompagnement fait maison. On est sensible alors à la double attention : accompagner le café et avoir préparé l'accompagnement en question.

Je me souviens ainsi il y a quelques années d'un minuscule macaron chez Acide Macaron, ce qui paraissait assez naturel pour un pâtissier.

Plus récemment, j'ai repéré ainsi :

- des mini-cookies chez Belle Maison (où le serveur a la gentillesse d'apporter du rab au non buveur de café),

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- de minuscules macarons à l'italienne au Petit Keller.

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- une mini-madeleine et une fondante pâte de fruit exotique au Clos des Gourmets.

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Il est possible que le café soit renchéri de quelques centimes, je n'ai pas fait attention, le prix m'a paru standard pour ces types de lieux.

Et en phase avec cette tendance, j'ai retrouvé dimanche une sorte de précurseur, la "Petite Cuillère" en sablé Poilâne, en compagnie d'un savoureux café d'orge au tout nouveau Comptoir Poilâne.

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Rencontrez-vous parfois cela de votre côté ? Est-ce que cela vous plait ?

02/05/2017

Avril au fil des jours

En avril, outre des consultations, rencontres stimulantes, étonnantes, attristantes, réjouissantes, toujours passionnantes, avec de nouvelles patientes ou des fidèles, et quelques interventions en entreprise ou leur préparation, 

J'ai ECOUTE avec intérêt une émission sur Roland Barthes et la nourriture et découvert sa relation au corps, aux régimes, à l'alimentation (je connaissais son goût de la japonaise).

Et aussi cette émission Affaires sensibles sur la passionnante affaire du pain de Pont St Esprit, incluant une intervention du très expert Steven Kaplan.

J'ai LU et adoré ce portrait du journaliste-épicier Sébastien Demorand dans la série toujours passionnante de la journaliste Camille Labro. Et je compte bien retourner déjeuner dans son épicerie fort sympathique.

Et aussi ce très sympathique portrait/visite autour du merveilleux chocolat BONNAT avec la plume si talentueuse de Jacky Durand.  

Et aussi cette belle interview de Patrick Pelloux, "médecin malade" sur sa façon de continuer à vivre.

Et aussi un article sur l'acceptation de la diversité corporelle et des "corps normaux", un thème qui m'est très cher, et qui avance petit pas après petit pas...

Et aussi un témoignage sur la vie et quoi faire avec l'endométriose, sujet très douloureux pour de nombreuses femmes : certes, chacune est différente et doit expérimenter mais les pistes sont intéressantes.  

J'ai PARTICIPE à une soirée-conférence sur l'alimentation (replay) clairement positionnée ANTI-REGIME, organisé par La Ruche Qui dit oui et le MAIF Social Club (un nouveau lieu d'événements et rencontres à Paris) en compagnie de deux personnes aussi convaincues que moi, Florence, diététicienne que je connaissais bien, et Ananda, spécialiste de l'alimentation consciente, que j'ai rencontrée avec plaisir.

J'ai REPONDU à quelques questions de l'association GROS à propos de mon livre.

Et aussi à celles de la tonique Sophie, du blog The Other Art of Livingà propos du chocolat bio.

Et aussi à celles de Gaëlle, dont j'apprécie beaucoup les thématiques d'équilibre vie personnelle-vie professionnelle, sur mon parcours au fil du temps.

J'ai SAVOURE en bonne compagnie un délicieux déjeuner préparé par la talentueuse chef Céline Pham en résidence dans le très gastronome Fulgurances

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J'ai DECOUVERT par hasard à Montmartre un sympathique bistrot, le Grand 8où j'ai apprécié un filet de maigre avec de délicieux légumes de saison, et un riz au lait au coulis de fraises, avec une vue plongeante sur les toits de Paris.

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Et aussi, pas loin de mon cabinet, une sympathique petite cantine méditerranéo-orientale, IBRIK, où j'ai savouré une très bonne assiette de mezze et un café à la turque, préparé en douceur, incitation à prendre son temps.

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Je suis RETOURNEE deux fois chez Belle Maison, pas seulement pour sa proximité mais car le lieu et l'accueil y sont sympathiques et la nourriture très bonne : il y a chaque midi un poisson du jour très bien préparé, au prix de 14 euros.

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Et aussi au Bol Porridge Bar, qui abrita naguère quelques matinales écritures de chapitres de mon livre. L'ouverture aux aurores (7h30) me sied bien, le lieu est agréable et les porridges sont très bons et varient régulièrement.

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Et aussi chez Supernature, où je vais occasionnellement et prends toujours l'assiette vitalité, mélange varié, végétarien et savoureux.

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J'AI ADORE faire la connaissance de Lili Barbery-Coulon, journaliste et blogueuse beauté-style de vie, dont j'aime beaucoup les billets sensibles, intéressants, mélanges de profondeur et de légèreté. Nous avons déjeuné chez Otium, petite cantine végétarienne tout près de chez moi, où on mange un bol varié, bon et nourrissant pour 10 euros. Nous avons parlé minceur, beauté, corps des femmes, régimes, alimentation et autres.

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J'ai CUISINE entre autres une délicieuse tarte aux asperges (pâte à tarte au sarrasin, asperges rôties et crues) du livre Veggivore, toujours de bon conseil, car Monsieur est un grand adorateur de ce légume à la courte saison.

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Et aussi des repas composés, principalement à base de légumes (par exemple ici soupe de cresson, salade carotte-céleri-pomme, tartelettes aux oignons nouveaux, houmos)

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Pour finir, quelques mots d'Aragon relus ces derniers jours sur twitter : 

Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat

(pour relire la Rose et le Réséda en entier, c'est là)

 

 

31/03/2017

Mars 2017, voilà le printemps, toujours gourmand !

Je me doutais que le mois de mars serait bien occupé. Il le fut et même davantage que prévu. J'ai fait plusieurs interventions en entreprise, autour du bien manger au quotidien. J'ai rencontré beaucoup de monde dans des déjeuners, des soirées, ... J'ai beaucoup échangé dans la vie réelle et virtuelle. Et j'ai bien sûr surtout, et c'est toujours fondamental et passionnant pour moi, accompagné des personnes pas à pas vers la tranquillité alimentaire. Je suis tellement contente et touchée quand des patientes soit lentement, soit parfois par un déclic à un moment donné, sortent de leurs pénibles obsessions alimentaires.

J'AI SAVOURE

Les premières asperges. Monsieur adorant ce légume, on n'a pas tardé à chercher de très bonnes asperges vertes et on s'en est même offert de luxueuses et délicieuses de Roques-Hautes (Sylvain Erhardt) (à la Maison Plisson, que je fréquente peu, où l'accueil fut fort sympathique).

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J'AI PREPARE

un merveilleux minestrone et un appétissant brunch (entre autres !)

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J'AI DECOUVERT

L'épicerie-cave-table Le Bel ordinaire, ouverte par le journaliste Sébastien Demorand avec un associé et un financement participatif. Le principe de la table est de faire découvrir certains des produits proposés. J'y ai fait d'appétissantes courses et y ai déjeuné d'une délicieuse salade de poulpe et d'une aérienne mousse de brebis citronnée.

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Une petite cantine libano-syrienne sympathique, At Homs où j'ai fait un savoureux déjeuner de mezze en bonne compagnie.

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Un sympathique table récente du 9eme, Tous, qui a la bonne idée de proposer un mini-chariot de desserts à choisir pour se faire un café (très) gourmand sur mesure : vive la liberté !

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J'AI ECHANGE

Avec de multiples , sympathiques et intéressantes personnes au salon Omnivore (je vous en reparle bientôt) et à cette occasion, j'ai découvert un excellent restaurant de couscous, Chez Hammadi, dans le 5eme grâce à la passionnante et experte Sophie Brissaud.

J'ai fêté la sortie du Carnet de Gratitude de ma créative amie Christie Vanbremeersch (avec la graphiste Noémie Levain) à l'atelier culinaire de la délicieuse et talentueuse Ona Maiocco, un lieu que j'adore. Ona nous a régalés de délicieuses petites bouchées végétales et originales.

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J'ai découvert des cidres extraordinaires en gourmande compagnie et leurs parfaits accords avec huitres, charcuterie, fromage lors d'une fort sympathique soirée présentant la richesse, l'exigence et la diversité des cidres AOC du Cotentin (une invitation du fort sympathique et passionné journaliste Dominique Hutin, ardent promoteur de cette boisson)

J'ai rencontré la créatrice du site MeDoWe un site voulant fédérer/accompagner les femmes actives Frédérique Genicot, dans l'ambiance feutrée du Caffe Stern de bon matin.

J'ai passé une très sympathique et gourmande soirée avec un exceptionnel menu à la pizzeria Bijou (merci Alessandra !)

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JE ME SUIS BALADEE

J'ai rendu une visite à la boutique Chocolatitudes pour une (petite) razzia de très bon chocolat.

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J'ai arpenté quelques rues du 11eme après un déjeuner au sympathique Petit Keller et ainsi enfin visité la pâtisserie Nanan, où on a goûté de délicieuses tartes (citron / chocolat) tandis que d'autres pâtisseries nous faisaient de l'oeil, bien envie d'y retourner !

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Je suis retournée, cela faisait longtemps, déguster une délicieuse glace chez Martine Lambert

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J'AI SOUTENU

Le projet de parution du livre Semences de Catherine Flohic aux éditions Argol. Je suis fatiguée des demandes incessantes de financement participatif (crowdfunding) dans le domaine alimentaire mais je participe à quelques projets qui ont du sens pour moi : celui-ci, qui sera le résultat visiblement d'une somme de rencontres et de recherches énorme autour du vaste sujet des semences, en a.

J'AI CAUSE

J'ai répondu au site Madame Figaro sur le thème de manger seul(e) pour mincir/ne pas grossir. Au-delà de ce qui a été repris dans l'article, je suis nécessairement contre cette idée puisque je travaille sur un changement alimentaire durable et il n'est pas question de se priver de manger en compagnie ! En revanche, on peut travailler à autonomiser ses choix de plat, menu, restaurant... et à s'affirmer face au groupe si besoin. Et quelques repas au calme peuvent aider dans un premier temps si besoin à retrouver l'écoute de ses sensations et la conscience de ce que l'on mange.

J'ai été invitée au salon ProfessionL consacré à la reconversion au féminin à Bordeaux pour raconter la mienne et j'ai répondu à quelques questions en marge de ce témoignage. D'ailleurs, l'intuition, cela vaut bien au-delà ! A l'occasion de cette visite, j'ai déjeuné en compagnie d'Alain Juppé, maire de Bordeaux et en belle compagnie : la "serial entrepreneuse" infatigable Aude de Thuin, la fondatrice de Eh mademoiselle, l'adjointe au maire Virginie Calmels, une brillante cadrette de Google, une jeune et active co-fondatrice de la Fondation des Femmes. Et j'ai conversé avec Alain Juppé de dégustation du chocolat et de prendre le temps de savourer les plats. 

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J'AI LU

J'ai beaucoup aimé lire ce billet sincère de Lili Barbery-Coulon sur son blog Ma Récréation (que j'aime beaucoup lire même si ce n'est pas vraiment mon monde...) sur son chemin pour se réconcilier avec son corps.

J'ai trouvé super ce billet d'Isabelle sur comment s'organiser pour optimiser son budget alimentaire, qui est en phase avec le travail que je fais souvent avec des patient(e)s.

J'ai lu cet article assez complet sur la situation du marché de la viande face aux scandales et à la montée du végétarisme/végétalisme.

J'ai adoré le récit tonifiant du compositeur Michel Legrand

Et vous, que retenez-vous de votre mois de mars ?

 

Chez Hamadi, 12 rue Boutebrie, Paris 5eme

 

29/03/2017

De la cuisine maison oh oui, mais quelques bons produits aussi !

Je pratique et défends la cuisine maison, notamment la cuisine 5S, pour bien manger au quotidien et pas seulement les jours de fête. J'achète très peu de produits industriels en dehors de produits bruts. Mais il y a quelques marques qui me réjouissent par la qualité de leurs produits et leur démarche.

Parmi eux, il y a les produits végétariens et bio de la marque Beendhi, depuis leur création. Il y d'abord eu des produits d'inspiration indienne, le pays d'origine de la créatrice Beena Paradin (que j'ai la chance de connaître et de rencontrer régulièrement), à base de riz, de lentilles, de pois chiches. Le dosage en épices inclus évite de se casser la tête ou d'avoir de multiple pots d'épices entamés et vieillissants. Il suffit d'ajouter de l'eau et de cuire. Puis elle a proposé des bouillons, des préparations pour boissons. Et depuis cette année, une nouvelle gamme a vu le jour, ouverte sur d'autres parfums moins exotiques. Cela a commencé par des bouillons en poudre, à la composition impeccable, et très faciles d'emploi. Puis, ces derniers jours, une nouvelle gamme à base de lentilles, petit épeautre et quinoa, avec pas mal d'autres ingrédients. J'ai préparé la semoule de petit épeautre pour accompagner un tagine de légumes dimanche et ce fut tout à fait délicieux et très parfumé. Il est clair que vous pouvez passer votre chemin si vous n'aimez pas les épices mais sinon, c'est vraiment simple et savoureux.

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J'avais déjà parlé ici des bocaux Le bonheur est dans le pot, une façon simple, saine et goûteuse d'avoir des légumes à disposition quand, parfois, on n'a pas le temps de cuisiner. Cette marque s'est visiblement rebaptisée Karine et Jeff du nom des créateurs, a modernisé ses visuels, surfe un peu sur la mode "vegan" mais je n'ai pas l'impression que les produits aient changé. J'en ai goûté quelques-uns au fil du temps et je les ai trouvés très bons. Avoir 2-3 de ces bocaux dans son placard me parait être bien pratique en cas de repas à improviser, accompagné de riz, semoule, ...

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Découverte récente et sympathique, les pickles de la jeune marque Les 3 chouettes. Bien sûr, il n'est pas très compliqué de faire ses pickles mais on n'est pas obligé de tout faire soi-même ! On a goûté trois parfums et ils sont vraiment délicieux. Monsieur les a utilisés comme tsukemono dans un repas japonais et c'était parfait. Je songe à en utiliser dans des salades, pour donner un peu de tonus à un sandwich, avec une entrée ou un apéritif, ...

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Produits Beendhi offerts, autres produits achetés

Produits disponibles en magasins bio et/ou certaines épiceries fines et sur internet.

 

 

 

17/02/2017

Ce n'est pas le pain qui est mauvais...

"Ce n'est pas le pain qui est mauvais... c'est la manière dont on le produit". Cette phrase qui résume plutôt bien mon avis sur le sujet est extraite de la bande annonce d'un film, Regards sur nos Assiettes que j'ai vu et apprécié fin 2015. C'est un documentaire qui raconte l'expédition de quelques étudiants en quête d'acteurs du bien manger. J'avais espéré alors que ce type de film parlerait aux jeunes et apprécié le fait de trouver une initiative positive, porteuse de solutions (comme l'a fait, peu après, le film Demain), à l'envers des émissions souvent catastrophistes de la télé.

Pour revenir au pain, en effet, ce n'est pas le pain en soi qui est mauvais, pas plus que le gluten qu'il contient, mais la façon dont il est produit. Clarifier cela sans relâche me parait absolument essentiel à un moment où la folie du "sans gluten" nous envahit chaque jour davantage. Comme à chaque fois qu'une tendance possiblement rémunératrice émerge, les gros acteurs du marché s'y sont précipités. Et les gourous du bien-être veulent absolument vous convaincre que le gluten est le diable !

J'ai déjà évoqué plusieurs fois la question du gluten, la complexité du sujet, en me situant ni parmi les accusateurs tous azimuts du gluten, ni parmi ceux qui nient totalement le problème et n'y voient qu'une mode.

Comme je l'ai déjà dit, les difficultés naissent souvent de la rencontre d'un intestin sensible et d'un pain peu digeste. Je ne reviendrai pas ici sur le premier aspect et parlerai du pain.

En effet, il y a un réel problème avec une part non négligeable du pain actuel. Fréquemment, on mange du pain qui est produit de façon inadéquate pour qu'on puisse le digérer facilement. Surtout si on un intestin sensible. Comme je l'explique dans mon livre, chaque étape compte pour produire du "bon pain" (d'où ce dessin que j'avais improvisé pour une rencontre autour du pain). C'est-à-dire un pain bon pour le goût mais aussi la digestibilité, le rassasiement, la conservation, la santé. Bon, ne cherchons pas forcément le pain parfait mais plutôt celui qui convient à notre corps, à notre goût, peut-être un peu à notre tête et nos convictions aussi.

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Le pain, c'est simple et très compliqué à la fois. Le pain, basiquement, c'est de la farine, de l'eau, un peu de sel et du levain ou de la levure. Mais pas n'importe lesquels, pas n'importe comment. Tout compte et cela peut tourner bien ou mal.

1. Le paysan / la culture du blé (la grande majorité du pain est fait à base de blé)

Depuis quelques décennies, à l'exception de quelques productions minoritaires, on a sélectionné et standardisé des blés pour leur résistance et leur qualité panifiable, leur capacité à donne un gluten solide, et pas prioritairement pour leur qualité digestible. Au contraire même ! On s'en rend compte maintenant ! Jean-François Berthelot explique bien que l'on a privilégié des "blés de force" plus riches en gliadine et donc en gluten. Aujourd'hui, la majorité des boulangers sont liés aux grands meuniers. On trouve cependant des meuniers et donc des boulangers qui travaillent à partir de blés anciens ou de "blés de population", non standardisés, qui s'ils sont bien travaillés donneront un pain digeste.

2. Le meunier / la mouture

Au mieux, elle est faite sur meule de pierre, ce qui préserve l'intégralité du germe de blé et ses nutriments. Plus la farine est ensuite utilisée fraîche, lieux sont préservés arômes et bienfaits nutritionnels. La mouture automatisée la plus fréquente aujourd'hui broie plus "violemment" les épis de blé et fournit une farine appauvrie. 

3. Le boulanger / le pétrissage, la fermentation, la cuisson

Le boulanger utilise-t-il du levain ou de la levure ? Fait-il un pétrissage court ou long ? Laisse-t-il sa pâte fermenter lentement ? Comment le pain est-il cuit ? Un pétrissage court préserve les qualités de farines fragiles et leurs arômes. L'usage de levain a un rôle non seulement dans les arômes mais aussi dans la conservation et la digestibilité du pain. Une lente fermentation, en deux étapes, jouera un rôle dans les arômes et la digestibilité du gluten. Les boulangers exigeants sont également attentifs à la qualité de l'eau.

Le pain est ensuite cuit suffisamment pour avoir une croûte de bonne épaisseur qui participe au plaisir gustatif par son croustillant et ses arômes et à la conservation en préservant l'humidité de la mie.

Un pain fait avec de la levure, une fermentation très courte, une cuisson insuffisante n'apportera pas de plaisir, présente un risque de digestion difficile et ne se conserve pas du tout.

Le site Bastamag avait publié un article intéressant sur la qualité du pain et le travail de boulangers

4. La dégustation / Le mangeur

Le mangeur réclame-t-il une "baguette blanche" molle ? Se précipite-t-il sur le pain tout chaud ? Le mange-t-il goulûment ou prend-il le temps de mâcher ? Un pain chaud contient encore du gaz carbonique qui risque de créer des ballonnements.

Toutes ces étapes concourent à rendre un pain plus ou moins digeste, plus ou moins rassasiant et plus ou moins riche en nutriments. La dimension de la digestibilité me parait nécessairement à prendre en compte au moment où on diabolise le gluten : si on ne digère pas, c'est simple, on arrête de manger du pain ! Et malheureusement, beaucoup de personnes, par peur irraisonnée du gluten ou inconfort réel, cessent de manger du pain. Alors qu'il y a pain et pain !

Le pain peut avoir tout faux, en cumulant les étapes qui vont le rendre particulièrement indigeste (farine industrielle de blé standardisé, fermentation courte, ajout d'additifs voire de gluten sec, cuisson insuffisante, pain mangé vite et chaud). Mais parfois, une étape peut en compenser une autre : même s'il n'a pas la meilleure farine du monde, un bon boulanger qui prend son temps fournira un pain déjà bien plus digeste que beaucoup d'autres.

Pour ma part, je n'ai aucun problème de digestion à ce jour mais je prends en compte différents critères :

- évidemment un pain doit être bon au goût et pour ma part, j'aime une croûte assez épaisse, bien cuite mais surtout pas brûlée (j'ai d'ailleurs participé à un intéressant débat sur la croûte du pain, organisé par le (très intéressant) site gastronomique Bruit de Table, avec notamment le passionnant et passionné et expert Steven Kaplan), des arômes et saveurs agréables sans une trop forte acidité.

- un pain qui se conserve facilement 2-3 jours au moins, qui même s'il est plus cher à l'achat, finit par être plus rentable qu'une baguette vite insipide,

- un pain d'un boulanger qui travaille de façon artisanale, avec du levain, et si possible que toute la chaîne, pour ce que je peux en connaître, soit vertueuse. 

Avec tout cela, j'ai à peu près totalement abandonné les baguettes de proximité (d'autant plus facilement que je n'ai plus de boulangerie satisfaisante dans mon environnement immédiat). Du coup, je fais en général du chemin pour aller chercher du bon pain, j'en achète en quantité pour en manger quelques jours et en congeler une partie.

Selon que vous avez un intérêt au goût, une sensibilité digestive, une attention à une chaîne de production vertueuse, vous pouvez vous orienter vers tel ou tel boulanger de votre proximité. Si vous pensez digérer mal le pain, je vous conseille, sans arrêter totalement, de procéder par étapes :

- d'abord, ne pas se tourner vers du pain complet, en général moins digeste si on un intestin sensible,

- abandonner le pain de mie industriel si c'est ce que vous consommez, ainsi que les pains cartonneux de votre cantine.

- diminuer les quantités de votre pain habituel, en manger un peu en le mâchant bien.

- si cela n'améliore pas les choses, rechercher du pain au levain (en vous assurant que c'est un pain uniquement au levain)

- si cela ne suffit toujours pas, chercher des boulangers travaillant avec des farines de blés anciens ou de petits moulins artisanaux.

Il ne faut pas désespérer. Plutôt que d'arrêter carrément le pain en écoutant tout ce qu'on dit sur le gluten, ou se tourner vers du pain sans gluten, on peut consacrer un peu d'énergie à trouver du bon pain si on aime ça.

De plus en plus d'artisans-boulangers s'extraient des circuits traditionnels, trouvent des farines de petits moulins, préparent leur pain en prenant le temps nécessaire. 

Il y a par ailleurs, comme dans d'autres cultures, du bio et du non bio. Le bio n'est pas une garantie selon moi de "bon pain". On n'est pas obligés de manger du pain bio mais si on veut manger du pain complet, il est vraiment préférable de le choisir bio car il garde l'enveloppe du grain de blé. Par ailleurs, je ne suis pas persuadée de l'intérêt de se tourner vers du pain complet. Un bon pain au levain sera aussi nourrissant.

Voici quelques adresses dont j'ai goûté le pain et que j'apprécie. C'est personnel et évidemment non exhaustif.

A Paris 

Le Bricheton, dans le 20eme, me réjouit. De bonnes farines, un travail attentionné avec le temps qu'il faut. Il n'est pas très central et a des horaires limités mais ses pains sont vraiment très bons et je fais le déplacement.

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A La Gambette à Pain, dans le 20ème, Jean-Paul Mathon propose un merveilleux Pain préféré au goût fumé que j'aime beaucoup mais c'est loin pour moi et fermé le week-end.

La Boulangerie Bonneau citée plus haut, dans le 16ème propose certains jours de la semaine (se renseigner), des pains réalisés avec les farines de Roland Feuillas.

Thierry Delabre, le "boulanger clandestin" / Panadero Clandestino travaille avec des farines de grande qualité et essaie sans relâche d'améliorer ses pains avec passion. Il a un fournil dans le 13ème mais ne vend que sur réservation ou dans quelques boutiques dépositaires.

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J'ai aimé aussi les pains de la boulangerie Dupain, dans le XIème.

J'aime aussi le pain du Coin de la boulangerie Liberté et, de temps en temps, il me dépanne bien quand j'en trouve chez le Causses voisin. Mais c'est déjà une vision moins artisanale du pain, quand il y a plusieurs boutiques.

A MarseilleDame Farine fait des pains originaux et délicieux, est attentive au choix des farines (blés anciens et biologiques) et essaie patiemment jour après jour, sans relâche, d'éduquer sa clientèle à comprendre ce qu'est du bon pain.

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A Aix, le Farinoman Fou, Benoît Fradette produit une variété de pains nourrissants, atypiques et délicieux.

A Bordeaux, j'ai découvert récemment le boulangerie Hermelin qui est attentif au choix de ses farines, propose une large variété de pains et essaie d'éduquer à des pains peu habituels en faisant beaucoup goûter.

Parmi ceux qui travaillent sans relâche à valoriser une façon vertueuse de faire du pain, il y a bien sûr à Cucugnan, un des initiateurs passionnés du renouveau du pain, le paysan-meunier-boulanger Roland Feuillas. Il a mis en place un réseau de boulangers 100% nature et forme des boulangers/partage son avoir sur les graines et le pain. On peut l'écouter là.

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Il y a aussi le passionnant Nicolas Supiot, qui fait calmement son pain jour après jour pour un nombre limité de familles. France Inter l'avait rencontré aussi.

Il y a d'autres paysans-boulangers, peut-être de plus en plus, d'autres sont cités ici. Mais le boulanger n'est évidemment pas obligé de devenir paysan. Il peut chercher les blés et les farines qui lui conviennent. Nous consommateurs pouvons défendre les boulangers artisans qui travaillent honnêtement et font du pain avec de bonnes farines, travaillent au levain, une tâche beaucoup plus engageante au quotidien que le pain fait avec de la levure.

Si vous avez non pas une intolérance avérée mais une sensibilité vis-à-vis du gluten, essayez de trouver et goûter des pains au levain faits avec des farines issues de blés paysans, de blés anciens. Beaucoup de boulangers témoignent que ces pains sont très bien digérés par des personnes sensibles aux pains "classiques".

Alors, soyez curieux,  cherchez de l'information dans votre environnement, posez des questions, cherchez les boulangers passionnés, partez à la découverte !...Si vous en ressentez l'envie/le besoin évidemment !