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27/12/2015

Août 2015 : je traque les bonnes adresses

Au mois d'août, je suis majoritairement restée à Paris, partiellement en vacances, avec du temps pour cuisiner mais aussi l'envie de sortir un peu. Comme chaque année, j'en avais parlé, la grande majorité des restaurants étaient fermés*. Il est bien normal que leurs équipes prennent du repos, dans un métier ô combien exigent. Mais quelle déception pour les touristes et vacanciers de trouver autant de portes closes s'ils se réjouissaient d'un séjour emprunt de gastronomie à Paris...

Pour les Parisiens de plus en plus nombreux à être en partie présents par souci budgétaire ou fractionnement des vacances, la rareté peut susciter la curiosité : quand on ne fréquente pas ses tables favorites, on peut en découvrir d'autres avec plus ou moins de réussite. Ainsi, j'ai un bon souvenir de la Maison Bleue où j'ai mangé une assiette végétarienne comprenant de succulents légumes à la braise (la cuisson à la braise est la spécialité du lieu et c'est sympathique qu'elle soit appliquée aux légumes).

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Pourrait-on imaginer une sorte de réglementation ou de code de bonne conduite qui organiserait les fermetures entre juillet et août ? Faut-il le souhaiter ? Je n'y crois guère alors que, dans le même temps, l'organisation des congés d'été des boulangeries a été supprimée et l'on a pu craindre que les parisiens doivent errer tristement en quête d'une baguette fraîche...

Du coup, revenant sur cette période, je me disais que Paris est peut-être dans une période de transition. Ou un mélange complexe entre un Paris qui vit, qui travaille, qui a droit à du repos à la française et un Paris très touristique, de plus en plus animé et "consommée" toute l'année par des visiteurs venus d'ailleurs, qui ont envie d'en profiter à fond, notamment, pour certains, en mangeant bien. Et être une ville touristique, cela veut dire des ouvertures permanentes, le dimanche, en été, tard... Quelle compatibilité avec notre "modèle" social ? Alors que je me faisais cette réflexion, j'ai lu une interview assez désabusée du journaliste Philippe Meyer dans Le 1 Hebdo sur Paris : selon lui, comme Paris s'est vidée de sa diversité sociale, travailleuse et habitante, via les changements immobiliers, les hausses de prix des logements et le départ des Halles, elle n'est plus qu'une ville qui s'uniformise socialement, qui ne brille plus que dans l'esprit des étrangers et qui serait de plus en plus vouée au tourisme avec un destin à la Venise, "l'appropriation, même non agressive, d'une ville par l'étranger"...

Pourvu qu'on n'en arrive pas à Paris "ville musée et shopping", qu'il ne soit pas trop tard, que Paris arrive à réjouir à la fois une large palette d'habitants et de visiteurs cohabitant plaisamment, notamment sur le plan gustatif. Pas simple...

 

*Le site anglophone de bonnes adresses Parisbymouth répertorie les tables ouvertes, mais plutôt dans un certain créneau chic et/ou branché. N'y figure pas par exemple le bon bistrot Les Philosophes de Xavier Denamur, ouvert tout le temps (dans le Marais).

23/12/2015

Avril 2015 : je petit déjeune dehors

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Je vous ai déjà parlé de mon goût pour les petits déjeuners à l'extérieur. C'est l'occasion de varier les plaisirs, de passer un moment avec des ami(e)s, voire de se donner un autre cadre pour travailler. J'ai continué mes pérégrinations matinales quand mes consultations m'en laissent le temps. Ainsi, en avril, sans doute une disponibilité un peu plus grande due aux vacances scolaires, j'ai eu l'occasion de trois petits déjeuners dehors.

1. Le Caffe Stern

Quand ce café-restaurant a ouvert passage des Panoramas, les descriptions que j'ai lues du lieu et des prix pratiqués m'avaient plutôt dissuadée de m'y poser. Et puis, on m'a dit que c'était un lieu très agréable pour le petit déjeuner. J'y ai donc donné rendez-vous. Le lieu était très paisible de bon matin, confortable, la déco raffinée. La carte est assez originale notamment côté boissons. J'en suis restée à un double expresso, que j'ai accompagné d'un moelleuse brioche huile d'olive-abricot.

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2. Le Matamata Coffee bar

Quand je petit déjeune dehors, j'aime souvent le faire assez tôt, à la fois pour répondre à ma faim, et pour garder une bonne part de la matinée disponible pour d'autres activités. Mais les lieux ouvrant tôt ne sont pas si nombreux. Le Matamata Cafe a l'avantage d'être assez central, d'ouvrir à 8 heures et de proposer du granola, dont j'aime bien découvrir des variantes. Le lieu est petit, accueillant et café et granola furent bons.

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3. Soul Kitchen

J'avais déjà déjeuné dans ce lieu décontracté. Je me suis trouvée un jour dans le quartier en fin de matinée, ayant très faim et j'y ai fait un petit déjeuner tardif, composé d'un café et d'un délicieux muffin à la pomme. Un très plaisant lieu pour passer un moment, plutôt en dehors des heures de pointe.

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Et vous, vous arrive-t-il de petit-déjeuner dehors ? Qu'aimez-vous dans cette pratique ?

 

Caffe Stern : 47 passage des Panoramas, Paris IIeme

Matamata Coffee Bar : 58 rue d'Argout, Paris IIeme

Soul Kitchen : 33 rue Lamarck, Paris XVIIIe*

Plus de souvenir exact des prix mais je crois autour de 6-7 euros.

D'autres lieux que j'ai fréquentés matinalement une ou plusieurs fois :

Lazare (VIIIe) : classique, matinal et de bon goût. Tartine baguette copieuse et croustillante, beurre, confiture, jus frais, boisson chaude (10 euros)

Mûre (IIe) : copieux, cosy et délicieux. Divers choix. Formule yaourt-granola-fruit, pâtisserie à choisir (muffin, madeleine, cake...), jus frais, boisson chaude : 11 euros. Ou possibilité de manger à la carte.

Café Pinson (IIIe et Xe) : malgré son positionnement trop "health" (cf la déclaration en devanture "in detox we trust") et un déjeuner qui m'avait peu emballée, j'y ai petit déjeuné avec plaisir : madeleines, cakes, tartines, granola, jus... : diverses formules.

Bob's Bake Shop (XVIIIe) : vaste, américain et un peu excentré. Granola, fromage blanc, salade de fruits, café : 8,20 euros. Regret : emballages plastiques plutôt que de la vaisselle.

Le pain quotidien: tout à fait correct pour une chaîne, choix assez large.

22/12/2015

Mars 2015 : j'aime la liberté hors menu imposé !

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

En mars, je suis retournée chez Coretta pour fêter un anniversaire. J'y avais déjà dîné et apprécié à la fois la cuisine et le cadre très plaisant. Une fois encore, j'ai été davantage attirée par les entrées que par les plats et je souhaitais garder une place pour la brioche roulée à la cannelle dont j'avais entendu parler avec gourmandise. Car Coretta a l'avantage, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas, de ne pas avoir un menu obligé entrée-plat-dessert.

En effet, mon appétit rarement suffisant pour un repas entrée-plat-dessert de portions standard

+ mon goût de la variété

+ la tendance à trouver souvent les entrées plus attractives et originales que les plats

+ ma capacité à demander ce dont j'ai envie sans peur du refus

+ mon envie de viande/poisson en grande portion rarement présente

font que j'aime pratiquer de plus en plus souvent un repas sans plat principal au restaurant.

En effet, soit je n'ai pas une énorme faim et je prends une entrée + un dessert.
Soit j'ai bien faim et/ou le moment est festif, je prends deux entrées + un dessert ou un 1/2 dessert.

Ce jour-là, chez Coretta, même si mes acolytes avaient choisi plat-dessert (ah, le fameux ris de veau de Beatriz Gonzales, comme chez Neva Cuisine !), j'étais restée sur mon choix et je me suis régalée de deux entrées, excellentes (comme les autres attendaient, je leur avais fait goûter la première !) : l'une à base d'anguille fumée et pomme verte, l'autre de poulpe et soupe de pois chiche. Puis j'avais savouré une délicieuse (mais un peu trop copieuse) brioche perdue à la cannelle.*

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Fabuleux très beau dessert (pour deux) du talentueux Yannick Tranchant chez Neva Cuisine : ce serait vraiment dommage de ne plus avoir faim quand on y arrive...

Ce type de choix est possible dans de nombreux restaurants qui proposent à la fois un menu (un peu plus avantageux) et une possibilité de prendre les plats à la carte. Alors que m'agacent un peu ces lieux où l'on doit impérativement prendre entrée-plat-dessert et pas moyen de négocier une petite réduction si on prend deux entrées/dessert...

Bref, vive la liberté, l'écoute de sa faim et de ses envies au restaurant ! Surtout quand le type de plat est peu propice au "doggy bag"...

Et vous, prenez-vous cette liberté de choisir vraiment selon vos envies et votre appétit ?

*je crois que j'ai effacé par erreur les photos de ce bon repas

17/12/2015

Echos de mon ego !

Eh oui, en cette fin d'année approchante, un petit billet totalement auto-centré avec quelques liens vers des gentilles personnes qui m'ont interviewée, si cela vous dit d'en savoir un peu plus sur mes goûts :

Le cher duo, fin gastronome, du Grumeau, avec qui j'ai le plaisir trop rare de déjeuner de temps en temps, m'a passée à la question jusqu'à l'étrange exercice d'imaginer mon dernier repas...

L'étonnante et remuante Parisienne Sans Gènes, que j'ai eu le plaisir de rencontrer autour d'un bon déjeuner chez Fulgurances, m'a demandé pléthore d'adresses ici et ailleurs et d'autres choses encore...

La charmante et éclectique Sophie m'a incluse dans sa drôle de série Fromage et Féminisme.

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Mes lunettes qu'on repère souvent des réseaux sociaux à la "vraie vie" mais projet d'en changer ;-)


Tout ça, c'était en décembre.

Mais du coup, période de rétrospective oblige, j'ai voulu retrouver un peu où j'avais parlé à droite à gauche durant l'année, peut-être en avais-je déjà évoqué certains. Et j'ai eu la surprise, merci google, de trouver aussi mon nom dans quelques endroits insoupçonnés... toujours en lien avec mon activité, rassurez-vous !

Petit panorama :

Le printemps avait été prolixe.

En mars et avril, en deux épisodes, Yumi, créateur de jus, m'a interviewée sur ma vision de l'alimentation moderne, et a ainsi évoqué la voie du milieu et les repères alimentaires

Je découvre qu'en avril encore, un blog minceur me cite en reprenant un vieux billet sur les buffets...

Toujours en avril, Marie-France m'avait demandé pourquoi tant de femmes sont si accros aux régimes...

Il y avait eu aussi le blog Tryndo me demandant mon avis sur le sans gluten...

...et L'Express qui m'a demandé de réagir sur le sans sucre.

Je m'aperçois qu'en juin, le site Femme Actuelle m'a sélectionnée dans le top 10 des meilleurs blogs minceur..., moi qui ne prône surtout pas la minceur à tout prix mais l'acceptation de soi et de la diversité corporelle...

Parlons un peu des hommes aussi, en juin, je participais à la demande d'un journaliste de Slate.fr à une parodie de défense du "dad bod".

Voilà, voilà, bonne lecture ! et si vous avez des questions alimentaires auxquelles vous ne trouvez pas de réponse sur ce blog, posez-les !

10/12/2015

En hiver, on boit chaud (et bon), non ?

En été, quand vous vous désaltérez avec un soda ou un verre d'eau bien frais voire glacé, il y a parfois quelqu'un qui vous glisse que vous feriez mieux de boire chaud, cf le thé dans le désert, blablabla... Conseils qui ne vous font ne chaud ni froid... Et pas si vrai en fait.

Mais en automne-hiver, quand les températures baissent, je vois peu d'arguments surgir vantant le boire frais... Alors, on se réchauffe, on se détend, on se régale avec des boissons chaudes. Davantage que le reste de l'année sans doute. Et de façon peut-être plus variée qu'avant, tant ont fleuri les néo-tisanes, les infusions colorées, parfumées, branchées ou tradi... Cela fait ainsi un certain temps que je suggère cela à mes patientes pour s'octroyer un moment de détente, et je les sens plus réceptives... La tisane aurait-elle quitté le ringardisme des mémés ?

Pour ma part, outre des litres de thé, souvent japonais, notamment du Sencha Tamayura, je me suis souvent gréée de tisanes en vrac, de la simple verveine à des mélanges plus originaux. J'ai goûté et apprécié ainsi les tisanes d'Anaïs, parvenues à une certaine notoriété via un beau documentaire qui était consacré à la jeune femme, ou d'autres tisanes bio.

Et récemment, deux arrivées inattendues sont venues largement élargir ma palette de saveurs liquides et parfumer mon quotidien.

Beena Paradin, créatrice des si délicieux produits Beendhi, déjà évoqués ici, a lancé récemment, après plusieurs années de recherche, une petite gamme de trois chaï, épicés de diverses façons (l'un, l'original, avec du thé) et m'a fait le plaisir de me les faire découvrir. Outre le goût délicieux et bien marqué (pour ma part, je le bois nature, mais cela se consomme traditionnellement souvent avec du lait), un des intérêts est l'extrême facilité d'utilisation : une demi-cuillère de poudre de chaï dans une tasse, on verse l'eau chaude et on attend 2 minutes, c'est prêt.

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 Il y a quelques semaines, j'ai par ailleurs eu la surprise de recevoir un grand mais léger paquet. En l'ouvrant, j'ai découvert un large assortiment de thés et infusions Clipper. Je les connaissais de vue mais ne les avais jamais goûtées. Je ne vais jamais au rayon thés-infusions des grandes surfaces. Eh bien, et c'est pour cela que j'en parle (alors que je suis assez réfractaire à ce type de cadeaux...), ces infusions en sachets se sont pour la plupart avérées tout à fait plaisantes. Ce sont des tisanes anglaises et bio, aux jolis packagings. J'en ai consommé plusieurs pour varier les goûts, sans forcément me soucier de l'effet réel que certaines sont censées procurer, une bonne digestion ou un sommeil réparateur... Et j'ai offert les boîtes qui ne me disaient vraiment rien, du style le thé vert à la fraise... J'ai apprécié le classique citron-gingembre, le thé fenouil-sureau-agrumes et l'infusion deux menthes-fenouil ... Au global, un joli cadeau qui me fera sans doute en racheter.

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Et vous, que buvez-vous en hiver ?

 

02/11/2015

En octobre, j'ai aussi (très bien) mangé...

Outre les recettes du livre Simplissime que nous avons essayées avec plaisir, Monsieur et moi avons cuisiné d'autres mets, lui sans doute un peu plus souvent que moi...

Il m'a régalée de cannelloni absolument merveilleux, vive la transmission familiale !

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Il a cuisiné les toutes premières St Jacques (source : Terroirs d'Avenir) accompagnées d'une duxelle de champignons minutieusement taillée.

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Les premiers jours froids nous avaient donné envie d'un tofu bouilli (yudofu), un plat japonais qu'on adore (avec du bon tofu évidemment !)

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J'ai entamé la cuisine automnale des courges avec un bento de salade d'automne que j'adore, qui varie selon le disponible : quinori (ou quinoa), courge butternut, noisettes chèvre (ou feta) pousse de salade...et une soupe potimarron-patate douce.

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Je me suis fait quelques repas de célibataire lors d'une courte absence de Monsieur : ce n'est pas parce qu'on est seul(e) qu'on doit mal manger !

Par exemple une improvisation avec les ressources du "marché" : une soupe céleri-poireau-champignon, une salade haricots verts-champignons crus et cuits, des fruits poêlés (pomme-poire-reine claude où j'avais glissé une cuillère de confiture d'orange, miam !

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 Je me suis risquée aussi à un brunch japonais en l'absence du spécialiste : classique salade concombre-wakame, riz aux oeufs brouillés et algue nori, champignons à la sauce soja, soupe miso.

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Et, hasard du calendrier, je suis beaucoup sortie aussi...

Je garde en mémoire un repas grandement réussi de bout en bout chez KGB - Kitchen Galerie Bis, annexe de la Kitchen Galerie de William Ledeuil qui, me semble-t-il se rapproche de son aînée (les prix un peu aussi...). Toujours le plaisir des jolis et éclectiques Z'Hors d'oeuvre, une spécialité de la maison puis du boeuf wagyu confit avec de la courge et un condiment coing (je ne suis pas très viande mais là, j'étais intriguée et ce fut excellent), une délicieuse Tatin au poivre du Népal avec une glace au caramel au beurre salé.

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Je suis retournée à La Pascade, décidément je ne m'en lasse pas ! La Pascade du mois était créée par Jean-Marie Baudic, le chef du Youpala, un restaurant de St Brieuc qu'on avait beaucoup aimé : c'était une association courge butternut/lieu jaune assortie d'une délicieuse émulsion de soupe de poisson, de piment et d'orange. 

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J'ai découvert avec plaisir Pickled, une nouvelle petite cantine malheureusement pas très proche avec un "concept" de repas colorés variant selon les semaines. Attention, il faut aimer l'acidité (une cararctéristique des pickles) car les plats n'en manquent pas.

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J'ai découvert la jolie Epicerie végétale, qui venait juste d'ouvrir dans le 11eme car j'étais tombée sur ses photos colorées et fleuries sur Instagram. Accueil décontracté, comme le lieu, large choix de légumes et fruits de saison, enthousiasme de la jeune équipe : tout cela donne envie d'y retourner, j'ai été ravie de mes achats, et après tout, c'est direct en métro...

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Je suis retournée, en compagnie de la délicieuse blogueuse Mingou Mango, chez Tempero, que j'avais beaucoup aimé l'année dernière : j'ai particulièrement apprécié en entrée des croquettes de porc vraiment délicieusement parfumées et croustillantes.

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Côté sucré,

J'ai déjeuné chez Coutume où je n'avais que petit-déjeuné jusque là : après une salade plutôt bonne, j'ai beaucoup apprécié le cheesecake moelleux et pas lourdingue.

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 J'ai découvert la boulangerie Utopie et me suis régalée d'un roulé à la cannelle, sans doute le meilleur que j'aie mangé à Paris, celui qui se rapproche le plus de mes souvenirs new-yorkais parmi les quelques-uns goûtés à Paris.

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On a fini le mois avec une pause-pâtisserie chez Laurent Favre-Mot, avec pour ma part une délicieuse tarte citron-bergamote. Il nous a aussi fait découvrir une infusion de feuilles de citron kaffir fabuleuse et nous a fait saliver avec la description de son brunch pantagruélique qui semble cartonner.

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Comme je le répète souvent, la gourmandise et se faire plaisir à table chaque jour ne fait pas grossir, je crois bien que je n'ai pas pris un gramme avec tous ces bons moments et d'autres ! Il suffit de manger de tout, de bouger un peu et d'écouter sa faim...

Et vous, quelles furent vos gourmandises automnales ?

30/09/2015

En septembre, j'ai mangé et bougé (oh oh, comme le dit le PNNS !)

Loin de moi l'idée de suivre à la lettre les injonctions Manger Bouger du Programme National Nutrition Santé (vous savez, ceux qui vous serinent sans relâche de manger 5 fruits et légumes...). Mais il se trouve que manger et bouger, j'adore ça !

D'abord, évidemment, j'ai bien mangé !

Assez souvent à l'extérieur, avec un mix de fidélité et de découverte.

Du côté des adresses connues et appréciées :

. J'ai poursuivi ma quête des adresses généralistes proposant une offre végétarienne et j'ai eu le plaisir de déjeuner à nouveau aux Philosophes, le restaurant de l'activiste Xavier Denamur. Un des rares endroits où il y a chaque jour, en plus du plat du jour, du poisson du jour, deux possibilités végétariennes :

- une assiette maraîchère composée de légumes crus et cuits, que j'ai choisi : c'était un assortiment délicieux de légumes crus, cuits, frits, en quiche.... tous excellents.

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- une "complète végétarienne" : selon les jours, un plat de pâtes ou un risotto par exemple

Comme je ne suis pas végétarienne, j'ai pris d'excellents calamars frits avant l'assiette maraichère.

. Je suis retournée pour la troisième fois au bistrot Belhara et cela a été un plaisir à nouveau : ce restaurant propose de la bonne cuisine traditionnelle de bistrot, goûteuse et bien réalisée. De plus, il y a deux serveurs plaisantins comme on voit assez peu et un chef toujours heureux d'être complimenté. J'ai notamment apprécié un très bon risotto.

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. J'ai apprécié une nouvelle fois les accords délicieux d'une Pascade. Je sais que certains ne raffolent pas de cette grosse crêpe et du côté sucré-salé qu'elle apporte mais moi j'aime beaucoup ! Cette fois, ce fut une pascade "picant Nuts" (lieu étuvé, concombre & cacahuètes, crème de volaille, vinaigrette de soja)

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. Je suis retournée, sans doute pour la dernière fois, un bento chez le paisible Sachi, restaurant japonais qui fermera le 7 octobre car le couple qui le tient part ouvrir un restaurant à Hyères dans le Sud.

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 Côté explorations gustatives

. J'ai découvert le plaisant Juste dédié aux produits de la mer et proche de mon cabinet, grâce à la charmante twitteuse du 9eme "I love Paris 9" et Anne "Panier de saison" : j'y ai mangé des moules très bien préparées et une délicieuse salade de sarrasin aux salicornes. C'est en fait une sorte de self où on choisit son plat puis on le fait chauffer.

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. J'ai fait la très délicieuse découverte du restaurant Servan, dont la cuisine m'a vraiment plu (merveilleux gnocchi fondants, crème d'oseille et sauge frite en entrée - photo) et le repas fut d'autant plus plaisant qu'en compagnie de Claire et Beena.

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J'ai savouré une très bonne assiette végétarienne chez le sympathique Hobbes, malheureusement un peu excentré (brouillade de tofu, légumes et maîs. tempeh fumé, riz), en la charmante compagnie d'Alexandra,

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Je me rends compte que je suis ainsi beaucoup allée au restaurant ;-) Mais j'ai aussi (un peu) cuisiné, en particulier :

- une salade de la talentueuse Christelle car on avait un peu de saumon fumé au frigo : avec avocat, agrumes et fenouil, ce fut un régal.

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- une quiche pas vraiment lorraine car riche en fromage goûteux, qui fut grandement appréciée,

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. Avec la petite boule de pâte brisée qui me restait de la quiche, j'ai improvisé des mini tartes fines aux pommes jolies et délicieuses.

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Côté activités hors consultations

J'ai animé à nouveau un atelier sur le thème "Bien manger quand on travaille" et me suis rendue compte une nouvelle fois de la masse de croyances alimentaires sans fondement absorbées par les personnes. Sinon, j'ai l'impression que les entreprises commencent à se préoccuper sérieusement de la forme et du bien-être de leurs salariés (pour des raisons de rentabilité sans doute...) vu le nombre croissant de demandes que je reçois en cette rentrée pour des ateliers, des conférences ou diverses interventions. 

Côté lectures, je retiens en particulier une tribune commune de Slowfood et la Confédération paysanne qui me parait poser justement le problème actuel de l'agriculture et l'alimentation, relayée par l'excellent site Alimentation Générale, que je vous invite à lire si vous vous intéressez à ce sujet sous toutes ces formes.

Et un très beau et terrible billet "Demandez-vous" du Dr "Jaddo".

Côté "bouger"

J'ai changé ma pratique de la natation, jusque là matinale et trop épisodique à mon goût, et me suis inscrite dans un club sportif (pour la première fois de ma vie je crois), tout en redoutant les contraintes contraires à mon plaisir de nager en toute liberté. il s'agit bien d'un entrainement avec des consignes ("maintenant, vous faites 400m de crawl avec les jambes seulement"... non, j'exagère (un peu) !) mais le bonheur de pouvoir nager plus d'une heure en soirée (j'y vais une fois par semaine mais je pourrais passer à deux) vaut vraiment la peine de cette petite contrainte. 

Et pour finir, une citation "pour la route" : "Rester à l'écoute de son temps ne signifie pas s'y soumettre" (Boris Pasternak)

Et vous, que me racontez-vous de votre mois de septembre ?

16/09/2015

Offre végétarienne au restaurant : pas toujours au top

Il y a quelques jours, je vous parlais de ma quête de restaurants généralistes proposant une offre VEGETARIENNE, voire VEGETALE. Pour ne pas créer de ghettos mais plutôt, permettre à chacun de manger avec ses proches selon ses goûts, ses envies, ses choix.

J'avais repéré sur son ardoise que le très bon bistrot Les Philosophes de Xavier Denamur proposait une offre végétarienne dans sa proposition du jour. Ce n'est pas trop mon quartier mais j'ai profité d'une visite au BHV (eh oui, c'est dans mon actu perso...) pour aller m'y attabler. Bonne surprise, il y a non pas une mais deux propositions végétariennes chaque jour, dans la formule entrée-plat ou plat-dessert (18 euros) : soit une "complète végétarienne", ce jour-là des "penne au Roquefort paillon et champignons de France" ; soit une "assiette maraîchère". Je ne suis pas végétarienne, je veux surtout découvrir l'offre, donc je prends l'entrée du jour non végétarienne, de bons calamars frits rafraichis par une salade chou rouge-haricots verts (mais il y avait le gaspacho) puis l'assiette maraîchère, une assiette composée de légumes.

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Cette assiette s'avère très appétissante et délicieuse avec une variété de légumes et de modes de préparations (sans doute pas très compliquée à préparer car puisant dans les accompagnements des autres plats) : légumes frits, crudités, petite part de tarte aux épinards, poivron grillé, potimarron rôti... Je me suis régalée, j'avais assez mangé et j'ai trouvé le prix de 18 euros correct pour un bistrot parisien, vu la qualité des produits.

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Suite de la recherche, une brasserie italienne que je ne nommerai pas : là encore, il y a une possibilité d'entrée végétarienne (un minestrone de légumes) mais je prends des antipasti : ils sont quasi-végétariens mais incluent étrangement un petit morceau de saumon fumé pas très raccord. Triste assiette bien loin des délices qu'on peut manger en Italie : impression que la bouteille d'huile a été vidée sur les légumes et la salade (avec une vinaigrette blanche en prime), je m'abstiens de manger la salade détrempée et résiste à l'envie d'essorer les légumes...

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Puis j'ai pris le plat végétarien, des lasagnes de légumes : certes, il y a de morceaux de légumes variés dedans mais noyés au milieu de trop de béchamel et de fromage. Tout cela n'est donc pas enthousiasmant (je me garde bien de juger le reste du restaurant) et coûte quand même 18,50 euros.

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Bref pour le même prix, il n'y a pas photo et je recommanderai bien volontiers à une personne végétarienne voulant aller au restaurant avec des amis omnivores de choisir Les Philosophes. Pour ma part, je ne me décourage pas, je vais continuer mes découvertes (sans intention d'écrire un guide...)

NB : quand je vais au restaurant, je paie toujours mon addition (sauf cas rarissime qui est bien sûr précisé)

14/09/2015

Manger local en Ile-de-France ? On essaie...

Ce week_end se tenait sur les berges de Seine la "Fabuleuse fête du Manger local en Ile-de-France" dans le cadre des "Semaines du Manger Local". Pas de chance, il a plu quasiment tout le week-end et cela a très probablement découragé un certain nombre de curieux. Imper sur le dos, je me suis armée de courage pour aller jusqu'au Port du Gros Caillou, dans le 7eme arrondissement, où se tenait le marché. 

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J'ai retrouvé quelques producteurs que j'avais déjà rencontrés au Salon de l'Agriculture :les Nicettes (délicieux caramels) par exemple, ou la ferme de Viltain. Et aussi, découvert quelques autres.

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J'ai fait quelques emplettes gourmandes :

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- des champignons de Paris qui pour une fois n'usurpent pas leur appellation, cultivés à Méry-sur-Oise dans le Nord de la région parisienne,

- des simili-confitures relativement peu sucrées "Délits fruités" de la marque Oorain, installée à Meudon, dont certains fruits viennent de la plaine de Versailles,

- des yaourts nature de la Ferme de Viltain,

- quelques moelleux macarons de Réau, car je les avais bien appréciés précédemment (noisette, vanille, café),

- une tisane de feuilles de chanvre, garantie non hallucinogène !

On peut s'intéresser à ce qui est local quand on fait ses courses ou qu'on va au restaurant, Les différentes initiatives valorisant le terroir d'Ile-de-France sont répertoriées par le CERVIA.

Au quotidien, il n'est pas forcément évident de manger local. Cela est sans doute possible dans de nombreuses régions si on explore les "circuits courts" de sa région, de type AMAP, Ruches... ou les marchés (en vérifiant là si on a bien affaire à des producteurs locaux).

Le local permet bien sûr de diminuer les transports, ce qui est bien sûr positif pour le produit. Il me semble toutefois que l'important est peut-être aussi, surtout pour les fruits et légumes, qu'ils aient été fraichement cueillis : c'est-à-dire que la logistique mise en place entre producteur et lieu de distribution permette de disposer de légumes et fruits cueillis si possible la veille et donc au mieux de leur maturité et de leur goût. Ce qu'on trouve par exemple chez Terroirs d'Avenir sans que la région parisienne soit principalement représentée.

Et vous, êtes-vous attentif(ve) à la dimension locale de vos achats ? Par quel canal ?

31/08/2015

Manger végétarien dehors : est-ce qu'on avance ?

J'avais il y a un certain temps écrit des billets sur comment végétarien dehors, que ce soit dans des restaurants largement ou purement végétariens, ou dans des restaurants classiques (bizarrement, en relisant ce billet, je trouve que j'avais été un brin optimiste alors...). Depuis, le végétarisme a progressé dans les mentalités et les comportements. Parallèlement, je constate très souvent dans les restaurants que je fréquente que la proposition ne serait-ce que d'un plat végétarien est très rare alors qu'il peut y avoir 5-6 plats de viande et poisson. Semilla, dans le 6eme arrondissement, bonne table proposant toujours au déjeuner une formule avec trois choix viande/poisson/végétarien, reste une relative exception. A Paris, les restaurants "sans" ne cessent de se développer pour répondre à la mode (sans gluten, végétalien, ...), on ne voit pas apparaître, à ma connaissance, de restaurants végétariens. Et l'offre végétarienne des restaurants omnivores ne me parait pas exploser...

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Alors que pour ma part, mangeant de la viande et du poisson raisonnablement et ayant majoritairement envie de repas végétariens, je rêve de restaurants "mixtes" où on peut selon le moment, selon les envies et les choix de chacun, manger végétarien ou pas, partager un repas où l'un mange végétarien et l'autre une pièce de viande. Cette possibilité n'est pas si répandue et quand on demande spécifiquement un plat végétarien qui n'est pas à la carte, cela est souvent compliqué. Ou cela se traduit par des légumes. Et, quand c'est à la carte, c'est souvent un classique risotto.

Finalement, c'est à Aix-en-Provence, ville bien plus petite que Paris (peut-être plus fréquentée par des étrangers ?) que j'ai vu deux idées intéressantes.

Dans un restaurant style bistrot traditionnel assez simple, il y avait, à côté de la côté de veau et des pieds paquets, une "assiette végétarienne du moment", à choisir avec ou sans œuf. J'ai choisi ce plat et j'ai vu arriver une assiette composée de légumes variés, crus et cuits, de purée et d'un œuf au plat. Ce n'était pas de la grande cuisine, mais c'était bon et nourrissant et j'ai trouvé vraiment bien que cela soit prévu.

Dans un tout autre style, je suis tombée par hasard sur le restaurant d'un hôtel très chic où je ne pensais absolument pas m'attabler. Mais, en regardant la carte, j'ai eu la surprise de trouver un menu végétarien, disponible au déjeuner et au dîner (à un prix nettement plus abordable que la carte). Et ce menu proposait même un choix entre deux propositions. J'ai eu le plaisir de dîner avec ce menu. Détail amusant, méconnaissance ou, l'amuse-bouche n'était pas spécifique et à base de poulpe.

J'ai ainsi mangé des beignets de fleurs de courgette, un risotto aux légumes verts, un délicieux dessert, dans un cadre merveilleux.

Ces deux exemples illustrent parfaitement ce dont je parlais plus haut : que l'on soit végétarien ou pas, on peut choisir un repas végétarien sans contraindre les autres convives à le faire. Ne serait-ce pas l'avenir ?

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En revenant à Paris en revanche, donnant rendez-vous il y a quelques jours à une amie près de son bureau, j'ai choisi un restaurant paraissant sympathique, au demeurant plutôt bon quoiqu'à la cuisine un peu fade. Mais j'ai trouvé dommage que, dans la totalité du menu entrées et plats, rien ne soit végétarien...

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A noter, une offre alternative : l'initiative du restaurant Dune qui laisse la place le mardi soir depuis quelque temps(et pendant tout l'été) à un duo de chefs invités cuisinant végétaLien. De quoi éveiller ponctuellement la curiosité des omnivores à d'autres goûts ? J'y y fait un très bon déjeuner (avec un bémol sur le dessert) avec une tartine façon banh-mi pleine de parfums et de textures et une sorte de couscous avec de délicieux légumes (entrée-plat 15 euros). Et mon compagnon de repas, très omnivore, a beaucoup apprécié aussi, que ce soit le goût ou l'aspect rassasiant.

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Je sais bien que cela n'est pas dans les habitudes de la plupart des chefs, que c'est souvent plus simple d'associer viande ou poisson et un accompagnement, que faire des plats végétariens demande de l'entrainement et un peu d'imagination. Je reste optimiste sur une évolution même lente...

Et vous, avez-vous de belles expériences végétariennes à partager ? Avez-vous parfois envie de manger végétarien au restaurant sans que cela soit possible ? Vous arrive-t-il de le demander si ce n'est pas à la carte ?