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14/09/2015

Manger local en Ile-de-France ? On essaie...

Ce week_end se tenait sur les berges de Seine la "Fabuleuse fête du Manger local en Ile-de-France" dans le cadre des "Semaines du Manger Local". Pas de chance, il a plu quasiment tout le week-end et cela a très probablement découragé un certain nombre de curieux. Imper sur le dos, je me suis armée de courage pour aller jusqu'au Port du Gros Caillou, dans le 7eme arrondissement, où se tenait le marché. 

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J'ai retrouvé quelques producteurs que j'avais déjà rencontrés au Salon de l'Agriculture :les Nicettes (délicieux caramels) par exemple, ou la ferme de Viltain. Et aussi, découvert quelques autres.

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J'ai fait quelques emplettes gourmandes :

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- des champignons de Paris qui pour une fois n'usurpent pas leur appellation, cultivés à Méry-sur-Oise dans le Nord de la région parisienne,

- des simili-confitures relativement peu sucrées "Délits fruités" de la marque Oorain, installée à Meudon, dont certains fruits viennent de la plaine de Versailles,

- des yaourts nature de la Ferme de Viltain,

- quelques moelleux macarons de Réau, car je les avais bien appréciés précédemment (noisette, vanille, café),

- une tisane de feuilles de chanvre, garantie non hallucinogène !

On peut s'intéresser à ce qui est local quand on fait ses courses ou qu'on va au restaurant, Les différentes initiatives valorisant le terroir d'Ile-de-France sont répertoriées par le CERVIA.

Au quotidien, il n'est pas forcément évident de manger local. Cela est sans doute possible dans de nombreuses régions si on explore les "circuits courts" de sa région, de type AMAP, Ruches... ou les marchés (en vérifiant là si on a bien affaire à des producteurs locaux).

Le local permet bien sûr de diminuer les transports, ce qui est bien sûr positif pour le produit. Il me semble toutefois que l'important est peut-être aussi, surtout pour les fruits et légumes, qu'ils aient été fraichement cueillis : c'est-à-dire que la logistique mise en place entre producteur et lieu de distribution permette de disposer de légumes et fruits cueillis si possible la veille et donc au mieux de leur maturité et de leur goût. Ce qu'on trouve par exemple chez Terroirs d'Avenir sans que la région parisienne soit principalement représentée.

Et vous, êtes-vous attentif(ve) à la dimension locale de vos achats ? Par quel canal ?

31/08/2015

Manger végétarien dehors : est-ce qu'on avance ?

J'avais il y a un certain temps écrit des billets sur comment végétarien dehors, que ce soit dans des restaurants largement ou purement végétariens, ou dans des restaurants classiques (bizarrement, en relisant ce billet, je trouve que j'avais été un brin optimiste alors...). Depuis, le végétarisme a progressé dans les mentalités et les comportements. Parallèlement, je constate très souvent dans les restaurants que je fréquente que la proposition ne serait-ce que d'un plat végétarien est très rare alors qu'il peut y avoir 5-6 plats de viande et poisson. Semilla, dans le 6eme arrondissement, bonne table proposant toujours au déjeuner une formule avec trois choix viande/poisson/végétarien, reste une relative exception. A Paris, les restaurants "sans" ne cessent de se développer pour répondre à la mode (sans gluten, végétalien, ...), on ne voit pas apparaître, à ma connaissance, de restaurants végétariens. Et l'offre végétarienne des restaurants omnivores ne me parait pas exploser...

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Alors que pour ma part, mangeant de la viande et du poisson raisonnablement et ayant majoritairement envie de repas végétariens, je rêve de restaurants "mixtes" où on peut selon le moment, selon les envies et les choix de chacun, manger végétarien ou pas, partager un repas où l'un mange végétarien et l'autre une pièce de viande. Cette possibilité n'est pas si répandue et quand on demande spécifiquement un plat végétarien qui n'est pas à la carte, cela est souvent compliqué. Ou cela se traduit par des légumes. Et, quand c'est à la carte, c'est souvent un classique risotto.

Finalement, c'est à Aix-en-Provence, ville bien plus petite que Paris (peut-être plus fréquentée par des étrangers ?) que j'ai vu deux idées intéressantes.

Dans un restaurant style bistrot traditionnel assez simple, il y avait, à côté de la côté de veau et des pieds paquets, une "assiette végétarienne du moment", à choisir avec ou sans œuf. J'ai choisi ce plat et j'ai vu arriver une assiette composée de légumes variés, crus et cuits, de purée et d'un œuf au plat. Ce n'était pas de la grande cuisine, mais c'était bon et nourrissant et j'ai trouvé vraiment bien que cela soit prévu.

Dans un tout autre style, je suis tombée par hasard sur le restaurant d'un hôtel très chic où je ne pensais absolument pas m'attabler. Mais, en regardant la carte, j'ai eu la surprise de trouver un menu végétarien, disponible au déjeuner et au dîner (à un prix nettement plus abordable que la carte). Et ce menu proposait même un choix entre deux propositions. J'ai eu le plaisir de dîner avec ce menu. Détail amusant, méconnaissance ou, l'amuse-bouche n'était pas spécifique et à base de poulpe.

J'ai ainsi mangé des beignets de fleurs de courgette, un risotto aux légumes verts, un délicieux dessert, dans un cadre merveilleux.

Ces deux exemples illustrent parfaitement ce dont je parlais plus haut : que l'on soit végétarien ou pas, on peut choisir un repas végétarien sans contraindre les autres convives à le faire. Ne serait-ce pas l'avenir ?

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En revenant à Paris en revanche, donnant rendez-vous il y a quelques jours à une amie près de son bureau, j'ai choisi un restaurant paraissant sympathique, au demeurant plutôt bon quoiqu'à la cuisine un peu fade. Mais j'ai trouvé dommage que, dans la totalité du menu entrées et plats, rien ne soit végétarien...

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A noter, une offre alternative : l'initiative du restaurant Dune qui laisse la place le mardi soir depuis quelque temps(et pendant tout l'été) à un duo de chefs invités cuisinant végétaLien. De quoi éveiller ponctuellement la curiosité des omnivores à d'autres goûts ? J'y y fait un très bon déjeuner (avec un bémol sur le dessert) avec une tartine façon banh-mi pleine de parfums et de textures et une sorte de couscous avec de délicieux légumes (entrée-plat 15 euros). Et mon compagnon de repas, très omnivore, a beaucoup apprécié aussi, que ce soit le goût ou l'aspect rassasiant.

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Je sais bien que cela n'est pas dans les habitudes de la plupart des chefs, que c'est souvent plus simple d'associer viande ou poisson et un accompagnement, que faire des plats végétariens demande de l'entrainement et un peu d'imagination. Je reste optimiste sur une évolution même lente...

Et vous, avez-vous de belles expériences végétariennes à partager ? Avez-vous parfois envie de manger végétarien au restaurant sans que cela soit possible ? Vous arrive-t-il de le demander si ce n'est pas à la carte ?

25/08/2015

Cet été, j'ai... bullé à Paris

Avant de partir un gros week-end à Aix-en-Provence (je vous raconte ça demain), j'avais pris une huitaine de jours de congé à Paris, début août, période où mon activité est très calme. L'occasion de ne rien faire si j'en ai envie, de prendre mon temps, de ne me fixer aucune contrainte, de me livrer à certaines de mes activités favorites, lire, nager, me balader de long en large dans Paris, les yeux attentifs à ce qui m'entoure, le plus souvent loin des masses touristiques.

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Ce fut fort agréable, tranquille, majoritairement ensoleillé et il y eut aussi au programme l'idée de bien manger. Malheureusement, une grande majorité des bons restaurants sont fermés une grande partie du mois d'août. Normal bien sûr pour assurer les congés du personnel au moment le plus creux, pas trop grave pour moi qui peux quand même en profiter toute l'année. Mais triste pour les touristes gastronomes de passage, qui trouvent porte close dans la grande majorité des restaurants. 

Pour ma part, j'en ai pisté quelques-uns qui fermaient pas ou peu (il y a aussi une liste non exhaustive sur le site Parisbymouth).

. La Pascade ne fermait pas du tout et on s'y est à nouveau régalés (je ne me lasse pas des variations saisonnières autour de cette grosse crêpe aveyronnaise) :

- une fois au déjeuner, avec pour ma part, une pascade "Risotto vert", avec "risotto au basilic & parmesan, shimeji blanc, tomate green zebra, petits pois, sanshõ".

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- une autre fois au goûter (le meilleur moyen de savourer les pascades sucrées car après une pascade salée bien nourrissante, on n'a plus très faim...). On en a partagé deux et j'ai adoré la pascade "Chutney d’Agrumes" avec "une crème de mascarpone & biscuit au jus de passion, chutney d’agrumes".

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. J'ai découvert avec plaisir le restaurant Grand Coeur, sorte de brasserie moderne, supervisée par le chef Mauro Colagreco (restaurant Mirazur deux étoiles à Menton - belle interview de lui dans Télérama). J'y suis allée deux fois : j'ai choisi entrée-dessert car les desserts valent la peine qu'on leur garde une bonne place. D'autant plus qu'on commence dans tous les cas par un "pain à partager", d'origine argentine, un peu brioché, délicieux, dont j'ai demandé à emporter le restant car je n'avais aucune envie qu'il soit gaspillé.

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Les deux fois, je me suis vraiment régalée avec les plats que j'avais choisis à la carte :

- la première fois : Une salade de calamars, carottes... + un clafoutis aux cerises,

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- la deuxième fois : une Burrata des Pouilles avec une marmelade de tomates confites et des épinards + une crème caramel à la confiture de lait.

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Ce restaurant est situé dans la plaisante cour du Centre de Danse du Marais, pour ceux qui connaissent (j'y pris quelques cours dans mes jeunes années...) et on peut bénéficier de façon plus ou moins mélodieuse de la musique des cours.

. Dans la série découverte, on a eu la chance de tomber un samedi 1er août au déjeuner sur Juste le Zinc, une table proche, dont j'avais noté le nom dans mes tablettes car issue du Zinc de Caius, petite table annexe du restaurant Caius, où on avait déjeuné 2 ou 3 fois. On y a mangé en terrasse un plat délicieux, une cataplana de bar (cataplana étant le nom du plat traditionnel portugais en cuivre dans lequel cela mijote à l'étouffée et est servi). On n'avait plus très faim mais on n'a pas résisté à l'envie de partager une fine gaufre maison, servie avec divers accompagnements. 

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J'ai aussi profité de mon temps libre pour parfois petit déjeuner dehors mais là encore, le choix était un peu limité.

- Un jour de réveil matinal, je suis partie à la découverte de la boulangerie-pâtisserie Cyril Lignac dans le 16eme, ouverte dès 7h00 le matin tout l'été. J'ai choisi une brioche gianduja-fève tonka qui s'est avérée très plaisante.

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- J'ai aussi découvert la French American Bakery (FAB), qui était ouverte début août : j'avais entendu parler de son cheesecake mais y étant allée, après une jolie promenade, pour petit déjeuner, j'ai préféré un carrot-cake, que j'ai trouvé absolument délicieux, avec un café (dont on peut avoir un "re-fill" pour 1 euro, plutôt sympa si on reste longtemps, ce que j'ai fait car la terrasse était agréable et calme).

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Et vous, aimez-vous les vacances dans votre ville ? Avez-vous des souvenirs gourmands de cet été ?

 

La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2eme

Grand Coeur, 41 rue du Temple, Paris 4eme

Le Juste Zinc, 25 rue de Turin, Paris 8eme

Boulangerie-pâtisserie Cyril Lignac, 2 rue de Chaillot, Paris 16e

FAB- French American Bakery, 48 bis rue du Faubourg Saint-Denis, Paris 10e

01/07/2015

Et juin fila, et l'été arriva...

En juin,

J'ai écouté :

- mes patient(e)s bien sûr, toujours différent(e)s et parfois si meurtri(e)s par leur relation à l'alimentation qui les obsède et leur gâche la vie. A qui je rappelle toujours que même si c'est parfois difficile, même s'il faut s'accrocher, on peut vraiment changer son rapport à la nourriture.

- les Journées de Nutrition de l'Institut Pasteur à Lille, avec un contenu pointu (parfois trop) sur le microbiote (ou flore intestinale, soit des milliards de bactéries), un élément absolument fondamental du fonctionnement de notre corps : son rôle, ses difficultés, les perspectives, la place de l'alimentation.

- une superbe émission de France Culture, non seulement sur le pain comme son titre l'indique, mais aussi sur la qualité nutritionnelle de ce qu'on mange, avec un état des lieux limpide de l'état de l'alimentation moderne par le chercheur en nutrition, qui résonnait largement avec ce que je décris souvent à mes interlocuteurs,

- l'émission Service Public sur les troubles alimentaires, qui vaut surtout pour la participation de Philippe Jeammet, psychiatre spécialisé dans ces troubles, que j'ai déjà eu la chance d'écouter en conférence, toujours très juste sur la souffrance des adolescents.

- une table ronde organisée par Géraldine Dormoy, de l'Express Styles, pour les dix ans de son blog Café Mode, sur l'usage des réseaux sociaux, très riche et intéressante, autour des échanges avec les lecteurs, de la frontière vie publique/vie privée quand on est une blogueuse célèbre, de l'authenticité qui fait le succès, ...

J'ai parlé :

- pour une conférence sur l'alimentation durable avec Slowfood, source d'échanges intéressants mais où l'on se dit que les personnes présentes ne sont pas celles qui ont le plus besoin d'informations...

- pour une intervention en entreprise où j'ai notamment montré aux salariés qu'ils ont tous les ressources de faire des repas variés et simples et décrypté les étiquettes alimentaires avec quelques règles simples car on ne peut pas toujours manger du 100% fait maison.

- à un journaliste de Slate.fr qui voulait se moquer du "dadbod", le petit ventre des hommes qui deviendrait tendance, d'où un article assez amusant sur le sujet.

J'ai appris :

A faire du pain de haute qualité dans les règles de l'art (et aussi de la pizza, des ciabatta...), en très bonne compagnie, sous la houlette de Thierry Delabre, boulanger naguère clandestin, mais plus vraiment et bientôt plus du tout s'il parvient à ouvrir son fournil (projet en cours sur Kiss Kiss Bank Bank). Si vous voulez en savoir plus sur lui, il y a un bel article sur son parcours et son projet sur le site Ideemiam.

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J'ai savouré :

- Quelques plaisants repas au restaurant, de belles et bonnes assiettes de Monsieur ou de délicieux fruits de saison.

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- Plusieurs glaces d'un tout nouveau glacier qui vient tout juste d'ouvrir à deux pas de chez moi, à Montmartre, Scaramouche. L'accueil y est très sympathique, c'est la deuxième boutique d'un glacier (reconverti) installé dans un petit village du Sud de la France, les glaces sont préparées avec exigence. Ils font volontiers goûter plein de parfums, ont envie de s'adresser notamment aux enfants. Ce ne sont sans doute pas les meilleures glaces du monde mais ce que j'ai goûté était vraiment très bon : fraise, vanille, pastis, citron... On peut s'asseoir au calme pour savourer et on est loin du snobisme chic qui fait "buzzer" la foodosphère. 

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J'ai réalisé :

Une déclinaison autour de l'aubergine : en taboulé selon une recette du Veggivore de Clotilde Dusoulier, en "caviar" épicé, à la façon Ottolenghi avec des grenades (recette qu'on retrouve chez Papilles).

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Une très belle et délicieuse tarte aux abricots pour accueillir dignement notre ami du Japon de passage à Paris.

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J'ai découvert :

L'épicerie Terra Gourma à Levallois, dont j'entendais parler depuis longtemps, à l'occasion de 'une soirée de découverte de l'ail noir, cuisiné de façon délicieuse par Elisabeth Scotto. Cela a beau être loin, j'y retournerai sûrement car l'accueil est sympathique et la sélection de produits exigeante.

Instagram : eh oui, un peu après tout le monde et beaucoup d'hésitation vu le temps que je passe déjà sur twitter... Je me suis dit que c'était peut-être le lieu de publier quelques photos puisque j'en prends quasi-systématiquement de ce que je mange et qu'elles n'aboutissent pas toutes, loin de là, sur le blog. Si cela vous dit de m'y retrouver...

Et plein d'autres choses qui ont fait que juin a filé à grande vitesse...

Et vous, qu'avez-vous fait en ce court mois ?

 

19/06/2015

Merguez & Pastrami, table identitaire... et bonne

Cela fait un moment qu'on avait entendu parler de cette nouvelle adresse, avant même le début des travaux, grâce aux confidences de David, le patron de la Pizza di Loretta (une de nos "cantines"), aussi à l'origine de Merguez & Pastrami. Le nom nous avait intrigués, on attendait de voir et jeudi dernier, en allant manger une pizza, on a vu que c'était ouvert. C'était même le jour d'ouverture. Donc, curieux de voir ce qui se cachait derrière ce nom, nous sommes allés y déjeuner samedi. David, tout heureux de nous faire découvrir son nouveau "bébé" nous a expliqué que c'était une table identitaire rendant hommage à l'autre branche de ses origines, celles de son père marocain (sa mère Loretta a donné son nom à la pizzeria) avec un détour par New York pour le côté pastrami.

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Le décor est sympathique, les serveurs souriants, la carte est différente le midi et le soir, plus simple à midi, avec pas mal de gros sandwiches accompagnés de chips maison. Pour ma part, j'ai prix un plat végétarien (ce que je ne pensais forcément trouver entre les merguez et le pastrami...) : des falafel (boulettes de pois chiches) accompagnés d'aubergines au four et de crudités. C'était très bon, avec des aubergines fondantes à souhait. Monsieur a pris un plat fort appétissant : oeuf-merguez-chakchouka qu'il a beaucoup apprécié. Pour les personnes pas trop au fait de cette cuisine, un lexique des mots inconnus est proposé avec le menu.

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Plus faim pour un dessert mais je reviendrai bien goûter le gâteau au fromage blanc, et aussi découvrir les plats du soir. J'ai conclu sur un excellent café (donc pas donné...) servi dans une très belle cafetière traditionnelle à piston.

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 Merguez & Pastrami, 57 rue Rodier, Paris 9eme. Plats environ 15 euros au déjeuner

18/06/2015

Quand Terroirs d'Avenir nous régale...

Je me souviens de la première fois où j'ai rencontré Terroirs D'avenir, c'était en 2009 : via My Little Paris, ils proposaient de venir un samedi matin s'emparer de cageots de tomates dans un lieu éphémère : peut-être les meilleures tomates que j'ai jamais mangées, en France en tout cas... A l'époque, ils approvisionnaient les chefs en produits de top qualité. Puis,  début 2013, ils ont installé leurs boutiques pour en faire profiter les particuliers, rue du Nil, dans le 2eme arrondissement. J'y suis allée quelquefois mais j'étais un peu freinée par la distance.

Et puis récemment, réfléchissant au développement des épiceries chics, ayant testé différentes sources d'approvisionnement, je me suis dit que c'était vraiment chez eux que je trouverais le meilleur rapport qualité-prix-démarche responsable. Et que c'était cela que j'avais envie de soutenir. J'y suis donc retournée plus fréquemment (même à pied !) et y ai fait d'excellents achats, et Monsieur aussi en alternance.

Ainsi, le week-end dernier, Monsieur s'est emparé d'une belle  variété de légumes (et un peu de poisson et de fromage aussi) et nous a ainsi préparé plusieurs repas tout à fait merveilleux :

- une assiette toute verte et végétarienne : asperges, petits artichauts, fabuleuse ratatouille "blanche" (sans tomate) : aubergines violettes/courgette/oignon.

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- une assiette terre et mer : filets de dorade grise ; "tartare" de courgette-artichaut-asperge-fenouil-petits oignons ; fenouil, courgettes, artichaut, asperge grillés.

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- des pâtes au fenouil et moules (ces dernières venant d'une autre source) très savoureuses.

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Oui, je sais, Monsieur devrait ouvrir un restaurant avec quelques couverts pour convives choisis ;-) Mais, bon, pour l'instant, c'est moi, et de temps en temps quelques amis, qu'il régale !

Bravo à Terroirs d'Avenir pour le super travail de dénichage de bons produits qu'ils font pour les chefs et pour nous !

Et vous, de quels légumes vous régalez-vous actuellement ?

17/06/2015

Bac Sucré : jolie opération d'une rue très gourmande

Si vous êtes parisien(ne) et gourmand(e) peut-être avez-vous entendu parler de Bac Sucré, un événement lancé mardi, qui se déroule toute la semaine, avec animations variées. Il réunit un bon nombre d'acteurs sucrés de la très chic rue du Bac, dans le 7eme arrondissement parisien. Une rue devenue en quelques années un repaire de quantité de pâtissiers et chocolatiers.

Comme je le disais il y a quelques jours, c'est Florence Mazo Koenig, habitante historique du quartier, qui a eu l'idée de cette opération et qui, avec l'aide de quelques autres pros, a mobilisé de nombreux intervenants et la mairie d'arrondissement.

Mardi soir, j'étais invitée au lancement. J'accepte de plus en plus rarement ce genre d'invitations pour blogueurs mais, ayant suivi cela de loin depuis le début, connaissant les protagonistes, étant amatrice de quelques adresses de la rue, c'était difficile de refuser. Et cela venait à point pour prolonger ma semaine passée à dédramatiser le sucre !

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Je suis arrivée en fin d'après-midi et j'ai fait un tour de quelques lieux participant à l'opération (certaines boutiques présentaient par ailleurs leurs créations dans le square où se passait la soirée). Chez Jacques Genin, on pouvait déguster ses chocolats (dont un étonnant mais fameux chocolat aux câpres) et ses fabuleuses et irrésistibles pâtes de fruits (je ne suis pas très fan a priori mais cela n'a strictement rien à voir avec toutes celles que vous avez pu manger).

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Chez Chapon, le chocolatier Patrice Chapon m'a parlé de sa façon de travailler, depuis les fèves de cacao jusqu'aux tablettes. Il m'en a fait goûter plusieurs ainsi que son gâteau fondant renouvelé "Vendredi samedi dimanche"et ses diverses mousses au chocolat : en effet (j'avais déjà repéré cela dans sa vitrine), il est, semble-t-il, le seul à proposer plusieurs mousses au chocolat réalisées avec différents crus. On peut notamment en acheter dans un petit cornet à déguster dans la rue comme une glace. 

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Je suis aussi allée découvrir la boutique Quintessence, spécialisée dans les bougies parfumées où j'ai été très gentiment accueillie. Rien à voir avec le sucré a priori mais cette maison a pour habitude de créer des bougies avec des personnalités : elle en a créé une (à l'odeur délicieusement anisée) avec Sébastien Bras et elle faisait du coup découvrir les sirops de ce chef (j'ai goûté celui au thé).

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Il y aussi la Pâtisserie des Rêves, Dalloyau, Perre Marcolini, Angelina, Hugo & Victor .... 

Une chasse au trésor avec quelques questions gourmandes est prévue pour donner envie de franchir la porte des boutiques partenaires en quête de quelques indices (tiens, qui a inventé la crème Chantilly par exemple ?)

Retour au square ensuite où j'ai papoté avec moult blogueuses et gastronomes présents, avant le lancement officiel.

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Philippe Urraca, Jacques Genin (en blanc), Claire Damon, Patrice Chapon (derrière, veste noire), Philieppe Conticini

Tout le programme est sur le site Bac Sucré si cela vous dit.

 

08/06/2015

Vive les fraises ou gardons une place pour les (très bons) desserts

Toute la semaine, le blog parle desserts et douceurs en réaction à l'énorme vague "Sans Sucre" dont vous avez peut-être entendu parler...

 

J'ADORE les fraises alors quand la saison commence, je me réjouis et me régale.
Je les aime nature quand elles sont tres bonnes, mûres et parfumées. J'en ai un peu moins cette année pour l'instant car il n'était pas évident d'en trouver de délicieuses à prix raisonnable...

Quand des personnes talentueuses la mettent au centre de leurs desserts, je suis forcément attirée. C'est arrivé deux fois la semaine dernière et cela a atteint des sommets de gourmandise.

Il y a eu un dessert tout fraise, en deux assiettes de Yannick Tranchant, le très créatif pâtissier de Neva Cuisine, qui fut une merveilleuse surprise tant il y avait de travail et d'imagination au service du goût : c'était beau, bon, plein de textures et de surprises (la photo ne dévoile pas tout...), une merveille ! Et j'avais pris soin de ne pas trop manger avant (deux entrées pas trop copieuses) pour pouvoir vraiment l'apprécier. Très gourmande de desserts depuis toujours, j'étais devenue un peu blasée ces dernières années car très souvent déçue car des propositions trop banales ou trop complexes. Ce pâtissier a vraiment réussi à me réconcilier en beauté avec les desserts de restaurants et je conçois toujours mon repas pour garder une priorité au dessert.

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Il y a eu une très réussie pascade fraise-rhubarbe créée par le chef David Toutain invité du mois à La Pascade : il a pris cette invitation très à coeur, a fait beaucoup d'essais et le résultat est vraiment une très belle et bonne gourmandise, là aussi pleine de variations sur les textures, parfums, températures. Elle était juste un petit peu trop sucrée à mon goût. Je vais suffisamment souvent à La Pascade pour savoir qu'après une pascade salée, je n'ai plus forcément faim pour un dessert. Du coup, il m'est arrivé d'aller y goûter (un des rares endroits ouverts non stop du déjeuner au diner). Cette fois, on y déjeunait et j'ai proposé à Monsieur qu'on partage une pascade salée (tout à fait délicieuse : avocat-crevette-feta-tomate...) pour garder la place d'une sucrée. Ce qui fut fait et a permis de pleinement savourer cette douceur.

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Pour ma part, j'ai préparé dimanche un petit dessert beaucoup plus simple avec des fraises de plein champ d'un maraîcher des Yvelines (trouvées chez Terroirs d'Avenir, fournisseur de bons produits) : des simili-tartelettes avec des sablés, de la chantilly maison et des fraises : l'accord était délicieux.

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Et vous, comment aimez-vous les fraises ?

La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2eme

Neva Cuisine, 2 rue de Berne, Paris 8eme

13/05/2015

J'ai testé pour vous...la livraison de repas (Deliveroo / Foodchéri)

Cela faisait sans doute une bonne vingtaine d'années que je n'avais pas commandé de repas à livrer... J'ai seulement de vagues et rares souvenirs de pizza dans mes toutes premières années de vie professionnelle. En effet, nous faisons très souvent à manger l'un ou l'autre (Monsieur plus souvent...) et, si on est paresseux/fatigués, il y a toujours une solution simple de secours dans le frigo ou le placard. De plus, j'avais une image des livraisons de plats comme étant très coûteuses et pas forcément en phase avec mes envies.

Mais récemment, de nouveaux acteurs sont arrivés sur le marché parisien. J'ai notamment entendu parler de deux d'entre eux : Deliveroo et Foodchéri (hasard des communications sur le web). J'ai eu envie de les tester, pas tant pour devenir cliente régulière que pour me faire une idée de ces services et pouvoir éventuellement en parler à certains de mes patients davantage adeptes de ce type de solutions.

J'ai commandé via Deliveroo un midi où je déjeunais à mon cabinet. Il y a un large choix de restaurants, plutôt tendance, proposés en fonction de son emplacement. Je n'ai pas choisi un nom connu des branchés type "Frenchie to go" mais plutôt l'inconnu, un restaurant tibétain dont je n'ai jamais entendu parler, Tashi Tagye : je prends des raviolis végétariens et un dessert, je choisis l'horaire, je paie en ligne pour un montant de 17,50 euros (intégrant des frais de livraison de 2,50 euros. On doit commander pour 15 euros minimum, ce qui est plus simple à deux). Le coursier arrive 5 mn en avance et me livre le plat qui est resté à peu près chaud. C'est assez bon et nourrissant mais je trouve que cela ne vaut vraiment pas ce prix. Je n'ai peut-être pas fait le meilleur choix.

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Foodchéri livre le soir : on a le choix entre deux plats qui changent tous les jours, cuisinés avec des produits frais, dont un plat végétarien, et un ou deux desserts. On commande à partir de 18h45 et on est livré 20 mn après l'appel. Là encore, le livreur est à l'heure. On a pris les deux plats différents. Chacun coûte 9,90 euros (livraison comprise), le prix est le même tous les jours. Les plats sont à réchauffer au micro-ondes ou au four. Ce jour-là, il y a un bo-bun végétarien et un poulet au curry vert et lait de coco avec du riz. Les deux sont très bons, on les mange avec plaisir. Les desserts me paraissent un peu chers (cookie 3 euros, compote -arrivée depuis- 3,50 euros).

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Comparatif : ce sont vraiment deux offres bien différentes :

Deliveroo : large choix et restaurants plutôt connus / Foodchéri : cuisine en propre (avec des "chefs" pas spécialement connus),

Deliveroo : choix pérenne (selon l'offre des restaurants) / Foodchéri : renouvellement quotidien (avec probablement un retour régulier des plats),

Deliveroo : déjeuner et dîner / Foodchéri : dîner uniquement

Deliveroo : choix de l'horaire / Foodchéri : livraison 20 mn après l'heure de commande,

Deliveroo : montant minimum et frais de livraison / Foodchéri : au moins un plat, pas de frais de livraison,

Deliveroo : prêt à l'emploi / Foodchéri : à réchauffer

Point commun : un périmètre limité pour l'instant.

Bilan : je suis plutôt contente de cette expérience. Il m'arrivera sans doute de refaire appel ponctuellement à Deliveroo. J'ai notamment vu dans la liste Supernature et me dis que je me ferai bien livrer leur "assiette vitalité" un de ces jours... Il est fort possible qu'à l'occasion, on re-goûte des plats Foodchéri, davantage par envie de plats qu'on ne cuisinerait pas nous-mêmes que par vraie flemme.

Il y a d'autres propositions de ce type qui se développent avec des périmètres et des contenus variables. Cela me parait répondre à une demande de citadins (ayant un certain revenu) rentrant tard, fatigués, n'ayant pas forcément le temps ou l'envie de cuisiner, n'ayant pas nécessairement une organisation des courses bien rôdée. Et cela ne me semble pas plus cher que la moindre livraison de pizza médiocre.

Par ailleurs, ce type d'offres me parait davantage adaptée à cette demande que les offres "prêt à cuisiner" où l'on vous fournit la recette et les ingrédients mais il vous reste quand même la cuisine à faire...

Et vous, faites-vous appel à la livraison de repas ? Souvent ou occasionnellement ?

NB : précision : ces deux repas ont été intégralement payés.

 

07/05/2015

J'ai lu Xavier Denamur et...j'ai été partagée

J'ai connu Xavier Denamur, restaurateur parisien pourfendeur de la mauvaise alimentation et de l'opacité en cuisine lorsqu'il a sorti son film République de la malbouffe en 2012. J'en avais fait un  billet de blog, il l'avait lu et apprécié, on a échangé en ligne et on a fini par se rencontrer un peu plus tard. Puis j'ai déjeuné avec plaisir plusieurs fois dans son restaurant Les Philosophes dans le Marais. J'ai suivi régulièrement ses actions énergiques et persistantes pour la transparence dans la restauration.

Il est passé à une étape supplémentaire en écrivant un livre, Et si on se mettait enfin à table ?, titre bien sûr à double sens... Car ce que beaucoup retiendront principalement de son livre, c'est qu'il révèle toutes les étapes et les modalités de son parcours dans la restauration, la place incontournable du "black" dans métier et son chemin vers l'honnêteté fiscale.

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La transparence est méritoire et pas facile mais cela m'a mise quand même un peu mal à l'aise. J'ai un grand respect pour une vie de travail acharné, d'exigence, d'enthousiasme, de rigueur dans la gestion de ses restaurants, je mesure le courage de reconnaître ses excès et ses erreurs. Je ne suis pas naïve, je sais que les choses ne sont pas simples. Mais, en même temps, j'ai eu l'impression d'un exercice un peu long d'auto-justification sur le mode "faute avouée à moitié (complètement ?) pardonnée"... Sous couvert de propositions (que je ne saurais juger) pour réformer l'ensemble du système. Détail peut-être, j'ai aussi été gênée quand il retient principalement d'un fameux député atteint de "phobie administrative" son audace... 

En revanche, j'adhère totalement à la deuxième partie où il développe avec passion son combat, en tant que restaurateur, citoyen et père, pour le fait maison et la transparence, pas seulement dans les restaurants mais aussi dans les cantines. Il montre qu'on peut, avec force, ténacité, sens de la communication, faire avancer petit pas par petit pas, la cause d'une meilleure alimentation dans les écoles. J'aime quand il met en avant les cuisiniers, comme un certain Bernard archi-dévoué à la cause de la bonne nourriture, qui font le maximum avec des moyens limités pour préparer de bons repas dans les collectivités. J'aime quand il se bat en tant que parent pour en savoir davantage sur les aliments servis au-delà du pseudo-équilibre des repas. J'approuve quand il s'interroge sur l'équilibre théorique et l'équilibre réel des repas. Cela me rappelle mon stage en cuisine collective de collège : j'avais fait un comptage des restes sur les plateaux en fin de service et, sans étonnement, les restes de jardinière de légumes étaient bien supérieurs à ceux de frites...

Combat louable et difficile, où il faut sûrement se regrouper et persévérer. Je suggère parfois aux patients-parents qui se lamentent sur ce que mangent leurs enfants de regarder comment ils pourraient être actifs sur le sujet, de s'impliquer peut-être dans les associations de parents d'élèves, les commissions de menus... Mais en même temps, de relativiser en se disant que la cantine, cela représente 4 ou 5 repas sur une semaine sur 28 (3 repas principaux et un goûter par jour) et donc de ne pas renvoyer la balle de l'éducation alimentaire à la seule école : ils peuvent aussi agir eux-mêmes sur la vingtaine d'autres repas...

J'aime quand il défend la cuisine goûteuse, les bons produits qu'il se démène pour faire venir à Paris, quand sa principale obsession est la satisfaction du client, quand il déplore la nutritionnalisation de l'alimentation, les applications compteuses de calories et les gourous du diététiquement correct (je crois qu'il ne me met pas dans ce lot ;-)). J'aime quand il se dit restaurateur, juste restaurateur et pas psychologue ou sociologue. Quand il a une "sainte horreur des cuisines de niche" mais propose quand même, dans son restaurant, une offre végétarienne à côté de la viande et du poisson. 

Au global, j'aime sa liberté de ton et je me retrouve dans son combat pour la "bonne bouffe", dans un style certes différent...