08/05/2013

6 mois déjà ! D'un lieu à l'autre...

Il y a 6 mois (déjà !), je m'installais, contrainte et forcée, dans un nouveau cabinet, suite à l'impossibilité de rester dans le précédent. Vous m'avez alors envoyé plein d'adorables messages, merci !

Les premières semaines ont été chargées en formalités, déménagement, aménagement, tout en continuant mes consultations. Peu à peu, l'espace est devenu de plus en plus confortable.

Et je l'avoue, je suis pleinement heureuse de ce changement. Après avoir eu une petite période de tristesse face à ce changement brutal, face à l'obligation d'abandonner le lieu de mes débuts de diététicienne, je me suis vite remise. D'abord, je n'ai pas vraiment eu le temps de me lamenter car il fallait agir : impossible de rester bien longtemps "sans cabinet fixe".

Ensuite, j'ai eu beaucoup de chance : dès le lendemain je trouvais (merci internet !) un autre local tout proche, ce qui a permis de ne pas changer vraiment les habitudes des personnes qui viennent me voir. 

Enfin, je me suis peu à peu habituée à ce lieu, tellement plus lumineux que le précédent, orienté Est, inondé par le soleil le matin (pas tous les jours !). Je m'y sens bien et, je crois, mes patient(e)s aussi.

Je suis donc, finalement, beaucoup mieux installée, surtout du point de vue de la clarté ! Entre deux consultations, quel plaisir d'aller à la fenêtre observer les mouvements et couleur du ciel (mon cabinet précédent était en rez-de-chaussée sur cour et voué à la lumière électrique !).

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Travailler face au ciel, le bonheur !

 

Nous sommes tous à différents moments frappés par des événements plus ou moins graves qui nous obligent à changer un aspect de notre vie. Quand cela arrive, n'essayons pas de nier nos émotions. Prenons le temps de les reconnaitre, de les accepter, de les digérer mais aussi d'affronter la situation : souvent, si on prend du recul, si on regarde toutes les facettes d'une situation, on peut y voir aussi des ouvertures (cf l'idéogramme chinois signifiant crise et opportunité) et l'événement peut être source de changement et permettre d'avancer.

Belle journée et pensez à regarder le ciel de temps en temps...

07/05/2013

Journée sans Régime : arrêtons tous les régimes, vive la gourmandise !

Dimanche, je lançais deux idées un peu à l'improviste pour animer la "Journée sans régime" de lundi 6 mai,  avec la contribution de Florence :

- "Postez une image de votre gourmandise sur pinterest". C'est ici si vous connaissez ce réseau.

- "Décrivez en mots votre gourmandise ou votre horreur des régimes sur twitter". Alors, voilà quelques contributions, merci à toutes !

Côté gourmandise

« Si j'en ai vraiment envie, c'est que c'est bon » - @Domydom

« un peu de chocolat au quotidien garde la dépression bien loin » @Sophiaprincesse

"La privation entraîne la frustration. Mange de tout avec plaisir mais avec modération" @meringuetoquee

Côté horreur des régimes (le mot n'est pas trop fort !)

« culpabilité, mise en échec, danger, yoyo, frustration, éphémère, pensée magique » - @AurensanC_Diet

« Quelqu'un dans ma famille a même pris des hormones de chevaux #regimepourri »@mthldv

« moi qui ai une mère passée de "rondouillette" à "médicalement obèse" à force de régimes et de yoyo » @unfilencuisine

« 1982 : 58kg,  2012 : 98 kg, entre les deux 30 ans de régimes Qu'on ne m'en parle plus (2013 : 60kg,mais un estomac en moins) "  @moune78

« le panier de la nana qui s'est fait dukaniser le cerveau : petits corayas, blancs de poulets OGM, fromage blanc 0% » @themarioncousin

 " Raidissante Experience Gaguesque Incapacitant Moultes Energies" @ExclusiveMotion

"régime = frustration + tristesse. Coach minceur = arnaque. Mieux vaut se faire plaisir, tout est dans la modération" @cecilegolfier

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Alors, pas seulement pour un jour, mais définitivement, je vous conseille d'abandonner les régimes, ce qui ne signifie pas abandonner l'idée de mincir (si vous avez des kilos à perdre). D'accord ?

06/05/2013

6 mai : Journée sans Régime (No Diet Day) : oubliez les régimes pour un jour et pourquoi pas pour toujours !

Comme je vous l'avais annoncé, plutôt que de vous parler encore une fois des méfaits des régimes, je préfère aujourd'hui donner la parole à des femmes qui ont eu l'expérience dans leur tête, dans leur corps, dans leur chair de ces régimes et qui en parlent. Merci à toutes celles qui ont donné leur témoignage.

Les  aberrations

« Un régime célèbre dans les années 80 : il s'agit de manger un seul aliment toute la journée, et chaque jour ça change, par exemple jambon, le lendemain pamplemousse, etc... c'est le pire des régimes... je l'ai fait avec ma soeur, nous étions adolescentes, nous avons tenu une semaine. Avec le recul, je ne comprends pas que ma mère nous ai laissées faire ! »

La culpabilisation

« Avec un papa chef pâtissier j'ai grandi en ayant à portée de bouche plein de bonnes choses, j'aime le sucré mais ne me suis jamais "gavée", j'étais toujours mince, voire maigre après 2 enfants. Mais soudain tout a basculé, en 6 mois j'ai pris 13 kg, j'ai complexé et j'étais en rage, je suis allée voir un nutritionniste pour être aidée, pour comprendre, pour vérifier ma santé. Pas de diabète pas de cholesterol - à sa grande surprise-, car ce cher médecin m'a de suite sermonnée sur ma vie alimentaire, m'a dit que c'était "normal que ça me retombe dessus" et puis à 39 ans je commençais à être âgée alors Madame il ne faut PLUS JAMAIS manger de sucre ! J'ai essayé son régime, pas droit au sucre pas droit au riz, mince, plus le droit d'être heureuse alors ? J'ai abandonné, je pense que ce n'est pas en me faisant culpabiliser qu'on m'aidera à réparer mon corps, et me priver de tout, non merci ! Qu'elle est triste la vie sans chocolat ! »

A qui faire confiance ?!

« Je crois que le pire et le plus dangereux était via un "médecin" dont j'avais eu les coordonnées dans la presse, son principe, ce que l'on mange le matin compte pour 0 calories et ensuite déjeuner et diner on multiplie par 2 puis par 4. Donc il conseillait de manger pizza et chocolat au petit déjeuner.... ce qui fait que j'en mangeais tous les matins. Par ailleurs il m'avait prescrit des gélules à base de "plantes" que j'ai prises scrupuleusement pendant plusieurs semaines; J'ai bien maigri mais je n'étais pas en forme du tout. A l'occasion de vacances, mon oncle (médecin généraliste) chez qui je séjournais m'a demandé quel régime je suivais et je lui ai montré l'ordonnance, il a bondi, il s'agissait d'extraits thyroidiens et amphétamines....  j'ai tout jeté et j'en ai subi les conséquences pendant un moment sur le plan de la santé, nervosité, agitation »

« Les premiers régimes qu'on m'a obligée à suivre ont été prescrits par des médecins (généraliste, endocrino, diététicien), et tous étaient dangereux que ce soit au regard de mon jeune âge (7 ans pour le 1er régime) ou du régime prescrit : hypocalorique et sans sucre à 7 ans, hyperprotéiné en sachets à 16 ans. Je n'ai jamais rêvé d'être filiforme, j'ai toujours eu conscience des limites de mon corps, mais c'était sans compter la toute puissance médicale et la pression familiale. J'ai dû faire pas moins de 20 régimes alors que j'en avais pas besoin et à chaque régime un échec à moyen terme, des kilos en plus. L'addition est salée et au final les médecins disent que je ne me donne pas la peine d'aller mieux. J'ai décidé de ne plus consulter de médecin sur le sujet vu leur incompétence et leur rapidité à brandir une diète hyperprotéinée. Et là miracle, je ne prends plus de poids. C'est mieux que rien. »

« Ma mère m'a mis au régime dès 11/12 ans, à l'époque, je pesais 62 kilos pour 1m55 et elle ne voulait pas que je souffre de l'obésité comme elle. J'ai vu un acupuncteur qui m'a donné des gélules de "je ne sais quoi" puis j'ai eu l'isoméride à 15 ans car j'étais arrivée à 75 kilos pour 1 m63.

J'ai perdu 25 kilos en 6 mois en me privant en dépit du bon sens pour mes 18 ans et je suis restée à 62 kilos pendant 3 ans environ. A 21 ans, j'ai commencé à travailler en décalé dans l'hotellerie et à manger à n'importe quelle heure et j'ai pris près de 30 kilos en 2 ans ».

La relation aux autres

« Quand j'étais au régime, je souffrais énormément lors des soirées entre amis où rien de ce qu'il y avait à manger n'était autorisé dans mon régime. Je regardais les gens boire et manger avec plaisir. Je ne partageais rien de ce moment de convivialité. Parfois même, je déclinais les invitations pour ne pas me mettre à l’épreuve. Un jour, un couple que je connaissais à peine, nous a invités à dîner. Je ne me sentais pas de leur avouer que j’étais au régime. J’apprends que ça sera soirée raclette !!! Rien ne pouvait être pire. Ça prenait des proportions catastrophiques. J’en venais à imaginer de véritables subterfuges pour donner l’illusion que je n’étais pas au régime. J’ai ramené de la salade verte et de la viande de grison. J’ai senti, vu l’expression sur son visage, que mon initiative avait déplu à la maîtresse de maison. Lors de cette soirée, je n’ai mangé que de la salade, et la charcuterie autorisée. J’ai laissé dans mon assiette une pomme de terre enrobée de fromage à laquelle je n’ai pas touché et j’avais convenu avec mon copain qu’il devait se servir du fromage que je mettais à fondre dans l’appareil à raclette. J'ai passé tout le dîner focalisée sur mon stratagème alimentaire et je n'ai pas profité du tout de la soirée... »

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Celle de gauche sera-t-elle vraiment plus heureuse que celle de droite ?

L’instinct de survie

« J'ai tenté Dukan, mais pas plus d'une journée, déjà largement suffisant, je me revois en train de me gaver de surimis alors que je déteste.... »

« Il y a très longtemps, je me demandais si je n'étais pas un peu trop ronde... J'étais jeune aussi. Une amie qui me voulait du bien m'offrit un livre écrit par Monsieur Montignac. Las ! Je commence le livre et, dès la deuxième page, j'apprends que, pour maigrir, je dois abandonner à tout jamais, mais alors à tout jamais, terminé, fini, pour toujours ... le miel. J'ai refermé le livre et n'ai plus voulu en entendre parler »

Le soulagement quand on arrête

« Je crois avoir toujours pensé que j’étais trop grosse ; maintenant que je le suis vraiment, je réalise qu’à 20 ans, 1,64 m et 62 kilos, c’était plutôt pas mal et qu’il fallait vraiment être idiote pour vouloir absolument ressembler à ma meilleure amie : 1,64 m et 48 kilos toute mouillée...Aujourd’hui, 1,64 m et 90 kilos, je suis trop grosse, obèse disent en choeur la nutritionniste et WW. Des régimes j’en ai fait pas mal : des protéïnés en sachets, WW  à plusieurs reprises, chronobio, Dukan et j’en passe.

J’ai maigri certes mais j’ai repris, tout et le bonus qui va avec ! Le moral en berne, le corps douloureux, les mouvements limités par mon poids, l’essoufflement régulier lors d’efforts pourtant pas si importants, tout est là. Et puis il y a peu je vois l’émission de télé sur les régimes qui me donne un choc, j’arrive sur ton blog qui me donne un deuxième choc et je décide de tout plaquer. Fini les régimes. Après moi le déluge ! Et ça fait 10 jours maintenant. Pas de changement sur la balance, trop tôt pour ça. Par contre, un allègement certain au niveau du mental : plus d’interdits, plus de “j’ai droit – j’ai pas droit”, plus de “t’aurais pas du”, “il faut pas” et autres pensées négatives. Je me sens bien, libérée d’un énorme poids “mental”  et ça, ça n’a pas de prix. »

 

Toujours à propos de régimes, un très intéressant "Téléphone sonne" sur France Inter le 30 avril, à écouter, avec notamment la participation de Jean-Philippe Zermati et d'une responsable de l'ANSES plutôt sensée.

Visuel © tontan - Fotolia.com

29/04/2013

Le 6 mai, Journée Internationale Sans Régime : vous avez la parole !

Chaque année, le 6 mai, c'est la Journée Internationale Sans Régime. Une initiative relayée dans de nombreux pays pour dénoncer les méfaits des régimes et mettre en garde contre eux, notamment les adolescentes, facilement tentées. Alors que ce serait tellement mieux si les femmes acceptaient leur juste poids, arrêtaient de se torturer mentalement avec des calculs de calories et des "il faut/il faut pas", savouraient tous les aliments sans culpabilité...

J'en ai déjà parlé ici. L'année dernière, le 6 mai tombait un dimanche et, en France, c'était le 2eme tour de l'élection présidentielle. Autant dire que l'attention était retenue ailleurs...

Cette année, j'ai envie de vous donner la parole. Alors, d'ici à la fin de cette semaine, si vous le voulez bien, envoyez-moi vos anecdotes de régime, drôles ou tristes, vos histoires, votre expérience, vos enseignements, vos conseils, les déclics que vous avez eus, pourquoi vous avez fini par abandonner cette éphémère façon de perdre du poids, ...

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Vous avez déjà songé à cadenasser votre frigo ou vos placards pendant un régime ?


Envoyez-moi tout cela à l'adresse JourneeSansRegime@gmail.com et j'en ferai un large florilège que je publierai lundi 6 mai et relaierai le plus largement possible.

Merci à vous de m'aider à dire NON AUX REGIMES !

12/04/2013

Le blog en mode slow...

Je ne sais si c'est l'approche du printemps, les voix anti-régimes de plus en plus nombreuses, le documentaire de France 2, toujours est-il que j'ai un nombre de consultations croissant (je ne vais pas m'en plaindre !). Ainsi que de nouveaux ateliers, des interventions en entreprise, ... Du coup, j'ai visiblement un peu moins de temps et d'énergie pour ce blog, même si les idées ne me manquent pas.

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Alors, chers lectrices et lecteurs, fidèles ou nouvellement arrivés, il est probable que la fréquence des billets diminue un peu ou que le blog connaisse quelques petites pauses. Profitez-en pour découvrir d'anciens billets non démodés (le blog a 5 ans !). Promenez-vous au hasard ou par rubriques si vous en avez envie. Sinon, il n'y a pas encore de moteur de recherche mais vous pouvez facilement retrouver un billet particulier via Google en tapant "art de manger" + un mot-clé. Par exemple si vous tapez "art de manger" + végétarien, vous trouverez notamment ce lien : http://ariane.blogspirit.com/tag/vegetarien qui vous donnera accès à tous les billets traitant de près ou de loin de végétarisme.

Merci beaucoup de votre lecture !

Visuel © Pétrouche - Fotolia.com

05/04/2013

Tiens, des hommes chez la diététicienne...

Je constate depuis quelque temps que j'ai de plus en plus d'hommes dans ma clientèle. Bien sûr les femmes restent très largement majoritaires mais je n'en suis plus au temps où je comptais ces messieurs sur les doigts d'une main !

Préoccupation santé ou esthétique accrue, plus grande acceptation à se faire accompagner, échec du régime D., davantage d'écoute des conseils de leur entourage féminin ? Je ne sais pas...

Cela m'a donné envie en tout cas de reprendre un ancien billet sur le sujet :

L'homme est-il une femme comme les autres ?

Ma clientèle est très majoritairement composée de femmes. Les hommes sont moins enclins à venir me consulter. Je vois à cela plusieurs explications, notamment : 

- les hommes sont beaucoup moins obsédés par leur poids et leur silhouette que les femmes car ils ne subissent pas autant (pour combien de temps encore ?) la même dictature de la minceur.

- les hommes sont peut-être moins enclins à rechercher un accompagnement et s'ils décident de gérer leur ligne, ils vont plutôt le faire seuls.

- quand ils prennent conscience de kilos accumulés au fil des années à force de repas d'affaires, apéros entre copains, d'arrêt de toute activité sportive ..., ils ont tendance à prendre des mesures drastiques simples : "je supprime le pain, le fromage, le vin". Ainsi beaucoup perdent des kilos très vite car leur métabolisme n'a pas encore été perturbé par des régimes. Mais souvent ils les reprennent s'ils ne changent pas leurs habitudes durablement.

En même temps, il semble que de plus en plus d'hommes se soucient de leur ligne. Ils sont sans doute sensibles aux discours santé qui insistent sur les risques liés à l'embonpoint et aussi soucieux de leur apparence, qui est tellement valorisée dans le monde d'aujourd'hui, minceur devenant synonyme de performance, de maîtrise, de volonté. Du coup, le marketing a encore frappé, en découvrant un nouveau territoire à conquérir. Ainsi, au milieu d'une offre croissante de produits de beauté, il y a même des crèmes minceur spécial ventre ! Et de très nombreux hommes se sont lancés dans le célèbre régime du Dr D.... Peut-être parce qu'ils apprécient une action coup de poing qui puisse donner des résultats rapides. Le problème, c'est qu'ils commencent à se rendre compte que les kilos reviennent assez vite...

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Du coup, j'ai l'impression qu'on assiste à une séparation croissante entre deux types d'hommes (je schématise, la réalité est bien sûr plus complexe):

- ceux qui deviennent obsédés de leur image, quasiment à l'égal des femmes, et sont donc clients des crèmes, régimes, salles de sport, plat légers, ...

- ceux qui regardent les kilos s'accumuler sans trop réagir, à coup de repas d'affaires, de bons vins, de convivialité, ... et sont parfois alertés seulement quand leur médecin ou leur cardiologue agite un risque santé.

A tous, je voudrais dire que "la brioche n'est pas une fatalité" (nom d'un atelier spécial homme que j'anime parfois) et qu'on peut lutter contre elle sans être dans la privation et la frustration. Et que les régimes ne sont pas la solution ! Qu'ils demandent donc aux femmes qui ont une large expérience en la matière...

Chers lecteurs, avez-vous un avis sur la question ? 

Image © ankomando - Fotolia.com

01/04/2013

Je me souviens (de la Maison) du Chocolat...

Je me souviens qu'enfant, je mangeais un carré de chocolat de tablette le soir,

Je me souviens que, plus tard, mon père rapportait souvent des chocolats de Belgique (pas des Leonidas !)

Je me souviens que mon amie Muriel m'avait fait découvrir Michel Chaudun,

Je me souviens de Jean-Paul Hevin rue Vavin mais je n'y achetais pas de chocolats,

Je me souviens qu'un jour je suis entrée à la Maison du Chocolat,

Je me souviens d'un merveilleux "Parcours Initiatique" à la découverte du chocolat avec Robert Linxe,

Je me souviens de sa passion, de sa générosité, de son plaisir à faire goûter ses chocolats sans limite,

Je me souviens d'un jour où il nous a révélé les secrets d'une bonne ganache dont on a emporté un petit pot, préparé avec lui

Je me souviens que régulièrement on m'offre un assortiment de chocolats et que je me régale,

Je me souviens d'une boite que j'avais offerte en fin de stage diététique à Quiberon et de mon agacement devant ceux qui avalaient les bouchées avec gloutonnerie,

Je me souviens que j'en ai goûté bien d'autres mais que je reviens toujours aux parfums subtils de la Maison du Chocolat.

Alors, ayant eu le bonheur il y a quelques semaines d'être invitée à une présentation des nouveautés de la Maison du Chocolat, je n'ai pas boudé mon plaisir. J'ai attendu un peu pour vous le raconter et pas trop eu envie de vous parler de leurs superbes créations de Pâques, tellement belles (et chères, comme ailleurs...) qu'on se demande si on osera les manger....

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Parlons plutôt des autres chocolats, des collections éphémères qui complètent l'offre habituelle déjà assez variée. J'ai ainsi goûté une collection éphémère au citron de Menton et au yuzu. Souvent, ce type de parfums me rebute un peu, j'ai peur qu'ils "tuent" celui du chocolat. Mais là, comme sait si bien le faire cette belle Maison (et la succession des chefs chocolatiers perpétue cela), c'est très subtil : on sent bien le yuzu par exemple mais pas trop et c'est un demi-chocolat, deux fois plus fin, pour ne pas être saturé d'arômes. Celui au citron est délicieux aussi, sans aucune acide agressivité. Ce sera disponible à partir du 15 avril.

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On a pu goûter aussi la collection d'été qui sera aux accents de la Corse (après le Pays Basque l'été dernier). L'assortiment comprend différentes ganaches : au miel corse et à la figue (que j'ai particulièrement appréciée), à l'infusion de menthe corse "Népita", à la clémentine (avec une gelée), une ganache nature et des "citronnettes". Toujours des parfums subtils, tout en douceur mais bien perceptibles. Cet assortiment, on le trouvera à partir de début mai.

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Et comme Pâques, je l'associe surtout à des souvenirs de chocolat, je me suis quand même offert ce week-end un sachet de petits oeufs en praliné (4 variétés différentes) et on se régale !

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Et vous, vous connaissez la Maison du Chocolat ? Quels sont vos chocolatiers préférés ?

Et rappelez-vous, n'ayez pas peur du chocolat !

30/03/2013

Bientôt, des ateliers pour être en paix avec la nourriture et avec son corps !

Il y a quelques semaines, je vous annonçais les nouveaux parcours "Pairs et Expert" qui se dérouleront à partir d'avril. Il y a maintenant un nombre suffisant de personnes inscrites, donc les ateliers se tiendront comme prévu. Il reste encore quelques places (pas sûr sur le parcours 1, quelques-unes sur le parcours 2). Si vous êtes intéressée, il est encore temps !

Rappel

J'ai imaginé deux parcours en trois étapes car la durée me paraît importante pour initier de vrais changements durables dans ses habitudes alimentaires.

Parcours 1 : "Ras le bol des régimes, une autre voie pour ma ligne"

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Quand on interroge les femmes, rares sont celles qui n'ont jamais fait de régime. Et plus on les a expérimentés, plus on a déréglé sa relation à la nourriture. Un parcours pour retrouver une tranquillité alimentaire, manger sans frustration, être bien dans sa tête et dans son corps en allant vers son juste poids, le tout avec des expériences concrètes, des réponses à ses interrogations et des échanges enrichissants.

Dates : les mardis 16 avril, 14 mai et 11 juin, de 19h00 à 21h00.

 

Parcours 2 : "Côté repas, plus de stress, moi, j'assure !"

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Qui n'a jamais ressenti un moment de lassitude à l'idée de préparer le dîner, qui n'a jamais soupiré en se demandant "qu'est-ce qu'on va manger ce soir ?" Pour sortir de ce stress et avoir une alimentation savoureuse, un parcours vers des repas en toute tranquillité, avec des échanges, des conseils et idées concrètes, des outils ludiques et la découverte de ses propres ressources, le tout adapté à son tempérament et son mode de vie.

Dates : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14h00 à 16h00.

L'inscription se fait pour l'ensemble d'un parcours (3 séances de 2 heures) et le montant est de 100 euros.

Envoyez-moi un mail (ariane.grumbach@bbox.fr) si vous êtes intéressé(e) par l'un ou l'autre des parcours et parlez-en autour de vous si vous pensez à des personnes que cela pourrait attirer.

Visuels © ysk_hrsw_i - Fotolia.com ; © paki18 - Fotolia.com

27/03/2013

Connaissez-vous Arômes et Gourmandiz ? (ou un atelier spécial gourmandise)

Que de rencontres faites via internet, le blog, twitter. Ainsi Pénélope, charmante jeune femme qui travaillait sur un projet gourmand et l'a concrétisé il y a quelques mois. Il s'agit d'une activité et boutique autour des arômes naturels, Aromes & Gourmandiz. C'est l'objet d'un site internet et d'une boutique physique à Garches où l'on trouve toutes sortes d'arômes gourmands mais aussi bien d'autres choses autour de l'univers culinaire.
 
Pénélope m'a proposé d'animer un atelier sur un thème qui m'est cher : "La gourmandise ne fait pas grossir !". Cela se passera à sa boutique samedi 30 mars à 15h00 et la participation est de 15 euros. Si vous êtes dans le coin, l'occasion d'une rencontre interactive et gourmande. Description :

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Au plaisir de rencontrer peut-être certain(e)s d'entre vous qui seraient proches.

Adresse : 24 avenue Joffre, Garches (Hauts de Seine)

 

26/03/2013

Photographier ce qu'on mange : pour ou contre ?

C'est amusant, depuis quelques mois, la foodosphère se passionne pour ce sujet, des chefs interdisent les photos de leurs plats alors que les applis et sites pour montrer ces photos se sont multipliés depuis quelques années. Et vous avez peut-être déjà vu lors de vos récents repas au restaurant quelque individu dégainer son téléphone pour prendre une photo de son assiette...

Alors, j'apporte mon modeste témoignage au débat...

Jusqu'à la création de mon blog, même si j'ai toujours adoré manger, je crois que les occasions de photographier des plats étaient fort rares, peut-être des occasions exceptionnelles, et encore (pas de souvenir de photos prises lors de repas d'anniversaires, de mariages...), ou sans doute des repas pris au Japon car d'une grande beauté esthétique et faisant partie des souvenirs du voyage.

En 2008 j'ai lancé mon blog. Puis en 2009, j'y ai mis en place, pour un an, des "plaisirs gourmands quotidiens". Pour inciter les personnes à se faire plaisir en mangeant le plus souvent possible, je parlais chaque jour d'un plaisir gourmand que j'avais eu. Du coup, pour illustrer les billets, je me suis mise, du jour au lendemain (la première photo d'ailleurs est d'ailleurs bien tristounette) à photographier tout ce que je mangeais (ou presque !), que ce soit des plats maison ou pris à l'extérieur. Car, chaque soir, je faisais le bilan pour parler le lendemain matin de ce que j'avais mangé de meilleur. Il m'était apparu évident que mes écrits n'avaient pas un pouvoir évocateur suffisant pour se passer de photos ! Au bout d'un an, j'ai arrêté ce systématisme quotidien mais j'ai continué à parler souvent de ce que je mange, que ce soit à l'extérieur ou à la maison.

Je ne suis en aucun cas une grande photographe. Mais je n'utilise pas non plus instagram, je ne sais pas vraiment ce que c'est. Je n'ai pas d'iphone. Je prends toujours mes photos avec mon petit appareil photo automatique : je fais une vague mise au point, je cadre vite (c'est ma façon de photographier en général...) et je prends la photo en quelques secondes d'où des photos à faible valeur "artistique" même si elles recueillent parfois des compliments de lecteurs indulgents. Autant dire que le plat, s'il est chaud, n'a absolument pas le temps de refroidir. Ni mes compagnons de repas de s'agacer ou s'impatienter.

J'avoue que je ne demande pas l'autorisation au restaurant mais je ne me suis jamais cachée. Je n'ai jamais eu la moindre remarque d'un restaurant, qu'il soit chic ou modeste.

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Souvenir d'un merveilleux repas aux Bacchanales à Vence

Ces photos, je les utilise uniquement pour mon blog. Très occasionnellement sur twitter pour une raison précise, une envie particulière de partage. Et si aujourd'hui où mes thèmes sont plus divers, je ne parle pas du repas en question, la photo reste uniquement dans ma "collection". Je ne suis pas inscrite sur les sites de partage de photos de type "food reporter", je n'ai pas le temps ni l'envie de devenir une sorte de guide gastronomique. Et comme je parle (sauf rare exception) de ce que j'ai aimé manger, les photos ne sont pas associées à une critique négative, ce n'est pas mon rôle.

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Chez Saquana, c'est aussi bon que beau...

Je rappelle souvent qu'on mange avec tous ses sens et je trouve finalement que cette petite étape photo, en ce qui me concerne, renforce sans doute l'attention visuelle portée au plat. Avant et après l'avoir photographié, je prends le temps de le regarder. Puis je hume ses parfums. Et ensuite je mange en étant pleinement à ce que je fais.

Quant aux repas maison, j'ai noté que nous étions devenus encore plus attentifs à la présentation. Sans doute aussi l'influence japonaise.

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Monsieur, qui est un esthète, prend soin à préparer une jolie assiette. Donc encore plus de plaisir des yeux avant celui des papilles !

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Alors, bien sûr, cela amuse parfois mes amis totalement étrangers à la sphère alimentaire et je n'ai aucun problème à m'expliquer.

Du coup, je ne vois aucun inconvénient à cette pratique.

Et je trouve qu'il est bien plus dommageable pour l'appréciation du repas de téléphoner, regarder ses mails, twitter ou toute autre activite PENDANT qu'on mange.

Quant à l'agacement de certains chefs, il me semble qu'il peut avoir plusieurs sources :
- la peur d'être copié, l'envie de sauvegarder ses idées créatives ? J'ai du mal à comprendre cette inquiétude car d'une part un chef travaille d'abord sur le goût et d'autre part, il a sans cesse de nouvelles idées. Et un plat n'est quand même pas une oeuvre d'art...
- la crainte de déranger la tranquillité du lieu si se multiplient clics d'appareils et crépitements de flash ?
- l'envie de préserver la surprise des plats pour les futurs clients ? C'est peut-être ce que je comprendrais le mieux car j'aime la part de surprise qui accompagne un repas au restaurant, qu'il s'agisse du menu, du visuel et du goût des plats. 

Et vous, sincèrement, êtes-vous pour ou contre les photos des repas ? Ou cela vous est-il complètement indifférent ?