12.06.2009

Salon Santé au Féminin : j'y serai demain !

Demain samedi 13 juin, je donnerai une conférence de 14h00 à 15h00 au salon Santé au Féminin, qui se déroule de vendredi à dimanche. A l'heure où les Françaises rêvent d'être toujours plus minces et où l'on a eu droit à une deuxième vague de couvertures de magazines sur les régimes, le thème en sera :

"Le bien-être est possible sans être au poids rêvé !".

N'hésitez pas à venir si vous voulez discuter de ce sujet et poser toutes vos questions autour de l'alimentation et du poids.

Ce salon se déroule au Parc floral, métro Chateau de Vincennes. L'entrée est gratuite et il y a plein de conférences et d'ateliers autour de la santé des femmes. (pour en savoir plus, cliquer ici).

04.06.2009

Venez discuter avec une diététicienne !

Si vous êtes parisien, parisienne et que vous voulez me rencontrer pour parler alimentation, plaisir de bien manger, ..., il y a d'autres solutions que de venir à mon cabinet !

Je serai présente samedi 6 juin dans un haut lieu de la gourmandise, les fameux Etablissements LION, dans le 18ème arrondissement, 7 rue des Abbesses, épicerie fine regorgeant de délices en tous genres (épices, biscuits, sauces, pâtes, infusions, thés, chocolat, ...). Le même jour, vous pourrez y rencontrer l'historienne  de l'alimentation Michèle Barrière, dont les romans laissent une large part à la gastronomie. Lire "Elle à Table" de ce mois pour en savoir plus sur elle.

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Le samedi suivant 13 juin, changement de style, je donnerai une conférence à 14h00 au salon Santé au Féminin sur le thème "le bien-être est possible sans être au poids rêvé !". Ce salon se déroule au parc floral (pour en savoir plus, cliquer ici) et l'entrée est gratuite.

Si cela vous intéresse, je serais ravie de vous renconter à l'une de ces occasions.

 

 

08.05.2009

Alli, attention !

Alli vient d'être mis en vente libre en pharmacie le 6 mai. Attention, il ne faut pas croire qu'un médicament miracle pour les problèmes de surpoids a vu le jour ! Cela n'existe pas ! Il s'agit d'une nouvelle version, moins dosée, d'un médicament anti-obésité qui était vendu sur ordonnance. Cela parait dangereux. En effet, ce médicament est réservé à un traitement momentané, pour des personnes ayant un vrai problème d'obésité et il est censé limiter l'absorption des graisses. Mais comment être sûr que, sans surveillance médicale, il n’y aura pas de prise excessive ou trop longue ? 
Et surtout, pour maigrir, il faut changer globalement son comportement alimentaire. Quand on a un réel problème d’obésité, qui est la situation pour laquelle Alli est recommandé, cela nécessite une prise en charge adéquate, qui intègre assez souvent non seulement un travail de fond sur le comportement alimentaire mais aussi un travail d’ordre psychologique pour comprendre pourquoi on mange au-delà de ses besoins, pour des raisons émotionnelles notamment, et un travail sur le corps, pour le remettre en mouvement et mieux l'accepter. En quoi une mise en vente libre de ce médicament peut-elle garantir que ce type d’approche sera menée ? Et les pharmaciens auront-ils toujours la disponibilité pour avoir la vigilance nécessaire et fournir les conseils requis ? 
De plus, ce produit pourra apparaître comme un produit miracle, qui risque d’attirer des personnes qui n’ont pas de problème d’obésité (la minceur faisant à tort tellement rêver) pour l’utiliser, avec tous les effets indésirables annoncés. Un autre risque est qu’on mange aussi gras en comptant sur Alli pour éliminer ces graisses, plutôt que de repenser globalement son alimentation et donc, sans effet durable. Perdre du poids se fait en réduisant globalement son apport calorique et non en se focalisant sur une catégorie particulière, les graisses, qui sont nécessaires à l’organisme.

06.05.2009

Aujourd'hui, dites stop aux régimes !

Aujourd'hui mercredi 6 mai : Journée Internationale sans régime.  J'en ai déjà parlé il y a quelques jours. Alors, aujourd'hui, oubliez un éventuel régime, faites-vous plaisir, mangez à votre faim ce que vous aimez et demandez-vous si vous n’auriez pas envie de recommencer cela tous les jours !

Cette journée voudrait amener les femmes, si nombreuses à faire et refaire des régimes, à y réfléchir et peut-être à comprendre le mal qu’ils leur font, aussi bien à la tête qu’au corps. Il s’agit aussi de sensibiliser les jeunes filles pour qu’elles disent non au premier régime, début très souvent d’un long engrenage, souvent dû à quelques rares ou imaginaires kilos en jugés en trop.

Pourquoi ne pas faire de régime ? Au début d’un régime, effectivement on maigrit, tout le monde ou presque y arrive, au prix de privations. Mais ensuite, dans la quasi-totalité des cas, on regrossit. On pense que c’est juste une question de volonté, donc on recommence et on entre dans une suite sans fin de perte et reprise de poids, le fameux effet« yoyo », plus dommageable pour la santé que quelques kilos en trop. Et, après tous ces régimes, on a finalement un poids bien supérieur à celui dont on était mécontent au départ.

Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas perdre du poids mais il s’agit de travailler sur son comportement alimentaire, de manger de tout avec plaisir, en fonction de ses sensations alimentaires, de comprendre ce qui fait manger sans faim, pour atteindre son poids d’équilibre qu’on maintiendra sans effort, mais qui n’est pas forcément le poids rêvé entretenu par les images des magazines.

Et pourquoi ne pas enfin remettre en cause ce modèle unique de beauté ultra-mince qui nous est présenté dans la mode et les medias pour se soucier de son bien-être quel que soit son poids ?

30.04.2009

Les Françaises minces et pas contentes !

Les Françaises sont les femmes les plus minces d’Europe et pourtant, elles sont aussi les plus nombreuses à vouloir être encore plus minces. C'est ce qu'on découvre dans une étude de l'INED (Institut National d'Etudes Démographiques).

Dans cette étude (1), le sociologue Thibaut de Saint Pol a comparé la corpulence moyenne des femmes européennes (sur la base de leur IMC : indice de masse corporelle) et celle qu'elles considèreraient comme idéale.

Eh bien, les Françaises ont beau être les femmes les plus minces d'Europe, cela ne correspond pourtant pas à leur poids idéal. Elles voudraient être encore plus minces, et même un peu trop minces par rapport à ce qu'on considère comme un poids "normal" de bonne santé. En effet, leur corpulence moyenne mesurée correspond à un IMC moyen de 23,5, tout à fait "normal" mais elles rêveraient d'un poids correspondant à un IMC de 19,5, ce qui est vraiment bas. Un IMC de 19,5, cela veut dire par exemple mesurer 1m70 et peser 56 kg !

Le problème, c'est que cet écart entre le poids réel et le poids rêvé crée une insatisfaction, surtout chez les femmes, et malheureusement cela les entraîne bien souvent dans une spirale de régimes amaigrissants sans résultats durables et qui les rend très malheureuses.

Cet idéal de minceur est entretenu par les modèles qu'on nous montre sans arrêt dans la mode, les medias. C'est pour essayer de développer un regard critiques sur ces modèles et inciter à privilégier le bien-être plutôt que l'obession de la minceur que j'animerai mercredi 6 mai (date de la Journée Internationale sans Régime) des réunions informatives et ludiques (gratuites) sur ce thème (voir mon post précédent).

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(1) basée sur des données de l'Eurobaromètre de 2003

29.04.2009

Le 6 mai, Journée internationale sans Régime !

jisr2009-fr.jpgMercredi 6 mai 2009, c’est la Journée Internationale sans Régime !

Il s’agit pendant cette journée de dénoncer l’inefficacité des régimes, les dangers liés à l’obsession de la minceur et les préjugés dont font l’objet les personnes en surpoids.

Cette journée a été initiée en 1992 par une anglaise, ancienne anorexique, qui voulait dénoncer la dictature de la minceur à tout prix et les régimes associés.

La Journée s'est progressivement répandue dans de nombreux pays où elle est célébrée chaque année le 6 mai : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Norvège, Russie... et la France depuis 2003. C’est devenu le International No Diet Day dans les pays anglophones, la Journée Internationale sans Diète (JISD) au Canada, et la Journée Internationale sans Régime en France (JISR). Le GROS (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le surpoids) et Allegro Fortissimo, entre autres, soutiennent cette journée.

A cette occasion, le 6 mai (après-midi et soir), j’anime à mon cabinet deux ateliers conviviaux (gratuits !) sur le thème « Place à la diversité corporelle », en liaison avec des collègues canadiens très actifs et engagés sur les sujets du poids et de l’alimentation, le groupe Equilibre (www.equilibre.ca).

Ces ateliers, destinés plutôt aux femmes et jeunes filles (les hommes sont bienvenus mais ils restent quand même pour l’instant moins concernés par cette obsession de la minceur !) visent à les inciter à remettre en question le modèle unique de beauté présenté dans la mode et les medias et à se soucier plutôt de leur bien-être quel que soit leur poids.

Si vous voulez plus d’informations, y participer ou en parler à quelqu’un que cela peut intéresser, contactez-moi à l’adresse mail indiquée sur ce blog (ariane.grumbach@club-internet.fr)

Et, ce jour-là, surtout, faites-vous plaisir en mangeant et zéro privation !

26.04.2009

Contre les régimes, pas la peine de chercher ailleurs !

Nul n'est prophète en son pays ! Je découvre que le magazine L'Express il y a quelques semaines s'est émerveillé au sujet d'un livre venu des Etats-Unis, qu'il présente comme "révolutionnaire", avec un message qui est "une bombe" : "The truth about your weight" (la vérité sur votre poids) de Linda Bacon, qui oserait enfin dire que les régimes ne marchent pas.
Pourquoi tant de bruit alors qu'il s'agit tout simplement des méthodes proposés par les praticiens du G.R.O.S. (Groupe de réflexion sur l'obésité le surpoids) depuis des années, et que je mets aussi en oeuvre chaque jour avec les personnes qui viennent me voir (cf certains de mes posts précédents) :
- écouter sa faim
- s'arrêter de manger quand on est rassasié
- manger lentement et savourer les aliments
- ne diaboliser aucun aliment
- comprendre pourquoi l'on mange
etc.
Espérons que cela permettra en tout cas à la voix de ceux qui luttent contre les méfaits des régimes d'être un peu plus entendue !

A ce sujet, c'est bientôt, le 6 mai, la Journée Internationale sans Régime, célébrée chaque année dans de nombreux pays à cette date. Je vous en reparle très vite.

19.04.2009

Finis ton assiette : non !

Finis ton assiette ! Combien de parents entament régulièrement cette rengaine, croyant bien faire pour l'équilibre alimentaire de leur enfant ou voulant éviter tout gaspillage. C'est une erreur ! Car la taille de l'assiette n'est pas toujours adaptée à l'appétit de l'enfant. Et lui seul le sait. Tout bébé, il sait très bien agir en fonction de sa faim et demander à manger, ou s'arrêter de manger dès qu'il n'a plus faim. Il écoute ses sensations internes. Alors, il faudrait laisser les enfants continuer à agir ainsi. Leur appétit n'est pas toujours le même : selon les jours, selon le repas précédent, selon la dépense énergétique de la journée, ... Bien sûr, il y a des enfants capricieux, des enfants qui ne veulent rien manger mais disons nous qu'il y a assez peu d'enfants qui se laissent mourir de faim ! Et quand un enfant a peu d'appétit, ce n'est sûrement pas la contrainte qui le motivera.

Donc, n'obligeons pas les enfants à finir leur assiette car cela les éloigne peu à peu de leurs sensations internes et les fait manger en fonction de repères externes, ce qui peut les amener rapidement à trop manger. Cela a souvent des conséquences sur le comportement alimentaire à long terme et on retrouve les personnes des années plus tard toujours habituées à finir leur assiette, quelle que soit sa taille !
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Laissons-les manger à leur faim et en revanche, développons leur curiosité gustative en leur faisant goûter un maximum d'aliments, et ce le plus tôt possible, et en leur montrant l'exemple par la diversité de nos propres repas.

Je recommande souvent un livre de recettes spécialement destinées aux enfants, classées par âge et très simples à réaliser, qui donne des idées pour varier les menus des apprentis gourmets dès 3 mois et leur faire découvrir de nouvelles saveurs : c'est "Recettes des tout petits" d'Eventhia Senderens, la femme du célèbre chef Alain Senderens.

Patients, soyez patients !

Nous constatons, mes collègues et moi, que de nombreuses personnes qui nous consultent (appelons-les clients ou patients) voudraient perdre du poids très vite. Ils veulent souvent des plans d'action express avec perte de poids garantie. Comme ce que leur promettent ces dernières semaines de nombreuses couvertures de magazines. Et il faut beaucoup d'argumentation pour les convaincre (et on n'y arrive pas toujours !) que, ces kilos en trop, il a le plus souvent fallu beaucoup de temps pour les prendre et qu'il n'y a donc pas de raison qu'ils s'envolent par magie.

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De plus, les solutions les plus rapides sont les moins durables et il est aujourd'hui largement prouvé que quand on perd du poids rapidement, on est sûr de le reprendre et en général avec quelques kilos supplémentaires. De nombreuses personnes ont déjà expérimenté elles-mêmes divers régimes plus ou moins fantaisistes, elles en ont constaté les effets néfastes mais elles se persuadent que la prochaine fois sera la bonne. Alors, s'il vous plait, pas de régime, d'aucune sorte (de mon côté, je n'en donne pas) mais un changement progressif du comportement alimentaire, basé sur l'écoute de ses sensations, et un peu de patience, cela en vaut la peine pour modifier vraiment ses habitudes.

La pomme de terre, quelle polyvalence !

L’année de la pomme de terre vient de se terminer, ce n’est pas une raison pour arrêter de manger des pommes de terre sous toutes les formes : au four, à la vapeur, en salade, en soupe, et même en frites bien sûr !

La pomme de terre est un pilier assez incontournable de l’alimentation, c’est un féculent peu calorique contrairement à ce qu'on croit souvent et il y a de multiples façons de la préparer : à la vapeur avec quelques herbes, en salade accompagnée d’ingrédients variés, au four, en soupe, en gratin, en robe des champs, … soupe.jpg Par exemple, pourquoi ne pas prévoir une salade pommes de terre/saumon fumé pour un dîner plaisant et vite prêt ? Ou des pommes de terre au four avec quelques tranches de viande des Grisons ? Ou une soupe poivrons-pommes de terre ?

Il y a bien sûr aussi les frites ! C’est bien sûr un peu plus gras (pas tant que ça insiste le célèbre fabricant de frites McCain). Des frites, ce n’est que de la pomme de terre et un peu de matière grasse.

Si vous aimez ça, n’hésitez donc pas à vous en offrir de temps en temps. Tout d’abord, il est peu probable que vous ayez envie d’en manger tous les jours. Elles ont tout à fait leur place dans une alimentation variée et équilibrée. Par ailleurs, soyez attentif la prochaine fois que vous aurez devant vous une assiette de frites. Il me semble que cet aliment est un de ceux, avec la pizza notamment, qui illustre le mieux le fait que les premières bouchés sont les meilleures et qu’on n’est donc pas obligée de finir son assiette ! En effet, au début, les frites sont bien chaudes et croustillantes, mais, plus le temps passe, plus elles refroidissent évidemment et ramollissent. Donc si vous les mangez lentement, peu de risque de les finir si vous privilégiez votre plaisir gustatif. Fotolia_frites.jpg
Quand on les finit, c’est plutôt en général parce qu’on tombe dans un geste automatique qui va de l’assiette à la bouche sans trop penser à ce qu’on fait. On y est particulièrement incitées par la saveur salée. Mais posez-vous la question : avez-vous réellement du plaisir jusqu’à la fin de l’assiette ou est-ce un geste machinal ou encore faites-vous partie de la grande famille des disciples de l’assiette vide ?! Alors une bonne assiette de frites de temps en temps au restaurant ne serait-elle pas le plat idéal à partager avec votre complice de table ? Ou osez demander au serveur un mix légumes/frites.
Chez vous, vous pouvez tout à fait doser la quantité qui vous convient, notamment si vous utilisez des frites surgelées (mais qui sont à mon sens bien moins bonnes que les vraies frites maison) : pas de gaspillage, pas de surconsommation ! Si vous n’avez pas de friteuse, vous pouvez essayer les frites au four même si, pour les puristes ce ne sont pas tout à fait de vraies frites !

Donc ne diabolisons surtout pas cet aliment et mangez-en de temps en temps sans culpabilité si vous aimez ça. Diversité oblige, pas tous les jours !

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