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08/06/2016

Pourquoi cette absence ? J'écris... et je cause aussi !

20160528_195158.jpgChers lectrices et lecteurs de ce blog, un scoop pour vous ! Si je suis aussi peu présente actuellement, c'est que j'écris mais ailleurs... Je suis en train de finaliser l'écriture d'un livre, et l'échéance de "bouclage" qui se rapproche me met une certaine pression. J'ai beaucoup d'admiration pour les personnes qui parviennent à sortir livre sur livre en parallèle de leur travail. Comment font-elles ? Elles ne dorment pas ?! Pour ma part, j'écris durant mon temps libre, en dehors des consultations et autres interventions. Je suis incapable de rogner sur mon temps de sommeil. C'est pourquoi, au bout de quelque temps, j'ai réalisé qu'il était impossible de m'occuper simultanément du blog.

Bien sûr, ce livre parle d'alimentation, quoi d'autre ?! Je tournais autour de l'idée depuis un certain temps, tant j'ai à dire sur ce thème qui me passionne. J'avais mis cette envie de côté, par paresse, pour d'autres priorités comme un déménagement, avec l'impression que la voie/voix électronique pouvait peut-être suffire. Mais un éditeur est venu me trouver, sympathiquement ouvert à mon approche...

L'ouvrage ne sera pas totalement une révélation pour celles et ceux qui me lisent depuis longtemps car certains éléments du blog m'ont inspirée. Mais il y aura aussi beaucoup de sujets nouveaux, issus de réflexions et convictions personnelles et de mon vécu en consultation avec les patient(e)s. Il devrait sortir début septembre, un peu de patience donc ! 

Je profite de ce billet pour vous annoncer que j'aurai aussi le plaisir d'animer une "classe" à la School of Life, un établissement pour adultes assez tendance, qui vise à enseigner "tout ce que l'école n'apprend pas". Mon cours a pour intitulé Comment manger, le corps a (presque) toutes les réponses. La première édition se déroulera le lundi 4 juillet de 19h00 à 22h00 à Paris, dans le 9eme arrondissement (prix : 39 euros). D'autres sessions sont prévues à la rentrée.

Voilà pour les nouvelles... A bientôt !

17/04/2016

Blog au repos...un peu

Vous avez peut-être remarqué que je ne publie plus actuellement ici à mon rythme habituel, même ralenti... J'en suis désolée car je reste très attachée à ce blog et à vous lecteurs et lectrices, visibles ou invisibles. Ce ne sont pas les sujets qui manqueraient, c'est plutôt le temps malheureusement... J'espère que cela ne va pas durer. En attendant, je continue quand même à (bien) manger ! Alors, si vous êtes fan de réseaux sociaux, vous pouvez me suivre sur Instagram (Ariane Grumbach) car je prends assez régulièrement quelques secondes pour y poster des images très majoritairement alimentaires.

Merci de votre compréhension, pensez si vous êtes récent(e) ici à vous balader dans les billets publiés depuis plus de huit ans, par thème ou mot-clé. Et à bientôt !

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Délicieux goûter il y a une semaine (gâteau aux pommes particulièrement réussi en toute modestie et sablés réalisés avec des chutes de pâte à tarte)

15/03/2016

Un brunch de saison 100% agrumes car la contrainte, ça aide en cuisine !

Je vous parle de temps en temps de mes repas thématiques : autour d'une couleur, un thème (Ottolenghi), un aliment, etc.

Cette fois, je préparais un brunch festif et je n'avais pas trop d'idée, sauf celle de faire plaisir. Je ne sais plus trop comment cela m'est venu. En réfléchissant aux aliments de saison, j'ai pensé à des accords assez usuels comme endive-orange ou pamplemousse-avocat. Du coup, j'ai songé à élargir et j'ai décidé de faire un brunch tout agrumes : j'aime bien ce type de contraintes car elle évite de se disperser dans les millions de recettes existantes... Cela voulait dire avoir un agrume au moins dans chaque plat...

A partir de ce moment-là, sans effort, d'autant que c'est la saison, je suis tombée sur différentes recettes plaisantes et pas compliquées :

- une salade endive-orange-parmesan-sésame grillé, inspirée, en la simplifiant, d'une recette du blog Complètement Toquée ;

- une salade mâche-avocat-pamplemousse-noisette du livre Cuisine végétarienne de Laure Kié ;

- un bouillon de légumes aux agrumes (orange et citron) du même livre de Laure Kié (un peu adapté) ;

- une bruschetta d'hiver aux zestes de citron du livre Le Zeste, 10 façons de le préparer de Martine Camillieri aux Editions de l'Epure ;

- une salade de pois chiches au citron vert et à la coriandre (inspiration personnelle) ;

- un gâteau sicilien à l'orange, une recette du dernier magazine Régal que j'ai adaptée) ;

- du pain perdu aux clémentines poêlées (inspirée du dernier magazine Saveurs)

- un smoothie orange-pamplemousse-banane (inspiration personnelle).

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J'ai préparé le gâteau la veille au soir et tout le reste, tranquillement le dimanche matin. En finalisant le tout au dernier moment. Cela a donné un fameux brunch tout à fait délicieux, plein de couleurs, de goûts, de textures, salé et sucré.

Et vous, vous arrive-t-il de vous fixer ainsi un thème pour guider votre menu ?

12/03/2016

Omnivore 2016 : de l'humilité, de l'exigence, du goût

Omnivorec'est un festival de la "jeune cuisine" qui se déroule chaque année depuis 11 ans, et, depuis quelques éditions, à Paris. Luc Dubanchet, son créateur, a peut-être eu, avant la télé-réalité, l'intuition de la cuisine-spectacle et de la starisation des chefs...Je crois qu'il veut surtout mettre en avant leur talent, leur rendre hommage et les faire se rencontrer. La cuisine n'est pas futile pour lui. Dans son édito du Foodbook paru simultanément, il écrit "Omnivore se bat depuis plus de 10 ans pour que la cuisine soit prise au sérieux" car "le choix du monde dans lequel nous vivons passe aussi par le choix de la qualité de ce que nous cuisinons et ingérons". Comme je suis en accord avec cette phrase !

Revenons au festival : j'y suis restée une bonne partie de la journée, lundi et mardi.

Humilité ? Pour cette onzième édition, les chefs ont été une nouvelle fois en vedette dans la grande salle de la Mutualité, dans le 5eme arrondissement, mettant en scène des "happenings" gastronomico-créatifs, sous l'oeil attentif et le micro curieux de Sébastien Demorand. Humbles, eux ? Sans doute pas tous... Mais j'ai assez peu fréquenté cette "Scène salée" car il faut faire des choix. Ce qui me donne un regard de biais*.

L'humilité, je l'ai ressentie :

- Chez les chefs qui s'inclinent devant les produits, les artisans-producteurs, le terroir ou la mer. C'est une volonté d'Omnivore de mettre en avant, sur la scène Artisan (animée par le journaliste Stéphane Méjanès avec intérêt et bienveillance), les hommes et femmes qui fournissent les meilleurs produits aux chefs. Ainsi, Florent Ladeyn, chef très médiatique et très locavore de la région Nord, est intervenu sur la Scène Artisan pour présenter deux maraîchers flamands, un Belge et un Français, Dries Delanote et Bertrand Devienne, qui l'alimentent en produits locaux et souvent étonnants C'est alors parfois le produit qui donne des idées au chef et non le chef qui commande certains ingrédients. Florent Ladeyn a ainsi suggéré d'arrêter de starifier les chefs, dont la cuisine n'existerait pas sans les producteurs, les maraîchers...

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- Chez le chef Romain Pouzadoux, du restaurant L'Imaginaire à Brest, qui a laissé avec une belle complicité la vedette au très vivant et passionné charcutier Olivier Hélibert et s'est employé à nous cuisiner discrètement quelques délices mettant en valeur ses produits charcutiers, 100% cochon, a-t-il précisé.

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- Chez le chef Xavier Pensec, qui a un comptoir à sushi, Hinoki, à Brest, avec sa femme japonaise Mika. J'avais déjà entendu parler de lui et j'aurais vraiment envie de goûter ses sushi. Il ne m'a pas déçu dans sa rigueur, son attention à l'extrême qualité et l'origine des poissons et coquillages qu'il va préparer en sushi avec des gestes dignes d'une sushiya japonaise. Mais qui dit qu'il lui faudra bien encore 15 ans pour maîtriser vraiment son métier... On pourrait aussi parler d'exigence...

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L'exigence, c'est celle qu'Omnivore voudrait visiblement suggérer aux restaurants pour les produits qui encadrent le repas : café et pain en particulier. Souvent, un chef peut être très exigeant pour les ingrédients de ses plats mais se soucier peu des accompagnements. Alors, ce ne sont pas moins de trois boulangers (Alex Croquet, Thierry Delabre, Shinya Inagaki de Terroirs d'Avenir) et trois spécialistes du café (Hippolyte Courty, Youssef Louanjli du café Fragments, Antoine Nétien (Coutume)), qui sont venus défendre la qualité, l'exigence, l'artisanat et rappeler combien ils peuvent participer à la réussite d'un repas. Intéressant par exemple d'entendre Antoine Nétien suggérer que prendre quelques minutes pour préparer un vrai bon café n'est pas une perte de temps coûteuse car s'il est bon, il y a de grandes chances que le client l'avale avec bonheur et en redemande un autre... Et d'ailleurs, le pain est souvent la première impression perçue du repas et le café la dernière...

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Shinya Inagaki, le boulanger japonais de Terroirs d'Avenir (son pain me régale quotidiennement)

L'exigence, c'est celle d'Alex Cruz et Cyril Gonzales, de drôles de Québecois de la société Orignal qui expliquent de façon détendue comment ils remettent en cause le système agro-industriel à leur modeste niveau mais avec ténacité et rigueur, en inventant des produits de super qualité en direct avec les agriculteurs ou carrément sauvages. Une sorte de Terroirs d'Avenir qui deviendrait concepteur...

Le goût, c'est celui de quelques gorgées d'Armagnac. J'ai eu la chance de gagner un pass Omnivore grâce au site Vin Adour Fantaisies et je suis allée rencontrer son fort sympathique promoteur Eric Sendra. J'ai dégusté quelques petites gorgées d'un vieil Armagnac (modération !), je ne suis pas du tout connaisseuse en la matière mais quels merveilleux parfums et quel bonheur en bouche... 

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Le goût, c'est celui, tellement plaisant, des délicieux et plus raisonnables jus de raisin Alain Milliat, que j'ai goûtés avec bonheur.

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Le goût, c'est celui, surprenant, des recherches passionnantes d'Hippolyte Courty, de l'Arbre à Café, qui souhaite "étendre le territoire du café" et fait ainsi goûter du thé de café, de la peau de café, de l'infusion de fleurs de café... Et un fameux éclair au café du pâtissier Yann Couvreur qui ne ressemble à aucun autre éclair au café que j'aie goûté. Comme une impression de café solide et onctueux...

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A propos de goût, je ne peux qu'adhérer au conseil du chef Michele Farnesi (du restaurant Dilia, où j'ai fait un très bon déjeuner récemment) : "les pâtes, il faut les bouffer tout de suite, quand c'est al dente, chaud, crémeux" !

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Un petit regret, comme beaucoup, que la richesse du programme empêche de voir tout ce qu'on aimerait. Dur, dur de devoir choisir entre Xavier Pensec et Alex Croquet, entre Thierry Delabre et Shinya Inagaki, et se priver ainsi de Nina Métayer, etc.  L'impression que le succès est croissant, tant mieux, c'est une reconnaissance mais cela crée par exemple une scène Sucré la plupart du temps archi-bondée, totalement inaccessible. Suggestion aux organisateurs : trouver une salle beaucoup plus grande pour 2017 ou se rabattre sur des pâtissiers beaucoup moins connus...

Et puis, un des plaisirs d'Omnivore, c'est aussi de revoir des têtes amies ou d'en rencontrer, d'échanger au détour des couloirs, de se lancer dans de passionnantes conversations trop vite interrompues car il faut filer à une nouvelle "Masterclass". C'est sûrement une des grandes réussites du festival de réunir une quantité incroyable de chefs et de professionnels de la gastronomie qui ont ainsi un lieu pour échanger, se découvrir ou se revoir, poser peut-être les bases de projets communs...

Cela fait cinq ans (déjà..ou seulement) que je fréquente Omnivore et je m'en réjouis. Il y a beaucoup désormais de chefs reconnus et étoilés, de pâtissiers de palaces... C'est assez normal pour le festival d'être fidèles aux adeptes de la première heure. Mais Omnivore s'assagirait-il ? Je lui souhaite de ne pas perdre le fil de la découverte avant-gardiste. Et de lui laisser une place majoritaire. Ou alors, un jour, des petits jeunes feront sécession et monteront le nouvel Omnivore ;-) Bon, en tout cas, j'espère bien revenir l'année prochaine.

Et je prolonge le plaisir en lisant le Omnivore Foodbook. Une masse de lecture en perspective, comme je les aime, autour de la gastronomie : des hommes et des femmes, des rencontres, des réflexions (le grand restaurant, les lieux éphémères...), des récits... Où, j'avoue, un des premiers articles que j'ai lus est celui sur les chaussures des chefs...

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*Pour un compte-rendu complémentaire, lire celui de Télérama Pour un bilan plus caustique posant d'intéressantes questions, lire Atabula.

Et aussi un bel article de Télérama sur les chefs qui ont marqué Omnivore au fil des années.

 

03/03/2016

Variations libres sur une recette de base, osons !

Beaucoup de mes patient(e)s ont assez peu d'expérience en cuisine. Mais parfois, pourtant, ils préfèrent ne pas suivre de recette. Je leur suggère de commencer quand même par cela, en en trouvant des simples et claires, pour prendre confiance en eux/elles pour peu à peu s'en détacher.

C'est en effet surtout quand on a acquis de techniques culinaires au travers de réalisations guidées qu'on peut s'en libérer et improviser ET que le résultat soit bon !

Une des recettes pour laquelle c'est le plus facile, c'est celle du gâteau au yaourt car la grande majorité d'entre nous l'a expérimentée dès l'enfance.

Ce fut mon cas et j'ai commencé bien sûr par la recette classique. Puis je l'ai oubliée pour faire plus original ou compliqué.

Quelques années plus tard, j'y suis revenue et j'ai commencé à y ajouter des fruits en morceaux.

Depuis un certain temps, je tente plein d'expériences pour varier les différents ingrédients, selon ce que j'ai sous la main, ou l'inspiration du moment, ou le goût recherché. Le gâteau au yaourt est devenu ma principale base en pâtisserie (avec les tartes), et une base complètement modulable.

Ainsi, je varie :

- les sucres : blanc, roux, rapadura, miel, sirop d'érable...

- les farines : de blé, maizena, part de farine de sarrasin, de seigle, de châtaigne...

- la matière grasse : beurre, huile d'olive, huile de coco...

- ajouts divers : fruits, fruits secs, fruits oléagineux, seuls ou à plusieurs.

- d'éventuelles épices : cannelle, vanille...

avec un résultat souvent délicieux, parfois étonnant.

Etant maintenant installée dans ma nouvelle "maison", avec un nouveau four que j'apprivoise peu à peu, je me suis remise aux pâtisseries, en général le dimanche.

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Ainsi dimanche dernier, j'ai fait un gâteau au yaourt avec 2/3 de farine de blé semi-complète et 1/3 de farine de sarrasin, sucré avec du sucre roux et du sirop d'érable, avec beurre et huile d'olive (c'est tout ce que j'avais) et des poires que j'avais fait revenir rapidement. J'ai diminué le sucre du fait de la présence des poires. Et j'ai "glacé" le dessus au sirop d'érable.

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Une déclinaison très réussie, avec le fondant et la douceur des poires très agréable et bien contrebalancés par le goût marqué du sarrasin. Mais des poires un peu trop inégalement réparties dans les tranches, certaines bien et régulièrement garnies, d'autres beaucoup moins...

Que sera la prochaine variation ? Aucune idée !

02/03/2016

Février, lectures au programme !

Que de lectures en février. Quelques-unes :

Monde agricole

- On parle beaucoup d'agriculture ces jours-ci car ce monde est en grande difficulté et que se tient actuellement le Salon de l'Agriculture.

J'ai été intéressée notamment par cet article de Reporterre sur le renouveau de la paysannerie et sur cet autre du Monde sur des éleveurs qui sortent de la productivité à tout prix : on y voit que, malheureusement, le système est biaisé dès le départ... « A l’école d’agriculture, on vous apprend qu’on fait du lait avec du maïs, pas avec de l’herbe ». Comme chez les boulangers qui n'apprennent plus à faire du pain au levain. Ou d'ailleurs chez les diététiciennes où on apprend les calories et les régimes et aucune psychologie ;-)

Viande

J'ai trouvé très intéressant cette large réflexion sur la question de la viande suite à une nouvelle sinistre affaire d'abattoir.

Demain

Vous avez probablement entendu parler de l'inattendu et considérable succès du film Demain. A ce sujet, un intéressant échange entre Cyril Dion et des internautes, et une analyse de la signification de ce succès.

Grossophobie

Je vous parlais récemment de la grossophobie médicale. La grossophobie, on le sait bien malheureusement, est souvent à l’œuvre dans le monde du travail, comme le montre ce triste exemple. Il y a heureusement parfois des contre-exemples : j'ai séjourné récemment dans un hôtel de chaîne dont l'une des hôtesses d'accueil était loin du profil type, bien ronde et pleine de tatouages. Elle était très souriante et faisait super bien son boulot : n'est-ce pas l'essentiel ?

Livres

J'ai eu le plaisir de participer à une soirée qui fêtait les 25ans des Editions de l'Epure (peut-être connaissez sa longue série "10 façons de préparer..."), d'y revoir Alessandra Pierini à laquelle je rends souvent visite dans sa magnifique épicerie RAP, et l'éditrice Sabine Bucquet-Grenet et de rencontrer Martine Camillieri qui m'a dédicacée son livre "10 façons de préparer le zeste"). Je me suis empressée de faire une des recettes les plus basiques du livre dès le lendemain matin, du beurre zesté, un délice sur des tartines.

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Pâtisserie

Au-delà de ses gourmandes recettes italiennes, je suis fan des billets d'astuces d'Edda Onorato. cette fois, cela concerne les gâteaux au chocolat.

 

Une citation pour finir, partagée sur twitter par Jean-Philippe de Tonnac :

"La lâcheté, la haine, peuvent étendre leur nuit,

Rien n’obscurcira la beauté de ce monde"

Ilarie Voronca 1903-1946 tout le poème ici).

 

 

 

29/02/2016

Variations sur le thème de la courge

Je vous parlais il y a quelques jours de variations sur la courge au sein d'un repas. Ce week-end, elle a été très présente, cette fois au fil des repas successifs. Signe qu'elle est vraiment déclinable à volonté, alors que nombre de personnes se contentent de la préparer en soupe...

Monsieur a préparé samedi soir des pâtes à la courge et au guanciale (une charcuterie italienne), délicieuses.

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Dimanche, il nous a proposé de la courge Hokkaido au sésame à la japonaise (cuite avec sauce soja et un peu de sucre) dans le cadre d'un très succulent et varié repas japonais comme il en a le secret (pmat principal : un porc au gingembre délicieusement fondant).

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Et, hasard, j'avais aussi prévu de la courge le dimanche soir, et j'ai décidé de préparer une soupe de courge butternut et céleri-rave (recette du Veggivore de Clotilde Dusoulier), servie avec des croûtons à l'ail et au romarin.

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Des façons très différentes de préparer une courge, sans compter la grande variété des courges elles-mêmes.

Vite, vite, continuons avant la fin de l'hiver !

 

23/02/2016

La courge butternut en trois façons (au moins !) et trois fromages

Comment nait un repas ?

Ca a commencé par l'achat d'une courge butternut. Car, en cette saison, j'ai à peu près toujours une courge, un potimarron en stock pour faire une soupe, des tranches rôties..

Puis, en me baladant sur quelques blogs à recommander à mes patient(e)s, je suis tombée sur une appétissante recette de courge butternut farcie au chèvre chez Piment Oiseau.

Je me suis dit que ma courge était un peu grande pour n'en faire que cela. J'ai pensé soupe d'autant que la recette disait de prélever un peu de chair. Et ce serait plaisant de lui marier un peu de fromage bleu type Fourme d'Ambert, je l'ai déjà fait avec du potiron. J'ai donc gardé un bon morceau de côté, tout le haut de la courge. 

Ayant un avocat bien mûr à utiliser, j'ai songé que je pourrai le marier à quelques dés de courge rôtie dans une salade et qu'il fallait y ajouter une texture plus ferme et râpeuse. Pourquoi pas de la mimolette vieille avec sa belle couleur orange ? Voilà un troisième accord de fromage. Et un peu de pomme pour la fraîcheur et le croquant. Voilà donc un troisième accord courge-fromage.

J'ai fait cuire et mixé la soupe. Puis préparé la courge farcie en mettant à rôtir des dés de courge en même temps. Cela a donc donné une double entrée :

- la soupe de courge butternut et croûtons à la Fourme d'Ambert,

- la salade : dés de courge rôtie, avocat, mimolette vieille, pomme verte, noisettes.

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Les deux ont été délicieuses. A ce moment là, cela faisait 1h15 que la courge farcie cuisait (la recette disait environ 1h) mais, question d'épaisseur de la courge ou de four pas assez chaud, elle n'était vraiment pas assez cuite. Plutôt que continuer, on s'est arrêtés là (il y avait un dessert, on n'est pas morts de faim !).

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Ca avait l'air appétissant pourtant...

Plutôt que continuer cette hypothétique cuisson, j'ai découpé la courge et l'ai mélangé avec sa farce crémeuse avec l'idée de la cuire de façon plus efficace le lendemain.

Il restait une petite portion de la salade : le lendemain, pour mon déjeuner, j'y ai ajouté encore un peu de pomme, mimolette et noisettes ainsi que du mesclun et mélangé le tout à du riz à la noix de coco Beendhi : une salade-repas absolument délicieuse.

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Le soir, j'ai repris comme prévu la courge crémée au chèvre, ajouté le reste de Fourme d'Ambert et fait cuire le tout au four, cela a donné un résultat excellent, avec une courge cette fois fondante, qu'on a savouré avec une salade.

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Bref, une courge butternut multi-usages pour le plaisir de la diversité.

Et vous, avez-vous des suggestions, des recettes préférées ou improvisées ?

17/02/2016

En hiver, on mange....des salades !

L'hiver est souvent associé aux soupes, aux plats mijotés, aux gratins et autres spécialités fromagères. Pourquoi pas ? Mais il se trouve que ces derniers jours, le hasard des envies nous a fait manger et apprécier différentes salades. Et finalement, est-ce si gênant de manger frais quand on est bien au chaud ?

Il y a les salades repas que j'improvise souvent pour le déjeuner avec ce que j'ai de disponible. Ainsi, j'avais acheté récemment du mescia de petit-épeautre de Haute-Provence en magasin bio car je trouvais le mélange sympathique (petit-épeautre, lentilles, pois chiches, pois cassés). Pardonnez mon ignorance, je ne connaissais pas et je l'ai traité comme base de salade. j'ai découvert ensuite que la tradition est plutôt d'en faire une soupe. Cela a donc donné une salade avec des carottes et champignons qui ont cuit avec lui, des champignons crus, de la feta, de la pomme, du mesclun, du persil plat. Tout à fait délicieux.

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Il y a eu aussi au dîner :

- une très belle salade toute rouge, inspirée à la fois d'une recette d'Ottolenghi que j'avais déjà faite et appréciée et d'une autre repérée ailleurs, un peu plus simple : Trévise, endives rouges, orange sanguine, grenade, mozzarella di buffala, croûtons.

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- une autre salade hivernale repérée sur le blog Papilles et Pupilles (que je ne cesse de conseiller à mes patientes tant il est riche de recettes variées et pas compliquées), dont j'ai pour une fois respecté scrupuleusement les composants, sauf du Beaufort à la place du Comté : carotte, avocat, Beaufort, clémentine, cranberries... : colorée, originale et délicieuse.

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Toujours dans le registre impro vide-frigo, j'ai préparé une salade carotte-fenouil- laitue-graines germées-coriandre pour accompagner une bastelle à la courge butternut rescapée du congélateur.

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Monsieur nous a, lui, proposé un classique de l'hiver : une salade d'endives, avec noix, Fourme d'Ambert, pomme, dés de jambon et sauce moutardée.

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Et vous, aimez-vous manger des salades en hiver ? Plutôt classiques ou créatives ?

15/02/2016

La crêperie Bretons, elle a tout bon !

Pardonnez ce titre un peu banal, mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit après deux délicieux déjeuners dans cette nouvelle crêperie parisienne et quelques échanges sympathiques avec les responsables du lieu.

Pourquoi ça ?

- le lieu est joliment décoré avec quelques touches de bretonnitude maritime mais sans tomber dans le cliché,

- on est accueillis de façon simple et souriante,

- les ingrédients choisis sont de haute qualité. D'abord, le plus essentiel, la farine. Les farines de sarrasin (pour les galettes) et de froment (pour les crêpes) viennent du même moulin,  le moulin de Bertaud en Bretagne, dont j'ai du coup découvert la belle histoire. Ce moulin a été remis en activité il y a quelques années par un passionné un peu fou qui poursuivait un rêve d'enfant, Jean-Pierre Leroux. Il est au départ agriculteur bio et produit aussi sur ses terres les céréales qu'il transforme en farine dans le vieux moulin qu'il a restauré. Ensuite, le jambon Prince de Paris, la confiture de mûroise, ... Et cette attention à la qualité des ingrédients est très importante pour ces jeunes malouins élevés dans l'exigence du goût, notamment par un grand-père fin pâtissier.

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- évidemment, la réalisation des crêpes compte beaucoup : c'est clair qu'il faut un sérieux coup de main et du talent pour réaliser des crêpes aussi fines, croustillantes et savoureuses. Le frère et la sœur, natifs de Saint-Malo, qui ont ouvert cette toute petite crêperie, non seulement les préparent au mieux mais les présentent joliment dans l'assiette.

Il ne reste plus qu'à se régaler ! Les galettes de sarrasin sont une merveille au parfum prononcé et on peut même conclure par une galette sarrasin au sucre, ce que j'ai fait à ma première visite. Ou préférer une classique crêpe de froment : on nous a convaincus de la goûter car la qualité du froment n'a rien à voir avec celui de la plupart des crêperies.

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Clairement, un coup de cœur pour les grands amateurs de crêpes que nous sommes, trop souvent déçus à Paris. On risque de faire souvent le déplacement dans le 11eme... Et merci à Esterelle dont l'article m'a donné envie de découvrir le lieu.

NB : je sais que mes "bonnes adresses" n'intéressent pas forcément en dehors de Paris mais je vous souhaite de trouver partout des restaurants aussi attentifs à la traçabilité et à la qualité de leurs ingrédients.

Bretons, 56 avenue de la République, Paris 11eme, pour l'instant fermeture le lundi.