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29/07/2016

Manger local en Ile-de-France ? On avance...

Depuis mon déménagement il y a quelques mois, j'ai un peu revu et stabilisé mes courses alimentaires dans ce nouveau contexte. La proximité immédiate est moins riche qu'avant mais cela tombe bien, ce n'est pas elle que je souhaite fréquenter en priorité, sauf solution de secours. En effet, je préfère :

- rechercher des produits de grande qualité, notamment chez Terroirs d'Avenir.

- privilégier des petits commerces plutôt que des grandes surfaces,

- donner une bonne place aux produits locaux.

Sur ce dernier point, que j'avais déjà évoqué, je trouve qu'on a davantage de possibilités depuis quelque temps.

Dans le 17eme arrondissement, non loin de la Place Clichy, il existait déjà Au Bout du Champ, que m'avait fait découvrir mon amie Marine. Une boutique à deux vitesses : en horaire réduit, on peut acheter en direct certains fruits et légumes, venant directement de producteurs proches, à un vendeur présent. En horaires beaucoup plus larges, on peut trouver ces produits (et de l'épicerie) dans des petits casiers en libre-service, et l'on paie à une machine selon ce qu'on choisit. Pratique et sympathique.

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Dans un cadre un peu plus chic, moins brut, a ouvert il y a quelques mois, tout près du précédent, le Garde-Manger des Dames : il y a là davantage d'épicerie et crèmerie et un petit rayon de fruits et légumes, tout cela venant d'Ile-de-France. J'y ai notamment trouvé des fraises bio d'Ile-de-France (trouver du bio et local ici, ce n'est pas gagné !). Cette boutique propose une courte offre de restauration pour le déjeuner (sandwiches et salades).

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Et puis, le mieux achalandé, c'est un site internet, le Comptoir Local, qui livre à domicile. Le choix est large et saisonnier. J'y ai fait plusieurs commandes plaisantes, pas seulement des fruits et légumes mais aussi de délicieuses confitures, des légumineuses. Et j'ai découvert les excellents produits du Domaine des Trente Arpents (propriété de la famille Rotschild), exploitation qui est le seul producteur de Brie de Meaux à posséder l'appellation « fermier. J'y ai trouvé notamment un délicieux Coulommiers et un beurre fabuleux. Au Comptoir local, j'achète aussi du lait cru car je me suis remise à faire des yaourts maison et avec de tels ingrédients et de bons conseils, ils sont excellents.

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Qui dit local dit fraichement cueilli et peu de transport. De plus, ces propositions sont non seulement locales mais elles travaillent en direct avec les producteurs, en circuit court. Mais je ne cherche pas à être une parfaite locavore, j'en suis très loin et j'arbitre entre différents critères de choix. 

Et pour vous, quelle place a le critère local des aliments ?

26/07/2016

Quelques lectures pour l'été ?

A la rentrée, il y aura, bien sûr, la sortie de mon livre... Ne vous inquiétez pas, je ne manquerai pas de vous en reparler ! En attendant, peut-être avez-vous envie de lectures gourmandes. J'ai eu quelques coups de cœur dans ce domaine ces derniers mois.

L'art de saucer, de­ Mayalen Zubillaga
Vous en avez peut-être entendu parlé car je ne suis pas la seule à m'être régalée à sa lecture. L'auteure réhabilite sur un ton iconocla­ste le droit de saucer les plats, avec quelques appétissantes recettes à l'appui. J'ai adoré le­ style joyeux et impertinent, la transgression des règles de bienséance et le conten­u totalement orienté vers le plaisir de manger, ant­i-privation, anti-bien-pensance nutritionnelle.

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Changer d'assiette, de Keda Black (livre ­reçu)
J'avais acheté et beaucoup aimé le précé­dent livre de Keda Black, Cuissons, revue systématique e­t compétente des différents modes de cuis­son. Celui-ci va plus loin et cible plus ­large dans l'aide qu'il peut apporter pour les repas. C'est quasiment le livre de cuisine que je rêv­ais d'écrire...en bien plus expert ! Je vous parlais il y a quelques jours de la souplesse en cuisine. C'est exactement ce que propose Keda Black. Pas un livre de recettes mais bea­ucoup plus que ça : un livre qui vous app­rend COMMENT on compose des plats (quiche­, soupe, légumes mijotés, etc.), quelle es­t la TECHNIQUE de base et donc vous donne­ les clés pour pouvoir les décliner selon­ vos propres goûts, la saison, etc. C'est le coeur de l'ouvrage et ce que j'ai le plus apprécié. Mer­ci et bravo, Keda, d'avoir réalisé ça ! Il y a aussi des incitations à changer sa façon de manger, à introduire de nouveaux aliments, à découvrir davantage de légumes. Je ne suis pas totalement convaincue par les petits messages nutritionnels parsemés deci-delà mais c'est un détail.

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En route pour une quiche aux légumes déclinable à volonté

Petit éloge du petit déjeuner, de Thierry Bourcy

C'est Ezechiel Zerah, jeune et gourmand journaliste d'A Tabula, qui avait signalé, il y a quelques mois, ce petit livre sur Facebook. Moi qui adore le petit déjeuner, j'ai beaucoup aimé lire ce court ouvrage plein d'imagination, de bonne humeur et de diversité sur le sujet.

Et vous, qu'avez-vous lu de savoureux ces derniers mois ?

 

22/07/2016

La gourmandise ne fait pas grossir ! lisons la 4eme de couv

La couv d'un livre, c'est bien joli, mais certains aimeraient en savoir un peu plus. Comme quand on est dans une librairie, qu'on se saisit d'un livre, attirés par le titre, qu'on le retourne pour comprendre de quoi il s'agit, décider s'il faut prolonger l'intérêt. C'est à cela que sert la "quatrième de couv", à ouvrir quelques pistes vers l'intérieur, à préciser les intentions.

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Alors, sans attendre la sortie, voilà ce que l'éditeur Carnets Nord a écrit sur la quatrième de couverture :

"On ne mange pas des calories, on mange des aliments!" "Etre bien dans son corps, ce n’est pas une question de poids." "Plus on s’interdit un aliment, plus on en a envie." "Ça serait pas un peu de l’intox, la detox?"

Ariane Grumbach, diététicienne atypique et passionnée, veut en finir avec les angoisses liées à la nourriture aujourd’hui, les derniers régimes à la mode, le diktat de la minceur à tout prix, les idées reçues sur les aliments à proscrire et ceux aux vertus soi-disant extraordinaires.

Dans son abécédaire gourmand, où plaisir de manger rime avec bien-être, elle déconstruit ces injonctions et croyances en tout genre, décrypte les modes alimentaires, analyse nos modes de vie et de consommation et nous donne des pistes pour retrouver une relation sereine à la nourriture qui nous mènera à notre juste poids. Et elle crie haut et fort: "Arrêtez les régimes, tous les régimes!"

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Ariane Grumbach est diététicienne-nutritionniste à Paris. Diplômée d’HEC, elle a travaillé pendant vingt ans dans des grandes entreprises avant de se reconvertir par passion pour l’alimentation et l’humain. Elle fait partie du GROS (Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids). Elle tient un blog, "L’art de manger", qui mêle réflexions sur l’alimentation, conseils nutritionnels et recettes gourmandes.

Voilà qui ne doit pas trop vous surprendre, vous fidèles lecteurs et lectrices de ce blog... Mais l'info, c'est qu'il s'agit d'un abécédaire, pour qu'on puisse lire librement !

Pour la suite, rendez-vous le 8 septembre !

20/07/2016

Vive la cuisine 5S !!!

Ces derniers temps, je n'ai pas été très présente sur ce blog. Mais j'ai continué à poster assez fréquemment des photos de repas sur Instagram, Facebook. Cuisinés par Monsieur ou par moi selon les jours. Ceux de Monsieur, vantés par moi, recueillent très souvent émerveillement et applaudissements. Tout à fait mérités. Je suis jalouse !!!! Je plaisante, je suis ravie de cette sympathique reconnaissance, pour lui qui est obstinément caché dans sa cuisine ! Menacé de clônage ou de kidnapping par ses admiratrices... Il est vrai que je cuisine un peu moins souvent et que ce que je prépare est, en général, moins sophistiqué et spectaculaire. Car je pratique la cuisine 5S, mais pas ces deux S là !

Kesako ? J'ai d'abord parlé de cuisine 3S, puis 4S. Et maintenant 5S ! Oui, j'aime les acronymes ! Cette cuisine, c'est celle que je suggère à mes patients et que je pratique, pour leur en parler en connaissance de cause. Et parce que j'aime cela. C'est une cuisine SAINE, SAISONNIERE, SAVOUREUSE, SIMPLE, SOUPLE.

- SAINE : préparée avec de bons produits, dont l'origine est si possible connue, avec beaucoup de variété.

- SAISONNIERE : utilisant au maximum des produits de la saison, ce qui est davantage un plaisir qu'une contrainte.

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La saison de préparer une quiche aux courgettes épicées (curry et cumin) et une salade crue concombre/courgette/fenouil

- SAVOUREUSE : qui a du goût, qu'on a plaisir à manger car elle réjouit tous les sens par ses saveurs, ses parfums, ses textures, sa présentation.

- SIMPLE : loin des recettes compliquées, nécessitant un savoir-faire de chef ou des heures de préparation, c'est une cuisine accessible à tous puisque moi-même j'y arrive !

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La simplicité : utiliser ce qui reste au frigo pour improviser une fraîche salade (laitue, pastèque, tomate, concombre, basilic)

- SOUPLE : une cuisine qui sait s'éloigner des recettes car, une fois que les techniques sont acquises, on peut les décliner selon le disponible, les préférences, la saison, etc., qu'il s'agisse d'une quiche, de pâtes, etc.

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La souplesse : varier les légumes rôtis selon le disponible : de petites carottes avec huile d'olive, sirop d'érable et poudre de Vasco Roellinger

Ne voulant pas me contenter d'en parler, je rêve depuis plusieurs année de trouver quelque part, voire mettre en place, des ateliers proposant cette cuisine. Quelque chose qui n'a rien à voir avec les classiques cours de cuisine. Mais bon, on ne peut pas tout faire à la fois... Je n'ai pour l'instant trouvé ni lieu adapté ni partenaire idéal. Peut-être viendrai-je à pratiquer cela en vidéo ? A moi Youtube !

18/07/2016

Cuisine ligure simple, économe et végétale (un peu maritime aussi)

Reprenons tout doucement le cours de ce blog... Merci de votre fidélité à le lire.

Fin juin, nous avons fait une jolie petite escapade en Italie, sur la côte ligure. J'ai en effet trouvé un opportun créneau entre la relecture de mon texte et les dernières corrections sur épreuves. C'est la troisième fois qu'on passe quelques jours de ce côté de l'Italie, vraiment plaisant. Cette fois, j'ai davantage pris conscience de la part économe et végétale de la cuisine ligure. En effet, outre la farinata, cousine de la socca niçoise, et les pâtes au pesto, célèbre spécialité gênoise, j'ai souvent trouvé, pour répondre à mes envies, des plats peu coûteux et végétariens.

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On a commencé par de la farinata (galette de pois chiches), dans une petite cantine de Gênes où on s'est d'abord arrêtés (merci Alessandra de RAP pour l'adresse, parmi d'autres). J'ai lu que l'origine lointaine de ce plat venait des soldats qui faisaient chauffer de la purée de pois chiches additionnée d'huile d'olive sur des pierres chaudes ou sur leur bouclier... A déguster quasi-brûlante !

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Nous sommes ensuite partis vers Santa Margherita Ligure, où nous avons séjourné dans un lieu calme et assez isolé. In s'est régalés là-bas de focacccia, une spécialité du coin, nature, fromage ou tomate. On a aussi apprécié une trattoria très traditionnelle où j'ai mangé des légumes farcis -avec une farce végétarienne (ricotta, mie de pain, oeuf, herbes..), et, une autre fois, un assortiment de tartes aux légumes (oignons, courgettes, épinards, haricots verts-pommes de terre), plat typique du coin visiblement.

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De retour à Gênes, on a déjeuné au restaurant Il Genovese, du chef Roberto Panizzi, organisateur et juré du championnat de monde de pesto. On l'avait aperçu à Paris lors des éliminatoires français de ce championnat, co-organisés par RAP. On a partagé un assortiment de légumes frits et panisses puis j'ai mangé des trofie (forme de pâtes du coin) au pesto, un incontournable.

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Côté pâtes, on a aussi savouré une autre spécialité du coin, des pansotti (raviolis "ventrus") avec une sauce aux noix.

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Cette cuisine simple et végétale a constitué la majorité des repas de ces quelques jours. Mais on était près de la mer et il y a eu dans notre assiette également quelques mets maritimes, pas du poisson mais des mollusques, en particulier du poulpe, avec notamment de savoureuses pâtes à l'encre de seiche au ragoût de poulpe, à Gênes.

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Et on n'a pas oublié le côté sucré : des glaces bien sûr, un plaisir par temps chaud et ensoleillé. d'autant que j'apprécie en Italie qu'on puisse souvent prendre un (assez) petit pot, conforme à mes envies rafraîchissantes.

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A part cela, j'ai marché, nagé, dormi, bullé...Les vacances, quoi ! Je vous en souhaite de très plaisantes si vous partez bientôt ou y êtes déjà.

NB : le sans gluten s'installe là-bas aussi...

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08/07/2016

La couv ! La couv !

Ceux qui suivent ont compris que je venais de finir l'écriture d'un livre dans mon domaine d'activité. Voilà le temps venu de vous montrer le titre et la couv pour vous faire patienter un peu...

Les voilà !

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Le livre sortira dans précisément deux mois, le 8 septembre, juste à temps pour les bonnes résolutions. Euh, non, je plaisante, je n'y crois pas trop... Mais bon, peut-être pourrait-il vous donner quelques bonnes vibrations gourmandes...

En attendant, je ne vais pas rester totalement inactive et j'ai le plaisir de vous annoncer que je serai sur l'antenne de France Bleu 107.1 (Ile de France) les mercredi 17 août et samedi 20 août, de 10h00 à 10h40 pour parler alimentation.

Passez un bel été (je reviendrai peut-être vous donner quelques nouvelles !)

08/06/2016

Pourquoi cette absence ? J'écris... et je cause aussi !

20160528_195158.jpgChers lectrices et lecteurs de ce blog, un scoop pour vous ! Si je suis aussi peu présente actuellement, c'est que j'écris mais ailleurs... Je suis en train de finaliser l'écriture d'un livre, et l'échéance de "bouclage" qui se rapproche me met une certaine pression. J'ai beaucoup d'admiration pour les personnes qui parviennent à sortir livre sur livre en parallèle de leur travail. Comment font-elles ? Elles ne dorment pas ?! Pour ma part, j'écris durant mon temps libre, en dehors des consultations et autres interventions. Je suis incapable de rogner sur mon temps de sommeil. C'est pourquoi, au bout de quelque temps, j'ai réalisé qu'il était impossible de m'occuper simultanément du blog.

Bien sûr, ce livre parle d'alimentation, quoi d'autre ?! Je tournais autour de l'idée depuis un certain temps, tant j'ai à dire sur ce thème qui me passionne. J'avais mis cette envie de côté, par paresse, pour d'autres priorités comme un déménagement, avec l'impression que la voie/voix électronique pouvait peut-être suffire. Mais un éditeur est venu me trouver, sympathiquement ouvert à mon approche...

L'ouvrage ne sera pas totalement une révélation pour celles et ceux qui me lisent depuis longtemps car certains éléments du blog m'ont inspirée. Mais il y aura aussi beaucoup de sujets nouveaux, issus de réflexions et convictions personnelles et de mon vécu en consultation avec les patient(e)s. Il devrait sortir début septembre, un peu de patience donc ! 

Je profite de ce billet pour vous annoncer que j'aurai aussi le plaisir d'animer une "classe" à la School of Life, un établissement pour adultes assez tendance, qui vise à enseigner "tout ce que l'école n'apprend pas". Mon cours a pour intitulé Comment manger, le corps a (presque) toutes les réponses. La première édition se déroulera le lundi 4 juillet de 19h00 à 22h00 à Paris, dans le 9eme arrondissement (prix : 39 euros). D'autres sessions sont prévues à la rentrée.

Voilà pour les nouvelles... A bientôt !

17/04/2016

Blog au repos...un peu

Vous avez peut-être remarqué que je ne publie plus actuellement ici à mon rythme habituel, même ralenti... J'en suis désolée car je reste très attachée à ce blog et à vous lecteurs et lectrices, visibles ou invisibles. Ce ne sont pas les sujets qui manqueraient, c'est plutôt le temps malheureusement... J'espère que cela ne va pas durer. En attendant, je continue quand même à (bien) manger ! Alors, si vous êtes fan de réseaux sociaux, vous pouvez me suivre sur Instagram (Ariane Grumbach) car je prends assez régulièrement quelques secondes pour y poster des images très majoritairement alimentaires.

Merci de votre compréhension, pensez si vous êtes récent(e) ici à vous balader dans les billets publiés depuis plus de huit ans, par thème ou mot-clé. Et à bientôt !

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Délicieux goûter il y a une semaine (gâteau aux pommes particulièrement réussi en toute modestie et sablés réalisés avec des chutes de pâte à tarte)

15/03/2016

Un brunch de saison 100% agrumes car la contrainte, ça aide en cuisine !

Je vous parle de temps en temps de mes repas thématiques : autour d'une couleur, un thème (Ottolenghi), un aliment, etc.

Cette fois, je préparais un brunch festif et je n'avais pas trop d'idée, sauf celle de faire plaisir. Je ne sais plus trop comment cela m'est venu. En réfléchissant aux aliments de saison, j'ai pensé à des accords assez usuels comme endive-orange ou pamplemousse-avocat. Du coup, j'ai songé à élargir et j'ai décidé de faire un brunch tout agrumes : j'aime bien ce type de contraintes car elle évite de se disperser dans les millions de recettes existantes... Cela voulait dire avoir un agrume au moins dans chaque plat...

A partir de ce moment-là, sans effort, d'autant que c'est la saison, je suis tombée sur différentes recettes plaisantes et pas compliquées :

- une salade endive-orange-parmesan-sésame grillé, inspirée, en la simplifiant, d'une recette du blog Complètement Toquée ;

- une salade mâche-avocat-pamplemousse-noisette du livre Cuisine végétarienne de Laure Kié ;

- un bouillon de légumes aux agrumes (orange et citron) du même livre de Laure Kié (un peu adapté) ;

- une bruschetta d'hiver aux zestes de citron du livre Le Zeste, 10 façons de le préparer de Martine Camillieri aux Editions de l'Epure ;

- une salade de pois chiches au citron vert et à la coriandre (inspiration personnelle) ;

- un gâteau sicilien à l'orange, une recette du dernier magazine Régal que j'ai adaptée) ;

- du pain perdu aux clémentines poêlées (inspirée du dernier magazine Saveurs)

- un smoothie orange-pamplemousse-banane (inspiration personnelle).

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J'ai préparé le gâteau la veille au soir et tout le reste, tranquillement le dimanche matin. En finalisant le tout au dernier moment. Cela a donné un fameux brunch tout à fait délicieux, plein de couleurs, de goûts, de textures, salé et sucré.

Et vous, vous arrive-t-il de vous fixer ainsi un thème pour guider votre menu ?

12/03/2016

Omnivore 2016 : de l'humilité, de l'exigence, du goût

Omnivorec'est un festival de la "jeune cuisine" qui se déroule chaque année depuis 11 ans, et, depuis quelques éditions, à Paris. Luc Dubanchet, son créateur, a peut-être eu, avant la télé-réalité, l'intuition de la cuisine-spectacle et de la starisation des chefs...Je crois qu'il veut surtout mettre en avant leur talent, leur rendre hommage et les faire se rencontrer. La cuisine n'est pas futile pour lui. Dans son édito du Foodbook paru simultanément, il écrit "Omnivore se bat depuis plus de 10 ans pour que la cuisine soit prise au sérieux" car "le choix du monde dans lequel nous vivons passe aussi par le choix de la qualité de ce que nous cuisinons et ingérons". Comme je suis en accord avec cette phrase !

Revenons au festival : j'y suis restée une bonne partie de la journée, lundi et mardi.

Humilité ? Pour cette onzième édition, les chefs ont été une nouvelle fois en vedette dans la grande salle de la Mutualité, dans le 5eme arrondissement, mettant en scène des "happenings" gastronomico-créatifs, sous l'oeil attentif et le micro curieux de Sébastien Demorand. Humbles, eux ? Sans doute pas tous... Mais j'ai assez peu fréquenté cette "Scène salée" car il faut faire des choix. Ce qui me donne un regard de biais*.

L'humilité, je l'ai ressentie :

- Chez les chefs qui s'inclinent devant les produits, les artisans-producteurs, le terroir ou la mer. C'est une volonté d'Omnivore de mettre en avant, sur la scène Artisan (animée par le journaliste Stéphane Méjanès avec intérêt et bienveillance), les hommes et femmes qui fournissent les meilleurs produits aux chefs. Ainsi, Florent Ladeyn, chef très médiatique et très locavore de la région Nord, est intervenu sur la Scène Artisan pour présenter deux maraîchers flamands, un Belge et un Français, Dries Delanote et Bertrand Devienne, qui l'alimentent en produits locaux et souvent étonnants C'est alors parfois le produit qui donne des idées au chef et non le chef qui commande certains ingrédients. Florent Ladeyn a ainsi suggéré d'arrêter de starifier les chefs, dont la cuisine n'existerait pas sans les producteurs, les maraîchers...

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- Chez le chef Romain Pouzadoux, du restaurant L'Imaginaire à Brest, qui a laissé avec une belle complicité la vedette au très vivant et passionné charcutier Olivier Hélibert et s'est employé à nous cuisiner discrètement quelques délices mettant en valeur ses produits charcutiers, 100% cochon, a-t-il précisé.

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- Chez le chef Xavier Pensec, qui a un comptoir à sushi, Hinoki, à Brest, avec sa femme japonaise Mika. J'avais déjà entendu parler de lui et j'aurais vraiment envie de goûter ses sushi. Il ne m'a pas déçu dans sa rigueur, son attention à l'extrême qualité et l'origine des poissons et coquillages qu'il va préparer en sushi avec des gestes dignes d'une sushiya japonaise. Mais qui dit qu'il lui faudra bien encore 15 ans pour maîtriser vraiment son métier... On pourrait aussi parler d'exigence...

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L'exigence, c'est celle qu'Omnivore voudrait visiblement suggérer aux restaurants pour les produits qui encadrent le repas : café et pain en particulier. Souvent, un chef peut être très exigeant pour les ingrédients de ses plats mais se soucier peu des accompagnements. Alors, ce ne sont pas moins de trois boulangers (Alex Croquet, Thierry Delabre, Shinya Inagaki de Terroirs d'Avenir) et trois spécialistes du café (Hippolyte Courty, Youssef Louanjli du café Fragments, Antoine Nétien (Coutume)), qui sont venus défendre la qualité, l'exigence, l'artisanat et rappeler combien ils peuvent participer à la réussite d'un repas. Intéressant par exemple d'entendre Antoine Nétien suggérer que prendre quelques minutes pour préparer un vrai bon café n'est pas une perte de temps coûteuse car s'il est bon, il y a de grandes chances que le client l'avale avec bonheur et en redemande un autre... Et d'ailleurs, le pain est souvent la première impression perçue du repas et le café la dernière...

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Shinya Inagaki, le boulanger japonais de Terroirs d'Avenir (son pain me régale quotidiennement)

L'exigence, c'est celle d'Alex Cruz et Cyril Gonzales, de drôles de Québecois de la société Orignal qui expliquent de façon détendue comment ils remettent en cause le système agro-industriel à leur modeste niveau mais avec ténacité et rigueur, en inventant des produits de super qualité en direct avec les agriculteurs ou carrément sauvages. Une sorte de Terroirs d'Avenir qui deviendrait concepteur...

Le goût, c'est celui de quelques gorgées d'Armagnac. J'ai eu la chance de gagner un pass Omnivore grâce au site Vin Adour Fantaisies et je suis allée rencontrer son fort sympathique promoteur Eric Sendra. J'ai dégusté quelques petites gorgées d'un vieil Armagnac (modération !), je ne suis pas du tout connaisseuse en la matière mais quels merveilleux parfums et quel bonheur en bouche... 

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Le goût, c'est celui, tellement plaisant, des délicieux et plus raisonnables jus de raisin Alain Milliat, que j'ai goûtés avec bonheur.

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Le goût, c'est celui, surprenant, des recherches passionnantes d'Hippolyte Courty, de l'Arbre à Café, qui souhaite "étendre le territoire du café" et fait ainsi goûter du thé de café, de la peau de café, de l'infusion de fleurs de café... Et un fameux éclair au café du pâtissier Yann Couvreur qui ne ressemble à aucun autre éclair au café que j'aie goûté. Comme une impression de café solide et onctueux...

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A propos de goût, je ne peux qu'adhérer au conseil du chef Michele Farnesi (du restaurant Dilia, où j'ai fait un très bon déjeuner récemment) : "les pâtes, il faut les bouffer tout de suite, quand c'est al dente, chaud, crémeux" !

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Un petit regret, comme beaucoup, que la richesse du programme empêche de voir tout ce qu'on aimerait. Dur, dur de devoir choisir entre Xavier Pensec et Alex Croquet, entre Thierry Delabre et Shinya Inagaki, et se priver ainsi de Nina Métayer, etc.  L'impression que le succès est croissant, tant mieux, c'est une reconnaissance mais cela crée par exemple une scène Sucré la plupart du temps archi-bondée, totalement inaccessible. Suggestion aux organisateurs : trouver une salle beaucoup plus grande pour 2017 ou se rabattre sur des pâtissiers beaucoup moins connus...

Et puis, un des plaisirs d'Omnivore, c'est aussi de revoir des têtes amies ou d'en rencontrer, d'échanger au détour des couloirs, de se lancer dans de passionnantes conversations trop vite interrompues car il faut filer à une nouvelle "Masterclass". C'est sûrement une des grandes réussites du festival de réunir une quantité incroyable de chefs et de professionnels de la gastronomie qui ont ainsi un lieu pour échanger, se découvrir ou se revoir, poser peut-être les bases de projets communs...

Cela fait cinq ans (déjà..ou seulement) que je fréquente Omnivore et je m'en réjouis. Il y a beaucoup désormais de chefs reconnus et étoilés, de pâtissiers de palaces... C'est assez normal pour le festival d'être fidèles aux adeptes de la première heure. Mais Omnivore s'assagirait-il ? Je lui souhaite de ne pas perdre le fil de la découverte avant-gardiste. Et de lui laisser une place majoritaire. Ou alors, un jour, des petits jeunes feront sécession et monteront le nouvel Omnivore ;-) Bon, en tout cas, j'espère bien revenir l'année prochaine.

Et je prolonge le plaisir en lisant le Omnivore Foodbook. Une masse de lecture en perspective, comme je les aime, autour de la gastronomie : des hommes et des femmes, des rencontres, des réflexions (le grand restaurant, les lieux éphémères...), des récits... Où, j'avoue, un des premiers articles que j'ai lus est celui sur les chaussures des chefs...

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*Pour un compte-rendu complémentaire, lire celui de Télérama Pour un bilan plus caustique posant d'intéressantes questions, lire Atabula.

Et aussi un bel article de Télérama sur les chefs qui ont marqué Omnivore au fil des années.