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01/07/2015

Et juin fila, et l'été arriva...

En juin,

J'ai écouté :

- mes patient(e)s bien sûr, toujours différent(e)s et parfois si meurtri(e)s par leur relation à l'alimentation qui les obsède et leur gâche la vie. A qui je rappelle toujours que même si c'est parfois difficile, même s'il faut s'accrocher, on peut vraiment changer son rapport à la nourriture.

- les Journées de Nutrition de l'Institut Pasteur à Lille, avec un contenu pointu (parfois trop) sur le microbiote (ou flore intestinale, soit des milliards de bactéries), un élément absolument fondamental du fonctionnement de notre corps : son rôle, ses difficultés, les perspectives, la place de l'alimentation.

- une superbe émission de France Culture, non seulement sur le pain comme son titre l'indique, mais aussi sur la qualité nutritionnelle de ce qu'on mange, avec un état des lieux limpide de l'état de l'alimentation moderne par le chercheur en nutrition, qui résonnait largement avec ce que je décris souvent à mes interlocuteurs,

- l'émission Service Public sur les troubles alimentaires, qui vaut surtout pour la participation de Philippe Jeammet, psychiatre spécialisé dans ces troubles, que j'ai déjà eu la chance d'écouter en conférence, toujours très juste sur la souffrance des adolescents.

- une table ronde organisée par Géraldine Dormoy, de l'Express Styles, pour les dix ans de son blog Café Mode, sur l'usage des réseaux sociaux, très riche et intéressante, autour des échanges avec les lecteurs, de la frontière vie publique/vie privée quand on est une blogueuse célèbre, de l'authenticité qui fait le succès, ...

J'ai parlé :

- pour une conférence sur l'alimentation durable avec Slowfood, source d'échanges intéressants mais où l'on se dit que les personnes présentes ne sont pas celles qui ont le plus besoin d'informations...

- pour une intervention en entreprise où j'ai notamment montré aux salariés qu'ils ont tous les ressources de faire des repas variés et simples et décrypté les étiquettes alimentaires avec quelques règles simples car on ne peut pas toujours manger du 100% fait maison.

- à un journaliste de Slate.fr qui voulait se moquer du "dadbod", le petit ventre des hommes qui deviendrait tendance, d'où un article assez amusant sur le sujet.

J'ai appris :

A faire du pain de haute qualité dans les règles de l'art (et aussi de la pizza, des ciabatta...), en très bonne compagnie, sous la houlette de Thierry Delabre, boulanger naguère clandestin, mais plus vraiment et bientôt plus du tout s'il parvient à ouvrir son fournil (projet en cours sur Kiss Kiss Bank Bank). Si vous voulez en savoir plus sur lui, il y a un bel article sur son parcours et son projet sur le site Ideemiam.

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J'ai savouré :

- Quelques plaisants repas au restaurant, de belles et bonnes assiettes de Monsieur ou de délicieux fruits de saison.

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- Plusieurs glaces d'un tout nouveau glacier qui vient tout juste d'ouvrir à deux pas de chez moi, à Montmartre, Scaramouche. L'accueil y est très sympathique, c'est la deuxième boutique d'un glacier (reconverti) installé dans un petit village du Sud de la France, les glaces sont préparées avec exigence. Ils font volontiers goûter plein de parfums, ont envie de s'adresser notamment aux enfants. Ce ne sont sans doute pas les meilleures glaces du monde mais ce que j'ai goûté était vraiment très bon : fraise, vanille, pastis, citron... On peut s'asseoir au calme pour savourer et on est loin du snobisme chic qui fait "buzzer" la foodosphère. 

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J'ai réalisé :

Une déclinaison autour de l'aubergine : en taboulé selon une recette du Veggivore de Clotilde Dusoulier, en "caviar" épicé, à la façon Ottolenghi avec des grenades (recette qu'on retrouve chez Papilles).

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Une très belle et délicieuse tarte aux abricots pour accueillir dignement notre ami du Japon de passage à Paris.

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J'ai découvert :

L'épicerie Terra Gourma à Levallois, dont j'entendais parler depuis longtemps, à l'occasion de 'une soirée de découverte de l'ail noir, cuisiné de façon délicieuse par Elisabeth Scotto. Cela a beau être loin, j'y retournerai sûrement car l'accueil est sympathique et la sélection de produits exigeante.

Instagram : eh oui, un peu après tout le monde et beaucoup d'hésitation vu le temps que je passe déjà sur twitter... Je me suis dit que c'était peut-être le lieu de publier quelques photos puisque j'en prends quasi-systématiquement de ce que je mange et qu'elles n'aboutissent pas toutes, loin de là, sur le blog. Si cela vous dit de m'y retrouver...

Et plein d'autres choses qui ont fait que juin a filé à grande vitesse...

Et vous, qu'avez-vous fait en ce court mois ?

 

19/06/2015

Merguez & Pastrami, table identitaire... et bonne

Cela fait un moment qu'on avait entendu parler de cette nouvelle adresse, avant même le début des travaux, grâce aux confidences de David, le patron de la Pizza di Loretta (une de nos "cantines"), aussi à l'origine de Merguez & Pastrami. Le nom nous avait intrigués, on attendait de voir et jeudi dernier, en allant manger une pizza, on a vu que c'était ouvert. C'était même le jour d'ouverture. Donc, curieux de voir ce qui se cachait derrière ce nom, nous sommes allés y déjeuner samedi. David, tout heureux de nous faire découvrir son nouveau "bébé" nous a expliqué que c'était une table identitaire rendant hommage à l'autre branche de ses origines, celles de son père marocain (sa mère Loretta a donné son nom à la pizzeria) avec un détour par New York pour le côté pastrami.

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Le décor est sympathique, les serveurs souriants, la carte est différente le midi et le soir, plus simple à midi, avec pas mal de gros sandwiches accompagnés de chips maison. Pour ma part, j'ai prix un plat végétarien (ce que je ne pensais forcément trouver entre les merguez et le pastrami...) : des falafel (boulettes de pois chiches) accompagnés d'aubergines au four et de crudités. C'était très bon, avec des aubergines fondantes à souhait. Monsieur a pris un plat fort appétissant : oeuf-merguez-chakchouka qu'il a beaucoup apprécié. Pour les personnes pas trop au fait de cette cuisine, un lexique des mots inconnus est proposé avec le menu.

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Plus faim pour un dessert mais je reviendrai bien goûter le gâteau au fromage blanc, et aussi découvrir les plats du soir. J'ai conclu sur un excellent café (donc pas donné...) servi dans une très belle cafetière traditionnelle à piston.

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 Merguez & Pastrami, 57 rue Rodier, Paris 9eme. Plats environ 15 euros au déjeuner

18/06/2015

Quand Terroirs d'Avenir nous régale...

Je me souviens de la première fois où j'ai rencontré Terroirs D'avenir, c'était en 2009 : via My Little Paris, ils proposaient de venir un samedi matin s'emparer de cageots de tomates dans un lieu éphémère : peut-être les meilleures tomates que j'ai jamais mangées, en France en tout cas... A l'époque, ils approvisionnaient les chefs en produits de top qualité. Puis,  début 2013, ils ont installé leurs boutiques pour en faire profiter les particuliers, rue du Nil, dans le 2eme arrondissement. J'y suis allée quelquefois mais j'étais un peu freinée par la distance.

Et puis récemment, réfléchissant au développement des épiceries chics, ayant testé différentes sources d'approvisionnement, je me suis dit que c'était vraiment chez eux que je trouverais le meilleur rapport qualité-prix-démarche responsable. Et que c'était cela que j'avais envie de soutenir. J'y suis donc retournée plus fréquemment (même à pied !) et y ai fait d'excellents achats, et Monsieur aussi en alternance.

Ainsi, le week-end dernier, Monsieur s'est emparé d'une belle  variété de légumes (et un peu de poisson et de fromage aussi) et nous a ainsi préparé plusieurs repas tout à fait merveilleux :

- une assiette toute verte et végétarienne : asperges, petits artichauts, fabuleuse ratatouille "blanche" (sans tomate) : aubergines violettes/courgette/oignon.

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- une assiette terre et mer : filets de dorade grise ; "tartare" de courgette-artichaut-asperge-fenouil-petits oignons ; fenouil, courgettes, artichaut, asperge grillés.

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- des pâtes au fenouil et moules (ces dernières venant d'une autre source) très savoureuses.

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Oui, je sais, Monsieur devrait ouvrir un restaurant avec quelques couverts pour convives choisis ;-) Mais, bon, pour l'instant, c'est moi, et de temps en temps quelques amis, qu'il régale !

Bravo à Terroirs d'Avenir pour le super travail de dénichage de bons produits qu'ils font pour les chefs et pour nous !

Et vous, de quels légumes vous régalez-vous actuellement ?

17/06/2015

Bac Sucré : jolie opération d'une rue très gourmande

Si vous êtes parisien(ne) et gourmand(e) peut-être avez-vous entendu parler de Bac Sucré, un événement lancé mardi, qui se déroule toute la semaine, avec animations variées. Il réunit un bon nombre d'acteurs sucrés de la très chic rue du Bac, dans le 7eme arrondissement parisien. Une rue devenue en quelques années un repaire de quantité de pâtissiers et chocolatiers.

Comme je le disais il y a quelques jours, c'est Florence Mazo Koenig, habitante historique du quartier, qui a eu l'idée de cette opération et qui, avec l'aide de quelques autres pros, a mobilisé de nombreux intervenants et la mairie d'arrondissement.

Mardi soir, j'étais invitée au lancement. J'accepte de plus en plus rarement ce genre d'invitations pour blogueurs mais, ayant suivi cela de loin depuis le début, connaissant les protagonistes, étant amatrice de quelques adresses de la rue, c'était difficile de refuser. Et cela venait à point pour prolonger ma semaine passée à dédramatiser le sucre !

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Je suis arrivée en fin d'après-midi et j'ai fait un tour de quelques lieux participant à l'opération (certaines boutiques présentaient par ailleurs leurs créations dans le square où se passait la soirée). Chez Jacques Genin, on pouvait déguster ses chocolats (dont un étonnant mais fameux chocolat aux câpres) et ses fabuleuses et irrésistibles pâtes de fruits (je ne suis pas très fan a priori mais cela n'a strictement rien à voir avec toutes celles que vous avez pu manger).

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Chez Chapon, le chocolatier Patrice Chapon m'a parlé de sa façon de travailler, depuis les fèves de cacao jusqu'aux tablettes. Il m'en a fait goûter plusieurs ainsi que son gâteau fondant renouvelé "Vendredi samedi dimanche"et ses diverses mousses au chocolat : en effet (j'avais déjà repéré cela dans sa vitrine), il est, semble-t-il, le seul à proposer plusieurs mousses au chocolat réalisées avec différents crus. On peut notamment en acheter dans un petit cornet à déguster dans la rue comme une glace. 

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Je suis aussi allée découvrir la boutique Quintessence, spécialisée dans les bougies parfumées où j'ai été très gentiment accueillie. Rien à voir avec le sucré a priori mais cette maison a pour habitude de créer des bougies avec des personnalités : elle en a créé une (à l'odeur délicieusement anisée) avec Sébastien Bras et elle faisait du coup découvrir les sirops de ce chef (j'ai goûté celui au thé).

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Il y aussi la Pâtisserie des Rêves, Dalloyau, Perre Marcolini, Angelina, Hugo & Victor .... 

Une chasse au trésor avec quelques questions gourmandes est prévue pour donner envie de franchir la porte des boutiques partenaires en quête de quelques indices (tiens, qui a inventé la crème Chantilly par exemple ?)

Retour au square ensuite où j'ai papoté avec moult blogueuses et gastronomes présents, avant le lancement officiel.

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Philippe Urraca, Jacques Genin (en blanc), Claire Damon, Patrice Chapon (derrière, veste noire), Philieppe Conticini

Tout le programme est sur le site Bac Sucré si cela vous dit.

 

13/06/2015

Non au "sans sucre" ou à l'excès de sucre, oui à la gourmandise !

Comme je le disais jeudi, je mange du sucre, j'ai toujours mangé du sucre et je n'ai ni problèmes de poids ni de santé, je suis en pleine forme. Et je suis loin d'être la seule dans ce cas. Alors pourquoi diaboliser le sucre ?

Ce n'est pas une tendance nouvelle mais j'ai l'impression qu'elle a pris de l'ampleur récemment avec plusieurs livres sur le sujet, des émissions de télé et radio, des articles... Le sucre cumule contre lui les partisans du "sans", les faiseurs de régime, les soucieux des risques d'obésité et de diabète.... Et pour le défendre, on trouve souvent...la Collective du Sucre. Pour ma part, je ne suis liée à personne !

Tous les enfants ou presque aiment la douceur du sucré. J'ai souvenir d'avoir toujours aimé les gâteaux mais de ne jamais m'en être gavée. Vers l'adolescence, j'ai arrêté définitivement de mettre du sucre dans les yaourts, thé, café, ce qui permet de mieux apprécier leur goût réel. J'ai toujours apprécié les desserts et le chocolat mais pas les goûts trop sucrés.

Nous cuisinons, nous achetons peu de produits industriels. Je fais des desserts, des gâteaux, vous le voyez sur ce blog. Quand je fais une salade de fruits ou une compote, je ne la sucre pas car le sucre de fruits mûrs suffit largement.

Comme je l'ai déjà dit, je suis contre les excès : trop de sucre ou pas du tout, mais pour une voie du milieu dans ce domaine aussi.

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Mais je ne suis pas forcément représentative. Beaucoup de personnes achètent quantité de plats industriels avec présence de sucre, mangent des dessert très sucrés, consomment des quantités de pâte à tartiner, boivent des sodas à longueur de journée, se réconfortent par la nourriture... la bonne réponse est-elle pour autant d'arrêter complètement comme l'a fait la journaliste de Elle, Danièle Gerkens ? Je n'en suis pas sûre. Arrêter peut aider à prendre du recul sur ses habitudes, ce que j'ai dit dans un entretien pour l'Express, mais cela dépend de son profil : il vaut mieux être relativement tranquille avec la nourriture car sinon, cela peut au contraire créer frustration et craquage.

Je préfère travailler selon les 4 C dont j'ai déjà parlé :

- Constater : observer sa façon de manger, et la place qu'occupe le sucre, éventuellement en tenant un carnet alimentaire : sucre brut dans le café, le thé..., desserts, gâteaux, biscuits, sodas, plats industriels...

- Comprendre pourquoi on mange ainsi : est-ce par habitude personnelle ou familiale, par goût de la saveur sucrée, pour compenser du stress, se réconforter quand ça ne va pas, ... Pour cette étape, on peut éventuellement faire une pause (pas forcément longue ou extrême) dans sa consommation de sucre pour repérer les moments où on en a vraiment envie, pour sortir de comportements machinaux, pour réaliser qu'on n'est pas "addict"... Mais ne surtout pas culpabiliser si on ne s'y tient pas à 100%.

- Changer : une fois qu'on a constaté la place du sucre et compris pourquoi elle est ainsi (étapes qui me paraissent préférables à un arrêt pur et dur), on peut agir sur les bons leviers : être davantage conscient de ce qu' l'on mange, diminuer sa consommation de plats industriels, varier les desserts en se déshabituant de trop de sucre, apprendre à accueillir ses émotions, trouver d'autres moyens de décompresser... (même Danièle Gerkens raconte que, lors d'un pic de stress pendant son année sans sucre, elle n'a pas pu résister à l'appel du chocolat...). Il n'y a pas de réponse unique, tout dépend de la place et du rôle du sucre pour chacun. 

Je trouve préférable d'acheter des produits bruts et de cuisiner mais ce n'est toujours possible pour tout, tout le temps. Alors, si on achète des produits industriels, on peut jeter un coup d’œil aux étiquettes si c'est un produit dont on n'a pas l'habitude, avec quelques règles simples : ne pas acheter par exemple de biscuits dont le premier ingrédient serait le sucre, laisser de côté des produits où le sucre n'a aucune raison de se trouver (plat, salade...), éviter tous les sucres qui ont des noms barbares (sirop de glucose-fructose...) et rester que ce qu'on connait.

Pour certains, une part d'éducation alimentaire serait nécessaire pour donner quelques repères. Je me souviens par exemple d'une personne qui appelait yaourt toute crème dessert : ce n'est pas exactement la même composition... Et comprendre que le mieux, c'est de cuisiner pour savoir ce qu'on consomme.

D'ailleurs, lors de l'émission Service Public sur le sujet, j'avais écrit ce tweet : "On mélange diabolisation du sucre et alimentation industrielle. La réponse n'est pas la privation mais de CUISINER du brut". Et Danièle Gerkens avait eu la gentillesse de répondre : "Merci de résumer si bien ce que j'ai mis 400 pages à expliquer : produits frais de saison + cuisine maison" ! Finalement, on est à peu près d'accord, mais il lui fallait peut-être une année sans sucre pour en arriver là (et faire un livre qui cartonne...).

- Consolider : une fois qu'on a changé ses habitudes, on vérifie peu à peu qu'elles sont bien installées et adaptées à différents contextes : vacances, sorties, moments de stress, environnements variés...

 

En résumé :

mangeons de tout, laissons une place pour les douceurs, et si elles occupent trop de place, il est d'abord important de comprendre pourquoi. C'est ce qui permettra un changement durable.

11/06/2015

Je me souviens...des douceurs

Je me souviens des bonbons de "la PB", la petite boutique de confiseries près de l'école : les  "frites", les boules de coco, les colliers, les "soucoupes" pleines de poudre "qui pique",

Je me souviens des bonbons en paquet, les Kréma, les Michoko, les Petit Pimousse, les Batna...,

Je me souviens des bonbons anglais et des boites de Quality Street,

Je me souviens des rouleaux de réglisse avalés morceau par morceau, trop vite finis, et des paquets de CarenSac multicolores,

Je me souviens des sucettes Chupa Chups quand on était en vacances,

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Je me souviens que je prenais toujours un dessert au restaurant,

Je me souviens de la merveilleuse texture des "fudge" découverts en Angleterre lors de séjours linguistiques, si différente des caramels français que je connaissais,

Je me souviens du premier caramel de Jacques Génin, mangue-passion, découvert au restaurant d'Yves Camdeborde, puis d'en avoir trouvé chez Denise Acabo,

Je me souviens des caramels au beurre salé d'Henri Leroux quand on ne les trouvait qu'à Quiberon où j'étais en stage,

Je me souviens des guimauves parfois offertes au restaurant comme un dernier plaisir éphémère,

Je me souviens que je n'aimais pas le miel mais que je l'apprécie désormais.

Je me souviens que j'ai toujours mangé du sucre et pourtant, je ne suis ni malade ni en surpoids. Alors pourquoi le diaboliser ? On en parle samedi pour clore la semaine.

 

Toute la semaine, le blog parle desserts et douceurs en réaction à l'énorme vague "Sans Sucre" dont vous avez peut-être entendu parler...

10/06/2015

Chouette, un nouveau (très bon) pâtissier dans le 9eme : Laurent Favre-Mot

Je n'avais jusqu'à présent pas de pâtissier de prédilection à proximité de chez moi et il se pourrait bien que cela change... Vendredi dernier, Laurent Favre-Mot, précédemment pâtissier à Marseille, a ouvert une pâtisserie discrète près de la rue des Martyrs, dans le 9eme arrondissement parisien. Ce pâtissier au look atypique, tatoué et barbu comme un "hipster" a conçu une pâtisserie à l'aspect bien différent des pâtisseries traditionnelles ou haut de gamme : un peu l'antithèse des Gâteaux et du Pain par exemple pour ceux qui connaissent. Un lieu brut, pas intimidant, chaleureux, de bric et broc, avec de vieux meubles en bois.

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J'ai découvert Laurent Favre-Mot il y a quelques mois par Facebook, je ne sais pas par quel biais on y est devenus "amis" sans se connaître, par contacts communs sans doute. J'ai ainsi entendu parler de son départ de Marseille pour incompatibilité avec cette ville. Puis je l'ai croisé et j'ai eu un petit aperçu de ses créations à la soirée anniversaire du site gastronomique Atabula

Vendredi dernier, jour de l'ouverture, j'ai fait ma petite foodista impatiente et je suis allée découvrir la boutique après mes consultations, tardivement. C'était calme, j'ai été très bien accueillie, j'ai échangé un peu avec le pâtissier de façon fort sympathique sur les choix, la simplicité, le type d'offre qu'il veut proposer... Il est très exigent sur la qualité des ingrédients et sur la rigueur de fabrication (comme tout pâtissier sérieux), il s'aime aussi s'amuser dans des créations régressives et il prône la simplicité, ce qui me plait plutôt : je n'ai aucune envie de gâteaux trop compliqués où l'on ne cherche qu'à épater le mangeur. 

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J'ai acheté une tartelette au citron meringuée qui fut un délice d'équilibre entre le doux et l'acide, entre toutes les textures, dont une fine couche de confit de citron bien cachée. 

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Même si une bonne partie des gâteaux avait été vendue à 19h30, le choix avait été difficile et la curiosité de goûter autre chose était grande. J'y suis donc retournée mardi. Cette fois, en milieu de journée, il y avait beaucoup plus de choix et c'était encore plus difficile de se décider. J'ai opté pour un Éphémère "burger", présent pour la semaine, et j'ai pris pour Monsieur une pâtisserie qu'il adore, une tarte au chocolat. Celle-ci, sous des dehors classiques, cache un travail subtil sur deux chocolats plus une fine couche de praliné-noisette. Monsieur a beaucoup aimé.

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Ce qui est amusant et intéressant, c'est cette cohabitation de gâteaux classiques très bien maîtrisés et de créations plus loufoques, où le pâtissier semble bien s'amuser. Mais surtout pas au détriment du goût ou pour un résultat compliqué : le "burger" constitué d'un moelleux biscuit "comme dans un Pims" (euh, vraiment meilleur !), de tranches de gelée de mandarine et d'une glace citron enrobée de chocolat, est un vrai bonheur en bouche.

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Hâte d'y retourner découvrir d'autres délices, d'autant que cela change tout le temps !

Pâtisserie Laurent Favre-Mot, 12 rue Manuel, Paris 9eme, 10h-20h sauf le lundi

Gâteaux individuels entre 4,50 et 7 euros.

                                                                            ***

Il faut reconnaître qu'il y a un certain nombre de très bons artisans du sucré à Paris. La crème des pâtissiers, chocolatiers, ... est notamment réunie rue du Bac, rive gauche. Ce qui a donné à une de mes fréquentes compagnes de gourmandise, Florence, habitante du 7ème, la très belle idée de lancer une vaste opération Bac Sucré : elle se tiendra du 16 au 21 juin, en mobilisant un grand nombre d'acteurs du sucré autour d'animations, ateliers, ... Le programme est alléchant !

 

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09/06/2015

Alerte concours : deux jolis livres végétalo-sucrés à gagner !

Je connais les éditions La Plage depuis longtemps, j'apprécie beaucoup leurs livres, leur approche végétale et gourmande. J'en ai un certain nombre, beaucoup de Clea et aussi d'Esterelle Payani, Marie Grave, Clémence Katz... Je ne compte plus les délicieuses recettes réalisées grâce à un de mes livres de cuisine favoris, L'Atelier Bio.

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J'ai toujours acheté ces livres (sauf un offert par Marie). Et voilà qu'il y a quelques semaines, je reçois une enveloppe rembourrée avec deux nouveautés de cet éditeur : 25 glaces vegan et Pâtisserie crue. Des approches alternatives du domaine sucré en phase avec une évolution de certains mangeurs vers le veganisme ou l'arrêt des laitages. Pour ma part, vous le savez, je ne suis pas végétarienne (mais je mange très souvent végétarien) et vraiment pas végétalienne ou végane. Mais je respecte les choix de chacun(e) et j'aimerais que chacun(e) en fasse autant...

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Revenons aux deux livres :

- 25 glaces vegan, de Marie Laforêt : il s'agit de recettes de glaces sans lait ou crème, utilisant notamment des "laits" végétaux, ou des sorbets, des desserts glacés : c'est sûrement très bon, les recettes sont appétissantes mais je viens justement de donner ma sorbetière car je ne suis pas suffisamment fan de glaces pour en faire moi-même. Je préfère en acheter occasionnellement chez des glaciers.

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- Pâtisserie crue, d'Ophélie Véron alias Antigone XXI : l'assemblage de ces deux mots peut sembler étrange tant il y a de pâtisseries qui sont habituellement à cuire (gâteaux, tartes, biscuits...). Mais Ophélie explore d'autres possibilités et propose tartes, crumbles et gâteaux qui feront saliver les amateurs de desserts. Je pratique pour ma part essentiellement de la pâtisserie traditionnelle (en déclinant diverses farines, matières grasses, sucres...) mais je suis de nature curieuse et il est toujours intéressant de découvrir de nouvelles pistes. Le problème, c'est que je manque de temps actuellement pour expérimenter, alors je me suis dit qu'il était préférable que ce livre réjouisse un(e) autre gourmand(e) plutôt qu'il ne commence à prendre la poussière dans ma bibliothèque.

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J'ai donc décidé d'offrir ces livres à deux d'entre vous. Pour cela, merci de laisser un commentaire en me disant quel serait le dessert végétalien (sans produit animal, donc sans beurre, crème, lait, oeufs) de vos rêves et en précisant lequel des deux livres vous souhaiteriez gagner. Merci de poster votre commentaire avant le dimanche 14 juin.

A vos claviers !

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08/06/2015

Vive les fraises ou gardons une place pour les (très bons) desserts

Toute la semaine, le blog parle desserts et douceurs en réaction à l'énorme vague "Sans Sucre" dont vous avez peut-être entendu parler...

 

J'ADORE les fraises alors quand la saison commence, je me réjouis et me régale.
Je les aime nature quand elles sont tres bonnes, mûres et parfumées. J'en ai un peu moins cette année pour l'instant car il n'était pas évident d'en trouver de délicieuses à prix raisonnable...

Quand des personnes talentueuses la mettent au centre de leurs desserts, je suis forcément attirée. C'est arrivé deux fois la semaine dernière et cela a atteint des sommets de gourmandise.

Il y a eu un dessert tout fraise, en deux assiettes de Yannick Tranchant, le très créatif pâtissier de Neva Cuisine, qui fut une merveilleuse surprise tant il y avait de travail et d'imagination au service du goût : c'était beau, bon, plein de textures et de surprises (la photo ne dévoile pas tout...), une merveille ! Et j'avais pris soin de ne pas trop manger avant (deux entrées pas trop copieuses) pour pouvoir vraiment l'apprécier. Très gourmande de desserts depuis toujours, j'étais devenue un peu blasée ces dernières années car très souvent déçue car des propositions trop banales ou trop complexes. Ce pâtissier a vraiment réussi à me réconcilier en beauté avec les desserts de restaurants et je conçois toujours mon repas pour garder une priorité au dessert.

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Il y a eu une très réussie pascade fraise-rhubarbe créée par le chef David Toutain invité du mois à La Pascade : il a pris cette invitation très à coeur, a fait beaucoup d'essais et le résultat est vraiment une très belle et bonne gourmandise, là aussi pleine de variations sur les textures, parfums, températures. Elle était juste un petit peu trop sucrée à mon goût. Je vais suffisamment souvent à La Pascade pour savoir qu'après une pascade salée, je n'ai plus forcément faim pour un dessert. Du coup, il m'est arrivé d'aller y goûter (un des rares endroits ouverts non stop du déjeuner au diner). Cette fois, on y déjeunait et j'ai proposé à Monsieur qu'on partage une pascade salée (tout à fait délicieuse : avocat-crevette-feta-tomate...) pour garder la place d'une sucrée. Ce qui fut fait et a permis de pleinement savourer cette douceur.

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Pour ma part, j'ai préparé dimanche un petit dessert beaucoup plus simple avec des fraises de plein champ d'un maraîcher des Yvelines (trouvées chez Terroirs d'Avenir, fournisseur de bons produits) : des simili-tartelettes avec des sablés, de la chantilly maison et des fraises : l'accord était délicieux.

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Et vous, comment aimez-vous les fraises ?

La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2eme

Neva Cuisine, 2 rue de Berne, Paris 8eme

02/06/2015

Exposition Milan 2015 : je suis venue, j'ai vu, j'ai regrettu (un peu)

Désolée pour ce barbarisme, pour la rime, j'aurais bien sûr pu dire "déçue" mais le terme ne serait pas vraiment exact car mon attente initiale était assez faible...

Des expositions universelles, j'en avais déjà visitées deux il y a longtemps, plutôt par opportunité personnelle ou professionnelle que par réelle motivation : Séville en 1992, Lisbonne en 1998. J'avais apprécié Séville car c'était immense, nouveau, étonnant. Mes goûts d'aujourd'hui ne m'orientent plus vraiment vers ce type d'événement mais voilà, le thème, c'était "Nourrir la planète"... Pouvais-je me passer de visiter une Exposition sur le sujet qui me passionne, qui plus est en Italie ? J'ai longuement hésité avant de me décider à prendre un billet pour Milan car je me doutais que le sujet serait au mieux effleuré et que ce n'était pas là qu'on allait traiter des grands problèmes alimentaires du monde.

Finalement, je me suis décidée à partir lundi dernier. J'ai passé la soirée à Milan et mardi, j'ai visité l'Exposition (en dehors du centre mais très facilement accessible). Je m'étais fait un programme prévisionnel et j'en ai plus ou moins tenu compte, en m'adaptant selon l'affluence. Comme je le disais dans le titre, je pense que j'aurais pu tout à fait me passer de ce voyage mais la journée a quand même été plutôt agréable.

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Le thème de l'alimentation et de son avenir pour la planète a été pris en compte de façon très variable selon les pavillons, et au global, de façon décalée par rapport au thème. Plutôt que poser les grands problèmes de la faim et de la subsistance de l'humanité (ils ne sont pas très "vendeurs"...), les pavillons parlent surtout gastronomie, patrimoine culinaire. Ce qui n'est pas à négliger bien sûr, la préservation de ces patrimoines et de leur diversité est essentielle. Mais était-ce le seul but ?

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Certains, donc, se contentent de présenter leur richesse gastronomique, c'est l'impression que m'a fait l'Espagne par exemple. C'est aussi un peu le cas du Pavillon France mais là, j'ai trouvé assez agréable le potager par lequel on chemine vers le Pavillon. Et il y a une volonté pédagogique avec des petits films animés sur l'alimentation et la santé, ou l'agro-écologie (je les ai vus en français, sont-ils traduits, je ne sais pas ?). J'ai visité le pavillon France peu après l'ouverture et il était quasi-désert. De plus, il a l'avantage qu'on y circule librement contrairement à d'autres où il y a un circuit obligé.

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IL y avait par ailleurs une bonne odeur de boulangerie et des baguettes ou madeleines appétissantes qui réjouissent probablement les visiteurs.

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Côté pédagogie de l'alimentation durable, Slowfood est évidemment attendu. Le pavillon est vaste et clair (réalisé par les célèbres architectes Herzog & de Meuron), et de nombreuses explications y sont proposées mais cela est fait, m'a-t-il semblé, de façon un peu trop classique pour être vraiment attractive pour la majeure partie du public : des textes, des photos, des objets : ça manque un peu de spectacle et de mise en scène d'informations choc plus appropriées à faire passer des messages clés auprès d'un public peu averti.

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Les deux principaux éléments du pavillon : un arbre où l'on peut accrocher un message avec sa vision concernant l'alimentation ; un énorme personnage en maïs symbolisant la malbouffe et la civilisation occidentale gavée de cet aliment.

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Idée sympathique : on peut ensuite "goûter la biodiversité" en achetant un assortiment de quatre fromages au lait cru (8 euros avec une petite bouteille d'eau). Je l'ai fait et c'était bien présenté (sens de dégustation, galettes pour accompagner...) et excellent.

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Il y aussi le spectaculaire Pavillon Zéro qui se penche sur l'histoire alimentaire de l'humanité avec des projections à très grande échelle, des informations...

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L'Angleterre a choisi de se centrer sur le sujet ô combien essentiel des abeilles : on m'a expliqué qu'on se mettait à la place d'une abeille, l'idée m'a paru bonne, elle se concrétise en partie par un parcours au sein de fleurs multiples à butiner puis dans une sorte de ruche géante mais là, l'expérience ne m' pas paru poussée à fond.

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La présence des marques est importante, bien sûr une telle opération nécessite beaucoup d'argent, mais certaines ne semblent pas indiquer la meilleure voie pour "nourrir la planète"... D'autres, telles Nestlé au Pavillon Suisse ou Illy au "cluster" Café sont carrément partie prenantes centrales du contenu.

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Côté restauration, les différents pavillons proposent une offre plus ou moins sophistiquée. On peut aussi profiter d'une proposition Eataly qui a mis en place une série de vingt mini-restaurants représentant des spécialités de chaque région italienne. Je n'ai pas une grande estime pour la gastronomie des Pays-Bas mais j'ai trouvé sympathique leur "place" de foodtrucks avec un mélange de tradition et de tendance vers l'avenir (burger d'algues).

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Le pavillon que j'ai le plus apprécié parmi les quelques-uns que j'ai visités, c'est celui du Japon : vous allez dire que je suis de parti- pris ! Peut-être mais je n'étais pas seule : à toute heure, j'ai vu 50 mn de queue (liées aussi à l'accès limité en nombre).  Pas pour son contenu stratégique (le Japon a axé son pavillon sur harmonie, diversité et saisonnalité) mais pour l'expérience sensorielle qu'il propose. Il y a aussi une jolie présentation de la diversité de leur offre alimentaire mais peu de personnes y prêtent une grande attention... Il y a aussi un show "restaurant du futur" qui vise aussi à montrer la diversité saisonnière des aliments (cela rappelle un peu un repas virtuel à l'exposition Rosanjin au musée Guimet).

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J'ai déjeuné au Pavillon Japon (un "curry rice" et porc pané), pas tant par envie (je mange suffisamment souvent japonais !) mais je voulais rester à proximité du pavillon car j'espérais profiter d'une accalmie dans la queue : ce fut raté ! 

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Au global donc, je n'en reviens pas emballée. Evidemment, ceux qui feront une visite sous l'angle purement architectural ou ludique n'auront probablement pas le même ressenti. Et puis j'ai vu une masse d'enfants et d'ados italiens : s'ils sont bien orientés et encadrés, peut-être cette exposition laissera-t-elle des traces de sensibilité alimentaire chez quelques-uns et pas seulement le souvenir de l'architecture spectaculaire des pavillons... ? Et puis, une Exposition de la sorte est bien sûr un moyen de cultiver curiosité et ouverture à d'autres cultures...

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D'autres visiteurs :

Bruno Parmentier, auteur de livres sur l'agriculture et l'alimentation, juge l'expo "hors sujet" et je suis plutôt d'accord avec ce qu'il écrit...

Les blogueurs belges de la "Cuisine à quatre mains" ont une vision plus apaisée , curieuse et gourmande.

Et aussi

Le site de l'exposition

Le site du Pavillon France