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01/07/2014

Au revoir juin, ça y est c'est vraiment l'été !

En juin, après notre court séjour toscan, il a fallu se remettre dans le rythme parisien. Il y eut beaucoup de consultations, l'animation d'un atelier en entreprise, un colloque à Lille, une formation... mais aussi beaucoup de moment amicaux, gourmands, joyeux.

Côté amicale convivialité :

J'ai eu le plaisir d'une balade fort agréable à Versailles avec le trio de blogueuses que j'ai toujours grand plaisir à retrouver, Corinne, Gaëlle et Sophie (Corinne est versaillaise, a créé un blog très lu sur la ville et nous en a fait découvrir des recoins méconnus).

J'ai goûté avec des amis de longue date et il y avait un très bon cheesecake maison.

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J'ai retrouvé avec bonheur Sandrine et Frédérique et on a découvert le BAT : beau plat d'encornets au chorizo et envie d'y retourner le soir goûter les tapas.

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J'ai savouré un délicieux déjeuner en terrasse aux Philosophes, avec deux belles dames, Béatrice, coach et hypnothérapeute, et Fiamma, auteur de BD drôles et intellligentes. Il y avait un dessert frais et japonisant (la présence de gelée dont raffolent les Japonais en été) à la pêche qui m'a ravie.

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J'ai participé à un déjeuner d'"entrepreneuses" chez Hélène, qui nous avait concocté un repas simple et délicieux, avec notamment une tarte aux blettes (elle achète ses légumes chez le célèbre Joël Thiébaut et cela n'est pas ruineux dit-elle !).

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J'ai découvert les nouveaux petits déjeuners "Batterie nouvelle" destinés à booster notre créativité de la délicieuse Christie et ça tombe bien, ça se passe au Wepler, place Clichy, tout près de chez moi. J'aime ces moments d'échange bienveillant dont je ressors toujours avec des idées, des envies.

J'ai passé un moment à la plaisante et colorée soirée Fraich'Pop, organisée dans le cadre de la semaine Fraich'Attitude, qui vise à promouvoir la consommation de fruits et légumes, même si ce n'est certainement pas moi qui suis à convaincre :  je ne cesse d'en manger pour le plaisir et non par devoir ! J'y ai notamment croisé Véronique, l'initiatrice d'Amoureusement Soupe, un événement montmartrois fort sympathique autour des soupes (manque de chance, je ne suis jamais disponible pour y aller). Le programme 2014 (le 8 novembre) a été mis en ligne et cela s'annonce assez grandiose avec des blogueur(se)s de grand talent.

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Côté médias :

C'est un plaisir de prendre son temps avec France Culture, avec le sujet du poids traité de façon approfondie à travers un intéressant entretien avec Bernard Waysfeld, Président d'honneur du GROS.

Pour ma part, de façon plus légère, j'ai été plusieurs fois sollicitée/citée par les medias web :

- un chat sur le site du quotidien 20 minutes, avec beaucoup de questions autour de la perte de poids.

- comme je l'ai déjà dit, la distinction de mon blog comme "Top blog stylé" par l'Express Styles,

- encore l'Express Styles qui m'a demandé mon avis sur une mode de thé chinois anti-gonflette qui s'est répandue sur le web,  

- la publication de mon interview par le site dédié à la gastronomie A Tabula, autour de la BD "Mon gras et moi" sur les malheurs d'une régimeuse (j'en avais déjà parlé).

Côté gourmandise, elle fut variée avec par exemple :

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Une jolie assiette composée comme sait si bien les préparer Monsieur

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un repas "du placard avec un mélange de céréales et des légumes du "Bonheur est dans le pot"

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 une salade d'épeautre, thon et tomates à l'Oenosteria, suivi d'un tiramisu partagé, pour conclure une jolie balade à St Germain des Prés

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 De savoureuses aubergines à la parmesane, toujours avec Monsieur en cuisine

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Une salade de fruits (pêche, abricot, banane, kiwi) parce qu'il n'y a pas que les smoothies dans la vie (et le blender parait en piteux état...)

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 Une très réussie salade fenouil, courgette, anchois, mozarella, inspirée par le magazine Zeste.

Côté repérages divers :

Je vous recommande la lecture de cette interview de Lydia et Claude Bourguignon, "médecins de la terre" dont j'ai déjà vu avec intérêt les travaux, qui aident les agriculteurs à changer leur façon de travailler.

J'ai aimé que le chef Michel Roth travaille à une alimentation plus plaisante et adaptée aux personnes âgées en maison de retraite et rêve que d'autres lui emboîtent le pas...

J'ai adoré cette jolie citation partagée par Roselyne sur twitter (avec qui on partage -au moins- le goût de la natation) : "La motivation, c'est quand les rêves enfilent leurs habits de travail." Benjamin Franklin.

J'ai appris que la ministre Marisol Touraine avait lancé une base de données pour la transparence des activités des professionnels de santé pouvant donner lieu à liens d'intérêt. Vous ne risquez pas de m'y trouver, je n'ai pas la moindre accointance avec quelque marque ou organisme que ce soit !

Et vous, que retenez-vous de votre mois de juin ?

 

02/07/2013

N'ayez pas peur d'abandonner le contrôle !

Souvent, les personnes en difficulté avec l'alimentation, adeptes des régimes et du contrôle de ce qu'elles mangent, redoutent les occasions de convivialité. Plutôt que se réjouir de partager un bon moment avec des proches, elles s'angoissent : je vais trop manger, je vais manger des aliments que je m'interdis, je vais craquer et me goinfrer ... Toutes choses liées à la peur de grossir. Certaines se lâchent, culpabilisent et se privent rigoureusement après, d'autres restent dans le contrôle et mangent peu, accumulant de la frustration, les plus rigides vont jusqu'à refuser des invitations pour ne pas faire face à des repas qu'elles ne maîtrisent pas. Quel dommage ! Je travaille avec mes patientes à réapprendre à vivre ces occasions tranquillement en en profitant sans pensées perturbantes (cela peut prendre du temps !). Et je leur fais faire des expériences pour réaliser que ne pas maîtriser tout ce qu'on mange ne fait pas forcément grossir. Exemple personnel sur tout un mois où les occasions conviviales ont été particulièrement nombreuses et où je me suis assez peu mise en cuisine ! 

Après avoir fini le mois de mai avec un délicieux diner-dégustation chez Rino que je vous ai déjà raconté, on enchaîne !

Samedi 1er : déjeuner dans notre nouvelle cantine-crêperie montmartroise, dîner chez nos amis Isabelle et Yves où on se régale, notamment avec un gigot de 7 heures et le tiramisu tel que raconté par Floriana.

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Lundi 3 : soirée au Digital FoodLab : beaucoup d'échanges et une petite incursion au buffet plutôt sucré.

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Mardi 4 : buffet de la soirée Imaginaire des céréales.

Jeudi 6: déjeuner d'un pseudo-bento assez banal au bar La Conserverie car j'étais dans les parages.

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Vendredi 7 : merveilleux déjeuner chez Kei.

Samedi 8 : dîner avec notre gourmand ami Philippe à l'Epicuriste, une table traditionnelle d'un bon rapport qualité-prix dans le 15eme : on se lance avec appétit dans la formule entrée-plat-dessert : savoureuse sardine marinée et aubergine, lapin confit et ratatouille (copieux, j'en laisse !), cheesecake à la mûre pour moi (pas très intéressant).

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Mercredi 12 : dîner avec des amis au Père Claude, restaurant pas vraiment réputé pour sa légèreté : je savoure d'originales tomates farcies à la queue de boeuf, je laisse une partie de la purée et on partage une part de profiteroles à quatre.

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Jeudi 13 suite à un atelier d'éducation thérapeutique, près de Belleville, je tombe par hasard sur Zoe Bouillon, petite cantine à l'ambiance sympathique et c'est simple et bon. 

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Samedi 15 : à nouveau, la crêperie montmartroise qui entre dans nos habitudes : une crêpe salée, une sucrée.

Dimanche 16 : Déjeuner pour fêter un anniversaire en famille : champagne, menu imposé et la chance d'avoir un grand soleil en bord de Seine.

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Du lundi 17  au soir au vendredi 21 : séjour à Cucugnan

Samedi 22-dimanche 23 : séminaire du GROS : repas sans aucun intérêt, d'une totale fadeur.

Jeudi 27 : déjeuner avec les fort sympathiques blogueurs Claire et Laurent : excellent bento chez Takara

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Samedi 29 : déjeuner chez Yoshi, assortiment de tempura fines et croustillantes.

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Dimanche 30 : Monsieur se mettant en cuisine pour le dîner, on déjeune thaï : un savoureux bobun chez Aloy Aloy en voisins, puis dîner maison avec nos amis gourmets anciennement ou présentement résidents d'Asie : une déclinaison fromagère italianisante (j'y reviendrai).

Bilan de tout cela (et des autres repas qui n'ont pas été un simple bouillon de légumes !) : un écart de moins 300g soit rien de significatif, la stabilité sur la balance. Pas de raison d'avoir peur donc, il suffit de s'écouter, savourer, réguler naturellement selon son appétit.

Et vous, contrôlez-vous votre nourriture au point que la convivialité vous fasse peur ? Ou en profitez-vous pleinement sans pensées culpabilisantes ?

 

26/02/2013

Mais non, la convivialité ne fait pas forcément grossir !

Le hasard, et un peu plus de disponibilité que d'habitude, ont fait que j'ai eu il y a quelques jours une semaine très conviviale. Souvent ce sont ces occasions qui font peur à mes patientes et à des personnes qui sont vraiment dans une relation perturbée à l'alimentation. Car elles craignent de craquer en excès devant les tentations, de manger beaucoup plus que les autres jours, de prendre du poids, ... Et certaines en viennent même à refuser des sorties amicales par peur de grossir. Ou d'autres me racontent avec découragement les kilos pris chaque week-end à l'occasion de sorties.

Comme cela m'arrive souvent, j'ai voulu faire une expérience (garantie sans trucage !). Voilà comment s'est déroulée ma semaine côté convivialité.

Samedi
On dîne chez des amis italiens avant un concert : ils ont prévu un délicieux repas  : quelques morceaux de parmesan à l'apéritif ; plusieurs entrées : délicieux jambon de Parme, mozzarella di bufala et artichauts à l'huile ; gnocchi di patate avec une sauce "ragu" maison, des fruits et des macarons.

Dimanche
Je suis invitée à prendre le café chez un ami, je m'attends à peut-être quelques biscuits et il y a en fait une copieuse "Forêt Noire" et du champagne.

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Mardi
Je prends le thé avec une amie chez Colorova, joli salon de thé-pâtisserie, je prends un petit moelleux au chocolat pour accompagner mon thé (les autres gâteaux sont un peu trop sophistiqués à mon goût).

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Le soir, j'assiste à une conférence professionnelle et il y a un buffet de choses à grignoter qui fait office de dîner : cake salé, tomates cerise, tarte aux pommes, chouquettes, mini-éclairs, ... : je mange salé et sucré selon mon envie.

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Mercredi
Je prends un thé avec la très passionnée Camille à L'Essence de Thé-Cannon et la discussion est très nourrissante, je ne mange rien !

Jeudi
Je revois avec plaisir la coach Sylvaine Pascual et nous prenons longuement un café à un horaire hors repas.

Vendredi
Je déjeune indien au Saravana Bhavan avec la très gourmande Claire et je prends un (copieux) plateau assorti du Nord de l'Inde.

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On a invité un ami à dîner : mini-toasts gorgonzola ou pâte de cèpes, succulent "tataki" de St Jacques au yuzu et à la trévise, onctueux risotto aux gambas-fenouil-safran (Monsieur en cuisine), panettone, vin blanc.

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Le reste du temps, circonstances normales, j'ai mangé des pâtes, une tarte salée, un déjeuner japonais, un bento, un curry de légumes, un sandwich, etc.

Bilan de la semaine : combien de kilos pris ?!

Rien !!! Enfin, 100-200 grammes qui vont et viennent.

Pourquoi ?

- parce qu'on peut avoir des occasions conviviales sans forcément manger, le plus important, c'est la rencontre.

- parce que je sais écouter ma faim et m'arrêter,

- parce que si j'ai trop mangé, j'atttends d'avoir à nouveau faim,

- parce qu'aller au restaurant ne signifie pas forcément trop manger,

- parce que je sais dire non poliment si on me propose de me resservir ou de prendr du fromage. alors que je n'ai plus faim.

Donc cela n'a été que du plaisir !

Et vous, vous savez faire rimer convivialité et sérénité alimentaire ?

12/02/2013

La Minute Gourmande du 12 février : Stop à l'apéro à rallonge !

Vous avez un repas en famille, avec des amis. Avant, il y a l'apéro. Parfois trop long ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?

06/11/2012

La Minute Gourmande du 6 novembre : parlons politesse !

Souvent dans les repas de famille ou chez des amis, on se ressert parce que c'est bon mais aussi par politesse. Est-ce vraiment indispensable ?

24/07/2012

Convivialité et plaisirs de la table, oui, kilos en plus, non !

L'année dernière à la même époque, j'avais écrit un billet qui me paraît toujours d'actualité : "En vacances, on grossit ou on maigrit ?". Pour certain(e)s, ni l'un ni l'autre et pour d'autres, tout dépend des circonstances...

Peut-être l'été sera-t-il pour nombre d'entre vous l'occasion de grandes tablées conviviales, d'apéritifs sans fin qui conduisent à des repas sans faim, de générosité alimentaire qui conduit à se resservir et à manger trop copieusement. Du coup, on craint que les vacances détente soient source de kilos supplémentaires et cela peut générer des inquiétudes chez les stressé(e)s du poids au lieu de se réjouir pleinement de ce moment vacant.

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Ainsi, certaines patientes qui ont commencé à changer leurs habitudes alimentaires, à se réconcilier au quotidien avec leurs sensations de faim et de rassasiement, éprouvent des difficultés dans les repas de famille (ou belle-famille) à respecter ces sensations tout en faisant honneur aux plats proposés.

Parfois, en effet, on mange un peu trop dans ces occasions car on est absorbé (e) par une conversation passionnante et on ne prête pas trop attention à ce qu'on mange ou à se demander si on a encore faim. Mais, souvent, on a tout à fait conscience qu'on est rassasié et on continue, on se ressert, on prend fromage et dessert et on est au bord d'exploser... Tout cela pour d'autres raisons. Par exemple parce qu'on n'ose pas dire non à la personne qui reçoit/cuisine. Parce qu'on a une réputation de bon(ne) mangeur(se) à tenir. Parce qu'on a peur de gaspiller en ne finissant pas le plat.

Quand on évoque ce  sujet, j'explique qu'il ne s'agit pas de se priver mais peut-être de commencer à changer ses habitudes dans ces contextes là-aussi. Il s'agit par exemple de privilégier ses aliments et ses plats préférés, d'en mettre d'autres de côté sans se sentir frustré(e), de s'affirmer et de savoir dire non en mentionnant qu'on a assez mangé (ne plus avoir faim, ce n'est pas être au régime !), à saluer la bonne cuisine autrement qu'en se resservant, à manger de tout avec modération même si d'autres font autrement...

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Je peux ainsi prendre l'exemple de quatre jours passés au sein de la généreuse convivialité nîmoise de ma "belle" famille chez qui les plaisirs de la table sont festifs et très largement pourvus. Ainsi, lors de ce court séjour, il y eut beaucoup de richesses de la mer (des lisettes -petits maquereaux-, des merluchons frits, de l'espadon à la plancha, des moules, des huîtres, des tellines sautées, des coques (avec spaghetti) et aussi des pâtes aux cèpes parfumés, des pommes dans un moelleux gâteau ou une superbe tarte fine, un repas de brasserie, de la caponata parfumée, du vin blanc et un peu de pastis (consommés avec modération), des tomates gorgées de soleil, ...

Que de régals partagés dans la bonne humeur. Bien sûr il y aurait de quoi sortir de table largement plus que rassasiée. Mais je m'écoute, je me fais plaisir, je régule mes repas sans me priver. Avec même une incursion vers quelques spécialités locales sucrées : les caladons, biscuits nimois traditionnels inventés pour concurrencer les très anciens croquants de M. Villaret, les deux à base d'amandes et miel ou un "malakoff", chocolat dont certains ont la nostalgie mais pas grandiose pour un palais chocolato-exigeant...

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Alors, expérience que je fais parfois dans ce type de circonstances pour vous montrer que c'est possible, je monte sur la balance avant et après. Résultat : quelques grammes de variation, autant dire rien !

PS : quand on était parisien ces jours-ci, on avait un peu l'impression d'arriver en terre étrangère en sortant du TGV à Nîmes dans une forte chaleur sous un grand ciel bleu... Quel plaisir de manger dehors, de buller en terrasse, de ne plus se poser la question parapluie ou imper, ... !

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Ca, c'était la couleur du ciel là-bas et elle est enfin arrivée sur Paris !

05/07/2012

A tout âge, on aime manger bon, sain et pas cher...

Depuis plus d'un an, je vous parle régulièrement des ateliers que j'anime pour des hommes en cours de réinsertion. Samedi dernier, j'animais le dernier d'une série de huit. Ces ateliers ont permis de montrer que ce n'est pas forcément coûteux ou compliqué de manger bon et sain. Et le fait de cuisiner ainsi a permis d'excellents moments de convivialité, la valorisation ou la redécouverte de compétences culinaires, le retour à des recettes issues de leur histoire, ... Car certains d'entre eux ont eu des expériences en cuisine ou une transmission familiale et ils ont apprécié de partager leur savoir-faire, qu'il s'agisse de découper les légumes ou de préparer un tagine savamment dosé.

Au menu, cette fois-ci :

- une fraîche salade pastèque-concombre-feta-basilic,

- un tagine petits-pois, citron confit, olives richement parfumé,

- un clafoutis aux cerises bien de saison : j'avais prévu une sorte de matefaim aux cerises mais, exceptionnellement, on a dérogé à nos principes (seulement cuisson sur plaque) et utilisé le four pour faire un vrai clafoutis.

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Parallèlement, pour une autre structure associative, j'ai animé pendant quelques mois des ateliers pour des personnes très âgées, vivant seules à domicile. Les caractéristiques sont bien différentes : il s'agit quasi-uniquement de femmes, qui ont eu plutôt des bonnes pratiques alimentaires toute leur vie. Elles ont largement eu l'habitude de cuisiner (on a échangé lors des premiers ateliers de discussion autour de l'alimentation et de conseils adaptés à leur âge).

Mais c'est aussi une génération pour qui les repas signifiaient du partage. Du coup, la vie solitaire n'incite pas toujours à une fréquentation assidue des fourneaux et à la réalisation de "vrais plats". Cela s'est manifestement retrouvé dans le choix des plats qu'elles ont souhaité préparer. Quelle que soit la température clémente dehors, elles ont, selon les ateliers, choisi de préparer un hachis parmentier, un gratin dauphinois, un riz au lait, un matefaim aux pommes, ... : des plats plutôt consistants et qu'on n'aurait pas l'idée de préparer quand on est seul (e)...

Lors du dernier atelier, suivi d'un déjeuner, on a préparé des rillettes de sardine, une salade de lentilles et une tarte aux abricots. J'ai apprécié le pétrissage dynamique d'une des participantes, experte de la pâte brisée, et son attention à guider une autre pour qu'elle fasse aussi bien qu'elle.

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Certaines ont cuisiné, d'autres ont patiemment tartiné...

Cette grande cuisinière m'a aussi livré discrètement sa recette de "ramequin" que lui avait appris sa maman, une savoureuse façon d'utiliser du pain sec. Car la cuisine, c'est de la transmission...

07/03/2012

La cuisine : de l'expérience, de l'intuition, du partage (ou une paëlla en famille)

Je me suis éloignée un peu de mon cabinet autour de ce dernier week-end. D'abord pour deux jours de formation à Lyon puis pour deux jours de repos à Nimes, terre de la "belle-famille". La gastronomie a été au rendez-vous mais pas forcément là où l'on s'y attendrait... En effet, rien de bien intéressant dans la ville de Lyon, pourtant réputée en la matière, pour cause de temps, de lieu, de priorités. En revanche, les nourritures intellectuelles furent présentes en quantité et les beaux échanges humains aussi.

Un peu plus au Sud, à Nimes ce fut très chaleureux, plus dans les coeurs que sur le thermomètre ! Là, le bon temps passé ensemble tourne souvent autour de la table car tout le monde est gourmand. On s'est donc régalés. Notamment avec une généreuse paëlla au feu de bois préparée dans les règles de l'art.

Souvent, on dit que la cuisine est affaire d'intuition et la pâtisserie affaire de précision. Et que les bons cuisiniers ne font donc pas forcément de bons pâtissiers... La préparation de cette paëlla fut un bel exemple de cette cuisine d'intuition basée sur l'expérience, sur la répétition des paëllas festives qui apprennent à préparer le feu de bois qui offrira le temps et la puissance de cuisson adéquats, à trouver sans calcul ni recette la bonne dose de safran ou de piment, à verser le riz authentiquement espagnol au bon moment, ...

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L'ordre des choses est optimisé aussi, d'abord les crevettes et les viandes (poulet, lapin, porc ici), puis les légumes, le riz et son bouillon, le piment, les moules, ... On laisse cuire tranquillement, on arrête le feu, on laisse le riz s'imprégner. Et cela donne une paëlla délicieuse, dont chacun se sert selon son envie de terre et de mer et selon son appétit, et que l'on partage avec grand plaisir.

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Et vous, vous avez vos plats festifs et intuitifs ?

15:01 Publié dans Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cuisine, convivialité, paella, espagne, repas de famille, riz | |  Facebook | |  Imprimer

28/01/2012

Les Alimentations particulières, ça fait parler (ou un passionnant colloque OCHA)

Il y a quelques jours, j'ai assisté au colloque "Alimentations particulières", organisé par l'OCHA. Deux jours passionnants, sources de vastes réflexions autour de la nourriture, grâce à la participation active de nombreux et très divers intervenants : historien, archéologue, anthropologue, gastro-entérologue, allergologue, psychiatre, ...

Pour nous faire comprendre l'idée des "alimentations particulières", on a commencé par évoquer une sorte d'antithèse : le repas berbère en Kabylie algérienne : le repas s'organise autour d'un plat où chacun puise avec une cuillère, il y a une obligation de manger, ensemble, le même plat, où que l'on soit : il est impensable, très mal vu de manger seul (même les bergers dans la montagne se retrouvent pour manger), ou différemment des autres. Impossible d'exprimer une préférence personnelle, d'avoir une allergie à un quelconque aliment, avec les désagréments sérieux que cela peut parfois entraîner.
Or, aujourd'hui, on s'éloigne largement de ce mode alimentaire : de façon choisie ou subie, de plus en plus de personnes ont une alimentation différente de la "moyenne" des gens.

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Comment cette famille modèle vivrait-elle ce repas si chacun mangeait un plat différent ?

 

Cela peut être une alimentation subie, pour des raisons de santé, notamment d'intolérance ou d'allergie à certains aliments ou ingrédients. Ou cela peut être une alimentation choisie, du fait de croyances ou de convictions (ne plus manger d'animaux par exemple), ou par le choix de faire un régime, voire de développer une attention obsessionnelle au manger sain (l'orthorexie). Parfois, même quand cette alimentation est subie au départ, certains font de cette différence une force. En se créant notamment une autre communauté que celle des mangeurs familiers, plus affinitaire, voire en faisant du prosélytisme.

Le colloque a aussi été l'occasion de s'interroger sur les raisons du développement de ces alimentations particulières, qui semble plus important aujourd'hui. Ne serait-ce pas parce que la nourriture nous est devenue étrangère, parce qu'on ne sait plus comment elle est fabriquée, qu'on ignore d'où proviennent nos aliments ? On ressent le besoin de savoir ce qu'on mange. Et faire des choix, sélectionner des aliments, fixer des règles, donne le sentiment de retrouver une maîtrise de ce que l'on absorbe.

En même temps, cette individualisation de la façon de manger peut être fatigante. Parfois, on préférerait ne pas avoir de choix, ou pas trop (10 parfums de glace plutôt que 50 par exemple), ne pas devoir toujours décider. On a parfois envie qu'on nous dise quoi manger (et c'est parfois ce qu'on réclame à une diététicienne...).

Bref, on a parlé allergies vraies, fausses, ressenties dans le corps ou dans la tête, peurs alimentaires, régimes, orthorexie, modes alimentaires au fil des siècles : je reviendrai sur certains de ces thèmes dans quelques prochains billets.

Et vous, avez-vous le sentiment d'avoir une alimentation particulière ?

Photo © WavebreakMediaMicro - Fotolia.com

01/12/2011

Un plat mijoté, c'est bon pour la convivialité

Il y a quelques jours, j'ai eu le plaisir de dîner en agréable compagnie chez Claire* et son mari. Lui est d'origine alsacienne et nous avait concocté un plat traditionnel de là-bas, un bäckehoffe. Le plat qui est arrivé sur la table était impressionnant ! A l'ouverture, cela sentait fort bon et c'était appétissant.

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Dans ce plat, il y a des pommes de terre, des oignons, des carottes, du vin blanc et plusieurs viandes (boeuf, porc, agneau). C'était chaud, moelleux, revigorant ! Et pas lourd, contrairement aux idées reçues, si on mange à sa faim. 

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On n'a pas forcément une tradition de plats mijotés dans sa famille mais ce n'est pas une raison pour ne pas y penser ! Car les plats mijotés ont plein d'avantages :

- en général, ce n'est pas trop compliqué, on met tout dans la cocotte (parfois, on saisit d'abord la viande, ou on ajoute certains composants en cours de route) et on prévoit une, deux, trois, cinq heures,

- cela cuit doucement, on n'a pas vraiment besoin de surveiller, on peut rester avec les convives,

- cela n'a pas besoin de trop de précision, plus ça cuit, meilleur c'est, donc pas de panique si l'apéro dure un peu ou si certains convives se font attendre,

- chacun peut en manger selon son appétit,

- on peut prévoir large, c'est parfait si on a des restes, cela sera encore meilleur le lendemain et on peut aussi en congeler des portions pour plus tard,

- les variations sont infinies, on peut proposer différents plats selon les saisons,

- cela réchauffe l'atmosphère et les corps et c'est le moment !

*Claire anime le blog "Partageons nos fêtes", où on trouve une multitude d'idées et de conseils autour des fêtes, quel que soit le motif, l'âge des participants, le moment, les cadeaux à faire, ... A l'approche de Noël, y faire un petit tour pourrait s'avérer salutaire...