08.11.2009

Le plaisir gourmand du 7 novembre

Ca y est, c'est parti pour un plaisir gourmand quotidien. Hier, embarras du choix car déjeuner d'anniversaire au restaurant le midi et fête de copines le soir avec buffet délicieux. J'ai retenu le "dos de St Pierre, dés de cèpes poëlés et bouillon mousseux citronné" du midi, mélange assez peu courant et délicieux. Mais dans un autre style, le soir, j'ai notamment beaucoup aimé des canapés au pesto et ricotta. A demain !

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31.10.2009

Au secours, le régime protéiné revient !

... Mais était-il vraiment parti ?

J'ai lu par hasard le magazine Elle de la semaine dernière et je suis tombée sur un article intitulé "Le régime protéiné revient". J'ai un instant cru qu'il s'agissait d'une critique des régimes protéinés. Que nenni ! Bien sûr, on critique sévèrement les anciens régimes protéinés, excessifs, inefficaces, frustrants... Mais c'est pour mieux affirmer que tout cela a bien changé et que c'est tout à fait fiable aujourd'hui.

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Mais non ! Comme la quasi-totalité des régimes, cela ne marche pas ! On se prive, on dérègle son organisme, on craque, on est malheureuse, on regrossit. Les études citées dans l'article parlent de personnes qui n'ont pas repris de poids après 6 mois. Et après ? Et en plus quelle contrainte : Il faut A VIE suivre une journée Tout protéines par semaine !

Et si les régimes ne marchent pas dans la quasi-totalité des cas, ne croyez pas que c'est une question de volonté insuffisante. Si cela ne marche pas, c''est la faute des régimes, pas la vôtre, arrêtez de culpabiliser ! Un régime, c'est anti-naturel. Mais peut-être faudrait-il arrêter aussi de vouloir être toujours plus minces ! On lit ici que les régimes protéinés sont "les seuls qui permettent de maigrir vite". Pourquoi vouloir maigrir vite ? En général, si on a des kilos en trop, ils ne sont pas arrivés en un jour. Pourquoi partiraient-ils à toute vitesse ?

Préférez donc un changement en douceur de vos habitudes, après avoir compris pourquoi vous aviez pris du poids, en mangeant de tout,  sans vous priver.

 

25.10.2009

Le bento selon Dominique Loreau

J'ai déjà beaucoup parlé bento ici et les sites et blogs sur ce sujet fleurissent. Je vous recommande toutefois la lecture des pages consacrées au "o bento" par Dominique Loreau dans son dernier livre qui sort ce lundi, L'Art de la frugalité et de la volupté". Elle montre que le bento peut être vraiment ressenti comme un plaisir (et pas du tout comme une corvée), à la fois quand on le prépare et parce qu'on a un plaisir anticipé toute la matinée à l'idée du bon repas fait maison qu'on va savourer au déjeuner. 

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Elle révèle les principes du bento en théorie mais je doute que les Japonais eux-mêmes les respectent au quotidien : 5 couleurs, 5 goûts, 5 ingrédients, 5 modes de cuisson ! De quoi en tout cas réaliser des milliers de possibilités. Elle donne aussi quelques conseils pratiques et idées d'ingrédients.
Alors, vous vous lancez ?

23.10.2009

Démonstation bento à la Maison du Japon

Comme je l'avais dit dans un message récent, il y a beaucoup d'événements autour du bento actuellement. Pour ma part, j'ai assisté hier à la démonstration de bento à la Maison de la Culture du Japon à Paris. Le titre était clair : il ne s'agissait pas d'un atelier, donc d'un moment pour réaliser soi-même des plats, mais d'une démonstration par un chef, en l'occurence le chef du restaurant japonais haut de gamme Hanawa.

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Le déroulement a été le suivant : mini-histoire du bento (le premier bento, c'était l'onigiri !), présentation des 14 éléments composant le bento du jour, assez sophistiqué donc, et pas du style d'un bento maison qu'on prépare le matin avant de partir au bureau !

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Mais ensuite pas de démonstation de bento à proprement parler. Et donc un peu de frustration : pas ou peu d'explication sur comment réaliser les composants, d'idées ou de conseils pour faire un bento. Mais simplement une démonstation de deux techniques pour réaliser l'omelette roulée à la japonaise. Ce n'était pas tout à fait pour cela que j'étais venue !

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Conclusion ! moment assez sympathique, intéressant pour qui voulait perfectionner sa technique d'omelette japonaise, et, pour finir, très bonne dégustation d'un mini-bento avec tous les éléments présentés.

04.10.2009

Cuisine et parfum : lancez-vous !

Les odeurs et parfums jouent un rôle majeur dans le plaisir de manger. On peut non seulement y être attentifs mais aussi jouer avec et innover pour le plus grand bonheur des sens.

On parle souvent à propos des plats, des aliments, de leur saveur. Mais en fait, les saveurs que détectent nos papilles ne sont qu'au nombre de 4 : salé, sucré, acide, amer, voire 5 avec l'umami japonais. Et elles ne représentent qu'une infime partie des qualités gustatives des plats que nous aimons. Savez-vous que l'odorat entre pour 80 à 90% des sensations dans ce qu'on appelle le goût des aliments, par le mécanisme de la rétro-olfaction (qui nous fait sentir les arômes quand l'aliment est en bouche) ? Et cette richesse des odeurs est infinie. C'est elle qui fixe dans notre mémoire le souvenir des aliments et crée nos « madeleines de Proust ». C'est à cause d'elle que l'on se sent presque rassasié (e) quand on a cuisiné car nous avons absorbé toutes les odeurs de la cuisine en train de se faire. On n'a presque plus envie de s'attabler mais il le faut pourtant, pour la convivialité bien sûr mais aussi car notre corps réclame sa dose d'énergie fournie par les aliments, que la simple odeur ne suffit pas à combler !Fotolia_epices.jpg

Malheureusement, l'odorat est dans un des sens que l'on néglige le plus dans notre civilisation. Aucune éducation olfactive n'est dispensée à l'école. Mais il n'est jamais trop tard. Alors profitez de toutes les occasions pour développer votre nez, que ce soit autour des parfums, de la cuisine, du vin, ...

Il est donc important de prendre le temps de humer les plats avant de les manger (de la façon la plus élégante possible !) et de commenter ce que l'on a senti : c'est un premier pas vers le plaisir gustatif. Mettre des mots sur ses sensations aide à les mémoriser : ces odeurs viendront se ranger dans votre bibliothèque olfactive et vous les retrouverez de temps en temps, parfois très longtemps après et elles seront évocatrices de souvenirs multiples. Enrichir cette bibliothèque vous fera mieux apprécier non seulement les aliments, les plats, mais aussi les thés, les vins, ...

Pour renforcer les parfums des aliments, on utilise traditionnellement quelques épices, herbes et aromates. Dans ce domaine, il y a bien sûr des accords incontournables : la pomme et la cannelle, la tomate et le basilic, le saumon et l'aneth, ... Mais on les a un peu usés ! Alors, osez sortir des sentiers battus et tester de nouvelles harmonies. C'est votre goût qui vous dira si c'est une bonne idée ou non. Ainsi, déclinez les carottes au cumin, à l'orange, à la vanille, au citron, au curry, à la ciboulette, à la cannelle... et décidez de vos préférences.

Michèle Gay, elle, a décidé de pousser plus loin la chose : elle s'est spécialisée depuis de nombreuses années dans la parfumerie culinaire et elle a décidé de nous faire profiter de ses recherches et talents. Elle propose depuis début octobre un atelier de parfumerie culinaire. Pendant 3 heures, il s'agit de définir votre profil sensoriel (naturel, rebelle, intemporel, ...), de sentir et goûter un certain nombre de parfums associés à ce profil et de créer vous-même vos propres mélanges odorants à utiliser en cuisine. Concrètement, on utilise une matière brute (sucre ou sel) à laquelle ajoute des huiles essentielles pour créer des mélanges étonnants. Ainsi, un des grands classiques de Michèle Gay est le fromage confit au vétiver. j'ai goûté, c'est étonnant et délicieux.

On peut craindre que cette cuisine parfumée originale s'adresse à des cuisinier(e)s avertis. Pas du tout ! Michèle Gay prétend être elle-même (peut-être avec un peu trop de modestie) une piètre cuisinière, préférant partir de produits simples (compote, fromage blanc, fromages, poulet grillé, ...) et en faire des plats originaux et savoureux par la magie d'une note parfumée. A chacune de se définir sa personnalité de parfumeur/euse culinaire et là encore d'expérimenter pour définir ses préférences. A vous le yuzu, la fève tonka mais aussi le pin sylvestre ou le géranium ! Ces ateliers, que j'ai pu tester, sont un très bon moment de plaisir des sens et je ne peux que souscrire à sa signature « Oser la gourmandise » !

Ces ateliers "Parfums et saveurs" se déroulent à Paris le 1er jeudi de chaque mois de 18h à 21h chez Cinquième sens , société spécialisé dans la conception de parfums, le conseil et la formation et qui organise également des ateliers spécifiquement autour des parfums.

Pour aiguiser son odorat et passer un bon moment, on peut aussi essayer les cours de dégustation de l'Ecole du Thé, le thé ayant une diversité de parfums propice au travail aromatique.

 Retrouvez ma chronique sur Toutpourlesfemmes

28.09.2009

Folie bento suite (et sans doute pas fin !)

La folie bento continue de plus belle !

- La blogosphère bentophile m'a signalé que 100% Mag sur M6 aujourd'hui proposait un reportage sur les bentos. A revoir sur M6 replay.
- Aujourd'hui encore, LCI m'a contactée car ils voulaient filmer un/une bento-addict en train de manger son bento préparé avec amour à midi. Je n'avais pas ce genre d'énergumène sous la main dans le délai imparti, je ne sais pas s'ils ont trouvé !

- Et le site de consommation responsable http://www.mescoursespourlaplanete.com/ vient de relayer mon blog sur le sujet, bien sûr sous l'angle un peu écolo de la chose.

Toutefois, je me demande si cela ne tient pas un peu de l'emballement médiatique. Quand je me promène dans les quartiers de bureaux parisiens ou à la Défense, je vois encore beaucoup beaucoup d'adeptes des sandwiches, salades toutes prêtes et cie des lieux de restauration rapide !

Et vous, où en êtes-vous pour vos déjeuners ?

19.09.2009

La folie Bento !

Encore un signe qui confirme que c'est la folie autour des Bento en cette rentrée : tous les ateliers de cuisine s'y mettent ! Donc, si vous voulez vous perfectionner dans la convivialité et profiter sans doute de petites astuces, vous avez l'embarras du choix (mais ce n'est pas toujours donné) :

Côté cours de cuisine convivial qui surfe sur la vague : l'Atelier des Sens (Paris 11eme), pour préparer un déjeuner-bento avec une touche japonaise : Soboro-gohan (riz au pavé d'omelette et de viande) ; Saba miso-ni (confit de maquereau au miso) ; Salade de concombre et d'algue wakame). Durée : 2 heures

Côté cuisine japonaise naturelle et savoureuse, l'Association Jipango accueille en novembre Marie Fujii, venue tout droit du Japon. Parmi plusieurs ateliers de cuisine végétarienne, il y en aura autour des bento : comment préparer des bento pour enfants et adultes, principes à respecter pour cuisiner un repas qui se conserve dans une boîte-repas, comment présenter différents styles de mets. Durée : 3h30

Côté Japon traditionnel : La Maison de la culture du Japon à Paris organise un cours de bento en octobre mais il s'agit plus d'une démonstration par un chef que d'un atelier véritable. Durée : 1h30

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Côté "usine" à cours de cuisine, citons l'Atelier des chefs, qui ne peut pas rater une tendance et propose des nouveaux cours autour de la Lunchbox : Asiatique, Basque, Rose ou Marocaine. A la lecture des menus, on n'est plus trop tôt dans l'esprit du bento, on dirait des repas normaux.

Si vous avez l'occasion de participer à l'un de ces ateliers, revenez ici partager votre expérience, cela sera très intéressant. 

NB : photo d'un bento plutôt sophistiqué (mais on ne l'emporte pas !), celui du Park Hyatt de Tokyo, l'hôtel rendu célèbre par "Lost in Translation". Copyright : Ariane Grumbach

 

13.09.2009

Bentos, lunchbox & co

Vous avez lu ma note précédente, vous êtes décidé(e) à à vous lancer dans la réalisation de repas à emporter mais vous aimeriez qu'on vous souffle quelques idées. Voilà une petite sélection pour vous aider.

Les livres ont commencé à fleurir depuis un an environ.

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"Mes petites gamelles", de Clea, la célèbre bloggueuse bio et nippophile, aux éditions de La Plage. Recettes très appétissantes mais il faut s'équiper de quelques ingrédients bio.

"Mes petits bentos", de la franco-japonaise Laure Kié, chez Marabout : les bentos traditionnels occidentalisés avec des idées par saison, des recettes très faciles à réaliser et de jolies présentations.

"Moi, je lunch box toute l'année !", de Stéphanie de Turckeim, aux éditions Tana : plein d'idées sympa avec des suggestions pour faire un repas complet autour d'une recette.

Parmi les blogs, j'ai notamment repéré :

French Bento : http://frenchbento.canalblog.com/ , très complet et intéressant.

Bento Concept : http://bento-concept.blogspot.com/

Bento, lunchbox, pique-nique, etc. : http://bentolunchbox.canalblog.com/

Mes p'tis bentos, by Audrey : http://audreybento.canalblog.com/

et il en fleurit de nouveaux en permanence.

Mais ne vous compliquez pas trop la vie, partez aussi de vos recettes habituelles et déclinez-les en version à emporter.

A vos bentos !

On l'avait un peu perdue de vue, elle était plutôt réservée aux ouvriers du bâtiment qu'aux cadrettes mais ça commence à devenir le dernier chic : la gamelle ! D'après le cabinet GIRA, spécialisé dans les études sur la restauration, c'est depuis 2008 son grand retour, avec environ 12% de personnes qui apportent leur repas sur leur lieu de travail. Mais on n'utilise plus forcément ce terme, on a modernisé la pratique et c'est la grande vogue des « boites à lunch » comme au Canada et surtout des bentos japonisants. Cette nouvelle mode a bien sûr envahi les livres de cuisine, les magazines féminins, les blogs, ... 

Vous êtes peut-être concerné(e) si vous commencer à en avoir vraiment assez de la brasserie du coin, de la cantine ou des sandwichs. En fait, l'intérêt est triple.

1. Il est économique, et c'est peut-être la première motivation, en période de crise : un repas que l'on prépare, même en utilisant de très bons ingrédients, reviendra nettement moins cher qu'un repas pris à l'extérieur. A Paris et dans les grandes villes, manger à l'extérieur chaque midi peut vite constituer un budget très significatif.

2. Il est gustatif, et ce n'est pas son moindre intérêt : vous préparez quelque chose qui vous plait, avec des ingrédients de qualité, plutôt qu'être obligé(e), par exemple, de vous soumettre au choix pas toujours tentant, du restaurant d'entreprise.

3. Il est enfin nutritionnel : vous savez ce qu'il y a dans votre bento, vous pouvez éviter les assaisonnements excessifs, les ingrédients mystérieux ou peu recommandables. Cela vous permet aussi de varier et d'équilibrer ce que vous mangez entre le déjeuner et le dîner et selon les jours.

Cela parait donc une bonne idée sur le papier mais comment faire pour que cela soit un plaisir et pas une corvée ? 

bento.jpgLe bento, traditionnellement en bambou ou  en laque et désormais en plastique, est un incontournable de la vie japonaise : la mère de famille le prépare chaque matin, il est présent en infinies déclinaisons dans les gares, dans les grands magasins et même dans certains restaurants, c'est le moyen d'avoir une série de petits plats variés et il est en général très joliment décoré. Mais ne vous fixez pas de faire la même chose. Il est difficile d'imaginer préparer un repas supplémentaire, avec tous ceux que vous devez déjà gérer. L'idéal est de pouvoir utiliser des restes du dîner de la veille, en ayant prévu les quantités en conséquence, ou des    aliments conservés au congélateur. Et allez plutôt vers un ensemble de plats limité : un plat unique ou un plat et un accompagnement et éventuellement un dessert selon votre appétit.

Par exemple, si vous cuisinez des pâtes, prélevez-en une partie avant de les accomoder avec une sauce : vous pourrez en faire une salade en complétant avec des ingrédients frais : légumes divers, thon, olives, herbes, ....Vous pouvez aussi utiliser le reste d'un rôti, d'une omelette, d'une terrine de poisson.  De la semoule ou du quinoa cuits le soir pourront être la base d'une salade en les complétant de dés de légumes de saison.

L'équipement dont vous disposez doit guider votre choix : y a-t-il un micro-ondes pour réchauffer votre plat ? Est-il possible de le conserver au frais ou un emballage isotherme sera-t-il suffisant ? Disposez-vous d'un endroit agréable pour vous installer, distinct de votre bureau ?

Ensuite, il ne s'agit pas de perdre en convivialité. Donc, recrutez ami(e)s ou collègues pour partager l'heure du déjeuner, chacun apportant son repas. Dehors si le temps le permet ou dans une salle de réunion, en général libre à l'heure du déjeuner. Vous pouvez aussi rejoindre d'autres personnes au restaurant d'entreprise et en profiter, si nécessaire, pour utiliser un micro-ondes. Cela vous permet de ne pas vous isoler et les mets appétissants que vous aurez préparés feront peut-être des émules !  Si vous déjeunez seul(e) à votre bureau, éloignez-vous de l'ordinateur pour savourer pleinement votre repas.

Alors, cela vous tente ? Fixez-vous des objectifs raisonnables, un ou deux repas par semaine par exemple. Lancez-vous et venez ici racontez vos expériences ! 

A suivre : quelques références de livres et blogs sur le sujet.

19.08.2009

Mangez des prunes !

En écrivant cette phrase, je me rends compte que je paraphrase le célèbre "Mangez des pommes !" de Jacques Chirac (et surtout de sa marionnette des Guignols) ! Mais les prunes, c'est de saison.

Il ne s'agit pas de ma part d'une recommandation à caractère nutritionnel car vous entendez déjà bien suffisamment « Mangez 5 fruits et légumes ». J'ai même plutôt tendance à lutter contre ce slogan tant il est mal compris et très souvent perverti dans son application : on mange des quantités de fruits et légumes et on oublie les autres familles d'aliments, ce qui n'a rien à voir avec une alimentation diversifiée ou équilibrée où il faut manger de tout, ou on mange 5 fruits et 0 légume en oubliant que beaucoup de fruits, ça peut quand même faire pas mal de sucre, ...

Non, si je vous dis aujourd'hui de manger des prunes, c'est parce que c'est la pleine saison et que c'est un fruit délicieux, propice à toute une série de desserts. Or, je viens de lire un article dans Libération où on explique que la prune se vend mal, que les producteurs de prunes sont assez désespérés et ne peuvent écouler toute leur récolte, que les multiples intermédiaires font passer le kilo de 0,5 euro chez le producteur à 3 euros à la vente, ...

Soyez attentif, vous trouverez peut-être moins cher en faisant le tour de vos commerçants ou du marché et, comme c'est la saison, c'est de toute façon plus abordable que nombre d'autres fruits. Et ne trainez pas, cela ne va pas durer longtemps : à la fin des prunes, ce sera vraiment l'automne !

Quelques suggestions pour vous régaler :

- nature, bien lavée : c'est un régal mais attention au jus qui dégouline si vous l'avez choisie mûre à point.  Pour info, il est tout à fait normal que les prunes soient recouvertes d'une pellicule blanchâtre. Il s'agit de la pruine, une couche cireuse que la prune fabrique pour se protéger d'agressions extérieures, notamment celle du soleil en été. C'est naturel et garant de la fraîcheur du fruit.

- en compote (ça change des pommes !) : faire cuire les prunes à feu doux avec une toute petite quantité d'eau. Pas besoin de sucre : en ce moment, il y a notamment des reines-claudes tellement sucrées qu'il ne leur faut pas le moindre ajout. A manger telle quelle ou accompagnée de fromage blanc.

- en tarte : je vous livre une recette de pâte express maison fournie par une amie (merci Eliane !), inratable et tellement meilleure que les pâtes toutes faites.
Mettre dans une casserole 3 cuillères à soupe d'eau, 3 cuillères à soupe de sucre et 125 g de beurre, faire fondre à feu très doux. Quand le beurre a fondu, ajouter 230-250 g de farine, remuer vigoureusement pour constituer une boule de pâte. L'étaler tout de suite avec les doigts (sans rouleau) dans un moule beurré, émietter sur le fond 2-3 biscuits (qui absorberont le jus de fruits), déposer les demi-prunes (peau contre la pâte), saupoudrer un peu de sucre et faire cuire environ 30 minutes autour de 200° (à adapter selon votre four).

- en crumble : seules ou avec d'autres de fruits. Voilà par exemple une idée de crumble de saison que j'avais trouvée il y a quelques années dans « Elle à table »: le « Black crumble », avec un mélange de quetsches, figues et mûres. Un pur délice !

Ces desserts sont tellement bons qu'il serait dommage de ne pas les apprécier pour cause de repas qui les précède trop copieux. Prévoyez de garder une place pour le dessert ou de le manger à distance des repas, au goûter ou carrément en « apéritif » (cf mon post sur Patrick Roger).

Bon appétit et n'hésitez pas à partager d'autres recettes ici !

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