16/02/2013

Découvrez les nouveaux parcours "Pairs et Expert" pour manger tranquille !

En ce début 2013, après avoir fait une pause côté ateliers "Pairs et Expert", j'ai eu envie de les reprendre sous une autre forme qui me parait plus intéressante.

J'ai donc imaginé deux parcours en trois étapes car la durée me paraît importante pour initier de vrais changements durables dans ses habitudes alimentaires.

Parcours 1 : "Ras le bol des régimes, une autre voie pour ma ligne"

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Quand on interroge les femmes, rares sont celles qui n'ont jamais fait de régime. Et plus on les a expérimentés, plus on a déréglé sa relation à la nourriture. Un parcours pour retrouver une tranquillité alimentaire, manger sans frustration, être bien dans sa tête et dans son corps en allant vers son juste poids, le tout avec des expériences concrètes, des réponses à ses interrogations et des échanges enrichissants.

Dates : les mardis 16 avril, 14 mai et 11 juin, de 19h00 à 21h00.

 

Parcours 2 : "Côté repas, plus de stress, moi, j'assure !"

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Qui n'a jamais ressenti un moment de lassitude à l'idée de préparer le dîner, qui n'a jamais soupiré en se demandant "qu'est-ce qu'on va manger ce soir ?" Pour sortir de ce stress et avoir une alimentation savoureuse, un parcours vers des repas en toute tranquillité, avec des échanges, des conseils et idées concrètes, des outils ludiques et la découverte de ses propres ressources, le tout adapté à son tempérament et son mode de vie.

Dates : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14h00 à 16h00.

L'inscription se fait pour l'ensemble d'un parcours (3 séances de 2 heures) et le montant est de 100 euros. Les parcours ne seront confirmés qu'avec un minimum de 3 inscrits.

Envoyez-moi un mail (ariane.grumbach@bbox.fr) si vous êtes intéressé(e) par l'un ou l'autre des parcours et parlez-en autour de vous si vous pensez à des personnes que cela pourrait attirer.

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15/10/2012

Peut-on mincir sans régime ? (retour sur un atelier)

inspire_atelier_oct12.jpgSamedi, j'animais un atelier dans le cadre du studio de Pilates Inspire, dont je connais la responsable, Laurence, depuis quelques années car nous nous étions découvert un passé de grande école et de reconversion en commun et aussi un même intérêt pour le bien vivre et l'écoute de soi. Le thème que nous avions choisi était : "Peut-on mincir sans régime" ? Quelle est la réponse à votre avis ? Me connaissant, vous allez sans doute répondre "oui". Eh bien, ce n'est pas si simple, je dirais "ça dépend". Notamment de son histoire alimentaire et de sa relation à la nourriture.

En effet, une personne qui mange trop par habitude, machinalement, par inattention à ses sensations alimentaires, pourra mincir sans régime en se reconnectant à ces sensations, en réapprenant à manger quand elle a faim, et à s'arrêter quand elle est rassasiée (ce qui est parfois pas si simple que cela en a l'air...).

Une personne qui mange trop pour des raisons émotionnelles, qui a besoin de se tourner vers la nourriture quand elle est stressée, angoissée, énervée, qu'elle s'ennuie, ... pourra apprendre peu à peu à reconnaître et à accepter ses émotions sans manger : cela peut demander un peu de temps si c'est une façon de faire bien ancrée mais quand elle y parvient, elle perd du poids là aussi sans se priver mais en revenant à ses besoins physiologiques.

Cela peut devenir plus compliqué par exemple dans le cas d'une personne qui commence à avancer en âge et a fait un très grand nombre de régimes, quasiment sans discontinuer. Peu à peu, au fil des régimes et de l'effet yoyo, elle a parfois pris pas mal de poids mais mange de moins en moins car les privations ont ralenti son métabolisme et donc ses besoins d'énergie. La marge est parfois étroite, il s'agit de remanger "normalement", de faire la paix avec l'alimentation (ce qui peut être déjà beaucoup pour la tête !), de voir aussi si elle peut bouger davantage pour relancer son métabolisme : cette personne perdra peut-être du poids mais moins facilement et peut-être pas autant qu'elle le voudrait. En même temps, le corps a parfois des réactions inattendues et il faut l'accepter. Et en général, elle n'a pas d'autre solution car elle a fini par être dégoûtée des régimes !

Enfin, il y a des personnes qui sont en-dessous de leur poids naturel parce qu'elles se privent en permanence pour conserver une silhouette qu'elles jugent idéales mais qui n'est pas vraiment la leur. Si une telle personne veut néanmoins perdre quelques kilos, elle, elle ne pourra le faire qu'au prix de privations supplémentaires, donc d'un régime encore plus restrictif. Cela en vaut-il vraiment la peine ? Si elle décidait plutôt de s'accepter, c'est en général l'alternative que je propose...

Bref, le mieux, c'est de ne pas commencer les régimes...ou de les arrêter vite fait !

 

11/09/2012

La Minute Gourmande du 11 septembre : les régimes font grossir !

Quelques kilos à perdre, récents ou bien installés ? Surtout, pas de régime : un petit éclairage sur le sujet.

La Minute Gourmande "Les régimes font grossir" est à écouter ici :

 

A ce sujet, on peut relire aussi les 4C.

28/05/2012

Je suis sympa, j'ai lu Elle pour vous !

P1050539.JPGDe temps en temps, assez rarement, j'achète le magazine Elle. Et chaque fois, je comprends pourquoi je ne l'achète pas plus souvent... Alors, je "rentabilise" la dépense en vous en faisant profiter ! En général, c'est un des articles de couv qui attire mon oeil. En l'occurence, la collision de deux expressions : "kilos psycho" et "le régime qui va vous réussir", m'a interpellée. En effet, "kilos psycho" m'a évoqué mon approche de l'alimentation émotionnelle, de ce qui fait manger sans faim, et c'est un sujet que l'on ne traite surtout pas avec un régime, qui ne fait qu'aggraver les choses... 

Bref, n'arrivant pas à le feuilleter chez le marchand de journaux, je me suis délestée de 2 euros en songeant à l'activité détente que ce serait de le lire en buvant une citronnade (ma recette rafraîchissante et basique : des glaçons, 1/2 citron pressé, de l'eau pétillante).

L'article en question n'était en fait que la présentation d'une n-ième cure bien-être zen / detox de luxe pour people fatigués. Et comme Elle se doute que ses lectrices ne pourront pas se la payer, une adaptation dans leur intérieur douillet (mais sans vue sur la mer turquoise) est proposée. Finalement, entre la détente, le fait de prendre son temps pour savourer et manger consciemment, de s'arrêter quand on est rassasié, de comprendre ce qui stresse, cela n'est pas si loin de la façon dont je travaille avec mes patient(e)s, l'habillage zenifiant en moins et la totale variété alimentaire en plus (là, c'est à forte tendance macrobiotique)... Je devrais peut-être devenir gourou alors...

Bon, heureusement, il y avait d'autres lectures gourmandes :

- la réhabilitation du goûter, à laquelle je m'emploie souvent avec mes patientes au petit appétit qui se sont mis en tête qu'il ne fallait surtout pas manger entre les repas. Pas question de se contenter d'une salade à midi mais, certaines, avec un vrai repas, ont quand même un creux vers 16-17h. Il est alors souhaitable de faire une petite collation car sinon, on risque fort d'arriver affamé(e) au dîner.

- les bonnes adresses italiennes de Laura Zavan à Paris, qui m'ont donné idée de quelques incursions gourmandes en quête de rares fromages ou autres "feuilles de pain" sardes ;

- les idées de dîners thématiques, pétillants d'originalité d'Esterelle Payani, et, comme elle est généreuse, elles sont aussi en ligne. Pour ma part, je serais bien tentée par le menu "veggie" (probablement sans faire tout à la fois) : un mesclun pêche-menthe-feta, qui doit être d'une plaisante fraîcheur, un "orgetto" (risotto d'orge) à l'avocat qui pique ma curiosité, un meringué de rhubarbe aux épices, bien de saison.

A part ça, rien à faire, les filles des pages mode sont toujours aussi maigres...

25/05/2012

Les ministres, le jean et les codes...

Je me souviens d'un petit livre qui s'appelait "Les carriéristes" dans les années 80. Il donnait de façon caustique quelques conseils de comportement aux jeunes aux dents longues pour réussir en entreprise. Et il contenait un encart consacré aux looks observés et recommandables dans telle ou telle grande entreprise....

Car chaque lieu a ses codes vestimentaires. A priori, vous ne vous habillez pas pareil pour une soirée ou pour un pique-nique. En adoptant la tenue adéquate, vous vous intégrez plus facilement au groupe visé. Ce qui ne veut pas dire forcément passer inaperçu (e).

Parfois, on n'est pas au courant de ces codes implicites et on peut se retrouver "à côté de la plaque". On arrive en costume trois pièces dans une agence de pub où tout le monde est en jean et tee-shirt. Ou on porte une cravate à un sommet de chefs d'état décontracté et on se fait rappeler à l'ordre gentiment par le maitre des lieux...

Les choses se sont assouplies au fil des années mais restent souvent assez cadrées dans beaucoup d'entreprises. On accepte le polo ou le jean comme "friday wear" mais gare à celui qui le porte un autre jour. Pour les hommes, c'est assez simple, costume ou pas, cravate ou pas, chemise ou pas. Pour les femmes, la palette est plus vaste et plus subtile...

On peut décider de casser les codes pour montrer qu'on est différent. Ou assez puissant pour faire ce qu'on veut ? Comme Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, quand il arrive en sweat à capuche et non en costume-cravate à la Bourse (mais pas à son mariage quand même...). 

On a le pressentiment que les codes du Conseil des Ministres, c'est plutôt costume-cravate et tailleur. Alors, pour faire écho à uen polémique récente, que veut-on signifier en arrivant en jean ? Qu'on n'est pas pareille ? Que ce qui relève de l'apparence est sans importance ? Qu'il est temps de changer les codes ?

On ne peut pas méconnaître que l'apparence joue un rôle important, encore plus aujourd'hui, où, pour les personnes en vue, elle est relayée instantanément sur des millions d'écrans.

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Pour ma part, avant la polémique aux proportions démesurées sur un jean de ministre, j'avais réagi à la photo du nouveau gouvernement en me disant que tout cela était plutôt terne et que la plupart des membres, et notamment les femmes, gagneraient à s'habiller un peu différemment. Il ne s'agit pas de se transformer, ni de faire des extravagances inadaptées, mais de trouver des tenues les mettant en valeur.

Mon métier est très lié à l'apparence (on vient plus souvent me voir pour sa silhouette que pour sa santé...) et je suis sensible à la façon dont les personnes se présentent. Je suis frappée par le fait que bien souvent, les femmes ne savent pas ce qui conviendrait le mieux à leur silhouette, ou ne font pas le minimum d'efforts en matière de coiffure, maquillage, habillement pour se montrer à leur avantage.

D'aucuns m'opposeront que c'est futile et qu'il vaut mieux travailler ses dossiers. Certes mais l'un n'empêche pas l'autre et à l'ère de l'image omniprésente, a-t-on vraiment le choix ? Ainsi, il me semble qu'on pourrait rechercher pour une telle occasion une élégance simple et contemporaine. Pour ma part (totale subjectivité !), c'est Fleur Pellerin, Ministre déléguée à l'Economie Numérique, qui m'a paru répondre le mieux à ce "cahier des charges"... Visiblement, je ne suis pas la seule à le penser...

Et vous, qu'est-ce que cela vous dit, cette agitation vestimentaire ?

21/05/2012

Mange-t-on trop de viande ? ça dépend...

Jeunes femmes, mangez du fer !

Ah bon, ça se mange ? Bien sûr, pas tel quel ! Encore qu'un intervenant de la conférence organisée par le CIV (Centre d'Information des Viandes) à laquelle j'assistais il y a quelque temps rappelait une vieille coutume en la matière : elle consistait à faire boire de l'eau contenant un clou rouillé aux personnes en manque de cet oligo-élément. Nul n'a pu garantir l'intérêt scientifiquement prouvé d'une telle méthode...

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Je parle bien sûr du fer contenu dans les aliments, notamment dans la viande de boucherie (1). Et le monde est mal fait... les femmes qui ont des besoins en fer deux fois plus élevés que les hommes (du fait de leur cycle menstruel) en absorbent moins qu'eux, et du coup en manquent souvent. En effet, d'après les données (2) présentées à cette conférence, 39% des femmes de 18 à 29 ans ont des réserves faibles en fer et 17 % présentent même une baisse des réserves. Et la carence en fer non traitée peut conduire à l'anémie. Mieux vaudrait intervenir avant !

Je sais que certaines femmes mangent peu de viande notamment du boeuf. Or, si certains éléments apportés par la viande (les protéines, certaines vitamines et minéraux) peuvent assez bien être fournis par d'autres aliments, pour le fer, c'est plus compliqué.

Où trouve-t-on le fer ? En résumé, d'abord dans la viande plutôt que dans les épinards ! Pour ceux-là, c'est une croyance erronée due à une erreur de virgule et perpétuée notamment par Popeye ! On trouve le fer à la fois dans des sources animales : en tête le boudin, le foie de volaille, puis le boeuf, l'agneau, le canard, et plus modestement le poisson, les oeufs, la charcuterie. Côté végétaux, il y a le germe de blé, les pistaches, le soja, les légumes secs, ... Mais le fer animal est mieux absorbé par l'organisme que le fer végétal.

La consommation moyenne de viande de boucherie en France est de 390 g/semaine soit 55 g/jour. Cette consommation est en baisse depuis plusieurs années, à l'inverse de la volaille et de la charcuterie qui progressent. Notamment pour des raisons économiques et de praticité culinaire, ...

Par ailleurs, cette moyenne cache d'importantes disparités, notamment entre les hommes et les femmes : 435 g pour les hommes, 330 g pour les femmes. Or, comme je le disais plus haut, elles ont un besoin deux fois plus important.

Souvent, quand mes patientes m'annoncent un projet plus ou moins proche de grossesse, j'attire entre autres leur attention sur leur consommation de viande. Pour nombre d'entre elles, cette consommation est assez limitée pour des tas de raisons (goût, coût, opportunité, tendance au végétarisme, ...). Alors, je leur recommande de demander à leur médecin une vérification de leur taux de ferritine (qui indique l'état des réserves de fer de l'organisme) pour être fixée sur la conduite à tenir. Un gynécologue présent a en effet insisté sur les sérieux dangers d'un manque de fer pendant la grossesse et en vue de l'accouchement, période où les besoins sont encore accrus. Bien sûr, on peut prendre un complément alimentaire, voire même recevoir des injections en urgence, mais n'est-ce pas plus simple de couvrir ses besoins par la nourriture ?

Evidemment, comme vous, je me dis qu'un colloque organisé par le Centre d'Information sur les Viandes n'a sûrement pas pour but de nous dissuader d'en manger. Et mon idée, mesdemoiselles, mesdames, n'est pas de vous convaincre de manger de la viande si vous ne l'aimez vraiment pas. Mais, si c'est un aliment qui est plutôt à votre goût, de prendre un peu de recul sur votre consommation.  Est-ce que vous "oubliez" régulièrement d'en manger ? Ou au contraire, en mangez-vous vraiment beaucoup, par habitude familiale par exemple ? Pas besoin d'un steak tous les jours ! Dans tous les cas, il est intéressant de savoir, par une analyse, où vous en êtes côté réserves de fer.

Pour ma part, je ne mange pas énormément de viande (je suis plutôt flexitarienne !) mais je ne m'en prive pas. J'aime cela sous diverses formes, sans excès (3) et par ailleurs je sais, par mes analyses de sang faites de temps en temps, que je ne suis pas en manque de fer, même si cela n'est déjà arrivé à une époque où j'étais fort ignorante des choses de l'alimentation...

Et vous, vous en êtes où côté viande ? NB : Bien sûr, je sais qu'il y a des végétarien(ne)s parmi vous !

 

(1) Ce qu'on appelle la viande de boucherie regroupe le boeuf, le porc (hors charcuterie), le veau, l'agneau, le cheval.

(2) au global, informations source CIV, Credoc, Etude nationale Nutrition Sant, Ciqual

(3) cela se passait au Ritz (opération séduction !) et je me suis absolument régalée lors de la démonstration-culinaire qui a suivi la conférence : un chef de l'Ecole du Ritz nous avait concocté une daube provençale absolument merveilleuse de fondant. J'ai la recette détaillée et les astuces du chef, je vais la refaire très bientôt en m'appliquant.

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28/10/2011

Rencontre avec Camille et Caroline, gourmandes BCBT

De temps en temps, au gré des rencontres, je donne la parole à des gourmandes BCBT : des gourmandes Bien dans leur Corps Bien dans leur Tête car les deux vont souvent ensemble. Des gourmandes qui s'acceptent et s'assument avec leur morphologie sans se priver. Cette fois, chance, nous partons à la rencontre d'un duo de charme !

Elles sont toutes les deux jeunes (25 et 27 ans), parisiennes, diplômées, passionnées par la bonne nourriture. Camille* est chef de projet au sein de l'agence Prunelle spécialisée en communication nutrition, dont je partage assez la vision plus orientée plaisir du goût que moralisatrice. Elle lisait mon blog et j'ai fini par la croiser dans la vraie vie. Caroline est une Food Reporteuse active, toujours à l'affût de découvertes et rencontres gastronomiques. Je ne m'étais pas trompée, ce sont deux gourmandes BCBT et j'ai eu envie de les interviewer en duo. C'est bien tombé, elles ont eu plaisir à faire connaissance me semble-t-il.

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Votre définition de la gourmandise

Camille : Avoir conscience que l’on se fait plaisir, et l’assumer.
Caroline :
La gourmandise, c’est ce qui va au-delà de l'acte strictement nourricier et tend vers le plaisir. La gourmandise c'est le plaisir par la nourriture. Et elle peut être vécue comme une transgression si le contexte dans lequel elle est exprimée est "répressif" consciemment ou inconsciemment.

Votre gourmandise favorite

Camille : la Dame Blanche : glace vanille et chocolat chaud. Et surtout pas de Chantilly ! La meilleure que je connaisse, c’est à la brasserie Georges à Lyon.
Caroline :
cela dépend de l’envie du moment, de quelque chose qui va attirer mon œil. Et j’adore les mille-feuilles au restaurant.

Votre dernière découverte gourmande ?

Camille : L’entremets « Inca » de Pierre Hermé aux accords étonnants : banane-chocolat-avocat-gingembre.
Caroline :
du vrai bon beurre rapporté de Normandie (de chez Olivier, fromager à Dieppe)

Le plat / l’aliment que  vous ne parvenez absolument pas à aimer

Camille : le boudin noir. Rien à faire, impossible de l’apprécier !
Caroline :
aucun quand c’est bon. Mais je n’aime pas les plats préparés industriels.

Vous partez sur une île déserte, l’aliment que vous emportez absolument

Camille : du pain si l’île est au Nord, de la pastèque au Sud !
Caroline :
du pain sans hésiter ! il me nourrira et se gardera longtemps.

Que consommez-vous sans modération ?

Toutes les deux :  du thé !

Camille : du thé Hojicha japonais pour moi
Caroline :
et moi du Oolong et toutes sortes d’autres thés.

D’où vient votre tempérament gourmand ?

Camille : de l’enfance. Mes parents m’ont donné le goût du bon, de la cuisine, m’ont fait découvrir les bons produits. Et je vivais à Dijon, ville très active en matière d’éveil au goût.
Caroline :
Bien sûr mes parents aussi m’ont éduqué au goût mais ma gourmandise actuelle est plutôt une manifestation explosive de ma prise d’indépendance récente : maintenant, c’est moi qui décide ce que je mange et j’aime ça !

Votre gourmandise inavouable ?

Camille : le Savane Brossard, j’assume !
Caroline :
rien d’inavouable !

La cuisine, c’est quoi pour vous ?

Camille : à la fois de la détente, du partage (j’aime cuisiner à plusieurs) et de la générosité
Caroline :
beaucoup d’amour

Dans vos placards (et votre frigo), il y a toujours… ?

Camille : tout ! J’aime avoir des placards bien remplis, j’ai toujours des fruits, des légumes, du fromage, des épices, des pâtes, du riz, toutes sortes de céréales, …
Caroline :
toujours du fromage (et du pain au congélateur pour dépanner) 

Votre madeleine de Proust, le goût que vous n’arrivez pas à retrouver ?

Camille : celui du couscous de mon père, avec un mélange d’épices qu’il fait lui-même, impossible à retrouver ailleurs. Et aussi les lasagnes de ma mère…
Caroline :
Moi aussi, le couscous ! Celui de ma nounou marocaine, absolument divin. Et aussi une pâtisserie  inoubliable qu’elle faisait, le raïf, rien à voir avec ce qu’on peut trouver ici.

Votre recette super-express et super-bonne ?

Camille : du pain perdu au chocolat, un délice ! (pas compliqué, on fait un chocolat au lieu du lait)
Caroline :
ce n’est pas de la cuisine mais je ne connais rien de mieux qu’un bon fromage avec du bon pain

 

L’effort que vous faites pour votre ligne ?

Camille : Je ne mange pas quand je n’ai pas faim, ce n’est pas vraiment un effort…
Caroline :
Je ne mange pas au restaurant plus d’une fois par jour et si j’ai fait des excès, je régule après en mangeant plus léger.

C’est quoi les régimes pour vous?

Camille : un cercle vicieux.
Caroline :
et c’est voué à l’échec.

Camille : Mieux vaut changer vraiment ses habitudes, si besoin en étant encadré.

Votre meilleure façon de bouger ?

Camille : la marche, j’adore ça, au minimum 45 minutes par jour. Et du Pilates.
Caroline :
moi aussi, je marche beaucoup. Ce n’est pas violent et cela me permet de faire des rencontres, de dénicher des adresses, …

Une astuce gourmande pour embellir le quotidien ?

Camille : les épices de Roellinger. Un peu de « poudre marine » sur un poisson au four par exemple, cela le transfigure.
Caroline :
être toujours curieuse et goûter chaque jour quelque chose de nouveau.


Merci Camille et Caroline pour ce beau moment de gourmandise partagé.

*Pour information, Camille vient tout juste de lancer son blog gourmand au drôle de nom Moutarde et Macaron

 

 

23/09/2011

Les "best-sellers" du blog, vous les avez lus ?

Suis-je un peu paresseuse aujourd'hui ? Mais non ! Mais comme vous êtes certains à être des lecteurs récents de ce blog, je vous propose une petite rétrospective de certains billets parmi les plus commentés ou essentiels à mes yeux. Bonne lecture !

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C'est souvent quand je m'énerve ou je m'agace que cela fait réagir...

Stop au tout beau tout bio (pour réfléchir un peu...)

Stop au tout fait maison (oui si c'est par plaisir)

Stop au régime Dukan (évidemment !)

Stop à la culpabilité (pour se sentir mieux)

Stop aux cupcakes (oh oui !)

A propos de la façon de manger

Les flexitariens, j'en avais déjà parlé  

Fromage ou dessert ?

Un sujet qui re-surgit : Pour ou contre le doggy bag ?

A propos du petit déjeuner

Manger entre les repas, c'est mal ?

Et si on parlait du bonheur ?

Vive la diversité !

Et les hommes dans tout ça ?

Quelques préférences

Les restorants japonais parisiens

Quelques blogs pour cuisiner

Quelques livres de cuisine

Bonne lecture !

22/09/2011

Stop à la peur des féculents !

Très régulièrement, les femmes qui viennent me consulter, ayant une longue histoire de régimes, me racontent leur journée alimentaire ainsi : elles s'autorisent un peu de pain le matin, une mini-part de riz ou de pâtes le midi (et encore pas toujours) et surtout pas de féculents le soir : "on va les stocker !". Ou si cela arrive, cela crée un terrible sentiment de culpabilité, si elles ont mangé par exemple des pâtes un soir (parce c'était le conjoint qui cuisinait ou qu'il n'y avait vraiment rien d'autre dans les placards).

Cela montre une quasi-phobie des féculents entretenue depuis des années par de très nombreux régimes. On diabolise ces pauvres aliments (comme le gras). Or, notre corps a besoin de l'énergie et des apports nutritifs qu'ils fournissent et il n'y a aucune raison de s'en passer. Ce qui compte pour perdre du poids, c'est de diminuer son apport calorique global, indépendamment du type d'aliments, notamment en revenant à l'écoute de ses sensations. Donc, la question n'est pas de manger les féculents à tel ou tel repas.

Pour ma part, les repas exempts de féculents sont plutôt rares et ceux-ci peuvent même souvent être au centre. C'est arrivé plusieurs fois ces derniers jours et je ne m'en plains pas ! Il y a eu par exemple :

- un original et délicieux risotto aux moules, fenouil et rougets concocté par mon chef privé italo-nippophile,

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- des galettes de pommes de terre. En effet, envie de faire plaisir à mon amateur de patates, je suis tombée sur une recette de galettes moelleuses de pommes de terre dans le livre Nature de Ducasse, souvent source de régals du week end (les recettes sont trop longues en général pour un soir de semaine). Il s'agit d'écraser des pommes de terre cuites comme pour une purée, puis de les mélanger avec farine, oeufs, crème, blancs d'oeufs et de faire ensuite cuire ce mélange sous forme de petites crêpes. Cela donne un plat complet étonnamment délicieux, y compris pour moi qui ne suis pas une grande passionnée de purée, sans doute parce que c'est plus ferme. Les galettes étaient accompagnées d'une salade d'herbes très parfumée comme cela est conseillé, à ma façon : un mesclun avec plein d'herbes que j'avais en stock, pas celles de la recette.

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- une soupe de pâtes udon, avec des algues wakame, un grand classique japonais.

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Et vous avez-vous parfois peur des féculents ?

19/07/2011

Lisez-vous des magazines féminins ?

femmes,magazines féminins,minceur,régimesJe n'ai jamais été accro aux magazines féminins. "Elle" me tombe des mains, "Marie-Claire" m'ennuie, "Cosmo" me saoule, Biba me fatigue, etc. etc. Et les nouveaux qui se veulent différents type Causette m'indifférent assez... Bref, je ne dois pas vraiment être dans la cible ! Finalement, je lis bien davantage des magazines de cuisine !

Toutefois, depuis que je suis diététicienne, ma relation aux magazines féminins a un peu changé. A la fois, je les maudis pour leur proposition de régimes ou pseudo-non-régimes à répétition, pour leur contribution uniforme à la vision d'une femme idéalement mince voire maigre, pour leur incapacité à montrer des femmes séduisantes et "normales" (taille 40 par exemple...), pour leurs incursions beaucoup trop occasionnelles dans la diversité des corps, ...

En même temps, ayant une clientèle essentiellement féminine,  je les lis désormais beaucoup plus qu'avant, trouvant deci-delà quelques articles intéressants, pour me tenir informée de ce qui passe dans l'univers de la mode, de la beauté... et tout savoir des dernières tendances minceur afin de les déminer chez mes patientes !

Et vous avez-vous des magazines féminins fétiches ? Qu'est-ce que vous aimez dedans ?