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30/05/2014

Mai s'en va doucement, juin approche à grands pas...

En mai, il y a eu beaucoup de bons repas, de délices sucrés et salés, dont je vous donnerai un aperçu demain. Mais aussi des lectures, des rencontres, des réflexions...

. Côté alimentation gourmande, un point utile sur la conservation du chocolat par la néo-chocolatière Carine (je vous recommande la lecture de son blog instructif).

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. Un peu à l'opposé, côté detox et jus, j'ai répondu aux questions de Caroline Franc Desages pour l'Express Styles sur ce sujet très "tendance".

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. Côté enfants, j'ai bien aime cet article qui recommande de ne pas raconter trop d'histoires aux enfants sur les bienfaits des aliments mais plutôt valoriser le goût.

. Côté Italie et BD, j'ai encore une fois ri à la lecture de Fiamma Luzzati partie à la découverte de la mozzarella de bufflonne.

. Côté tolérance et acceptation de la diversité du corps des femmes sans modèle imposé, les choses semblent bouger UN PEU, notamment au Canada. Ainsi, suite à une couverture de Elle Quebec, une tribune qui déplore, comme je le fais souvent que celle qu'on ne voit quasiment jamais, c'est la "femme normale"...

A propos de corps imparfaits, on voit de plus en plus d'initiatives sur la "Toile" et j'ai aimé cet article "Un corps parfait est-il attirant ?", et notamment cette phrase : "L'inachèvement et l'imperfection fondent notre humanité".

. Côté stress féminin et journée débordées que je vois souvent chez mes patientes, j'ai eu l'impression qu'il pourrait y avoir quelques principes utiles dans cet article "boîte à outils" du blog du programme EVE. Là aussi, abandonnons la quête de perfection sans culpabilité !

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. Côté budget alimentaire et anti-gaspi :

- un dossier utile à la réflexion, même si certains aspects vous paraîtront peut-être extrêmes.

- un partage par Pascale Weeks d'astuces de chefs pour ne pas gaspiller en cuisine.

. Côté gastronomie, un article sérieux et intéressant sur un sujet sur lequel je ne me fais guère d'illusions, les liens étroits entre l'industrie agro-alimentaire et les chefs.

. Côté agriculture, semences & co, un intéressant documentaire de France 5 qui résume très bien les enjeux mondiaux de la "guerre des graines", sans doute visible seulement quelques jours.

Bonne lecture des sujets qui vous intéressent, vive la diversité !

Photo femme © mariesacha - Fotolia.com

22/07/2013

Ralentir, c'est au programme ? (j'ai lu Elle pour vous !)

Samedi matin, de retour matinal de la piscine, j'avais envie d'un peu de lecture-détente. Direction le kiosque à journaux. Je tombe là sur la couverture de Elle et le titre "marcher, manger, méditer". Comme cela est proche de mon propre programme de vacances (en ajoutant l'indispensable "nager"), j'ai été tentée de l'acheter. Cela m'arrive très occasionnellement car vous savez si vous me lisez que ce magazine ne me passionne vraiment pas.

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Le titre cité faisait référence à un article sur les vacances vantant les bienfaits de la pause, de la lenteur, du calme via ces activités assez dans l'air du temps : ce n'est pas moi qui vais les contredire (même s'il me paraît plus essentiel encore d'intégrer cela dans son quotidien...) ! Marcher, oh oui, sur la plage, en ville, en montagne, dans la verdure ou pas, c'est forcément ralentir, retrouver son rythme et pas besoin de se lancer dans un pèlerinage ! Méditer, ce n'est pas forcément à prendre au sens propre mais c'est déjà réapprendre à se poser, à ne rien faire, à accepter le silence et ne pas être dans l'action permanente. Quant à manger, il s'agissait plutôt de jeûner dans l'article ! Alors que ralentir, ce peut être prendre le temps de cuisiner, savourer les mets avec tous ses sens... Au-delà de ce papier, comme d'habitude, si je ne parviens pas à aimer le ton général du magazine, j'ai picoré quelques informations.

Coté gourmandise, si vous ne programmez pas de jeûne, il y a notamment :

- quelques conseils appétissants et simples de Christophe Moret, le chef du restaurant Lasserre, par exemple une boisson pour décliner ma traditionnelle citronnade : il y ajoute verveine, gingembre et citronnelle ; ou une salade de poulpe qui me donne bien envie de tenter de cuisiner ce drôle d'animal.

- les "dips de l'été", ces sauces dans lesquelles on trempe des bâtonnets de légumes, brochettes, ... Il y a par exemple un "avocat à la japonaise" pour lequel on mixe avocat, algues nori, sésame, sauce soja, jus de citron qui paraît amusant pour accompagner des crevettes ou tartiner un sandwich au saumon fumé.

Dans ce numéro, il y avait aussi quelques éclairages sur comment "Bien vieillir". Une psychanalyste affirme ainsi que c'est une question d'harmonie et qu'"on ne peut bien vieillir qu'en aimant sa vie ". Je suis peut-être bien partie alors ! Cela résonne avec les propos d'un sociologue : savoir qui on est et ne pas se conformer au discours standard sur le bien vieillir. Il s'agit aussi d'être de dialoguer avec son corps, en prendre soin mais aussi de rester en mouvement dans sa tête, ouverte au changement. Beau programme !

Côté minceur, le magazine ne craint pas le grand écart entre un article préoccupé sur le "thigh gap" (l'écart entre les cuisses) (phénomène déjà évoqué sur internet, dernier avatar de la folie de la minceur, nouveau graal des jeunes filles en désamour avec leur silhouette), et les images d'extrême minceur qui constituent la quasi-totalité des visuels page après page...

Et vous, lecture de Elle ou pas, qu'avez-vous prévu pour une pause estivale ?

17/07/2013

Ne vous oubliez pas !

Lundi, je m'étais prévu une journée "off". J'ai besoin de temps en temps de ces respirations au milieu de mon travail passio(pre)nant et elles passent pour moi par la liberté d'improviser, le fait de vivre sans contrainte ou presque. J'avais cette fois quand même réservé un billet pour l'exposition Jacques Demy, je vous en avais parlé.

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Jolie exposition, une sorte de bulle musicale et enchantée hors du temps, qui montre le parcours d'un homme qui a été au bout de ses passions d'enfant. A la sortie, j'ai trouvé un banc à l'ombre pour lire dans le parc de Bercy.

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La veille au soir, un déjeuner de "twittos" s'était improvisé avec des personnes que je connaissais virtuellement depuis longtemps, mais pas dans la vraie vie, "Doudette" et "Petouillette", auxquelles s'est joint un quatrième convive, Adrien. Vanessa-Petouillette nous a fait découvrir un bistrot sympa près de la place de la Nation, God Save The Kitchen, où tout semble fait maison. J'ai mangé une plaisante Caesar Salad et ce fut un moment fort sympathique d'échanges variés, que je renouvellerai avec plaisir. On n'est pas obligé d'aimer twitter mais moi, j'apprécie notamment la possibilité de créer des liens plus ou moins étroits avec des personnes très éclectiques.

J'ai ensuite flâné et me suis posée un moment aux Tuileries puis j'ai fait une escale à la Fnac. L'idée était de me constituer une petite série de lectures faciles pour l'été. Ce fut fait au feeling, en lisant les quatrièmes de couverture ou les suggestions des vendeurs.

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De retour à la maison, après un peu de repos en buvant une citronnade rafraîchissante (ma boisson favorite l'été : 1/2 citron pressé, des glaçons et de l'eau pétillante), j'ai préparé un dîner simple, une recette que j'adore depuis longtemps, une poêlée de tomates au thym dans laquelle on casse des oeufs.

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Alors, pourquoi je vous raconte cela ?

Parce que, souvent, je vois des femmes qui sont très prises par leur travail, leurs enfants, leur mari, leurs obligations pour la maison... Et cela prend tellement de temps qu'il en reste fort peu pour elles, voire pas du tout, car elles passent après tout ça : elles ne se mettent pas en tête de liste des priorités, elles craignent de se faire taxer d'égoïsme...

Pourquoi arrivent-elles parfois chez moi ? Car certaines d'entre elles ont tendance à manger au-delà de leur besoin. Elles mangent pour se détendre enfin après avoir assumé leur longue journée, elles mangent pour se réconforter car leur vie est stressante, elles mangent pour oublier des frustrations liées à l'oubli de leurs aspirations profondes, ... 

Bien sûr, on parle alimentation, écoute du corps pour ressentir la faim ou le rassasiement. Mais on évoque aussi tout ce qui perturbe cette écoute. Un des conseils essentiels que je leur donne, et on réfléchit ensemble à comment le mettre en pratique, c'est justement d'écouter leurs autres besoins et de prendre du temps pour elles. Que ce soit pour dormir (une nécessité élémentaire !), avoir une activité culturelle ou manuelle, faire du sport, lire, voir des amies...ou ne rien faire.

Et vous, vous pensez à prendre du temps pour vous ?

God Save the Kitchen, 301 rue du Faubourg St Antoine, Paris 11e

28/05/2013

La Minute Gourmande du 28 mai : Ados, ne commencez pas votre premier régime !

Bien des femmes qui viennent me consulter ont commencé leur premier régime à l'adolescence. Elles ne se sont pas arrêtées là et ne s'en réjouissent pas forcément... Que dire aux ados d'aujourd'hui ?

 

Petit rappel, il n'y a pas d'uniformité des corps mais tous devraient être égaux en droits !

Et pour enfoncer le clou, une petite video chantée, réservée aux ados...

16/02/2013

Découvrez les nouveaux parcours "Pairs et Expert" pour manger tranquille !

En ce début 2013, après avoir fait une pause côté ateliers "Pairs et Expert", j'ai eu envie de les reprendre sous une autre forme qui me parait plus intéressante.

J'ai donc imaginé deux parcours en trois étapes car la durée me paraît importante pour initier de vrais changements durables dans ses habitudes alimentaires.

Parcours 1 : "Ras le bol des régimes, une autre voie pour ma ligne"

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Quand on interroge les femmes, rares sont celles qui n'ont jamais fait de régime. Et plus on les a expérimentés, plus on a déréglé sa relation à la nourriture. Un parcours pour retrouver une tranquillité alimentaire, manger sans frustration, être bien dans sa tête et dans son corps en allant vers son juste poids, le tout avec des expériences concrètes, des réponses à ses interrogations et des échanges enrichissants.

Dates : les mardis 16 avril, 14 mai et 11 juin, de 19h00 à 21h00.

 

Parcours 2 : "Côté repas, plus de stress, moi, j'assure !"

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Qui n'a jamais ressenti un moment de lassitude à l'idée de préparer le dîner, qui n'a jamais soupiré en se demandant "qu'est-ce qu'on va manger ce soir ?" Pour sortir de ce stress et avoir une alimentation savoureuse, un parcours vers des repas en toute tranquillité, avec des échanges, des conseils et idées concrètes, des outils ludiques et la découverte de ses propres ressources, le tout adapté à son tempérament et son mode de vie.

Dates : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14h00 à 16h00.

L'inscription se fait pour l'ensemble d'un parcours (3 séances de 2 heures) et le montant est de 100 euros. Les parcours ne seront confirmés qu'avec un minimum de 3 inscrits.

Envoyez-moi un mail (ariane.grumbach@bbox.fr) si vous êtes intéressé(e) par l'un ou l'autre des parcours et parlez-en autour de vous si vous pensez à des personnes que cela pourrait attirer.

Visuels © ysk_hrsw_i - Fotolia.com ; © paki18 - Fotolia.com

15/10/2012

Peut-on mincir sans régime ? (retour sur un atelier)

inspire_atelier_oct12.jpgSamedi, j'animais un atelier dans le cadre du studio de Pilates Inspire, dont je connais la responsable, Laurence, depuis quelques années car nous nous étions découvert un passé de grande école et de reconversion en commun et aussi un même intérêt pour le bien vivre et l'écoute de soi. Le thème que nous avions choisi était : "Peut-on mincir sans régime" ? Quelle est la réponse à votre avis ? Me connaissant, vous allez sans doute répondre "oui". Eh bien, ce n'est pas si simple, je dirais "ça dépend". Notamment de son histoire alimentaire et de sa relation à la nourriture.

En effet, une personne qui mange trop par habitude, machinalement, par inattention à ses sensations alimentaires, pourra mincir sans régime en se reconnectant à ces sensations, en réapprenant à manger quand elle a faim, et à s'arrêter quand elle est rassasiée (ce qui est parfois pas si simple que cela en a l'air...).

Une personne qui mange trop pour des raisons émotionnelles, qui a besoin de se tourner vers la nourriture quand elle est stressée, angoissée, énervée, qu'elle s'ennuie, ... pourra apprendre peu à peu à reconnaître et à accepter ses émotions sans manger : cela peut demander un peu de temps si c'est une façon de faire bien ancrée mais quand elle y parvient, elle perd du poids là aussi sans se priver mais en revenant à ses besoins physiologiques.

Cela peut devenir plus compliqué par exemple dans le cas d'une personne qui commence à avancer en âge et a fait un très grand nombre de régimes, quasiment sans discontinuer. Peu à peu, au fil des régimes et de l'effet yoyo, elle a parfois pris pas mal de poids mais mange de moins en moins car les privations ont ralenti son métabolisme et donc ses besoins d'énergie. La marge est parfois étroite, il s'agit de remanger "normalement", de faire la paix avec l'alimentation (ce qui peut être déjà beaucoup pour la tête !), de voir aussi si elle peut bouger davantage pour relancer son métabolisme : cette personne perdra peut-être du poids mais moins facilement et peut-être pas autant qu'elle le voudrait. En même temps, le corps a parfois des réactions inattendues et il faut l'accepter. Et en général, elle n'a pas d'autre solution car elle a fini par être dégoûtée des régimes !

Enfin, il y a des personnes qui sont en-dessous de leur poids naturel parce qu'elles se privent en permanence pour conserver une silhouette qu'elles jugent idéales mais qui n'est pas vraiment la leur. Si une telle personne veut néanmoins perdre quelques kilos, elle, elle ne pourra le faire qu'au prix de privations supplémentaires, donc d'un régime encore plus restrictif. Cela en vaut-il vraiment la peine ? Si elle décidait plutôt de s'accepter, c'est en général l'alternative que je propose...

Bref, le mieux, c'est de ne pas commencer les régimes...ou de les arrêter vite fait !

 

11/09/2012

La Minute Gourmande du 11 septembre : les régimes font grossir !

Quelques kilos à perdre, récents ou bien installés ? Surtout, pas de régime : un petit éclairage sur le sujet.

La Minute Gourmande "Les régimes font grossir" est à écouter ici :

 

A ce sujet, on peut relire aussi les 4C.

28/05/2012

Je suis sympa, j'ai lu Elle pour vous !

P1050539.JPGDe temps en temps, assez rarement, j'achète le magazine Elle. Et chaque fois, je comprends pourquoi je ne l'achète pas plus souvent... Alors, je "rentabilise" la dépense en vous en faisant profiter ! En général, c'est un des articles de couv qui attire mon oeil. En l'occurence, la collision de deux expressions : "kilos psycho" et "le régime qui va vous réussir", m'a interpellée. En effet, "kilos psycho" m'a évoqué mon approche de l'alimentation émotionnelle, de ce qui fait manger sans faim, et c'est un sujet que l'on ne traite surtout pas avec un régime, qui ne fait qu'aggraver les choses... 

Bref, n'arrivant pas à le feuilleter chez le marchand de journaux, je me suis délestée de 2 euros en songeant à l'activité détente que ce serait de le lire en buvant une citronnade (ma recette rafraîchissante et basique : des glaçons, 1/2 citron pressé, de l'eau pétillante).

L'article en question n'était en fait que la présentation d'une n-ième cure bien-être zen / detox de luxe pour people fatigués. Et comme Elle se doute que ses lectrices ne pourront pas se la payer, une adaptation dans leur intérieur douillet (mais sans vue sur la mer turquoise) est proposée. Finalement, entre la détente, le fait de prendre son temps pour savourer et manger consciemment, de s'arrêter quand on est rassasié, de comprendre ce qui stresse, cela n'est pas si loin de la façon dont je travaille avec mes patient(e)s, l'habillage zenifiant en moins et la totale variété alimentaire en plus (là, c'est à forte tendance macrobiotique)... Je devrais peut-être devenir gourou alors...

Bon, heureusement, il y avait d'autres lectures gourmandes :

- la réhabilitation du goûter, à laquelle je m'emploie souvent avec mes patientes au petit appétit qui se sont mis en tête qu'il ne fallait surtout pas manger entre les repas. Pas question de se contenter d'une salade à midi mais, certaines, avec un vrai repas, ont quand même un creux vers 16-17h. Il est alors souhaitable de faire une petite collation car sinon, on risque fort d'arriver affamé(e) au dîner.

- les bonnes adresses italiennes de Laura Zavan à Paris, qui m'ont donné idée de quelques incursions gourmandes en quête de rares fromages ou autres "feuilles de pain" sardes ;

- les idées de dîners thématiques, pétillants d'originalité d'Esterelle Payani, et, comme elle est généreuse, elles sont aussi en ligne. Pour ma part, je serais bien tentée par le menu "veggie" (probablement sans faire tout à la fois) : un mesclun pêche-menthe-feta, qui doit être d'une plaisante fraîcheur, un "orgetto" (risotto d'orge) à l'avocat qui pique ma curiosité, un meringué de rhubarbe aux épices, bien de saison.

A part ça, rien à faire, les filles des pages mode sont toujours aussi maigres...

25/05/2012

Les ministres, le jean et les codes...

Je me souviens d'un petit livre qui s'appelait "Les carriéristes" dans les années 80. Il donnait de façon caustique quelques conseils de comportement aux jeunes aux dents longues pour réussir en entreprise. Et il contenait un encart consacré aux looks observés et recommandables dans telle ou telle grande entreprise....

Car chaque lieu a ses codes vestimentaires. A priori, vous ne vous habillez pas pareil pour une soirée ou pour un pique-nique. En adoptant la tenue adéquate, vous vous intégrez plus facilement au groupe visé. Ce qui ne veut pas dire forcément passer inaperçu (e).

Parfois, on n'est pas au courant de ces codes implicites et on peut se retrouver "à côté de la plaque". On arrive en costume trois pièces dans une agence de pub où tout le monde est en jean et tee-shirt. Ou on porte une cravate à un sommet de chefs d'état décontracté et on se fait rappeler à l'ordre gentiment par le maitre des lieux...

Les choses se sont assouplies au fil des années mais restent souvent assez cadrées dans beaucoup d'entreprises. On accepte le polo ou le jean comme "friday wear" mais gare à celui qui le porte un autre jour. Pour les hommes, c'est assez simple, costume ou pas, cravate ou pas, chemise ou pas. Pour les femmes, la palette est plus vaste et plus subtile...

On peut décider de casser les codes pour montrer qu'on est différent. Ou assez puissant pour faire ce qu'on veut ? Comme Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, quand il arrive en sweat à capuche et non en costume-cravate à la Bourse (mais pas à son mariage quand même...). 

On a le pressentiment que les codes du Conseil des Ministres, c'est plutôt costume-cravate et tailleur. Alors, pour faire écho à uen polémique récente, que veut-on signifier en arrivant en jean ? Qu'on n'est pas pareille ? Que ce qui relève de l'apparence est sans importance ? Qu'il est temps de changer les codes ?

On ne peut pas méconnaître que l'apparence joue un rôle important, encore plus aujourd'hui, où, pour les personnes en vue, elle est relayée instantanément sur des millions d'écrans.

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Pour ma part, avant la polémique aux proportions démesurées sur un jean de ministre, j'avais réagi à la photo du nouveau gouvernement en me disant que tout cela était plutôt terne et que la plupart des membres, et notamment les femmes, gagneraient à s'habiller un peu différemment. Il ne s'agit pas de se transformer, ni de faire des extravagances inadaptées, mais de trouver des tenues les mettant en valeur.

Mon métier est très lié à l'apparence (on vient plus souvent me voir pour sa silhouette que pour sa santé...) et je suis sensible à la façon dont les personnes se présentent. Je suis frappée par le fait que bien souvent, les femmes ne savent pas ce qui conviendrait le mieux à leur silhouette, ou ne font pas le minimum d'efforts en matière de coiffure, maquillage, habillement pour se montrer à leur avantage.

D'aucuns m'opposeront que c'est futile et qu'il vaut mieux travailler ses dossiers. Certes mais l'un n'empêche pas l'autre et à l'ère de l'image omniprésente, a-t-on vraiment le choix ? Ainsi, il me semble qu'on pourrait rechercher pour une telle occasion une élégance simple et contemporaine. Pour ma part (totale subjectivité !), c'est Fleur Pellerin, Ministre déléguée à l'Economie Numérique, qui m'a paru répondre le mieux à ce "cahier des charges"... Visiblement, je ne suis pas la seule à le penser...

Et vous, qu'est-ce que cela vous dit, cette agitation vestimentaire ?

21/05/2012

Mange-t-on trop de viande ? ça dépend...

Jeunes femmes, mangez du fer !

Ah bon, ça se mange ? Bien sûr, pas tel quel ! Encore qu'un intervenant de la conférence organisée par le CIV (Centre d'Information des Viandes) à laquelle j'assistais il y a quelque temps rappelait une vieille coutume en la matière : elle consistait à faire boire de l'eau contenant un clou rouillé aux personnes en manque de cet oligo-élément. Nul n'a pu garantir l'intérêt scientifiquement prouvé d'une telle méthode...

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Je parle bien sûr du fer contenu dans les aliments, notamment dans la viande de boucherie (1). Et le monde est mal fait... les femmes qui ont des besoins en fer deux fois plus élevés que les hommes (du fait de leur cycle menstruel) en absorbent moins qu'eux, et du coup en manquent souvent. En effet, d'après les données (2) présentées à cette conférence, 39% des femmes de 18 à 29 ans ont des réserves faibles en fer et 17 % présentent même une baisse des réserves. Et la carence en fer non traitée peut conduire à l'anémie. Mieux vaudrait intervenir avant !

Je sais que certaines femmes mangent peu de viande notamment du boeuf. Or, si certains éléments apportés par la viande (les protéines, certaines vitamines et minéraux) peuvent assez bien être fournis par d'autres aliments, pour le fer, c'est plus compliqué.

Où trouve-t-on le fer ? En résumé, d'abord dans la viande plutôt que dans les épinards ! Pour ceux-là, c'est une croyance erronée due à une erreur de virgule et perpétuée notamment par Popeye ! On trouve le fer à la fois dans des sources animales : en tête le boudin, le foie de volaille, puis le boeuf, l'agneau, le canard, et plus modestement le poisson, les oeufs, la charcuterie. Côté végétaux, il y a le germe de blé, les pistaches, le soja, les légumes secs, ... Mais le fer animal est mieux absorbé par l'organisme que le fer végétal.

La consommation moyenne de viande de boucherie en France est de 390 g/semaine soit 55 g/jour. Cette consommation est en baisse depuis plusieurs années, à l'inverse de la volaille et de la charcuterie qui progressent. Notamment pour des raisons économiques et de praticité culinaire, ...

Par ailleurs, cette moyenne cache d'importantes disparités, notamment entre les hommes et les femmes : 435 g pour les hommes, 330 g pour les femmes. Or, comme je le disais plus haut, elles ont un besoin deux fois plus important.

Souvent, quand mes patientes m'annoncent un projet plus ou moins proche de grossesse, j'attire entre autres leur attention sur leur consommation de viande. Pour nombre d'entre elles, cette consommation est assez limitée pour des tas de raisons (goût, coût, opportunité, tendance au végétarisme, ...). Alors, je leur recommande de demander à leur médecin une vérification de leur taux de ferritine (qui indique l'état des réserves de fer de l'organisme) pour être fixée sur la conduite à tenir. Un gynécologue présent a en effet insisté sur les sérieux dangers d'un manque de fer pendant la grossesse et en vue de l'accouchement, période où les besoins sont encore accrus. Bien sûr, on peut prendre un complément alimentaire, voire même recevoir des injections en urgence, mais n'est-ce pas plus simple de couvrir ses besoins par la nourriture ?

Evidemment, comme vous, je me dis qu'un colloque organisé par le Centre d'Information sur les Viandes n'a sûrement pas pour but de nous dissuader d'en manger. Et mon idée, mesdemoiselles, mesdames, n'est pas de vous convaincre de manger de la viande si vous ne l'aimez vraiment pas. Mais, si c'est un aliment qui est plutôt à votre goût, de prendre un peu de recul sur votre consommation.  Est-ce que vous "oubliez" régulièrement d'en manger ? Ou au contraire, en mangez-vous vraiment beaucoup, par habitude familiale par exemple ? Pas besoin d'un steak tous les jours ! Dans tous les cas, il est intéressant de savoir, par une analyse, où vous en êtes côté réserves de fer.

Pour ma part, je ne mange pas énormément de viande (je suis plutôt flexitarienne !) mais je ne m'en prive pas. J'aime cela sous diverses formes, sans excès (3) et par ailleurs je sais, par mes analyses de sang faites de temps en temps, que je ne suis pas en manque de fer, même si cela n'est déjà arrivé à une époque où j'étais fort ignorante des choses de l'alimentation...

Et vous, vous en êtes où côté viande ? NB : Bien sûr, je sais qu'il y a des végétarien(ne)s parmi vous !

 

(1) Ce qu'on appelle la viande de boucherie regroupe le boeuf, le porc (hors charcuterie), le veau, l'agneau, le cheval.

(2) au global, informations source CIV, Credoc, Etude nationale Nutrition Sant, Ciqual

(3) cela se passait au Ritz (opération séduction !) et je me suis absolument régalée lors de la démonstration-culinaire qui a suivi la conférence : un chef de l'Ecole du Ritz nous avait concocté une daube provençale absolument merveilleuse de fondant. J'ai la recette détaillée et les astuces du chef, je vais la refaire très bientôt en m'appliquant.

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