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25/02/2015

Je me souviens...

Je me souviens qu'elle se levait tôt tous les matins pour nous préparer une orange pressée,

Je me souviens qu'elle se tournait toujours vers des produits frais et n'achetait ni conserves ni surgelés,

Je me souviens qu'elle allait au marché trois fois par semaine et avait ses habitudes chez les maraîchers locaux,

Je me souviens qu'elle épluchait patiemment les épinards pour en faire une purée dont je n'ai jamais retrouvé d'équivalent,

Je me souviens qu'elle prenait toujours les morceaux les plus tendres chez le boucher,

Je me souviens qu'elle faisait des quatre-quarts, des cakes aux fruits confits, parfois un gâteau marbré ou une tarte aux pommes,

Je me souviens qu'elle faisait parfois des goûters crêpes et qu'elle passait beaucoup plus de temps à les faire que nous à les manger,

Je me souviens qu'elle n'aimait pas le riz et que du coup, on n'en mangeait jamais,

Je me souviens qu'elle cuisinait parfois un gratin de coquillettes le samedi midi,

Je me souviens qu'elle préparait rarement de la soupe et c'était toujours poireau-pomme de terre,

Je me souviens qu'elle avait acheté une yaourtière orange quand ce fut la mode et qu'on était passés aux yaourts maison mais qu'elle n'en mangeait pas,

Je me souviens qu'elle faisait de merveilleuses salades de fruits frais,

Je me souviens qu'elle faisait des frites, des pommes sautées, des pommes gaufrettes, des salades de pommes de terre mais qu'elle achetait des pommes dauphine,

Je me souviens qu'elle utilisait un très vieux robot, datant sans doute de son mariage, pour râper ou émincer,

Je me souviens qu'elle nous préparait des sandwiches en pain au lait pour les vacances et que j'aurais préféré de la baguette comme les autres,

Je me souviens qu'elle aimait la sole, les huîtres et le saumon fumé,

Je me souviens qu'elle aimait un certain gâteau à la crème de noix et aussi les sablés au citron,

Je me souviens qu'elle mangeait toujours les croûtons de la baguette,

Je me souviens qu'elle buvait du café au lait le matin et le digérait très bien,

Je me souviens qu'elle mangeait toujours des pommes Canada grises et jamais de poire,

Je me souviens qu'elle aimait le melon, les fraises, les pêches en été,

Je me souviens qu'elle adorait le café et pouvait en boire même le soir,

Je me souviens qu'elle m'a transmis le goût des bonnes choses.

Elle est partie.

Jacqueline G. 1933-2015

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19/04/2013

Rencontre avec Camille, gourmande BCBT fort curieuse...

J'aime les passerelles permanentes entre les contacts virtuels et les contacts réels, notamment entre personnes passionnées d'alimentation. C'est ainsi que j'ai découvert, via twitter je crois, le beau et richement fourni blog "Le manger" écrit par l'étonnante Camille, à la fois voyageuse, journaliste, écrivaine, anthropologue. Après avoir constaté notre passion commune pour la nourriture et le Japon, on a fini par se rencontrer dans la vraie vie autour d'un thé (difficile de la saisir, elle est souvent à l'autre bout du monde !). Et je n'ai pas eu beaucoup de doute (elle, un peu plus...) sur le fait qu'elle était une vraie gourmande BCBT (Bien dans son Corps, Bien dans sa Tête). Alors, interview ! (avec quelques liens vers son blog pour vous convaincre de son regard atypique sur la nourriture, et quelques commentaires en italique de ma part).

P1070222_revue.jpgTa définition de la gourmandise

J'ai une vision très cliché de la gourmandise. Aimer les plats très riches, les desserts, la quantité... Du coup, j'ai du mal à me considérer comme une gourmande. Pourtant, j'en suis probablement une, simplement pas au sens où on l'entend communément. Je peux manger des tonnes de crabe. Et retourner tous les ans au Nord du Japon pour leurs crabes géants, par exemple. En revanche, je n'aime pas les pâtisseries, j'ai du mal avec les plats gras, je ne bois pas une goutte d'alcool... Des choses qu'on associe souvent en France avec l'idée de “bon-vivant”. (Camille, tu es une gourmande pour moi : la gourmandise, c'est avoir du plaisir à manger !)

Ta gourmandise favorite

Quand j'aime quelque chose, je l'aime à la folie. Je suis une cinglée des champignons. Du crabe. Des kakis. Du miso. De la réglisse salée. Des bonbons à l'anis.

Ta dernière découverte gourmande ?

Ces dernières années, il y en a eu tellement ! Entre le jus d'asperges taïwanais (très bon, si si), les œufs de cent ans, les crevettes géantes tigrées, le jus de papaye au lait, la viande de baleine, les fougères fraîches ou les fleurs de banane, et j'en passe... La découverte est mon quotidien depuis un bout de temps. J'ai habité en Islande, au Groenland, au Japon, aux Philippines et à Taïwan, et j'ai goûté à beaucoup, beaucoup de choses. Des choses que j'ai détestées aussi, comme la viande de phoque.

Le plat / l’aliment que tu ne parviens absolument pas à aimer

La coriandre. J'ai l'impression de manger du savon. C'est dommage, ça me gâche le plaisir de la nourriture indienne, vietnamienne etc (Camille, rassure-toi, tu n'es pas la seule, il semble que 10% à 15% de la population ait un dégoût de cette aromate mais malheureusement, cela risque de durer, c'est génétique...).

Tu pars sur une île déserte, l’aliment que tu emportes absolument

Je suis déjà partie sur une île déserte, en vrai. C'était à durée déterminée, donc ce n'est pas tout à fait pareil. Mais ça me permet de répondre à la question de manière très pragmatique : je n'emporte pas un aliment, pas folle ! J'emporte de l'eau douce déjà, du fil de pêche et des hameçons, et éventuellement un arbre, ou un truc du genre. Ca dépend du climat de l'île déserte, mais un bananier par exemple, c'est top. On peut tenir en se nourrissant uniquement de bananes et de poisson. Je recommande !

Que consommes-tu sans modération ?

Ca dépend du lieu et de la saison, j'ai des phases. Des phases complètement obsessionelles ! Aux Philippines, c'étaient les mangues par exemple. En France, cet automne, c'étaient les moules. Cet hiver, c'était le brocoli. En ce moment, c'est le fenouil. Et toute l'année, c'est la levure de bière. Je ne sais absolument pas pourquoi.

Ta gourmandise inavouable ?

J'ADORE la croûte du parmesan. Je pique celle des autres dans leur assiette. J'assume, mais je suis consciente que c'est crado.

La cuisine, c’est quoi pour toi ?

La cuisine, c'est un imaginaire collectif dans un espace et un temps donnés, des codes, des règles, des idées de ce qui est bon ou pas, de ce qui se prépare de telle manière ou d'une autre etc. En ce sens-là, c'est un sujet d'étude passionnant et un magnifique vecteur d'échanges culturels. Ca, c'est ce que je tente d'étudier sur mon blog.

De manière plus concrète, dans mon quotidien un peu bizarre entre plusieurs continents, la cuisine c'est avant tout arriver à me débrouiller avec ce que je trouve dans chaque endroit pour me créer un petit confort, celui de m'offrir des goûts que j'aime. Si je ne fais pas l'effort de comprendre où je suis, culinairement parlant, ce que j'ai à disposition et comment m'en servir, je n'ai plus qu'à aller chez McDo. Bref, la cuisine, c'est aussi avoir la modestie de simplement faire avec ce qu'on a.

Et puis il y a autre chose : il y a la cuisine comme objet médiatique. Je crois qu'à ce niveau-là, en France, on se monte un peu le chou en ce moment. Beaucoup de gens essaient subitement de faire de la grande cuisine chez eux, de tester tous les meilleurs restaurants de leur ville, d'être incollables en grands crus. On en parle partout, les cuisiniers sont starisés... Relax ! La haute gastronomie c'est comme la haute couture, ce n'est pas forcément pour tous les jours.

Le but pour moi n'est pas d'être un grand chef. Ou de manger quotidiennement chez des grands chefs. Ni même de “bien cuisiner”. J'aime manger chez moi. Et je cuisine plein de trucs au degré zéro de la complexité. L'important, c'est que ça me plaise. Même si c'est juste du brocoli bouilli avec un peu d'huile d'olive et du sel. Parce que c'est trop bon.        

D’où vient ton tempérament gourmand ?

Je ne sais pas si j'ai vraiment un tempérament gourmand. Je suis curieuse. J'aime les explorateurs, les aventures. Quand j'étais petite, je n'aimais rien. Ca exaspérait mes parents mais c'était surtout dur pour moi. C'est déprimant de ne jamais apprécier ce que l'on mange. Il y a une quinzaine d'années, j'ai mangé japonais pour la première fois, et ça m'a ouvert des horizons merveilleux et terriblement rassurants : oui, c'était possible de trouver de nouvelles choses que j'aime.

Depuis, je tente en permanence d'en trouver d'autres et je goûte un peu à tout. Quand je n'aime pas, je n'aime pas, mais au moins j'aurai essayé. Et puis quand je vis dans des coins perdus d'Asie, notamment dans les villages traditionnels où la nourriture est limitée, je n'ai que très peu de choix. Alors j'ai tendance à compenser le reste du temps.

Dans tes placards (et ton frigo), il y a toujours… ?

Bon, mon cas est un peu compliqué car j'ai passé l'année dernière entre trois pays : les Philippines, Taïwan et le Japon. J'ai changé d'appart plusieurs fois, bref, je n'ai pas vraiment de placard-type, puisque je ne mange pas la même chose d'un pays à l'autre – et puis aux Philippines, j'habitais avec une tribu, je n'avais ni placard ni frigo !

A Paris, mes fonds de placards sont assez particuliers. Il y a toujours des câpres, de la sauce soja, du mirin, du miso, du sake, de la bonite (rapportés du Japon), toutes sortes de vinaigres, de la levure de bière, des herbes de Provence ramassées par mes soins, et du beurre. C'est la base. En revanche, je n'ai quasiment jamais de pâtes, de sucre, de boîtes de conserves etc... Et je n'ai pas de café, je n'en bois pas.

Ta madeleine de Proust, le goût que tu n’arrives pas à retrouver ?

Les bonbons à l'anis que je mangeais enfant. Ils ont aujourd'hui disparu, ou sont de plus en plus rares. 

Ta recette super-express et super-bonne ?

J'adore cuire des légumes ou racines en utilisant une technique japonaise appelée “kinpira”. On les coupe en julienne et on les fait mijoter à couvert avec du mirin, de la sauce soja, du gingembre et un peu d'huile de sésame pendant une quinzaine de minutes. Les légumes restent croquants, on les mange froids en salade avec quelques graines de sésame. Ma manière préférée d'accommoder la bardane, les panais, les poireaux...

L’effort que tu fais pour ta ligne ?

Je ne fais pas d'efforts pour ça, je ne reste jamais inactive.

 C’est quoi les régimes pour toi ?

Quand je parle de régimes alimentaires sur mon blog, je parle d'interdits religieux, de géographie, de ressources... Les régimes culturels sont intéressants. Savoir d'où viennent les interdits alimentaires juifs, musulmans, bouddhistes par exemple, ça me plaît. En revanche, les régimes au sens où on l'entend dans la presse féminine, je trouve ça un peu étrange. Je n'aime pas l'idée de frustration.

Ta meilleure façon de bouger ?

Travailler dehors et voyager ! Ou bien faire du bateau, pêcher et faire de l'apnée (et parfois tout cela va ensemble.) Et puis marcher, je marche plusieurs kilomètres par jour. J'adore ça.

Une astuce gourmande pour embellir le quotidien ?

Ce serait chouette si tout le monde, au moins une fois par semaine, essayait un nouvel aliment ou un plat dont il n'a jamais entendu parler. Je ne parle pas d'exotisme, nous avons tous plein de choses à découvrir au sein de notre terroir natal. La curiosité appelle la curiosité !

Oh, grand merci Camille pour cette belle rencontre et bravo pour ton insatiable curiosité !

 

21/01/2013

Je me souviens... du thé

Je me souviens qu'ado j'ai commencé à boire du thé le matin au lieu de l'Ovomaltine de mon enfance,

Je me souviens du thé avec une rondelle de citron chez ma grand-mère,

Je me souviens du thé au lait de mes séjours linguistiques en Angleterre que je n'aimais pas trop,

Je me souviens des belles découvertes de thés inconnus à l'Ecole du thé avec Lydia et Carine,

Je me souviens du bonheur de visiter des boutiques de thé à Paris et ailleurs,

Je me souviens de ma collection de théières miniatures,

Je me souviens de ma quête du salon de thé idéal,

Je me souviens du premier thé vert japonais, amer et végétal,

Je me souviens de mon dégoût quand je dois boire le thé au petit sachet jaune,

Je me souviens d'une cérémonie du thé improvisée sur une table de cuisine à Matsue au Japon,

Je me souviens que toutes ces années je n'ai bu du thé que par plaisir et curiosité des cultures associées et jamais pour la santé...

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A propos du thé, on peut lire aussi : 

Quand on parle du thé avec expertise

Quand le thé se fait nomade

Quand le thé se mêle aux mets

23/10/2012

La Minute Gourmande du 23 octobre : faut-il garder le meilleur pour la fin ?

Souvent, on dit qu'il faut garder le meilleur pour la fin. Est-ce si vrai ? Ecoutons donc la Minute Gourmande...

14/09/2012

Le maïs, ce n'est pas trop mon truc...

Eh oui, je suis gourmande, curieuse, passionnée d'alimentation,... mais, comme à peu près tout le monde, il y a des aliments que je ne parviens pas à aimer. Au choix, les olives, malgré de multiples tentatives, la betterave cuite, les choux de Bruxelles (un des aliments les plus mal-aimés quand je sonde mes patients...), ... Et aussi, le maïs, un mets qui ne me réjouit vraiment pas.

Jamais de ma vie je n'ai acheté de maïs, frais ou en boîte. Jamais on n'en mangeait dans ma famille. J'avais dû en goûter à droite à gauche dans des salades mais une de mes premières vraies occasions de me confronter à cet aliment, ce fut lors d'un séjour linguistique aux Etats-Unis quand j'avais 15-16 ans (il y a donc fort longtemps...). J'étais accueillie dans une famille et on a dû manger des épis entiers et chauds, plat facile à faire qu'ils adoraient. Beurk !

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Aujourd'hui, je peux quand même en manger sans faire la dégoûtée mais je ne cours vraiment pas après et j'ai tendance à le laisser de côté quand j'en trouve dans mon assiette. Jamais je n'en mets dans une salade, et je n'en mange pas chaud non plus.

Mais je me demande ce qui me déplait, le goût, la texture ?

Le goût, pas sûr, car j'adore la polenta, j'ai bien aimé du pain au maïs quand j'ai eu l'occasion d'en goûter, j'ai même un très bon souvenir d'une soupe de maïs, mais était-ce dû à son assaisonnement ?

Toutefois, je me demande si je ne serais pas en train d'évoluer un peu. En tout cas, pour supporter le maïs quand il est enrobé. Quelques grains peuvent même me plaire mais pas tout seuls : ainsi, sous forme de tempura chez Guilo Guilo ou sous forme de kushiage (brochette panée) ches Bon, j'ai apprécié.

Je ne connais pas beaucoup de personnes qui n'aiment pas le maïs. Alors vous, vous l'aimez un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ?

NB : Le maïs est intéressant pour varier l'alimentation des personnes qui ont des (vraies) difficultés avec le gluten puisqu'il n'en contient pas. La polenta ou la farine de maïs permettent de nombreuses déclinaisons.

Photo © yotrakbutda - Fotolia.com
 

05/01/2012

Food italie : Italie et nourriture, tout pour me plaire !

Parmi mes cadeaux de Noël, l'un m'a tout à fait réjoui car il combine deux de mes amours : l'Italie et la bonne nourriture. Il s'agit d'un gros et beau livre, "Food italie", édité par Géo. Arpentant souvent les rayons des livres de cuisine et d'alimentation, je n'en avais pourtant pas entendu parler, ce fut donc une belle surprise.

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Ce merveilleux pays n'est pas avare de bons produits du Nord au Sud et c'est la bonne idée de ce livre d'en répertorier 150 selon leur région d'origine et de les raconter en mots et en images, avec quelques recettes aussi. Certains que je connais bien, d'autres à découvrir. De quoi se faire plaisir en le lisant et en imaginant des prolongements gourmands dans la réalité de cette belle péninsule.

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Et vous, vous avez eu des livres gourmands ou voyageurs pour Noël ?

28/10/2011

Rencontre avec Camille et Caroline, gourmandes BCBT

De temps en temps, au gré des rencontres, je donne la parole à des gourmandes BCBT : des gourmandes Bien dans leur Corps Bien dans leur Tête car les deux vont souvent ensemble. Des gourmandes qui s'acceptent et s'assument avec leur morphologie sans se priver. Cette fois, chance, nous partons à la rencontre d'un duo de charme !

Elles sont toutes les deux jeunes (25 et 27 ans), parisiennes, diplômées, passionnées par la bonne nourriture. Camille* est chef de projet au sein de l'agence Prunelle spécialisée en communication nutrition, dont je partage assez la vision plus orientée plaisir du goût que moralisatrice. Elle lisait mon blog et j'ai fini par la croiser dans la vraie vie. Caroline est une Food Reporteuse active, toujours à l'affût de découvertes et rencontres gastronomiques. Je ne m'étais pas trompée, ce sont deux gourmandes BCBT et j'ai eu envie de les interviewer en duo. C'est bien tombé, elles ont eu plaisir à faire connaissance me semble-t-il.

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Votre définition de la gourmandise

Camille : Avoir conscience que l’on se fait plaisir, et l’assumer.
Caroline :
La gourmandise, c’est ce qui va au-delà de l'acte strictement nourricier et tend vers le plaisir. La gourmandise c'est le plaisir par la nourriture. Et elle peut être vécue comme une transgression si le contexte dans lequel elle est exprimée est "répressif" consciemment ou inconsciemment.

Votre gourmandise favorite

Camille : la Dame Blanche : glace vanille et chocolat chaud. Et surtout pas de Chantilly ! La meilleure que je connaisse, c’est à la brasserie Georges à Lyon.
Caroline :
cela dépend de l’envie du moment, de quelque chose qui va attirer mon œil. Et j’adore les mille-feuilles au restaurant.

Votre dernière découverte gourmande ?

Camille : L’entremets « Inca » de Pierre Hermé aux accords étonnants : banane-chocolat-avocat-gingembre.
Caroline :
du vrai bon beurre rapporté de Normandie (de chez Olivier, fromager à Dieppe)

Le plat / l’aliment que  vous ne parvenez absolument pas à aimer

Camille : le boudin noir. Rien à faire, impossible de l’apprécier !
Caroline :
aucun quand c’est bon. Mais je n’aime pas les plats préparés industriels.

Vous partez sur une île déserte, l’aliment que vous emportez absolument

Camille : du pain si l’île est au Nord, de la pastèque au Sud !
Caroline :
du pain sans hésiter ! il me nourrira et se gardera longtemps.

Que consommez-vous sans modération ?

Toutes les deux :  du thé !

Camille : du thé Hojicha japonais pour moi
Caroline :
et moi du Oolong et toutes sortes d’autres thés.

D’où vient votre tempérament gourmand ?

Camille : de l’enfance. Mes parents m’ont donné le goût du bon, de la cuisine, m’ont fait découvrir les bons produits. Et je vivais à Dijon, ville très active en matière d’éveil au goût.
Caroline :
Bien sûr mes parents aussi m’ont éduqué au goût mais ma gourmandise actuelle est plutôt une manifestation explosive de ma prise d’indépendance récente : maintenant, c’est moi qui décide ce que je mange et j’aime ça !

Votre gourmandise inavouable ?

Camille : le Savane Brossard, j’assume !
Caroline :
rien d’inavouable !

La cuisine, c’est quoi pour vous ?

Camille : à la fois de la détente, du partage (j’aime cuisiner à plusieurs) et de la générosité
Caroline :
beaucoup d’amour

Dans vos placards (et votre frigo), il y a toujours… ?

Camille : tout ! J’aime avoir des placards bien remplis, j’ai toujours des fruits, des légumes, du fromage, des épices, des pâtes, du riz, toutes sortes de céréales, …
Caroline :
toujours du fromage (et du pain au congélateur pour dépanner) 

Votre madeleine de Proust, le goût que vous n’arrivez pas à retrouver ?

Camille : celui du couscous de mon père, avec un mélange d’épices qu’il fait lui-même, impossible à retrouver ailleurs. Et aussi les lasagnes de ma mère…
Caroline :
Moi aussi, le couscous ! Celui de ma nounou marocaine, absolument divin. Et aussi une pâtisserie  inoubliable qu’elle faisait, le raïf, rien à voir avec ce qu’on peut trouver ici.

Votre recette super-express et super-bonne ?

Camille : du pain perdu au chocolat, un délice ! (pas compliqué, on fait un chocolat au lieu du lait)
Caroline :
ce n’est pas de la cuisine mais je ne connais rien de mieux qu’un bon fromage avec du bon pain

 

L’effort que vous faites pour votre ligne ?

Camille : Je ne mange pas quand je n’ai pas faim, ce n’est pas vraiment un effort…
Caroline :
Je ne mange pas au restaurant plus d’une fois par jour et si j’ai fait des excès, je régule après en mangeant plus léger.

C’est quoi les régimes pour vous?

Camille : un cercle vicieux.
Caroline :
et c’est voué à l’échec.

Camille : Mieux vaut changer vraiment ses habitudes, si besoin en étant encadré.

Votre meilleure façon de bouger ?

Camille : la marche, j’adore ça, au minimum 45 minutes par jour. Et du Pilates.
Caroline :
moi aussi, je marche beaucoup. Ce n’est pas violent et cela me permet de faire des rencontres, de dénicher des adresses, …

Une astuce gourmande pour embellir le quotidien ?

Camille : les épices de Roellinger. Un peu de « poudre marine » sur un poisson au four par exemple, cela le transfigure.
Caroline :
être toujours curieuse et goûter chaque jour quelque chose de nouveau.


Merci Camille et Caroline pour ce beau moment de gourmandise partagé.

*Pour information, Camille vient tout juste de lancer son blog gourmand au drôle de nom Moutarde et Macaron

 

 

19/08/2011

On mange avec tous ses sens : le toucher

Oui, on mange avec tous ses sens et pas seulement le goût. Le toucher, lui, intervient de deux façons.

D'abord, bien sûr, il peut y avoir le fait de toucher les aliments : on est en Occident majoritairement dans une culture de la fourchette et du couteau mais il y a aussi des aliments/des circonstances où manger avec les doigts est admis : apéritif, biscuits, chocolat, pain, fromage, fruits, sandwich, etc. Toutefois, prend-on le temps dans ces moments-là de vraiment toucher l'aliment, de ressentir sa texture : douce, lisse, rugueuse, granuleuse, soyeuse, ... ? Sachez d'ailleurs qu'on manque de mots pour la qualifier si on se compare aux Japonais, j'avais écrit un billet qui évoquait notamment ce sujet.

alimentation,nutrition,bento,luncbox,salade-repas,quinoa,manger avec 5 sens,goût,savourer son repasPuis il y a surtout le toucher en bouche, la façon dont on perçoit la texture de l'aliment avec notre langue, nos dents, notre palais. On dit qu'on aimerait de plus en plus manger des aliments mous, qu'on mâche peu : yaourts, crèmes desserts, glaces, hamburger, ... Je ne sais pas si on peut généraliser ainsi...

Pour ma part, j'aime surtout la variété des textures dans un plat. A titre d'exemple, une salade-repas que j'ai savouré cette semaine comprenait de l'avocat moelleux, du concombre croquant, des crevettes fermes, du quinoa avec sa texture craquante si particulière comme des petites bulles qui éclatent en bouche. De façon générale, d'ailleurs, j'apprécie particulièrement le croquant, le craquant, le croustillant, .... Une personne venue me consulter me confiait aussi récemment qu'elle ne pouvait imaginer un repas sans une part de croquant. Sans cela, elle ne pouvait être rassasiée. Par exemple, elle était donc forcément amateur de pain croustillant. Alors que d'autres vont privilégier la mie ou le pain très tendre. Et j'ai plus de difficultés avec le pâteux, le farineux mais je m'y fais, notamment au contact du Japon, où ces textures sont fort prisées.

Et vous, quelles sont vos textures préférées ?

12/07/2011

D'où vient le goût pour un aliment ?

P1030766.JPGLe week end dernier, on s'est régalés d'un fabuleux risotto aux fruits de mer. Sans doute même meilleur que celui dégusté sur la côte ligurienne, le soleil en moins !

J'aime le riz basmati, thai, japonais, italien, ... Je l'adore sous toutes ses formes (pas trop la salade de riz quand même) et d'ailleurs, cela vaut mieux quand on aime le Japon...

Pourtant, ce n'était pas donné d'avance. Car je n'ai jamais mangé le moindre grain de riz à la table familiale. Je ne fréquentais pas non plus la cantine scolaire. Impossible de me rappeler ma première rencontre avec les petits grains blancs. Dans un restaurant sur la route des vacances ? En "colonie" de ski ? Clairement, cela ne m'a pas traumatisée au point de m'avoir marquée durablement !

Peu à peu, sans effort, je me suis mise à en manger de plus en plus souvent. Sous diverses formes. Pour le meilleur (un merveilleux risotto maison ou un moelleux riz à sushi au Japon) et le pire (je connais peu de selfs d'entreprise qui proposent un riz correct...). Sans jamais me lasser.

Les choses n'étaient donc pas écrites. Certes, le riz n'est pas un aliment des plus marqués en goût. Mais il en va de même avec de nombreux aliments. Est-ce une certaine curiosité de ma part, je n'ai pas trop de problème pour ajouter de nouvelles saveurs à mon répertoire gustatif. Et je ne pense pas être une exception en la matière. Bien sûr, on garde dans un coin de notre mémoire les goûts de l'enfance, nos madeleines de Proust, et notre éducation façonne certaines habitudes. Mais ne croyons pas que cela nous fige dans un carcan alimentaire, on continue à évoluer. Alors, notamment, pas d'inquiétude à avoir quand un enfant -ou un adulte- ne mange pas d'un aliment ou a une alimentation peu variée, rien n'est définitif ! 

24/04/2011

Quel est votre aliment préféré ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Peut-être croyez-vous adorer certains aliments parce que vous craquez dessus, parce qu'ils vous réconfortent, parce que vous les mangez en quantité sans pouvoir vous retenir. Mais s'agit-il vraiment de ce que vous préférez ? Réfléchissez... Quel aliment vous réjouit toujours quand vous le mangez, vous manque terriblement quand vous n'en avez pas à disposition, et dont vous seriez très malheureux/se d'être privé (e), par exemple pour des raisons de santé.

On m'avait posé cette question lors d'une formation sur le goût et, après réflexion, je m'étais dit que ce n'était pas le pain, pas le chocolat, pas les fraises non plus, que j'adore pourtant.  Non, c'est la tomate. Car je vois bien que c'est un des rares aliments qui me manquent quand je n'en mange pas pendant une longue période comme cela a pu arriver au Japon. Que je me languis d'en remanger alors qu'elles sont rares dans mon assiette en hiver car insipides et chères. Que je suis vraiment ravie avec une simple salade de tomates avec huile d'olive et basilic.

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Et vous, quel est votre aliment préféré ?