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25/02/2015

Je me souviens...

Je me souviens qu'elle se levait tôt tous les matins pour nous préparer une orange pressée,

Je me souviens qu'elle se tournait toujours vers des produits frais et n'achetait ni conserves ni surgelés,

Je me souviens qu'elle allait au marché trois fois par semaine et avait ses habitudes chez les maraîchers locaux,

Je me souviens qu'elle épluchait patiemment les épinards pour en faire une purée dont je n'ai jamais retrouvé d'équivalent,

Je me souviens qu'elle prenait toujours les morceaux les plus tendres chez le boucher,

Je me souviens qu'elle faisait des quatre-quarts, des cakes aux fruits confits, parfois un gâteau marbré ou une tarte aux pommes,

Je me souviens qu'elle faisait parfois des goûters crêpes et qu'elle passait beaucoup plus de temps à les faire que nous à les manger,

Je me souviens qu'elle n'aimait pas le riz et que du coup, on n'en mangeait jamais,

Je me souviens qu'elle cuisinait parfois un gratin de coquillettes le samedi midi,

Je me souviens qu'elle préparait rarement de la soupe et c'était toujours poireau-pomme de terre,

Je me souviens qu'elle avait acheté une yaourtière orange quand ce fut la mode et qu'on était passés aux yaourts maison mais qu'elle n'en mangeait pas,

Je me souviens qu'elle faisait de merveilleuses salades de fruits frais,

Je me souviens qu'elle faisait des frites, des pommes sautées, des pommes gaufrettes, des salades de pommes de terre mais qu'elle achetait des pommes dauphine,

Je me souviens qu'elle utilisait un très vieux robot, datant sans doute de son mariage, pour râper ou émincer,

Je me souviens qu'elle nous préparait des sandwiches en pain au lait pour les vacances et que j'aurais préféré de la baguette comme les autres,

Je me souviens qu'elle aimait la sole, les huîtres et le saumon fumé,

Je me souviens qu'elle aimait un certain gâteau à la crème de noix et aussi les sablés au citron,

Je me souviens qu'elle mangeait toujours les croûtons de la baguette,

Je me souviens qu'elle buvait du café au lait le matin et le digérait très bien,

Je me souviens qu'elle mangeait toujours des pommes Canada grises et jamais de poire,

Je me souviens qu'elle aimait le melon, les fraises, les pêches en été,

Je me souviens qu'elle adorait le café et pouvait en boire même le soir,

Je me souviens qu'elle m'a transmis le goût des bonnes choses.

Elle est partie.

Jacqueline G. 1933-2015

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28/12/2011

Chez nous, c'est la fête tous les jours ! - épisode 2 (ou quand la cuisine raconte une histoire)

On mange de temps en temps d'excellents risotti, la tradition italienne étant bien présente à table pour mon grand bonheur. Ce jour-là, en plus d'être délicieux, le risotto servi racontait une histoire, celle de celui qui l'avait cuisiné. En effet, ce risotto, au safran, à la brandade, au chorizo et à la tapenade n'était vraiment pas anodin car il disait ses origines, mi-italiennes, mi-espagnoles et aussi sa passion nippophile.

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Car le risotto, le riz Carnaroli, la purée d'olives utilisés, c'est l'Italie paternelle. Le chorizo et le safran, c'est l'Espagne maternelle. La brandade de morue, c'est sa ville natale de Nîmes (mais notez que cette brandade délicieuse était espagnole). Le bouillon dans lequel a cuit le risotto, c'était un dashi japonais. Et notez l'utilisation de baguettes en cuisine (non, non, ce n'est pas du snobisme !)...

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Tout cela a constitué un mélange richement parfumé qui nous a ravis.

Et vous, votre cuisine raconte-t-elle une histoire de filiation, de terroir, de passion, ... ?

07:01 Publié dans Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : italie, japon, transmission, risotto, brandade, chorizo, cuisine, famille | |  Facebook | |  Imprimer

31/01/2011

Je me souviens...

je me souviens, georges perec, italie, cuisine, partage, pâtes, familleJe me souviens des raviolis, les meilleurs que j'ai mangés,

Je me souviens des cannelloni, gorgés de sauce tomate,

Je me souviens des gnocchis, fermes et moelleux à la fois,

Je me souviens des farcis, que je n'ai jamais aussi bien réussis,

Je me souviens des involtini, une délicieuse découverte,

Je me souviens que pourtant, elle ne venait pas d'Italie,

Je me souviens que cuisiner était au coeur de sa vie,

Je me souviens que tous en profitaient, la famille, les amis,

Je me souviens qu'à son fils, elle a beaucoup transmis,

Mais la mamma, elle est partie...

24/12/2010

Joyeuses fêtes de Noël !

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12/12/2010

Repas de fêtes sans stress - un atelier utile et agréable

Fotolia_orane_noel.jpgJeudi, j'animais un atelier en vue des fêtes et des repas en famille ou avec les amis, qui sont en général d'actualité en cette période. Le but était d'enlever du stress à ces moments pour n'en garder que le plaisir d'être ensemble. Je pensais à plusieurs types de stress et les participantes en étaient assez représentatives, dans des styles différents :

- le stress d'organiser, que tout se passe bien, que les invités soient contents, que le menu leur plaise,

- le stress de prendre des kilos en enchaînant sans fin (et sans faim) les repas à rallonge, ou se lâchant car on se restreint le reste du temps,

- le stress de trop manger et d'avoir des suites de repas pénibles,

- le stress d'être mal vu(e) si on dit non trop souvent pour se resservir ou pour refuser un n-ième plat.

On a échangé beaucoup autour de ces sujets ; on a réalisé que, parfois, on se comportait en tant que personne invitante comme les personnes qui nous reçoivent et nous "gavent" ; on a réfléchi aux moyens de faire autrement ; on a passé en revue idées, contraintes, astuces des unes et des autres. Je vous livre quelques pistes :

- ne pas arriver affamé (e) pour ne pas se jeter sur l'apéro et se couper la faim ;

- se renseigner si possible sur le repas pour repérer ses mets favoris et garder "de la place" pour les apprécier (surtout si c'est les desserts qu'on préfère !) ;

- écouter ses envies pour privilégier l'entrée qu'on apprécie le plus (il y en a souvent 2, 3 ou 4) et prendre une moindre quantité (ou pas) des autres,

 - prendre (ou se faire servir) des petites quantités, notamment du plat principal, et ne se resservir que si c’est vraiment délicieux,

- zapper les mets habituels qu’on reverra très probablement, le fromage par exemple (sauf rareté), ou les chocolats qui pourront sûrement attendre quelques jours,

- ne pas se laisser complètement happer par l'ambiance conviviale, manger avec attention, savourer  les aliments pour les apprécier dès les premières bouchées et ne pas avoir à se resservir,

- ne pas avoir peur des aliments « riches », on en mange peu,

- savoir dire non agréablement, en complimentant avec précision sur le plat, si l'on n'a pas envie d'en reprendre,

- faire le point de temps en temps sur ses sensations et ne pas se sentir obligé (e) de manger autant que les autres si l'on n'en a pas envie,

 - après un repas très copieux, attendre si possible le retour de la faim.

 

Claire, spécialiste es fêtes en tous genres m'avait fait le plaisir d'être là et l'atelier l'a fait réfléchir en vue du réveillon qu'elle prépare pour une grande famille. C'est à lire ici.

Merci beaucoup à toutes les participantes pour les échanges riches et sincères.

Visuel copyright Fotolia_Orane

 

01/11/2010

D'où vient notre répertoire culinaire ? (plaisirs gourmands du 31 octobre)

En cuisine, certaines personnes perpétuent un répertoire culinaire issu de la tradition familiale, centré sur une région, un pays. D'autres ont une cuisine éclectique, nourrie de diverses influences au fil des découvertes et des envies.

Chez nous, c'est un peu un mix des deux : nous somme deux à cuisiner (oui, je sais, c'est une chance !). D'un côté, Italie et Japon, Italie par transmission, Japon par acquisition. De l'autre, pour moi, tout le reste* ! En fait, je pratique plutôt une cuisine occidentale, avec beaucoup de légumes, de céréales, du poisson, un peu de viande... Je n'avais pas de forte tradition culinaire familiale établie si ce n'est celle de bons produits frais et de simplicité maison. La preuve qu'on peut se mettre à la cuisine sans l'avoir apprise dans les jupes de sa mère, qu'on peut apprendre sur le tas et/ou sur le tard. Je fais toutes sortes de plats que l'on cuisinait peu ou pas dans ma famille (des soupes, des plats mijotés, ...). Je m'enrichis des recettes lues à droite, à gauche, dans les livres, les magazines, sur les blogs, ... Bref, une cuisine variée, à base d'envies et de plaisir. 

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Ainsi, dimanche, on a mangé un délicieux repas japonais le midi avec du boeuf mariné au miso (une recette tirée du livre "Harumi Kurihara dans votre cuisine)", accompagné de légumes au sésame. Le soir, j'ai fait un soufflé au potiron dont j'avais eu l'idée en lisant le magazine Saveurs et que j'ai un peu adapté. Il était proposé en accompagnement, j'en ai fait un plat principal avec une salade, cela me paraissait suffisamment nourrissant. Il était délicieux, doré, parfumé, onctueux.

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Et vous, d'où vous viennent vos pratiques culinaires ?

*avec une petite touche de Japon car j'ai du mal à mettre autre chose que de la cuisine japonisante dans mes petits bentos.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

16/04/2010

Cuisiner, un sentiment : Jacky Durand le montre bien

P1010612.JPGJ'adore les chroniques Foodingues de Jacky Durand dans Libération : il y transparaît un amour de la cuisine, de ceux qui la font et des aliments qui la composent, authentique et chaleureux qui donne envie de se mettre "aux fourneaux" sans attendre. Tout cela avec beaucoup d'humour. Aussi ai-je acquis avec gourmandise son recueil de chroniques, "Cuisiner, un sentiment" (éditions Carnets Nord). De quoi saliver devant toutes celles que je n'avais pas lues. C'est un voyage à travers les régions, les souvenirs, les aliments, que je vais déguster lentement.

Et le titre m'a plu. Bien sûr, il y a du sentiment dans la cuisine, et de l'amour. Cela me fait penser à plusieurs conversations récentes avec des femmes. Car de nombreuses femmes qui travaillent, qui ont des responsabilités, qui réussissent, se sentent terriblement coupables et soudain dévalorisées quand il n'y a rien à manger dans le frigo et qu'on en est réduits à décongeler une pizza ou faire des n-ièmes pâtes au beurre. Elles se sentent remises en cause dans leur rôle de mère en ne nourrissant pas "bien" leurs enfants.
Je ne suis bien sûr pas Elisabeth Badinter mais j'essaie :
- d'une part de les déculpabiliser : la femme parfaite qui est cadre sup ou bosse 10 heures par jour et passe 2h en cuisine le soir pour mijoter un bon petit plat, cela n'existe qu'en rêve !
- d'autre part de les aider à améliorer quand même l'offre de repas quotidienne en faisant appel à un peu d'organisation, à l'aide du congélateur et à des recettes simples mais bonnes. Car je suis persuadée qu'il n'est pas nécessaire de passer des heures en cuisine ou d'attendre le week end pour bien manger. Et, pour ce qui est du week end, ne peut-on pas abandonner ses dossiers et passer un peu de temps à choisir une nouvelle recette avec ses enfants, à la cuisiner avec eux, et à la savourer en famille ? De quoi leur créer à eux des souvenirs comme ceux de Jacky Durand...