23/05/2013

Ode à miss Carotte ou un repas facile, économe et délicieux !

Cela a commencé par un reste de salade un peu défraîchi. Plus très mangeable telle quelle mais pas question de la jeter. Je pourrais la cuire, la salade cuite, c'est délicieux, mais il n'y en a pas beaucoup. Alors je pense à une soupe de fanes de carotte dans laquelle elle pourrait se glisser. Et si autour de cette soupe, je faisais un repas tout carotte ? Car les repas à thème, vous avez peut-être remarqué, c'est une de mes marottes !

Je vois là aussi une belle occasion de réaliser enfin un carrot cake, gâteau que j'adore et mange assez rarement.

J'achète donc des jeunes carottes avec fanes et, la fin de journée arrivant, je me mets en cuisine.

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La soupe, je la fais au feeling, je fais revenir un peu d'oignon puis les fanes et la salade et ensuite j'ajoute un peu de pommes de terre et de l'eau, ça cuit gentiment, je mixe, un peu de crème pour l'onctuosité.

Pour le carrot cake, je me tourne vers ma bible gourmande du moment, "Cookies, muffins & co" de Pascale Weeks, une référence pour des desserts inratables et délicieux. Je prends sa recette de carrot cake, j'adapte à ce que j'ai sous la main (faisons le tour des placards, utilisons d'abord nos stocks avant d'acheter de nouveaux ingrédients...) : je mets du sucre roux et de la farine de châtaigne (j'ai dans l'idée qu'elle devrait bien se marier avec la carotte...).

Pour les variations, j'imagine du cru et du cuit, pourquoi pas de très classiques carottes râpées au cumin d'une part et des carottes cuites très finement émincées avec juste un peu d'ail, d'autre part ? 

Le tout a donné un repas fort plaisant aux saveurs et textures variées, avec une mention particulière pour le moelleux carrot cake vraiment délicieux. Et plutôt économique : outre la botte de carottes, j'ai utilisé ce que j'avais et fait aucun gaspillage.

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Et vous, vous les aimez comment les carottes ? 

20/05/2013

Un brunch maison, quel régal !

Tout a commencé par une recette de milk-shake de Bob's Juice Bar, glânée dans le magazine Régal, occasionnellement acheté en ce printemps. Monsieur est tombé dessus, l'accord fraise-datte medjoul lui a fait envie, du coup, j'ai noté l'idée dans un coin de ma tête.

Et puis au cours du long week-end de l'Ascension, j'ai eu envie de faire un brunch et j'ai repensé à ce milk-shake (par facilité, j'ai omis le beurre de cacahuète de la recette initiale mais pas Stéphanie qui semble l'avoir apprécié). 

Cela a entraîné une envie de pancakes et j'ai trouvé une recette fort appétissante de pancakes à la ricotta et aux zestes d'orange dans le petit livre de Pascale Weeks qui est une grande source de tentations. Pas le classique sirop d'érable pour les accompagner mais un sirop d'orange improvisé en faisant réduire du jus d'orange et du sirop d'agave.

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Je ne me suis pas pour autant orientée vers un brunch à l'américaine, cela a été plus éclectique.

Je me suis souvenue que j'avais de la farine de châtaigne et il ne faut pas la conserver trop longtemps. Du coup, j'ai trouvé une recette de moelleux à la châtaigne que j'ai un peu adaptée (lait d'avoine*, sucre rapadura) : un délice moelleux et parfumé.

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Mais dans un brunch, il y a aussi du salé. Pas envie de mettre des oeufs au programme car il y en a déjà dans le gâteau et les pancakes. Allons-y pour un accord plutôt classique : une tartine de fromage frais et saumon fumé avec des graines fermées de fenouil.

Je venais d'acquérir une tartinade de homard (très chic !) dans une sympathique boutique bretonnante tout près de chez moi : Ty Miam Goz et j'ai fait des petits toasts chauds.

J'ai aussi pensé salade et je suis tombée par hasard sur une recette tout à fait de saison chez Clea: salade de roquette à la rhubarbe, au chèvre et aux noix de pecan, qui a apporté une note acide-amère délicieuse.

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Côté fruits, ceux de saison (fraise et rhubarbe) étant déjà présents, je me suis tournée vers les fruits exotiques et j'ai fait une sorte de confit d'ananas-mangue-banane agrémenté de poudre équinoxiale, fondant et parfumé, une merveille !

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Tout cela était varié, copieux, délicieux (un peu d'auto-congratulation !).

Quand on prend un brunch à l'extérieur, il arrive souvent qu'on mange trop par envie de tout goûter, convivialité, peur de gâcher... Chez soi, l'avantage, c'est que l'on peut picorer un peu de tout et s'arrêter quand on n'a plus faim. Ainsi, il y a eu plein de restes pour les jours prochains ou le congélateur ! Et sans forcément faire tout cela, on peut facilement sortir du classique : tartines-viennoiseries/jus d'orange/oeufs brouillés...

Et vous, vous en faites des brunchs maison ?

*Au global, j'ai voulu être efficace : j'avais une brique de lait d'avoine, c'est donc lui qui a servi aux milk-shakes, au moelleux et aux pancakes.

17/05/2013

Le printemps, c'est vert, alors pourquoi pas un menu tout vert !

Le jaune, l'orange, le rouge sont des couleurs bien présentes dans les aliments. Et pourtant, c'est le vert que je vois revenir le plus souvent, par hasard, quand j'imagine des menus monocolores.
Et c'est possible presque en toute saison. Il y a déjà eu ainsi :

- un repas récent vide-congélo,

- un repas de début de printemps tout légume,

- un repas de fin d'été,

- une sorte de mini-buffet estival,

- un repas d'automne,

- un bento.

Cette fois, c'était totalement imprévu. Je me suis retrouvée avec quelques fines asperges, une courgette, un demi-concombre. Réfléchissant à une salade de céréales et asperges, je tombe sur une recette toute verte de la délicieuse blogueuse Pascale Weeks : du quinoa vert aux asperges. Il n'en fallut pas davantage pour me donner envie d'un menu vert car j'aime ce type de contrainte amusante qui permet souvent de sortir de ses habitudes.

- Mais je n'avais plus assez de quinoa, alors j'ai utilisé un mélange de céréales que j'avais rapporté du Japon. Comme Pascale le conseille, on le "verdit" en le faisant cuire avec un bouillon de feuilles vertes, ici épinards et roquette.

- Puis, saison oblige, j'ai pensé à une sorte de tapenade de petits pois. J'ai fait cuire un peu les petits pois puis mixé avec un peu d'ail, citron, St Moret, persil plat.

- Avec la courgette, le concombre + un peu d'épinards et de petits pois, j'ai fait une soupe froide toute verte.

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- Il restait à faire le dessert. Pour la couleur, il y a le choix entre la pistache et le matcha. C'était jour de congé, pas envie de me mettre en quête de pistache, donc j'ai opté pour le matcha, auquel je suis habituée. J'ai songé à des muffins et puis finalement, j'ai trouvé une recette de crêpes au matcha dans un livre auquel je ne pense pas assez, "La Cuisine japonaise de Kimiko", que j'ai servies avec des fraises.

Tout cela a bien sûr pris un peu de temps mais il n'y avait rien de compliqué et le résultat était joli (autant bleu que vert !) et vraiment délicieux.

16/05/2013

Le sandwich au homard, le buzz et nous...

Il y a quelques semaines a ouvert à Paris le Lobster Bar, un lieu spécialisé dans le sandwich au homard inspiré par le Nord-Est américain. La blogosphère foodeuse a bruissé de cette nouveauté, qui ne m'a guère tentée. Monsieur est, quant à lui, fort amateur de ce mets de choix, qu'il a rarement l'occasion de déguster. Mais il n'est pas prêt à tout pour savourer cette luxueuse bestiole : de superbes expériences bretonnes chez Olivier Roellinger à Cancale ou à Portivy restent dans sa mémoire gustative et il ne veut pas les gâcher par des occasions plus banales. Et le fait de la mettre en sandwich ainsi que sa méfiance envers ce type d'ouverture branchée le dissuadaient clairement de fréquenter ce lieu. Je me sentais donc tranquille côté "lobster roll".

Ce fut le cas jusqu'à la lecture de l'hebdo de la RATP, A Nous Paris, la semaine dernière. Le journal s'est livré à un comparatif de cinq sandwiches au homard parisiens, de styles très variés. Et voilà que l'homme, à mon grand étonnement, se déclare intéressé... Avec une préférence pour le club sandwich de Dessirier, lieu chic et maritime appartenant à la galaxie des restaurants de la famille Rostang.

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Cette envie conjuguée à la relative rareté des tables ouvertes en une semaine de vacances et de pont nous ont menés jeudi de l'Ascension dans le 17eme arrondissement, à l'Oyster Bar de Dessirier.

Avec un nom pareil, je m'imaginais un vaste comptoir de bar aménagé dans la brasserie. Point du tout ! L'Oyster Bar, ce sont en fait un petit comptoir et quatre sièges-tabourets devant le banc d'huitres à l'extérieur. Nous avons découvert ensuite que nous étions les premiers clients du club sandwich en ce lieu nouvellement installé. Le temps un peu frais et la précision qu'il faudrait attendre 20 minutes (plutôt bon signe...) ne nous ont pas découragés ! Après donc une bonne attente, les belles assiettes arrivent : un superbe club sandwich aux étages colorés et une salade rehaussée de pommes paille.

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Le sanwich est délicieux, très riche en parfums (qui masquent quand même un peu le homard, pourtant bien présent...) et textures : pain aux céréales toasté, tomates, salade, sauce crustacée, oeufs de poisson au wasabi,... Les croustillantes pommes paille avec la salade craquante sont un très plaisant complément. 

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Bien sûr, ce n'est pas vraiment donné : 29 euros pour le club sandwich copieux et bien garni, un verre de vin et un café, plus un service attentionné. Mais c'est une belle pause déjeuner, à se ré-offrir peut-être même quand la chaleur sera plus présente. 

Et vous, le buzz déjeunatoire, qu'est-ce que cela vous dit ?

Dessirier, 9 place du Maréchal Juin , Paris 17eme, 01 42 27 82 14

13/05/2013

Les amis, l'appétit, l'affirmation...

Souvent, les personnes qui viennent me voir, au début du travail que nous faisons ensemble, disent qu'elles parviennent à écouter leurs sensations alimentaires au calme, chez elles, à la cantine, au bureau... Mais que tout tombe à l'eau dès qu'il s'agit de repas en famille, avec des amis, festifs, ... Fatalité ? Bien sûr que non ! Mais le travail peut prendre une autre forme : savoir dire non, apprendre à faire des compliments, savoir s'affirmer, renoncer à goûter certains plats, .... Cela vient dans un deuxième temps puisqu'on ne peut dire "stop" à l'ami(e) qui vous sert que quand on cerne bien son rassasiement. 

 Ainsi, un dimanche midi récent, nous étions invités chez l'un de nos amis, fin cuisinier et gourmet. Il nous avait préparé un repas classique comme on fait quand on veut bien recevoir : apéritif, entrée, plat, fromage, dessert. Or vous êtes probablement nombreux(ses) à savoir que vous n'avez pas l'appétit pour manger copieusement de tout cela.   Bien sûr, on peut manger un peu trop, cela arrive et on peut faire confiance à son corps qui ensuite manifestera durablement sa non-faim. Mais si possible, pas beaucoup trop, pour éviter un notable inconfort qui pourrait gâcher le souvenir du repas. Que faire donc ?

- d'abord, connaître son appétit afin de savoir doser la quantité de chaque plat pour profiter agréablement du repas jusqu'au bout. Ainsi, à l'apéritif, j'ai pris quelques petits canapés très bons (mini-blinis feta-poivron ou feta-aubergine) en quantité limitée car c'est assez nourrissant et on n'en est qu'à l'apéritif.

- ensuite, manger avec plaisir ce qu'on aime, en l'occurence de délicieuses asperges blanches : facile de modérer la quantité quand on se sert soi-même. On peut donc commencer par une petite quantité, quitte à se resservir si on apprécie vraiment beaucoup.P1070694.JPG

- de la même façon, chacun se servait le plat suivant, un fondant gigot d'agneau avec des pommes de terre. A ce stade du repas. on se doute qu'il y aura peut-être du fromage et bien sûr un dessert. Mieux vaut commencer avec une petite portion, quitte à y revenir. Si on est servi(e), c'est justement le moment de demander une portion raisonnable "pour garder une place pour le dessert". Et on n'a pas à se sentir obligé(e) de se resservir même si cela est proposé. On peut refuser poliment, montrer qu'on a vraiment apprécié le plat et ne pas se sentir responsable de finir si les quantités sont très copieuses (la cuisine des restes ou le congélateur, ça existe !).P1070695.JPG

- Ensuite le fromage : si on en mange régulièrement et qu'on n'a plus très faim, on peut zapper cette étape. J'ai pour ma part mangé une "lichette" d'un étonnant fromage que je ne connaissais pas, une tome à l'ail, mais pas plus car je sentais bien que je n'avais plus très faim.

- Enfin, les desserts, en provenance de Pierre Hermé (grâce à notre ami de Tokyo, de passage à Paris et assez amateur de ce pâtissier) et assez impressionnants par leur taille. J'insiste pour avoir seulement une petite part (1/3) de mille-feuille au praliné et un demi "chou" et je prends le temps de les apprécier sans ressentir le besoin d'en reprendre.

Bref, au global, je sens que j'ai mangé un peu au-delà de ma faim mais sans que cela soit inconfortable. Je régulerai le soir en ne mangeant quasiment pas et la faim reviendra le lendemain.

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Et pour vous, cela se passe comment, les invitations amicales ou familiales ? 

10/05/2013

Et si c'était le printemps (suite) ? Vive les petits pois !

Il y a vraiment des aliments emblématiques du printemps : les asperges, les fraises, les fèves... Et les petits pois. Je m'étonne un peu moi-même de cet ode à cette petite bille verte car je les ai longtemps fuis. Sans doute car c'était des petits pois en boite, fades, trop cuits, pâteux, ... Mais je me suis peu à peu réconciliée avec eux, jusqu'à carrément les apprécier quand ils sont frais et croquants.

En ces jours printaniers, j'ai donc eu envie de les inviter dans ma cuisine. J'ai commencé par faire un tour chez le marchand de légumes, et j'ai pris aussi des fèves. Le temps passé à les écosser est plutôt plaisant (les fèves, c'est un peu plus fastidieux...). Je n'avais pas de recette précise en tête, envie d'un plat mijoté, je me suis tournée vers un curry de légumes de printemps et poulet, en partant d'une base de curry de légumes savouré cet hiver. Légumes, poulet, garam masala, lait de coco, coriandre... Je me sens de plus en plus à l'aise avec ce type de recettes. Résultat : un plat absolument délicieux !

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Pour rester dans une touche totalement printanière, j'ai imaginé une "verrine" en dessert. Là encore, il s'agit de décliner de façon simple et intuitive une recette déjà appréciée en plus simple. Cela donne un dessert à trois étages : compote de rhubarbe, crème fouettée (improvisée avec de la crème et un peu de reste de lait de coco du curry), fraises citronnées, crumble (palet breton émietté). Un régal (bon, d'accord, la présentation, ce n'est pas encore vraiment ça !)!

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Le lendemain, il restait un peu de ce curry et je l'ai réchauffé un peu et agrémenté de quinoa (mélange des cultures !) pour un parfait bento.

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Quelques jours plus tard, retour des petits pois. Je venais d'acheter le nouveau magazine Zeste et une drôle de recette de "galettes aux petits pois et courgettes" m'a attirée. Ausitôt dit, aussitôt fait, ce sont des sortes de petites crêpes épaisses avec petits pois (entiers et mixés), courgette, feta, oeuf et farine : excellent et à refaire !

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Et vous, vous les aimez, les petits pois ? Comment les cuisinez-vous ? 

22/04/2013

Monsieur et son italianitude... ou Viva la cucina italiana !

Monsieur mon cuisinier perso, grâce à ses racines italiennes et à la transmission culinaire de la mamma, nous régale régulièrement des délices de la péninsule. Et particulièrement ces derniers temps, pour mon plus grand plaisir.

Ainsi, il a cuisiné des pâtes de différentes façons car les pâtes, cela se décline selon les saisons et à l'infini !

Et, chose qu'il n'avait pas pratiquée depuis des années, il a fait des pâtes maison, en l'occurence de succulents raviolis épinard et ricotta, délicieux avec de la sauce tomate...

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...et aussi légèrement gratinés, miam !

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Il y a eu aussi des pâtes all'amatriciana, avec des tomates et de la pancetta,

 

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ou celles-ci dont la drôle de forme est parfaite pour attraper la sauce.

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 L'Italie à la maison, c'est aussi le risotto qu'il réussit si bien, celui-ci aux gambas, safran et fenouil...

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 ...ou celui-là aux légumes.

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Et avec le printemps qui s'installe, on peut se régaler d'une assiette colorée et parfumée comme celle-ci :

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Alors, vraiment, vive la cuisine italienne !

Et ce n'est pas les délicieuses Edda et Floriana dont les écrits me réjouissent si souvent qui vont me contredire ! 

17/04/2013

Et si c'était le printemps ? ou Vive les asperges

Souvent à la fin de l'hiver, certain(e)s commencent à trouver le temps long, le choix de légumes répétitif, les idées rares. Ce n'est pas trop mon cas mais il est vrai que, comme beaucoup, je me suis réjouie de l'arrivée du soleil sur Paris dimanche. Peut-être que le printemps longtemps attendu arrive enfin ?!

Coïncidence, ce printemps du renouveau s'est aussi invité dans l'assiette ce week-end avec deux repas différents combinant délicieusement un peu les mêmes aliments.

- un repas joliment composé : asperges au parmesan, bresaola marinée et basilic, fèves et chorizo croustillant, tomates cerises et burrata. Que de délicieuses saveurs ! Avec quelques fraises pour terminer en douceur.

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- le lendemain, des spaghetti aux asperges, fèves, bresaola et burrata. Le mélange de ces aliments était parfaitement harmonieux.

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Vous avez vu que ces deux repas contenaient des asperges, vrai légume de printemps. Eh bien, cela ne s'est pas arrêté là.

Lundi, inspirée de loin par un taboulé aux aspergesd'Agnès l'interprète, je me suis préparée une salade de quinoa aux asperges vertes, concombre et aussi du céleri et du basilic (des restes) et huile d'olive et citron. Délicieuse !

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Mardi suite à la tardive annulation d'une consultation, j'ai improvisé un déjeuner à la Pascade, lieu que j'aime beaucoup. La carte est renouvelée régulièrement en fonction des saisons et j'ai choisi une pascade aux pointes d'asperges blanches et vertes. Un régal ! Suivie d'une demi-pascade sucrée, ce fut un savoureux déjeuner.

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Et chez vous, le printemps est-il dans l'assiette ? Et aimez-vous les asperges ?

 

15/04/2013

Je me souviens de Peau d'Ane... et je goûte son gâteau

Je me souviens que dès que j'ai appris à lire, j'ai dévoré les livres.
Je me souviens que j'ai beaucoup aimé les contes de fées.
Je me souviens que Charles Perrault et Andersen m'ont accompagnée.
Je me souviens que j'avais un livre-disque de la Petite Sirène que j'écoutais dans mon mange-disque.
Je me souviens que j'avais lu l'histoire de Peau d'Ane.
Je me souviens de mon ravissement quand j'ai vu le film.
Je me souviens que je l'ai souvent revu.
Je me souviens de la voix cristalline et de la blondeur de Catherine Deneuve.
Je me souviens que j'aimais beaucoup aussi les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.
Je me souviens que j'adorais les comédies musicales.

Et il y a quelques semaines, la foodosphère a bruissé d'une info : Dalloyau avait recréé à sa façon le gâteau que concocte amoureusement Catherine Deneuve dans le film. Ils ont eu l'idée de passer de la fiction (en)chantée à un gâteau bien réel, cela en parallèle d'une exposition consacrée à Jacques Demy à la Cinémathèque. Le gâteau a été imaginé sous la houlette de Yann Brys, Directeur de la création de Dalloyau et meilleur ouvrier de France. Habituellement, je me tiens plutôt à l'écart de ce type d'opérations assez commerciales et je préfère souvent les gâteaux maison. Mais la description appétissante du gâteau, et ce clin d'oeil à mon enfance m'ont entraînée sur le site de Dalloyau il y a quelques jours. J'y ai pré-commandé un gâteau (bon, 22 euros, ce n'est pas donné !) à retirer en magasin (il était en vente à partir du 10 avril).

Ce fut chose faite dimanche matin et je suis rentrée en mon logis l'offrir à "mon prince" (et le partager avec lui !). C'est un cake moelleux assez dense avec de l'amande, un parfum de vanille et un glaçage aux pommes. Il est délicieux pour qui aime ce type de gâteau "sec", on l'a savouré en plusieurs fois. Pour faire encore mieux, j'aurais apprécié que le glaçage recouvre aussi les côtés afin qu'on en profite plus largement car il est très plaisant. Au global, reconnaissons que c'est un très bon cake mais pas non plus inoubliable, et c'est le contexte aussi qui rend l'expérience amusante !

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En prélude à sa dégustation, nous avons (re)vu la fameuse séquence où Catherine Deneuve pétrit un improbable gâteau (avez-vous déjà essayé de le faire ?). Je savais mon "prince" peu fervent de comédies musicales mais j'ai découvert qu'il n'avait jamais vu ce film même partiellement et là, il n'a franchement pas aimé ! Pas de quoi le détourner du cake toutefois ! Et il m'a offert la bague cachée dans le gâteau, qui sied parfaitement à mon doigt !

Fait amusant : Dalloyau et Peau d'Ane ont presque le même âge : l'auguste maison est née en 1682 alors que le conte a éclos sous la plume de Charles Perrault quelques années plus tard, en 1694. 

Et bien sûr, je vais aller voir l'expo ! En attendant, il y a un joli dossier sur le site de France Inter.

Et vous, vous connaissez/aimez Peau d'Ane ?

 

10/04/2013

Au plus près de la mer et de ses fragiles richesses...

La semaine dernière, nous avons fait une escapade délicieuse en Bretagne. Tout est parti de produits que nous aimons beaucoup, les conserves de la Compagnie Bretonne du Poisson. J'avais noté qu'ils étaient basés au port de St Guénolé, tout près de celui du Guilvinec. Un prétexte à partir en Bretagne... Je les sollicite pour une visite, ce qu'ils acceptent gentiment, bien que cela soit prévu plutôt en été. Puis je découvre qu'au Guilvinec s'est développé une "Cité de la pêche", Haliotika, proposant diverses animations. Sur cette base, j'ai organisé un petit séjour sur les côtes bretonnes, très tourné vers la mer et ses produits.

Le voyage commence à Quimper, courte découverte de la ville et dîner raffiné dans un restaurant plutôt chic, l'Ambroisie, où la carte courte rassure sur la fraîcheur des produits, essentiellement marins. Le chef, Gilbert Guyon, est installé de longue date. Le repas est une réussite de bout en bout, des originales et très locales bouchées apéritives (sucette de langoustine, galette aux rillettes de maquereau, ....) au Saint-Pierre au jus de safran en passant par une délicate galette d'araignée de mer (photo), des mini-baguettes de pain maison, un très goûteux beurre demi-sel et des fromages tous locaux et savoureux.

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Deuxième étape : le lendemain, départ pour le port du Guilvinec où nous attend une "journée immersion" organisée par Haliotika, destinée à nous faire découvrir tous les aspects de la vie du port.

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Cela commence par un atelier du goût qui vise à nous faire (re)connaître toutes sortes de poissons et crustacés.

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Avec moult explications passionnantes sur leur façon de se nourrir et de se protéger. Et une petite dégustation de poissons.

On va ensuite explorer les coulisses de la criée où se vend le poisson fraîchement arrivé, selon les heures, celui des bateaux hauturiers, qui partent 14 jours en haute mer" ou des côtiers qui partent pour 2-3 jours voire seulement la journée.

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Avec un rôle central du premier intermédiaire de la vente de poisson : le mareyeur. On continue par une dégustation de langoustines, aussi nommées les "demoiselles de Guilvinec", dont la pêche est devenue une spécialité depuis un siècle.

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Puis déjeuner dans une charmante et bretonnante Chaumière, visite du port avec zoom sur ses différents métiers car il n'y a pas que les pêcheurs loin de là mais aussi beaucoup d'entretien, la fabrication des filets et autres matériels, un petit chantier naval (on nous narre une terrible anecdote d'un armateur ayant commandé trois bateaux en Asie pour diminuer ses coûts et en ayant reçu deux sur trois inutilisables pour défaut de fabrication... Belle économie !).

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Et on finit par une visite de l'exposition dédiée à la pêche, qui met en scène de manière très concrète la vie de deux pêcheurs bien réels, Philippe et Johann, l'un hauturier, l'autre côtier. Avec la vie à bord, ce qu'ils mangent, comment ils pêchent, ...

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La compréhension des différents modes de pêche : le chalut un peu brutal, dont la forme et le maillage sont savamment pensés (notamment ici pour éviter de pêcher des spécimen trop jeunes, ce qui freinerait les capacités de reproduction) ; la bolinche, filet qui peut encercler des bancs de poissons, davantage adapté aux poissons bleus fragiles comme la sardine ; la palangre (ligne à plusieurs hameçons) et la ligne toute simple, le moyen de pêche le plus traditionnel (pour du bar de ligne par exemple, forcément plus coûteux), les casiers destinés aux crustacés dont un casier en bois de châtaignier dédié à la capture du homard....luxueux de bout en bout cet animal !

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Et on nous parle aussi des commandements d'une pêche respecteuse (malheureusement pas suivis par tous les pays...), l'explication de la composition du prix du poisson, la formation, la sécurité, etc.

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Pour tout cela, on a une super guide, Anne, enjouée, passionnée, soucieuse de nous faire passer un moment agréable et instructif, nous donnant au fil de la journée une multitude d'informations intéressantes. Et on repart de là un peu plus conscients de la façon dont les produits de la mer arrivent dans notre assiette, une raison de plus pour les respecter et les savourer avec l'attention qu'ils méritent...

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Troisième étape : St Guénolé
On se promène sur le port, on contemple la mer, on visite l'entreprise Jean-Francois Furic, qui produit les conserves de la Compagnie Bretonne du Poisson. Là, on nous explique l'exigence de qualité de la pêche de cette entreprise (la meilleure période pour les différents poissons, les tailles et différents critères), on nous montre que le travail est encore largement manuel, on nous précise les modalités d'appertisation (mise en conserve) et les nombreux contrôles pour garantir la haute qualité et la sécurité alimentaire.

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On découvre comment on passe des lottes aperçues à la criée à la boite de foie de lotte, véritable "foie gras de la mer". Et on repart en s'offrant quelques boites d'un de leurs produits merveilleux et rares, les filets de thon germon (pas la peine de les chercher, vous ne les trouverez pas ! Ils ne sont en vente que dans leurs boutiques). Merci beaucoup à M. Cariou pour son accueil et ses explications détaillées.

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Enfin, après un passage par Audierne, très joli port, on profite d'être à proximité pour aller jusqu'à la Pointe du Raz et la baie des Trépassés. Nous séjournons dans un hôtel merveilleusement situé en bord de plage : on peut rester longtemps là à contempler les mouvements de la mer, la variation de ses couleurs au fil de la journée, les traces qu'elle laisse sur le sable. Et on fait une fabuleuse balade surplombant la mer bleue turquoise pour rejoindre la Pointe du Raz.

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Les produits de la mer se sont évidemment largement invités dans notre assiette. on a mangé de fameuses huîtres de l'Ile Tudy (belle découverte), de fraîches langoustines, de l'araignée de mer dont on traque avec minutie la délicieuse chair cachée dans les recoins de sa carapace, divers coquillages, un peu de poisson.

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L'unique exception aux plaisirs issus de la mer, ce furent de fines et craquantes galettes à Quimper dans une crêperie hautement recommandable, An Diskuiz, ou l'on vous demande si vous préférez votre galette kraz ou soupic (craquante ou souple) et où l'on privilégie largement les produits de l'artisanat local (tous les partenaires sont listés sur la carte).

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Seul regret gustatif : à de très rares exceptions près, le pain fut partout une catastrophe, de la baguette cartonneuse et insipide, le pire du pain. Où sont donc les bons boulangers bretons ?!

En revanche, cerise sur la galette, il se passe une chose extraordinaire en Bretagne à chaque fois que nous y allons, nous n'avons rencontré que des gens gentils, accueillants, souriants, chaleureux, serviables. Promis, on revient vite !