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28/08/2017

Alors les vacances ? 4ème épisode, des disparitions, des hommages, le mien à Paule Neyrat

Si vous n'étiez pas en vacances sur une île déserte, vous avez probablement entendu parler de plusieurs disparitions de personnalités du monde culturel en août et hommage leur a été rendu, de façon plus ou moins marquée dans les médias : la si passionnante et libre Jeanne Moreau, l'élégant Claude Rich, le dramaturge Sam Shepard, Jean-Claude Bouillon, héros télévisuel de mon enfance... Mais est passé naturellement beaucoup plus inaperçu mi_août le décès de Paule Neyrat, diététicienne et gastronome, co-auteur de livres de cuisine et très active dans de multiples domaines de la nutrition et de la gastronomie. Camille Labro l'avait rencontrée il y a quelques mois à l'occasion de la sortie de son livre, "Manger heureux, vivre vieux, mourir en bonne santé".

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Pour ma part, j'avais entendu parler d'elle depuis longtemps, et notamment de ses collaborations avec Alain Ducasse (elle avait participé au très bon Nature) . Et j'avais été très étonnée et touchée quand elle avait chroniqué mon livre de façon très sympathique l'année dernière lors de sa sortie (sans doute l'attachée de presse lui avait-elle envoyé). Elle avait dû garder mon nom en tête car, juste avant l'été, quand j'ai été contactée par une équipe coréenne pour un reportage sur le chocolat, c'est elle qui avait donné mon contact

J'avais feuilleté son livre, été attirée par les recettes, mais moins par les considérations nutritionnelles, que je ne connais que trop... Toutefois, j'ai eu finalement envie de l'acheter quand j'ai appris sa mort, me disant que ce dernier livre, signé toute seule, était en quelque sorte son testament culinaro-nutritionnel et vu son long parcours expert, il méritait de l'attention.

Du coup, mon hommage personnel a consisté à réaliser plusieurs recettes de saison issues de cet ouvrage (et ce n'est pas fini !) :

- sa "poudre magique" à base de fruits secs, curcuma, graines de chanvre, à saupoudrer partout (un alicament selon elle, mais aussi très bonne au goût),

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- de la sauce chermoula très parfumée,

- une soupe de courgettes à la mozzarella,

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- des aubergines farcies à la mozzarella et gratinées,

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- une cocotte de pois chiches aux poivrons,

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toutes délicieuses et pas compliquées. Ce sont surtout le goût et la simplicité qui m'intéressent, plutôt que le fait de manger tel ou tel aliment pour ses vertus. Mon credo est davantage d'avoir le maximum de variété d'aliments pour bénéficier des bienfaits de chacun sans avoir à se poser trop de questions.

Et vous, quelles disparitions vous ont touché(e) ?

26/08/2017

Alors les vacances ? 3ème épisode, un peu de cuisine peut-être ?

Les vacances, cela pourrait être ne rien faire. Vraiment rien. Mais cela peut être aussi prendre son temps pour quelques activités qu'on aime, cuisiner par exemple. Pour faire simple et bon.

Là encore, de nombreux commerces prennent un peu de repos mérité. Mais la nature continue sa production saisonnière et je l'ai cherchée chez ceux qui restaient ouverts pour la mettre à disposition : je suis allée trouver de bons légumes au marché Wilson dans le 16eme, où Valdemar Barreira, un de ses anciens salariés, a repris le stand et l'exploitation du célèbre maraîcher Joël Thiébault. Quelques autres à l'épicerie RAP, qui en fait venir d'Italie ou chez Au Bout Du Champ dans la proche rue des Martyrs pour compléter.

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Je me suis par exemple amusée avec les couleurs au gré des aliments que j'avais sous la main et j'ai préparé :

- une délicieuse assiette toute verte, avec courgettes grillées, tomates vertes, poivron grillé, concombre, salade et basilic

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- une assiette crue toute jaune avec tomate, poivron, courgette.

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- une ratatouille jaune elle aussi, avec le reste des poivron et courgette et tomate ananas, aubergine blanche.

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- et aussi des légumes de saison grillés au four,

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- plusieurs salades tomate-mozzarella-basilic-huile d'olive : quand les ingrédients sont bons, c'est un de mes classiques d'été préférés.

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- une tarte aux courgettes verte et jaune, joliment arrangée (un peu d'auto-satisfaction !) et délicieuse 

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- un merveilleux gaspacho andalou, mon premier, avec une recette dEdda Onorato, qui connait bien au-delà de la cuisine italienne !

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- une tarte aux abricots : tous les abricots que j'ai achetés cette année ont été catastrophiques, les cuire fut le seul moyen de les rendre acceptables...

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Et encore bien d'autres plats savoureux, en alternance avec Monsieur bien sûr !

Et vous, avez-vous cuisiné avec les ressources locales ?

24/08/2017

Alors, les vacances ? 2ème épisode, on mange au resto ?

Si vous êtes parti(e) en vacances, en France ou à l'étranger, peut-être avez-vous eu l'occasion de découvrir quelques tables locales, simples ou gastronomiques. J'espère que vous vous êtes régalé(e). A Paris, il est clair que, repos oblige et période d'activité plus calme, un grand nombre de tables ferment en août. Il reste bien sûr des brasseries, restaurants de chaînes, etc., pas vraiment le plus réjouissant pour les touristes gastronomes. Mais, plusieurs sites s'en font l'écho (Télérama (merci Esterelle !), le Figaroscope, Paris by Mouth...), on peut trouver quelques bonnes tables de tous styles à Paris en août et je ne m'en suis pas privée.

Début août, avant leur fermeture estivale, on est allés se régaler d'un très bon mezze (végétarien) chez Ibrik, lieu décidément fort plaisant à tous points de vue.

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A l'occasion d'un passage à Paris de notre cher ami et fin gourmet de Tokyo, nous sommes allés découvrir la troisième et nouvellement ouverte table d'un chef qu'on apprécie grandement, William Ledeuil. Ce Kitchen Ter(re) a été imaginé autour des pâtes (et, semble-t-il, prochainement, des bouillons), suite à une rencontre et un travail en commun avec le paysan-meunier-boulanger Roland Feuillas. Celui-ci, dont j'appréciais les dentelles de Cucugnan, a conçu pour le restaurant d'autres pâtes avec ses farines de blé anciens. Et évidemment, outre les pâtes, il y a des entrées et desserts dans l'esprit de William Ledeuil. Ce fut délicieux de bout en bout, et le plat de pâtes que j'avais choisi, des casarecce de farine d'épeautre avec "volaille laquée, harissa et citron confit", s'avéra puissamment et très plaisamment parfumé. Seul regret, ce n'est pas donné le soir (une cinquantaine d'euros), le prix du travail et de la qualité des produits bien sûr.

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Les différentes pâtes imaginées par Roland Feuillas pour le restaurant

 On est allés déjeuner chez Kokoro, dont j'avais un très bon souvenir, déjà un peu ancien, en agréable compagnie. Et le repas fut délicieux et sympathique. J'ai pris les deux entrées du menu (bonne idée qu'elles soient aussi tarifées à la carte) : une terrine de cochon maison absolument délicieuse et une soupe de crabe aux carottes jaune. En dessert, une étonnante et savoureuse tarte tomate/melon/mûre servie avec une glace à la marjolaine. Le menu du déjeuner entrée-plat-dessert est à 23 euros, ce que je trouve très raisonnable pour la qualité. Le pain maison est excellent.

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Et aussi la nouvelle table-boutique d'Arnaud Nicolas, dont j'avais apprécié le Boudoir il y a plusieurs années. On n'a pas pris de plats classiques, on a préféré découvrir les spécialités charcutières de la maison. Du coup, on s'en est partagé quatre, vraiment excellentes. Mention particulière pour le pâté en croûte, une merveille. Eh non, je ne suis toujours pas végétarienne et ce type d'adresse ne me donne pas envie de le devenir... On y a été fort bien accueillis avec un vin à goûter et on a échangé de façon intéressante avec Stéphane Dufau, l'associé d'Arnaud Nicolas sur leur exigence à toutes les étapes de fabrication des produits.

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On a aussi découvert une table que j'avais envie de goûter depuis un long moment (deux ans ?), Les Amis de Messina : j'étais passée devant par hasard peu après l'ouverture et ils m'avaient gentiment fait visiter leur bel espace. La cuisine d'inspiration sicilienne et la formule déjeuner à 25€ nous a réjouis : aubergine à la sicilienne fondante à souhait pour moi, puis le partage de pâtes saucisse-courgette et tomate-anchois-chapelure bien goûteuses et enfin à nouveau le partage d'un cannoli excellent et de délicieuses glaces (noisette pour moi, vraiment bonne). 

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Et sinon, en escapade d'une journée à Lyon (je vous en reparle bientôt), j'avais été ravie de voir que Le Kitchen Café que j'avais beaucoup aimé en début d'année était ouvert en août. Je me suis régalée et j'ai particulièrement apprécié l'entrée : encornets, concombre, riz sauvage et citron confit. Le menu de grande qualité est à 23 euros entrée-plat-dessert et cela explique sans doute que cela soit visiblement toujours plein.

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Et vous, avez-vous eu l'occasion de belles étapes gourmandes ?

29/07/2017

Juillet, un mois fort gourmand

Je ne sais pas si c'est votre cas mais, les vacances de la plupart des personnes approchant, ici, tout le monde est tout à coup pressé de se voir et les sorties se multiplient. Je constate en revanche que, contrairement à beaucoup, on est bien plus adeptes des dîners que des apéros en terrasse ou des pique-nique... question d'âge peut-être ? Beaucoup de restos donc mais aussi de la cuisine maison à la faveur d'un emploi du temps un peu moins chargé.

Côté sorties, on est retournés se régaler aux Enfants Rouges, sans doute une de mes tables préférées à Paris. Cela faisait un moment qu'on n'y était pas allés et il me semble que le prix a augmenté (48 euros au dîner, entrée-plat-dessert) mais cela les vaut car tout est délicieux. Mon plat par exemple (rôti de veau basque fumé avec coquillages, purée d'aubergine, salicorne, crottin et jus au pistou) fut un délice. Le dessert réunissait par ailleurs quelques ingrédients fort tentants : mousse framboise d'Ardèche, mousse praliné, rhubarbe, meringue aux noix de Pécan.

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Je suis retournée déjeuner chez Fulgurances où la chef Céline Pham était encore en résidence, avant visiblement d'aller vers une ouverture en propre. Que j'aime sa cuisine ! Il y avait notamment un fantastique sorbet au basilic thaï accompagné d'abricots et fromage blanc.

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J'ai organisé pour la deuxième fois un dîner "privé" chez Mokonuts, un autre de mes lieux préférés, tellement bon et chaleureux à la fois.  C'est habituellement fermé le soir et n'ouvre que sous cette forme. Nous étions six et ce fut un délicieux repas en tous points avec notamment l'incontournable et irrésistible labneh au zaatar.

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J'ai découvert une petite table fort sympathique ouverte récemment dans le 18ème, Etsi, où l'on s'est partagé des petits plats savoureux.

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J'ai déjeuné avec plaisir chez Orties, une nouvelle table du 9ème où j'ai particulièrement apprécié entrée, à base de poivron, courgette et eau de tomate, et dessert, avec un melon mariné à la fleur d'oranger et un sorbet persil-citron.

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J'ai découvert avec grand plaisir le bistrot Les Petits Plats dans le 14eme : accueil sympathique et repas excellent de bout en bout, dont un délicieux dessert, combawa (un agrume) en omelette norvégienne. Je l'avais repéré pour sa proposition de 2 tailles de plat, j'y reviendrai. 

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Et encore d'autres restaurants pour des repas amicaux, dont Aux Plumes, où un jeune chef japonais propose une plaisante formule déjeuner à 18 euros, avec un trio d'entrées présentés de façon amusante dans un cageot, un plat et une cocotte de légumes savoureux à partager.

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Côté déjeuner, j'ai continué à fréquenter quelques cantines appréciées, SoNat, où il y a des bols variés et originaux, Mersea où j'ai apprécié un "Fish de poulpe", Wynwood qui a simplifié sa carte et où j'ai beaucoup apprécié un "Green Havana Bowl" varié et très bon.

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J'ai aussi cuisiné de saison :

- beaucoup de salades, dont une délicieuse recette sarde de Laura Zavan : tomate-céleri-poutargue et pain Carasau,

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Une salade d'Ottolenghi aubergine-poivron-tomate-mozzarella-coriandre

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ou une recette tomate-mozzarella-pommes de terre-pesto inspirée de Pascale Weeks

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- une sorte de taboulé aux tomates et aubergines

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- une socca aux courgettes jaunes

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et bien d'autres assiettes autour des légumes de saison dont on profite avec joie.

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J'ai réalisé avec bonheur un délicieux crêmet d'Anjou, dessert découvert lors du Salon d'Ancenis

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Et aussi mon premier cobbler aux pêches, un gâteau d'origine américaine qui change du crumble et est très facile à faire.

Monsieur nous a régalés de pâtes aubergine-tomate-mozzarella, ou au ragoût d'espadon tomaté

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avec des légumes farcis très réussis

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et aussi plusieurs gratins délicieux (aubergine parmesane, épinard-tomate, ratatouille)

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 A noter que Mersea et Wynwood, notamment, ont ouverts tout l'été, alors que la majorité des tables parisiennes sont fermées.

Et vous, qu'avez-vous mangé / découvert/ cuisiné de bon ?

17/07/2017

Comment utilisez-vous votre congélateur ?

Je questionne souvent mes patient(e)s sur leur usage du congélateur. En effet, celui-ci me parait être un facilitateur d'organisation pour manger sain et varié. Assez rares sont les personnes qui n'en ont pas du tout. Malheureusement, ce sont souvent les personnes qui en auraient le plus besoin, par exemple des célibataires avec un emploi du temps très mouvant, des sorties improvisées et un manque d'envie de cuisiner pour chaque repas.

Parmi celles qui en ont un, que cela soit seulement un compartiment ou un vaste congélateur indépendant, les usages sont variés. Il y a :

- le congélateur vide, occasionnellement rempli avec quelques glaces en été ou des produits tout faits pour dépanner. 

- le congélateur plein de produits prêts à l'emploi, poêlées de légumes, pizzas, plats exotiques... 

- le congélateur chargé de méga-portions d'aliments achetés en direct, des pièces de viande par exemple.

- le congélateur rempli de produits bruts, légumes découpés, "bols vapeur", filets de poisson, steaks hachés qu'on achète plein(e) de bonnes intentions mais qu'on n'a pas le courage de cuisiner le soir pour les rendre plaisants et goûteux.

- le congélateur plein de ces divers éléments mais qu'on oublie qu'on ne pense jamais à aller rechercher sauf quand on arrive vraiment plus à y mettre quelque chose de nouveau.

- et puis le congélateur riche de préparations maison qu'on décongèlera et seront alors prêtes à l'emploi. Ce qui me parait l'usage le plus pratique au quotidien. Or, il est amusant de constater que cet usage bien utile est laissé de côté par beaucoup de personnes. Nombreuses sont celles qui semblent même faire un blocage persistant quand j'évoque l'intérêt du sujet. Sans doute une question d'usage familial qui s'est transmis ou pas. Manque de réflexe du coup, voire peur de ne pas savoir comment faire.

Rien de compliqué pourtant. Il faut avoir quelques contenants adéquats, boites en plastique exprès ou recyclées, sacs de tailles diverses. Laisser refroidir un plat qui a cuit avant de le congeler. Ne pas surcharger le contenant et bien le refermer. Noter dessus ce que c'est (il est illusoire de croire qu'on va s'en rappeler !). Et prévoir de ressortir cela sans trop tarder.

Pour ma part, je n'ai pas eu de transmission en la matière : mes parents n'avaient qu'un petit freezer toujours vide à part des glaçons et ma mère achetait exclusivement des produits frais et allait au marché trois fois par semaine. Mais j'ai changé mes habitudes sur le tas ! En suivant l'exemple de Monsieur aussi, plus expérimenté en la matière. Avant de déménager, j'ai eu pendant une vingtaine d'années un très pratique combiné frigo-congélateur de petite taille, avec trois tiroirs de taille non négligeable. Je l'utilisais pour stocker des plats maison mais aussi des produits bruts de Mr P (oignons émincés, quelques légumes, fruits...). Depuis que j'ai déménagé, cela a bien changé sans vraiment le chercher : d'une part, j'ai seulement un petit compartiment en haut de mon frigo.  Par ailleurs, je suis beaucoup plus encline à acheter quasi exclusivement des produits frais. Enfin, je n'ai plus de magasin de Mr P aussi proche. Du coup, je n'y ai même pas mis les pieds pendant plus d'un an et j'y suis retournée seulement récemment pour acheter des fruits exotiques pour agrémenter des smoothies.

Je peux témoigner que même avec un simple compartiment, on peut stocker quelques éléments qui faciliteront la vie. Voilà par exemple ce que je suggère souvent, et pratique aussi :

- toujours préparer une ou deux portions de plus quand on réalise un plat qui peut se prêter à la congélation, par exemple tout ce qui est plats mijotés. Je fais par exemple des cocottes, tagines, curries de légumes et j'en congèle des portions qui seront disponibles prêtes à l'emploi avec un peu de riz, semoule, quinoa, ... On peut aussi congeler la soupe (si elle ne contient pas de pommes de terre, peu propices à la congélation).

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Légumes mijotés propices à la congélation

- congeler un reste de plat non prévu, plutôt que se forcer à le finir sur plusieurs jours sans en avoir vraiment envie. Ce n'est pas seulement intéressant pour le salé mais aussi pour un gâteau qu'on congèlera très bien en parts et qu'on sera heureux de retrouver quelques jours plus tard.

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Gâteau tellement meilleur si on ne se force pas à le terminer

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- acheter du bon pain et le congeler tranché plutôt que d'acheter du pain tous les jours et se limiter à la baguette de la boulangerie la plus proche.

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Quand je vais au Bricheton, je fais un petit stock pour quelques jours et un peu de congélateur

- laver, découper, émincer, voire blanchir des légumes qu'on a acheté en quantité ou qu'on décide de ne pas utiliser tout de suite. J'émince ou découpe ainsi un reste d'oignon, des dés de rhubarbe ou de potiron.

- congeler un reste de sauce ou autre tartinade, du pesto, du houmous, ... et aussi des légumes secs cuits, ce que je fais par exemple si je cuis une grande quantité de pois chiches.

Et vous, quel est votre usage du congélateur ?

01/07/2017

Juin entre boulot parisien et repos italien

Je vous avais raconté une semaine de juin, le reste fut bien plaisant.

Il y eut, la semaine dernière, en Italie, plus précisément en Ligurie, au même endroit que l'année dernière, un très tranquille séjour piscine/balades/repos/bons repas.

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On s'est notamment régalés plusieurs fois de focaccia, notamment au fromage, spécialité de Santa Margherita Ligure et sa région, et de glaces délicieuses.

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Il y eut d'ailleurs un quiproquo linguistique amusant. Après pâtes, focaccie & co, certes des tomates, j'ai eu un jour particulièrement envie de crudités. On se retrouve dans un restaurant un peu chic où le serveur nous liste les plats du jour en français parfait et j'entends justement "crudités" : je prends cela sans hésiter, en plus de raviolis à l'encre de seiche et gambas. Etonnement quand cela arrive, il s'agissait en fait de poissons (et coquillages, crustacés) crus ! Ce fut excellent mais mon envie a dû attendre le lendemain ! 

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Il y eut, cette semaine, un "Facebook Live" avec le magazine Elle où j'ai parlé de toutes sortes d'idées reçues que l'on eut avoir sur l'alimentation. Vous pouvez le voir là, sur la page Facebook de Elle.

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Il y eut un intéressant colloque du FFAS sur l'alimentation de la femme enceinte, qui allait dans mon sens de la non-privation et de la personnalisation : voilà qui devrait être le petit coup de pouce nécessaire pour que j'écrive enfin le billet que j'ai en tête sur le sujet. Rendez-vous à la rentrée.

Il y eut un délicieux déjeuner chez Détour, un restaurant situé à deux pas de mon cabinet, et j'ai eu la surprise de me voir prise en photo lors de ce repas sur le Figaroscope (sans demande d'autorisation, curieux, non...?)

Il y eut une interview sur "bien manger au travail" qui devrait paraître à la rentrée.

Il y eut un très plaisante journée à Ancenis où j'ai non seulement échangé avec de nombreux potentiels lecteurs mais rencontré/revu plusieurs auteurs fort sympathiques et refait notamment un petit stock de confitures de Stephan Perrotte.

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Il y eut de délicieux repas variés à base de légumes de saison, et ce n'est pas fini !

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Il y eut un délicieux "greek bowl" (granola, fruits frais et secs, yaourt grec) chez le très sympathique Ibrik (je me réjouis de l'arrivée récente de plusieurs "cantines" sympathiques pas très loin de mon cabinet)

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Et il y eut, au dernier jour de juin, la mort de Simone Veil. J'ai pensé à son courage, sa détermination, ses convictions et je me dis que ces qualités devraient nous inspirer dans nos propres combats ou projets essentiels.

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14/06/2017

Ce serait quoi l'indispensable si on vivait de peu ? (ou une délicieuse escapade à St Malo)

Il y a quelques semaines, nous sommes allés passer un long week-end, de vendredi à dimanche à Saint-Malo. Nous commençons à bien connaitre cette ville car nous y avons fait plusieurs courts séjours et c'est toujours un plaisir de s'y promener et surtout d'y contempler les variations de la mer, du ciel et du sable au fil des marées, le long du Sillon.

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C'était un week-end festif et on a fait une délicieuse escapade à Cancale pour déjeuner au restaurant Le Coquillage de la famille Roellinger. Ce fut un parfait moment de variations gourmandes maritimes puis sucrée.

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Pour le reste, on s'est régalés d’huîtres, crevettes et autres nourritures maritimes de saison. Et aussi de merveilleuses crêpes Suzette, préparées à table sous nos yeux ravis, dessert assez rare, surtout à prix abordable, au toujours sympathique Café de l'Ouest.

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On a aussi découvert la Maison du Sarrasin, créée par le fondateur du Breizh Café, initiateur de multiples crêperies & co, qui fait ainsi la jonction entre Japon, Bretagne et folie du sans gluten. On y a été très bien accueillis et on a tout goûté (que des produits à base de sarrasin bien sûr). Je suis repartie avec deux fabuleux miels de sarrasin locaux (et sans aucune amertume que j'avais parfois trouvée dans cette variété de miel) et des grains soufflés et croustillants, que je dissémine depuis sur des bols de petit déjeuner ou des salades.

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Nous baladant dans les rues de la ville intra-muros, on est tombés sur une sympathique librairie qui avait un rayon Japon non négligeable. J'y ai trouvé l'Eloge du Peu, de Ryunosuke Koike, chroniqué quelques jours plus tôt sur l'excellent blog Lire le Japon. J'hésitais à l'acheter, étant déjà assez largement sortie du monde de la consommation excessive, mais j'étais curieuse et puis j'étais en manque de lecture pour le séjour et le train, alors allons-y. J'y ai trouvé intérêt malgré un côté un peu répétitif et insistant, car ce genre de livres donne toujours quelques pistes pour réfléchir sur soi. L'auteur n'est pas pour une ascèse triste mais plutôt pour peu, beau et bon, et un usage sage de son argent. J'ai été amusée de voir que, tout minimaliste qu'il soit, l'auteur attache de l'importance à la qualité de ce qu'il mange et choisit de bons ingrédients et je me suis reconnue dans quelques autres comportements.

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Je suis cependant tout à fait consciente que je suis loin d'une consommation et d'un mode de vie vraiment minimalistes. La simultanéité de ce voyage et de cette lecture m'a fait réfléchir à ce que serait pour moi vivre de peu, par choix ou par obligation. Ce serait continuer à bien manger évidemment, ce qui est possible sans se ruiner en cuisinant de saison. Lire aussi, et pour cela, il y a les bienheureuses bibliothèques que je ne fréquente pas assez. Et me nourrir de belles rencontres. Et ce serait aussi pouvoir venir ainsi contempler la mer, tellement c'est un bonheur de chaque instant, émerveillant et régénérant. Je me dis que cela devrait être possible, ne serait-ce qu'en allant passer la journée au Touquet...

Et vous, quels seraient vos indispensables si vous viviez de peu ?

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31/05/2017

En mai, j'ai fait ce qui me plait !

Comme d'habitude, d'ailleurs ! J'ai travaillé, écouté, animé, échangé, découvert, cuisiné, mangé, paressé...

Et passé un peu trop de temps sur les réseaux sociaux. Serai-je un peu addict ?! Mes multiples problèmes de communication des dernières semaines (ligne fixe professionnelle coupée par erreur pendant 3 semaines puis accès internet pro planté par les mêmes puis téléphone portable HS sans prévenir) ont été interprétés par certains comme une incitation à mettre un peu de distance avec le monde connecté. Pas vraiment tenté ! Car les réseaux sociaux, avec leurs défauts, c'est là où je trouve une masse d'informations intéressantes (il faut évidemment faire le tri et prêter attention aux sources) et d'échanges sympathiques.

J'ai LU par exemple avec intérêt un exemple d'expérimentation de l'apprentissage de la cuisine au collège. Ce type de démarche va totalement dans le sens qui me parait à développer : apprendre à connaître les aliments (leur provenance, leur mode de production, leur goût, leur utilisation...et non de strictes informations nutritionnelles) et se familiariser avec eux en les cuisinant. Je suis certaine que donner ces bases est le meilleur moyen d'apprendre à bien manger durablement en se détachant de l'alimentation industrielle.

J'ai APPRECIE cet article autour de la lutte contre les stéréotypes des praticiennes du yoga, qui devraient être chic, minces et blanches.

J'ai bien RI avec cette vidéo des phrases qu'on n'entendra jamais chez le médecin

... Ceci-dit, il m'est déjà arrivé de dire à une patiente de manger moins de légumes ! 

J'AIME beaucoup l'approche du site Alimentation Générale et j'ai aimé y lire un article sur un maraîcher passionné, Christophe Collini, déjà croisé brièvement.

J'ai SALIVE avec le palmarès des cafés liégeois à Paris et réalisé que je n'en avais peut-être jamais mangé... Sans doute car j'ai été longtemps réfractaire au café dans les desserts. Je vais remédier à cela prochainement !

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J'ai BRICOLE quelques repas sur la base de ce que j'avais en stock et des légumes achetés. Cela a donné par exemple :

- une salade toute verte rougette-courgettes grillées-tagliatelles de concombre-coriandre-menthe

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 une autre avocat-courgette-kiwi-coriandre, vraiment vide-frigo et finalement très bonne.,

- une tarte courgettes-chèvre-parmesan,

- une salade haricots roses-thon-mesclun-oignon

- un brunch pas compliqué (concombre au yaourt, mini-crêpes du placard (farine de châtaigne, compote de pommes, lait de coco), toast avocat-tartare d'algues, jus)

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J'ai PROFITE des légumes de printemps pour improviser avec ceux que j'avais achetés (petits pois, haricots verts, radis, fenouil, tomate, concombre) :

- des tartines dans l'esprit d'une recette que j'avais beaucoup aimée il y a quelques années dans le Nature d'Alain Ducasse, avec de la ricotta,

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- une salade avec persil plat, basilic et sésame

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- une autre, délicieuse, pommes de terre nouvelles rôties, asperges, petits pois, radis, herbes.

- ou petits pois, tomates, concombre, courgettes et poivrons grillés, basilic.

Monsieur a aussi beaucoup cuisiné les légumes de saison, notamment de délicieuses poêlées autour des artichauts.

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J'ai SAVOURE des fraises, fruit que je chéris, mais pas tant que ça car j'ai quand même une hésitation devant le prix des bonnes fraises françaises à Paris...

Je suis RETOURNEE dans des lieux que j'aime, le Petit Keller, Botanique, Mokonuts, Belle Maison, Fulgurances qui accueille la très talentueuse Céline Pham 

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Salade de courgettes chez Mokonuts

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Déjeuner de Céline Pham chez Fulgurances

J'ai DECOUVERT une petite "cantine" sympathique pas trop trop loin de mon cabinet, Graine, "bar à couscous", où on peut manger un couscous végétarien ou pas, une chackchouka (très bonne), et autres plats méditerranéens.

Et une autre qui peut dépanner agréablement à deux pas de mon cabinet cette fois, Les Carrés, qui proposent divers croque-monsieur savoureux et au pain bien toasté. Le végétarien était très bon. 

Et aussi le restaurant Table, de Bruno Verjus, ex blogueur, obsessionnel des bons produits

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J'ai GOÛTE les extraordinaires produits grecs artisanaux et de tradition ancienne proposés par la petite entité Profil Grec dont une poutargue extraordinaire et une feta merveilleuse.

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J'ai REPONDU aux questions d'une collègue diététicienne, "Nutrimiam" sur mon livre et mon approche

J'ai TEMOIGNE une nouvelle fois de mon parcours et de ma reconversion, pour le site Bloomr, qui aide les personne, notamment les jeunes, à s'orienter.

Et vous, avez-vous fait ce qui vous plait en mai ?

NB : une partie de mes photos culinaires/gourmandes de mai se sont évanouies avec le téléphone mais certaines existent toujours dans le vaste univers virtuel sur Instagram !

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17/05/2017

Intuition pâtissière, expérimentation et vidage de placard

On dit souvent que la cuisine est affaire d'intuition et la pâtisserie affaire de précision. Certes mais quand on a dans sa banque de recettes quelques classiques de base, tel le gâteau au yaourt, on peut les décliner à l'intuition. Ou si on cherche une recette, qu'on en trouve plusieurs pas tout à fait à son goût, on peut en improviser une troisième en faisant confiance à son intuition des proportions acquise au fil des réalisations.

Ainsi, ayant participé à un utile challenge vide-placards proposé par Clotilde Dusoulier, j'ai fait récemment le point de ce qui figurait dans les miens : rien de très excessif, inutile ou périmé mais quand même des farines à ne pas trop faire tarder. Cela m'a donné le coup de pouce pour accélérer leur utilisation. Et notamment celle de la farine de châtaigne, qui est censée se conserver mal. 

Je décide donc de faire un gâteau moelleux à la farine de châtaignes. Je préfère assurer la réussite en cherchant une recette ad hoc. Je tombe sur une recette d'ardéchois de Pascale Weeks mais deux choses ne me conviennent pas : comme souvent dans ce type de recette, la quantité de farine de châtaignes est assez minime et j'avais envie de bien entamer mon stock ; il faut une grande quantité de crème de marrons et j'en ai une excellente que je n'ai pas envie d'utiliser en totalité ainsi. Je trouve aussi une recette de moelleux de "Chef Nini" entièrement à la farine de châtaigne, ce qu'elle a fait par erreur : son gâteau semble réussi mais j'ai craint qu'il soit un peu compact.

Alors, j'ai fait un mélange des deux recettes en tentant 2/3 de farine de châtaigne/1/3 de farine de blé, matière grasse, œufs et ajouté ma touche personnelle en remplaçant la moitié du sucre par du miel de châtaignier, ajouté deux cuillères de crème de marron quand même dans la pâte, mis du lait car je n'avais pas de crème. Cela peut paraître risqué car on part un peu dans l'inconnu mais j'avais envie de tenter. Et le résultat a été un gâteau absolument merveilleux, sans fausse modestie : très moelleux, parfumé, juste sucré comme il faut. J'ai essayé de le servir avec un peu de crème de marrons mais il se suffisait à lui-même.

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Récapitulatif, si mes souvenirs sont bons :

Ingrédients :

  • 3 œufs
  • 50 g de sucre roux
  • 40 g de miel de châtaignier
  • 8 cl de lait entier
  • 100 g de farine de châtaigne
  • 50 g de farine de blé
  • 2 c. à c. de levure chimique
  • 60 g de beurre demi sel fondu
  • 2 c. à s. de crème de marrons
  • 1 peu de beurre mou pour le moule

Séparer les jaunes et les blancs. Fouetter ensemble les jaunes et le sucre, ajouter le lait, ajouter les farines et la levure, mélanger, ajouter le beurre fondu et la crème de marrons. Battre les blancs en neige et les ajouter délicatement. Mettre au four préchauffé à 180° environ 30-35 minutes.

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Il n'est pas dans mes habitudes de publier des recettes mais ce gâteau a été vraiment très réussi donc autant en garder une trace et puis, peut-être cela peut-il vous inciter à vous donner un peu de liberté en pâtisserie.

Avec ce challenge, j'ai "liquidé" la farine de sarrasin qui me restait, et j'ai encore pas mal de farine de châtaigne, donc je vais continuer les expérimentations. Et aussi de la farine de pois chiche, qui fait merveille dans les pâtes à tarte salée, et aussi pour faire une pseudo-socca sans le goût du feu de bois malheureusement.

15/05/2017

A bas le café gourmand, vive le café mini-gourmand !

Peut-être certains d'entre vous se souviennent-ils d'un temps où le café bu au restaurant arrivait seul, vraiment seul... Puis est arrivé le petit carré de chocolat, l'amande chocolatée, le speculos et autres douceurs. Avec l'idée qu'une petite douceur accompagnant le café faisait plaisir à beaucoup. <permettait de faire passer son amertume. Et puis un jour, quelqu'un a imaginé le café gourmand. Pour ceux qui ne voulaient/pouvaient pas prendre de dessert mais avaient d'une petite "note sucrée". Ce fut un mini-dessert puis deux puis trois et le prix est monté en conséquence. Aujourd'hui, nombreux sont les lieux où le café gourmand est aussi copieux qu'un dessert et aussi coûteux. Le risque est alors qu'on mange trop, on n'a pas envie de gâcher. Car on n'a pas forcément faim pour tout cela ni envie de ce supplément. La bonne idée de départ a dérapé car elle avait du succès. Dans ces endroits-là, évidemment, on ne fait pas d'effort sur le café de base. Retour à la case départ !

Certains lieux prennent toutefois une autre voie sympathique. Ni rien du tout, ni une proposition coûteuse et copieuse, ni une banale offre industrielle. Mais un minuscule accompagnement fait maison. On est sensible alors à la double attention : accompagner le café et avoir préparé l'accompagnement en question.

Je me souviens ainsi il y a quelques années d'un minuscule macaron chez Acide Macaron, ce qui paraissait assez naturel pour un pâtissier.

Plus récemment, j'ai repéré ainsi :

- des mini-cookies chez Belle Maison (où le serveur a la gentillesse d'apporter du rab au non buveur de café),

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- de minuscules macarons à l'italienne au Petit Keller.

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- une mini-madeleine et une fondante pâte de fruit exotique au Clos des Gourmets.

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Il est possible que le café soit renchéri de quelques centimes, je n'ai pas fait attention, le prix m'a paru standard pour ces types de lieux.

Et en phase avec cette tendance, j'ai retrouvé dimanche une sorte de précurseur, la "Petite Cuillère" en sablé Poilâne, en compagnie d'un savoureux café d'orge au tout nouveau Comptoir Poilâne.

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Rencontrez-vous parfois cela de votre côté ? Est-ce que cela vous plait ?