Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/09/2015

Regarder, goûter, évaluer : un repas à la formation Alain Ducasse

Les drôles de conséquences des réseaux sociaux... Il y a quelques années, j'avais animé un atelier sur l'alimentation et gardé contact avec quelques participantes via Facebook. Et voici que l'une d'elles, ayant changé d'activité, me contacte pour participer à un repas d'évaluation d'élèves en formation culinaire au Centre de formation Alain Ducasse. Je ne suis pas grande fan du Monsieur alain ducasse,formation culinaire,gastronomie,centre de formation alain ducasse,repas dégustation,évaluer un repasmais j'accepte car je trouve l'expérience intéressante.

Me voilà donc partie vendredi dernier pour le Centre de formation, situé à Argenteuil (un peu une expédition pour l'adepte des transports en commun que je suis...). Il s'agit d'évaluer le repas de fin de formation d'une promotion d'élèves de la formation "L'essentiel des Arts Culinaires" (une formation -coûteuse- qui dure 7 semaines + 1 semaine de stage et est principalement destinée à des amateurs passionnés, des personnes en reconversion qui ont un projet dans le monde gastronomique sans vouloir devenir chef personnellement). Je suis fort gentiment accueillie et le repas commence. Même si je recommande et pratique le plus souvent de manger avec tous ses sens, il y a là nécessité de le faire avec encore plus d'attention car il y a différents critères de notation dont l'aspect visuel du plat, l'adéquation à l'intitulé, le choix de la vaisselle, le goût bien sûr, l'assaisonnement, etc.

Les plats sont plutôt bons sauf un vraiment peu réussi (une gelée annoncée qui n'a pas dû "prendre"...), les produits utilisés sont de belle qualité, mais :

- les portions servies sont clairement trop importantes pour un menu dégustation (amuse-bouche, entrée, poisson, viande, dessert) : je ne suis pas la seule à en laisser dans mon assiette... Un problème qu'on retrouve parfois quand on est invité(e) chez autrui : le mélange de générosité et de difficulté à envisager un menu dans sa globalité conduit souvent à des quantités bien excessives.

- l'ensemble manque de finesse, qu'il s'agisse parfois de la présentation ou du goût mais ce n'est pas vraiment étonnant. On ne devient pas un chef aguerri en huit semaines, quelle que soit la qualité de l'enseignement. Les assaisonnements sont souvent insuffisants (ont-ils goûté leurs plats, comme on dit dans les émissions culinaires ?!).

Mais j'ai particulièrement apprécié :

- la qualité des sauces : une sorte de soupe de poisson réduite pour accompagner la lotte, la sauce de l'agneau,

- la qualité des cuissons, qu'il s'agisse de la lotte ou de l'agneau (c'est moins le cas pour les légumes...).

- un piquillo farci à l'agneau, absolument délicieux, fruit du travail conjoint de deux élèves, l'un mexicain, l'autre libanais.

alain ducasse,formation culinaire,gastronomie,centre de formation alain ducasse,repas dégustation,évaluer un repas

Je me suis efforcée de noter honnêtement en fonction de mon ressenti.

Les personnes présentes, de l'Ecole ou extérieures, ont constitué une tablée fort sympathique. A la fin, nous avons découvert les projets des élèves et certains m'ont semblé vraiment intéressants, en lien avec l'envie de transmission ou la réappropriation de racines familiales.

Conclusion : résultat équilibré : j'ai passé un moment plaisant mais j'ai fait cadeau d'une bonne tranche de mon temps à M. Ducasse !

Et pensons, le plus souvent possible, à manger avec tous nos sens !

 

 

28/08/2015

Cet été, j'ai cuisiné (un peu)

Ayant déménagé et pas encore emménagé, je suis loin de disposer  de tous mes ustensiles, livres de cuisine, ... Mais j'ai quand même cuisiné, même si les repas sont plus souvent assurés par Monsieur.

J'ai profité des légumes et frais de saison, j'ai improvisé en fonction des courses, du disponible ou de l'envie du moment. Des plats toujours simples à réaliser. Et je constate que, sans difficulté ni frustration, je continue depuis déjà un an à cuisiner végétarien (sans être végétarienne, je mange toujours des produits de la mer et assez occasionnellement de la viande).

20150724_165331.jpg

20150706_200752.jpg

Un de mes grands classiques estivaux : la poêlée de tomates et oeufs

20150724_201429.jpg

De délicieuses tomates farcies de quinori, feta et légumes

20150726_195438.jpg

20150726_195654.jpg

Une pizza aux courgettes jaunes improvisée et savoureuse

20150730_195637.jpg

Des tartines avocat-ricotta-tomate-oignon, une recette que j'avais stockée sur pinterest puis oubliée...

20150803_192723.jpg

Une originale salade figues-avocat-parmesan du livre de cuisine végétarienne de Laure Kié qui fut complétée par une autre salade

20150809_195411.jpg

Une soupe épinard-pois chiche-curry-sésame de Pascale Weeks parce qu'on avait un reste de pois chiches et ce fut une belle découverte

Je suis aussi tombée sous le charme du livre Festin de Nature, de la blogueuse Erin Gleeson, dont les recettes végétariennes sont appétissantes, vraiment simples (certains diront peut-être basiques...) et joliment présentées. J'ai commencé par une salade de tomate et nectarine, avec feta, oignon rouge et noix de pecan très plaisante. Et beaucoup d'autres recettes me font envie. 

20150812_145723_festin.jpg

20150812_195537.jpg

Et dernièrement, partie avec des idées en tête, j'ai changé d'avis en découvrant l'étal de Terroirs d'Avenir le jour de leur réouverture : les très jolies petites courgettes jaunes étaient si attirantes qu'elles m'ont donné l'idée d'un repas tout jaune d'accords légume/fromage : courgettes et pecorino (un classique), poivrons et tomates au four avec feta, tartine de tomates cerises et ricotta. C'était joli et c'était délicieux.

flexitarisme,flexitarienne,cuisiner végétarien,simple et végétarien,salades,cuisine d'été facile,festin de nature

flexitarisme,flexitarienne,cuisiner végétarien,simple et végétarien,salades,cuisine d'été facile,festin de nature

Et vous, quelles furent vos réussites ou découvertes culinaires de l'été ?

 

26/08/2015

Cet été, j'ai..bullé à Aix

Depuis quelques étés, je m'échappe de Paris quelques jours pour une destination non lointaine où je vais pouvoir essentiellement paresser, lire, nager. Après quelques jours déjà bien pourvus en détente à Paris, je suis ainsi partie poursuivre cela à Aix. Le choix du lieu se fait un peu au hasard de mes pérégrinations internet : que ce soit accessible, praticable sans voiture, à distance raisonnable de lieux pour se sustenter et avec présence indispensable d'une piscine. Cette fois, je suis donc partie à Aix (3 heures de TGV) et j'avais trouvé une maison d'hôtes à distance "marchable" du centre-ville. 

J'ai profité de la piscine, du jardin, me suis beaucoup promenée dans les ruelles de la vieille ville : cela faisait une bonne vingtaine d'années que je n'étais pas venue dans cette ville et je l'ai trouvé toujours plaisante mais envahie de boutiques de mode comme à peu près partout.

20150816_110917_recap.jpg

Je n'ai pas vraiment profité de cette période pour découvrir des bonnes tables (sauf une dont je vais vous reparler dans quelques jours) :

- la plupart étaient fermées

- c'est un plaisir que je préfère partager quand cela est possible.

Mais j'ai quand même pas trop mal mangé, que ce soit des pique-niques improvisés, des salades ou assiettes composées au restaurant.

J'ai aussi eu le bonheur de découvrir la boulangerie du "Farinoman fou" comme se définit lui-même le boulanger québecois Benoit Fradette, fou de pain, fou d'expérimenter d'atypiques mélanges dans ses pains. J'avais entendu parler de lui à Cucugnan et par Dame Farine à Marseille. Je ne l'ai malheureusement pas rencontré mais j'ai goûté quelques-uns de ses pains* (il a une grande variété et il en prose des différents selon les jours de la semaine) : la "Bure du Prêcheur" (petit épeautre et graines du lin), délicieux nature comme un gâteau, "D'isère et d'Ardèche" (farine de blé et châtaigne, noix, pomme, figue). Ils ont fait merveille avec des tomates du marché ou un chèvre provençal, le "Mistralou". Et j'ai rapporté dans mes bagages du "Méteil" (blé complet et seigle complet) savoureux et équilibré. 

20150814_113801_farinoman.jpg

J'ai aussi profité de ce séjour pour beaucoup lire, j'avais emporté une bonne cargaison (quelques exemples ci-dessous) et ce furent de forts plaisants moments à l'ombre des arbres ou des maisons.

aix en provence,séjour détente,diététicienne en vacances,farinoman fou,boulanger top,amoureux du pain,provence

Grand plaisir à lire ces livres parmi d'autres, passionnantes retrouvailles avec Frédérique Deghelt que j'avais déjà lue, découverte d'un beau livre de Ruth Ozeki qui m'a donné envie de lire le précédent (Mon épouse américaine), assez étonnant :  un début léger sur comment vendre de la viande aux Japonais qui devient un (utile) réquisitoire contre l'élevage industriel aux Etats-Unis (dénonciation déjà en 1998...)

Et vous, avez-vous eu des vacances reposantes, exploratrices, tranquilles, animées, gourmandes... ?

 

*On peut se faire expédier 4 kgs de 4 pains différents via soin site si la découverte vous tente, que vous avez une consommation importante ou la possibilité de congeler ou de partager. On m'a assuré que le pain arrivait en très bon état de conservation. 

 

25/08/2015

Cet été, j'ai... bullé à Paris

Avant de partir un gros week-end à Aix-en-Provence (je vous raconte ça demain), j'avais pris une huitaine de jours de congé à Paris, début août, période où mon activité est très calme. L'occasion de ne rien faire si j'en ai envie, de prendre mon temps, de ne me fixer aucune contrainte, de me livrer à certaines de mes activités favorites, lire, nager, me balader de long en large dans Paris, les yeux attentifs à ce qui m'entoure, le plus souvent loin des masses touristiques.

20150724_153459_recap.jpg

Ce fut fort agréable, tranquille, majoritairement ensoleillé et il y eut aussi au programme l'idée de bien manger. Malheureusement, une grande majorité des bons restaurants sont fermés une grande partie du mois d'août. Normal bien sûr pour assurer les congés du personnel au moment le plus creux, pas trop grave pour moi qui peux quand même en profiter toute l'année. Mais triste pour les touristes gastronomes de passage, qui trouvent porte close dans la grande majorité des restaurants. 

Pour ma part, j'en ai pisté quelques-uns qui fermaient pas ou peu (il y a aussi une liste non exhaustive sur le site Parisbymouth).

. La Pascade ne fermait pas du tout et on s'y est à nouveau régalés (je ne me lasse pas des variations saisonnières autour de cette grosse crêpe aveyronnaise) :

- une fois au déjeuner, avec pour ma part, une pascade "Risotto vert", avec "risotto au basilic & parmesan, shimeji blanc, tomate green zebra, petits pois, sanshõ".

20150725_123630.jpg

- une autre fois au goûter (le meilleur moyen de savourer les pascades sucrées car après une pascade salée bien nourrissante, on n'a plus très faim...). On en a partagé deux et j'ai adoré la pascade "Chutney d’Agrumes" avec "une crème de mascarpone & biscuit au jus de passion, chutney d’agrumes".

paris au mois d'août, balades dans paris, vacances chez soi, la pascade, le juste zinc, grand coeur, French american bakery, boulangerie lignac, diététicienne gourmande paris

. J'ai découvert avec plaisir le restaurant Grand Coeur, sorte de brasserie moderne, supervisée par le chef Mauro Colagreco (restaurant Mirazur deux étoiles à Menton - belle interview de lui dans Télérama). J'y suis allée deux fois : j'ai choisi entrée-dessert car les desserts valent la peine qu'on leur garde une bonne place. D'autant plus qu'on commence dans tous les cas par un "pain à partager", d'origine argentine, un peu brioché, délicieux, dont j'ai demandé à emporter le restant car je n'avais aucune envie qu'il soit gaspillé.

paris au mois d'août, balades dans paris, vacances chez soi, la pascade, le juste zinc, grand coeur, French american bakery, boulangerie lignac, diététicienne gourmande paris

Les deux fois, je me suis vraiment régalée avec les plats que j'avais choisis à la carte :

- la première fois : Une salade de calamars, carottes... + un clafoutis aux cerises,

paris au mois d'août, balades dans paris, vacances chez soi, la pascade, le juste zinc, grand coeur, French american bakery, boulangerie lignac, diététicienne gourmande paris

- la deuxième fois : une Burrata des Pouilles avec une marmelade de tomates confites et des épinards + une crème caramel à la confiture de lait.

paris au mois d'août, balades dans paris, vacances chez soi, la pascade, le juste zinc, grand coeur, French american bakery, boulangerie lignac, diététicienne gourmande paris

Ce restaurant est situé dans la plaisante cour du Centre de Danse du Marais, pour ceux qui connaissent (j'y pris quelques cours dans mes jeunes années...) et on peut bénéficier de façon plus ou moins mélodieuse de la musique des cours.

. Dans la série découverte, on a eu la chance de tomber un samedi 1er août au déjeuner sur Juste le Zinc, une table proche, dont j'avais noté le nom dans mes tablettes car issue du Zinc de Caius, petite table annexe du restaurant Caius, où on avait déjeuné 2 ou 3 fois. On y a mangé en terrasse un plat délicieux, une cataplana de bar (cataplana étant le nom du plat traditionnel portugais en cuivre dans lequel cela mijote à l'étouffée et est servi). On n'avait plus très faim mais on n'a pas résisté à l'envie de partager une fine gaufre maison, servie avec divers accompagnements. 

paris au mois d'août,balades dans paris,vacances chez soi,la pascade,le juste zinc,grand coeur,french american bakery,boulangerie lignac,diététicienne gourmande paris

paris au mois d'août,balades dans paris,vacances chez soi,la pascade,le juste zinc,grand coeur,french american bakery,boulangerie lignac,diététicienne gourmande paris

J'ai aussi profité de mon temps libre pour parfois petit déjeuner dehors mais là encore, le choix était un peu limité.

- Un jour de réveil matinal, je suis partie à la découverte de la boulangerie-pâtisserie Cyril Lignac dans le 16eme, ouverte dès 7h00 le matin tout l'été. J'ai choisi une brioche gianduja-fève tonka qui s'est avérée très plaisante.

20150807_075151.jpg

- J'ai aussi découvert la French American Bakery (FAB), qui était ouverte début août : j'avais entendu parler de son cheesecake mais y étant allée, après une jolie promenade, pour petit déjeuner, j'ai préféré un carrot-cake, que j'ai trouvé absolument délicieux, avec un café (dont on peut avoir un "re-fill" pour 1 euro, plutôt sympa si on reste longtemps, ce que j'ai fait car la terrasse était agréable et calme).

20150806_083431.jpg

20150806_085442.jpg

 

Et vous, aimez-vous les vacances dans votre ville ? Avez-vous des souvenirs gourmands de cet été ?

 

La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2eme

Grand Coeur, 41 rue du Temple, Paris 4eme

Le Juste Zinc, 25 rue de Turin, Paris 8eme

Boulangerie-pâtisserie Cyril Lignac, 2 rue de Chaillot, Paris 16e

FAB- French American Bakery, 48 bis rue du Faubourg Saint-Denis, Paris 10e

01/07/2015

Et juin fila, et l'été arriva...

En juin,

J'ai écouté :

- mes patient(e)s bien sûr, toujours différent(e)s et parfois si meurtri(e)s par leur relation à l'alimentation qui les obsède et leur gâche la vie. A qui je rappelle toujours que même si c'est parfois difficile, même s'il faut s'accrocher, on peut vraiment changer son rapport à la nourriture.

- les Journées de Nutrition de l'Institut Pasteur à Lille, avec un contenu pointu (parfois trop) sur le microbiote (ou flore intestinale, soit des milliards de bactéries), un élément absolument fondamental du fonctionnement de notre corps : son rôle, ses difficultés, les perspectives, la place de l'alimentation.

- une superbe émission de France Culture, non seulement sur le pain comme son titre l'indique, mais aussi sur la qualité nutritionnelle de ce qu'on mange, avec un état des lieux limpide de l'état de l'alimentation moderne par le chercheur en nutrition, qui résonnait largement avec ce que je décris souvent à mes interlocuteurs,

- l'émission Service Public sur les troubles alimentaires, qui vaut surtout pour la participation de Philippe Jeammet, psychiatre spécialisé dans ces troubles, que j'ai déjà eu la chance d'écouter en conférence, toujours très juste sur la souffrance des adolescents.

- une table ronde organisée par Géraldine Dormoy, de l'Express Styles, pour les dix ans de son blog Café Mode, sur l'usage des réseaux sociaux, très riche et intéressante, autour des échanges avec les lecteurs, de la frontière vie publique/vie privée quand on est une blogueuse célèbre, de l'authenticité qui fait le succès, ...

J'ai parlé :

- pour une conférence sur l'alimentation durable avec Slowfood, source d'échanges intéressants mais où l'on se dit que les personnes présentes ne sont pas celles qui ont le plus besoin d'informations...

- pour une intervention en entreprise où j'ai notamment montré aux salariés qu'ils ont tous les ressources de faire des repas variés et simples et décrypté les étiquettes alimentaires avec quelques règles simples car on ne peut pas toujours manger du 100% fait maison.

- à un journaliste de Slate.fr qui voulait se moquer du "dadbod", le petit ventre des hommes qui deviendrait tendance, d'où un article assez amusant sur le sujet.

J'ai appris :

A faire du pain de haute qualité dans les règles de l'art (et aussi de la pizza, des ciabatta...), en très bonne compagnie, sous la houlette de Thierry Delabre, boulanger naguère clandestin, mais plus vraiment et bientôt plus du tout s'il parvient à ouvrir son fournil (projet en cours sur Kiss Kiss Bank Bank). Si vous voulez en savoir plus sur lui, il y a un bel article sur son parcours et son projet sur le site Ideemiam.

20150623_162418.jpg

20150625_194941.jpg

J'ai savouré :

- Quelques plaisants repas au restaurant, de belles et bonnes assiettes de Monsieur ou de délicieux fruits de saison.

20150627_200210.jpg

20150614_124917.jpg

20150621_184650.jpg

- Plusieurs glaces d'un tout nouveau glacier qui vient tout juste d'ouvrir à deux pas de chez moi, à Montmartre, Scaramouche. L'accueil y est très sympathique, c'est la deuxième boutique d'un glacier (reconverti) installé dans un petit village du Sud de la France, les glaces sont préparées avec exigence. Ils font volontiers goûter plein de parfums, ont envie de s'adresser notamment aux enfants. Ce ne sont sans doute pas les meilleures glaces du monde mais ce que j'ai goûté était vraiment très bon : fraise, vanille, pastis, citron... On peut s'asseoir au calme pour savourer et on est loin du snobisme chic qui fait "buzzer" la foodosphère. 

diététicienne à paris,conférences alimentation,nutrition,tarte abricots,aubergine,terra gourma,thierry delabre

diététicienne à paris,conférences alimentation,nutrition,tarte abricots,aubergine,terra gourma,thierry delabre

diététicienne à paris,conférences alimentation,nutrition,tarte abricots,aubergine,terra gourma,thierry delabre

J'ai réalisé :

Une déclinaison autour de l'aubergine : en taboulé selon une recette du Veggivore de Clotilde Dusoulier, en "caviar" épicé, à la façon Ottolenghi avec des grenades (recette qu'on retrouve chez Papilles).

20150621_201320.jpg

Une très belle et délicieuse tarte aux abricots pour accueillir dignement notre ami du Japon de passage à Paris.

20150629_170731.jpg

J'ai découvert :

L'épicerie Terra Gourma à Levallois, dont j'entendais parler depuis longtemps, à l'occasion de 'une soirée de découverte de l'ail noir, cuisiné de façon délicieuse par Elisabeth Scotto. Cela a beau être loin, j'y retournerai sûrement car l'accueil est sympathique et la sélection de produits exigeante.

Instagram : eh oui, un peu après tout le monde et beaucoup d'hésitation vu le temps que je passe déjà sur twitter... Je me suis dit que c'était peut-être le lieu de publier quelques photos puisque j'en prends quasi-systématiquement de ce que je mange et qu'elles n'aboutissent pas toutes, loin de là, sur le blog. Si cela vous dit de m'y retrouver...

Et plein d'autres choses qui ont fait que juin a filé à grande vitesse...

Et vous, qu'avez-vous fait en ce court mois ?

 

19/06/2015

Merguez & Pastrami, table identitaire... et bonne

Cela fait un moment qu'on avait entendu parler de cette nouvelle adresse, avant même le début des travaux, grâce aux confidences de David, le patron de la Pizza di Loretta (une de nos "cantines"), aussi à l'origine de Merguez & Pastrami. Le nom nous avait intrigués, on attendait de voir et jeudi dernier, en allant manger une pizza, on a vu que c'était ouvert. C'était même le jour d'ouverture. Donc, curieux de voir ce qui se cachait derrière ce nom, nous sommes allés y déjeuner samedi. David, tout heureux de nous faire découvrir son nouveau "bébé" nous a expliqué que c'était une table identitaire rendant hommage à l'autre branche de ses origines, celles de son père marocain (sa mère Loretta a donné son nom à la pizzeria) avec un détour par New York pour le côté pastrami.

20150613_133953.jpg

Le décor est sympathique, les serveurs souriants, la carte est différente le midi et le soir, plus simple à midi, avec pas mal de gros sandwiches accompagnés de chips maison. Pour ma part, j'ai prix un plat végétarien (ce que je ne pensais forcément trouver entre les merguez et le pastrami...) : des falafel (boulettes de pois chiches) accompagnés d'aubergines au four et de crudités. C'était très bon, avec des aubergines fondantes à souhait. Monsieur a pris un plat fort appétissant : oeuf-merguez-chakchouka qu'il a beaucoup apprécié. Pour les personnes pas trop au fait de cette cuisine, un lexique des mots inconnus est proposé avec le menu.

20150613_130604.jpg

20150613_130558.jpg

Plus faim pour un dessert mais je reviendrai bien goûter le gâteau au fromage blanc, et aussi découvrir les plats du soir. J'ai conclu sur un excellent café (donc pas donné...) servi dans une très belle cafetière traditionnelle à piston.

20150613_132747.jpg

 Merguez & Pastrami, 57 rue Rodier, Paris 9eme. Plats environ 15 euros au déjeuner

18/06/2015

Quand Terroirs d'Avenir nous régale...

Je me souviens de la première fois où j'ai rencontré Terroirs D'avenir, c'était en 2009 : via My Little Paris, ils proposaient de venir un samedi matin s'emparer de cageots de tomates dans un lieu éphémère : peut-être les meilleures tomates que j'ai jamais mangées, en France en tout cas... A l'époque, ils approvisionnaient les chefs en produits de top qualité. Puis,  début 2013, ils ont installé leurs boutiques pour en faire profiter les particuliers, rue du Nil, dans le 2eme arrondissement. J'y suis allée quelquefois mais j'étais un peu freinée par la distance.

Et puis récemment, réfléchissant au développement des épiceries chics, ayant testé différentes sources d'approvisionnement, je me suis dit que c'était vraiment chez eux que je trouverais le meilleur rapport qualité-prix-démarche responsable. Et que c'était cela que j'avais envie de soutenir. J'y suis donc retournée plus fréquemment (même à pied !) et y ai fait d'excellents achats, et Monsieur aussi en alternance.

Ainsi, le week-end dernier, Monsieur s'est emparé d'une belle  variété de légumes (et un peu de poisson et de fromage aussi) et nous a ainsi préparé plusieurs repas tout à fait merveilleux :

- une assiette toute verte et végétarienne : asperges, petits artichauts, fabuleuse ratatouille "blanche" (sans tomate) : aubergines violettes/courgette/oignon.

20150613_195053.jpg

- une assiette terre et mer : filets de dorade grise ; "tartare" de courgette-artichaut-asperge-fenouil-petits oignons ; fenouil, courgettes, artichaut, asperge grillés.

20150614_124926.jpg

- des pâtes au fenouil et moules (ces dernières venant d'une autre source) très savoureuses.

terroirs d'avenir, légumes, végétarien, les légumes c'est bon, rue du nil, circuit court, acheter de bons légumes à Paris

Oui, je sais, Monsieur devrait ouvrir un restaurant avec quelques couverts pour convives choisis ;-) Mais, bon, pour l'instant, c'est moi, et de temps en temps quelques amis, qu'il régale !

Bravo à Terroirs d'Avenir pour le super travail de dénichage de bons produits qu'ils font pour les chefs et pour nous !

Et vous, de quels légumes vous régalez-vous actuellement ?

17/06/2015

Bac Sucré : jolie opération d'une rue très gourmande

Si vous êtes parisien(ne) et gourmand(e) peut-être avez-vous entendu parler de Bac Sucré, un événement lancé mardi, qui se déroule toute la semaine, avec animations variées. Il réunit un bon nombre d'acteurs sucrés de la très chic rue du Bac, dans le 7eme arrondissement parisien. Une rue devenue en quelques années un repaire de quantité de pâtissiers et chocolatiers.

Comme je le disais il y a quelques jours, c'est Florence Mazo Koenig, habitante historique du quartier, qui a eu l'idée de cette opération et qui, avec l'aide de quelques autres pros, a mobilisé de nombreux intervenants et la mairie d'arrondissement.

Mardi soir, j'étais invitée au lancement. J'accepte de plus en plus rarement ce genre d'invitations pour blogueurs mais, ayant suivi cela de loin depuis le début, connaissant les protagonistes, étant amatrice de quelques adresses de la rue, c'était difficile de refuser. Et cela venait à point pour prolonger ma semaine passée à dédramatiser le sucre !

bac sucré, rue du bac, gourmandise, pâtisserie, desserts, chocolat chapon, jacques genin,

Je suis arrivée en fin d'après-midi et j'ai fait un tour de quelques lieux participant à l'opération (certaines boutiques présentaient par ailleurs leurs créations dans le square où se passait la soirée). Chez Jacques Genin, on pouvait déguster ses chocolats (dont un étonnant mais fameux chocolat aux câpres) et ses fabuleuses et irrésistibles pâtes de fruits (je ne suis pas très fan a priori mais cela n'a strictement rien à voir avec toutes celles que vous avez pu manger).

20150616_172747.jpg

Chez Chapon, le chocolatier Patrice Chapon m'a parlé de sa façon de travailler, depuis les fèves de cacao jusqu'aux tablettes. Il m'en a fait goûter plusieurs ainsi que son gâteau fondant renouvelé "Vendredi samedi dimanche"et ses diverses mousses au chocolat : en effet (j'avais déjà repéré cela dans sa vitrine), il est, semble-t-il, le seul à proposer plusieurs mousses au chocolat réalisées avec différents crus. On peut notamment en acheter dans un petit cornet à déguster dans la rue comme une glace. 

20150616_180517.jpg

Je suis aussi allée découvrir la boutique Quintessence, spécialisée dans les bougies parfumées où j'ai été très gentiment accueillie. Rien à voir avec le sucré a priori mais cette maison a pour habitude de créer des bougies avec des personnalités : elle en a créé une (à l'odeur délicieusement anisée) avec Sébastien Bras et elle faisait du coup découvrir les sirops de ce chef (j'ai goûté celui au thé).

20150616_174825.jpg

Il y aussi la Pâtisserie des Rêves, Dalloyau, Perre Marcolini, Angelina, Hugo & Victor .... 

Une chasse au trésor avec quelques questions gourmandes est prévue pour donner envie de franchir la porte des boutiques partenaires en quête de quelques indices (tiens, qui a inventé la crème Chantilly par exemple ?)

Retour au square ensuite où j'ai papoté avec moult blogueuses et gastronomes présents, avant le lancement officiel.

bac sucré,rue du bac,gourmandise,pâtisserie,desserts,chocolat chapon,jacques genin

Philippe Urraca, Jacques Genin (en blanc), Claire Damon, Patrice Chapon (derrière, veste noire), Philieppe Conticini

Tout le programme est sur le site Bac Sucré si cela vous dit.

 

11/06/2015

Je me souviens...des douceurs

Je me souviens des bonbons de "la PB", la petite boutique de confiseries près de l'école : les  "frites", les boules de coco, les colliers, les "soucoupes" pleines de poudre "qui pique",

Je me souviens des bonbons en paquet, les Kréma, les Michoko, les Petit Pimousse, les Batna...,

Je me souviens des bonbons anglais et des boites de Quality Street,

Je me souviens des rouleaux de réglisse avalés morceau par morceau, trop vite finis, et des paquets de CarenSac multicolores,

Je me souviens des sucettes Chupa Chups quand on était en vacances,

20150610_140640.jpg

Je me souviens que je prenais toujours un dessert au restaurant,

Je me souviens de la merveilleuse texture des "fudge" découverts en Angleterre lors de séjours linguistiques, si différente des caramels français que je connaissais,

Je me souviens du premier caramel de Jacques Génin, mangue-passion, découvert au restaurant d'Yves Camdeborde, puis d'en avoir trouvé chez Denise Acabo,

Je me souviens des caramels au beurre salé d'Henri Leroux quand on ne les trouvait qu'à Quiberon où j'étais en stage,

Je me souviens des guimauves parfois offertes au restaurant comme un dernier plaisir éphémère,

Je me souviens que je n'aimais pas le miel mais que je l'apprécie désormais.

Je me souviens que j'ai toujours mangé du sucre et pourtant, je ne suis ni malade ni en surpoids. Alors pourquoi le diaboliser ? On en parle samedi pour clore la semaine.

 

Toute la semaine, le blog parle desserts et douceurs en réaction à l'énorme vague "Sans Sucre" dont vous avez peut-être entendu parler...

09/06/2015

Alerte concours : deux jolis livres végétalo-sucrés à gagner !

Je connais les éditions La Plage depuis longtemps, j'apprécie beaucoup leurs livres, leur approche végétale et gourmande. J'en ai un certain nombre, beaucoup de Clea et aussi d'Esterelle Payani, Marie Grave, Clémence Katz... Je ne compte plus les délicieuses recettes réalisées grâce à un de mes livres de cuisine favoris, L'Atelier Bio.

20150607_120410.jpg

editions la plage, clea, esterelle payani, recettes végétariennes, manger bio, patisserie crue, glaces vegan

J'ai toujours acheté ces livres (sauf un offert par Marie). Et voilà qu'il y a quelques semaines, je reçois une enveloppe rembourrée avec deux nouveautés de cet éditeur : 25 glaces vegan et Pâtisserie crue. Des approches alternatives du domaine sucré en phase avec une évolution de certains mangeurs vers le veganisme ou l'arrêt des laitages. Pour ma part, vous le savez, je ne suis pas végétarienne (mais je mange très souvent végétarien) et vraiment pas végétalienne ou végane. Mais je respecte les choix de chacun(e) et j'aimerais que chacun(e) en fasse autant...

editions la plage, clea, esterelle payani, recettes végétariennes, manger bio, patisserie crue, glaces vegan

Revenons aux deux livres :

- 25 glaces vegan, de Marie Laforêt : il s'agit de recettes de glaces sans lait ou crème, utilisant notamment des "laits" végétaux, ou des sorbets, des desserts glacés : c'est sûrement très bon, les recettes sont appétissantes mais je viens justement de donner ma sorbetière car je ne suis pas suffisamment fan de glaces pour en faire moi-même. Je préfère en acheter occasionnellement chez des glaciers.

editions la plage, clea, esterelle payani, recettes végétariennes, manger bio, patisserie crue, glaces vegan

- Pâtisserie crue, d'Ophélie Véron alias Antigone XXI : l'assemblage de ces deux mots peut sembler étrange tant il y a de pâtisseries qui sont habituellement à cuire (gâteaux, tartes, biscuits...). Mais Ophélie explore d'autres possibilités et propose tartes, crumbles et gâteaux qui feront saliver les amateurs de desserts. Je pratique pour ma part essentiellement de la pâtisserie traditionnelle (en déclinant diverses farines, matières grasses, sucres...) mais je suis de nature curieuse et il est toujours intéressant de découvrir de nouvelles pistes. Le problème, c'est que je manque de temps actuellement pour expérimenter, alors je me suis dit qu'il était préférable que ce livre réjouisse un(e) autre gourmand(e) plutôt qu'il ne commence à prendre la poussière dans ma bibliothèque.

editions la plage, clea, esterelle payani, recettes végétariennes, manger bio, patisserie crue, glaces vegan

J'ai donc décidé d'offrir ces livres à deux d'entre vous. Pour cela, merci de laisser un commentaire en me disant quel serait le dessert végétalien (sans produit animal, donc sans beurre, crème, lait, oeufs) de vos rêves et en précisant lequel des deux livres vous souhaiteriez gagner. Merci de poster votre commentaire avant le dimanche 14 juin.

A vos claviers !

Toute la semaine, le blog parle desserts et douceurs en réaction à l'énorme vague "Sans Sucre" dont vous avez peut-être entendu parler...