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30/12/2015

Novembre 2015 : je suis doublement fan d'Alexandre Bourdas

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Début novembre, quelques jours avant les terribles événements qu'on sait, c'était mon anniversaire. C'est toujours l'occasion de faire un délicieux repas, dans un registre qu'on ne s'offre pas tous les jours, sans tomber toutefois dans des excès démesurés dont nous ne voulons pas. Cette année, j'ai eu très envie de retourner au Saquana, le restaurant du chef Alexandre Bourdas à Honfleur, car on n'y avait pas mangé depuis fort longtemps alors que c'est un restaurant où j'ai de très beaux souvenirs. Et aussi parce que le restaurant va fermer prochainement pour une refonte complète (il ferme à partir de fin janvier pour quelques mois).

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Un des plats merveilleux et surprenant de ce repas : "la daurade étuvée - chou-fleur râpé & semoule, amandes caramélisées & vinaigrette "chermoula""

D'ailleurs, démarche atypique et intéressante, Alexandre Bourdas a créé un blog pour raconter l'aventure de la refonte de son restaurant (en fait une totale refonte de tout le bâtiment qui abrite le restaurant et où il habite aussi avec sa famille). Une démarche de transparence et de réalisme du quotidien d'un cuisinier, qui veut aller à l'encontre du spectacle de la cuisine-réalité. Entretien à ce sujet et d'autres chez Atabula. Il y parle avec honnêteté et simplicité des étapes, des démarches, des aspects financiers, informatiques, architecturaux... de son futur Saquana.

Quelques jours avant, j'étais retournée déjeuner pour une n-ième fois à la Pascade, la deuxième table, parisienne, du chef. J'avais aimé, lors de l'ouverture, constater qu'il ne cherchait pas une installer une table bis mais à faire tout autre chose. Depuis j'y vais régulièrement car c'est toujours un plaisir de se régaler d'une pascade mêlant des ingrédients multiples de façon harmonieuse et relevée. Alexandre Bourdas ne manque pas d'imagination pour les renouveler de façon délicieuse mais il a eu aussi la très jolie idée de convier des amis du monde gastronomique ou des proches à imaginer leur propre pascade. 

Ainsi, en novembre, c'est le très médiatique Cyril Lignac, aveyronnais comme lui, qui a créé une pascade. J'avais préféré ne pas aller la découvrir le soir du lancement, au diable les mondanités, mais plutôt la goûter tranquillement 2-3 jours plus tard. D'autant plus tranquillement que j'y suis allée en décalé, à presque 14 heures, consultations obligent. Cette Pascade s'appelait "Un peu de tout… de tout un peu…" et mariait de façon délicieuse, croustillante et parfumée des crevettes au panko (panure japonaise), du citron vert et du lait de coco, de l'avocat et de la sucrine.

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Plaisir d'une mini-pascade pour une touche onctueuse et chocolatée avec le café

La Pascade a justement (déjà) fêté son troisième anniversaire il y a quelques semaines et cela a été l'occasion d'un entretien d'Alexandre Bourdas avec à nouveau le site gastronomique Atabula.

Je ne suis pas du genre groupie, ni envers les chefs ni envers d'autres personnes. Mais j'apprécie beaucoup Alexandre Bourdas. Pourquoi ? Evidemment d'abord, il cuisine excellemment bien et sa cuisine est un régal. Mais pas seulement. Peut-on, en cuisine, faire abstraction de l'homme qui est derrière des plats ? Lui me parait être un "honnête homme", il parait heureux de pratiquer son métier sans chercher la gloire et la fortune à tout prix mais plutôt à bien vivre, à se faire plaisir, à continuer à créer des plats qu'on sera heureux de découvrir et de partager. Et aussi parce qu'il est très gourmand (c'est la moindre des choses pour un chef !) et cela se retrouve forcément dans sa cuisine généreuse et créative.

Complément le 31/12 : belle interview d'Alexandre Bourdas sur son façon de manager sur le site Bruit de Table

29/12/2015

Octobre 2015 : je me balade aux Batignolles

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Parmi les possibilités de se fournir en bons fruits et légumes, j'avais assez peu investigué le marché bio des Batignolles qui se tient le samedi matin dans le 17eme arrondissement. Impression de prix élevés et de clientèle chic. Mais mon amie Marine qui en est habituée m'a appris qu'il fallait simplement choisir son horaire et connaître les bons stands de vrais maraîchers. Elle s'est donc improvisée guide un samedi matin ensoleillé d'octobre.

Pour se donner du courage en début de marché, on a bu un jus d'herbe fait minute, éventuellement additionné de jus de fruits, vendu bien cher le petit gobelet. Mais c'est censé faire tellement de bien, n'est-ce pas ?!

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Puis on a arpenté le marché, côté fruits et légumes, œufs, fromages... On a repéré les bons endroits, fait quelques achats et prévu de revenir une autre fois.

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En complément, on a découvert un autre endroit dont j'avais découvert le site internet auparavant, sans bien comprendre son fonctionnement : Au Bout Du Champ, un petit point de vente de produits locaux : on peut commander sur internet et venir chercher sa commande mais j'ai découvert qu'il y avait aussi des produits disponibles à la vente sur place. L'intérêt : c'est local, c'est proche, c'est largement ouvert. Et ne nous laissons pas rebuter par les casiers, tout est frais. Bien envie de tester !

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Enfin, toujours dans le même quartier des Batignolles, on est allés déjeuner au Bal Café, avant que la foule ne s'y presse. C'est un brunch le week-end mais pas de formule imposée, on choisit des plats (plutôt copieux et nourrissants) à la carte. J'ai choisi un welsh rarebit (croque gallois au cheddar et à la Guiness) car je n'avais jamais goûté ce plat : pas de grand emballement car cela manquait de diversité gustative... Je préfère les plats de la semaine du Bal Café.

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Merci Marine pour la balade !

Marché bio des Batignolles : le samedi matin 9h-15h, terre plein du boulevard des Batignolles (n° 27-35 et 34-48)

Au Bout du Champ, 20 rue des Dames, Paris XVIIe

Bal Café, impasse de la Défense, Paris XVIIe

28/12/2015

Septembre 2015 : je vais au marché avec les chefs !

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Un dimanche de septembre, dans le cadre de la Fête de la Gastronomie s'est déroulée une opération, orchestrée par Relais & Châteaux, que j'avais pressentie intéressante et qui l'a confirmé : Allons au marché avec les chefs ! En plus, cela se passait tout près de chez moi.

Il s'agissait d'un marché de maraîchers, mais pas n'importe lesquels, des producteurs venus de dix régions de France, fournisseurs de légumes et de fruits de haute qualité pour des chefs multi-étoilés. Du coup, les stands du marché étaient tenus par des duos chef/maraîcher, réunis pour nous faire découvrir de beaux et bons légumes de saison. Et nous inciter à cuisiner et manger bon et sain.

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J'avais craint une grande affluence (les photos publiées ensuite me l'ont confirmé), du coup j'y suis courageusement allée de très bonne heure, vers 8h15 (Etre voisine, cela facilite !). Ce fut une bonne idée, il y avait alors très peu de clients. Du coup, tout le monde, chefs et maraîchers, étaient assez disponible. Olivier Roellinger, qui avait préparé une soupe, pestait un peu contre la plaque de cuisson peu performante pour sa grande marmite mais cela s'est vite arrangé avec l'aide de Julien Dumas, qui lui a gentiment prêté la sienne en complément...

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Sur place, j'ai découvert, outre la richesse et la variété des stands, qu'on pouvait aussi faire une bonne action en se régalant au profit de l'ANDES (dont j'admire le travail) : chacun des chefs avait conçu une recette servie en mini-portion et la vendait 2 euros au profit de cette association. Malheureusement, j'avais un déjeuner au restaurant prévu le midi et je ne voulais pas me couper l'appétit, sinon, je crois que j'aurais goûté beaucoup de choses... Je me suis contentée de très légères lamelles de céleri au pesto de céleri joliment préparées par Julien Dumas, le jeune et sympathique chef de Lucas-Carton, associé au célèbre maraîcher Joël Thiebault.

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J'ai fait quelques courses de saison (les toutes dernières tomates venues du Sud ont tenu compagnie à des poireaux crayons, des haricots verts et haricots coco du maraîcher d'Olivier Roellinger, Eric Bocel, des carottes et céleris-raves de Joël Thiebault, ....

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Donc, opération plaisante et réussie, qui sera sans doute renouvelée. Mais est-ce utile ? Une telle opération un peu chic (mais un effort avait été fait sur les prix, m'a-t-on dit) atteint-elle l'objectif (que je suppose) de donner envie aux Parisiens de retourner au marché et de délaisser un peu le supermarché ? Encore faudrait-il sans doute des horaires adaptés et une vraie différence de qualité sans des prix déraisonnables...

Et vous, vous allez parfois, souvent, jamais au marché ? Vous aimez ça ?

26/12/2015

Juillet 2015 : je suis invitée à dîner avec bonheur

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

J'ai la chance d'avoir des amis gourmands et accueillant, pratiquant avec plaisir de temps en temps les invitations à dîner et en profitant pour cuisiner des plats savoureux, accompagnés de bon vin (avec modération !).

Ainsi, début juillet, ce fut un dîner excellent de bout en bout chez un couple d'amis adorable qui se reconnaîtra. Il y eut (après un apéritif où je pris soin de ne pas me couper l'appétit) une salade avocat-crevettes et autre, toute fraîche. Puis un tagine d'agneau aux abricots qui fut un vrai régal (alors que je suis habituellement de moins en moins fan de cette viande). Enfin, une tarte aux abricots et pistaches, absolument délicieuse. Un repas très réussi dans une très conviviale ambiance. 

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Sans faire offense au talent de nos amis, qui cuisinent fort bien, ce que je retiens, c'est qu'ils ne cherchent pas la perfection d'un repas complexe qui nécessiterait de stationner en cuisine plutôt que passer du temps avec leurs amis : la salade se prépare en bonne partie en avance et reste au frais, le tagine mijote tranquillement, la tarte peut être cuite à l'avance... Et cela ne nuit aucunement au plaisir !

 

Des exemples à suivre quand on reçoit, non ?

 

23/12/2015

Avril 2015 : je petit déjeune dehors

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Je vous ai déjà parlé de mon goût pour les petits déjeuners à l'extérieur. C'est l'occasion de varier les plaisirs, de passer un moment avec des ami(e)s, voire de se donner un autre cadre pour travailler. J'ai continué mes pérégrinations matinales quand mes consultations m'en laissent le temps. Ainsi, en avril, sans doute une disponibilité un peu plus grande due aux vacances scolaires, j'ai eu l'occasion de trois petits déjeuners dehors.

1. Le Caffe Stern

Quand ce café-restaurant a ouvert passage des Panoramas, les descriptions que j'ai lues du lieu et des prix pratiqués m'avaient plutôt dissuadée de m'y poser. Et puis, on m'a dit que c'était un lieu très agréable pour le petit déjeuner. J'y ai donc donné rendez-vous. Le lieu était très paisible de bon matin, confortable, la déco raffinée. La carte est assez originale notamment côté boissons. J'en suis restée à un double expresso, que j'ai accompagné d'un moelleuse brioche huile d'olive-abricot.

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2. Le Matamata Coffee bar

Quand je petit déjeune dehors, j'aime souvent le faire assez tôt, à la fois pour répondre à ma faim, et pour garder une bonne part de la matinée disponible pour d'autres activités. Mais les lieux ouvrant tôt ne sont pas si nombreux. Le Matamata Cafe a l'avantage d'être assez central, d'ouvrir à 8 heures et de proposer du granola, dont j'aime bien découvrir des variantes. Le lieu est petit, accueillant et café et granola furent bons.

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3. Soul Kitchen

J'avais déjà déjeuné dans ce lieu décontracté. Je me suis trouvée un jour dans le quartier en fin de matinée, ayant très faim et j'y ai fait un petit déjeuner tardif, composé d'un café et d'un délicieux muffin à la pomme. Un très plaisant lieu pour passer un moment, plutôt en dehors des heures de pointe.

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Et vous, vous arrive-t-il de petit-déjeuner dehors ? Qu'aimez-vous dans cette pratique ?

 

Caffe Stern : 47 passage des Panoramas, Paris IIeme

Matamata Coffee Bar : 58 rue d'Argout, Paris IIeme

Soul Kitchen : 33 rue Lamarck, Paris XVIIIe*

Plus de souvenir exact des prix mais je crois autour de 6-7 euros.

D'autres lieux que j'ai fréquentés matinalement une ou plusieurs fois :

Lazare (VIIIe) : classique, matinal et de bon goût. Tartine baguette copieuse et croustillante, beurre, confiture, jus frais, boisson chaude (10 euros)

Mûre (IIe) : copieux, cosy et délicieux. Divers choix. Formule yaourt-granola-fruit, pâtisserie à choisir (muffin, madeleine, cake...), jus frais, boisson chaude : 11 euros. Ou possibilité de manger à la carte.

Café Pinson (IIIe et Xe) : malgré son positionnement trop "health" (cf la déclaration en devanture "in detox we trust") et un déjeuner qui m'avait peu emballée, j'y ai petit déjeuné avec plaisir : madeleines, cakes, tartines, granola, jus... : diverses formules.

Bob's Bake Shop (XVIIIe) : vaste, américain et un peu excentré. Granola, fromage blanc, salade de fruits, café : 8,20 euros. Regret : emballages plastiques plutôt que de la vaisselle.

Le pain quotidien: tout à fait correct pour une chaîne, choix assez large.

22/12/2015

Mars 2015 : j'aime la liberté hors menu imposé !

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

En mars, je suis retournée chez Coretta pour fêter un anniversaire. J'y avais déjà dîné et apprécié à la fois la cuisine et le cadre très plaisant. Une fois encore, j'ai été davantage attirée par les entrées que par les plats et je souhaitais garder une place pour la brioche roulée à la cannelle dont j'avais entendu parler avec gourmandise. Car Coretta a l'avantage, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas, de ne pas avoir un menu obligé entrée-plat-dessert.

En effet, mon appétit rarement suffisant pour un repas entrée-plat-dessert de portions standard

+ mon goût de la variété

+ la tendance à trouver souvent les entrées plus attractives et originales que les plats

+ ma capacité à demander ce dont j'ai envie sans peur du refus

+ mon envie de viande/poisson en grande portion rarement présente

font que j'aime pratiquer de plus en plus souvent un repas sans plat principal au restaurant.

En effet, soit je n'ai pas une énorme faim et je prends une entrée + un dessert.
Soit j'ai bien faim et/ou le moment est festif, je prends deux entrées + un dessert ou un 1/2 dessert.

Ce jour-là, chez Coretta, même si mes acolytes avaient choisi plat-dessert (ah, le fameux ris de veau de Beatriz Gonzales, comme chez Neva Cuisine !), j'étais restée sur mon choix et je me suis régalée de deux entrées, excellentes (comme les autres attendaient, je leur avais fait goûter la première !) : l'une à base d'anguille fumée et pomme verte, l'autre de poulpe et soupe de pois chiche. Puis j'avais savouré une délicieuse (mais un peu trop copieuse) brioche perdue à la cannelle.*

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Fabuleux très beau dessert (pour deux) du talentueux Yannick Tranchant chez Neva Cuisine : ce serait vraiment dommage de ne plus avoir faim quand on y arrive...

Ce type de choix est possible dans de nombreux restaurants qui proposent à la fois un menu (un peu plus avantageux) et une possibilité de prendre les plats à la carte. Alors que m'agacent un peu ces lieux où l'on doit impérativement prendre entrée-plat-dessert et pas moyen de négocier une petite réduction si on prend deux entrées/dessert...

Bref, vive la liberté, l'écoute de sa faim et de ses envies au restaurant ! Surtout quand le type de plat est peu propice au "doggy bag"...

Et vous, prenez-vous cette liberté de choisir vraiment selon vos envies et votre appétit ?

*je crois que j'ai effacé par erreur les photos de ce bon repas

14/12/2015

Vive les livres qui parlent cuisine, aliments et pas seulement recettes...

Bon, on se rapproche à grands pas des fêtes de fin d'année, alors je fais comme tout le monde, je vais parler un peu livres... Car, ne nous le cachons pas, la période est propice aux cadeaux mi-plaisir mi-utilité que peuvent être les livres culinaires. Mais on peut trouver bien d'autres occasions pour (s')offrir des livres. Ce que je fais...

Récemment, plusieurs livres m'ont réjouie car il ne s'agissait pas seulement de livres de recettes. En effet, il en va pour moi des livres comme des revues culinaires : j'aime qu'il y ait de la "chair", des informations, des histoires... autour des recettes.

1. C'est le cas dans la très belle et richement fournie Encyclopédie de la Cuisine Végétarienne d'Esterelle Payani. Je suis impressionnée par la masse de travail que cela a dû représenter, surtout que je connais le perfectionnisme de l'auteure... Avant même de passer en cuisine, on se délecte de tout ce qu'on peut y découvrir. Il y a des informations sur tous les aliments de la sphère végétale, classés par familles, un large éventail de techniques (certaines qu'on a pu observer dans d'autres livres de cuisine végétarienne, d'autres plus rares) comme faire un lait végétal, cailler du fromage, préparer une chantilly de noix de coco...

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C'est déjà une grande richesse du livre. Mais le plus intéressant est peut-être le panorama des richesses de la cuisine végétarienne à travers les pays et les cultures. Car le végétarisme est aussi bien présent dans de nombreux pays d'Asie qu'en Europe, dans la bassin méditerranéen, ... On voyage ainsi d'une culture à l'autre avec curiosité et l'envie de passer en cuisine pour en découvrir davantage dans son assiette. Et, pour chaque recette, on a un renvoi aux techniques utilisées, ce qui est bien pratique si on débute dans la cuisine végétale. Le livre bénéficie par ailleurs de très belles photos. Petit bémol justement : ce n'est pas le format de livre que j'aime le plus emporter en cuisine... Un livre de référence vraiment utile si on a envie de diminuer sa consommation de viande et poisson.

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Les recettes : déjà savourées, les pâtes de sarrasin aux brocolis et ume. Hier soir, le "curry de pois chiches au chou-fleur, patate douce et lait de coco", accompagné de riz et de coriandre, fut un délice. Et, dans mon viseur hivernal, le "Mac'n'cheese au chou-fleur", la "soupe de quinoa", le "gâteau de millet aux choux de Bruxelles, butternut et noix de Pécan"...

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2. J'ai découvert par hasard à la Librairie Gourmande le livre Cuissons de Keda Black. Un livre vraiment atypique au rayon culinaire, par son format, ses photos, son organisation. Là encore, les recettes ne sont pas forcément le cœur du livre qui révèle bien d'autres richesses. L'idée est de nous faire découvrir les facettes des différents modes de cuisson et la meilleure façon d'y recourir. Certes, certains sont moins quotidiens que d'autres mais on peut rêver un peu... On plonge dans ses pages avec bonheur et on y pêche des tas de bons conseils, que ce soit la poêle idéale ou les aliments les plus adaptés au pochage. Un livre à savourer à petits pas et qui va devenir peu à peu un compagnon du quotidien mais on a aussi envie de se dépêcher d'expérimenter. Très envie par exemple de tenter la cuisson des légumes en croûte de sel...

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3. Thés japonais - la maison de thé Jugetsudo, de Chihiro Masui

Je n'aurais peut-être pas acheté ce Thés Japonais car je crois que je connais un peu déjà le thé japonais, en étant grande consommatrice et amatrice. Mais Chihiro Masui et son éditeur me l'ont envoyé et j'ai adoré le découvrir d'abord parce que les photos sont magnifiques. Puis parce qu'il y a toujours à apprendre sur le thé japonais et ses diverses variétés et les textes sont clairs, précis. Les recettes sont très appétissantes et pour la plupart vraiment pas compliquées. En ligne de mire pour commencer, les sablés aux noisettes et Genmaicha et la salade de fruits secs au Genmaicha aussi.

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Plus centré sur les recettes mais intérgrant de nombreuses informations sur les ingrédients et techniques : Tout sans gluten, de Clea : vous êtes peut-être étonnés de me voir citer ce livre alors que je m'agace souvent de cette mode envahissante du sans gluten sans raison valable. Je sais bien sûr que certains ont une vraie intolérance, d'autres un inconfort réel. Il s'agit ici d'une très vaste somme, sans doute un peu trop riche pour moi : je n'ai pour ma part aucun problème avec le gluten, aucune envie de céder à la mode mais j'explore parfois avec curiosité d'autres goûts en variant les farines. Mais c'est un livre qui me parait assez incontournable pour des personnes qui ont réellement une incapacité à digérer le gluten. Elles ont souvent du mal à trouver des idées de plats variés quand elles se rendent compte qu'elles n'ont d'autre choix que de cuisiner majoritairement. Elles se réjouiront de cette somme qui distille le style culinaire original et gourmand de Clea et n'ont pas fini d'en épuiser les plaisirs. Pour ma part, je commencerai bien par cette recette japonisante.

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Sinon, j'ai repéré en librairie deux livres sympathiques, avec de jolies mises en page colorées :

- La Bièrographie, pour amateurs de bière (que je ne suis pas) ou voulant le devenir,

- le très grand, lourd et bien garni On Va Déguster, issu de l'émission du même nom (que j'ai jugé pour l'instant trop encombrant pour mes étagères déjà bien remplies...).

Et, bien sûr, il devrait y avoir quelques Simplissime au pied des sapins...

D'autres suggestions ?

 

Encyclopédie de la Cuisine Végétarienne,d'Esterelle Payani, Flammarion (acheté)

Cuisson(s), de Keda Black, Keribus (acheté)

Thés japonais - Maison de thé Jugetsudo, de Chihiro Masui, Chêne (reçu)

Tout sur le gluten, de Clea, La Plage (reçu)

 

10/12/2015

En hiver, on boit chaud (et bon), non ?

En été, quand vous vous désaltérez avec un soda ou un verre d'eau bien frais voire glacé, il y a parfois quelqu'un qui vous glisse que vous feriez mieux de boire chaud, cf le thé dans le désert, blablabla... Conseils qui ne vous font ne chaud ni froid... Et pas si vrai en fait.

Mais en automne-hiver, quand les températures baissent, je vois peu d'arguments surgir vantant le boire frais... Alors, on se réchauffe, on se détend, on se régale avec des boissons chaudes. Davantage que le reste de l'année sans doute. Et de façon peut-être plus variée qu'avant, tant ont fleuri les néo-tisanes, les infusions colorées, parfumées, branchées ou tradi... Cela fait ainsi un certain temps que je suggère cela à mes patientes pour s'octroyer un moment de détente, et je les sens plus réceptives... La tisane aurait-elle quitté le ringardisme des mémés ?

Pour ma part, outre des litres de thé, souvent japonais, notamment du Sencha Tamayura, je me suis souvent gréée de tisanes en vrac, de la simple verveine à des mélanges plus originaux. J'ai goûté et apprécié ainsi les tisanes d'Anaïs, parvenues à une certaine notoriété via un beau documentaire qui était consacré à la jeune femme, ou d'autres tisanes bio.

Et récemment, deux arrivées inattendues sont venues largement élargir ma palette de saveurs liquides et parfumer mon quotidien.

Beena Paradin, créatrice des si délicieux produits Beendhi, déjà évoqués ici, a lancé récemment, après plusieurs années de recherche, une petite gamme de trois chaï, épicés de diverses façons (l'un, l'original, avec du thé) et m'a fait le plaisir de me les faire découvrir. Outre le goût délicieux et bien marqué (pour ma part, je le bois nature, mais cela se consomme traditionnellement souvent avec du lait), un des intérêts est l'extrême facilité d'utilisation : une demi-cuillère de poudre de chaï dans une tasse, on verse l'eau chaude et on attend 2 minutes, c'est prêt.

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 Il y a quelques semaines, j'ai par ailleurs eu la surprise de recevoir un grand mais léger paquet. En l'ouvrant, j'ai découvert un large assortiment de thés et infusions Clipper. Je les connaissais de vue mais ne les avais jamais goûtées. Je ne vais jamais au rayon thés-infusions des grandes surfaces. Eh bien, et c'est pour cela que j'en parle (alors que je suis assez réfractaire à ce type de cadeaux...), ces infusions en sachets se sont pour la plupart avérées tout à fait plaisantes. Ce sont des tisanes anglaises et bio, aux jolis packagings. J'en ai consommé plusieurs pour varier les goûts, sans forcément me soucier de l'effet réel que certaines sont censées procurer, une bonne digestion ou un sommeil réparateur... Et j'ai offert les boîtes qui ne me disaient vraiment rien, du style le thé vert à la fraise... J'ai apprécié le classique citron-gingembre, le thé fenouil-sureau-agrumes et l'infusion deux menthes-fenouil ... Au global, un joli cadeau qui me fera sans doute en racheter.

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Et vous, que buvez-vous en hiver ?

 

03/12/2015

Saison du brocoli : je ne m'en plains pas !

J'aime beaucoup le brocoli et le week-end dernier, j'ai décidé que ce serait un peu un festival...

Premier épisode : je voulais faire un gratin (brocolis blanchis puis cuits au four avec un peu de fromage frais (en l'absence de crème) et du Comté râpé mais il n'a pas vraiment gratiné... Appelons cela des brocolis au four. En tout cas, c'était délicieux.

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Deuxième épisode : un plat inspiré d'une recette nippo-Esterellienne (Esterelle Payani) extraite de son Encyclopédie de la Cuisine végétarienne : des pâtes de sarrasin aux brocolis, ume et sésame avec une sauce au miso et gingembre.

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Troisième épisode : une soupe de brocoli avec de la pomme (vague souvenir d'avoir déjà accordé ces deux ingrédients dans une recette), petite touche personnelle : une touche de cumin. Une soupe, cela permet notamment de ne pas gaspiller le pied du brocoli. Celle-ci n'était pas parfaite, à refaire...

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Et il aurait pu y avoir un quatrième épisode tout simple avec un peu d'huile d'olive et de parmesan par exemple. Un cinquième avec une quiche, etc.

Il y avait eu aussi récemment de délicieuses pâtes brocoli-anchois-pignons-pecorino, un classique de la cuisine italienne préparé par Monsieur.

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Car, bien sûr, il y a plein d'autres façons de le préparer et je vous avais déjà parlé du brocoli

Et vous, avez-vous essayé quelques variantes ou attendez-vous de plonger dans l'hiver ?

 

02/11/2015

En octobre, j'ai aussi (très bien) mangé...

Outre les recettes du livre Simplissime que nous avons essayées avec plaisir, Monsieur et moi avons cuisiné d'autres mets, lui sans doute un peu plus souvent que moi...

Il m'a régalée de cannelloni absolument merveilleux, vive la transmission familiale !

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Il a cuisiné les toutes premières St Jacques (source : Terroirs d'Avenir) accompagnées d'une duxelle de champignons minutieusement taillée.

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Les premiers jours froids nous avaient donné envie d'un tofu bouilli (yudofu), un plat japonais qu'on adore (avec du bon tofu évidemment !)

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J'ai entamé la cuisine automnale des courges avec un bento de salade d'automne que j'adore, qui varie selon le disponible : quinori (ou quinoa), courge butternut, noisettes chèvre (ou feta) pousse de salade...et une soupe potimarron-patate douce.

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Je me suis fait quelques repas de célibataire lors d'une courte absence de Monsieur : ce n'est pas parce qu'on est seul(e) qu'on doit mal manger !

Par exemple une improvisation avec les ressources du "marché" : une soupe céleri-poireau-champignon, une salade haricots verts-champignons crus et cuits, des fruits poêlés (pomme-poire-reine claude où j'avais glissé une cuillère de confiture d'orange, miam !

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 Je me suis risquée aussi à un brunch japonais en l'absence du spécialiste : classique salade concombre-wakame, riz aux oeufs brouillés et algue nori, champignons à la sauce soja, soupe miso.

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Et, hasard du calendrier, je suis beaucoup sortie aussi...

Je garde en mémoire un repas grandement réussi de bout en bout chez KGB - Kitchen Galerie Bis, annexe de la Kitchen Galerie de William Ledeuil qui, me semble-t-il se rapproche de son aînée (les prix un peu aussi...). Toujours le plaisir des jolis et éclectiques Z'Hors d'oeuvre, une spécialité de la maison puis du boeuf wagyu confit avec de la courge et un condiment coing (je ne suis pas très viande mais là, j'étais intriguée et ce fut excellent), une délicieuse Tatin au poivre du Népal avec une glace au caramel au beurre salé.

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Je suis retournée à La Pascade, décidément je ne m'en lasse pas ! La Pascade du mois était créée par Jean-Marie Baudic, le chef du Youpala, un restaurant de St Brieuc qu'on avait beaucoup aimé : c'était une association courge butternut/lieu jaune assortie d'une délicieuse émulsion de soupe de poisson, de piment et d'orange. 

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J'ai découvert avec plaisir Pickled, une nouvelle petite cantine malheureusement pas très proche avec un "concept" de repas colorés variant selon les semaines. Attention, il faut aimer l'acidité (une cararctéristique des pickles) car les plats n'en manquent pas.

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J'ai découvert la jolie Epicerie végétale, qui venait juste d'ouvrir dans le 11eme car j'étais tombée sur ses photos colorées et fleuries sur Instagram. Accueil décontracté, comme le lieu, large choix de légumes et fruits de saison, enthousiasme de la jeune équipe : tout cela donne envie d'y retourner, j'ai été ravie de mes achats, et après tout, c'est direct en métro...

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Je suis retournée, en compagnie de la délicieuse blogueuse Mingou Mango, chez Tempero, que j'avais beaucoup aimé l'année dernière : j'ai particulièrement apprécié en entrée des croquettes de porc vraiment délicieusement parfumées et croustillantes.

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Côté sucré,

J'ai déjeuné chez Coutume où je n'avais que petit-déjeuné jusque là : après une salade plutôt bonne, j'ai beaucoup apprécié le cheesecake moelleux et pas lourdingue.

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 J'ai découvert la boulangerie Utopie et me suis régalée d'un roulé à la cannelle, sans doute le meilleur que j'aie mangé à Paris, celui qui se rapproche le plus de mes souvenirs new-yorkais parmi les quelques-uns goûtés à Paris.

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On a fini le mois avec une pause-pâtisserie chez Laurent Favre-Mot, avec pour ma part une délicieuse tarte citron-bergamote. Il nous a aussi fait découvrir une infusion de feuilles de citron kaffir fabuleuse et nous a fait saliver avec la description de son brunch pantagruélique qui semble cartonner.

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Comme je le répète souvent, la gourmandise et se faire plaisir à table chaque jour ne fait pas grossir, je crois bien que je n'ai pas pris un gramme avec tous ces bons moments et d'autres ! Il suffit de manger de tout, de bouger un peu et d'écouter sa faim...

Et vous, quelles furent vos gourmandises automnales ?