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24/03/2017

Cuisine impro domino ou cuisine de maestro des fourneaux ?

Ces derniers jours, deux de nos repas m'ont frappée par leur contraste de réalisation et de présentation. D'un côté, Monsieur a pris tout son temps dimanche matin (voire déjà un peu samedi soir) pour nous proposer un déjeuner japonais aux petits plats multiples, aux délices variés, plein d'une jolie sophistication qui rend envieux mes abonnés sur les réseaux sociaux... (légumes mijotés, tataki de thon, salade de concombre, œuf mollet aux œufs de saumon, assiette maritime, tofu...).  

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Pour ma part, j'ai comme d'habitude pratiqué davantage de la cuisine 5S. Ainsi, un matin de lever matinal, ayant décongelé un reste de curry de légumes en prévision du soir, je n'ai pas eu trop envie de le servir tel quel et j'ai improvisé une tarte au curry de légumes (pâte à tarte avec une touche de farine de pois chiches pour le goût), d'autant plus simple que j'avais du lait et de la crème entamés, des œufs, de la coriandre. Cette tarte, servie avec une salade de pourpier fut tout à fait délicieuse. C'est ce que j'appelle de la cuisine domino.

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Je trouve les deux très satisfaisants, chacun dans son registre même si, clairement, l'un est plus impressionnant que l'autre... Mais il requiert un temps assez conséquent. Je trouve important de défendre, et donc de pratiquer, le plaisir de manger au quotidien, pas seulement le week-end, et donc la simplicité et l'organisation qui permettent de ne pas passer des heures en cuisine et de bien manger quand même.

Qu'en pensez-vous ?

13/03/2017

Le temps, la qualité, le coût : l'équation alimentaire à 3 dimensions

Je crois que c'est en préparant une conférence il y a presque un an que j'ai pensé à cette "équation". Depuis, j'en parle régulièrement, je la retourne dans tous les sens, et je la trouve incontournable. Je m'explique.

Le temps - la qualité - le coût : comme je le disais dans un billet il y a quelques jours, on ne peut pas gagner sur tous les tableaux. On ne peut pas bien manger, pour pas cher, en n'y passant pas de temps. Je suis convaincue que ce n'est pas possible !

Je m'élève contre les chantres de la "fracture alimentaire", ceux qui simplifient le problème en n'en faisant qu'une question de budget. C'est beaucoup plus compliqué que cela. Car on peut bien manger sans dépenser beaucoup d'argent, mais à une condition : faire des courses malines, trouver les bons circuits et CUISINER, donc passer du temps à cela, plutôt qu'à une autre activité. Et peut-être passer du temps à développer son SAVOIR-FAIRE culinaire si on n'a pas beaucoup appris dans sa famille. Mais c'est possible. Avez-vous déjà calculé le coût d'une soupe de légumes, d'une omelette ou d'une salade de lentilles ? Avez-vous déjà évalué la quantité de tutoriels culinaires de tous niveaux qui existent sur internet ? A condition de s'y intéresser. Cela me fait penser au "défi" que j'avais lancé il y a quelque temps de manger pour 25 euros/semaine.

A l'inverse, si on ne veut pas consacrer de TEMPS à avoir une alimentation saine et variée, on peut DELEGUER cela mais avec un coût certain, plus ou moins important. A l'extrême, on embauchera un cuisinier. Ce qui fait rêver beaucoup de personnes. Mais est rarement concrétisable...Ou on prendra ses habitudes dans un restaurant adapté. Ou on se fera livrer de bons plats.

On peut donc avoir la QUALITE et un COÛT bas en passant du TEMPS.
On peut avoir la QUALITE sans la nécessité du TEMPS en mettant le PRIX.
Mais on ne peut pas avoir la QUALITE sans y consacrer ou du TEMPS ou un certain PRIX.

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Il est clair que tout le monde ne va pas soudain devenir riche... Alors, l'enjeu, ou le casse-tête, est de faire comprendre à une part de la population qui ne veut plus / ne sait pas cuisiner, même simplement, que cela peut être un plaisir, un partage, une détente, un moment pour soi, une découverte, qu'il peut être plus agréable de manger des plats fait-maison que d'acheter des plats cuisinés, des conserves, des plats surgelés prêts à l'emploi. Je ne dis pas qu'il faut forcer ou faire culpabiliser quiconque, chacun est LIBRE évidemment. Mais je trouve dommage de laisser majoritairement à l'agro-alimentaire le soin de décider de ce qu'on avale. Cela ne me parait pas souhaitable individuellement et collectivement.

Bref, je suis pour l'augmentation (raisonnable) du temps passé à préparer de bons repas et pour la transmission de savoir-faire en la matière à ceux qui en ont besoin.

01/03/2017

Au revoir février, joliment occupé et gourmand !

En février, j'ai profité de quelques jours plus calmes côté activité du fait des vacances scolaires pour déjeuner dehors, me balader, boire du thé dans un bon fauteuil, paresser...

En février, j'ai très bien mangé* (vous étonnerais-je ?!) :

Monsieur avait rapporté du potager nîmois du brocoli et on a dîné une fois de dentelles de Cucugnan (les pâtes du paysan-boulanger Roland Feuillas) aux brocolis et anchois et une autre fois d'une salade de mâche-brocoli-parmesan-pignons.

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Monsieur, fidèle à son tropisme nippon, nous a préparé un délicieux nabe de poisson (sorte de pot-au-feu).

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J'ai fait différentes soupes, par exemple de pois cassés, courge-butternut-patate douce-carotte-épices, etc.

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J'ai fait un délicieux gratin d'endives, non pas au jambon mais à la très délicieuse saucisse aux algues d'Olivier Hélibert, merveilleux charcutier installé près de Brest.

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J'ai parfois improvisé des déjeuners rapides avec de plaisants restes du frigo, ainsi une savoureuse salade de lentilles et un oeuf au plat.

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J'ai découvert et apprécié le Petit Keller, le restaurant de Kaori Endo (ex chef de Nanashi) où je me suis régalée d'une assiette végétarienne colorée, parfumée, variée, de saison et d'un fameux dessert autour du marron.

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J'ai dîné en très bonne compagnie chez Mokonuts, lieu délicieux au déjeuner, que l'on peut privatiser le soir pour 4 à 12 personnes.

Je suis retournée chez Belle Maison, un restaurant du IXeme spécialisé dans le poisson, pour la troisième fois (ils ont la bonne idée d'être ouverts le samedi midi) et c'est vraiment un plaisir d'y prendre le plat du jour à 14 euros, dans un cadre agréable, avec un service souriant. Cette fois, c'était un très bon cabillaud skrei de Norvège.

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Nous sommes retournés chez Neva Cuisine et comme toujours les desserts de Yannick Tranchant sont un enchantement, cette fois ce fut une merveilleuse une tarte au chocolat.

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J'ai participé au premier "dîner-mystère" de 716Lavie (à dire à haute voix), le blog très riche en adresses gourmandes et accessibles de Guillaume Le Roux, par ailleurs passionné de musique, de voyages, de découverte de Paris : il avait convié une trentaine de volontaires à un dîner dans un restaurant de prix raisonnable sans nous dire où. Il nous l'a appris la veille et ce fut Varisa, un restaurant sri-lankais du 18eme. Bons samossa aux légumes, excellent poulet biryani et fort plaisant dîner en bonne compagnie. Bien envie d'y retourner.

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En février, j'ai écouté :

Fabrice Midal, auteur du livre Foutez-vous la paix et fondateur de l'Ecole Occidentale de Méditation en conférence en compagnie, et c'était le plus intéressant à mon avis, de Tal Ben Shahar, gourou de la psychologie positive. Il a bien précisé que la psychologie positive ne veut pas dire tout voir en rose mais accepter les moments pénibles, les échecs... pour avancer (ce qui est proche des thérapies ACT que je connais mieux). Il a dit beaucoup de choses intéressantes sur les rituels, la répétition, l'estime de soi, la passion.
J'ai aimé quand il a expliqué que son mot préféré en hébreu est NATAN, qui veut dire donner et est un palindrome (il se lit dans les deux sens), ce qui symbolise le fait que donner, c'est recevoir.

En février, j'ai lu :

- cet fort intéressant article sur la cuisine sans recettes. Je ne crois pas qu'on puisse s'en passer totalement, surtout quand on débute en cuisine, mais je défends une certaine souplesse (un des S de ma cuisine 5S) et une capacité à s'adapter/improviser/décliner les recettes en fonction de l'envie et du disponible. Et j'aimerais qu'il existe un apprentissage des techniques de base de la cuisine pour devenir autonome, ce qui serait beaucoup plus utiles que de connaitre des recettes.

- cet autre article (Slate encore) sur le fait qu'on consomme moins d'objets et davantage de moments, ce que je fais personnellement depuis des années, au moins dix ans, que j'achète beaucoup moins pour moi-même et offre des expériences, des moments, des voyages, des nourritures, des restos, des spectacles...

En février, je suis passée à la télé :

pour parler décryptage des yaourts au JT de France 2, avec ma conclusion de préférer des yaourts nature et, si vous ne les aimez pas tels quels (moi, j'adore ça !), leur ajouter votre patte perso (confiture, miel, morceaux de fruit, compote...) plutôt que d'acheter des yaourts fantaisie pleins d'ingrédients bizarres et d'additifs.

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En février, je me suis promenée dans le XXeme arrondissement et suis notamment retournée à la Gambette à pain où j'ai trouvé, outre le "pain préféré", un délicieux chou au sésame noir.

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 *rappel : vous pouvez suivre mes tribulations gourmandes sur Instagram si cela vous dit

 

02/08/2016

Instantanés estivaux et gourmands

Malheureusement, par manque de temps et facilité, j'ai réservé le partage de mes photos gourmandes à Instagram et autres réseaux sociaux depuis quelques mois. Je ne vais pas passer en revue tout ce qui s'est passé dans nos assiettes au fil des saisons. Je reviendrai sur quelques jolies adresses découvertes en chemin. Parlons un peu du plus récent.

Du côté de Monsieur, on a toujours plaisir à présenter et savourer des assiettes composées italianisantes (notamment avec une focaccia rapportée de Ligurie) ou des pâtes (aux aubergines par exemple) ou à proposer à un ami cher un joli buffet italien, qui fait office d'apéritif et d'entrée.

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De mon côté, j'aime m'amuser de temps en temps avec des repas thématiques ou mono-aliment

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Déclinaison courgette-fromage : tarte chèvre-courgette, soupe froide de courgette et ricotta, carpaccio de courgettes et parmesan

Ou décliner les fruits de saison

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Merveilleuse salade de fruits (fraise, framboise, groseille, myrtille)

 

27/12/2011

Chez nous, c'est la fête tous les jours ! - épisode 1 (ou un repas tout orangé)

Pendant les fêtes, je ne vous abandonne pas complètement (si vous passez de temps en temps devant votre ordinateur...). Je vous reparlerai peut-être, si c'est utile, des repas de fête. Et, si besoin, pour le réveillon à venir, vous pouvez (re)lire mes conseils de plaisir serein et gourmand ;-)). Mais pour l'instant, j'ai envie de vous montrer, comme je le répète souvent, qu'il n'est nul besoin d'attendre les fêtes ou de dépenser des fortunes pour se faire plaisir à table. En effet, ce n'est souvent pas une question de coût, peut-être davantage une question de temps. Mais on n'a vraiment pas besoin de passer des heures en cuisine !

Ainsi, la semaine dernière, j'ai eu envie de faire un dîner tout orange (et encore, je me suis limitée, il n'y avait pas de dessert* !). Je vous ai déjà parlé de ces repas monocolores qui sont un moyen à la fois de concevoir un ensemble joli à regarder et de débloquer sa créativité.

Au départ, j'avais des carottes et une recette appétissante que j'avais envie de tester : une soupe carotte-gingembre-orange (vue dans un livre que je continue à apprécier, le "Bonheur de cuisiner"). Très simple, comme souvent les soupes : on prépare les ingrédients, on cuit, on mixe.

Je me suis souvenue aussi d'une recette de potimarron au four, du livre "Les petits légumes", qui avait l'air toute simple (avec ail, sirop d'érable, épices, coriandre). Première occasion de cuisiner du potimarron cette année.

Du coup, il a suffi d'insérer un peu de coeur de saumon fumé moelleux que je venais d'acheter pour avoir un repas complet, facile et surtout délicieux.

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Suite au prochain épisode !

*ce n'aurait pas été compliqué en cette saison, il suffisait de faire appel aux clémentines....