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26/11/2016

Chacun son tour en cuisine : quelques instantanés gourmands

Monsieur et moi nous répartissons la préparation des repas, avec en général une plus grande fréquence de son côté car il est davantage disponible. Je mesure la chance que nous avons de nous partager ainsi la cuisine car beaucoup tombent dans la lassitude quand il faut préparer le repas chaque jour sans relais du conjoint. On choisit souvent des plats simples, végétariens de mon côté.

Quelques exemples :

De mon côté, ces derniers temps, j'ai laissé faire l'inspiration du moment en fonction de ce que j'avais à disposition. Cela a donné par exemple :

- Une salade épinards-champignons crus et cuits-noisettes-parmesan tout à fait délicieuse.

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- Dans la même veine improvisée, une salade brocolis-pommes de terre-fenouil-"haricots de mer" très plaisante.

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- Une soupe courge de Nice-patate douce tout à fait savoureuse, additionnée d'une pointe de crème fraiche

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Du côté de Monsieur, aussi des salades, en donnant moins dans l'improvisation :

- une excellente Caesar salad d'un grand classicisme avec de très bons ingrédients

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- Comme une réminiscence des années 80, une salade au crottin de chèvre chaud, entouré de crudités !

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- Une délicieuse assiette composée italienne où ne manquent que les tomates pour se sentir encore en été

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Je me rends compte qu'on mange encore souvent des salades, qu'on n'est pas obligés de manger chaud en cette saison, où ne sévissent pas encore les grands froids.

Et vous, qu'avez-vous préparé de bon récemment ?

 

15/03/2016

Un brunch de saison 100% agrumes car la contrainte, ça aide en cuisine !

Je vous parle de temps en temps de mes repas thématiques : autour d'une couleur, un thème (Ottolenghi), un aliment, etc.

Cette fois, je préparais un brunch festif et je n'avais pas trop d'idée, sauf celle de faire plaisir. Je ne sais plus trop comment cela m'est venu. En réfléchissant aux aliments de saison, j'ai pensé à des accords assez usuels comme endive-orange ou pamplemousse-avocat. Du coup, j'ai songé à élargir et j'ai décidé de faire un brunch tout agrumes : j'aime bien ce type de contraintes car elle évite de se disperser dans les millions de recettes existantes... Cela voulait dire avoir un agrume au moins dans chaque plat...

A partir de ce moment-là, sans effort, d'autant que c'est la saison, je suis tombée sur différentes recettes plaisantes et pas compliquées :

- une salade endive-orange-parmesan-sésame grillé, inspirée, en la simplifiant, d'une recette du blog Complètement Toquée ;

- une salade mâche-avocat-pamplemousse-noisette du livre Cuisine végétarienne de Laure Kié ;

- un bouillon de légumes aux agrumes (orange et citron) du même livre de Laure Kié (un peu adapté) ;

- une bruschetta d'hiver aux zestes de citron du livre Le Zeste, 10 façons de le préparer de Martine Camillieri aux Editions de l'Epure ;

- une salade de pois chiches au citron vert et à la coriandre (inspiration personnelle) ;

- un gâteau sicilien à l'orange, une recette du dernier magazine Régal que j'ai adaptée) ;

- du pain perdu aux clémentines poêlées (inspirée du dernier magazine Saveurs)

- un smoothie orange-pamplemousse-banane (inspiration personnelle).

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J'ai préparé le gâteau la veille au soir et tout le reste, tranquillement le dimanche matin. En finalisant le tout au dernier moment. Cela a donné un fameux brunch tout à fait délicieux, plein de couleurs, de goûts, de textures, salé et sucré.

Et vous, vous arrive-t-il de vous fixer ainsi un thème pour guider votre menu ?

03/02/2016

Vive les pommes ou un délicieux brunch 100% pomme

Tout a commencé par l'achat de pommes granny bio pour me refaire un jus de pomme verte car je trouve ce jus mono-fruit délicieux. Puis par la lecture d'une recette de gâteau riche en pommes chez Edda Onorato. A lors, il m'est venu l'idée de faire dimanche un brunch 100% pomme alors que j'étais en solo ce week-end. Evidemment, pas une mono-diète de pommes et rien que ça ! Mais des petits plats ayant tous une touche de pomme. Il y eut donc, sans trop réfléchir, avec ce que j'avais sous la main :

- une salade aux pommes rôties et noix de Pécan (pommes et noix poêlées au dernier moment, avec un peu de beurre et de sirop d'érable),

- une tartine de ricotta aux pommes et noisettes (pommes légèrement assaisonnées, noisettes torrifiées et concassées),

- des pseudo-pancakes au sarrasin et à la pomme avec du sirop d'érable : une impro car il me restait un demi-oeuf et un peu de crème liquide et je ne voulais pas gâcher la pulpe de pomme du jus, alors j'ai voulu tester au feeling (oeuf, crème, ricotta, farine de sarrasin, pulpe de pomme) et c'était plutôt réussi,

- une part du gâteau très pommes cité ci-dessus (préparé la veille),

- une compote pomme-poire-citron (préparée la veille),

tout cela avec trois variétés de pommes différentes, et

- le jus de pomme verte.

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Tout cela ne fut vraiment pas compliqué et l'ensemble a été délicieux. J'aime bien parfois me fixer un thème pour les repas, cela oriente la réflexion et évite de se perdre dans de multiples envies. Et c'est la preuve qu'il n'y a pas lieu de se lasser des pommes en hiver...

Et vous, variez-vous votre usage des pommes ? Les invitez-vous parfois hors des desserts ?

 

07/05/2015

J'ai lu Xavier Denamur et...j'ai été partagée

J'ai connu Xavier Denamur, restaurateur parisien pourfendeur de la mauvaise alimentation et de l'opacité en cuisine lorsqu'il a sorti son film République de la malbouffe en 2012. J'en avais fait un  billet de blog, il l'avait lu et apprécié, on a échangé en ligne et on a fini par se rencontrer un peu plus tard. Puis j'ai déjeuné avec plaisir plusieurs fois dans son restaurant Les Philosophes dans le Marais. J'ai suivi régulièrement ses actions énergiques et persistantes pour la transparence dans la restauration.

Il est passé à une étape supplémentaire en écrivant un livre, Et si on se mettait enfin à table ?, titre bien sûr à double sens... Car ce que beaucoup retiendront principalement de son livre, c'est qu'il révèle toutes les étapes et les modalités de son parcours dans la restauration, la place incontournable du "black" dans métier et son chemin vers l'honnêteté fiscale.

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La transparence est méritoire et pas facile mais cela m'a mise quand même un peu mal à l'aise. J'ai un grand respect pour une vie de travail acharné, d'exigence, d'enthousiasme, de rigueur dans la gestion de ses restaurants, je mesure le courage de reconnaître ses excès et ses erreurs. Je ne suis pas naïve, je sais que les choses ne sont pas simples. Mais, en même temps, j'ai eu l'impression d'un exercice un peu long d'auto-justification sur le mode "faute avouée à moitié (complètement ?) pardonnée"... Sous couvert de propositions (que je ne saurais juger) pour réformer l'ensemble du système. Détail peut-être, j'ai aussi été gênée quand il retient principalement d'un fameux député atteint de "phobie administrative" son audace... 

En revanche, j'adhère totalement à la deuxième partie où il développe avec passion son combat, en tant que restaurateur, citoyen et père, pour le fait maison et la transparence, pas seulement dans les restaurants mais aussi dans les cantines. Il montre qu'on peut, avec force, ténacité, sens de la communication, faire avancer petit pas par petit pas, la cause d'une meilleure alimentation dans les écoles. J'aime quand il met en avant les cuisiniers, comme un certain Bernard archi-dévoué à la cause de la bonne nourriture, qui font le maximum avec des moyens limités pour préparer de bons repas dans les collectivités. J'aime quand il se bat en tant que parent pour en savoir davantage sur les aliments servis au-delà du pseudo-équilibre des repas. J'approuve quand il s'interroge sur l'équilibre théorique et l'équilibre réel des repas. Cela me rappelle mon stage en cuisine collective de collège : j'avais fait un comptage des restes sur les plateaux en fin de service et, sans étonnement, les restes de jardinière de légumes étaient bien supérieurs à ceux de frites...

Combat louable et difficile, où il faut sûrement se regrouper et persévérer. Je suggère parfois aux patients-parents qui se lamentent sur ce que mangent leurs enfants de regarder comment ils pourraient être actifs sur le sujet, de s'impliquer peut-être dans les associations de parents d'élèves, les commissions de menus... Mais en même temps, de relativiser en se disant que la cantine, cela représente 4 ou 5 repas sur une semaine sur 28 (3 repas principaux et un goûter par jour) et donc de ne pas renvoyer la balle de l'éducation alimentaire à la seule école : ils peuvent aussi agir eux-mêmes sur la vingtaine d'autres repas...

J'aime quand il défend la cuisine goûteuse, les bons produits qu'il se démène pour faire venir à Paris, quand sa principale obsession est la satisfaction du client, quand il déplore la nutritionnalisation de l'alimentation, les applications compteuses de calories et les gourous du diététiquement correct (je crois qu'il ne me met pas dans ce lot ;-)). J'aime quand il se dit restaurateur, juste restaurateur et pas psychologue ou sociologue. Quand il a une "sainte horreur des cuisines de niche" mais propose quand même, dans son restaurant, une offre végétarienne à côté de la viande et du poisson. 

Au global, j'aime sa liberté de ton et je me retrouve dans son combat pour la "bonne bouffe", dans un style certes différent...

01/03/2014

Au revoir court février, bonjour mars bientôt printanier !

En février, il y a eu bien des gourmandises d'hiver, même si les températures sont restées assez clémentes...

- une savoureuse choucroute très classique, de la gourmande Maison Pou ;

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- de délicieuses crêpes Suzette, pour respecter pour une fois, la tradition de la Chandeleur (pour les conseils de présentation, se fier à Anne-Hélène...),

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- une savoureuse salade de lentilles avec pomme, oeuf et maquereau fumé, un très joli accord ;

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- de merveilleuses et peu hivernales pâtes aux gambas et tomate (vive les tomates en boîte Mutti pour faire une bonne sauce maison, souvent plus goûteuses que les tomates fraîches) ;

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- un bien réconfortant gratin de chou-fleur ;

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J'ai poursuivi mes occasionnels déjeuners de gourmets réseauteurs intéressés par la chose alimentaire. Nous nous sommes ainsi retrouvés pour un plaisant déjeuner riche en fort intéressants échanges, avec Céline, Marie, Marine, Olivier, Alice et Thomas, et nous avons découvert Caillebotte, dans le 9eme. J'ai beaucoup aimé la tarte au citron.

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Mais je n'ai pas fait que manger, j'ai aussi travaillé, lu, échangé, écouté, ... 

Je suis intervenue en entreprise autour du thème de l'organisation des repas faciles, rapides et bons en semaine. Il s'agit de parler organisation, un peu d'anticipation et prise de confiance dans ses capacités créatives pour ne pas manger monotone. Comme je m'y attendais, les participants (il y avait un homme !) avaient des tas d'idées à partager et ont pris des astuces des uns et des autres.

J'ai relayé un coup de gueule (encore un !) de l'infatigable Xavier Denamur, pas content de la loi votée sur le "fait maison".

J'ai lu un article de Télérama sur alimentation et niveau de richesse, avec lequel je suis à la fois d'accord quand il montre la complexité des problèmes et pas tout à fait quand il affirme qu'il est impossible de bien manger pour 3,50 euros par jour. Je n'en suis pas si sûre. A-t-on essayé en mangeant peu de viande, en privilégiant des légumes de saison, des légumineuses, en cuisinant ? Cela me donne envie d'essayer, un défi plus ambitieux que celui que je m'étais fixé mais j'avais clairement de la marge...

J'ai beaucoup aimé la façon dont le "Pharmachien" présente l'échec des régimes, et cela rejoint tout à fait mon approche.

J'ai apprécié que Sophie Cheval, psychologue avec laquelle je travaille, spécialiste notamment de l'image corporelle et auteur de "Belle autrement" soit l'invitée, entre autres, de France Culture pour parler de la tyrannie de l'apparence.

J'ai été intéressée par cette idée du Gachi’pain® visant à limiter le gaspillage de pain en restauration collective.

J'ai admiré l'aventure de ce jeune HEC ayant lâché une possibilité de belle carrière pour se lancer tête baissée dans l'idée de proposer le meilleur beurre du monde. J'ai eu la chance de goûter une fois ce beurre, je ne sais pas si c'est le meilleur du monde mais il est en effet assez extraordinaire.

A l'autre extrémité de la logique business, j'ai beaucoup aimé ce billet sur Kusmi Tea.

J'aimerais aussi qu'il y ait un avenir pour des agriculteurs comme celui-ci...

J'ai participé à une plaisante soirée du réseau "Nice to meet you" et j'ai revu la très entreprenante et créative Anne-Valérie qui non contente d'avoir créé Opus Rouge pour former à la décoration poursuit dans une autre voie dans le concret de la fabrication avec SpiritOpus, avec une démarche volontariste (production en France, choix de tissus de tradition...). J'ai un tapis en vue mais ce n'est pas donné, qualité oblige...

J'ai retrouvé un petit papier où j'avais noté ce haiku : "Même poursuivi - Le papillon - jamais - ne semble pressé".

Côté Japon, j'ai adoré lire ce beau portrait d'une future geisha.

Et vous, quels sont vos plaisirs, gourmandises, bons moments de février ?

21/01/2014

Au fait, à la maison, on mange de la cuisine maison ?

Début novembre, j'ai assisté à un colloque sur le "fait maison" à Tours. Je vous ai déjà parlé, dans un long billet, du fait maison au restaurant. Et le fait d'avoir un peu tardé, a fait que cela a été en résonance avec l'actualité et le vote d'un article de loi sur le sujet, probablement insuffisant pour clarifier les choses.

Dans ce colloque, il a été aussi question des repas chez soi et forcément, cela me parle car, à travers ce blog et auprès de mes patients, je défends la cuisine du quotidien.

Le Credoc, qui se penche depuis longtemps sur notre mode de vie a fait part d'une étude qui montre un regain d'intérêt pour la cuisine, et a donné quelques explications :
- au même titre que le jardinage ou le bricolage, c'est une activité qui permet de se réaliser en dehors du travail, d'être dans le concret, d'avoir des micro-moments de plaisir dans un contexte difficile.
- la méfiance croissante envers l'industrie agro-alimentaire, suscitant un besoin croissant de savoir ce qu'on a dans son assiette.
- le développement d'une approche décomplexée de la cuisine où l'on s'implique moins, où l'on n'hésite pas à mixer du tout fait et une préparation maison, à inviter sans forcément avoir tout cuisiné,
- une envie de réinvestir la cuisine, de connaître l'origine des produits, de vivre de nouveaux types de moments autour de la table (apéro dinatoire...)

Selon moi, l'engouement concerne davantage la cuisine du week-end, considérée comme un loisir, que la préparation des repas du quotidien, souvent assimilée à une corvée répétitive. Je ne sais pas si cette tendance est forte et durable, mais il y a encore beaucoup à faire pour redonner le goût de cuisiner à une large part de la population. Car les plats préparés, frais ou surgelés, ont pris depuis quelques décennies, une place essentielle dans les cuisines françaises, les chiffres le montrent et sont plus fiables que les sondages sur le temps passé en cuisine...

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Cuisiner : pas forcément long ou compliqué...

Lors d'une des tables rondes, il a été redit l'impact du développement du travail des femmes. Il ne s'agit aucunement de juger cela mais seulement de constater que, de fait, le temps disponible pour cuisiner au sein du foyer a diminué. Et l'industrie agro-alimentaire s'est engouffrée dans ce manque, en proposant des ustensiles gain de temps puis, encore mieux, des aliments, des plats, tout prêts. Il y a aussi l'augmentation du temps de transports ou le temps croissant passé devant les écrans. Si on ajoute la rupture de transmission culinaire dans de nombreuses familles, on a les ingrédients de la baisse importante du fait maison au profit des plats plus ou moins complètement préparés par autrui. J'ai souvenir que ma mère achetait parfois une quiche, des pommes dauphine ou autres plats chez le traiteur pour compléter ce qu'elle préparait. Mais jamais de plats industriels, cela ne lui venait même pas à l'idée. Les temps ont changé. Aujourd'hui, presque tout le monde achète des plats préparés industriels (euh, moi, plutôt rarement !).

Et au fait, pourquoi pas ?

Parce qu'aujourd'hui de plus en plus de personnes le vivent mal, s'inquiètent de ne pas savoir ce qu'elles mangent (sentiment accru par la "crise du cheval"), veulent se réapproprier leur assiette. Et il est possible que cela commence à se traduire dans les actes. Le CLCV, association de consommateurs, a montré au colloque qu'après une baisse continue de la vente de viande et de poisson frais (avec parallèlement la hausse continue des ventes d'aliments transformés), cela semble se renverser un peu. On arrive peut-être aujourd'hui à un point de rupture du fait de la méfiance croissante autour des plats transformés. Et on va donc peut-être vers un léger retour à la cuisine maison. Est-ce un mouvement ponctuel lié à "l'affaire des lasagnes" ou une tendance de fond ?

Et cela peut-il se faire simplement ? Beaucoup souhaiteraient concilier la rapidité + le goût + la santé + la sécurité + le prix... Mais l'équation est impossible !!! Cela entraîne nécessairement des arbitrages dans son mode de vie global.

Est-on prêts à le faire ? A consacrer un temps raisonnable à cuisiner, un budget suffisant à l'achat de produits de qualité ? Si on répond oui, alors on pourra, sans y passer trop de temps, préparer des bons plats maison variés et avoir le bonheur valorisant de dire "c'est moi qui l'ai fait"...

Et vous, êtes-vous à fond adepte du fait maison ? En partie ? Cela dépend des jours ?

31/10/2013

Au revoir octobre, bonjour novembre

Récemment, j'ai réalisé que je partageais beaucoup de choses lues, vues, échangées, sur twitter, par facilité et parce qu'elles ne méritent pas à elles seules un billet de blog la plupart du temps. Est-ce pour autant normal de vous en priver, vous fidèles lecteurs/lectrices de ce blog ? Alors, un peu inspirée par la newsletter de Clotilde Dusoulier ou les "liens du lundi" de Flo Makanai, je me suis dit qu'une fois par mois (sans doute), je partagerai des informations, des découvertes, des faits du mois passé et vous annoncerai des événements prévus pour le mois à venir. Et ça commence maintenant !

EN OCTOBRE (et un peu en désordre)

J'ai enfin ajouté un moteur de recherche sur le blog (colonne de gauche), qui vous permet de faire facilement des recherches par mot-clé sur un aliment, un sujet, ...

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J'ai assisté à une conférence de l'Institut Benjamin Delessert sur le thème "Agriculture et alimentation : regards indisciplinés et interdisciplinaires". L'après-midi était animée par le sociologue Claude Fischler qui plaide sans cesse justement pour le partage des compétences, l'échange des savoirs, entre professionnels qui approchent l'alimentation sous divers angles : j'approuve ! Le prix a été remis à un livre que je ne lirai probablement pas car très approfondi, un peu trop pour moi sans doute : Marion Guillon et Gérard Matheron, (INRA/CIRAD) : "9 milliards d'hommes à nourrir – Un défi pour demain". Mais il y a un bon aperçu ici. J'ai apprécié que Marion Guillou insiste sur le fait que chacun est concerné, dans sa façon de manger, de consommer, de gaspiller...

J'ai fait un goûter à la Pascade. Je vous ai déjà dit combien j'apprécie ce lieu pour déjeuner et il y maintenant une délicieuse formule pour un goûter (ou dessert) à deux (voire plus) : 10 mini-pascades sucrées à partager (15 euros).

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J'ai lu une intéressante contribution du sociologue Thibaut de St Pol sur la minceur suite à une publicité américaine très culpabilisatrice qui a circulé sur internet.

J'ai lu avec intérêt et gourmandise cet article sur la chimie du chocolat (et je vous recommande le blog de Carine qui est en train de se reconvertir (encore une !) dans la chocolaterie.

J'ai aimé ce texte de John Lennon partagé sur twitter par "geriroz"

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J'ai tremblé devant la belle et forte colère de Floriana qu'elle exprime à travers ses pâtes à l'arrabiata.

J'ai été interviewée par l'Information agricole, le magazine de la FNSEA sur le thème "Une relation apaisée avec la nourriture" (l'article n'est pas en ligne) et j'aime qu'on me qualifie de "diététicienne hédoniste"...

Je ne suis pas écrivain, juste blogueuse mais j'ai trouvé beaucoup d'intérêt à un article sur la difficulté d'écrire, que beaucoup doivent rencontrer

J'ai appris le lancement du  "Think Tank Obésité",  un rassemblement de professionnels sur ce sujet complexe, j'espère qu'ils apporteront sagesse, savoir et avancées.

Je parle souvent du livre de Claire-Marie Best à mes patientes dont le perfectionnisme a des conséquences néfastes. Elle est interviewée ici.

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J'ai pensé que ces fiches consacrées à l'hygiène faites par le Ministère de l'Agriculture peuvent être utiles et nous apprendre des gestes nécessaires.

EN NOVEMBRE

Au programme, sûrement de passionnants échanges et de belles rencontres...

Les 8 et 9, je vais à Tours assister aux Rencontres François Rabelais sur le thème du "Fait maison".

Les 14, 15 et 16, je participe au congrès du GROS (Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids). Thème de cette année : "Les peurs alimentaires. Je mange donc j'ai peur. J'ai peur donc je mange". Vaste sujet ! Cette année, il y a en particulier une conférence grand public gratuite le samedi 16 novembre matin : inscrivez-vous si vous êtes intéressé(e) ! Pour ma part, j'animerai le 15 un atelier pour des diététicien(ne)s : "Comment ne plus prescrire de régimes ?".

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Bon, je vois que je suis plutôt bavarde... Merci d'avance de me dire si cela vous intéresse et éventuellement quoi en particulier.

 

28/10/2013

Quelques idées pour un savoureux automne

Cette semaine, il y a eu ça...

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...et ça aussi. Le temps est incertain. On va davantage cocooner et donc peut-être cuisiner...

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Alors, billet un peu paresseux mais néanmoins peut-être utile : je suis allée rechercher quelques idées que j'avais appréciées les automnes précédents, pourquoi ne pas s'y replonger ?

Evidemment c'est la période du grand retour des soupes, par exemple :

- une des plus anciennes pour moi, la classique soupe de potiron,

- celle que j'ai refaite ce week-end,

- une délicieuse soupe aux deux céleris et marrons

N'oublions pas les champignons pendant qu'il est temps...

Et on peut les associer au potimarron.

Ou une cocotte de légumes selon l'inspiration du moment et ce qu'on a sous la main.

Je remangerai bien aussi de la choucroute sans trop tarder, traditionnelle ou aux crevettes.

Et on garde une place pour des desserts appétissants :

- poire et chocolat

- la simple douceur de retrouver le kaki.

- ou une simple compote de pommes parfumée à la cannelle.

Et pour le plaisir, petit souvenir de l'automne au Japon

Et vous, qu'avez-vous envie de cuisiner/de manger ?

04/08/2011

Stop au tout fait maison !

Actuellement, en lien avec la vague écolo, bio, nature, de plus en plus de personnes se dirigent vers le fait maison. Cela ne concerne pas que l'alimentation mais aussi les produits de beauté, d'entretien, ...

Je ne peux que souscrire bien sûr à cette tendance quand elle nous amène à faire la cuisine, nous éloigne des plats préparés insipides et pleins d'additifs, nous rapproche des aliments bruts et du plaisir de créer des moments savoureux à table. Mais le courant ne s'arrête pas là : au-delà des traditionnelles confitures, il y a maintenant le pain, les yaourts, le foie gras ... et même le fumage des aliments !

Attention, ne tombons pas dans l'excès ! Quand quelqu'un d'autre fait quelque chose beaucoup mieux que moi car c'est son métier, qu'il pratique depuis des années, je le laisse faire, je n'essaie pas de le mettre à sa place. Ou, quand c'est quelque chose que je mange très occasionnellement, pourquoi acquérir le matériel et/ou le savoir-faire que j'utiliserai fort peu ?

Alors, OUI, je fais la cuisine. Mais :

NON, je ne fais pas mes propres macarons malgré tous les ateliers et livres sur le sujet. Je zappe les heures d'apprentissage et les multiples ratages qu'on me raconte et je fais confiance à Pierre Hermé ou Ladurée pour me régaler quand j'en ai envie....

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NON, je ne fais pas mon propre pain, il y a tellement de bons boulangers qui ont le savoir-faire et les conditions adéquates (ok, je suis gâtée dans mon quartier...), donc pas de machine à pain chez moi !

NON, je ne fais pas mes propres glaces. Mes quelques essais en la matière étaient assez peu réjouissants (la sorbetière est au fond du placard depuis longetmps...), elles n'ont jamais le parfum et l'onctuosité de celles de Martine Lambert par exemple.

NON, je ne fais pas de vraie pizza, éventuellement une tarte à la tomate : où trouverais-je le parfum du feu de bois dans mon four ultra-moderne ?

Et surtout NON, je ne fais pas mes propres sushis. J'ai trop de respect pour les maîtres sushis, leur long apprentissage et leurs gestes si précis pour me lancer dans une médiocre copie !

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Et vous, vous êtes pour le tout fait maison ou pas ?