Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/10/2016

Dans la famille des courges, je choisis la Sucrine du Berry !

Enfin, je ne l'ai pas vraiment pas vraiment choisie. J'ai eu le plaisir de la recevoir en cadeau. C'est une adorable patiente qui cultive avec enthousiasme et énergie un large potager en dehors de ses heures de travail, qui me l'a offerte il y a quelques jours. Je suis très amatrice de courges diverses mais je ne suis pas sûre que je l'avais déjà goûtée car on la voit moins fréquemment que le potiron, le potimarron ou la courge Butternut. 

20161009_110543.jpg

Elle était de taille conséquente et a donc permis plusieurs usages. Son nom de Sucrine lui est venu d'un certaine saveur sucrée, donc la rend apte aux pâtisseries. J'ai donc commencé par un gâteau. Un peu comme un carrot cake mais avec Sucrine du Berry râpée et pommes. Le goût en a été délicieux mais la texture un peu trop "mouillée" : j'ai fait ce qui est peu recommandé en pâtisserie, des proportions très approximatives et les pommes étaient peut-être de trop... A refaire !

20161009_111909.jpg

20161009_124051.jpg

Ensuite, j'ai fait une soupe de Sucrine du Berry en solo, cuite dans du bouillon de légumes, avec juste un peu de lait en coco en ajout : tout à fait délicieuse; Son goût est fort plaisant et différent d'autres courges.

20161009_193509.jpg

Parallèlement, j'en ai rôti une partie au four, avec de la patate douce, avec huile d'olive et épices. Cela a garni de façon très savoureuse une salade : épinards, Sucrine du Berry, patate douce, champignons, noisette, coriandre.

20161009_153829.jpg

20161010_203353.jpg

Et il en restait encore un peu que j'ai associé à d'autres légumes pour un curry végétarien (Sucrine, patate douce, céleri, champignons).

20161014_131222.jpg

Bref, voilà un bien joli cadeau ! Et vous, en cuisinez-vous parfois, de la Sucrine du Berry ?

 

26/08/2016

Sur les traces du thé japonais 1er épisode : multitude de moments théophiles

Le thé vert fait vraiment partie des fondamentaux du Japon. Il est souvent banalisé aujourd'hui, par exemple quand il est servi avec le repas au restaurant. Ou au contraire, il est parfois traité de façon snob et exagérément cérémonieuse. Peut-être un moyen de résister à l'invasion du café ? Alors que le maitre de thé Sen no Rikyu, grand codificateur de la cérémonie du thé au XVIème siècle, aurait dit La voie du thé n'est rien que cela : tout d'abord tu fais bouillir de l'eau, ensuite tu fais le thé, et tu le bois. Je suis assez adepte de cette vision ! Tout en aimant savourer de bons thés.

Nous sommes justement partis sur les traces de Sen no Rikyu, en allant revoir un temple où il a joué un rôle important, un des temples du Daitoku-ji, à Kyoto, et découvrir sa ville de naissance, Sakai, près d'Osaka. Cette ville, dont l'importance est révolue (mais qui conserve un rôle majeur dans la production de couteaux), cherche probablement à tirer partie de la célébrité de Sen no Rikyu côté tourisme et a aménagé récemment un espace de musée pour lui rendre hommage. Il ne subsiste de sa maison natale qu'un puits. Le musée était intéressant pour le resituer dans son contexte historique, visualiser la façon dont il a évolué vers une sobriété accrue pour les espaces de thé et dont ses descendants ont fait évoluer la cérémonie du thé. A cette occasion, on a dégusté un matcha préparé par une maître de thé.

Shizuoka est la première région productrice de thé japonais (je vous parlerai du thé de Shizuoka dans le 2eme épisode), Kagoshima dans le Kyushu, la deuxième. Et on a découvert par hasard que la régione d'Ise (davantage connue pour son temple shinto majeur) était la troisième zone de production. Par curiosité, nous sommes allés y découvrir le thé et avons été chaleureusement reçus dans une vieille boutique avec plusieurs dégustations avant de choisir.

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

Il y a eu de nombreuses autres occasions :

- C'est la boisson d'accueil dans les ryokan (auberges traditionnelles) : sencha ou matcha, en général avec une petite douceur, dans le hall dès qu'on arrive, ou dans la chambre. Selon le niveau de l'hôtel, on vous sert ou on vous met à disposition du thé, il est en vrac ou en sachet, il y a une pâtisserie fraîche ou pré-emballée.

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

 - un thé matcha peut aussi être servi avec une pâtisserie ou un dessert.

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

- Nous avons bu un thé dans un espace joliment consacré à la dégustation de thé (dans la pénombre) où l'on retourne souvent quand on séjourne à Tokyo,  Cha no Ha, au sous-sol du grand magasin Matsuya, dans le quartier de Ginza.

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

Le thé vert est aussi un ingrédient incontournable des desserts, entremets, glaces, pâtisseries...

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

On s'est en particulièrement régalés de glace au matcha grâce à la découverte du glacier Nanaya à Shizuoka et à Tokyo, qui propose sept degrés de glace au matcha, selon l'intensité du matcha, le grade 7 étant particulièrement richement doté en matcha. Découverte grâce à Robert Gilles, gourmet installé de très longue date à Shizuoka et multi-blogueur, qui n'ignore rien des richesses gustatives de sa ville. Nous avons goûté ces glaces à Shizuoka et nous y sommes retournés à Tokyo (où je me suis aussi régalée de sésame noir).

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

japon,vacances au japon,thé vert japonais,thé vert,matcha,sencha,boire du thé au japon,glace au matcha,nanya,shizuoka,sen no rykyu,sakai,cérémonie du thé

Et j'ai bien sûr rapporté une grande quantité de thés japonais variés dans mes bagages !

 

 

 

22/08/2016

Vive le petit déjeuner...japonais !

Je suis grande amatrice de petits déjeuners, de céréales ou de tartines, de granola ou de pain délicieux, de jus ou de bon café...Mais je n'ai aucune difficulté à plonger dans les délices salés et poissonneux des petits déjeuners japonais et je m'en régale. Les "hôteliers" Japonais ont, sans doute, compris que le petit déjeuner est la dernière impression qu'on garde d'un séjour et ils le soignent. On est rarement déçus.

Quel que soit le niveau des prestations, le petit déjeuner a une structure de base habituelle : du poisson (le plus souvent grillé ou séché + grillé), du riz, une soupe miso, quelques légumes cuits et/ou algues. S'y ajoutent, selon les lieux et le standing de l'hôtel, des œufs (omelette japonaise, parfois faite sur l'instant, œuf dur, mollet, poché, ...), d'autres légumes dans des préparations différentes, du tofu, des tsukemono (pickles), des algues nori à manger avec le riz, du natto (graines de soja fermentées), parfois une salade (influence occidentale), des tranches de fruit... Tout cela constitue un repas copieux qui, bien souvent, réduit sérieusement le besoin de s'attabler quelques heures plus tard au déjeuner. J'ai parfois sauté le déjeuner ou ai déjeuné tardivement ou très légèrement.

Voilà quelques exemples de petits déjeuners pris lors de notre récent séjour. Outre la variété, une des caractéristiques de l'alimentation japonaise, qu'on retrouve partout, le niveau de qualité des mets varie bien sûr selon le lieu. Le riz est toujours à volonté. 

japon,vacances au japon,été au japon,cuisine japonaise,petit déjeuner japonais,ryokan,petit déjeuner complet,manger salé le matin

Une fantaisie dans ce petit déjeuner servi dans un ryokan simple, des "ravioli" chinois

japon,vacances au japon,été au japon,cuisine japonaise,petit déjeuner japonais,ryokan,petit déjeuner complet,manger salé le matin

Même quand on n'est pas dans le luxe, la diversité est présente

japon,vacances au japon,été au japon,cuisine japonaise,petit déjeuner japonais,ryokan,petit déjeuner complet,manger salé le matin

Une particularité : le poisson préalablement séché est cuit sur l'instant par le client

japon,vacances au japon,été au japon,cuisine japonaise,petit déjeuner japonais,ryokan,petit déjeuner complet,manger salé le matin

Belle et originale présentation d'un petit déjeuner varié présenté dans un grand bento (avec riz, soupe, tsukemono en libre-service à côté)

japon,vacances au japon,été au japon,cuisine japonaise,petit déjeuner japonais,ryokan,petit déjeuner complet,manger salé le matin

Tous les classiques sont là plus d'inhabituelles saucisses, c'est sûr qu'on ne risque pas de mourir de faim dans la matinée!

japon,vacances au japon,été au japon,cuisine japonaise,petit déjeuner japonais,ryokan,petit déjeuner complet,manger salé le matin

Dans les "business hotels", c'est souvent un buffet qui est proposé où on trouve poisson, légumes divers, tofu et souvent une part occidentale

Même si j'ai été ravie de retrouver du bon pain, cela ne m'a pas manqué et j'adore le riz aussi !

Alors, cela vous fait envie ou pas du tout ?!

17/08/2016

De retour du Japon, la valise gourmande bien alourdie...

Eh oui, cet été, nous sommes une nouvelle fois partis au Japon, ce pays que nous aimons tant et dont nous adorons la nourriture. De belles journées à la chaleur tropicale et aux délices variés, parsemées de multiples rencontres éphémères avec la si merveilleuse gentillesse des Japonais. Je ne suis pas revenue les mains vides et ma valise s'était alourdie d'une dizaine de kilos... De quoi donc ?

japon,vacanses au japon,cuisine japonaise,thé japonais

- des classiques de chaque voyage : une très grande quantité de thés verts variés (j'y reviendrai) dont du matcha, et du riz japonais de haute qualité,

- d'autres boissons : du sobacha acheté lors d'une sorte de foire de producteurs, du kombucha (à base d'algue kombu),

- des furikake (mélanges divers d'épices, aromates, ingrédients séchés, qu'on met sur le riz) dont un au wasabi, spécialité de la ville de Shizuoka, et aussi du shiso rouge séché, du sésame noir, du sésame blond fumé (une curiosité offerte par une amie japonaise),

- des ume (prunes japonaises) que j'adore (des petites à Kyoto, des plus grosses de Wakayama, ville de référence pour la production des ume (à la même foire de producteurs), et un essai, une purée pour d'autres types d'usages),

- des algues wakame à réhydrater pour mettre dans des salades et des algues nori (nature pour les makis et autres rouleaux et parfumées à la prune à grignoter),

- du yuba (peau de tofu) déshydraté, qui n'égalera probablement pas le frais qu'on adore, mais on va tenter quand même...

- du yuzu en poudre, trouvé par hasard, curieuse de goûter car le prix était très faible au regard des prix habituels du yuzu,

- côté desserts, du kinako (poudre de soja grillé) car j'adore son goût quand il enrobe des gâteaux, du warabimochiko, une sorte de farine particulière pour tenter de faire des gâteaux japonais tout mous (merci au blog de Clotilde Dusoulier pour les précisions et la piste de recette), de la an-paste (pâte de haricots azuki), de la pâte de sésame noir, du kuromitsu (sucre noir japonais, liquide).

- des bouillons de kombu et légumes, en sachets, complètement naturels et délicieux, déjà goûtés.

- de la sauce soja, choisie avec difficulté après en avoir goûté quelques-unes parmi un choix innombrable,

et même un peu de granola, produit évidemment pas très japonais, mais qui m'a tentée au retour d'une allée commerciale car parfumé au matcha et gingembre. A reproduire maison s'il est bon.

Côté ustensiles, j'ai réussi à être fort raisonnable dans le quartier spécialisé de Kappabashi à Tokyo mais j'ai quand même craqué sur un objet pas spécialement japonais (mais disponible en modèle réduit), un gaufrier traditionnel, que j'ai hâte d'utiliser ! Et aussi quelques cuillères en bambou.

Et vous, avez-vous rapporté quelques spécialités de votre lieu de vacances ou les avez-vous surtout consommées sur place ?

 

02/08/2016

Instantanés estivaux et gourmands

Malheureusement, par manque de temps et facilité, j'ai réservé le partage de mes photos gourmandes à Instagram et autres réseaux sociaux depuis quelques mois. Je ne vais pas passer en revue tout ce qui s'est passé dans nos assiettes au fil des saisons. Je reviendrai sur quelques jolies adresses découvertes en chemin. Parlons un peu du plus récent.

Du côté de Monsieur, on a toujours plaisir à présenter et savourer des assiettes composées italianisantes (notamment avec une focaccia rapportée de Ligurie) ou des pâtes (aux aubergines par exemple) ou à proposer à un ami cher un joli buffet italien, qui fait office d'apéritif et d'entrée.

20160626_124337.jpg

20160618_195059.jpg

20160716_195911.jpg

20160706_203241.jpg

20160705_214015.jpg

20160705_195729.jpg

De mon côté, j'aime m'amuser de temps en temps avec des repas thématiques ou mono-aliment

20160619_202022.jpg

Déclinaison courgette-fromage : tarte chèvre-courgette, soupe froide de courgette et ricotta, carpaccio de courgettes et parmesan

Ou décliner les fruits de saison

20160705_192516.jpg

Merveilleuse salade de fruits (fraise, framboise, groseille, myrtille)

 

20/07/2016

Vive la cuisine 5S !!!

Ces derniers temps, je n'ai pas été très présente sur ce blog. Mais j'ai continué à poster assez fréquemment des photos de repas sur Instagram, Facebook. Cuisinés par Monsieur ou par moi selon les jours. Ceux de Monsieur, vantés par moi, recueillent très souvent émerveillement et applaudissements. Tout à fait mérités. Je suis jalouse !!!! Je plaisante, je suis ravie de cette sympathique reconnaissance, pour lui qui est obstinément caché dans sa cuisine ! Menacé de clônage ou de kidnapping par ses admiratrices... Il est vrai que je cuisine un peu moins souvent et que ce que je prépare est, en général, moins sophistiqué et spectaculaire. Car je pratique la cuisine 5S, mais pas ces deux S là !

Kesako ? J'ai d'abord parlé de cuisine 3S, puis 4S. Et maintenant 5S ! Oui, j'aime les acronymes ! Cette cuisine, c'est celle que je suggère à mes patients et que je pratique, pour leur en parler en connaissance de cause. Et parce que j'aime cela. C'est une cuisine SAINE, SAISONNIERE, SAVOUREUSE, SIMPLE, SOUPLE.

- SAINE : préparée avec de bons produits, dont l'origine est si possible connue, avec beaucoup de variété.

- SAISONNIERE : utilisant au maximum des produits de la saison, ce qui est davantage un plaisir qu'une contrainte.

cuisine 5S, diététicienne gourmande, cuisiner simplement, cuisine du quotidien, manger simple et bon

La saison de préparer une quiche aux courgettes épicées (curry et cumin) et une salade crue concombre/courgette/fenouil

- SAVOUREUSE : qui a du goût, qu'on a plaisir à manger car elle réjouit tous les sens par ses saveurs, ses parfums, ses textures, sa présentation.

- SIMPLE : loin des recettes compliquées, nécessitant un savoir-faire de chef ou des heures de préparation, c'est une cuisine accessible à tous puisque moi-même j'y arrive !

cuisine 5S, diététicienne gourmande, cuisiner simplement, cuisine du quotidien, manger simple et bon

La simplicité : utiliser ce qui reste au frigo pour improviser une fraîche salade (laitue, pastèque, tomate, concombre, basilic)

- SOUPLE : une cuisine qui sait s'éloigner des recettes car, une fois que les techniques sont acquises, on peut les décliner selon le disponible, les préférences, la saison, etc., qu'il s'agisse d'une quiche, de pâtes, etc.

cuisine 5S, diététicienne gourmande, cuisiner simplement, cuisine du quotidien, manger simple et bon

La souplesse : varier les légumes rôtis selon le disponible : de petites carottes avec huile d'olive, sirop d'érable et poudre de Vasco Roellinger

Ne voulant pas me contenter d'en parler, je rêve depuis plusieurs année de trouver quelque part, voire mettre en place, des ateliers proposant cette cuisine. Quelque chose qui n'a rien à voir avec les classiques cours de cuisine. Mais bon, on ne peut pas tout faire à la fois... Je n'ai pour l'instant trouvé ni lieu adapté ni partenaire idéal. Peut-être viendrai-je à pratiquer cela en vidéo ? A moi Youtube !

18/07/2016

Cuisine ligure simple, économe et végétale (un peu maritime aussi)

Reprenons tout doucement le cours de ce blog... Merci de votre fidélité à le lire.

Fin juin, nous avons fait une jolie petite escapade en Italie, sur la côte ligure. J'ai en effet trouvé un opportun créneau entre la relecture de mon texte et les dernières corrections sur épreuves. C'est la troisième fois qu'on passe quelques jours de ce côté de l'Italie, vraiment plaisant. Cette fois, j'ai davantage pris conscience de la part économe et végétale de la cuisine ligure. En effet, outre la farinata, cousine de la socca niçoise, et les pâtes au pesto, célèbre spécialité gênoise, j'ai souvent trouvé, pour répondre à mes envies, des plats peu coûteux et végétariens.

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

On a commencé par de la farinata (galette de pois chiches), dans une petite cantine de Gênes où on s'est d'abord arrêtés (merci Alessandra de RAP pour l'adresse, parmi d'autres). J'ai lu que l'origine lointaine de ce plat venait des soldats qui faisaient chauffer de la purée de pois chiches additionnée d'huile d'olive sur des pierres chaudes ou sur leur bouclier... A déguster quasi-brûlante !

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

Nous sommes ensuite partis vers Santa Margherita Ligure, où nous avons séjourné dans un lieu calme et assez isolé. In s'est régalés là-bas de focacccia, une spécialité du coin, nature, fromage ou tomate. On a aussi apprécié une trattoria très traditionnelle où j'ai mangé des légumes farcis -avec une farce végétarienne (ricotta, mie de pain, oeuf, herbes..), et, une autre fois, un assortiment de tartes aux légumes (oignons, courgettes, épinards, haricots verts-pommes de terre), plat typique du coin visiblement.

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

ligurie,italie,cuisine ligure,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita ligure, gênes,rap épicerie

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

De retour à Gênes, on a déjeuné au restaurant Il Genovese, du chef Roberto Panizzi, organisateur et juré du championnat de monde de pesto. On l'avait aperçu à Paris lors des éliminatoires français de ce championnat, co-organisés par RAP. On a partagé un assortiment de légumes frits et panisses puis j'ai mangé des trofie (forme de pâtes du coin) au pesto, un incontournable.

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

Côté pâtes, on a aussi savouré une autre spécialité du coin, des pansotti (raviolis "ventrus") avec une sauce aux noix.

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

Cette cuisine simple et végétale a constitué la majorité des repas de ces quelques jours. Mais on était près de la mer et il y a eu dans notre assiette également quelques mets maritimes, pas du poisson mais des mollusques, en particulier du poulpe, avec notamment de savoureuses pâtes à l'encre de seiche au ragoût de poulpe, à Gênes.

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

Et on n'a pas oublié le côté sucré : des glaces bien sûr, un plaisir par temps chaud et ensoleillé. d'autant que j'apprécie en Italie qu'on puisse souvent prendre un (assez) petit pot, conforme à mes envies rafraîchissantes.

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

ligurie,italie,cuisine ligurienne,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita liguren gênes,rap épicerie

A part cela, j'ai marché, nagé, dormi, bullé...Les vacances, quoi ! Je vous en souhaite de très plaisantes si vous partez bientôt ou y êtes déjà.

NB : le sans gluten s'installe là-bas aussi...

ligurie,italie,cuisine ligure,végétarien,cuisiner pas cher,cuisine économique,légumineuses,vacances en ligurie,santa margherita ligure, gênes,rap épicerie

17/04/2016

Blog au repos...un peu

Vous avez peut-être remarqué que je ne publie plus actuellement ici à mon rythme habituel, même ralenti... J'en suis désolée car je reste très attachée à ce blog et à vous lecteurs et lectrices, visibles ou invisibles. Ce ne sont pas les sujets qui manqueraient, c'est plutôt le temps malheureusement... J'espère que cela ne va pas durer. En attendant, je continue quand même à (bien) manger ! Alors, si vous êtes fan de réseaux sociaux, vous pouvez me suivre sur Instagram (Ariane Grumbach) car je prends assez régulièrement quelques secondes pour y poster des images très majoritairement alimentaires.

Merci de votre compréhension, pensez si vous êtes récent(e) ici à vous balader dans les billets publiés depuis plus de huit ans, par thème ou mot-clé. Et à bientôt !

20160410_144720.jpg

Délicieux goûter il y a une semaine (gâteau aux pommes particulièrement réussi en toute modestie et sablés réalisés avec des chutes de pâte à tarte)

15/03/2016

Un brunch de saison 100% agrumes car la contrainte, ça aide en cuisine !

Je vous parle de temps en temps de mes repas thématiques : autour d'une couleur, un thème (Ottolenghi), un aliment, etc.

Cette fois, je préparais un brunch festif et je n'avais pas trop d'idée, sauf celle de faire plaisir. Je ne sais plus trop comment cela m'est venu. En réfléchissant aux aliments de saison, j'ai pensé à des accords assez usuels comme endive-orange ou pamplemousse-avocat. Du coup, j'ai songé à élargir et j'ai décidé de faire un brunch tout agrumes : j'aime bien ce type de contraintes car elle évite de se disperser dans les millions de recettes existantes... Cela voulait dire avoir un agrume au moins dans chaque plat...

A partir de ce moment-là, sans effort, d'autant que c'est la saison, je suis tombée sur différentes recettes plaisantes et pas compliquées :

- une salade endive-orange-parmesan-sésame grillé, inspirée, en la simplifiant, d'une recette du blog Complètement Toquée ;

- une salade mâche-avocat-pamplemousse-noisette du livre Cuisine végétarienne de Laure Kié ;

- un bouillon de légumes aux agrumes (orange et citron) du même livre de Laure Kié (un peu adapté) ;

- une bruschetta d'hiver aux zestes de citron du livre Le Zeste, 10 façons de le préparer de Martine Camillieri aux Editions de l'Epure ;

- une salade de pois chiches au citron vert et à la coriandre (inspiration personnelle) ;

- un gâteau sicilien à l'orange, une recette du dernier magazine Régal que j'ai adaptée) ;

- du pain perdu aux clémentines poêlées (inspirée du dernier magazine Saveurs)

- un smoothie orange-pamplemousse-banane (inspiration personnelle).

brunch maison, fait maison, ccontraintes en cuisine, menu thématique, agrumes, fruits d'hiver, salades d'hiver, s'organiser en cuisine

J'ai préparé le gâteau la veille au soir et tout le reste, tranquillement le dimanche matin. En finalisant le tout au dernier moment. Cela a donné un fameux brunch tout à fait délicieux, plein de couleurs, de goûts, de textures, salé et sucré.

Et vous, vous arrive-t-il de vous fixer ainsi un thème pour guider votre menu ?

12/03/2016

Omnivore 2016 : de l'humilité, de l'exigence, du goût

Omnivorec'est un festival de la "jeune cuisine" qui se déroule chaque année depuis 11 ans, et, depuis quelques éditions, à Paris. Luc Dubanchet, son créateur, a peut-être eu, avant la télé-réalité, l'intuition de la cuisine-spectacle et de la starisation des chefs...Je crois qu'il veut surtout mettre en avant leur talent, leur rendre hommage et les faire se rencontrer. La cuisine n'est pas futile pour lui. Dans son édito du Foodbook paru simultanément, il écrit "Omnivore se bat depuis plus de 10 ans pour que la cuisine soit prise au sérieux" car "le choix du monde dans lequel nous vivons passe aussi par le choix de la qualité de ce que nous cuisinons et ingérons". Comme je suis en accord avec cette phrase !

Revenons au festival : j'y suis restée une bonne partie de la journée, lundi et mardi.

Humilité ? Pour cette onzième édition, les chefs ont été une nouvelle fois en vedette dans la grande salle de la Mutualité, dans le 5eme arrondissement, mettant en scène des "happenings" gastronomico-créatifs, sous l'oeil attentif et le micro curieux de Sébastien Demorand. Humbles, eux ? Sans doute pas tous... Mais j'ai assez peu fréquenté cette "Scène salée" car il faut faire des choix. Ce qui me donne un regard de biais*.

L'humilité, je l'ai ressentie :

- Chez les chefs qui s'inclinent devant les produits, les artisans-producteurs, le terroir ou la mer. C'est une volonté d'Omnivore de mettre en avant, sur la scène Artisan (animée par le journaliste Stéphane Méjanès avec intérêt et bienveillance), les hommes et femmes qui fournissent les meilleurs produits aux chefs. Ainsi, Florent Ladeyn, chef très médiatique et très locavore de la région Nord, est intervenu sur la Scène Artisan pour présenter deux maraîchers flamands, un Belge et un Français, Dries Delanote et Bertrand Devienne, qui l'alimentent en produits locaux et souvent étonnants C'est alors parfois le produit qui donne des idées au chef et non le chef qui commande certains ingrédients. Florent Ladeyn a ainsi suggéré d'arrêter de starifier les chefs, dont la cuisine n'existerait pas sans les producteurs, les maraîchers...

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception,olivier helibert,florent ladeyn,xavier pensec,shinya inagaki

- Chez le chef Romain Pouzadoux, du restaurant L'Imaginaire à Brest, qui a laissé avec une belle complicité la vedette au très vivant et passionné charcutier Olivier Hélibert et s'est employé à nous cuisiner discrètement quelques délices mettant en valeur ses produits charcutiers, 100% cochon, a-t-il précisé.

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception

- Chez le chef Xavier Pensec, qui a un comptoir à sushi, Hinoki, à Brest, avec sa femme japonaise Mika. J'avais déjà entendu parler de lui et j'aurais vraiment envie de goûter ses sushi. Il ne m'a pas déçu dans sa rigueur, son attention à l'extrême qualité et l'origine des poissons et coquillages qu'il va préparer en sushi avec des gestes dignes d'une sushiya japonaise. Mais qui dit qu'il lui faudra bien encore 15 ans pour maîtriser vraiment son métier... On pourrait aussi parler d'exigence...

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception, olivier helibert, florent ladeyn, xavier pensec, shinya inagaki

L'exigence, c'est celle qu'Omnivore voudrait visiblement suggérer aux restaurants pour les produits qui encadrent le repas : café et pain en particulier. Souvent, un chef peut être très exigeant pour les ingrédients de ses plats mais se soucier peu des accompagnements. Alors, ce ne sont pas moins de trois boulangers (Alex Croquet, Thierry Delabre, Shinya Inagaki de Terroirs d'Avenir) et trois spécialistes du café (Hippolyte Courty, Youssef Louanjli du café Fragments, Antoine Nétien (Coutume)), qui sont venus défendre la qualité, l'exigence, l'artisanat et rappeler combien ils peuvent participer à la réussite d'un repas. Intéressant par exemple d'entendre Antoine Nétien suggérer que prendre quelques minutes pour préparer un vrai bon café n'est pas une perte de temps coûteuse car s'il est bon, il y a de grandes chances que le client l'avale avec bonheur et en redemande un autre... Et d'ailleurs, le pain est souvent la première impression perçue du repas et le café la dernière...

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception, olivier helibert, florent ladeyn, xavier pensec, shinya inagaki

Shinya Inagaki, le boulanger japonais de Terroirs d'Avenir (son pain me régale quotidiennement)

L'exigence, c'est celle d'Alex Cruz et Cyril Gonzales, de drôles de Québecois de la société Orignal qui expliquent de façon détendue comment ils remettent en cause le système agro-industriel à leur modeste niveau mais avec ténacité et rigueur, en inventant des produits de super qualité en direct avec les agriculteurs ou carrément sauvages. Une sorte de Terroirs d'Avenir qui deviendrait concepteur...

Le goût, c'est celui de quelques gorgées d'Armagnac. J'ai eu la chance de gagner un pass Omnivore grâce au site Vin Adour Fantaisies et je suis allée rencontrer son fort sympathique promoteur Eric Sendra. J'ai dégusté quelques petites gorgées d'un vieil Armagnac (modération !), je ne suis pas du tout connaisseuse en la matière mais quels merveilleux parfums et quel bonheur en bouche... 

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception, olivier helibert, florent ladeyn, xavier pensec, shinya inagaki

Le goût, c'est celui, tellement plaisant, des délicieux et plus raisonnables jus de raisin Alain Milliat, que j'ai goûtés avec bonheur.

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception,olivier helibert,florent ladeyn,xavier pensec,shinya inagaki

Le goût, c'est celui, surprenant, des recherches passionnantes d'Hippolyte Courty, de l'Arbre à Café, qui souhaite "étendre le territoire du café" et fait ainsi goûter du thé de café, de la peau de café, de l'infusion de fleurs de café... Et un fameux éclair au café du pâtissier Yann Couvreur qui ne ressemble à aucun autre éclair au café que j'aie goûté. Comme une impression de café solide et onctueux...

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception, olivier helibert, florent ladeyn, xavier pensec, shinya inagaki

A propos de goût, je ne peux qu'adhérer au conseil du chef Michele Farnesi (du restaurant Dilia, où j'ai fait un très bon déjeuner récemment) : "les pâtes, il faut les bouffer tout de suite, quand c'est al dente, chaud, crémeux" !

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception, olivier helibert, florent ladeyn, xavier pensec, shinya inagaki

Un petit regret, comme beaucoup, que la richesse du programme empêche de voir tout ce qu'on aimerait. Dur, dur de devoir choisir entre Xavier Pensec et Alex Croquet, entre Thierry Delabre et Shinya Inagaki, et se priver ainsi de Nina Métayer, etc.  L'impression que le succès est croissant, tant mieux, c'est une reconnaissance mais cela crée par exemple une scène Sucré la plupart du temps archi-bondée, totalement inaccessible. Suggestion aux organisateurs : trouver une salle beaucoup plus grande pour 2017 ou se rabattre sur des pâtissiers beaucoup moins connus...

Et puis, un des plaisirs d'Omnivore, c'est aussi de revoir des têtes amies ou d'en rencontrer, d'échanger au détour des couloirs, de se lancer dans de passionnantes conversations trop vite interrompues car il faut filer à une nouvelle "Masterclass". C'est sûrement une des grandes réussites du festival de réunir une quantité incroyable de chefs et de professionnels de la gastronomie qui ont ainsi un lieu pour échanger, se découvrir ou se revoir, poser peut-être les bases de projets communs...

Cela fait cinq ans (déjà..ou seulement) que je fréquente Omnivore et je m'en réjouis. Il y a beaucoup désormais de chefs reconnus et étoilés, de pâtissiers de palaces... C'est assez normal pour le festival d'être fidèles aux adeptes de la première heure. Mais Omnivore s'assagirait-il ? Je lui souhaite de ne pas perdre le fil de la découverte avant-gardiste. Et de lui laisser une place majoritaire. Ou alors, un jour, des petits jeunes feront sécession et monteront le nouvel Omnivore ;-) Bon, en tout cas, j'espère bien revenir l'année prochaine.

Et je prolonge le plaisir en lisant le Omnivore Foodbook. Une masse de lecture en perspective, comme je les aime, autour de la gastronomie : des hommes et des femmes, des rencontres, des réflexions (le grand restaurant, les lieux éphémères...), des récits... Où, j'avoue, un des premiers articles que j'ai lus est celui sur les chaussures des chefs...

omnivore paris 2016,jeune cuisine,chefs,gastronomie,artisans d'exception,olivier helibert,florent ladeyn,xavier pensec,shinya inagaki

*Pour un compte-rendu complémentaire, lire celui de Télérama Pour un bilan plus caustique posant d'intéressantes questions, lire Atabula.

Et aussi un bel article de Télérama sur les chefs qui ont marqué Omnivore au fil des années.