18/03/2013
Pas encore végétarienne ! (ou un savoureux hamburger chez Blend)
Dimanche, l'émission On Va Déguster sur France Inter était consacrée à la tentation végétarienne. Pas vraiment un hasard... L'éloignement de la viande a commencé depuis quelque temps chez certains dans le cadre de préoccupation écologiques sur fond de "pollution" bovine. Puis il y a eu "l'affaire des lasagnes". De quoi semer encore plus le doute...
Pour ma part, si je ne suis pas accro à la viande, loin de là, je crois que j'aime trop la diversité pour devenir végétarienne. Ainsi, vendredi dernier, j'avais du temps pour déjeuner, ce qui est plutôt rare. Pas envie de partir trop loin ni de faire des dépenses exagérées. On pense alors à Blend, un des hauts lieux du néo-hamburger chic (avec viande du boucher vedette Yves-Marie le Bourdonnec, s'il vous plait !), que l'on ne connait pas encore. Naïfs, on imagine que vacances aidant, il y aura peu de monde. Erreur : Le lieu (petit) est plein, la queue est déjà là.... Mais cela va vite, pas vraiment le type de lieu où l'on s'installe pendant des heures. On complète une table, on choisit et les hamburgers arrivent assez vite. J'ai choisi un hamburger "Signature" : "boeuf, compotée d'oignons caramélisés au vinaigre balsamique, bacon, Bleu d'Auvergne, Emmenthal de Savoie, pousses d'épinard".
Je ne suis pas du tout une spécialiste du hamburger mais j'avoue que celui-ci était un régal : pain maison moelleux et délicieux, viande goûteuse et parfaitement cuite (saignante), accompagnement qui ajoute aux parfums et textures sans être agressif, le tout faisant un ensemble goûteux et harmonieux.
J'étais ravie de ce repas et cela me confirme :
- que je n'ai pas de projet de devenir végétarienne même si je fais de nombreux repas végétariens,
- qu'il vaut mieux manger peu de viande mais de la très bonne ! Ici, la viande est un "blend" : mélange de morceaux de boeuf (onglet et entrecôte) maturés pendant 40 jours (maturation qui est une spécialité du boucher Yves-Marie le Bourdonnec).
C'est aussi d'ailleurs ce qui ressortait de l'émission : déjà, diminuer sa consommation de viande et de poisson sans forcément devenir végétarien : de la souplesse !
Et vous, où en êtes-vous de votre relation à la viande ? Avez-vous des tentations végétariennes ? Ou le pas est-il déjà franchi ?
Blend, 44 rue d'Argout, Paris IIème, 01 40 26 84 57 (pas de réservation)
Hamburger 10 euros ; menu hamburger frites boisson 15 euros
08:15 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blend hamburger gourmet, viande, boeuf, le bourdonnec, paris, burgers branchés, végétarien, faut-il arrêter la viande, végétarisme, tentation végétarienne, on va deguster |
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12/01/2013
Tentative de sociologie du mangeur parisien (titre légèrement exagéré...)
Il y a quelques semaines, en décembre, cheminant rue St Lazare, j'ai vu sur la vitrine de la petite "cantine" sympa Obene, habituellement toujours pleine, que le bail était à céder. Je suis entrée et cela avait beau être l'heure du déjeuner, c'était vide. Le chaleureux et volubile patron m'a expliqué qu'il avait fait son temps, que les clients avaient tendance à chercher autre chose et il s'est lancé dans une sorte d'analyse sociologique des mangeurs que je pourrais résumer ainsi : les ouvriers ne s'autorisent pas à venir chez lui et mangent un sandwich ou un kebab sans que cela soit tellement plus économique, les jeunes cadres achètent des repas à emporter pour dévorer à toute vitesse, les mangeurs chics jugeraient cela plus intéressant si c'était plus cher, les bobos viendraient davantage si c'était bio et les branchés ne jurent plus que par le bagel : deux lieux spécialisés danc ces petits pains à garnir ont ouvert en quelques mois rien que dans cette même rue (cela ne me tente guère personnellement).
Ce jour-là, j'avais un déjeuner prévu (avec la pétillante Florence) mais je suis revenue quelques jours plus tard : chez Obene, selon son appétit, on choisit 3 ou 4 saveurs et on a le choix entre de multiples propositions à couleur méditerranéenne. J'ai pris 3 saveurs et j'ai choisi un mélange de céréales parfumé, une tranche de terrine-tagine et un mélange de légumes. C'est plaisant et rassasiant. Et tout cela pour 7 euros. Si on prend un dessert car on a bien faim, on monte à 8,50 ou 9 euros. Bien sûr, tout le monde ne peut pas dépenser cela pour son déjeuner mais cela est souvent le montant des tickets repas parisiens.

Et cela m'a donné l'idée de faire un petit comparatif socio-professionnel :
- dans la peau des cadrettes/modeuses, je suis allée chez Cojean où je vais assez rarement désormais : au lieu de deux éléments comme d'habitude, j'ai pris soupe (champignon-noisette), plat (une salade de sarrasin -ou plutôt de spelta, c'est plus chic !-cabillaud-haricots verts-fèves...), dessert (une mousse marron-pain d'épice-café spécial Noël). C'était très bon et copieux mais cela m'a coûté 15,50 euros !!!
- dans un autre style, à la recherche d'un autre style de travailleurs et ayant des courses à faire chez Castorama, m'est venue l'idée d'aller manger chez Flunch place de Clichy. Un peu l'impression d'un retour au self-cantine de ma vie de salariée... Et en effet, c'est un autre style de clientèle, varié : des employés, retraités, étudiants... Je prends un plat (un steak haché, le plat le moins cher) + un yaourt + du pain (dont j'aurais pu me passer). A noter que les "légumes" (y compris les féculents) sont à volonté après les caisses donc avec entière liberté de se resservir : cela donne la possibilité d'un accompagnement varié mais cela peut aussi être une incitation à trop manger. Côté plaisir gustatif, ce n'est pas vraiment mauvais mais pas top non plus ! Et cela m'a quand même coûté 8 euros. Pas si économique que cela...

Et vous, vous en pensez quoi de la sociologie des "cantines" parisiennes ?
PS : Obene ferme le 31 janvier.
07:57 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, déjeuner pas cher, cantine, cojean, flunch, obene, paris 9eme, mangeur parisien |
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08/12/2012
Merveilleuse pascade ou la belle gourmandise traditionnello-moderne d'Alexandre Bourdas
L'alliance de la tradition et de la modernité, c'est un poncif qu'on utilise souvent à propos du Japon (que connaît d'ailleurs fort bien Alexandre Bourdas pour y avoir travaillé chez Michel Bras). Alexandre Bourdas, c'est l'initiateur de cette Pascade nouvellement arrivée à Paris, et le chef du restaurant 2 étoiles Saquana à Honfleur, que j'adore.
J'avoue, j'ai été inquiète quand le foodobuzz parisien a commencé à bruisser de l'arrivée prochaine de ce chef dans la capitale. Quoi, lui aussi, comme tant d'autres, il allait se disperser, multiplier les Saquana alors qu'il disait plutôt vouloir réduire la taille de son restaurant pour assurer un meilleur service ?
Que nenni, me voilà rassurée ! Car, souvent loin de l'empressement de certains envers les nouvelles tables, je me suis cette fois précipitée pour découvrir la création de ce chef si talentueux. La Pascade n'a rien à voir avec un doublon de Saquana sauf la présence de la pascade, qui est servie comme amuse-bouche à Honfleur. Ici, c'est un mono-produit, déclinée en quelques variantes salées et sucrées, dont on sent qu'Alexandre Bourdas, chef gourmand, a dû se faire plaisir en les créant.
Pourquoi parler de mix de tradition et de modernité ? Parce que :
- la pascade est une traditionnelle crêpe aveyronnaise (la région d'origine du chef) mais qu'il rend complètement actuelle par les mélanges subtils qu'il y adjoint et la façon de la servir.
- le lieu est un beau mélange de matières brutes (bois, tissu, métal) traitées dans des formes contemporaines.
- chaque détail est à fois connu et revisité (couteau Laguiole mais d'une forme conçue spécialement pour le lieu), menu en papier kraft mais roulé et glissé dans un trou de la table, ...
En attendant la pascade, on a une petite corbeille de pain-saucisse très bon, mais dont je n'abuse pas pour ne pas me couper l'appétit.
Je choisis d'abord une pascade salée : elle arrive garnie de semoule, chou fleur, carotte, amandes, herbes, chermoula... Quel délice, chaque bouchée mêlant différemment les ingrédients est une merveille parfumée, moelleuse, sucrée-salée en bouche. Je me régale !
Ensuite, je déguste une pascade sucrée, ananas au réglisse, mandarine, crème au cacao, délicieuse aussi, peut-être un peu plus raisonnable en parfums.
Quel merveilleux repas, bien sûr pas donné pour un déjeuner (compter 30 euros pour deux pascades) mais vraiment totalement unique.
Petits détails supplémentaires : eau plate ou pétillante à discrétion, service souriant et sympathique.
Bref, que du bonheur, j'ai grande hâte d'y retourner pour goûter d'autres pascades.
La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2eme, du lundi au vendredi au déjeuner et au dîner, 01 42 60 11 00
12:17 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pascade, alexandre bourdas, saquana, paris, cuisine moderne, aveyron, crêpe, gourmandise, innovation culinaire |
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19/10/2012
Ma petite cuisine : et si elle n'était pas à moi justement...
Il y a deux jours, flânant rue Traversière dans le 12eme en attendant un déjeuner, je tombe sur une pimpante boutique qui s'appelle "Ma petite cuisine". Evidemment, un tel nom attire mon attention ! Ce n'est pas un restaurant, pas une boutique d'alimentation, pas un magasin de vaisselle... Intriguée, je rentre et je comprends vite.
Ma petite cuisine, c'est une idée originale et en même temps qui paraît tellement utile : pouvoir louer des ustensiles de cuisine/de repas dont on n'a qu'un usage occasionnel. Il y a un large choix et on peut par exemple :

- louer une machine à barbe à papa et une à popcorn pour une après-midi d'enfants ambiance fête foraine,
- se procurer pour un repas tous les classiques de la convivialité : raclette, crêpe, plancha, gril à panini ...
- mais aussi tester ce super robot hors de prix avant de l'acheter pour être sûr(e) qu'on ne fait pas une bêtise.
- ou même s'offrir pour un week-end l'illusion de posséder la superbe turbine à glace quasi-pro qu'on ne s'offrira jamais et se régaler de glaces onctueuses faites minute.
Pour ma part, je me verrai bien louer un jour le gaufrier pour assouvir mon envie de bonnes gaufres maison lors d'un goûter hivernal. Ou la machine à hot-dogs pour une fête à l'ambiance new-yorkaise.

On peut louer pour 24h, un week-end, ... et les prix m'ont paru plutôt raisonnables au regard du plaisir festif ou culinaire qu'on peut obtenir : souvent autour d'une dizaine d'euros.
Cela a l'air d'une idée toute simple, il suffisait d'y penser... Et il y a en plus l'accueil chaleureux, les conseils, le mode d'emploi plastifié, les recettes pour aider à se lancer, les ateliers chocolat ou guimauve pour les enfants, ....
Sans vouloir faire la stratège tendance sociologue, il me semble que Ma Petite cuisine pourrait cartonner dans une époque ou l'on commence à raisonner de plus en plus en termes d'usage plutôt que de possession.
Et vous, vous vous verriez louer ainsi du matériel culinaire ?
NB : encore une reconversion ! Les deux créatrices, Eléonore et Caroline, étaient ingénieurs chimistes dans le monde du parfum.
Ma petite cuisine, 34 rue Traversière, Paris 12eme, 01 46 28 15 38, mardi-samedi 11h-19h30
08:40 Publié dans Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ma petite cuisine, ustensiles de cuisine, location de matériel, robots ménagers, repas conviviaux, fêtes, anniversaires, paris |
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12/10/2012
Le restaurant au juste prix, j'apprécie
Du 17 au 23 septembre, c'était la semaine de l'opération Tous au Restaurant (une personne payante, une personne invitée). Alors que l'année dernière, j'en avais profité pour goûter deux restaurants avec des réussites diverses, cette année, j'ai, si l'on peut dire, boycotté l'opération. Ce n'était pas ma première intention. En effet, toujours curieuse de découvrir de nouvelles tables, pourquoi ne pas en profiter à moitié prix ? Mais en consultant le site, je me suis rendue compte que la plupart proposaient un menu spécifique pour cet événement (au rabais ? Je ne saurais dire) et non leur repas habituel. Aucun ne me tentait vraiment, j'ai donc renoncé. Alors que cette opération est une opportunité pour les restaurants de se faire connaître d'une nouvelle cleintèle, je n'ai pas le sentiment qu'ils mettent toujours toutes les chances de leur côté de laisser une belle impression.
En revanche, les hasards de célébrations diverses m'ont néanmoins amenée plusieurs fois à de bonnes tables. Et je me rends compte que, tout en étant ravie de découvrir de nouveaux lieux, je suis de plus en plus réfractaire au buzz exagéré, virevoltant sur internet d'un "must" absolu à un autre de semaine en semaine.
Du coup, on a nos quelques classiques mêlés de nouveautés ou de retour à d'anciennes connaissances.
Ze Kitchen Galerie, jamais décevant, toujours réjouissant
Cela fait de nombreuses années que nous adorons la cuisine de William Ledeuil. Avouons que nous délaissons parfois la maison principale pour son "annexe" KGB. Le plaisir est d'autant plus grand d'y revenir, j'y reviendrai plus en détail tellement c'est un régal.
Neva Cuisine, on devient des habitués
Ce restaurant dont j'ai déjà parlé plusieurs fois, où Monsieur est très friand de ris-de-veau, et moi de variété, présente, outre sa bonne cuisine, l'avantage d'être à 5 mn de mon cabinet. Je n'en ai pas pour autant fait ma cantine, d'autant que j'ai rarement l'occasion de déjeuner à une heure normale ! Il y a un menu-carte avec des propositions entrée-plat ou plat-dessert mais mes envies m'ont orientée ce jour-mà vers deux entrées-un dessert et cela m'a grandement satisfaite en plaisir et en quantité. L'ensemble était joliment adapté à un début d'automne :
- de merveilleuses langoustines "juste snackés" c'est-à-dire à peine cuites avec un jus de roquette ; des petites girolles avec un "jaune d'oeuf confit"
- un biscuit moelleux à la pistache avec framboises et figues et un sorbet au fromage blanc.
Un retour plutôt réussi au Clos des Gourmets
Avec certaines personnes, on sait qu'il n'est pas question d'être aventurier. Cette table que je n'avais pas fréquentée depuis deux ans présente l'avantage (sans en abuser) d'une tonalité bourgeoise dans le cadre, les plats, la clientèle. Là aussi, j'ai pris deux entrées et un dessert et c'était bon, plaisant, sans être enthousiasmant : des sardines marinées, une entrée à base de calamars en gelée, une compotée de mirabelles.

Une curiosité, découverte longtemps reportée : Le 28 de l'école Grégoire Ferrandi
Il s'agit d'un des deux restaurants d'application des élèves de l'école Grégoire Ferrandi, réputée pour sa formation de cuisiniers. Cela faisait longtemps que je voulais y aller mais les horaires limités et la difficulté de réserver par téléphone m'avait découragée jusqu'à ce que je découvre qu'on peut maintenant réserver par mail. Les tables d'écoles de cuisine sont souvent réputées pour leur grande qualité à prix raisonnable. Ici, le soir, le menu du 28 est quand même à 40 euros, on s'attend donc à festoyer. Il y a un service très présent, assez cérémonieux, auquel on n'est plus habitué. Par ailleurs, il vaut mieux être disposé à prendre son temps car outre le fait qu'il y a six plats, les préparations en cuisine peuvent parfois avoir quelques longueurs inexpliquées. L'ensemble fut agréable, tous les plats étaient bons, j'ai notamment beaucoup aimé une lotte parfaitement cuite à la vapeur, accompagnée de choux et d'une écume à la rose (eh oui, cette cuisine plutôt classique se met aux espuma !).

Le fromage (du cantal) fut servi avec de la mâche et des tomates séchées savoureuses (élégant service sur chariot !). Sinon il y eut un carpaccio de daurade, une selle d'agneau en croûte d'herbes, une tarte aux poires façon tatin, des mignardies : tout était bon mais manquait quand même un peu de relief : assez logique, cela reste une école. Le maître d'hôtel, déjà un peu exéprimenté et en fin d'études, fut efficace et sympathique.
Une table select (invitation familiale !) : les Tablettes de Jean-Louis Nomicos
Je n'étais pas décisionnaire ici. Pour rester dans un prix "raisonnable", on a pris le menu du déjeuner. Je trouve souvent cela un peu frustrant car cela donne l'impression de ne pas vraiment découvrir la carte (qui est inabordable de toute façon ici, sans doute du fait du CV haut de gamme du chef !). Le service est stylé et plaisant, il y a notamment un sommelier qui parle avec un bel enthousiasme des vins atypiques qu'il choisit. Ce menu est proposé (week-end compris) à 58 euros avec fromage, vin, café et on peut aussi en profiter à 42 euros (entrée-plat-dessert), ce qui vu le cadre, le service, les à-côtés, ... est vraiment correct. J'ai mangé des "cèpes en fine pâte/jus de veau/pousses d’épinards/huile de noix" agréables, une délicieuse "Pluma de porc Ibérique farcie/piquillos/purée de châtaignes/poires/cèpes crus" (je goûtais cela pour la première fois, c'est une partie moelleuse et rare des célèbres porcs pata-negra), un Paris-Brest (avec glace vanille de Tahiti) pas assez fort en praliné à mon goût et décevant quand on connait l'inégalable de Philippe Conticini (je prenais un risque !) mais qui recelait des noisettes entières caramélisées qui apportaient une touche croquante réjouissante. Ce n'est pas vraiment la cuisine de mes rêves mais c'était un repas agréable.

Aucun de ces restaurants n'est très bon marché (pas moins de 30 euros). Car il faut payer les bons produits, un chef compétent, un personnel de qualité, le cadre, le lieu, la présentation, l'entretien, .... Mais à chaque fois, j'ai trouvé qu'on en avait plutôt pour notre argent, je n'ai pas été choquée par les prix et donc je préfère cela à un restaurant en promotion où je n'aurais pas forcément 100% de l'expérience promise ou à un restaurant médiocre qui sera bien en-dessous de ce qu'on mange chez nous.
Tout cela vous parait peut-être beaucoup, je vous rassure, je ne suis pas critique gastronomique, c'était étalé sur plusieurs semaines ! Et je précise que je n'ai pas pris un gramme, toujours pour vous convaincre que ce n'est pas le restaurant qui fait grossir mais la façon dont on y mange ou le fait qu'on ne régule pas son appétit (n'est-ce pas Viny ?!).
Ze Kitchen Galerie, 4 rue des Grands-Augustins, Paris 6ème, 01 44 32 00 32.
Neva Cuisine, 2 rue de Berne, Paris 8ème, 01 45 22 18 91.
Le Clos des Gourmets, 16 avenue Rapp, Paris 7ème, 01 45 51 75 61.
Les Tablettes Nomicos, 16 avenue Bugeaud, Paris 16ème, 01 56 28 16 16.
Restaurants de l'Ecole Ferrandi, 28 rue de l'Abbé Grégoire, Paris 6ème, 01 49 54 17 31.
08:10 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : restaurant, paris, ze kitchen galerie, clos des gourmets, neva cuisine, tablettes nomicos, école ferrandi le 28 |
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01/10/2012
Suis-je une foodista ? Ou une soirée aux Galeries Gourmandes
Il y a quelques jours, j'étais invitée en tant que blogueuse à découvrir les Galeries Gourmandes, un vaste espace, mélange de supermarché et d'épicerie fine, situé au sein du Palais des Congrès de la Porte Maillot. En fait, alors que pour beaucoup, c'était une découverte, moi, je les connaissais déjà un peu, ces Galeries Gourmandes, pour y être venue flâner lors de colloques aux étages supérieurs ou même exprès pour y chercher quelque rareté gourmande.
Il y a quelques jours également, une blogueuse, Mathilde Dewilde a sorti un livre intitulé "Foodista, traité pratique d'une gourmande accomplie" Ou elle narre de façon enjouée la vie d'une foodista qu'elle est jusqu'à la pointe des talons.
La coïncidence de ces deux événements m'a amenée à me poser la question (essentielle n'est-ce pas ?!) : suis-je une foodista ?
Certes, je suis une passionnée d'alimentation (je n'ai pas choisi ce métier par hasard...). Et je le suis depuis longtemps. Je me souviens d'avoir toujours aimé manger. Et je remercie mes parents d'avoir toujours consommé de bons produits. Puis j'ai aimé de plus en plus aller au restaurant, en famille ou avec des amis. Peu à peu, les années passant, j'ai pris conscience que j'étais souvent à l'affût de nouvelles adresses gourmandes, épiceries, chocolatiers, pâtissiers, ... ou restaurants. Je suis d'ailleurs devenue un conseillère fréquente pour mes proches en quête d'une bonne table.
Quand le guide du Fooding est né, je me suis réjouie car c'était tellement plus sympa et moderne que le guide Michelin dans la boite à gants des parents. Depuis qu'internet est là, je lis régulièrement des blogs de critiques culinaires ou de cuisine. Je lis aussi des magazines de cuisine, ma bibliothèque de livres de recettes et autres thématiques gustativo-alimentaires s'enrichit sans cesse, et j'ai pris peu à peu de plus en plus goût à cuisiner et à varier mon alimentation avec curiosité.
Je suis ravie quand je suis dans un quartier inhabituel et que cela me donne l'occasion de découvrir un nouveau lieu. Je suis aussi capable de faire un large détour pour tel gâteau ou produit rare et même de partir dans une autre ville pour un restaurant (par exemple Miyabi à Sens ou SaQuaNa à Honfleur...). Quand je pars dans une autre ville ou un autre pays, c'est rarement sans quelques bonnes adresses. Et on passe un temps non négligeable dans le sous-sol entièrement alimentaire des "depatos" (grands magasins) japonais.
Je prends depuis quelques années des photos de ce que je mange, cela en fait depuis que j'ai décidé de réaliser pendant un an une série de "plaisirs gourmands quotidiens".
Et c'était quand j'avais pris conscience il y a quelques années de la place de l'alimentation dans ma vie que j'avais décidé d'avoir un travail en lien avec cette passion. Et je suis ravie de toutes les rencontres gourmandes que cela me permet.
Alos miss Mathilde, peut-être que je réponds un peu à votre définition de la foodista.
En même temps, je n'en suis pas si sûre :
- il est hors de question pour moi de payer un prix totalement délirant pour un repas ;
- je n'ai aucune intention de partir au fin fonds de la Scandinavie pour un restaurant censé être le meilleur du monde ;
- je n'aime d'ailleurs pas passer tout mon temps au restaurant, on mange tellement bien à la maison aussi ;
- ok je vais de temps en temps chez Gontran Cherrier mais c'est surtout parce qu'il est tout près de chez moi...
- je suis de plus en plus agacée par le buzz permanent qu'on trouve sur internet pour vanter de nouvelles adresses à la peinture à peine sèche fort vite remplacées par d'autres (mais j'avoue, j'y cède parfois quand cela tombe pile dans mes goûts...).
Sinon, j'ai bien aimé que Mathilde la foodista ne parle pas régime pour compenser sa gourmandise mais plutôt l'écoute de son corps qui dit naturellement s'il a envie de salade après des excès de pâtisserie.
Alors, si on peut considérer comme un comportement assez proche d'une foodista le fait d'aller exprès aux Galeries Gourmandes chercher du Broyé du Poitou (je l'ai fait !), je doute que cette catégorie de population un peu maniaque soit suffisante à assurer la pérennité commerciale du lieu...
Et sinon, qui peut s'y intéresser ?
- D'abord les congressistes, gourmands, provinciaux ou étrangers, qui, pour peu qu'ils aient connaissance de cette caverne d'Ali Baba alimentaire à quelque mètres sous leurs pieds, peuvent descendre jusqu'à elle faire quelques emplettes qui alourdiront leur valise et réjouiront leurs proches. Et je suggèrerai aux Galeries Gourmandes de leur concocter quelques petites fiches conseils multilingues mettant en avant des mini-parcours thématiques pour trouver facilement des produits originaux, pas forcément ceux des pseudo "grandes marques"... (cf des chocolats désastreux goûtés dans le gentil panier-cadeau offert ce soir-là).
- Les retardataires (c'est ouvert jusqu'à 21h00) ou les personnes peu organisées qui, par exemple travaillant à proximité (La Défense notamment), peuvent venir y faire les courses du dîner ou trouver matière à un cadeau de dernière minute s'ils sont invités. Ainsi, d'après Rose, avec qui j'ai plaisamment flâné ce soir-là, le rayon des breuvages alcoolisés semble plutôt bien pourvu (je ne dis surtout pas qu'elle est experte en la matière !). Celui des eaux minérales aussi d'ailleurs...
- Les habitants du voisinage (quartier plutôt bourgeois...), qui trouveront sans doute normal des prix quand même assez élevés.
- Les gastronomes des quartiers Nord et Ouest de Paris qui mettront volontiers le pied dans ce bâtiment pas vraiment chaleureux s'ils y trouvent, plus près de chez eux, le même éventail de produits qu'à la Grande Epicerie du Bon Marché ou au Lafayette Gourmet et même quelques raretés supplémentaires.
NB : la soirée aux Galeries Gourmandes a permis de découvrir quelques plaisants produits :
- des jus de fruits haut de gamme tout à fait savoureux Granny's secret ;
- des bagels "Authentic Bagel" à la composition 100% naturelle, plaisants à goûter en petite bouchée tartinée sur place mais je trouve poru ma part cela un peu bourratif quand il s'agit d'un bagel entier.
- une astucieuse base de mojito (ou autres cocktails), CocktailMe : on a tout dedans et il suffit de rajouter l'alcool.
Et vous, vous vous sentez l'âme d'une foodista ? Ou d'un(e) explorateur(trice) des Galeries Gourmandes ?
PS : merci Davy pour l'invitation à cette jolie soirée
08:30 Publié dans Activités d'une diététicienne, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : galeries gourmandes, palais des congres, paris, porte maillot, épicerie fine, foodista, diétététicienne gourmande, mathilde dewilde |
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21/08/2012
Bal et Bon : bel et bon !
En ce mois d'août, de nombreux restaurants sont fermés. Mais au hasard des inspirations gourmandes, des envies de découvrir ou de retrouver, il y a bien moyen de se régaler dans de styles fort différents. Deux exemples, que le hasard m'a fait visiter le même jour...
Cela faisait ainsi quelques mois que j'avais envie de découvrir le Bal, un lieu tendance à la fois restaurant, bar, lieu d'expos, cinéma, ... près de la place Clichy. Super, un déjeuner se présente et en plus, il fait plutôt beau, on peut profiter de la terrasse.
La cuisine est réalisée par des anglaises (cette influence est plus ou moins marquée selon les plats), alors autant choisir un plat typique : un "bacon and rabbit pie" (rabbit : lapin pour les non anglophones). C'est tres bon, la viande est fondante, le mélange savoureux et pas trop copieux. Ce qui permet un dessert, une des spécialités de la maison, ce sera un muffin citron-pêche, tout moelleux. Un repas globalement plaisant.

Dans un autre style, j'avais un délicieux souvenir de Bon Kushikatsu, qui avait fait partie de notre périple nippon et festif d'il y a quelques mois. Heureuse donc d'y retourner pour me plonger dans une atmosphère très japonaise, pleine de retenue et d'élégance. Ce fut un défilé de bouchées toutes délicates, étonnantes, délicieuses, voyageant entre Orient et Occident, entre terre et mer, entre croustillant et fondant. On a beau les déguster avec toute l'attention requise, souvent, on aimerait en avoir un peu plus. Mais ce serait trop car il y en quinze qui se succèdent, plus quelques sobas et le traditionnel trio riz-soupe-tsukemono. C'est cher mais c'est vraiment un moment de haute "gourmetise" (pour employer le terme de Sophie que j'aurais aimé inventé !).

Le Bal Café, 6 impasse de la Défense, Paris 18ème, 01 44 70 75 51.
Bon Kushikatsu, 24 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème, 01 43 38 82 27.
08:15 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, restaurants, bal café, bon kushikatsu, kushiage, restaurant japonais, diététicienne gourmande |
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30/07/2012
Manger végétarien dehors, ce n'est pas compliqué !
Je ne suis pas végétarienne mais, comme je l'ai déjà dit, plutôt de tendance flexitarienne, si tant est qu'il faille se mettre en catégorie... J'aime le poisson et la viande mais il m'arrive souvent de faire des repas végétariens.
Cela arrive à la maison sans forcément y faire attention : quand je mange des pâtes aux girolles ou à la Norma (aubergine-ricotta-tomate), je ne me dis pas que je fais un repas végétarien !
Et cela peut arriver aussi à l'extérieur. Je vous ai déjà parlé de quelques "cantines santé" qui sont partiellement ou totalement végétariennes. A noter toutefois que manger sain, manger bio, manger végétarien, manger léger sont des notions bien différentes...
Jusqu'à il y a quelques années, peu de bons restos végétariens existaient. J'en ai longtemps fréquenté un près de Beaubourg, ma cantine avant les spectacles de danse du Théatre de la Ville, mais il a disparu depuis longtemps et il n'était pas très "fun" ! Aujourd'hui, sans doute sous l'influence de la mode du bio/nature/bobo, on en voit fleurir quelques-uns, plus ou moins intéressants.
Récemment, j'en ai ainsi visité deux :
- Bob's' Kitchen, dans le 3ème : j'ai savouré un "veggie stew" (qui varie selon les jours), plat complet coloré, parfumé et délicieux. L'accueil est cool, le choix limité, tout est frais.
- Soya, dans le 11ème : j'ai mangé un grand mezze, assortiment de légumes, crudités, houmous, ... C'était plutôt assez bon mais pas de quoi traverser Paris. Sinon, le cadre est sympa un peu dans le style de certains bars new-yorkais, l'accueil est indifférent et la carte frustrante, à base de formules qui enlèvent de la liberté de choix.
La question qui permet toujours de synthétiser ma perception : ai-je envie d'y retourner ?
- Bob's Kitchen : oh oui !
- Soya : pas vraiment, ou peut-être pour un petit déjeuner (réservation obligée) car peu de lieux sympa existent pour cela, mais l'emplacement n'est pas top pour moi.
Toutefois, quand on est végétarien, pas besoin d'aller dans des restaurants spécialisés ou de se couper du monde pour trouver un repas adapté. Exemples :
- dans un bistrot, le choix le plus simple et peu coûteux est sans doute une omelette, nature ou avec des champignons ou du fromage ;
- dans une pizzeria, il y a toujours une pizza margarita, aux légumes grillés, aux artichauts, ...
- dans un restaurant italien, on trouve toutes sortes de pâtes aux légumes (tomate, aubergine, champignons, ...) ;
- dans un restaurant indien, il y a presque toujours une offre de plats végétariens avec des lentilles, du riz, des épinards puisque c'est une pratique très répandue dans ce pays ;
- chez un libanais, il y a souvent une assiette de mezze végétariens ;
- chez un restaurant de couscous, il est très fréquent d'avoir une option végétarienne et un couscous de légumes, c'est sympa (si vous êtes strictement végétarien(ne), pensez à demander comment a été préparé le bouillon) ;
- dans une crêperie, le choix ne manque pas : galette nature, oeuf, fromage, légumes, ...

- dans les restaurants japonais, ce n'est pas toujours évident, notamment dans les bars à sushi (les makis végétariens, c'est souvent dans des faux japonais..), et, malheureusement, il n'y a pas de restaurant de tofu ou des tempura de légumes à Paris. Les restaurant de nouilles (udon ou soba) sont sans doute l'option la plus simple.
Même les restaurants classiques semblent s'y mettre et proposer au moins un plat végétarien : j'ai ainsi vu (mais pas goûté) une "cocotte de légumes de saison, salade d'herbes" entre l'entrecôte et l'andouillette, sur la carte de la très traditionnelle brasserie Bourgogne Sud.
Et on trouve parfois un menu végétarien plaisant et assez recherché qui suit les saisons comme chez Maceo par exemple, au beau cadre par ailleurs.
Rappel de la définition : le végétarien ne mange aucun animal (poisson, volaille, viande, fruits de mer, ...) mais consomme des produits issus des animaux (oeufs, lait, fromage...) à la différence du végétalien.
Et vous, vous avez des bons plans végétariens ?
Bob's Kitchen, 74 rue des Gravilliers, Paris 3ème, 0952 55 11 66
Maceo, 15 rue des Petits-Champs, Paris Ier, 01 42 97 53 85
Soya, 20 rue de la Pierre Levée, Paris 11ème
07:52 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, restaurants, végétarien, légumes, soya, bob's kitchen |
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13/04/2012
La vie à toute vitesse : réflexion autour des feux de signalisation...
Avez-vous remarqué à quel point, depuis quelques années, les piétons ne respectent plus les feux (est-ce seulement à Paris ?) ? A tout moment, alors que le feu est clairement vert pour les voitures, je vois de nombreux piétons s'engager pour traverser la rue, même un large boulevard... Et même des personnes âgées avec canne, des adultes avec une poussette... Alors que des voitures sont en train d'approcher rapidement. Comme si plus personne ne songeait à attendre que le feu passe au rouge... (et je ne parle pas de la quasi-totalité des vélos qui pratiquent depuis longtemps un non-respect des feux !). Moi-même, je n'ai jamais eu la discipline des Japonais qui sont capables d'attendre un feu rouge en plein soleil sur une route totalement déserte : je traverse parfois en dehors des passages piétons ou du feu rouge mais seulement s'il n'y a clairement aucune voiture loin à l'horizon.
Alors, ces comportements m'irritent et me questionnent. Car cette petite chose me parait grandement parlante.

Et cette personne, elle a respecté le feu ?
- De nombreuses personnes sont de plus en plus pressées, leur temps est minuté ou elles le vivent comme tel, au point que même ces quelques secondes d'attente deviennent insupportables. Est-il vraiment nécessaire de courir autant ?
- Une règle, tel que le fonctionnement feu rouge/feu vert, a beau avoir été établie depuis longtemps en vue d'une vie en commun harmonieuse, on ne la respecte plus et on est prêt à supporter le désordre que cela engendre. Jusqu'où cela ira-t-il ?
- Ce comportement crée une tension chez l'automobiliste en ville : auparavant, il observait le feu ; désormais, il peut à tout moment voir surgir un piéton alors que le feu est vert. Il doit alors réagir en urgence et freiner brutalement. Son attention doit être toujours en éveil, il ne peut plus se fier à la signalisation, et c'est une source de stress évidente.
- Et peut-être ce comportement peut-il plus globalement dégrader les relations entre les personnes : on s'agace, on s'énerve car on a dû freiner brusquement et peu à peu, on devient plus méfiant ...
Quel rapport avec l'alimentation, me direz-vous ?
D'abord, la vitesse, le fait de ne plus prendre son temps a une claire influence sur la façon de manger. Beaucoup ne prennent pas le temps d'une vraie pause pour leur déjeuner, jugent que ce serait du temps perdu. C'est tellement tentant d'utiliser ce temps à autre chose... Alors, on mange de plus en plus vite, souvent en faisant autre chose en même temps, on ne prend plus le temps de se poser, d'apprécier son repas, de ressentir le moment où l'on est rassassié.
Ensuite le stress que l'on accumule en passant ses journées sous tension se retrouve souvent dans le comportement alimentaire. Cela entraîne souvent une tendance à se lâcher sur la nourriture, à grignoter, à décompresser en mangeant quand on rentre chez soi, ...
Alors, pourquoi ne pas recommencer à respecter les feux et profiter de cette pause pour lever les yeux et observer le monde qui nous entoure ... ?
Photo © SVLuma - Fotolia.com
07:57 Publié dans Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stres, urgence, gens pressés, feu rouge, piétons, paris, brûler les feux, courir après le temps |
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05/04/2012
J'ai testé pour vous...l'aquabiking !
Profitant d'une promo attractive, j'ai décidé de tester une séance d'aquabike (aussi appelé aquacycling, watercycle...). Si vous parlez un tant soit peu anglais, vous comprenez sans doute qu'il s'agit de faire du vélo dans l'eau. Etrange, non ?
En effet, il y avait la natation, l'aquagym, voilà le vélo dans l'eau. L'intérêt, nous dit-on, c'est que l'effort est intense mais beaucoup plus supportable que sur la route. Et qu'on brûlerait beaucoup de calories...
Ma séance durait 30 mn, ce qui est suffisant pour moi qui débute mais j'ai vu que certains centres proposent 45 mn. En l'occurence, le lieu est moins glamour que certaines photos vues sur internet : eau pas vraiment turquoise, pas d'environnement de plantes vertes mais plutôt un sous-sol tristounet. Sept vélos sont alignés dans l'eau, on met des sandales anti-glisse et on s'installe. On démarre en musique, un peu faible et pas vraiment entraînante. Puis le prof fait enchaîner des petites séquences de pédalage, avec ou sans les mains sur le guidon, avant, arrière, normal ou sprint, debout sur les pédales, ... L'effort est intense, j'ai chaud, je m'applique, je parviens au bout de tous les exercices mais suis quand même assez contente quand ça s'arrête ! Je vous rassure, l'eau est assez chaude, on n'a pas froid du tout !

Un exemple des nombreuses promesses faites autour de l'aquabike...
Je n'aime pas vraiment le principe mis en avant de "productivité" dans la consommation de calories mais j'avoue que dans le genre d'activité "cardio" avec un effort assez intense, ce n'est pas désagréable, surtout pour moi qui aime l'eau.
Et je constate après la séance que je me sens vraiment bien, détendue sans être fatiguée.
Problème annexe : les séances sont vraiment chères, autour de 20 euros à l'unité, un peu moins en forfait, voire plus dans des instituts de beauté, ce qui peut être carrément dissuasif pour beaucoup. Comme cela devient à la mode, il semble qu'un certain nombre d'instituts ou clubs de sport surfent sur la vague...
J'ai aimé : couci couça
J'y retournerai : peut-être (sous réserve de prix raisonnable)
07:30 Publié dans Activités d'une diététicienne, Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aquabiking, aquabike, aquacycling, watebike, sports d'eau, piscine, paris, sport, dépense physique |
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