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19/03/2013

Omega 3 : pourquoi en parle-t-on autant ?

Les omega 3, vous avez dû remarquer, on n'arrête pas aujourd'hui de voir cette expression. Sur les produits alimentaires, sur les compléments alimentaires, pour nous convaincre de les acheter. Et on peut se demander : pourquoi tant d'emballement pour cette notion ? Comment faisait-on avant ?

En fait, on en parle beaucoup parce qu'on connait mieux leur utilité et aussi parce que notre alimentation a changé.

D'une part, la connaissance du fonctionnement de notre corps progresse régulièrement et on a identifié l'intérêt d'un type de gras qu'on appelle les acides gras insaturés, dont font partie les omega 3. Ces derniers auraient notamment un effet bénéfique pour notre cerveau et peut-être dans certaines maladies cardio-vasculaires ou les cancers, ... Dans un premier temps, on a mis dans le même sac deux constituants distincts, les omega 3 et les omega 6. Du coup, on s'est peu à peu rendu compte qu'on consommait beaucoup trop d'omega 6, au détriment des omega 3. Et cela serait vraiment "contre-performant". Je n'entrerai pas dans les détails, mon idée n'est surtout pas de vous noyer sur des informations nutritionnelles, vous savez que je le fais rarement.

Si vous voulez approfondir le sujet, je vous recommande le passionnant livre de Pierre Weil, « Tous gros demain ? », qui revisite l'évolution de notre alimentation depuis des millénaires de façon très accessible.

Le problème, c'est que dans le même temps, notre alimentation est de moins en moins naturellement pourvue en omega 3. En effet, des changements dans la nourriture des animaux ont eu pour conséquence de réduire la richesse naturelle en omega 3 des aliments issus de ces animaux : viande, œufs, charcuterie par exemple.

Mais on peut y remédier . Comment améliorer simplement, sans se prendre trop la tête, son apport en omega 3 ?

- en pensant à l'huile de colza pour les assaisonnements. Si vous aimez les huiles au goût neutre, elle devrait vous convenir. Si vous préférez un goût plus prononcé, n'hésitez pas à la mélanger à de l'huile d'olive (pour information, le rôle de l'huile d'olive est neutre dans cette histoire).

- en mangeant régulièrement du poisson gras : en plus, ils sont bons et pas chers (pourvu que ça dure !) : d'abord les sardines et le maquereau, puis le thon et le saumon. Donc pas de scrupules, au contraire, à ouvrir une boîte de sardines quand vous êtes un peu pressé (e)...

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- et aussi en recherchant les produits porteurs du logo Bleu Blanc Cœur, de plus en plus présents dans nos supermarchés. Vous pouvez aller visiter leur site pour voir les chaînes de magasins et marques concernées. On trouve ainsi des œufs, de la charcuterie, du poulet, naturellement enrichis en omega 3. L'association Bleu Blanc Coeur s'efforce de reconstruire l'ensemble de la chaîne agro-alimentaire pour que les produits qui arrivent dans nos assiettes soient naturellement riches en omega 3, cela en agissant sur l'alimentation animale.

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J'ai plusieurs fois rencontré les personnes de Bleu-Blanc-Coeur au Salon de l'Agriculture et cette année, ils concluaient un accord avec Serge Papin pour que tous les oeufs de marque Système U soient des oeufs Bleu-Blanc-Coeur.

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Par ailleurs, on peut essayer de réduire son apport en Omega 6 :
- en faisant la chasse à l'huile de palme, notamment en achetant le moins de produits industriels possible et en privilégiant le fait maison.
- en limitant l'huile de tournesol et d'arachide.

Bref, comme toujours, le mieux, c'est la VARIETE sans se prendre trop la tête !

08:08 Publié dans Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : omega 3, acides gras, nutrition, poisson, huile, bleu blanc coeur | |  Facebook | |  Imprimer

13/01/2009

Le poisson, c'est bon ?

Le poisson, on en parle beaucoup et parfois, on ne sait plus trop quoi penser.

Petit échantillon de ce qu'on entend :
Le poisson, il faut en manger 2 fois par semaine.
Le poisson, il ne faut plus en manger car les mers se vident.
Le poisson sauvage, il n'y a que ça de vrai, le poisson d'élevage c'est mauvais.
Le poisson il faut en manger car c'est plein de bon gras.
Le poisson, c'est dangereux car ça récupère plein de pollution de la mer.
etc.
C'est pourquoi j'ai assisté avec beaucoup d'intérêt à une conférence de l'Institut Français de la Nutrition (IFN) dans laquelle intervenaient des spécialistes du sujet, venus de l'INRA, l'AFSSA et l'IFREMER*.

Quelques informations que j'en ai retirées, sans exhaustivité :

- oui, bien sûr, il faut manger du poisson au même titre que les autres aliments puisqu'une grande diversité alimentaire est une clé à la fois du plaisir et de la forme.
Le poisson est riche en protéines, comme la viande, la volaille, les oeufs.
Les poissons gras sont riches en omega 3 (j'en reparlerai prochainement), mais il y a une grande variation de la teneur en lipides ("le gras") entre espèces et donc en omega 3.
Les poissons apportent aussi des vitamines et des minéraux.
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On se dit : que de bienfaits !

Mais l'AFSSA vient de mener une étude visant à comparer les bénéfices et les risques à manger du poisson. Les bénéfices, on vient de les voir, mais malheureusement, les risques ne sont pas nuls. Le poisson présente deux risques, pas négligeables. Il absorbe d'une part des métaux lourds, en particulier, du méthyl-mercure, et par ailleurs de la dioxine, des PCB (PolyChloroBiphényles, des dérivés chimiques). Moyennement appétissant ! Les PCB sont interdits aujourd'hui mais ils subsistent dans l'eau, se décomposent très lentement et s’accumulent dans les tissus graisseux, notamment ceux du poisson.
Le méthyl de mercure, lui, provient d'une transformation du mercure, il peut être absorbé rapidement par la plupart des organismes et notamment ceux des poissons en absorbent des quantités importantes dans les eaux de surfaces.

Pas de panique toutefois !

En fait, à ce stade, il semblerait que le risque, tout en n'étant pas nul, concerne surtout :
- les gros mangeurs de poisson (ils sont peu nombreux vu la difficulté à faire manger à la population du poisson 2 fois par semaine mais sont peut-être plus présents en bord de mer),
- certains poissons plus particulièrement (en attente de précisions fiables),
- certaines personnes plus fragiles : les femmes enceintes ou en période d'allaitement.

Les résultats de cette étude devraient être publiés en 2009 et j'y reviendrai dès que possible.

Donc, j'y reviens toujours, privilégions une alimentation variée, mangeons de tout et alors, on ne consommera pas des quantités gigantesques d'une catégorie d'aliments, aucune n'étant parfaite.

Suite au prochain épisode, autour de la diversité en matière de poisson.


*INRA : Institut national de recherche agro-alimentaire
AFSSA : Agence Française de sécurité sanitaire des aliments
IFREMER : Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer

08:37 Publié dans Du côté des aliments | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poisson, pêche, nutrition, omega 3, ifn, thon, inra | |  Facebook | |  Imprimer