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14/02/2011

Ne diabolisons aucun aliment !

Combien de fois j'entends mes patient(e)s parler de "bons" et "mauvais" aliments, de "cochonneries", dire "j'ai mangé n'importe quoi", parler avec culpabilité de certains aliments, se les interdire. Parmi ces aliments "diaboliques", il y a souvent le fromage, la charcuterie, le chocolat, les pâtisseries, ... Mais aucun aliment ne doit être diabolisé, ils ont tous leur place dans notre alimentation. Le problème, c'est plutôt l'excès, quel que soit l'aliment. De la charcuterie oui, mais pas un saucisson entier ou un sandwich au pâté tous les jours !

Pour ma part, je n'ai pas d'interdit, je suis mes préférences ou les opportunités du moment. En l'occurence, cela a donné lieu à une fort belle assiette de charcuteries italiennes. En effet, nos pas nous ont menés vers St Germain des Prés ce samedi. Nous avons rendu une visite à un endroit fort sympathique, recommandable aux amateurs d'Italie, l'Oenosteria. C'est une "annexe" du restaurant la Casa Bini. On peut y déguster sur place une cuisine simple, des tartines, des assiettes composées par exemple, à base de bons produits artisanaux principalement de Toscane. Et on peut aussi en emporter certains : de délicieux fromages (plusieurs variétés de pecorino, ...), de goûteuses charcuteries, des cantucci et autres biscuits, ...

P1030165.JPG

Cela a donné lieu à un dîner italianisant. J'ai apprécié de goûter une variété de mets : deux jambons toscans, du saucisson au fenouil, de la sopressa, du marzolino, un fromage de brebis tendre. Il y avait en contrepoint une salade de fenouil, des tomates cerise, de la roquette aux copeaux de pecorino. Un mix de saveurs fort plaisant. Et je n'ai pas peur de la charcuterie car je sais que je n'en ai pas envie tous les jours, donc je n'en mange pas de façon excessive.

Et vous, avez-vous peur de certains aliments ?

L'Oenosteria, 40, rue Grégoire-de-Tours, Paris VIe, 01 77 15 94 13

10/02/2011

On mange avec tous ses sens : l'odorat

P1030143.JPGCe soir-là, me voici devant une belle assiette de pâtes au citron. Pas difficile à deviner, elles embaumaient un délicieux parfum de cet agrume venu tout droit du Sud de la France. Le citron de la sauce, renforcé par quelques zestes dorés posés au sommet de l'assiette. Surtout, ne pas se précipiter sur sa fourchette : je prends le temps de humer cette senteur, de m'en imprégner avant de commencer à manger, c'est le début du plaisir de ce plat.
Puis, une première bouchée de pâtes en bouche, je ressens à nouveau les arômes ensoleillés du citron, différemment car cette perception "de l'intérieur" est toute autre, et elle se mêle aussi à la crème, au parmesan : hum, je savoure pleinement.

Alors, quand vous cuisinez et quand vous mangez, n'oubliez pas que les parfums d'un plat en sont une des composantes essentielles et prenez le temps de les composer et de les apprécier.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

07/02/2011

Pourquoi sommes-nous trop gros? Débat bientôt

Pour information, le CNRS organise prochainement un débat sur le thème :

Pourquoi sommes-nous trop gros?

Cela se passera le jeudi 17 février à 18h45-19h, à Paris, au Musée du Quai Branly (salon de lecture Jacques Kerchache)

Ce débat devrait a priori être de bon niveau étant donné les spécialistes y participant :

- le Dr Gérard Apfeldorfer, Président d'honneur du G.R.O.S.,

- le Pr Bernard Guy-Grand, ancien chef du service nutrition de l'Hôtel-Dieu à Paris,

- Jean-Louis Nahon, responsable d'une équipe à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire, qui fait notamment des recherches complexes sur les liens entre inflammation, neurones, prise alimentaire.

- Thibaut de Saint Pol, chercheur qui étudie notamment la problématique du corps et de la minceur.

Pour une fois, on n'a pas invité le Dr C. et le Dr D. ...

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Les aliments sont-ils les responsables ? Pas si simple...

L'accès à la salle est gratuit. Il sera également possible, à partir de 19 heures, d'assister au débat et d'échanger avec les intervenants en direct sur le site 20minutes.fr et sur le site du CNRS http://www.cnrs.fr/lesgrandsdebats/spip.php?article27.

Ce débat se situe dans une série de grands débats proposés par le CNRS en partenariat avec le Musée du Quai Branly et la Mairie de Paris.

Image copyright Fotolia_Anna

03/02/2011

Où je m'impressionne moi-même...

Retour très tardif mardi soir, besoin de dormir, consultation matinale : toutes les conditions étaient réunies pour que je ne prépare pas de déjeuner, et cela sans culpabilité. Comme je l'ai déjà expliqué, je n'ai ni le temps ni le courage de préparer un bento, une lunchbox tous les jours : soyons honnêtes, cela prend quand même un peu de temps et nécessite un peu d'anticipation. Le faire 2 à 3 fois par semaine, en alternant avec l'offre de restauration du quartier et les déjeuners pro est déjà très bien pour mon goût et mon porte-monnaie.

alimentation,nutrition,blé,champignons,mangue,cuisine du placard,crevettes,bento,lunchobox,déjeuner au bureauMais qu'est-ce qui m'a pris mercredi matin ? Une bonne nuit de sommeil source d'énergie, un quart d'heure disponible de plus que prévu, ... ? Toujours est-il que je décide finalement de préparer mon déjeuner, avec deux contraintes :
- j'ai peu de temps disponible, donc je vais choisir les aliments prêts le plus rapidement ;
- je n'ai rien prévu, pas fait de courses ad hoc, donc il convient de faire avec les moyens du bord.
Cela sans perdre l'idée que ce soit bon bien sûr !

Je pense alors blé (du placard), qui sera vite cuit, champignons (du congélateur), sautés en peu de temps. C'est un peu léger. Mais eureka, dans le style vite prêt, j'ai aussi des crevettes. Je fais revenir les champignons 5 minutes pendant qu'infuse un bon bouillon Ariake aux légumes, j'ajoute les crevettes, le blé, le bouillon, cela cuit à peine 10 minutes, sel, poivre, herbes, le tour est joué ! Le quart d'heure a été bien utilisé.
Plus un dessert en 1 minute chrono grâce à Mr P., le meilleur ami du congélo : des dés de mangue à la coriandre.

Eh bien, figurez-vous que tout cela était excellent ! Avec en prime la petite satisfaction personnelle de m'être plutôt bien débrouillée. Toutes les occasions sont bonnes pour booster son estime de soi !

02/02/2011

Beena, Perla et l'Inde...

Je continue le feuilleton des aventures de Perla dans ma cuisine. Sans rancune pour ses indications douteuses sur la cuisson des pommes de terre !

alimentation,cuisine,nutrition,inde,beena paradin,le bonheur de cuisiner,perla servan-schreiber,lentilles,épinards,végétarien,beendhi,indeCette fois, nous partons donc avec elle en Inde avec une recette de lentilles et épinards. J'ai récemment eu le grand plaisir de déjeuner avec la pétillante Beena Paradin, fameuse auteur de livres et animatrice de cours de cuisine indienne ayurvédique. En attendant d'approfondir avec elle ma connaissance de cette cuisine que j'apprécie, j'ai choisi cette recette plutôt simple. Il s'agit un peu de cuisine du placard puisque la recette propose d'utiliser des épinards surgelés.

Lait de coco, coriandre et gingembre donnent la touche asiatique à cette recette. J'ai proposé ce plat avec du riz basmati qui me paraissait plus raccord que le quinoa suggéré. Soit un dîner végétarien à l'indienne tout à fait délicieux. Et j'en ai prévu davantage pour en profiter dans mon bento du lendemain. Un peu d'anticipation ne nuit pas !

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

30/01/2011

Faisons goûter les enfants !

alimentation,nutrition,goût,enfants,dégustation,saveur,éducation au goût,classes du goûtCette fois, je ne vais pas vous parler du goûter, cet agréable (et souvent nécessaire) moment de pause dans l'après-midi. Mais plutôt du goût et de son éveil. Cette semaine, je participais à un colloque sur l'éducation au goût des jeunes, sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation... (trop long à citer en entier !). Sujet qui m'intéresse vivement car je suis persuadée qu'une éducation au goût et aux aliments est plus utile pour développer une relation sereine et plaisante à l'alimentation qu'une éducation nutritionnelle orientée santé.

Un petit zoom sur quelques points qui m'ont parlé (il ne s'agit en aucun cas d'un compte-rendu exhaustif et je reviendrai peut-être sur d'autres points). Globalement, j'ai été confortée dans ce que je connaissais concernant le comportement alimentaire des enfants :

- le bébé est naturellement régulé dans ses sensations de faim et de rassasiement. Il adapte spontanément ses prises alimentaires en fonction de la densité calorique des aliments. Cette auto-régulation peut diminuer quand il grandit mais il est souhaitable de la préserver le mieux possible. Malheureusement, de nombreux éléments peuvent l'éloigner de cette régulation :
- si on lui sert des portions inadaptées, trop importantes pour son âge,
- si on l'incite fortement à finir son assiette,
- si on positionne certains aliments comme des récompenses, par exemple : "si tu manges tes légumes, tu auras du dessert",
- si un parent est lui-même en restriction, au régime et contrôle ce que mange l'enfant par peur qu'il grossisse,
- si on lui interdit certains aliments, ce qui en renforce l'envie et pourra le faire "se lâcher" quand il en aura devant lui, etc.

Les bébés ont dès le départ une attirance naturelle (de survie !) pour les aliments gras et sucrés (dont le lait maternel) car ce sont les plus riches en énergie, les plus nourrissants. L'enfant qui grandit continue le plus souvent à préférer les aliments doux et denses (les féculents par exemple).

Mais on peut quand même développer peu à peu son goût d'autres aliments. Au hasard, les légumes !
On a observé qu'il y avait plusieurs facteurs favorables pour que les enfants aient progressivement du plaisir à manger des légumes :

- d'abord, cela peut paraître une évidence, qu'il y en ait dans la maison, qu'ils soient disponibles. Cela aide à les rendre plus familiers. Cela signifie aussi bien sûr que les parents mangent des légumes avec plaisir et pas par contrainte, montrent l'exemple ! Encore mieux, faire le marché avec les enfants, les associer à la cuisine. Avec des tâches adaptées à chaque âge : un enfant très petit peut ainsi commencer à touiller la pâte à gâteau ou à crêpe, ...

- qu'il y ait des consommations répétées. Eh oui, il ne faut pas se décourager ! L'enfant (et pas que lui !) n'aime pas la nouveauté et va souvent rejeter un aliment à la première ou deuxième proposition. Beaucoup de parents arrêtent au bout de 3 ou 4 essais mais plusieurs études  ont montré qu'il fallait environ 7 à 8 présentations d'un même aliment pour qu'il soit accepté. C'est ainsi que l'enfant se familiarise peu a peu avec lui et finit souvent par l'aimer autant que les autres. Et l'aliment doit être présenté de façon identique, sinon il est à chaque fois perçu comme nouveau.

- que cela se passe de façon à la fois cadrée et chaleureuse : ni un comportement autoritaire ni un comportement laxiste laissant l'enfant décider de ce qu'il mange ne donnent de résultats satisfaisants. Les parents devraient inciter sans forcer, développer la curiosité, ...

Chaque enfant peut bien sûr avoir ses préférences mais il ne faut pas les confondre avec le refus d'un aliment. Une préférence éventuelle ne peut s'exprimer qu'une fois l'aliment goûté. Il est donc essentiel d'inciter l'enfant a goûter, à être curieux, à ne pas dire "j'aime pas" s'il n'a pas goûté. alimentation,nutrition,goût,enfants,dégustation,saveur,éducation au goût,classes du goûtSi certains aliments ne sont toujours pas appréciés après de nombreux essais, alors il peut s'agir de préférences individuelles : elles ont le droit de s'exprimer légitimement, personne n'est obligé d'aimer tous les aliments ! Et ces préférences évoluent au fil du temps.

Ce colloque visait à lancer un réseau de professionnels qui pourront mettre en place des actions d'éveil du goût (en premier lieu, les "Classes du goût" initiées par Jacques Puisais dans les années 70 et réactivées maintenant - visuel du CD-Rom associé ci-contre). Toutefois, c'est en premier lieu aux parents de réaliser l'éducation des enfants dans le domaine alimentaire, comme dans les autres domaines de la vie courante, et notamment de jouer un rôle dans le choix des aliments, la façon dont on mange, ...

Si le sujet de l'alimentation des enfants vous intéresse, que vous vous sentez concerné(e), vous pouvez prolonger le sujet avec deux lectures qui me semblent intéressantes et pas trop orientées vers le "nutritionnellement correct" :
- "Manger, un jeu d'enfant", de Guylaine Guevremont et Marie-Claude Lortie (Canada)
- "Libérons l'assiette de nos enfants", de Laura Annaert et Laurence Haurat.

26/01/2011

Une salade d'hiver, c'est bon !

P1030106.JPGAh le plaisir de retrouver un plat qu'on avait beaucoup aimé parce que la saison est revenue. A la fin de l'hiver dernier, je m'étais régalée d'une salade de quinoa à l'alsacienne. Un recette étonnante du livre L'Atelier Bio, que je n'avais pas encore rééditée. J'ai préparé les ingrédients la veille au soir, assemblé le tout le matin puis ajouté une vinaigrette moutardée au dernier moment. Aucune déception, c'était tout à fait à la hauteur de mon souvenir.

Cette salade combine la texture si particulière du quinoa, la douceur et le fondant de la poire, l'amertume et le croquant de la noix, le sucré et le moelleux des raisins secs, une julienne de carottes ferme et colorée, le léger piquant de la sauce moutardée, l'acidité de la choucroute. Tout cela constitue un mélange original et vraiment délicieux, un des nombreux plaisirs gustatifs de l'hiver.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

25/01/2011

Bento-patchwork

P1030104.JPGCe lundi, me voilà en route avec un bento pour lequel je n'ai pas vraiment cuisiné. Un bento pas du tout japonais. J'ai un peu improvisé avec les ressources que j'avais en stock et avec l'idée que ce soit varié et parfumé. Cela a donné : du poulet vanillé, des carottes à l'orange et au cumin, des dés de concombre, du chou rouge aux marrons, des champignons à la coriandre, de l'épeautre. Le tout a été fort agréable à manger, il y avait une grande diversité de parfums et de textures. Et la variété, pour moi, fait partie du plaisir d'un repas : je suis plus heureuse avec une multitude de saveurs qu'avec un plat copieux.

Et vous, vous préférez un repas-patchwork ou un plat unique ?

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

24/01/2011

New York côté food

J'écris régulièrement pour la chronique Nutrition du site www.toutpourlesfemmes.com. C'est selon l'actualité, mon inspiration, ... Mais parfois, je rebondis sur les autres articles, autour de la culture, des voyages. Ainsi, le site a publié ces dernières semaines de nombreux articles sur l'art et les musées new-yorkais. Du coup, je me suis demandée ce que je pouvais écrire sur New York côté alimentation. En essayant de ne pas être dans le stéréotype hotdog, bretzel et autres cupcakes, ... Si cela vous intéresse, c'est à lire ici : http://www.toutpourlesfemmes.com/conseil/MANGER-NEW-YORKA...

Fotolia_© Anna_NYfood.jpg

Non, ce n'est pas que ça, l'alimentation new-yorkaise !

Image © Anna - Fotolia.com

22/01/2011

Un repas de secours, s'il vous plait !

Il y a des jours comme ça où l'on rentre tard, où l'on est fatigué(e), où l'on n'a pas envie de cuisiner, où l'on n'a même pas de restes de la veille. Mais on a quand même faim et envie de manger. Certains se tourneront vers le plateau de fromages mais est-on en état de l'apprécier au mieux ? D'autres feront SOS Pizza mais cela ne me vient même pas à l'idée vu le mauvais rapport prix-qualité que j'imagine.

Dans ces cas-là, c'est bien d'avoir en tête des repas de secours. De ceux qui vont être préparés vite, sans effort, mais dont le résultat sera quand même satisfaisant.

Dans cette catégorie, il y a par exemple chez nous :

- les tagliatelles fraîches (cuisson en un temps record) avec huile d'olive et parmesan ;

- l'omelette ou fritatta, et on a toujours sous la main quelque chose à mettre dedans, ne serait-ce que quelques herbes ;

- l'assiette italienne de style bresaola-mozzarella-artichauts marinés ;

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- et il y a le régressif jambon-coquillettes, qui réjouit toujours Monsieur (d'autant qu'on n'en abuse pas) et ne lui semble pas être un plat au rabais. Condition : proposer un bon jambon, ne pas oublier la noisette de beure dans les coquillettes, cuire celles-ci juste à point. Ce soir-là, il y avait en plus un bon mesclun pour la note végétale et amère. Donc un repas agréable et vraiment vite prêt. Et pas de raison de culpabiliser parce ce n'est pas de la grande cuisine !

Et vous, quels sont vos plats de secours ?