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24/11/2016

Rencontres du GROS : le poids des émotions

Fotolia_54190846_XS.jpgCe jeudi ont lieu les 14emes Rencontres du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids), consacrées cette année au "poids des émotions". Sujet essentiel. En effet, chez certaines personnes, les émotions, qu'il s'agisse d'angoisse, de tristesse, de frustration... sont parfois (ou souvent ou toujours) compensées, apaisées, anesthésiées, par une prise alimentaire. Et plus on culpabilise de le faire, plus on ressent le besoin de manger. Je parle de ce cercle vicieux dans mon livre. Je vais assister avec intérêt à cette journée, avec le plaisir de retrouver de nombreux collègues. Sur le même thème est proposée samedi matin une conférence grand public et gratuite "Les émotions font-elles grossir ?" Cela se passe à Paris dans le 6eme arrondissement à partir de 10H30. Les informations et le lien pour s'inscrire, c'est ici.

Image © kyoko via Fotolia

18/11/2013

Conférence du GROS : "Maigrissez en faim !" : claire et humaine

Jeudi, vendredi, samedi, c'était le congrès annuel du GROS, Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids, dont je fais partie. Je vais vous rendre compte de ce qui m'a intéressée et je commence par la fin. Samedi, j'ai assisté à la conférence grand public. En effet, après deux jours de congrès et d'ateliers plutôt destinés aux professionnels, l'association avait décidé de proposer pour la première fois une conférence gratuite. Cinq intervenants étaient prévus : Jean-Michel Lecerf, Jean-Philippe Zermati, Bernard Waysfeld, Gérard Apfeldorfer, Katherine Kureta-Vanoli : je les connais tous et bien sûr, je suis fort bien informée de l'approche du GROS mais j'avais envie de voir quelles étaient les préoccupations de la salle.

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Les cinq ont fait des interventions courtes, qui m'ont semblé simples, abordables, honnêtes (mais je ne peux pas évaluer le ressenti du public...). Le Professeur Jean-Michel Lecerf (qui avait coordonné le rapport ANSES sur les régimes) a commencé. Ce que j'apprécie chez lui, c'est sa clarté, ses phrases simples et percutantes. Exemples : "Maigrir n'est pas intéressant si c'est pour regrossir" et ce n'est pas intéressant si on n'a pas cherché à comprendre le fond du problème (tiens, cela me fait penser à ma démarche en 4 C...). De nombreuses personnes obèses ou en surpoids n'avaient en fait pas de problème de poids au départ mais "beaucoup commencent à grossir quand elles commencent à vouloir perdre du poids". Il a fortement insisté sur le fait que nous sommes tous différents, qu'il ne faut pas chercher à se comparer à son voisin. Il affirme que "l'obésité n'existe pas, il n'y a que des personnes obèses, toutes différentes, chacune étant un parcours, une histoire, une trajectoire". Et, comme le montrait le rapport ANSES, il est très critique sur les régimes et le dit sous un angle intéressant : "Si les régimes étaient un médicament, ils ne passeraient pas la barre de l'autorisation de mise sur le marché" car dans le rapport bénéfice-risque, le risque est très supérieur au bénéfice ! Mais ne pas faire de régime ne veut pas dire ne rien faire (eh oui, c'est mon travail de tous les jours !) : il prône une approche globale de la personne,= et de l'humilité : "Nous sommes des soignants, pas des guérisseurs" (et donc pas des faiseurs de miracles, comme d'autres voudraient le faire croire...). 

Jean-Philippe Zermati, médecin-nutritionniste et psychothérapeute, a quant à lui essayé de piéger gentiment la salle autour de quelques croyances nutritionnelles courantes (il faut prendre un solide petit déjeuner, manger équilibré pour maigrir, ...) mais le public était visiblement déjà largement averti et ne s'est pas trop laissé prendre. Il a parlé du poids d'équilibre (le "set point") et martelé que "L'idée la plus toxique, c'est de croire qu'on peut choisir de peser le poids qu'on veut" (idée pourtant ô combien répandue et promue...). Il a expliqué avec franchise que tout le monde ne pourrait pas retrouver son poids d'équilibre antérieur mais qu'on ne peut pas le prédire étant donné les différents modes de stockage de nos sympathiques petites cellules graisseuses, de proportions variables chez chacun... Il a expliqué (et je fais la même chose avec les patientes qui me parlent d'atteindre un certain poids très précis) que ce poids d'équilibre, on le découvre progressivement en se remettant à écouter ses sensations, on ne peut pas le déterminer d'emblée.

Gérard Apfeldorfer, psychiatre, a ensuite présenté les trois axes de l'approche du GROS : sortir de la restriction cognitive (le contrôle avec la tête de ce qu'on mange ou pas et combien)) et revenir à l'écoute de ses sensations et de ses envies : "notre corps nous commande, ce n'est pas nous qui le commandons"; développer sa tolérance aux émotions pour sortir du réflexe de manger dès que l'on ressent une émotion désagréable ; s'accepter et accepter son corps avec ses imperfections.

Bernard Waysfeld, psychiatre, a évoqué l'importance de la relation, la nécessité de trouver la bonne personne au bon moment, l'importance de dire la vérité, de faire preuve d'humilité ("le médecin sait qu'il ne sait pas grand chose") et que le soignant a avant tout "un devoir d'humanité". 

Katherine Kureta-Vanoli, diététicienne et vice-présidente du GROS, a poursuivi dans cette voie en parlant d'"écoute respectueuse, empathique et dénuée de jugement"  et elle a décliné des exemples concrets des domaines abordés dans l'accompagnement des patients, en s'appuyant sur leurs phrases et leurs témoignages.

Après les topos des cinq intervenants, parole fut donnée à la salle. Il n'y avait pas que le grand public mais aussi des professionnels de santé. Sabrina, la collègue qui animait, a essayé de privilégier les questions des "patients" car c'était quand même eux les destinataires principaux de la conférence.

La question de trouver la bonne personne est revenue, Katherine Kureta-Vanoli a insisté sur l'importance de la rencontre, du rôle fondamental de la relation. Gérard Apfeldorfer a insisté sur la nécessité de se tourner vers un thérapeute qui connait les problématiques alimentaires : il voit des personnes qui peuvent avoir fait dix ans de psychanalyse, avoir compris beaucoup de choses mais n'avoir pas avancé d'un pouce sur la question du poids et de la nourriture.

Une question habituelle est revenue autour de l'idée que cette approche ne faisait pas maigrir et Jean-Philippe Zermati a réexpliqué qu'écouter ses sensations alimentaires permettait de revenir à son poids d'équilibre si on s'en est éloigné (ou d'y rester bien sûr si on y est !). 

On a aussi parlé de la difficulté d'être en surpoids ou obèse dans le monde du travail notamment, du regard des autres et Jean-Michel Lecerf a insisté sur la nécessité de développer un regard bienveillant.

Des questions ont concerné les enfants : il n'est pas facile de les tenir éloignés des règles alimentaires tant elles sont véhiculées par l'école, les pouvoirs publics, ... l'important de la part des parents est de leur donner une culture alimentaire et de ne pas entraver leur régulation naturelle, ce qui nécessite, en tant que parent d'être soi-même à l'aise avec l'alimentation et pas en restriction...

Au global, des échanges chaleureux qui j'espère seront relayés par les participants autour d'eux pour faire progresser un peu plus le rejet des régimes si néfastes.

Si certain(e)s d'entre vous ont assisté à la conférence, votre regard m'intéresse évidemment !

07/03/2013

"On est foutus, on mange trop" : pas vraiment démodé, Souchon !

La semaine dernière, j'ai assisté à un concert d'Alain Souchon. De longues années que je suis fan de ce chanteur qui n'a pas son pareil pour épingler les caractéris-tics d'une époque. Le florilège de chansons qu'il avait choisies ne portait pas vraiment à l'optimisme et à la gaité, qu'il s'agisse de solitude, de soumission à la société de consommation, de désenchantement...

Il y a une chanson qu'il n'a pas chantée, qui figurait sur un des premiers 33 tours que j'avais achetés de lui, c'est "Papa Mambo" alias "On est foutus, on mange trop". 

La chanson à écouter...

...ou les paroles à lire

Extrait : 

"Nous voilà jolis, nous voilà beaux,
Tout empâtés, patauds, par les pâtés les gâteaux.
Nous voilà beaux, nous voilà jolis,
Ankylosés, soumis, sous les kilos de calories".

La chanson date de 1978 (35 ans !) et elle n'a pourtant fait que gagner en actualité, vous ne trouvez pas ?... Tiens, vous aviez vu Wall-e ?

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14/12/2011

Où il est question de sensations, émotions et cognitions (congrès du GROS 2010)

Il y a un peu plus d'un an, début novembre 2010, le congrès du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids) avait pour thème "Surpoids et obésité : le rôle des sensations, émotions, cognitions" et traitait de différentes approches et expériences de prise en charge des personnes en difficulté avec l'alimentation. J'y étais et l'OCHA m'avait demandé de rédiger un compte-rendu. Il a été mis en ligne récemment et il est intéressant, à le lire, de constater à la fois que :gros,congrès 2010,ocha,obésité,surpoids,régimes,minceur,diététicienne,comportement alimentaire,alimentations particulières

- la problématique des régimes, du surpoids, ... est toujours ô combien d'actualité ;

- en un an, il s'est quand même passé des choses, entre succès et critique du régime D., rapport de l'ANSES sur les dangers des régimes, ...

En écho au titre du Congrès en trois points (les sensations que nous vivons en mangeant, les émotions qui influencent largement notre façon de manger, les cognitions qui occupent beaucoup nos petites têtes), je répondais en introduction par un autre trio : "Singularité, complexité, pluralité". Singularité des personnes en difficulté avec l'alimentation (chaque personne a une histoire et un vécu différents, d'où l'inadéquation d'approches standardisées) ; complexité de la prise en charge car la relation à l'alimentation est déterminée par des facteurs multiples ; pluralité des interventions et des compétences pour accompagner les personnes.

Si vous voulez lire ce compte-rendu, c'est là que ça se passe : "Surpoids et obésité : le rôle des sensations, émotions et cognitions" . J'avais essayé de rendre intelligibles des idées et des interventions parfois complexes, j'espère que c'est à peu près lisible par tous !

Ce serait assez normal que vous ne connaissiez pas l'OCHA, organisme qui intéresse probablement surtout des personnes connectées professionnellement au monde de l'alimentation. Le site publie d'intéressants compte-rendus de colloques, conférences, livres... L'OCHA, c'est "l'Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires". C'est un programme d’études et de publications créé en 1992 au sein du Cniel, le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière.

Pour information d'ailleurs, les 19 et 20 janvier prochains, l'OCHA organise un colloque sur "Les Alimentations particulières". Un intitulé transversal qui permettra d'aborder la façon dont se construisent les choix alimentaires, les régimes spécifiques, les règles qu'on se fixe, les restrictions, les allergies, ... Un programme riche avec des intervenants de divers horizons, qui annonce des échanges passionnants. J'y serai et je vous en raconterai les aspects essentiels.

Visuel © Pétrouche - Fotolia.com

05/06/2011

Les Drs Apfeldorfer et Zermati lancent Linecoaching

Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, les biens connus Présidents d'honneur du GROS, auteurs de plusieurs livres essentiels sur la relation à l'alimentation et l'amaigrissement, viennent de lancer un site de suivi en ligne pour faire évoluer le comportement alimentaire des personnes qui en ressentent le besoin, www.linecoaching.com. Alors, qu'en penser ?

Sûrement certains détracteurs diront qu'ils copient les Drs D... ou C..., qu'ils critiquent. Mais ne confondons pas le support et le contenu. Ce n'est pas parce qu'ils utilisent un site internet qu'ils vont donner des régimes ! Ce site leur a demandé beaucoup de travail, ils ont formalisé toute leur approche sous forme de questionnaires, d'exercices, ...à travers différents registres qui peuvent aider à pacifier son comportement alimentaire : écouter ses sensations, manger en conscience, gérer ses émotions, ...

Pour ma part, je me suis interrogée quand ils ont annoncé la nouvelle. Je suis membre du GROS, ils ont largement influencé ma pratique et j'apprends beaucoup à leur contact. Mais je crois tellement à l'importance de la relation humaine (cf les propos d'Irvin Yalom) que je doute qu'on puisse faire un travail véritablement personnalisé, adapté à chacun (tel que je le conçois) avec un programme informatique, même très sophistiqué. C'est d'ailleurs ce que reconnait Gérard Apfeldorfer et il ne prétend pas que Linecoaching puisse remplacer une prise en charge humaine.

Je comprends cependant leur intention : un site internet comprend une part d'interactivité qui permet un parcours semi-personnalisé, plus satisfaisant qu'un livre qui part dans la nature sans possibilité de dialogue. De plus, certaines personnes ont eu un parcours difficile avec des médecins, diététiciennes, ... et n'ont plus envie à un moment donné de se retrouver face à un professionnel de santé. S'abonner à ce site peut leur permettre de retrouver l'envie de travailler sur leurs habitudes alimentaires. Pour d'autres personnes intéressées par cette approche, il n'y a tout simplement pas de thérapeute du GROS à proximité de leur lieu de vie.

J'ai résumé quelques aspects de ces différentes possibilités avec un petit schéma qui pourrait vous aider à réfléchir au choix entre un livre, le site Linecoaching et le suivi par un professionnel, si la question venait à se poser :

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Dans GROS Info n°3, vous pouvez lire la présentation de Linecoaching par Gérard Apfeldorfer (pages 4-5) et le commentaire de Bernard Waysfeld, Président du GROS (page 7).

27/02/2011

Retour sur le débat "Pourquoi sommes-nous trop gros ?"

cnrs,débat,apfeldorfer,surpoids,obésité,régimes,mqb,gestion des émotionsPetit retour sur le débat organisé par le CNRS, "Pourquoi sommes-nous trop gros ?" que vous pouvez encore visionner (combien de temps ?) si vous le souhaitez ici

Quelques messages ont été passés par les quatre intervenants durant ce débat, que je partage :

- ils ont insisté sur la complexité et l'hétérogénéité des situations de surpoids et d'obésité et les interactions entre des déterminants multiples pour expliquer la prise de poids ;

- ils ont rappelé qu'il n'y a pas d'aliment "obésogène" en soi, que ce n'est pas la nature des aliments qui crée l'excès de poids mais la quantité de calories absorbées au global ;

- ils ont affirmé qu'il n'y a pas d'addiction physiologique à un aliment mais il peut en revanche y avoir une addiction comportementale, les aliments étant utilisés comme protection contre des émotions intolérables. Mais cela n'a rien d'irrémédiable, cela peut se modifier si on y travaille.

La tendance était assez pessimiste dans la mesure où les spécialistes présents ont insisté sur le fait que la plupart des personnes obèses ne pourraient probablement pas maigrir autant qu'elles le souhaiteraient. D'où l'importance de prévenir. Et donc de ne surtout pas faire de régimes ! Ils ont été unanimes sur le caractère inefficace de tous les régimes. Et aussi dangereux, quels qu'ils soient. En effet, non seulement on atteint en général un poids plus élevé à terme que le poids de départ, mais cela présente aussi des risques pour la santé (cf le rapport ANSES) et cela crée très souvent des problèmes psychologiques (troubles du comportement alimentaire, baisse de l'estime de soi, voire dépression). Que faire alors ? a demandé l'animateur, un peu désespéré. Selon eux, on peut maigrir jusqu'à son poids d'équilibre (qui a pu évoluer dans le temps), en revenant à écouter ses sensations de faim et de rassasiement, et c'est possible notamment si on est un mangeur émotionnel et qu'on arrive peu à peu à gérer ses émotions autrement.

Petite note personnelle : j'ai regretté que Gérard Apfeldorfer, quand on lui a demandé s'il valait mieux voir un psy qu'un nutritionniste, n'ait pas mentionné que le G.R.O.S., dont il est Président d'honneur, forme des diététiciennes (dont moi !) à une approche globale du comportement alimentaire, dont la prise en compte des émotions, et qu'il n'est donc pas toujours nécessaire d'aller voir un psy !

Image © Alexey Bannykh_fotolia.com

09/12/2010

Maigrir, C dans l'air mais pas forcément clair

Je voudrais revenir un peu sur la discussion entre Gérard Apfeldorfer et Pierre Dukan qui a eu lieu dans le cadre de l'émission C dans l'air vendredi dernier.

Quand je vois ce type d'émission, je me réjouis que cette approche alternative aux régimes, défendue par le G.R.O.S. soit entendue du grand public. Mais en même temps, j'ai l'impression que cela suscite quelques malentendus.
- Comme on interroge Gérard Apfeldorfer, qui est psychiatre, cela pourrait donner à penser que toutes les personnes en difficulté avec leur alimentation sont des cas pathologiques. Non, bien sûr ! De nombreuses personnes ont pris du poids au fil des ans consciemment ou non, ont peut-être enchaîné des régimes à répétition, avec reprise des kilos perdus, mais cela reste une question alimentaire.
- On pourrait croire aussi que, si on a grossi, il faut accepter son poids si on abandonne les régimes. Non plus ! Ou en tout cas, pas toujours.

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Avoir du plaisir à manger une pomme comme ceci...

Chaque personne est différente et a une histoire alimentaire qui lui est propre.
Si on a pris du poids car on mange trop par rapport à ses besoins, on peut commencer par revenir à l'écoute de ses sensation de faim et de rassasiement et on diminuera ainsi les quantités et donc l'apport calorique global sans se priver.
Une fois ce travail fait, il arrive souvent qu'on constate qu'on mange sans faim, soit machinalement, soit par habitude, soit pour chercher du réconfort ou fuir certaines émotions. Beaucoup de personnes cherchent du plaisir dans la nourriture quand " ça va mal". On peut alors engager un travail sur ses émotions ou son stress sans forcément aller voir un psy, au moins en première approche (mais il ne faut pas avoir peur du psy non plus).

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... ou comme cela, sans culpabilité, en la savourant

Plusieurs solutions sont envisageables :
- se débrouiller seul(e) car on se connaît bien, ou l'on a l'habitude de s'écouter, ou l'on a déjà appris à faire un travail sur soi.
- consulter le site www.gros.org qui donne de nombreuses explications et analyses,
- lire des ouvrages qui vont aider à prendre du recul (quelques suggestions ci-dessous*),
- si on ressent le besoin d'une approche plus personnalisée, d'un échange, d'un accompagnement pour amorcer le changement, aller voir un praticien du G.R.O.S (médecin nutritionniste ou diététicienne) ou un professionnel de santé dont vous savez qu'il a ce type d'approche globale du comportement alimentaire, quelqu'un qui ne vous donnera pas un régime mais vous aidera à comprendre et avancer dans la voie du changement.

Tout cela pour revenir à une alimentation intuitive et plaisante qui permette d'atteindre son juste poids.

*quelques suggestions (pas du tout exhaustives) de lectures :
Pour aider à avoir une vision globale du comportement alimentaire :
- Mangez en paix de Gerard Apfeldorfer,
- Maigrir sans regrossir, est-ce possible, de Jean-Philippe Zermati

De façon plus ciblée, pour comprendre le rôle des émotions dans les prises alimentaires :
- Lorsque manger remplace aimer, de Geenen Roth
- Les kilos émotionnels, de Stéphane Clerget
- Gérez vos émotions, perdez du poids, de Roger Gould (un peu compliqué à utiliser me semble-t-il)

Pour se détacher de l'obsession de la minceur,
- A 10 kilos du bonheur, de Danielle Bourque.

09/05/2010

Goûtons les spécialités locales : la praline rose de Lyon (plaisir gourmand du 8 mai)

P1010702.JPGCe week end, j'étais à Lyon pour cause de séminaire de travail avec l'association dont je fais partie, le G.R.O.S. (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids). Pas trop l'occasion de flâner à la découverte des spécialités lyonnaises mais quand même un petit plaisir gourmand offert par une de mes gentilles collègues : une véritable praline lyonnaise, bien rose, bien croquante. Elle avait un petit goût d'enfance car cela ressemble aux "pralines" ou autres "chouchous" (qui contiennent en général une cacahuète) qu'on mangeait sur la plage. La différence, c'est que c'est une amande au milieu. La vraie praline de Lyon est toute rose car l'amande est recouverte d'une couche de sucre coloré avec un colorant naturel, la cochenille (nous a-t-on dit). Les bonnes pralines ont une petite couche de sucre pas trop épaisse pour préserver l'équilibre gustatif entre le sucre et l'amande. Donc, il vaut mieux se méfier si les pralines sont très grosses... C'est vraiment une spécialité et on trouve dans toutes les boulangeries-pâtisseries des brioches aux pralines, des tartes aux pralines toutes roses, ... J'étais contente de goûter et une a suffi à me faire plaisir.

19/07/2009

Un livre à lire absolument : Tous gros demain ?

En cette période de vacances, peut-être cherchez-vous quelques lectures différentes des gros romans de l'été. Si vous vous intéressez à l'évolution de notre alimentation, aux transformations de l'agro-alimentaire, aux problèmes de surpoids dans notre société, il faut absolument lire "Tous gros demain" de Pierre Weill. Ce livre ne vient pas de sortir mais il est toujours d'actualité.
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Il explique de façon très simple et passionnante la façon dont notre alimentation a évolué, sans que notre corps suive toujours au même rythme.

Par ailleurs, Pierre Weill s'est lancé dans une tâche énorme : impulser des transformations de la filière agro-alimentaires dans sa globalité. Il est le président de l'association Bleu Blanc Coeur, qui vise à réintroduire de façon naturelle des omega 3 dans notre alimentation, grâce à une autre manière de nourrir les animaux.

Alors, soyez attentifs quand vous allez au supermarché à trouver le logo "Bleu blanc coeur" sur les produits (oeufs, jambon, volaille, produits laitiers, ...), c'est la garantie d'une chaîne alimentaire ayant permis de produire des aliments naturellement riches en omega 3.

Si vous voulez en savoir plus, consultez leur site.

 

23:02 Publié dans Livres & medias | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obesite, societe, agro-alimentaire, alimentation | |  Facebook | |  Imprimer

08/05/2009

Alli, attention !

Alli vient d'être mis en vente libre en pharmacie le 6 mai. Attention, il ne faut pas croire qu'un médicament miracle pour les problèmes de surpoids a vu le jour ! Cela n'existe pas ! Il s'agit d'une nouvelle version, moins dosée, d'un médicament anti-obésité qui était vendu sur ordonnance. Cela parait dangereux. En effet, ce médicament est réservé à un traitement momentané, pour des personnes ayant un vrai problème d'obésité et il est censé limiter l'absorption des graisses. Mais comment être sûr que, sans surveillance médicale, il n’y aura pas de prise excessive ou trop longue ? 
Et surtout, pour maigrir, il faut changer globalement son comportement alimentaire. Quand on a un réel problème d’obésité, qui est la situation pour laquelle Alli est recommandé, cela nécessite une prise en charge adéquate, qui intègre assez souvent non seulement un travail de fond sur le comportement alimentaire mais aussi un travail d’ordre psychologique pour comprendre pourquoi on mange au-delà de ses besoins, pour des raisons émotionnelles notamment, et un travail sur le corps, pour le remettre en mouvement et mieux l'accepter. En quoi une mise en vente libre de ce médicament peut-elle garantir que ce type d’approche sera menée ? Et les pharmaciens auront-ils toujours la disponibilité pour avoir la vigilance nécessaire et fournir les conseils requis ? 
De plus, ce produit pourra apparaître comme un produit miracle, qui risque d’attirer des personnes qui n’ont pas de problème d’obésité (la minceur faisant à tort tellement rêver) pour l’utiliser, avec tous les effets indésirables annoncés. Un autre risque est qu’on mange aussi gras en comptant sur Alli pour éliminer ces graisses, plutôt que de repenser globalement son alimentation et donc, sans effet durable. Perdre du poids se fait en réduisant globalement son apport calorique et non en se focalisant sur une catégorie particulière, les graisses, qui sont nécessaires à l’organisme.