21/12/2012
Mais non, les fêtes ne font pas forcément grossir !
On croit qu'on va forcément prendre du poids pendant les fêtes. Et parfois, on se lamente avant même qu'elles commencent au lieu de se réjouir des bons moments à passer.
Un bon panettone, un grand plaisir de la fin d'année à l'italienne
Mais non, il n'y a pas de fatalité à se sentir serré(e) dans ses vêtements début janvier : les mots-clés sont envies, confort, régulation :
ENVIES : lors d'un repas festif composé d'une multitude de plats, vous avez sûrement des préférences : ce sont les plats que vous pouvez privilégier, et zapper ou consommer en quantité réduite les autres, pour limiter les excès.
CONFORT : même s'il y a souvent un ou plusieurs repas durant cette période où l'on mange trop, on peut essayer de limiter les désagréments (et les kilos en plus) en se fiant à ses sensations corporelles : si on sort de table à peu près confortable, sans se sentir trop lourd(e), c'est que l'on a su rester relativement modéré(e). Et on n'est pas obligé(e) de suivre le mouvement général de ceux qui se resservent et n'en peuvent plus ! En plus, on dormira d'autant mieux !
REGULATION : quand on mange trop, on accumule un stock d'énergie et on peut attendre de l'avoir consommé avant de remanger, c'est-à-dire qu'on attend d'avoir à nouveau faim. Ce sont donc des circonstances où l'on peut sauter un repas ou se contenter d'un petit bouillon : c'est normal !
Sinon, je ne vois rien de plus à ajouter à mon billet de l'année dernière, "l'art de réveillonner"
et comme je suis très paresseuse cette année, je vous renvoie volontiers à tous mes écrits sur le sujet et la période : http://ariane.blogspirit.com/tag/reveillon
Et vous, vous avez des conseils pour bien vivre les fêtes ?
08:40 Publié dans Activités d'une diététicienne, Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fêtes, noel, réveillon, décembre, repas de fête, kilos pendant les fêtes, excès alimentaires |
|
Facebook | |
Imprimer
18/12/2012
Stop à la diabolisation du sucre ! (et balade en terre sucrée au SugarNweb)
Dimanche dernier, écoutant en différé la dernière émission de Francois-Régis Gaudry "On va déguster" avec le "pape" de la cuisine minceur, Michel Guérard, comme invité principal, j'ai noté que ce dernier parlait (je l'avais déjà entendu sur ce sujet) d'un Paris-Brest "light". Quelle tristesse ! Je préfère que l'on s'offre de temps en temps un vrai bon Paris-Brest avec une crème non allégée que de se tourner vers des ersatz de pâtisseries... Et j'ai été attristée et agacée d'entendre le maître des lieux, sans doute pour se mettre au diapason de l'invité, parler de "ces deux démons que sont le gras et le sucre". Faut-il rappeler que ces deux éléments, notre corps en a besoin, notre tête et nos papilles s'en réjouissent, ils ne nuisent en rien à notre santé si on les consomme sans excès au sein d'une alimentation variée.
Pour ne pas être dans l'excès, en pâtisserie ou dans les desserts, on peut souvent réduire la quantité de sucre prévue dans une recette, en fonction de son goût, on peut se déshabituer de la saveur sucrée si on se rend compte qu'on en a besoin trop souvent ou en trop grande quantité, on peut varier les types d'ingrédients sucrants pour ne pas se limiter au sucre blanc raffiné. Mais cela ne veut pas dire oublier les plaisirs sucrés !
Ces plaisirs étaient justement célébrés de facon très sympathique mardi dernier lors de la première édition du SugarNweb, une déclinaison parisienne et sucrée du Salon du blog culinaire de Soissons, organisée par 750g et CookNweb à destination des blogueurs. Ce n'est pas un hasard si la Collective du Sucre parraine un tel événement, c'est justement pour tenter de redresser une image assez dégradée.
Cela se passait dans un lieu très sympa, genre bazar bohème, le Comptoir Général.

Cela a été l'occasion de dégustations en aveugle organisées par Louise, l'exploratrice de saveurs sucrées, d'ateliers pâtisserie et desserts, de démos par les marques sponsors de l'événement. Notamment Bonne Maman qui mettait en avant et faisait reproduire les recettes aux bons ingrédients réellement utilisées pour réaliser ses produits, ce que ne pourraient certainement pas faire toutes les marques... Il y avait aussi des tests d'arômes avec la sympathique petite société d'épices Ethic Valley, des dégustations du Palais des Thés, ... Et, n'étant pas sectaires, les organisateurs avaient prévu un buffet déjeuner salé tout à fait correct !

Et surtout pour moi qui n'avais pu libérer que 2 heures à l'heure du déjeuner et une partie de la soirée, l'occasion était belle de revoir des personnes gourmandes que j'avais déjà croisé ou d'en rencontrer certaines que je ne connaissais que par internet interposé : Annika Panika, Camille, Carine, Chef Damien, Dorian, Eva, Julia, Louise, Lucie et son acolyte, Mamina, Marie, Marion, Pascale, Rose, Virginie.
Philippe Conticini était le parrain de l'opération et, quand il est arrivé, il a vite eu une foule de foodigroupies autour de lui. J'ai quand même pu lui glisser un mot de mon enthousiasme sur le mélange sésame noir-praliné et lui m'a dit avoir été touché par le billet que je lui avais consacré, ce qui était vraiment gentil. Le soir, il y avait ateliers cupcakes et choux avec les adorables Dorian et Pascale (qui m'a presque réconciliée avec ces cupcakes tant honnis !) mais je me suis contentée de manger sans créer (paresseuse !) en ayant auparavant débuté par du salé avec la dégustation de 3 Fourmes d'Ambert de forces différentes.
Bref, de chouettes moments, merci beaucoup aux organisateurs et merci aux sponsors car on repartait avec un sac cadeau pas du tout ridicule...
Si vous êtes "allergique" au sucré, sachez que le prochain rassemblement, ce sera un AperoNweb, prévu le samedi 1er juin 2013.
08:10 Publié dans Activités d'une diététicienne, Pistes pour bien manger, Stop à ... | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sugarnweb, blogs culinaires, aperonweb, comptoir général, sucre, desserts, patisserie, gourmandise, diabolisation du sucre, philippe conticini, michel guérard, on va déguster |
|
Facebook | |
Imprimer
26/11/2012
Peut-on maigrir sans régime après des régimes, des réponses !
J'avais mis un peu de suspense dans le billet qui commençait à traiter de ce thème. Quelques commentaires ont un peu rompu ce suspense en parlant de leur situation particulière, merci à celles qui les ont fait, et voici les réponses concernant les quatre personnes dont je vous parlais.
Lors de mon intervention au CHI de Clermont, j'ai en effet pris l'exemple de plusieurs patients en proie au découragement post-régimes et en quête d'une voie alternative. Parlons donc (de façon forcément très résumée) du travail fait avec ces quatre patients :
- Jules, bon vivant, qui aime faire la fête avec abondance et qui n'a jamais réussi à tenir un régime. D'abord, il a fallu commencer par faire lâcher à Jules l'idée que le contrôle était une démarche adaptée à l'alimentation et le faire passer à une écoute des besoins de son corps, ce qui était très nouveau pour lui. Cela l'a conduit peu à peu à diminuer les quantités en réalisant que cela lui suffisait largement, à ralentir son rythme à table, à varier son alimentation en y trouvant un plaisir de découverte. Tout cela lui a aussi fait prendre un certain recul sur son mode de vie, à prendre d'avantage de temps pour lui, à intégrer avec du plaisir une activité sportive dans son emploi du temps. Ainsi, il a perdu tranquillement mais quand même assez rapidement une vingtaine de kilos, il se sent beaucoup mieux dans son corps et il a réduit aussi sa consommation de vin, ce qu'il croyait impossible.
- Rosette, d'âge mûr, qui a des dizaines d'années de régime derrière elle et alterne des périodes de restriction et des périodes où elle se jette sur les aliments interdits. Là aussi, Rosette a commencé par redécouvrir l'écoute de sa faim et de son rassasiement alors qu'elle ne laissait plus de place qu'à sa tête, classant les aliments en bons et mauvais. Puis il a fallu faire la paix avec ces "mauvais aliments", plutôt salés : fromage, pâté, saucisson, ... en apprenant à les déguster avec attention, en se rendant compte qu'on pouvait se faire très plaisir avec une petite quantité, en expérimentant que les intégrer dans son alimentation n'empêchait pas de perdre du poids. Ainsi, Rosette a fait la paix avec les aliments, est sortie de l'attention obsessionnelle qu'elle leur portait. En revanche, elle n'a perdu qu'une dizaine de kilos (ce n'est pas négligeable !), bien loin de l'idée qu'elle se faisait au départ. Elle a dû accepter ce corps, ce qui est vraiment difficile, d'autant plus que quand on avance en âge et en poids, il y a souvent un inconfort physique, des douleurs articulaires, ... Mais quand la tête va beaucoup mieux, c'est quand même un peu plus facile...

- Sylvette, qui mange dès que cela ne va pas bien émotionnellement et dévore le soir devant la télé. Le travail a été long avec Sylvette : elle n'avait pas de problème à reconnaître ses sensations alimentaires mais elle les écoutait rarement car elle était tout le temps perturbée par ses émotions, liées à des petites ou grandes difficultés. Elle aimait bien manger de tout mais souvent le stress, la fatigue, une quasi-déprime lui enlevait toute envie de cuisiner quelque chose de savoureux. Peu à peu, elle a appris à prendre du recul sur ses émotions, à les reconnaitre et les accepter. Lâcher un certain nombre d'exigences, élaguer son emploi du temps et prendre soin d'elle-même lui ont permis d'être en meilleure forme et mieux dans sa tête. A partir de là, des envies de s'organiser, de bien manger, de cuisiner sont revenues. Et une envie de bouger aussi, qu'elle avait eu tout au long de sa vie. Tout cela lui a permis de perdre ses kilos émotionnels et de retrouver un corps où elle se sent très bien.

- Charlotte qui est en restriction permanente et que cela entraîne dans de fréquents craquages. Charlotte apparaitrait à chacun comme une jeune femme au corps parfaitement proportionné et elle souffre d'ailleurs qu'on ne la prenne pas au sérieux dans ses difficultés alimentaires. Pour ma part, je ne juge personne, j'accompagne, j'aide à changer ce qui ne va pas. Charlotte a ainsi accepté de ralentir le rythme, de prendre la peine de déguster avec attention tous les gâteaux qu'elle engloutissait pour se rendre ainsi compte de ceux qui n'étaient pas si bons que cela. C'est en commençant à voir la courbe de poids s'inverser un peu qu'elle s'est détendue et a accepté de manger de tout sans culpabilité. Elle a ainsi perdu 2 kilos et elle a reconnu le grand bénéfice de se libérer la tête de ses obsessions alimentaires. Toutefois, elle rêvait d'un poids encore un peu inférieur et je ne suis pas certaine que le travail entamé pour qu'elle accepte son corps et accorde moins d'importance au regard des autres aie vraiment porté des fruits durables. Il serait sûrement souhaitable qu'elle poursuive un travail autour d'une estime de soi fragile qui se focalise trop sur le physique, sujet complexe et long à prendre en charge.
Bien sûr, ce sont des cas particuliers, il n'y a aucune règle générale à en tirer, chaque histoire alimentaire a des ressorts singuliers et c'est d'ailleurs pourquoi aucune offre générique d'amaigrissement ne peut être appropriée, et encore moins quand on a sérieusement détraqué sa relation à l'alimentation.
J'ai l'impression que ces récits ont intéressé et concerné le public vu le nombre important de questions, les personnes qui sont venue me remercier après la conférence et le très gentil message que m'ont envoyé les organisateurs, me "remerciant pour la qualité de l'intervention appréciée à l’unanimité". Ça fait plaisir ! Et si cela pouvait être un minuscule coup de canif supplémentaire dans l'épaisse cuirasse des régimes en tous genres...
Visuels © kyoko - Fotolia.com
08:30 Publié dans Activités d'une diététicienne, Fondamentaux | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : régime, maigrir sans régime, surpoids, comportement alimentaire, sensations alimentaires, changement, clermont oise, diététicienne anti-régime |
|
Facebook | |
Imprimer
23/11/2012
Peut-on maigrir sans régime après des régimes, angoissante question, non ?
Mardi, le CHI (Centre Hospitalier Interdépartemental) de Clermont dans l'Oise organisait sa 5ème journée Nutrition. Chaque année, c'est une journée sur un thème lié à l'alimentation à laquelle assistent à la fois des patients et des personnels soignants, soit 200-250 personnes environ. J'y avais participé l'année dernière avec une intervention autour du goût. Cette année, le thème de la journée était : "Régimes et allergies, qu'est-ce que je risque ?".
La matinée était consacrée aux régimes, avec d'abord une intervention du Professeur Jean-Michel Lecerf, chef du service Nutrition de l'Institut Pasteur à Lille, qui a expliqué avec clarté, données scientifiques à l'appui, les dangers des régimes, notamment les plus en vogue, pour la santé, le poids, la tête, ... Il a bien insisté aussi sur le fait que ce n'était pas parce que les régimes étaient mauvais qu'il ne fallait pas s'occuper de son alimentation...

Je suis intervenue ensuite et j'avais intitulé ma présentation : "Peut-on maigrir sans régime après des régimes ?". Angoissante question pour les accros des régimes, souvent victimes de l'effet yoyo et désespérés de trouver une solution l. La réponse est nuancée : après x régimes qui ont détraqué le métabolisme et la relation à la nourriture, on ne perd pas forcément autant de poids que l'on souhaiterait. Et en général, pas aussi vite qu'on le voudrait.
J'ai pris quatre exemples de patients différents dans leur parcours et leur relation à l'alimentation pour montrer de façon concrète le travail qui pouvait être fait après des régimes (j'ai finalement très rarement des patient(e)s qui n'ont jamais fait de régime !) :
- Jules, bon vivant, qui aime faire la fête avec abondance et qui, pour perdre les kilos accumulés, n'a jamais réussi à tenir un régime très longtemps : il s'en veut beaucoup car il a l'impression de ne pas manquer de volonté par ailleurs.
- Rosette, d'âge mûr, qui a des dizaines d'années de régime derrière elle et qui est le parfait exemple de l'effet yoyo : à chaque régime, elle prend davantage de poids et des 2 kilos à perdre au départ, elle en est maintenant à plusieurs dizaines. Elle alterne des périodes de restriction, de plus en plus courtes, et des périodes où elle se jette sur les aliments qu'elle s'interdit, avec beaucoup de culpabilité et de mal-être à la clé.
- Sylvette, qui, outre le fait d'avoir enchainé les régimes, se jette sur la nourriture dès que cela ne va pas bien émotionnellement, qu'il s'agisse de stress au boulot, de problèmes amoureux, ... et qui, dans ces occasions-là, dévore gâteaux, chocolat, ... le soir devant la télé.
- Charlotte qui est en restriction permanente, plus ou moins fantaisiste, pour atteindre un poids idéal qu'elle définit selon la silhouette des mannequins mais que cette restriction entraine dans des craquages réguliers.
Je les ai reçus en consultation, plus ou moins longtemps. Alors, ont-ils perdu du poids ? Ont-ils mieux accepté leur corps ? Ont-ils apaisé leur relation à l'alimentation ? Suite au prochain épisode !
Image © sophiegut - Fotolia.com
08:15 Publié dans Activités d'une diététicienne | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chi clermont, maigrir sans régime, méfaits des régimes, jean-michel lecerf, comportement alimentaire, régime yoyo, métabolisme, surpoids |
|
Facebook | |
Imprimer
10/11/2012
Une page qui se tourne ?
Chères lectrices et chers lecteurs, ce blog va probablement connaître un petit ralentissement pendant quelques jours. En effet, un événement tout à fait inattendu est venu grandement perturber mon emploi du temps. En voici quelques détails. Mon cabinet était (je parle au passé ?) localisé au rez-de-chaussée sur cour d'un immeuble du 9eme arrondissement de Paris, dans un petit bâtiment en briques, et au-dessus, il y avait les réserves d'un restaurant contigu.

Lundi dernier en fin de journée, alors que j'étais en consultation, un incendie s'est déclaré à l'étage. Je suis vite sortie grâce à l'alerte des voisins, les pompiers avaient été appelés, ils ont éteint le feu assez rapidement alors que la fumée envahissait la cour. Il n'y a que des dégâts matériels et le rez-de chaussée n'a pas brûlé (ouf pour les dossiers des patients !) mais en quelques minutes mon cabinet est devenu totalement hors d'usage : pièces inondées par l'accumulation d'eau des pompiers, électricité coupée, odeur persistante de fumée, porte endommagée, bâtiment fragilisé et inopérant pour une durée indéterminée. Du coup, j'ai dû reporter un grand nombre de consultations, chercher en urgence un cabinet de remplacement, le trouver (tout près), accomplir diverses formalités, m'installer a minima, replanifier les consultations, ... Toutes choses qui vont occuper une bonne partie de mon temps pendant quelques jours. Et vous le savez, le temps n'est pas extensible à volonté...
Je ne sais pas à ce jour ce que sera l'avenir de cette petite maison de briques atypique dans laquelle j'ai démarré mon activité, sombre et modérément confortable mais où je me trouvais bien et que la plupart des visiteurs trouvaient assez cosy. Je m'installe à proximité dans un bureau plus banal mais aussi beaucoup plus lumineux, plus spacieux. Bref, c'est sans doute une page qui se tourne pour moi...
PS : le vélo n'est pas à moi !
20:02 Publié dans Activités d'une diététicienne | Lien permanent | Commentaires (37) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : diététicienne paris 9eme, cabinet de diététicienne, incendie, déménagement, changement |
|
Facebook | |
Imprimer
27/10/2012
Au SIAL 2012, le pire et le meilleur se côtoient...
Mardi, j'ai passé quelques heures au SIAL, gigantesque salon international de l'alimentation. Ce côté international donne le plaisir de voir se mêler et se rencontrer des gens de tous les continents, venus de très nombreux pays, autour d'un même intérêt, l'alimentation (chez certains, sans doute mâtiné d'un sérieux intérêt plus sonnant et trébuchant...). J'ai vite pris la mesure de la taille et n'ai en aucune façon cherché à faire une visite exhaustive. Je n'ai pas non plus cherché à jouer la dénicheuse de tendances à l'affût de produits innovants, d'autres le font bien mieux que moi. Je me suis baladée au hasard, parfois orientée par mes préférences géographico-gustatives. Et ce que j'en retiens, c'est :
- du côté humain, quelques sympathiques rencontres
- du côté des produits, l'impression que le pire côtoie le meilleur (c'est éminemment subjectif !).
Au chapitre du pire par exemple (et j'ai évidemment raté beaucoup de choses, j'ai notamment zappé pas mal le continent nord-américain...) :
- une "crème à base de vinaigre balsamique" au goût "chili con pepper" : une arnaque quand on connaît le prix du vrai balsamique + un non-sens de mêler de telles saveurs + une horreur de composition avec notamment sirop de glucose-fructose, amidon de maïs modifié, ...

- l'habillage de tradition de produits qui ne la respectent pas, qu'il s'agisse d'un pain d'épices censé être le meilleur de sa région et qui intègre (comme beaucoup malheureusement) du sirop de glucose-fructose (interrogée, la fabricante indique que c'est la recherche du moelleux optimal qui justifie cela... Euh, comment on faisait avant ?). Idem pour les beaux panettone italiens...

- l'agacement grandissant devant le discours de plus en plus répandu que manger sain, ce serait manger sans gluten. Pas de généralisation abusive ! Ainsi, on trouve des pâtes à base de riz, pour donner l'impression aux personnes qui ont une intolérance au gluten qu'elles mangent des pâtes. Sympa pour elles mais ils espèrent sûrement un marché bien plus vaste. Discussion un peu animée avec une des personnes du stand qui prétendait que c'était aussi meilleur pour la ligne. Une italienne en plus !!! Alors qu'une représentante du riz basmati d'origine asiatique participant à la discussion était d'accord avec moi sur le besoin (et le plaisir) de la variété : du riz ET des pâtes !

Sinon, au hasard des allées, des produits peu appétissants à mon goût, par exemple des box de risotto ; des crêpes fourrées dont je préfère ne pas connaître la composition mais étiquetées sans huile de palme comme si cela suffisait, des espèces de tartines à toaster comme si on ne pouvait pas avoir simplement du pain, ...

Du coté du meilleur :
- des biscuits bretons d'une petite entreprise des Côtes d'Armor, la biscuiterie Menou, qui perpétue une tradition familiale en l'élargissant : plaisante discussion avec la femme du biscuitier, qui prône le manger sain et initie son petit-fils au rythme des saisons, à la pousse des fraises, à la cueillette des cèpes... Ces biscuits sont composés à 100% d'ingrédients basiques et ceux que j'ai goûtés étaient excellents, notamment un palmier bien croustillant et pas trop sucré. On les trouve visiblement dans les Intermarché mais cette société n'a pas la folie des grandeurs...

- la découverte d'un produit étonnant, au parfum puissant et original, du poivre de cassis, produit en Bourgogne, à partir des bourgeons qui servent habituellement en parfumerie et pour les arômes alimentaires. A suivre, bien envie d'y goûter...
- des spécialistes du lard de colonnata, avec la rencontre d'une italienne qui a longuement répondu à mes questions sur les critères de qualité, la fabrication et aussi le pourquoi de la proposition de tranches de lard de Colonnata pré-emballées que je découvrais là, un packaging qui peut sembler antinomique avec ce produit assez luxueux. En fait, cela garantit un niveau stable de qualité et de service. Elle m'a ainsi narré une anecdote : déjeunant dans un palace parisien, elle voit des personnes manger du lard de Colonnata à une table voisine et le mâcher longuement (alors que c'est habituellement moelleux et fondant) : elle finit par se rendre compte qu'il leur a été servi avec la peau et qu'ils essaient désespérément de la mâcher !

- la rencontre avec une charmante japonaise qui anime une association de petits producteurs de riz avec un site internet de vente directe aux consommateurs (uniquement au Japon) et qui cultive du riz de facon traditionnelle, en faisant notamment appel aux canards qui assainissent et préparent la rizière (comme on le voyait récemment à la fin du reportage "Les moissons du futur").

Du coté des interrogations : c'est bien ou pas ?
- la pâte à pizza congelée précuite garantie croustillante : l'idée parait bizarre mais j'ai goûté, la texture était top ! On me l'a jurée "100% natural !" Alors, pourquoi pas pour des restaurateurs simples qui veulent proposer un peu de pizza sans en être spécialistes ?

- l'arrivée de yuzu du Japon. Faut-il vraiment faire venir cet agrume de si loin ? D'abord, cette folie du yuzu me paraît un peu excessive, on en met partout... Ensuite, on a commencé à en produire en France, est-ce que cela ne suffirait pas ? (d'ailleurs, les producteurs japonais de yuzu de Kochi étaient absents du stand car partis en Corse découvrir le travail de leurs alter ego).
- une table ronde sur les ingrédients à éliminer des produits, avec notamment le médiatique Serge Papin, PDG de Système U, qui semble réellement faire des efforts en ce sens (paraben, huile de palme, aspartame, ...) : effet de mode ou action durable ?
Et sinon, au hasard des allées,
- autour des pommes : un pas mauvais beurre foisonné à la pomme : une alliance du restaurant Pomze et du beurre d'Echiré (et un avatar de la mode des beurres parfumés ?), plutôt destiné au marché japonais ; un jus de pomme gros calibre mais garanti conservable après ouverture. Car l'innovation, cela peut souvent passer par le packaging..

- l'Italie et le Japon à la conquête du monde, l'une avec le pecorino (veut-il concurrencer le parmesan ?!), l'autre avec le wasabi et la soupe miso...

Sinon, pour le fun...

08:27 Publié dans Activités d'une diététicienne, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sial, salon international alimentation, tendances, innovation, agro-alimentaire, produits |
|
Facebook | |
Imprimer
15/10/2012
Peut-on mincir sans régime ? (retour sur un atelier)
Samedi, j'animais un atelier dans le cadre du studio de Pilates Inspire, dont je connais la responsable, Laurence, depuis quelques années car nous nous étions découvert un passé de grande école et de reconversion en commun et aussi un même intérêt pour le bien vivre et l'écoute de soi. Le thème que nous avions choisi était : "Peut-on mincir sans régime" ? Quelle est la réponse à votre avis ? Me connaissant, vous allez sans doute répondre "oui". Eh bien, ce n'est pas si simple, je dirais "ça dépend". Notamment de son histoire alimentaire et de sa relation à la nourriture.
En effet, une personne qui mange trop par habitude, machinalement, par inattention à ses sensations alimentaires, pourra mincir sans régime en se reconnectant à ces sensations, en réapprenant à manger quand elle a faim, et à s'arrêter quand elle est rassasiée (ce qui est parfois pas si simple que cela en a l'air...).
Une personne qui mange trop pour des raisons émotionnelles, qui a besoin de se tourner vers la nourriture quand elle est stressée, angoissée, énervée, qu'elle s'ennuie, ... pourra apprendre peu à peu à reconnaître et à accepter ses émotions sans manger : cela peut demander un peu de temps si c'est une façon de faire bien ancrée mais quand elle y parvient, elle perd du poids là aussi sans se priver mais en revenant à ses besoins physiologiques.
Cela peut devenir plus compliqué par exemple dans le cas d'une personne qui commence à avancer en âge et a fait un très grand nombre de régimes, quasiment sans discontinuer. Peu à peu, au fil des régimes et de l'effet yoyo, elle a parfois pris pas mal de poids mais mange de moins en moins car les privations ont ralenti son métabolisme et donc ses besoins d'énergie. La marge est parfois étroite, il s'agit de remanger "normalement", de faire la paix avec l'alimentation (ce qui peut être déjà beaucoup pour la tête !), de voir aussi si elle peut bouger davantage pour relancer son métabolisme : cette personne perdra peut-être du poids mais moins facilement et peut-être pas autant qu'elle le voudrait. En même temps, le corps a parfois des réactions inattendues et il faut l'accepter. Et en général, elle n'a pas d'autre solution car elle a fini par être dégoûtée des régimes !
Enfin, il y a des personnes qui sont en-dessous de leur poids naturel parce qu'elles se privent en permanence pour conserver une silhouette qu'elles jugent idéales mais qui n'est pas vraiment la leur. Si une telle personne veut néanmoins perdre quelques kilos, elle, elle ne pourra le faire qu'au prix de privations supplémentaires, donc d'un régime encore plus restrictif. Cela en vaut-il vraiment la peine ? Si elle décidait plutôt de s'accepter, c'est en général l'alternative que je propose...
Bref, le mieux, c'est de ne pas commencer les régimes...ou de les arrêter vite fait !
08:15 Publié dans Activités d'une diététicienne, Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : régimes, mincir sans régime, maigrir sans régime, silhouette, minceur, femmes, surpoids, kilos à perdre, inspire, pilates, corps idéal |
|
Facebook | |
Imprimer
13/10/2012
Cinq ans déjà !
Il y a cinq ans, début octobre 2007, j'obtenais avec une joie immense et une vraie suprise mon diplôme de diététicienne à ma première tentative. Cela marquait le début d'un changement complet de vie professionnelle (ceux qui n'ont pas eu l'occasion de lire mon parcours ne savent peut-être pas que j'ai eu vingt ans de vie en entreprise avant de choisir ce métier). Pendant ces cinq ans, je me suis lancée avec passion dans ce nouveau métier, j'ai développé mon activité progressivement et j'ai enrichi peu à peu mes compétences (je continue !). J'ai aussi fait de fabuleuses rencontres autour de l'alimentation ou de l'accompagnement humain. Bref, je suis totalement heureuse dans ce nouveau rôle et d'ailleurs, vous êtes nombreux(ses) à m'avoir dit que cette passion transparaissait souvent sur ce blog.
Alors, ces cinq années ont été vraiment essentielles pour moi et du coup, j'ai eu envie de fêter cet anniversaire dignement. Evidemment, autour de mets choisis, comment pourrait-il en être autrement ?! Cela s'est fait en deux temps :
- d'abord un repas à deux dans ce qui est peut-être notre restaurant préféré à Paris, Ze Kitchen Galerie. Pour l'occasion, exceptionnelle, on a choisi le menu dégustation en sept plats. Ce fut un régal de cette cuisine riche en parfums exotiques dans laquelle William Ledeuil excelle, sans une seule fausse note. Voici un aperçu des plats (sans mention détaillée de toute la richesse aromatique des condiments, une spécialité du chef).

Crevettes, moules et bulots marinés ; Ravioli de boeuf en bouillon ; Tagliatelle à la poutargue, au poulpe et au pistou thaï

Chipirons grillés et tempura de crabe mou condiment tomate ; Boeuf wagyu grillé et confit

Glace chocolat blanc wasabi ; Soupe de maïs à la confiture de miso
- Ensuite, un buffet pour fêter ce moment avec certaines des personnes croisées avec bonheur au fil de ces cinq ans. Des huitres (un plat "clivant" : on adore ou on déteste !), un cake au saumon fumé et citron confit que j'avais déjà fait, une délicieuse recette de Pascale Weeks. Côté sucré, j'ai préparé des mini-muffins de saison à la figue et un gâteau au chocolat. Et champagne !
Ce blog, j'en fêterai les 5 ans dans quelques mois mais d'ores et déjà je vous remercie de votre fidélité et d'être de plus en plus nombreu(ses)x à me lire. Vive la sereine gourmandise !
08:10 Publié dans Activités d'une diététicienne, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, fête, diplôme, diététicienne, buffet, foie gras, huitres, champagne, ze kitchen galerie, william ledeuil |
|
Facebook | |
Imprimer
07/10/2012
Les Golden Blog Awards, c'est quoi ?
Depuis quelques semaines, vous voyez à gauche de cet écran un logo coloré "Golden Blog Awards". Avez-vous eu la curiosité de cliquer dessus ? Si oui, vous aurez constaté que cela vous emmène sur le site des Golden Blog Awards, et plus particulièrement sur une page dédiée à mon blog. Si vous allez sur cette page, je serais ravie que vous votiez pour "L'Art de Manger" (et vous pouvez même le faire une fois par jour, en parler autour de vous, ... !).
Les Golden Blog Awards, c'est un événement qui, pour la troisième année consécutive, va récompenser des blogs dans différents domaines (cinéma, voyages, économie, mode, Paris, ...), sur la base de votes à la fois des internautes et d'un jury (d'après ce que j'ai compris). C'est une des premières fois, voire la première, que je concourre ainsi. On me l'a déjà suggéré amicalement mais figurez-vous que mon blog, plutôt atypique, a souvent du mal à entrer dans des catégories pré-définies. D'ailleurs, ici, il figure dans la rubrique Gastronomie : ce n'est pas exactement son positionnement mais c'était le seul possible. C'est d'ailleurs une catégorie où il y a des tas de blogs que j'apprécie.
Pourquoi me suis-je donc inscrite ? Je n'ai pas vocation à devenir une professionnelle du blog, je ne souhaite pas non plus devenir célèbre ! Mais, sans espérer gagner vu la qualité environnante, je me suis dit qu'être présente sur le site des Golden Blog Awards pouvait me donner une visibilité supplémentaire et donc de la visibilité sur cette approche de diététique plaisir et anti-régime que je défends et dont j'aimerais tant qu'elle convainque de plus en plus de personnes.
Si vous allez sur le site des Golden Blog Awards, prévoyez un peu de temps : quand on commence à se balader à travers les blogs, on ne sait pas quand ça s'arrête !
17:29 Publié dans Activités d'une diététicienne, Livres & medias | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : golden blog awards, diététicienne gourmande, concours de blogs, gastronomie, alimentation, cuisine, internet, blogosphère |
|
Facebook | |
Imprimer
05/10/2012
Une Maquereau Fiesta, on cuisine et on se régale !
Tout a commencé sur twitter, eh oui ce réseau où sévissent entre autres de nombreux gourmands. Anne-Laure, journaliste à L'Express, twitte qu'elle vient de se régaler avec un maquereau au soja et au miel. Aussitôt quelques amateurs enflammés (dont moi) déclarent leur amour de ce poisson bleu. Anne-Laure lance alors qu'il mériterait bien quelque festivité et on est plusieurs à approuver. Aussitôt l'idée lancée, je propose de prêter ma cuisine, un "doodle" plus tard (outil très pratique pour fixer une date), je vois que l'offre a été prise au serieux. On discute un peu modalités. C'est ainsi que nous nous retrouvons à cinq ce lundi pour une "Maquereau fiesta" : il y a Dorian, un des plus anciens et un des rares messieurs de la blogosphère culinaire, Rose qui a abandonné ses pâtisseries multicolores et autres douceurs qui réjouissent sa tribu, Anne-Laure et sa fantaisie, Valérie-La Francesa qui apporte des parfums du Sud et des ressources de technicité culinaire bienvenue.
J'ai prévu une grande variété d'ingrédients pour qu'ils laissent libre cours à leur créativité.

Les voilà concentrés, appliqués, méthodiques, Valérie montre comment enlever la première peau du maquereau ou explique la différence entre brunoise et salpicon, Dorian lève des filets en un tournemain, Rose, délicate, s'interroge sur l'opportunité d'enlever les pépins des raisins qu'elle va marier à du fenouil, Anne-Laure s'amuse à un mariage italo-nippon miso-ricotta, ... Et l'on coupe, on émince, on fait mariner, on use du vinaigre, de l'oignon, du poivron, de la courgette, des câpres, du yuzusco, ...

Après un beau travail dans une bonne humeur générale, dans une cuisine pas vraiment prévue pour cela, je peux affirmer que ce sont vraiment de fins spécialistes des accords de goût tant les recettes se sont avérées délicieuses :
- Anne-Laure : un wok de maquereau et petits légumes à la crème ricotta-miso-sésame noir ;
- Dorian : un cru-cuit de maquereau et poireau(les deux ayant les deux modes) ;
- Rose : du maquereau au four au basilic, fenouil et raisins ;
- Valérie : une variation de maquereau cuit ou mariné avec assaisonnement coloré et piquant sur du houmos.


Une fort plaisante et gourmande soirée qui s'est conclue par un dessert que j'avais préparé : compote figues-quetsches et madeleines. Grand merci à tous les quatre pour ce beau moment !
Le maquereau, pensez-y car il est :
- savoureux, fort en goût,
- fort adaptable comme le montrent ces recettes,
- notamment riche en omega 3 et en vitamine D, pour la petite touche nutritionnelle,
- pas cher : un maquereau de bonne taille a coûté ici 2 euros.
Il est délicieux aussi en boite.
Et vous, vous l'aimez le maquereau ? Comment le préparez-vous ?
08:06 Publié dans Activités d'une diététicienne, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maquereau, poisson gras, maquereau fiesta, atelier de cuisine, blogueurs culinaires, lafrancesa aux fourneaux, la soif du miam, roseandcook, dorian cuisine |
|
Facebook | |
Imprimer

