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17/10/2014

Traces de l'été : je suis de plus en plus flexitarienne

Le flexitarisme, j'en avais parlé il y a quelques années. Je mangeais souvent de la viande et du poisson mais je faisais aussi beaucoup de repas végétariens. J'exagérais un peu, on définit plutôt par ce mot (mais à quoi bon mettre des étiquettes ;-) ?) des personnes essentiellement végétariennes qui consomment occasionnellement de la viande et du poisson.

Depuis 2011, mon alimentation a continué à évoluer et je mange de plus en plus souvent végétarien. Cet été, je me suis dit assez naturellement que je n'avais plus vraiment envie de cuisiner de la viande ou du poisson. Ce n'est pas une décision ferme, c'est une écoute de mes envies du moment.

Mes bentos, mes repas à la maison sont  donc essentiellement végétariens.

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Monsieur propose aussi souvent des plats végétariens, qu'il s'agisse de pâtes, de tortilla aux légumes, d'une assiette composée, de tofu japonais, ... Ou des plats avec une petite note carnée, des lardons dans les artichauts à la barigoule par exemple.

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Ne pas en cuisiner ne signifie pas ne plus en manger. Je suis attentive à la qualité des produits. Je continue à me régaler plus occasionnellement de poisson grillé, d'un sandwich jambon-beurre maison avec des super ingrédients, de sushi chez Kifune.

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Mais j'apprécie aussi les restaurants qui prennent la peine de proposer un plat végétarien, surtout quand cela a été pensé et travaillé comme un vrai plat complet et plaisant. C'est le cas dans la formule déjeuner chez Semilla, dans le 6eme arrondissement, par exemple. Ainsi, j'y ai récemment mangé un plat à base de quinoa, choux, blettes, fromage, original et savoureux. La pizzeria du Loretta est aussi un endroit tout à fait plaisant et adapté si on veut manger végétarien.

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Tout cela est souple, intuitif, j'écoute mes envies, à table et en cuisine. Sans intention de devenir végétarienne.

Bilan après deux mois : je continue avec plaisir et gourmandise, sans contrainte ni frustration. Ni prosélytisme vis-à-vis de mes patients dont je respecte les goûts et les envies.

Et vous, votre façon de manger évolue-t-elle ces derniers temps ?

08/10/2014

Seb'on, mini taille, maxi plaisir !

Paris ne cesse de voir fleurir de nouvelles tables de toutes sortes. Du luxe de palace à la cantine de quartier, du repaire pour viandards aux adresses tendance sans ceci ou cela.

Pour ma part, j'aime quand on reste dans des budgets raisonnables, que l'on cuisine avec joie et que l'on donne du goût et un peu d'originalité aux plats.

Ainsi, je me suis réjouie il y a quelques jours de l'arrivée récente d'une table sympathique et délicieuse, tout près de chez moi, Seb'On (notez l'orthographe écrite en lien avec le prénom du chef et ne vous fiez pas à la prononciation orale qui risque de vous perdre sur internet à chercher "C'est bon"... ). Elle venait à peine d'ouvrir qu'une de mes sympathiques patientes, connaissant mon goût pour une cuisine fraîche et gourmande, me la signalait. Elle fut relayée par Lulu from Montmartre. Il n'y avait plus à hésiter. Détail pratique pour moi : c'est ouvert le samedi midi (logiquement sans la formule déjeuner très raisonnable présente du mardi au vendredi).

Nous y voilà donc. J'étais venue une fois chez Milk qui occupait les lieux précédemment et le lieu a complètement changé, plus épuré, plus lumineux avec une cuisine visible (qui bénéficie d'une vaste fenêtre) derrière le bar. Ayant une faim moyenne, je laisse de côté les plats (dont pourtant un fameux filet de perche avec aubergines et mozzarella, dont je goûte quelques bouchées dans l'assiette de Monsieur) et prend une entrée + un dessert (nota bene : ne jamais s'interdire une telle souplesse si elle correspond à notre faim et notre envie, toujours oser demander).

En entrée : de la courge butternut rôtie à l'orange, avec roquette, "nougatine de pain" et jambon cru Serrano, tout à fait délicieuse mais juste un peu pauvre en courge en proportion des autres ingrédients. Puis un dessert combinant délicieusement de riches ingrédients sans être du tout écœurant : un moelleux chocolat au lait et caramel, glace à la crème brûlée.

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Bref, on s'est régalés, l'accueil est très sympathique et cela pourrait bien devenir une nouvelle "cantine" du samedi, moment où on aime bien se mettre en pause culinaire et aller manger une pizza, du japonais, une pascade...

Et vous, avez-vous fait récemment de jolies découvertes accessibles économiquement et financièrement ?

Seb'on, 62 rue d'Orsel, Paris 18ème, 01 42 59 74 32

30/09/2014

Au revoir septembre, bonjour octobre et l'automne !

Pour cause de rythme un peu différent pendant les vacances, j'ai dérogé à mes petits bilans mensuels. Du coup, je me rattrape avec un bilan mordant un peu sur fin août.

Alimentation, culture et agriculture

Carlo Petrini (fondateur de Slowfood) : "Manger est le premier acte agricole, et il peut être un acte poilitique". 

Pierre Rabhi, paysan et philosophe, dans Kaizen Magazine : "« Terre mère, terre nourricière » n’est pas une métaphore poétique, c’est une réalité absolue".

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J'ai bien aimé cette émission de France Inter sur le manger et l'identité.

J'ai découvert cette carte à explorer selon ses envies sur la belle et diverse géographie du patrimoine céréalier en France : je connais un certain nombre de spécialités mais j'ai par exemple découvert (mais pas encore goûté) le pastéchou, une brioche bretonne aux pruneaux. 

Corps et esprit

Une intéressante interview du psychiatre Christophe André dans l'Express sur les interactions entre le corps et l'esprit, qui rejoint le travail que je fais avec certains patients sur l'apprentissage de l'accueil des émotions (pour qu'elles ne fassent plus manger...)

Parisianisme

J'ai aimé cet autre plan qui repère les lieux théophiles de Paris, qu'il s'agisse de salons de thé, comptoirs, ...

Je suis depuis le début plutôt sceptique sur le fastueux concept de la "Jeune Rue" qui prétend réapprendre aux Parisiens à bien manger. Je ne demande qu'à réviser mon a priori mais ce n'est pas cet article du Monde qui va m'aider...

Parmi les annonces gastronomiques de rentrée du Figaroscope, j'ai surtout retenu l'ouverture de la très bobo-chic Epicerie Générale à deux pas de mon cabinet et y ai déjà fait quelques petites emplettes, en regrettant le règne quasi général du sans gluten dans leurs pâtisseries.

Corps, minceur et surpoids

J'ai bien aimé cet article sur le fantasme du bonheur associé à la perte de poids : bien sûr, il ne s'agit surtout pas de renoncer à trouver un juste poids où l'on se sent bien. Mais il ne faut pas non plus imaginer que la perte de poids règlera  tous les problèmes et créera une vie merveilleuse... 

J'ai été effarée (et je n'ai pas été la seule) par la nouvelle campagne de la marque de luxe Marc Jacobs montrant un mannequin livide et squelettique. Même si cette image en particulier est extrême et visait peut-être justement à créer la réaction, on ne peut pas méconnaître l'influence des images de maigreur dans la mode en ce qu'elles créent un nouveau référentiel de beauté inconscient.

Citation

"C'est en forgeant qu'on devient forgeron et en se gourant qu'on devient gourou" !

Auto-promo !

On peut m'apercevoir deci-delà

J'ai été interrogée avec d'autres par Terra Eco sur les moyens de reconnaitre concrètement le fait maison au restaurant (car ce n'est pas vraiment la loi qui le permettra...)

Véronique, la dynamique initiatrice d'Amoureusement Soupe, grande fête montmartroise de la soupe maison, m'a demandé de parler soupe et j'ai un peu raconté ma vie avec la soupe en huit épisodes...

J'ai écrit un article sur le sommeil sur le blog En aparté consacré à l'équilibre vie professionnelle-vie privée car c'est un sujet vraiment fondamental selon moi, à ne surtout pas négliger...

Le magazine féminin Marie-France m'a interviewée sur ces femmes qui ne se voient pas grossir (parce qu'elles oublient de penser à elles, ou qui ne veulent pas le voir parce qu'elles ont d'autres priorités à certains moments de leur vie,...) (l'article n'est pas en ligne, du moins pour l'instant).

J'avais aussi été interviewée sur la problématique, mal vécue par beaucoup, du manger seul(e) mais la journaliste de Psychologies, sans doute confrontée à trop d'intervenants, ne m'a finalement pas citée. A la place, on peut relire ces billets sur les repas solitaires chez soi ou au restaurant.

Lectures

Je vous avais parlé de différents aspects de mon été via mon petit feuilleton de fin août. Comme je l'avais annoncé, j'ai déconnecté des réseaux sociaux pendant plus d'un mois. Cela permet d'éviter des poussées d'adrénaline face à des informations énervantes, d'être plus calme et d'avoir davantage de temps pour lire (des livres). J'ai particulièrement adoré deux livres qui, pour une fois, n'ont rien avoir avec mon domaine de passion professionnelle :

- la Saga Maeght de Yoyo Maeght : je connais la Fondation Maeght depuis fort longtemps, j'y ai fait de merveilleuses visites, j'aime l'art moderne mais je craignais un livre un peu ennuyeux et documentaire. C'est tout le contraire et c'est une plongée palpitante au cœur de l'histoire d'une famille en prise directe avec l'histoire de l'art et pleine de passions violentes.

- Petits poissons, de Simon Leys : un ami grand connaisseur de l'Asie nous a offert ce livre et ces petites chroniques à la fois profondes et spirituelles sont un grand ravissement.

Et vous, que retenez-vous de cette fin d'été ?
 
 

29/09/2014

Miam, deux "cantines" parisiennes pleines de saveur

J'essaie aussi souvent que possible de me préparer un bento pour mon déjeuner. C'est d'autant plus nécessaire que, étant très souvent en consultation sur l'heure du repas de midi, je mange en décalé vers 13h45-14h. Je risque alors de trouver porte close ou une carte réduite aux derniers plats délaissés. Mais je ne me mets pas la pression, je ne "lunchboxe" pas tous les jours et j'aime aussi sortir découvrir de nouveaux lieux. J'ai ainsi été doublement ravie ces derniers jours.

J'ai découvert grâce à Anne-Laure Pham, la pétillante rédactrice en chef du magazine Zeste, un délicieuse "cantine" assez "tendance", Mûre. Ce n'est malheureusement pas tout proche de mon cabinet mais j'ai profité d'une réunion à proximité pour m'y attabler et je me suis régalée. Tellement savoureux et frais que j'y suis déjà retournée une deuxième fois exprès (j'adore marcher, il faisait beau, donc ce ne fut pas une contrainte). Il y a notamment des assiettes avec un trio de salades (7,10 euros) qui sont très réussies dans l'art de mêler les goûts, les textures, d'assaisonner avec justesse... Même la betterave, associée à d'autres, devient plaisante ! Il y aussi un plat du jour mais quand j'arrive, il est fini depuis longtemps... Je suis un tantinet agacée par le côté "on surfe sur les modes" des pâtisseries sans gluten mais bon, passons...

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J'ai aussi découvert la Table Verte (pas vraiment nouvelle, elle, puisque l'épicerie date de 1979...) grâce à Pascale Weeks , un lieu bio et végétarien, et j'ai eu le plaisir d'y déjeuner avec elle. Au menu, plusieurs formules. J'ai choisi une part de tarte salée du jour (courge, bettes, courgette) + deux crudités râpées (carottes / chou & co). C'était frais, goûteux, nourrissant (tarte aux légumes très réussie), et vraiment abordable pour le quartier (Ternes) (cette formule est dans les 8 euros). Si vous vous interrogez sur la sauce blanche, il y a une petite confusion sur l'assaisonnement, on me propose "soja" et je pense sauce soja alors que c'était au lait de soja (pas mauvais par ailleurs).

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Dans les deux cas, on mange, pour un prix très raisonnable, dans une "vraie" assiette ! Cela change tout car j'ai de moins en moins envie de manger dans du plastique style Cojean & co.

Et vous, vous fréquentez ce type de "cantines" saines et gourmandes ?

Mûre, 6 rue Saint-Marc, Paris 2ème

La Table Verte, 5 rue Saussier Leroy, Paris 17eme, tel : 01 47 64 19 68

20/09/2014

Déguster le "repas gastronomique des Français", c'est possible (et délicieux) aux Dîners du Cercle

Le "Repas Gastronomique des Français", c'est un élément du Patrimoine Immatériel mais ça devient assez matériel et intéressant quand on le mange, surtout réalisé par un grand chef !

Vous savez sans doute en effet que le "repas gastronomique des Français" a été inscrit en 2010 sur la "Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité" par l'Unesco. Cela peut paraître un peu théorique et donc, la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires, qui avait porté cette candidature, s'emploie à valoriser ce repas gastronomique sous d'autres angles. Il y a ainsi par exemple le projet des Cités de la Gastronomie en cours de développement. 

Et il y a désormais, très concrètement, la possibilité de déguster une interprétation du "repas gastronomique des Français" préparé par un grand chef à Paris dans un lieu élégant, le Cercle, rue Etienne Marcel. La Mission et le Cercle ont mis en place depuis quelques jours une démarche originale et atypique : pendant une ou deux semaines, un chef installé en province vient s'installer en résidence et prépare un dîner conforme à l'esprit du "repas gastronomique des Français". Un comité de "sages" gastronomes sélectionne les chefs, supervise la démarche, a un œil sur les menus. Un second de cuisine, présent à demeure, assure la continuité et aide les chefs à trouver leurs repères et se mettre rapidement dans le bain.

Pour ma part, j'avais reçu le dossier de presse du lancement et repéré le premier chef résident, Keisuke Matsushima. J'avais entendu parler depuis longtemps de ce chef installé à Nice et j'ai vu là une belle occasion de goûter sa cuisine, le menu étant fort appétissant et le prix (60 euros) certes élevé mais peut-être pas tant que ça au regard de la prestation annoncée. Donc, je réserve en ligne sans tarder. Dans l'intervalle, ayant été conviée à découvrir le lieu avant l'ouverture, j'y suis allée pour mieux comprendre la démarche. J'ai découvert un lieu cosy et classique, échangé avec Hugues Piketty, l'initiateur et Président du Club du Cercle (le club privé qui était déjà installé là), Pierre Sanner, le Directeur de la Mission, le chef Gérard Cagna, quelques blogueurs curieux comme moi... Au vu du lieu, je me suis un peu inquiétée que le repas soit très classique, on m'a rassurée sur la liberté laissée aux chefs et j'ai attendu le dîner avec impatience.

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Quelques jours après, jeudi dernier, nous arrivons pour dîner à 19h30. A partir de ce moment, l'ensemble de la soirée a été totalement délicieux :

- Le maître d'hôtel qui n'en est pas vraiment un (ancien patron de restaurant japonais et connaisseur du lieu) distille avec les serveurs un service classe, détendu et pince-sans-rire,

- On est confortablement installés (il y a trois options, les fauteuils bas de la première salle, les tables avec assise classique, la grande table de la bibliothèque),

- Nos voisins sont fort sympathiques et on échange de plus en plus au fil des plats,

- Les plats s'enchaînent avec un rythme parfait et ne sont ni trop ni trop peu copieux,

- Le chef Keisuke Matsushima fait plusieurs apparitions durant le repas et prend le temps de nous expliquer les plats conçus pour mettre en avant la gastronomie de la Méditerranée et le sens qu'il leur donne : le foie gras, tradition initialement venue d'Egypte s'accorde avec du nougat de Provence et des figues, fruit qu'on utilisait pour le gavage, le pigeon et les olives sont symboles de paix, ...

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Un petit aperçu partiel (pas évident, lumière tamisée) qui ne vous dit rien du plaisir en bouche...

- Bien sûr, l'assiette joue pour une bonne part dans le plaisir de ce moment. Des délicates bouchées servies à l'apéritif (bouillabaisse et wasabi cohabitent très bien !) à l'étonnant et délicieux accord foie gras-nougat, de la salade niçoise qui est vraiment déstructurée au loup "fish & chips" plein de finesse, tout est bon, savoureux, équilibré en goût, réjouissant.

Bref, un dîner au Cercle, c'est :
- un délicieux repas dans un cadre confortable et atypique (assez loin des bistrots tendance...) à un prix qui parait plutôt raisonnable au regard du repas et des montants que l'on voit parfois dans les "événements" de chefs invités,
- l'occasion de savourer un vrai repas gastronomique, dans un style et des quantités adaptés à l'époque, 
- l'opportunité de goûter la cuisine d'un chef non parisien au cours d'un menu spécialement conçu pour l'endroit et d'échanger avec lui de façon détendue.
 
Cela vous dit ?
 
Les Dîners du Cercle, 6 rue Etienne Marcel, Paris 2eme, 01 42 36 98 57. Durée de résidence et montant variables selon les chefs.

08/09/2014

Le pain rassis, on ne le gaspille pas, on le recycle !

J'essaie, autant que possible, d'éviter le gaspillage alimentaire. Et je ne jette jamais de pain. Quand j'en ai trop, je le coupe en tranches, en morceaux et je le congèle pour une utilisation ultérieure, souvent avec l'aide du grille-pain. Mais parfois, il arrive qu'on laisse du pain rassir. Ce n'est pas une raison pour le gaspiller non plus. 

Cela m'est arrivé récemment. Je vous ai parlé de la boulangerie Dame Farine à Marseille. Je lui ai rendu deux visites. Lors de la première, j'avais acheté différents pains en petites quantités pour les consommer les jours suivants au petit déjeuner. Mais j'avais vu grand et il m'est resté du pain "Méteil" (mi-blé mi-seigle).

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Quatre jours après achat, il était un peu rassis. Il aurait été tout à fait mangeable en le réchauffant un peu, c'est l'avantage du bon pain... Mais j'avais aussi du pain frais (fruit de ma 2ème visite) qui me faisait envie. Donc, j'ai préféré recycler le premier. Du coup, j'ai fait tout un repas sur le thème du recyclage panophile. Il y a des tas de possibilités, j'en ai pratiqué trois :

-une célèbre salade italienne, la panzanella, en prenant la recette d'Edda Onorato dans son nouveau livre (mais elle est aussi sur son blog), salade à base de pain "trempé" et de tomate, concombre, ...

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- de la chapelure, petit ajout à une recette qui me faisait envie dans le livre "Cuisine végétarienne" de Laure Kié, des poivrons farcis (farce à base de quinoa, tomate et chèvre).

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- un usage classique, du pain perdu, avec des figues fraîches rôties. 

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On peut aussi faire des croûtons, du pudding (jamais tenté), l'utiliser pour une farce ou un pain de viande ou de poisson. Ou cette appétissante recette de gâteau de pain au jambon d'Isabelle-"Cenwen" à laquelle je penserai volontiers la prochaine fois.

Et vous, cela vous arrive-t-il d'avoir du pain rassis ? Qu'en faites-vous ?

03/09/2014

Et vous, vous avez rapporté des souvenirs gourmands des vacances ?

Comme je l'ai raconté, je suis partie quelques jours en vacances en août dans le Sud de la France, à Beaumes-de-Venise et près de Marseille. J'avais un tout petit bagage car je voyageais en train, bus, taxi... J'étais partie avec quelques livres et je les ai semés en route, de banc en hall de gare, pour m'alléger et en espérant faire quelques heureux, tombant par hasard sur un livre qu'ils n'auraient peut-être pas croisé...

Néanmoins, cela n'a pas dégagé beaucoup de place et il n'était pas question de me charger de souvenirs. Mais, découvrant Beaumes-de-Venise et son délicieux Muscat*, un vin doux, je n'ai pas résisté à l'envie d'en rapporter une demi-bouteille. 

Elle n'est pas restée longtemps rangée et elle a accompagné un délicieux apéritif-entrée italianisant lors de la visite d'amis chers.

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Ce vin doux était excellent à boire mais pas vraiment adapté à l'ensemble du repas, on ne l'a pas fini et il en restait un fond non négligeable.

Je me rappelais que j'avais rapporté des fiches recettes de l'office de tourisme de Beaumes-de-Venise mais paresse de les rechercher, j'ai tapoté sur internet. Je suis tombée sur un gâteau traditionnel présenté dans une émission de Julie Andrieu, appétissant et dont j'avais tous les ingrédients. Il s'agit d'un moelleux au Beaumes-de-Venise et à l'huile d'olive (dont le village est aussi producteur). Si vous cliquez sur le lien, vous aurez la recette et la démonstration dans l'émission "Carnets de Julie".

Aussitôt dit, aussitôt fait et voilà un joli gâteau tout moelleux.

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Et vous, quelles gourmandises avez-vous rapporté d'un éventuel périple ?

 *A consommer avec modération

08:30 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | |  Imprimer

28/08/2014

En été, on...se régale de Marseille gourmande

Lors de ma petite virée sudiste, j'ai passé quelques moments à Marseille. Davantage orientés vers la gourmandise que par l'envie touristique même si j'ai pris la peine de m'offrir une jolie balade ensoleillée du côté du Mucem. Et cette gourmandise a été triplement satisfaite de belles façons, très différentes, avec :

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- Les glaces de Vanille Noire : moi qui ne suis pourtant pas une fanatique des glaces, je crois que je deviendrais une accro de cette petite boutique ouverte cette année si j'habitais Marseille : j'y ai goûté une excellente glace noisette et surtout d'extraordinaires sorbets framboise et abricot comme je crois avoir rarement mangé, le goût des fruits à leur meilleur. J'ai fait quelque chose que je ne fais jamais : après une double glace, je suis retournée prendre une autre boule tellement j'étais emballée !

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- la boulangerie Dame Farine : j'avais été en contact avec Marie-Christine, la Dame Farine (ci-dessous, avec son "acolyte" Aurélie), l'année dernière suite aux billets que j'avais écrits sur le gluten. Apprenant qu'elle a ouvert sa propre boulangerie à Marseille après diverses expériences, j'avais très envie de faire sa connaissance et de goûter son pain. Elle défend le véritable bon pain, préparé dans les règles de l'art (dont le gluten est beaucoup plus tolérable que celui des blanches baguettes), non "trafiqué", s'approvisionne en farines bio de qualité, propose une grande diversité de pains, bosse intensivement, essaie d'éduquer ses clients... Un vrai sacerdoce ! J'ai goûté plusieurs de ses réalisations et me suis régalée de pain au petit épeautre, au sarrasin, aux graines, du mi-seigle mi-blé... J'en ai emporté un peu mais malheureusement pas autant que j'aurais voulu...

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- le restaurant AM - Alexandre Mazzia
 
La foodosphère a bruissé de l'ouverture de ce restaurant : le chef Alexandre Mazzia, anciennement chef du restaurant "le Ventre de l'Architecte" à la Cité Radieuse, a ouvert il y a quelques semaines son propre restaurant. Je ne connais pas sa cuisine mais je suis curieuse et je décide de consacrer un peu de ma brève virée marseillaise à un déjeuner chez lui. J'embarque dans l'aventure une autre passionnée de bonne cuisine et de sensations gustatives, Rachel alias OnMyKitchen (et son mari). Le voyage en a valu la peine, que de sensations réjouissantes, que de délicieuses bouchées qu'on aimerait prolonger, que d'accords étonnants dont on pense surtout à se régaler. Un peu régal des jolies "biscottes végétales" du début au délicat accord citron-goyave de la fin en passant par le fabuleux pain au charbon végétal (noir noir) avec beurre au combawa, un "gyoza végétal" au tourteau, ...

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Merci à Cécile et à son blog SofoodSogood qui est une source inépuisable de bonnes adresses et infos gourmandes, notamment marseillaises.

Vanille Noire, 13 rue Caisserie, 2eme arrdt.
 
Dame Farine, 77 avenue de la Corse; 7eme arrdt.
 
AM Alexandre Mazzia, 9 rue François Broca, 8eme arrdt, 04 91 24 83 63    
 

27/08/2014

En été...on découvre un havre de paix avec la sérendipité

Connaissez-vous la sérendipité ?
 
Pour résumer en simplifiant, c'est l'art de trouver quelque chose sans le chercher. Et internet a sûrement fait progresser cette capacité par les sauts un peu improbables qu'on peut y faire. Exemple personnel...
 
Les deux derniers étés, je m'étais éloignée quelques jours de Paris en quête de lieux propices au binôme lecture-natation. J'avais vaguement dans l'idée de rééditer cela ailleurs mais sans trop savoir où chercher. Un soir il y a quelques semaines, je lis sur le charmant blog Café Mode une interview de Fanny Péchiodat, la dynamique et créative patronne du site à la spectaculaire réussite, MyLittleParis. Je lis le billet car je m'étais abonnée à ce site il y a fort longtemps. Rien à voir avec les vacances, n'est-ce pas ? Mais Fanny Péchiodat y parle de ses parents et de la maison d'hôtes pleine de jolis détails qu'ils ont créée à Beaumes de Venise, Thym et Romarin.  Il y a un lien, je clique, l'endroit a l'air charmant, il y a une piscine (bon, pas très grande, mais il ne faut pas rêver quand il y a 4 chambres...). Je me renseigne, une chambre est libre en changeant un peu mes dates. Je réserve et début août, me voilà partie. 

A l'arrivée, le lieu est très plaisant, la chambre de grand confort, joliment aménagée, je suis accueillie par un petit mot et des calissons, ainsi que les conseils de mon hôte. Le jardin est très agréable, je ne tarde pas à plonger dans la piscine. 001.jpg

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La maison est toute proche du centre du village de Beaumes-de-Venise, terre d'un célèbre Muscat, et charmant village, où j'ai trouvé le parfait équilibre entre calme et animation, avec possibilité de jolies et tranquilles balades à pied (c'était suffisant pour moi en plus de la piscine, mes voisins de maison étant de sérieux cyclistes ne reculant pas, eux, devant l'ascension du Mont Ventoux tout proche...).

serendipite,maison d'hôtes thym et romarin,beaumes-de-venise- fany pechiodat

Le petit déjeuner étant plaisant et copieux, je déjeune très légèrement et je dîne au restaurant. Ils ne sont pas enthousiasmants, je me contente de crudités, de salades, sauf un qui me plait bien, avec un tout jeune chef, l'auberge St Roch (j'y mange notamment un savoureux filet mignon au jus de thym avec de goûteuses purées).

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serendipite,maison d'hôtes thym et romarin,beaumes-de-venise- fany pechiodat

J'ai passé beaucoup de temps à lire, j'adore ça et je m'étais équipée, et M. Péchiodat, très attentif aux activités de ses filles, m'a aussi procuré de la lecture de source "MyLittleParis". Je me suis bien amusée avec "Les mots qui manquent aux Parisiens", des mots inventés pour décrire des personnes, des situations... par exemple "l'incompaintibilité" que beaucoup connaissent : c'est quand les quantités de pain et fromage ne collent jamais et qu'on prend du pain pour finir le fromage, du fromage pour finir le pain...

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Si vous voulez en savoir plus sur la sérendipité : il y a par exemple un article de Sciences Humaines ou un autre de la coach-thérapeute Béatrice Giraudeau.
 

26/08/2014

En été...on va (pas mal) au restaurant

En été, même avant de partir véritablement en vacances, l'activité ralentit un peu, on a davantage de temps pour sortir, les soirées sont longues, on profite d'ami(e)s un peu plus disponibles avec qui on a plaisir à se retrouver autour de bonnes tables. Et avant que celles-ci ne ferment (presque) toutes.

- J'ai ainsi découvert un soir avec quelques gourmandes, Florence, Julia, Lauranie, Melody, un petit restaurant chinois proposant une cuisine plutôt originale et très parfumée, la Taverne de Zhao. J'ai partagé une marmite de légumes et une salade au tofu.

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- Après avoir goûté sa cuisine au déjeuner, j'ai eu envie de découvrir les tapas du BAT, qui lui donnent son nom (Bar A Tapas) et on s'y est retrouvés avec notre ami Philippe. Le principe des tapas, c'est a priori de prendre un grand nombre de petits plats et de les partager. Mais nos envies ont fait qu'on a préféré choisir chacun les nôtres. Pour moi, cela a été une délicieuse raviole de feta et fèvettes, de l'espadon mariné (classique et pas passionnant), des encornets tendres à souhait, une originale et délicieuse soupe froide poivron-framboise agrémentée d'un moelleux et parfumé cake au citron de Menton. Le chef vient de la Kitchen Galerie Bis et cela se sent à son goût pour les condiments fruités-épicés.

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On a découvert plusieurs restaurants récemment (voire très récemment) ouverts :

- le Dix-Huit, dont j'avais largement entendu parler, notamment par l'exigeante Camille. Déjeuner très plaisant dans un cadre agréable (une partie de la salle est sous une verrière) et d'un excellent rapport qualité-prix (entrée-plat-dessert 24 euros) : succulent gaspacho plein de parfums et des textures mêlées, cabillaud parfaitement cuit et goûteusement assaisonné associé à du chou pak-choi (mais ce n'est pas mon poisson favori), rafraîchissante soupe melon-pêche-coco. Très envie d'y retourner.

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- L'Esquisse, dans ses tout premiers jours d'ouverture, car j'avais eu l'info de l'ouverture par la chaleureuse et rigoureuse en cuisine Valérie qui y travaille : décor de bistrot traditionnel, accueil très sympathique et conseils points du sommelier-serveur et formule déjeuner fort attrayante : délicieuse salade melon-scarmoza-piquillos, fondante joue de bœuf confite avec aubergines moelleuses qui ne donne pas envie de devenir végétarien(ne) et, un peu en deça, soupe de pêche à le menthe. Tout cela pour une vingtaine d'euros. Très bon moment et on reviendra bientôt, d'autant que je peux même y aller à pied.restaurants paris,diététicienne gourmande paris 9,bat bar à tapas,taverne de zhao,tsubame

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- un délicieux déjeuner au 13-A baker's dozen : lieu atypique bien américain planqué au fond d'une jolie cour de St Germain des Prés : j'en avais entendu parler par le super duo gourmand Le Grumeau et j'avais très envie de goûter le carrot cake. Mais je me suis dit que cela me faisait pas un déjeuner donc j'ai voulu prendre un plat léger avant. Sauf que léger, il n'y avait pas vraiment... j'ai choisi un "pie" à la tomate qui ne ressemblait pas à ce que j'imaginais mais était délicieux puis ce fameux carrot cake qui est vraiment une pure merveille, un régal à chaque bouchée (j'ai sans doute passé l'âge de dire "une tuerie ;-)), et quasi-légère : contrairement à ce que j'imaginais, j'ai tout mangé !

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Et vous, vous avez fait de belles sorties gourmandes cet été ?

 

Le BAT, 16 boulevard Montmartre, Paris 9eme, 01 42 46 14 25

Le Dix-Huit, 18 rue Bayen, Paris 17eme, 01 53 81 79 77.

L'Esquisse, 151 bis rue Marcadet, Paris 18eme, 

La Taverne de Zhao, 49 rue des Vinaigriers, Paris 10eme, 01 40 37 18 27,

13-A baker's dozen, 16 rue des Saints-Pères, Paris 6eme, 01 73 77 27 89.