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08/10/2014

Seb'on, mini taille, maxi plaisir !

Paris ne cesse de voir fleurir de nouvelles tables de toutes sortes. Du luxe de palace à la cantine de quartier, du repaire pour viandards aux adresses tendance sans ceci ou cela.

Pour ma part, j'aime quand on reste dans des budgets raisonnables, que l'on cuisine avec joie et que l'on donne du goût et un peu d'originalité aux plats.

Ainsi, je me suis réjouie il y a quelques jours de l'arrivée récente d'une table sympathique et délicieuse, tout près de chez moi, Seb'On (notez l'orthographe écrite en lien avec le prénom du chef et ne vous fiez pas à la prononciation orale qui risque de vous perdre sur internet à chercher "C'est bon"... ). Elle venait à peine d'ouvrir qu'une de mes sympathiques patientes, connaissant mon goût pour une cuisine fraîche et gourmande, me la signalait. Elle fut relayée par Lulu from Montmartre. Il n'y avait plus à hésiter. Détail pratique pour moi : c'est ouvert le samedi midi (logiquement sans la formule déjeuner très raisonnable présente du mardi au vendredi).

Nous y voilà donc. J'étais venue une fois chez Milk qui occupait les lieux précédemment et le lieu a complètement changé, plus épuré, plus lumineux avec une cuisine visible (qui bénéficie d'une vaste fenêtre) derrière le bar. Ayant une faim moyenne, je laisse de côté les plats (dont pourtant un fameux filet de perche avec aubergines et mozzarella, dont je goûte quelques bouchées dans l'assiette de Monsieur) et prend une entrée + un dessert (nota bene : ne jamais s'interdire une telle souplesse si elle correspond à notre faim et notre envie, toujours oser demander).

En entrée : de la courge butternut rôtie à l'orange, avec roquette, "nougatine de pain" et jambon cru Serrano, tout à fait délicieuse mais juste un peu pauvre en courge en proportion des autres ingrédients. Puis un dessert combinant délicieusement de riches ingrédients sans être du tout écœurant : un moelleux chocolat au lait et caramel, glace à la crème brûlée.

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Bref, on s'est régalés, l'accueil est très sympathique et cela pourrait bien devenir une nouvelle "cantine" du samedi, moment où on aime bien se mettre en pause culinaire et aller manger une pizza, du japonais, une pascade...

Et vous, avez-vous fait récemment de jolies découvertes accessibles économiquement et financièrement ?

Seb'on, 62 rue d'Orsel, Paris 18ème, 01 42 59 74 32

03/10/2011

Régalopin ! (ou le Galopin nous régale)

Lamentable jeu sur les mots n'est-ce pas ! Toujours est-il que vendredi soir, nous avons dîné au Galopin en amicale compagnie. Qu'est-ce ? Le buzz n'ayant pas encore donné sa pleine mesure, vous n'avez peut-être pas entendu parler de cette nouvelle table parisienne. En fait, c'est le bistrot que vient d'ouvrir Romain Tischenko, le gagnant de l'émission Top Chef 2009. Non que je me laisse impressionner par les lauriers télévisuels. Mais ma curiosité était surtout due au fait qu'il a travaillé aux côtés d'un chef dont j'apprécie beaucoup la cuisine, William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie). Donc, envie de goûter le travail de l'"élève".

Le soir, il y a un menu unique à 42 euros, avec deux amuse-bouche, entrée, poisson, viande, deux desserts. Ouh la, cela peut sembler beaucoup mais en fait, on se doute que les portions vont être adaptées, comme dans un menu dégustation.

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Le menu change tous les jours, c'est la cuisine du marché, une garantie de fraîcheur, de créativité et de respect des saisons. Ce soir-là, on nous a servi :

Un amuse-bouche burrata/condiment de roquette/anguille fumée/radis/aubergine plein de saveurs, 

Un petit bouillon très parfumé avec poireau, carottes, herbes, pointe de yuzu,

Une raie avec pomelo, moutarde, et une neige de concombre-wasabi qui créait un délicieux contraste rafraichissant. Je n'imaginais pas que la raie pouvait être aussi savoureuse,

Un cabillaud avec coco plat, chou et navet, un assemblage de légumes croquants très plaisant,

Une canette avec betterave, purée de courge, sansho, shitake, poire, un plat qui m'a un peu moins ravie, mais c'est une question de préférence personnelle (les betteraves , ce n'est pas mon truc, et la canette, sans plus),

Un financier aux noisettes accompagné d'une glace au fromage blanc d'une légèreté aérienne complétés d'une pâte de coing onctueuse,

Une délicieuse et légère mousse au chocolat sur un lit d'oranges avec shiso émincé et petite meringue.

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Finesse des préparations, accords de parfums et textures multiples, de couleurs et même contrastes de températures : cela correspond bien à mon idée que l'on mange avec tous ses sens. C'est délicatement travaillé et le résultat est savoureux. Il y a pas mal de notes nipponnes (wasabi, shiso, shitake, ...), et un usage récurrent de la mandoline pour des fines tranches croquantes de poire, concombre, carotte, ... ce qui permet une multitude de goûts différents sans une quantité énorme de chaque ingrédient.

J'apprécie ce type de menu dégustation car j'aime la variété et donc la possibilité de goûter à des saveur multiples plutôt que de manger un grand plat. Ici, les assiettes ont la bonne taille pour qu'on ne soit ni frustrés de les finir en deux bouchées ni archi-calés en sortant de table. Je me doute que cette cuisine n'est pas du goût de tous car certains préféreront des mets plus roboratifs : ce n'est pas un problème, il y a des restaurants pour tous les goûts !

La cuisine est ouverte, le lieu est sans prétention, l'ambiance est décontractée avec un service détendu assuré notamment par le frère de Romain T.

Conclusion : on compte revenir bientôt !

Le Galopin, place Ste Marthe, Paris 10eme, tel : 01 42 06 05 03


29/07/2010

Stop aux serveurs qui font la gueule !

Fotolia_© James Steidl.jpgOn a pu s'étonner il y a quelques années, quand le guide américain Zagat est apparu en France, d'y voir que les restaurants recevaient 3 notes parallèles pour la nourriture, le service et le décor. En France, quand on va au restaurant, on considère que le plus important, c'est ce qu'on a dans l'assiette. Certes, ce n'est pas moi, gourmande passionnée, qui dirait le contraire ! Mais le reste de l'expérience n'influence-t-il pas notre perception du repas ? Si on est dans un cadre inconfortable, bruyant, ... cela nous pertube. Et le service joue aussi un rôle important. Si le serveur nous ignore et pose notre assiette avec désinvolture, cela ne crée-t-il pas un climat peu propice à la dégustation sereine du plat ? Au contraire, si l'assiette est posée avec délicatesse et un sourire, que le serveur prend la peine de nous nommer/décrire le plat, on est dans d'excellentes dispositions pour l'apprécier. Et ce n'est pas gagné à Paris !

Ainsi, récemment, dans la même journée, j'avais eu une expérience de service très indifférent, assez déprimant et j'ai lu un billet de Caroline Mignot, sur son blog Table à découvert, où elle se plaignait de quelque chose d'assez similaire, dans un restaurant très tendance. Je n'aime pas du tout non plus les restaurants où l'on traite différemment les habitués et les nouveaux venus : ce n'est pas comme ça qu'on aura envie de revenir !

Parmi mes expériences récentes de service vraiment top, il y a le merveilleux restaurant les Bacchanales, à Vence, où le chef Christophe Dufau en personne vient vous présenter le menu, expliquer ses choix, répondre à vos questions. Un vrai plaisir ! (le reste du service était très bien aussi, sans être du grand style, mais en parfaite harmonie avec le lieu).

 

Ce n'est pas vraiment cela que j'attends ! (photo © James Steidl - Fotolia.com)

09/07/2010

Au restaurant, écoutons nos envies (plaisir gourmand du 8 juillet)

Ce jeudi soir, j'étais au restaurant Le Pré Verre. Quoi, encore un restaurant ? Je ne suis pas critique gastronomique, je suis bien diététicienne ! Mais c'est sans doute l'approche des vacances qui fait se retrouver entre amis pour dîner avant une longue pause. Et je ne boude jamais mon plaisir d'aller au restaurant, et j'essaie si possible d'éviter les lieux sans intérêt. Le Pré Verre, c'est un restaurant que je connais depuis longtemps, que j'apprécie, où je retourne de temps en temps. C'est un des bons rapports qualité-prix de Paris. L'ambiance est sympathique, le chef talentueux et créatif, passionné d'épices. A la carte, il y a ses grands classiques incontournables (l'espadon au pavot, le cochon de lait, ...) et des nouveautés ou plats de saison.

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Aucun plat ne correspondait vraiment à mon envie du moment alors que plusieurs entrées étaient tentantes, Du coup, j'ai pris deux entrées. La première était une délicieuse "crème froide de crustacés et rillettes de maquereau". C'était frais, parfumé, onctueux. Ensuite, j'ai savouré une "aubergine confite et pastèque rôtie à l'échalote" : un mélange de saveurs, de textures, de températures surprenant.

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Ecoutons nos envies et osons les affirmer même si ce n'est pas exactement une structure de menu habituelle. Peut-être le restaurant refusera mais ce n'est pas sûr du tout. En l'occurrence, j'ai mangé à la carte : je n'ai pas fait une grosse économie face au menu mais j'ai mangé exactement ce dont j'avais envie et cela me paraît important en termes de plaisir gustatif. Pas à vous ?

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

11/02/2010

Croque-monsieur : plaisir gourmand du 11 février

fevrier 004.jpgJe devrais avoir honte de vous parler plaisir gourmand avec un banal croque-monsieur de bistrot. Mais était-ce la chaleur du lieu en arrivant du grand froid, la bonne ambiance apportée par les personnes avec qui j'étais, l'heure un peu tardive qui avait aiguisé ma faim, toujours est-il que ce croque-monsieur (spécialité parisienne et bistrotière que je n'avais plus mangée depuis fort longtemps) était chaud et moelleux et, contrairement à mon attente, tout à fait savoureux. Je l'ai mangé avec grand plaisir ! Cela montre bien que, certes, ce qu'il y a dans l'assiette est ô combien important mais que le contexte joue aussi un rôle non négligeable. Raison de plus pour prendre le temps de vous poser pour manger, de le faire dans un cadre agréable, etc.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

 

09/02/2010

Ma chronique "Le plat du jour" du Daily Neuvième : Secrets de famille

Pour un compte-rendu un peu plus détaillé de ma visite chez "Secrets de famille" il y a quelques jours, vous pouvez lire ma chronique "Le plat du jour" sur le site www.dailyneuvieme.com, le site d'information du 9eme arrondissement. Régulièrement, j'y parlerai d'un plat mangé soit en "restauration rapide" soit dans un endroit plus traditionnel. Dans tous les cas, il s'agit de prendre le temps nécesaire et de ne pas avaler un plat à tout vitesse, et de l'évaluer sous toutes ses dimensions. N'hésitez pas à faire part de vos commentaires si vous êtes dans le 9eme. 

 

18/11/2009

Un faux tartare : plaisir gourmand du 18 novembre

Mercredi midi, déjeuner dans un petit bistrot de quartier du 14eme qui ne paie pas de mine mais où la cuisine est d'un excellent rapport qualité-prix, "Chez Boubou et Bobo" *. J'y vais (pas souvent) à chaque fois que je suis dans ce quartier. Plat du jour pour moi : tartare de boeuf aller-retour (un peu plus cuit que cela à ma demande), avec un mélange de légumes et du riz : le tout est frais, bien cuit, goûteux, excellent et ne coûte que 8,50 euros, ce qui est franchement pas cher pour Paris. Je ne suis pas une fanatique de viande mais je me régale. En revanche, les desserts ne sont pas fabuleux à mon goût. On peut se contenter d'un plat.

 *20 rue de l'Amiral Mouchez, Paris 14eme