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20/12/2015

Janvier 2015 : j'affine mon goût avec Slowfood

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

En janvier, j'ai participé à une formation organisée par Slowfood sur le goût. Ca fait bien longtemps que je m'intéresse au goût des bonnes choses, j'ai participé à des ateliers de dégustation autour du thé, du chocolat... Mais je me suis intéressée de façon plus systématique aux mécanismes du goût et de la dégustation quand je suis devenue diététicienne. J'ai entrepris quelques formations sur le sujet car je propose parfois à mes patients d'apprendre à déguster un aliment, une étape souvent intéressante pour le considérer autrement. Mais quand Slowfood a proposé cette journée à un tarif très raisonnable, j'ai eu envie d'y participer car elle était menée par un sérieux expert du sujet, Paul Le Mens, et parce qu'on a toujours quelque chose à apprendre.

La journée s'est déroulée à toute vitesse, on n'a pas pu faire tout ce qui était prévu, mais ce fut fort plaisant et intéressant. Je connaissais pas mal d'aspects, mais ils ont été ravivés, et, ce qui est vraiment essentiel dans ce domaine, c'est la pratique. On a fait des dégustations de plusieurs aliments de façon très précise, à l'aide de grilles détaillées (pain, fromage, ...).

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Bien sûr, ce n'est pas ainsi que l'on mange au quotidien mais on peut cependant s'entraîner à être plus attentif. Ainsi, j'explique souvent à mes patients qu'on mange avec tous les sens et je leur propose d'expérimenter cela en mettant davantage d'attention sur un plat, un repas, quelques bouchées. Il peut s'agir de prendre conscience du moment où le plaisir gustatif diminue et disparaît, d'être plus présent au repas et moins dans ses pensées, de se rendre compte qu'un aliment qu'on idéalise peut ne pas être si intéressant que cela, côté goût...

Malheureusement, l'éducation au goût est loin d'être assez présente à l'école. Jacques Puisais, grand spécialiste du goût, avait conçu les Classes du Goût il y a bien longtemps et elles percent timidement. D'autres initiatives voient le jour deci-delà et c'est tellement mieux que l'éducation nutritionnelle...

Et vous, vous arrive-t-il de déguster attentivement des aliments, des plats ?

Si vous avez envie d'approfondir un peu le sujet, il y a diverses possibilités :

. Le Palais des Thés a monté son Ecole du Thé qui propose divers ateliers/formations autour du thé.

. La délicieuse boutique Chocolatitudes propose régulièrement des ateliers autour du chocolat.

. J'organise parfois aussi des ateliers en petit nombre, contactez-moi si cela vous intéresse.

 

 

18/12/2015

Quelques conseils pour des fêtes gourmandes et pas gloutonnes ?

Sans doute un grand nombre d'entre vous prévoyez un ou plusieurs repas festifs, un peu différents du quotidien et parfois propices aux excès ? Les conseils en la matière abondent dans les magazines ou sur le web : oui aux huîtres, non au foie gras ; oui à la glace, non à la bûche... Vous vous en doutez, rien de ce type chez moi, rien n'est interdit ! Toutefois, si vous préférez passer les fêtes confortablement, peut-être ces quelques conseils vous seront utiles.


Arriver en ayant faim mais pas trop faim

Certaines personnes, quand elles ont en ligne de mire un bon et copieux repas se privent et ne mangent quasiment rien dans les heures qui précèdent. Sauf que le "dosage" est souvent incertain et elles arrivent fréquemment affamées à l'apéritif, voire ont besoin de prendre un en-cas pour tenir deux heures avant. Mangez normalement, un peu légèrement au repas d'avant mais suffisamment...


Se faire plaisir

C'est sans doute le plus important : manger des aliments qu'on aime, des plats préparés avec amour, en bonne compagnie. je vous souhaite tout cela si vous festoyez. Ne vous interdisez rien mais prenez le temps de savourer ce que vous mangez pour être moins tenté(e) de vous resservir.


Avoir une vision globale du repas

Si possible, se renseigner sur le menu pour privilégier ce qu'on préfère et zapper/minorer ce qu'on aime moins. Ce n'est par exemple pas forcément le meilleur moment pour apprécier du fromage... Et si on aime particulièrement le dessert, prévoir de lui garder une place...

Savoir s'arrêter

Si on veut profiter du repas, probablement composé de nombreux plats, il convient de savoir s'arrêter : ne pas se (faire) servir trop copieusement, éviter de se resservir des entrées s'il y a encore beaucoup à venir, savoir dire non gentiment si on suggère de reprendre d'un plat. Et au final, sortir de table sans un inconfort désagréable au point qu'il pourrait faire oublier le plaisir du repas...


Faire confiance à son corps

Ceci dit, bien sûr qu'on va faire des repas trop copieux. Mais ensuite, surtout ne pas se forcer à se mettre à table au repas suivant. Attendre tranquillement le retour de la faim. Il n'est pas interdit de sauter un repas si on n'a pas faim ! Testez votre souplesse en la matière. Et tant pis si les autres mangent, vous pouvez vous distinguer !

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Et si vous voulez entendre ma douce voix, j'ai retrouvé les quelques conseils que j'avais donnés sur BFM l'année dernière !

Tout cela vaut d'ailleurs pour n'importe quel repas convivial, familial, festif, en dehors de cette période...

Très bons repas de fête !

Complément 22 décembre 2015 :

j'ai été interviewée sur ce sujet par Anne du site Ideemiam. L'entretien est là.

Photo © tvetchinina Fotolia.com

17/12/2015

Echos de mon ego !

Eh oui, en cette fin d'année approchante, un petit billet totalement auto-centré avec quelques liens vers des gentilles personnes qui m'ont interviewée, si cela vous dit d'en savoir un peu plus sur mes goûts :

Le cher duo, fin gastronome, du Grumeau, avec qui j'ai le plaisir trop rare de déjeuner de temps en temps, m'a passée à la question jusqu'à l'étrange exercice d'imaginer mon dernier repas...

L'étonnante et remuante Parisienne Sans Gènes, que j'ai eu le plaisir de rencontrer autour d'un bon déjeuner chez Fulgurances, m'a demandé pléthore d'adresses ici et ailleurs et d'autres choses encore...

La charmante et éclectique Sophie m'a incluse dans sa drôle de série Fromage et Féminisme.

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Mes lunettes qu'on repère souvent des réseaux sociaux à la "vraie vie" mais projet d'en changer ;-)


Tout ça, c'était en décembre.

Mais du coup, période de rétrospective oblige, j'ai voulu retrouver un peu où j'avais parlé à droite à gauche durant l'année, peut-être en avais-je déjà évoqué certains. Et j'ai eu la surprise, merci google, de trouver aussi mon nom dans quelques endroits insoupçonnés... toujours en lien avec mon activité, rassurez-vous !

Petit panorama :

Le printemps avait été prolixe.

En mars et avril, en deux épisodes, Yumi, créateur de jus, m'a interviewée sur ma vision de l'alimentation moderne, et a ainsi évoqué la voie du milieu et les repères alimentaires

Je découvre qu'en avril encore, un blog minceur me cite en reprenant un vieux billet sur les buffets...

Toujours en avril, Marie-France m'avait demandé pourquoi tant de femmes sont si accros aux régimes...

Il y avait eu aussi le blog Tryndo me demandant mon avis sur le sans gluten...

...et L'Express qui m'a demandé de réagir sur le sans sucre.

Je m'aperçois qu'en juin, le site Femme Actuelle m'a sélectionnée dans le top 10 des meilleurs blogs minceur..., moi qui ne prône surtout pas la minceur à tout prix mais l'acceptation de soi et de la diversité corporelle...

Parlons un peu des hommes aussi, en juin, je participais à la demande d'un journaliste de Slate.fr à une parodie de défense du "dad bod".

Voilà, voilà, bonne lecture ! et si vous avez des questions alimentaires auxquelles vous ne trouvez pas de réponse sur ce blog, posez-les !

14/12/2015

Vive les livres qui parlent cuisine, aliments et pas seulement recettes...

Bon, on se rapproche à grands pas des fêtes de fin d'année, alors je fais comme tout le monde, je vais parler un peu livres... Car, ne nous le cachons pas, la période est propice aux cadeaux mi-plaisir mi-utilité que peuvent être les livres culinaires. Mais on peut trouver bien d'autres occasions pour (s')offrir des livres. Ce que je fais...

Récemment, plusieurs livres m'ont réjouie car il ne s'agissait pas seulement de livres de recettes. En effet, il en va pour moi des livres comme des revues culinaires : j'aime qu'il y ait de la "chair", des informations, des histoires... autour des recettes.

1. C'est le cas dans la très belle et richement fournie Encyclopédie de la Cuisine Végétarienne d'Esterelle Payani. Je suis impressionnée par la masse de travail que cela a dû représenter, surtout que je connais le perfectionnisme de l'auteure... Avant même de passer en cuisine, on se délecte de tout ce qu'on peut y découvrir. Il y a des informations sur tous les aliments de la sphère végétale, classés par familles, un large éventail de techniques (certaines qu'on a pu observer dans d'autres livres de cuisine végétarienne, d'autres plus rares) comme faire un lait végétal, cailler du fromage, préparer une chantilly de noix de coco...

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C'est déjà une grande richesse du livre. Mais le plus intéressant est peut-être le panorama des richesses de la cuisine végétarienne à travers les pays et les cultures. Car le végétarisme est aussi bien présent dans de nombreux pays d'Asie qu'en Europe, dans la bassin méditerranéen, ... On voyage ainsi d'une culture à l'autre avec curiosité et l'envie de passer en cuisine pour en découvrir davantage dans son assiette. Et, pour chaque recette, on a un renvoi aux techniques utilisées, ce qui est bien pratique si on débute dans la cuisine végétale. Le livre bénéficie par ailleurs de très belles photos. Petit bémol justement : ce n'est pas le format de livre que j'aime le plus emporter en cuisine... Un livre de référence vraiment utile si on a envie de diminuer sa consommation de viande et poisson.

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Les recettes : déjà savourées, les pâtes de sarrasin aux brocolis et ume. Hier soir, le "curry de pois chiches au chou-fleur, patate douce et lait de coco", accompagné de riz et de coriandre, fut un délice. Et, dans mon viseur hivernal, le "Mac'n'cheese au chou-fleur", la "soupe de quinoa", le "gâteau de millet aux choux de Bruxelles, butternut et noix de Pécan"...

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2. J'ai découvert par hasard à la Librairie Gourmande le livre Cuissons de Keda Black. Un livre vraiment atypique au rayon culinaire, par son format, ses photos, son organisation. Là encore, les recettes ne sont pas forcément le cœur du livre qui révèle bien d'autres richesses. L'idée est de nous faire découvrir les facettes des différents modes de cuisson et la meilleure façon d'y recourir. Certes, certains sont moins quotidiens que d'autres mais on peut rêver un peu... On plonge dans ses pages avec bonheur et on y pêche des tas de bons conseils, que ce soit la poêle idéale ou les aliments les plus adaptés au pochage. Un livre à savourer à petits pas et qui va devenir peu à peu un compagnon du quotidien mais on a aussi envie de se dépêcher d'expérimenter. Très envie par exemple de tenter la cuisson des légumes en croûte de sel...

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3. Thés japonais - la maison de thé Jugetsudo, de Chihiro Masui

Je n'aurais peut-être pas acheté ce Thés Japonais car je crois que je connais un peu déjà le thé japonais, en étant grande consommatrice et amatrice. Mais Chihiro Masui et son éditeur me l'ont envoyé et j'ai adoré le découvrir d'abord parce que les photos sont magnifiques. Puis parce qu'il y a toujours à apprendre sur le thé japonais et ses diverses variétés et les textes sont clairs, précis. Les recettes sont très appétissantes et pour la plupart vraiment pas compliquées. En ligne de mire pour commencer, les sablés aux noisettes et Genmaicha et la salade de fruits secs au Genmaicha aussi.

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Plus centré sur les recettes mais intérgrant de nombreuses informations sur les ingrédients et techniques : Tout sans gluten, de Clea : vous êtes peut-être étonnés de me voir citer ce livre alors que je m'agace souvent de cette mode envahissante du sans gluten sans raison valable. Je sais bien sûr que certains ont une vraie intolérance, d'autres un inconfort réel. Il s'agit ici d'une très vaste somme, sans doute un peu trop riche pour moi : je n'ai pour ma part aucun problème avec le gluten, aucune envie de céder à la mode mais j'explore parfois avec curiosité d'autres goûts en variant les farines. Mais c'est un livre qui me parait assez incontournable pour des personnes qui ont réellement une incapacité à digérer le gluten. Elles ont souvent du mal à trouver des idées de plats variés quand elles se rendent compte qu'elles n'ont d'autre choix que de cuisiner majoritairement. Elles se réjouiront de cette somme qui distille le style culinaire original et gourmand de Clea et n'ont pas fini d'en épuiser les plaisirs. Pour ma part, je commencerai bien par cette recette japonisante.

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Sinon, j'ai repéré en librairie deux livres sympathiques, avec de jolies mises en page colorées :

- La Bièrographie, pour amateurs de bière (que je ne suis pas) ou voulant le devenir,

- le très grand, lourd et bien garni On Va Déguster, issu de l'émission du même nom (que j'ai jugé pour l'instant trop encombrant pour mes étagères déjà bien remplies...).

Et, bien sûr, il devrait y avoir quelques Simplissime au pied des sapins...

D'autres suggestions ?

 

Encyclopédie de la Cuisine Végétarienne,d'Esterelle Payani, Flammarion (acheté)

Cuisson(s), de Keda Black, Keribus (acheté)

Thés japonais - Maison de thé Jugetsudo, de Chihiro Masui, Chêne (reçu)

Tout sur le gluten, de Clea, La Plage (reçu)

 

03/12/2015

Saison du brocoli : je ne m'en plains pas !

J'aime beaucoup le brocoli et le week-end dernier, j'ai décidé que ce serait un peu un festival...

Premier épisode : je voulais faire un gratin (brocolis blanchis puis cuits au four avec un peu de fromage frais (en l'absence de crème) et du Comté râpé mais il n'a pas vraiment gratiné... Appelons cela des brocolis au four. En tout cas, c'était délicieux.

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Deuxième épisode : un plat inspiré d'une recette nippo-Esterellienne (Esterelle Payani) extraite de son Encyclopédie de la Cuisine végétarienne : des pâtes de sarrasin aux brocolis, ume et sésame avec une sauce au miso et gingembre.

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Troisième épisode : une soupe de brocoli avec de la pomme (vague souvenir d'avoir déjà accordé ces deux ingrédients dans une recette), petite touche personnelle : une touche de cumin. Une soupe, cela permet notamment de ne pas gaspiller le pied du brocoli. Celle-ci n'était pas parfaite, à refaire...

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Et il aurait pu y avoir un quatrième épisode tout simple avec un peu d'huile d'olive et de parmesan par exemple. Un cinquième avec une quiche, etc.

Il y avait eu aussi récemment de délicieuses pâtes brocoli-anchois-pignons-pecorino, un classique de la cuisine italienne préparé par Monsieur.

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Car, bien sûr, il y a plein d'autres façons de le préparer et je vous avais déjà parlé du brocoli

Et vous, avez-vous essayé quelques variantes ou attendez-vous de plonger dans l'hiver ?

 

05/11/2015

Un tout petit peu de Mingou Mango, incontestable gourmande BCBT

Si vous aimez ce qui tourne autour de la nourriture, est-il encore possible que vous soyez passé(e) à côté du merveilleux blog de Mingou Mango ?! Des années que je le lis, que je me régale de ses jolis croquis gourmands et de ses mots délicats. Jusqu'au jour où j'ai eu la chance de rencontrer la vraie gourmande BCBT (Bien dans son Corps, Bien dans sa Tête) qui se cache derrière dessins et pseudo (avez-vous remarqué qu'elle ne se montre quasiment jamais...?). Je n'ai pas été déçue et, quelques déjeuners partagés plus tard, j'ai eu le plaisir de l'interviewer pour en savoir un peu plus sur elle...

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Ta définition de la gourmandise

Se faire plaisir  tout simplement !
 
Ta gourmandise favorite

Le granola du matin ou la tartine beurrée, qui m'aident à me lever...

Ta dernière découverte gourmande

J'avais envie d'une tartine beurrée justement, je suis allée au café Télescope et j'en ai trouvé une parfaite (elle l'a dessinée...). Le patron m'a expliqué qu'il faisait désormais son pain lui-même, suite à un stage avec Thierry Delabre (oooh, j'ai fait le stage aussi et moi, je n'ai toujours pas panifié ;-))
 
Le plat / l’aliment que tu ne parviens absolument pas à aimer
La noix de coco
 
Tu pars sur une île déserte, l’aliment que tu emportes absolument
Du riz
 
Que consommes-tu sans modération ?
Le granola ! C'est comme un feu d'artifice sur le yaourt le matin. J'aime la texture, je le fais bien griller, caraméliser, je mets tous les ingrédients que j'aime, j'ai perfectionné ma recette au fil du temps et maintenant elle est parfaitement à mon goût ! (j'essaie dès que mon nouveau four est installé :-))
 
D’où vient ton tempérament gourmand ?
C'est familial, génétique et culturel ! Je suis née dans une famille de cuisiniers : mon père est cuisinier, mes deux grand-pères le sont, un de mes oncles, des amis de mes parents... Tout tourne autour de la cuisine chez nous ! Mon père exprime beaucoup ses sentiments à travers elle, il faut dire qu'il a connu la famine enfant, en Chine, alors, bien manger, ça compte...
 
Ta gourmandise inavouable
C'est un truc un peu bizarre...Un lendemain de fête, il peut arriver que j'ai envie de toasts de foie gras au petit déjeuner... Il y a aussi les Demae Ramen, des nouilles instantanées que je mange depuis mon enfance.
 
La cuisine, c’est quoi pour toi ?
Je fais la différence entre la cuisine du quotidien et la cuisine quand on a le temps. Celle du quotidien ne devrait pas être une corvée mais c'est quand même un peu de la routine. Alors que quand j'ai le temps, c'est de la détente, un moment calme et aussi un jeu.
 
Dans tes placards (et ton frigo), il y a toujours… 
Du granola évidemment ! Et du poivre de chez Roellinger, de l'huile d'olive de Nyons, de la sauce soja, du ponzu (pour mes vinaigrettes), du chocolat à pâtisser, et tout plein de flocons, graines, oléagineux (pour le granola).
Au frigo : du bon beurre salé, du beurre doux aussi, des oeufs, des yaourts, des fromages des jus de fruit... 
 
Ta madeleine de Proust, le goût que tu n’arrives pas à retrouver
Le tofu aux cinq parfums de mon grand-père paternel, que je picorais au fur et à mesure qu'il le coupait en morceaux pour le faire sauter à la poêle avec du porc et de la ciboulette chinoise.
Les zong zi de mes grand-mères, qu'elles faisaient pour la fête du dragon mi-juin
 
Ta recette super-express et super-bonne 
Le grilled cheese : je prends du pain de mie complet, du Cheddar, du poivron et je fais griller. Excellent !
 
L’effort que tu fais pour ta ligne
Je mange peu si je n'ai pas faim le soir. Mais ce n'est pas un effort...
Je diminue un peu parfois ma quantité de sucre, je crois que j'en mange vraiment beaucoup !
 
C’est quoi les régimes pour toi ?
L'horreur absolue !
 
Ta meilleure façon de bouger
Marcher, nager tous les jours
 
Une astuce gourmande pour embellir le quotidien
Se faire un petit plaisir tous les jours, s'offrir chaque jour un aliment dont on a vraiment envie, hier, un kaki rien que pour moi.
 
 
Merci beaucoup Mingou Mango pour ces confidences et cette photo qui ne devrait pas encore permettre à tes admirateurs de t'arrêter dans la rue ;-) 
 
 

29/10/2015

Simplissime : pas de mensonge sur la promesse !

Il y a quelques semaines, l'émission de France Inter On va déguster était consacrée à un livre et son auteur : Simplissime de Jean-François Mallet. Intéressée par ce que j'en comprenais, je me suis dépêchée de le commander car cela me semblait pouvoir être le graal dont mes patients sont souvent en quête : un livre de cuisine simple, rapide et bonne.

Bien m'en a pris car ce livre connait un succès monstre, a été très vite épuisé et est actuellement en cours de réédition. Si vous le voulez, il se peut que vous le trouviez ou pas car il est relivré peu à peu d'après l'éditeur. Je vous en parle quand même en espérant ne pas créer trop de frustration.

Première impression extérieure quand je l'ai récupéré : quel gros pavé pour un prix plutôt raisonnable en matière de livre de cuisine (19,95 euros).

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Impression intérieure : c'est plutôt moche ! Quand on est habitué aux photos bien léchées et à la belle mise en page de nombreux livres (dont ceux de Jean-François Mallet...) et magazines de cuisine, on n'est pas dans le même registre. Mais c'est assumé. L'auteur, photographe culinaire renommé, a raconté son intention et la façon dont il a procédé :

- des photos qu'il a faites lui-même sans aucune sophistication ni décor (tout est sur fond blanc),

- des textes courts, écrits gros pour que cela soit facile d'utilisation.

Je feuillette le livre et trouve pas mal de recettes sympathiques, certaines très classiques ou basiques, d'autres plus originales. Et toujours un petit nombre d'ingrédients, pas compliqués, et une recette ARCHI-COURTE !

Alors, lançons-nous dans l'utilisation. J'ai réalisé trois recettes végétariennes (il y en a quelques-unes) qui se sont avérées :

- très faciles à faire,

- d'une préparation rapide,

- avec un résultat excellent.

Un gratin de potiron à la Fourme d'Ambert

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Une tarte aux poireaux et parmesan

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Des pâtes à la trévise, aux noisettes et au brocoli

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Monsieur a aussi réalisé hier soir un excellent gratin de macaroni au jambon.

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Le bilan :

- les recettes ont beau être très simples, quelques lignes seulement, si on les suit, le résultat est très bon. Nous ne sommes pas tout à fait des débutants en cuisine mais il n'y a visiblement pas de risque de rater (bien sûr, il y a toujours la marge de manœuvre du four de chacun quand on utilise ce mode de cuisson). Ce livre peut donc permettre à des personnes pas très aguerries et/ou ne voulant pas passer trop de temps en cuisine de préparer de bons plats au quotidien. Ce qui est bien la vocation du livre.

- les ingrédients sont faciles à trouver un peu partout et sans exigence particulière. Pour l'auteur, il est important qu'on puisse les trouver quasiment tous au supermarché du coin. Ensuite, à chacun de les adapter à son niveau d'exigence. Par exemple, j'ai eu besoin d'une pâte feuilletée pour la tarte et le mieux que j'ai trouvé dans mon environnement immédiat était bio mais à l'huile de palme : j'aurais préféré qu'elle soit au beurre...

- les recettes sont rapides à préparer mais ne sont pas forcément de dernière minute car elles peuvent intégrer un temps de cuisson significatif comme dans le cas des tartes et gratins.

- à titre personnel, il y a pas mal de recettes, notamment de viande, qui ne m'inspirent pas trop mais c'est affaire de goûts. Il va sans doute d'ailleurs être davantage utilisé par Monsieur.

- ceci dit, quand même un carton rouge pour un scandaleuse recette intitulée "spaghettis carbonara au crabe" qui n'a absolument rien à voir avec la recette traditionnelle portant ce nom si ce n'est la présence de jaunes d'œuf qu'on mélange à la crème, au curry et au crabe !

En résumé, si vous manquez d'idées et êtes en quête de recettes variées et faciles, ce livre devrait vous intéresser.

Compléments suite à ce billet

1. Deborah Dupont, la patronne de la merveilleuse Librairie Gourmande m'a fait remarquer la médiocrité des pages index. J'avais en effet noté ce point en ayant des difficultés à retrouver une recette : on a le droit à une table des matières basique ou à un index par aliment, mais pas d'index des recettes. Pour un livre qui se veut "simplissime" et d'usage quotidien, ce point a été visiblement baclé et c'est dommage.

2. Camille Labro, journaliste gastronome qui régale chaque semaine de ses interviews-souvenirs, a poussé l'expérience plus loin que nous. Je voulais vérifier que les recettes étaient très facilement réalisables mais ai-je pu m'abstraire complètement de mon (modeste) bagage culinaire ? Camille a fait tester des recettes par de vrais néophytes (enfants, mari, grand-père) et cela s'est un peu compliqué. Elle mentionne que les résultats sont plutôt bien, mais que sans rectifications ou précisions de sa part, on courrait à la catastrophe. Visiblement, une erreur entre 10cl et 100cl dans une recette et un manque d'explication sur la friture (pas de température). Selon elle, les débutants complets et non accompagnés auront un peu de mal avec les cuissons, les fritures, les assaisonnements. Quelques petites phrases en plus auraient été bienvenues.

Merci pour ces retours !

Complément 2016 : nous nous sommes finalement séparés de ce livre au bout de quelques mois car, après quelques recettes, pas toujours très bien expliquées (la brièveté n'est pas toujours la panacée), nous avons réalisé que trop peu nous faisaient vraiment envie. Par ailleurs, l'avalanche de déclinaisons à visée purement commerciale sous le vocable Simplissime est loin de me séduire...

20/10/2015

Recevoir sans stress...et se régaler !

Comme vous le savez si vous me lisez, on cuisine souvent pour nous, on va au restaurant, on est invité à dîner... Et parfois, on reçoit. Dans ces moments-là, je trouve important de s'organiser pour ne pas stresser à l'approche du repas, ni passer trop de temps en cuisine quand les convives sont là. On peut préparer une partie des mets à l'avance, ne pas faire trop compliqué, voire même déléguer une partie à de très bons artisans. Halte au perfectionnisme culinaire qui fait passer à certains 20 heures en cuisine pour recevoir quelques amis et être à la hauteur de leur réputation. Comme si le plus important n'était pas le plaisir de passer du temps ensemble... Même si le contenu de l'assiette compte, évidemment !

Exemple du déjeuner de dimanche dernier, d'inspiration italo-française :

- en entrée, un très fameux et merveilleux pâté en croûte de Gilles Vérot, "vice champion du monde",  Bien sûr, on aurait pu prévoir une entré maison mais avec ça, on était sûr de faire plaisir. C'était ciblé...

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- en plat, de délicieuses pâtes aux cèpes : Monsieur avait préparé sa "sauce" en avance et il restait donc principalement à la réchauffer et à cuire les pâtes au dernier moment.

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- en dessert, une fabuleuse tarte poire praliné noisette, une recette du blog de Mamina, que j'avais repérée car je cherchais un dessert de saison à base de poire et de noisette. J'avais préparé la pâte à tarte la veille et terminé la tarte dans la matinée tranquillement avant le déjeuner. J'ai juste eu à ajouter noisettes concassées et copeaux de chocolat sur le dessus au dernier moment.

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Bref, aucun stress, une préparation tranquille et partagée, un repas passé à savourer les plats et échanger avec bonne humeur.

Et vous, comment vous organisez-vous quand vous invitez ?

 

NB : Comme il restait une peu de pâte sablée à la noisette et qu'il n'était pas question de la gaspiller, j'ai fait des petits sablés qui sont délicieux avec une touche de pâte praliné. Eh oui, je suis dingue de noisette et de praliné !

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12/10/2015

Dans les mailles du filet : de la rude pêche d'antan à la complexité actuelle

La semaine dernière, j'ai été conviée en avant-première à la présentation d'une nouvelle exposition qui vient d'ouvrir au Musée de la Marine à Paris (Palais de Chaillot). Heureux calendrier, j'étais disponible et cela donnait l'opportunité d'une visite commentée de façon très intéressante par son commissaire.

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Une bonne partie de l'exposition est consacrée à la pêche à la morue en haute mer. C'est un pan majeur de l'histoire de la pêche européenne, et très rude. Les navires partaient pour 6 mois vers les mers froides de Terre-Neuve, du Labrador, d’Islande et du Groenland, les pêcheurs abandonnaient leur famille pour cette durée, Certains même ne revenaient pas car la mer peut être fort violente. Toute cette histoire est racontée à travers dessins, tableaux, films, livres... avec notamment une mise en avant du plus célèbre, Pêcheur d'Islande.

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On apprend aussi quelques anecdotes culinaires : ainsi la présence des accras de morue aux Antilles est dû au fait qu'on venait y débarquer quantité de morue, mets facile à conserver (elle était salée sur le bateau ou séchée au soleil) et source de protéines économique pour les esclaves d'alors. Sans oublier bien sûr la si répandue huile de foie de morue pour fortifier les enfants naguère. Ou que l'homme le mieux payé du navire était le responsable du salage car de son travail dépendait la qualité du produit final.

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J'avais eu un aperçu de cette histoire il y a un an et demi, quand nous étions partis à St Brieuc, En effet, en 2013-2014, quatre villes (Granville, Rennes, St Brieuc, St Malo) s'étaient regroupées pour monter plusieurs expositions relatant cette épopée maritime. A Saint Brieuc, nous avions vu Le temps de l'absence qui mettait l'accent, de façon émouvante, sur la vie difficile à terre, notamment pour les familles quand les bateaux étaient loin.

Cette exposition est donc riche en œuvres diverses racontant cette époque qui s'étale sur plusieurs siècles. Et par ailleurs, pour la première fois dans ce Musée, nous a-t-on dit, elle embrasse un sujet totalement actuel, celui de la surpêche et de l'épuisement de certaines espèces. Il est ainsi frappant de voir que cette pêche à la morue, certes très dure mais semblant fournir des ressources inépuisables, a tout à coup connu un coup d'arrêt à Terre-Neuve en 1992. Car les réserves de morue ont fini par s'épuiser... avec les excès de la pêche industrielle. Cela devait être provisoire mais ne s'améliore que très peu... Le cabillaud que l'on mange aujourd'hui vient majoritairement de la mer de Barents au nord de la Norvège.

La dernière partie de l'exposition rassemble ainsi de nombreuses informations orientées vers le grand public pour le sensibiliser à ce sujet sur lequel il peut agir dans son quotidien, en mangeant éventuellement moins de poisson (c'est-à-dire inverser la tendance...) et en choisissant et variant les poissons qu'il mange.

dans les mailles du filet; musée de la marine,pêche à la morue,histoire de la pêche

Les concepteurs de l'exposition ont davantage cherché à informer qu'à créer la polémique et ils ont donné la parole, via des témoignages notamment en video à des intervenants divers (il y a notamment Bloom, Greenpeace, le MSC...). Différentes activités sont aussi prévues pour les enfants.

Bref, une exposition artistique, historique, informative et citoyenne visant un large public.

Dans les mailles du filet, Musée de la Marine, place du Trocadéro, Paris 16eme, jusqu'au 26 juin 2016.

10/10/2015

Du poisson, oui, un peu et surtout pas toujours le même !

Il y a déjà 6 ans, en 2009, je publiais le billet ci-dessous où je m'interrogeais sur notre capacité à varier davantage les poissons. Ce billet m'est revenu suite à un échange avec un des concepteurs de l'exposition "Dans les mailles du filet" qui vient de commencer au Musée de la Marine (j'étais conviée à une visite cette semaine). En effet, la dernière partie de l'exposition évoque la problématique actuelle de la sur-pêche de certaines espèces. Et on se disait, ce n'est pas une révélation, que les Français mangent un peu toujours les mêmes poissons : du saumon, du thon, du cabillaud, des sardines...

J'ai pour ma part refait le petit exercice auquel je m'étais livrée en 2009. En fait, la variété reste à peu près la même si l'on considère l'occasionnel mais, en fait, je mange au global du poisson moins souvent car je fais beaucoup de repas végétariens. Ma consommation se répartit ainsi, me semble-t-il :

- anchois, bar, bonite, daurade, maquereau, sardine, saumon, thon (ceux que Monsieur cuisine ou l'utilisation de conserves). On est attentif à l'origine, au type de pêche... Par exemple en allant chez le poissonnier de Terroirs d'Avenir, où il y a de merveilleux poissons qui arrivent en direct, d'espèces variées selon la disponibilité du jour. 

- anguille, bonite, cabillaud, chinchard, espadon, hareng, lieu jaune, lotte, St Pierre, sole, truite (occasionnellement au restaurant, chez des amis...).

Pour moi, il en est du poisson comme du reste de l'alimentation : mieux vaut moins souvent et de bonne qualité. Et si possible, continuer à se faire plaisir avec du bon plutôt que le supprimer de son alimentation. 

Et vous, combien de poissons différents mangez-vous ? Quelles espèces ? Etes-vous parfois curieux(se) d'en découvrir de nouvelles ? Trouvez-vous que la proposition trop pauvre ?

 

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Billet publié le 16 février 2009

Je reviens sur le poisson, dont j'ai parlé il y a quelques semaines suite à une conférence de l'Institut Français de Nutrition. Des questions qu'on se pose souvent : que vaut le poisson d'élevage ? Faut-il privilégier le poisson de pêche ? En France, c'est encore très majoritairement la pêche qui domine : 85 % contre 15 % environ pour l'élevage (alors que dans le monde, la pêche représente 55 % seulement).

En fait, tout n'est pas blanc ou noir. Il y a de bons et de mauvais poissons d'élevage car il y a différentes façons de les nourrir. Et l'élevage permet de garantir une régularité dans leur nourriture meilleure qu'en mer, ce qui leur assure notamment un niveau de chair grasse constant. Le problème, c'est que la meilleure nourriture, c'est l'huile de poisson, mais cela en consomme une trop grande quantité. Il y a des recherches pour mixer différentes alimentations.

Mais le problème est surtout que les mers se vident, certaines espèces n'arrivent plus à se renouveler et pourraient disparaître. Selon l'IFREMER, 75 % des espèces sont surexploitées ou totalement exploitées. Alors, ne pourrait-on pas nous faire découvrir d'autres variétés de poissons ? Ne mange-t-on pas toujours les mêmes par habitude ou méconnaissance ?

Ainsi, à l'étal de mon poissonnier, j'ai compté une vingtaine d'espèces. C'est déjà pas mal, il est plutôt bien fourni mais ce sont quasiment toujours les mêmes poissons. Ce qu'il trouve chez ses fournisseurs et ce que demandent ses clients.
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Il y a 250 espèces de poissons dans les vastes océans. Mais, en France, une dizaine d'espèces seulement représentent 70 % des ventes : le thon, le saumon, le lieu, le cabillaud, le merlu, la sardine, le hareng, la truite, le maquereau, le panga , le perche du Nil.
Certes, certains poissons ne seraient pas à notre goût mais sont-ils tous immangeables ? Ou est-ce un manque de curiosité ? Et je suis bien désolée que, parmi les plus consommés, on trouve le panga, encore inconnu il y a quelques années et pas vraiment inoubliable gustativement parlant. Et même pas intéressant d'un point de vue nutritif. Malheureusement, il est en train d'envahir les collectivités.

Moi-même, plutôt amatrice de poisson et notamment via la cuisine japonaise, j'ai compté que je consommais de façon plus ou moins régulière 12 variétés (sans compter coquillages et crustacés) : sardine, maquereau, saumon, thon (de moins en moins de thon rouge, qui devient rare), anguille, bar, cabillaud, sole, espadon, lotte, merlan, daurade...

Et vous, avez-vous déjà compté ? Vous arrive-t-il de goûter de nouveaux poissons ? Et variez-vous les modes de préparation ? Car le poisson, on peut le manger par exemple grillé, au four, à la vapeur, au court-bouillon, mariné, en terrine, en salade, etc.