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31/12/2015

Décembre 2015 : je remplis mon garde-manger

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Cet été, je vous avais parlé de mon déménagement. Mais déménagement ne veut pas forcément dire emménagement immédiat... Il peut y avoir des étapes intermédiaires, des travaux, une installation progressive. C'est le cas pour moi. Mais j'ai commencé peu à peu à cuisiner dans ma nouvelle "maison". J'avais majoritairement liquidé mes stocks alimentaires avant de faire mes cartons. Du coup, décembre a été propice à quelques étapes de constitution d'un garde-manger de base de produits non périssables. Tout ne vous paraitra peut-être pas du domaine du basique indispensable selon vos propres besoins, question de goût...

Cela a commencé par une visite au Salon Saveurs début décembre. Cela faisait plusieurs années que j'avais espacé mes visites, manque de temps et relatif désintérêt. Mais cette année, j'étais libre le lundi matin et, après avoir reçu plusieurs invitations, j'ai pris la peine de regarder la liste des exposants sur le site et de voir qu'il y avait visiblement matière à une plaisante visite. Ce fut le cas et je suis repartie avec quelques emplettes sucrées : de délicieuses confitures de Stephan Perrotte (après en avoir goûté beaucoup sur le stand !), champion du monde de confiture. On avait déjà découvert les confitures qu'il a imaginées en partenariat avec la Maison du Miel et on était ravis d'échanger avec son associé et lui. J'ai apprécié son souhait de ne pas se développer trop vite pour être sûr de garantir le maintien du niveau de qualité. Je suis par ailleurs revenue avec du sirop d'érable, de la pâte de pruneau (pour changer un peu des pruneaux...).

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On a peu après fait une escale à l'Epicerie italienne Rap pour de la très bonne huile d'olive et des pâtes Martelli, la marque favorite de Monsieur.

En boutique bio et ailleurs, j'ai constitué un stock de toutes sortes de "graines" (céréales et légumineuses) pour mes bentos ou des dîners végétariens : quinori, boulgour, petit épeautre de Haute-Provence, du riz basmati Tilda (chez Velan, passage Brady), ...

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J'ai aussi acheté une variété de fruits secs et oléagineux, utiles pour les salades, le granola (je vais m'y remettre) voire à grignoter : noisettes, noix de pécan, noix de cajou, raisins secs, abricots secs, pruneaux... Et des flocons de céréales à manger tels quels, avec laitage et fruits ou à utiliser comme base de granola. De la farine, blé et sarrasin pour commencer, d'autres suivront au fil des besoins.

J'ai rendu visite à Laurence de Chocolatitudes, une de mes boutiques favorites pour me fournir en très bon chocolat à manger ou à cuisiner. Et, côté sucré, j'ai aussi acquis de la pâte de noisette, de la crème de marron... Des miels à la Maison du Miel.

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Il me restait quelques épices, aromates, assaisonnements, mais j'ai refait un petit stock de ceux que j'utilise souvent (coriandre, cumin, paprika, cannelle...), du sésame, de la moutarde, des cornichons, du vinaigre de Banyuls de la Guinelle, que j'aime beaucoup.

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On a passé une commande à la Compagnie Bretonne du Poisson car on aime beaucoup leurs produits et je mange de temps en temps thon, sardines, maquereau qui agrémentent parfois une assiette composée.

Côté boissons, j'ai une bonne provision de thé arrivée tout droit du Japon.

Voilà... Avec tout ça, quelques bonnes recettes et plein de fruits et légumes de saison, on ne devrait pas mourir de faim !

Côté frais, il y a progressivement du beurre, des œufs, des yaourts, du parmesan, de la feta, de la ricotta...

Et vous, quels sont vos basiques du garde-manger ?

Très bon réveillon de fin d'année ! (vite, je pars en cuisine, à demain !)

29/12/2015

Octobre 2015 : je me balade aux Batignolles

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Parmi les possibilités de se fournir en bons fruits et légumes, j'avais assez peu investigué le marché bio des Batignolles qui se tient le samedi matin dans le 17eme arrondissement. Impression de prix élevés et de clientèle chic. Mais mon amie Marine qui en est habituée m'a appris qu'il fallait simplement choisir son horaire et connaître les bons stands de vrais maraîchers. Elle s'est donc improvisée guide un samedi matin ensoleillé d'octobre.

Pour se donner du courage en début de marché, on a bu un jus d'herbe fait minute, éventuellement additionné de jus de fruits, vendu bien cher le petit gobelet. Mais c'est censé faire tellement de bien, n'est-ce pas ?!

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Puis on a arpenté le marché, côté fruits et légumes, œufs, fromages... On a repéré les bons endroits, fait quelques achats et prévu de revenir une autre fois.

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En complément, on a découvert un autre endroit dont j'avais découvert le site internet auparavant, sans bien comprendre son fonctionnement : Au Bout Du Champ, un petit point de vente de produits locaux : on peut commander sur internet et venir chercher sa commande mais j'ai découvert qu'il y avait aussi des produits disponibles à la vente sur place. L'intérêt : c'est local, c'est proche, c'est largement ouvert. Et ne nous laissons pas rebuter par les casiers, tout est frais. Bien envie de tester !

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Enfin, toujours dans le même quartier des Batignolles, on est allés déjeuner au Bal Café, avant que la foule ne s'y presse. C'est un brunch le week-end mais pas de formule imposée, on choisit des plats (plutôt copieux et nourrissants) à la carte. J'ai choisi un welsh rarebit (croque gallois au cheddar et à la Guiness) car je n'avais jamais goûté ce plat : pas de grand emballement car cela manquait de diversité gustative... Je préfère les plats de la semaine du Bal Café.

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Merci Marine pour la balade !

Marché bio des Batignolles : le samedi matin 9h-15h, terre plein du boulevard des Batignolles (n° 27-35 et 34-48)

Au Bout du Champ, 20 rue des Dames, Paris XVIIe

Bal Café, impasse de la Défense, Paris XVIIe

24/12/2015

Mai 2015 : je célèbre la Journée Internationale Sans Régime

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

Chaque année, le 6 mai, c'est la Journée Internationale Sans Régime. Régulièrement, j'en parle, j'essaie d'attirer l'attention mais en France, ce n'est vraiment pas évident d'intéresser largement sur le sujet... Cette année, voulant toutefois encore une fois marquer la date, j'avais imaginé un petit déjeuner "portes ouvertes" pour répondre aux questions sur les régimes. Quelques personnes ont participé. Pas très nombreuses, du fait de l'horaire de journée sans doute, mais très sympathiques et ouvertes à la discussion et au partage.

Elles avaient toutes, avec plus ou moins de constance, pratiqué des régimes. Je n'ai pas eu beaucoup à insister pour les convaincre que cela ne marchait pas. On a évoqué les raisons psychologiques (la restriction entraîne le craquage, la culpabilité se développe) et physiologiques (le corps enregistre la privation et baisse peu à peu ses besoins). On a parlé de ces nouveaux régimes "sans" plein de choses qui, sous couvert de forme et de santé, prennent bien soin de vanter l'amaigrissement aussi. On a évoqué ces femmes qui ne sentent pas au régime mais qui sont en fait dans la restriction permanente, qui finit par devenir une seconde nature.

On a évoqué ce qui fait prendre du poids, dont les raisons émotionnelles : se donner du courage pour un travail pénible à faire, une récompense pour avoir réglé un problème, l'ennui, un moment de flottement,  ... qui souvent peuvent se muer en habitudes et comportements machinaux. Et la difficulté à changer ses habitudes même si on sait ce qu'il faudrait faire. On a parlé de "conscientiser" ses comportements, de réfléchir à ses motivations, de comment changer des habitudes ancrées.

Et surtout on a beaucoup parlé de toutes les croyances, règles, dogmes qui déterminent la façon de manger souvent bien davantage que l'écoute de ses propres besoins. L'obligation de prendre trois repas par jour, de faire un petit déjeuner consistant, les aliments qui feraient grossir, ...

Bref, un moment de partage très intéressant et j'aimerais en avoir l'occasion plus souvent.

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Exemple de croyance à défaire : que le fromage ferait grossir...Oh, non, question de faim et de quantité !

 

Et vous, avez-vous enfin renoncé aux régimes ? Si vous me lisez, peut-être !



22/12/2015

Mars 2015 : j'aime la liberté hors menu imposé !

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

En mars, je suis retournée chez Coretta pour fêter un anniversaire. J'y avais déjà dîné et apprécié à la fois la cuisine et le cadre très plaisant. Une fois encore, j'ai été davantage attirée par les entrées que par les plats et je souhaitais garder une place pour la brioche roulée à la cannelle dont j'avais entendu parler avec gourmandise. Car Coretta a l'avantage, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas, de ne pas avoir un menu obligé entrée-plat-dessert.

En effet, mon appétit rarement suffisant pour un repas entrée-plat-dessert de portions standard

+ mon goût de la variété

+ la tendance à trouver souvent les entrées plus attractives et originales que les plats

+ ma capacité à demander ce dont j'ai envie sans peur du refus

+ mon envie de viande/poisson en grande portion rarement présente

font que j'aime pratiquer de plus en plus souvent un repas sans plat principal au restaurant.

En effet, soit je n'ai pas une énorme faim et je prends une entrée + un dessert.
Soit j'ai bien faim et/ou le moment est festif, je prends deux entrées + un dessert ou un 1/2 dessert.

Ce jour-là, chez Coretta, même si mes acolytes avaient choisi plat-dessert (ah, le fameux ris de veau de Beatriz Gonzales, comme chez Neva Cuisine !), j'étais restée sur mon choix et je me suis régalée de deux entrées, excellentes (comme les autres attendaient, je leur avais fait goûter la première !) : l'une à base d'anguille fumée et pomme verte, l'autre de poulpe et soupe de pois chiche. Puis j'avais savouré une délicieuse (mais un peu trop copieuse) brioche perdue à la cannelle.*

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Fabuleux très beau dessert (pour deux) du talentueux Yannick Tranchant chez Neva Cuisine : ce serait vraiment dommage de ne plus avoir faim quand on y arrive...

Ce type de choix est possible dans de nombreux restaurants qui proposent à la fois un menu (un peu plus avantageux) et une possibilité de prendre les plats à la carte. Alors que m'agacent un peu ces lieux où l'on doit impérativement prendre entrée-plat-dessert et pas moyen de négocier une petite réduction si on prend deux entrées/dessert...

Bref, vive la liberté, l'écoute de sa faim et de ses envies au restaurant ! Surtout quand le type de plat est peu propice au "doggy bag"...

Et vous, prenez-vous cette liberté de choisir vraiment selon vos envies et votre appétit ?

*je crois que j'ai effacé par erreur les photos de ce bon repas

21/12/2015

Février 2015 : je plonge dans la Cuisine Populaire

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

En février, j'ai eu la joie d'assister à un très intéressant colloque organisé par l'OCPOP (Observatoire des Cuisines Populaires)* autour de la transmission culinaire. Cet Observatoire, initié en 2011 par le journaliste Eric Roux, a un site intéressant et regroupe divers professionnels de l'alimentation. Je les lis régulièrement et j'aime beaucoup leur approche de la cuisine populaire qui rejoint ma conviction qu'on peut cuisiner simple et bien manger au quotidien.

Outre le plaisir de croiser de multiples têtes amies de la foodosphère dans la salle, j'avais apprécié les conférences intéressantes, animées par Eric Roux. On nous a présentés les résultats d'une étude IFOP sur les pratiques de cuisine et leur apprentissage, avec aussi un éclairage du sociologue Thibaut de St Pol. Il en est ressorti par exemple qu'une majorité de personnes aime cuisiner, que la transmission est d'abord familiale puis se "métisse" entre conjoints. Mais il n'y a pas encore égalité dans la transmission. On pense d'abord à initier la fille et ce sont toujours les femmes qui cuisinent le plus. Avec une progression toutefois des hommes jeunes. Mais de ce fait, je perçois une certaine insatisfaction chez quelques patientes, avec une pointe d'amertume parfois : à elles, la cuisine du quotidien qui finit par devenir une corvée et à eux, souvent, la cuisine détente du week-end, les repas d'amis et donc aussi, les compliments... Pas juste ! Et certain(e)s, je le vois bien, n'ont pas eu de transmission de savoir-faire culinaire et se trouvent démunis.

Il y aussi eu des échanges sur transmission et respect strict des recettes, sur le cuisiner ensemble comme symbole du vivre ensemble. Eric Roux a rappelé que notre cuisine s'était métissée au fil du temps et qu'il n'y avait pas de raison que cela s'arrête (cf le goût des Français pour le couscous ou les lasagnes) : connaître la tradition oui, mais ne pas s'y accrocher avec rigidité, a-t-il suggéré. La cuisine n'est pas figée et il a donné l'exemple d'une personne turque qui avait mis la blanquette "à sa sauce" avec cumin et piment. ou ailleurs, on y met de la citronnelle

On a eu le plaisir d'écouter le grand chef Michel Bras qui a parlé avec sagesse et honnêteté de la transmission à son fils Sébastien, du goût de la tomate farcie et des plaisirs simples comme celui que procure la peau de lait (oh que j'ai détesté cela pour ma part !), de l'odeur de "la soupe de sa maman". J'ai été bien d'accord avec lui quand il a affirmé que "le plaisir n'est pas lié au luxe du produit". Il a aussi rappelé une phrase ô combien juste du chef Alain Chapel : "la cuisine, c'est bien plus que des recettes". Et il a en partie expliqué que le légume soit le parent pauvre des cantines en avouant que "le légume, ce n'est pas simple", et notamment, cela vit assez mal le réchauffage.

Puis la parole a été donnée à "Françoise Bernard" (pas son vrai nom), qui a sorti son premier livre de recettes, 1952 et en a vendu des quantités énormes. Sa mère lui avait appris à cuisiner, les pro lui appris à le faire "convenablement" et elle s'est efforcée de rendre accessible la cuisine en se situant entre les deux : la cuisine de sa mère "trop simple" et celle des cuisiniers qui utilisent des mots "pas compris par tous".

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Elisabeth Scotto, auteure culinaire, a paru savoir jongler à merveille entre mémoire familiale, tradition et usage des technologies modernes. Elle recommande surtout d'être curieux, de poser des questions sur les produits chez les commerçants, sur la cuisine...Et "les recettes ne sont pas faites pour être suivies", on doit se les approprier, et que cela devienne NOTRE recette. Probablement pas possible d'emblée pour tous...

Guillaume Bapst, directeur de l’association ANDES, dont j'admire la dynamique et utile activité, a présenté ce réseau d’épiceries solidaires. Leur but est de donner envie à des personnes de se réapproprier leur alimentation, de se faire plaisir et d'avoir accès à une offre de qualité avec du choix, comme dans une vraie épicerie. L'ANDES anime des ateliers de cuisine à travers "La Compagnie des Gourmands" qui offre aux parents et enfants la possibilité de cuisiner ensemble. Quoi de mieux pour transmettre ? L'association Kialatok propose, elle, des ateliers culinaires ouverts sur les cuisines du monde, favorisant la transmission culturelle par la cuisine.

Au global, un moment riche de beaux partages, qui a fait écho à un billet où je m'interrogeais justement sur la transmission culinaire. Mais j'en suis ressortie avec la question, qui me titille depuis un moment, comment atteindre et réinscrire dans une transmission plaisante et sans culpabilité, ceux qui ne cuisinent pas du tout ? Comment leur donner confiance dans leurs capacités et leur donner envie de faire plaisir, de partager de bons moments à travers la cuisine ?

Pour conclure, un plaisant petit buffet.

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Pour prolonger ce billet :

Quelques-uns des intervenants ont répondu à quelques questions en vide sur le site de l'OCPOP

Le regard de la journaliste gourmande Caroline Mignot et celui de l'excellent site gastronome Atabula

*L'OCPOP est un organisme initié par Lesieur. Comme quoi les grandes marques de l'agro-alimentaire peuvent parfois bien utiliser leur argent ;-)

20/12/2015

Janvier 2015 : j'affine mon goût avec Slowfood

Petit retour sur les bons côtés, les jolis moments de 2015, ceux dont je n'avais pas pris le temps de vous parler sur le blog, et ils vont nous amener tranquillement à la fin de l'année.

En janvier, j'ai participé à une formation organisée par Slowfood sur le goût. Ca fait bien longtemps que je m'intéresse au goût des bonnes choses, j'ai participé à des ateliers de dégustation autour du thé, du chocolat... Mais je me suis intéressée de façon plus systématique aux mécanismes du goût et de la dégustation quand je suis devenue diététicienne. J'ai entrepris quelques formations sur le sujet car je propose parfois à mes patients d'apprendre à déguster un aliment, une étape souvent intéressante pour le considérer autrement. Mais quand Slowfood a proposé cette journée à un tarif très raisonnable, j'ai eu envie d'y participer car elle était menée par un sérieux expert du sujet, Paul Le Mens, et parce qu'on a toujours quelque chose à apprendre.

La journée s'est déroulée à toute vitesse, on n'a pas pu faire tout ce qui était prévu, mais ce fut fort plaisant et intéressant. Je connaissais pas mal d'aspects, mais ils ont été ravivés, et, ce qui est vraiment essentiel dans ce domaine, c'est la pratique. On a fait des dégustations de plusieurs aliments de façon très précise, à l'aide de grilles détaillées (pain, fromage, ...).

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Bien sûr, ce n'est pas ainsi que l'on mange au quotidien mais on peut cependant s'entraîner à être plus attentif. Ainsi, j'explique souvent à mes patients qu'on mange avec tous les sens et je leur propose d'expérimenter cela en mettant davantage d'attention sur un plat, un repas, quelques bouchées. Il peut s'agir de prendre conscience du moment où le plaisir gustatif diminue et disparaît, d'être plus présent au repas et moins dans ses pensées, de se rendre compte qu'un aliment qu'on idéalise peut ne pas être si intéressant que cela, côté goût...

Malheureusement, l'éducation au goût est loin d'être assez présente à l'école. Jacques Puisais, grand spécialiste du goût, avait conçu les Classes du Goût il y a bien longtemps et elles percent timidement. D'autres initiatives voient le jour deci-delà et c'est tellement mieux que l'éducation nutritionnelle...

Et vous, vous arrive-t-il de déguster attentivement des aliments, des plats ?

Si vous avez envie d'approfondir un peu le sujet, il y a diverses possibilités :

. Le Palais des Thés a monté son Ecole du Thé qui propose divers ateliers/formations autour du thé.

. La délicieuse boutique Chocolatitudes propose régulièrement des ateliers autour du chocolat.

. J'organise parfois aussi des ateliers en petit nombre, contactez-moi si cela vous intéresse.

 

 

18/12/2015

Quelques conseils pour des fêtes gourmandes et pas gloutonnes ?

Sans doute un grand nombre d'entre vous prévoyez un ou plusieurs repas festifs, un peu différents du quotidien et parfois propices aux excès ? Les conseils en la matière abondent dans les magazines ou sur le web : oui aux huîtres, non au foie gras ; oui à la glace, non à la bûche... Vous vous en doutez, rien de ce type chez moi, rien n'est interdit ! Toutefois, si vous préférez passer les fêtes confortablement, peut-être ces quelques conseils vous seront utiles.


Arriver en ayant faim mais pas trop faim

Certaines personnes, quand elles ont en ligne de mire un bon et copieux repas se privent et ne mangent quasiment rien dans les heures qui précèdent. Sauf que le "dosage" est souvent incertain et elles arrivent fréquemment affamées à l'apéritif, voire ont besoin de prendre un en-cas pour tenir deux heures avant. Mangez normalement, un peu légèrement au repas d'avant mais suffisamment...


Se faire plaisir

C'est sans doute le plus important : manger des aliments qu'on aime, des plats préparés avec amour, en bonne compagnie. je vous souhaite tout cela si vous festoyez. Ne vous interdisez rien mais prenez le temps de savourer ce que vous mangez pour être moins tenté(e) de vous resservir.


Avoir une vision globale du repas

Si possible, se renseigner sur le menu pour privilégier ce qu'on préfère et zapper/minorer ce qu'on aime moins. Ce n'est par exemple pas forcément le meilleur moment pour apprécier du fromage... Et si on aime particulièrement le dessert, prévoir de lui garder une place...

Savoir s'arrêter

Si on veut profiter du repas, probablement composé de nombreux plats, il convient de savoir s'arrêter : ne pas se (faire) servir trop copieusement, éviter de se resservir des entrées s'il y a encore beaucoup à venir, savoir dire non gentiment si on suggère de reprendre d'un plat. Et au final, sortir de table sans un inconfort désagréable au point qu'il pourrait faire oublier le plaisir du repas...


Faire confiance à son corps

Ceci dit, bien sûr qu'on va faire des repas trop copieux. Mais ensuite, surtout ne pas se forcer à se mettre à table au repas suivant. Attendre tranquillement le retour de la faim. Il n'est pas interdit de sauter un repas si on n'a pas faim ! Testez votre souplesse en la matière. Et tant pis si les autres mangent, vous pouvez vous distinguer !

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Et si vous voulez entendre ma douce voix, j'ai retrouvé les quelques conseils que j'avais donnés sur BFM l'année dernière !

Tout cela vaut d'ailleurs pour n'importe quel repas convivial, familial, festif, en dehors de cette période...

Très bons repas de fête !

Complément 22 décembre 2015 :

j'ai été interviewée sur ce sujet par Anne du site Ideemiam. L'entretien est là.

Photo © tvetchinina Fotolia.com

17/12/2015

Echos de mon ego !

Eh oui, en cette fin d'année approchante, un petit billet totalement auto-centré avec quelques liens vers des gentilles personnes qui m'ont interviewée, si cela vous dit d'en savoir un peu plus sur mes goûts :

Le cher duo, fin gastronome, du Grumeau, avec qui j'ai le plaisir trop rare de déjeuner de temps en temps, m'a passée à la question jusqu'à l'étrange exercice d'imaginer mon dernier repas...

L'étonnante et remuante Parisienne Sans Gènes, que j'ai eu le plaisir de rencontrer autour d'un bon déjeuner chez Fulgurances, m'a demandé pléthore d'adresses ici et ailleurs et d'autres choses encore...

La charmante et éclectique Sophie m'a incluse dans sa drôle de série Fromage et Féminisme.

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Mes lunettes qu'on repère souvent des réseaux sociaux à la "vraie vie" mais projet d'en changer ;-)


Tout ça, c'était en décembre.

Mais du coup, période de rétrospective oblige, j'ai voulu retrouver un peu où j'avais parlé à droite à gauche durant l'année, peut-être en avais-je déjà évoqué certains. Et j'ai eu la surprise, merci google, de trouver aussi mon nom dans quelques endroits insoupçonnés... toujours en lien avec mon activité, rassurez-vous !

Petit panorama :

Le printemps avait été prolixe.

En mars et avril, en deux épisodes, Yumi, créateur de jus, m'a interviewée sur ma vision de l'alimentation moderne, et a ainsi évoqué la voie du milieu et les repères alimentaires

Je découvre qu'en avril encore, un blog minceur me cite en reprenant un vieux billet sur les buffets...

Toujours en avril, Marie-France m'avait demandé pourquoi tant de femmes sont si accros aux régimes...

Il y avait eu aussi le blog Tryndo me demandant mon avis sur le sans gluten...

...et L'Express qui m'a demandé de réagir sur le sans sucre.

Je m'aperçois qu'en juin, le site Femme Actuelle m'a sélectionnée dans le top 10 des meilleurs blogs minceur..., moi qui ne prône surtout pas la minceur à tout prix mais l'acceptation de soi et de la diversité corporelle...

Parlons un peu des hommes aussi, en juin, je participais à la demande d'un journaliste de Slate.fr à une parodie de défense du "dad bod".

Voilà, voilà, bonne lecture ! et si vous avez des questions alimentaires auxquelles vous ne trouvez pas de réponse sur ce blog, posez-les !

14/12/2015

Vive les livres qui parlent cuisine, aliments et pas seulement recettes...

Bon, on se rapproche à grands pas des fêtes de fin d'année, alors je fais comme tout le monde, je vais parler un peu livres... Car, ne nous le cachons pas, la période est propice aux cadeaux mi-plaisir mi-utilité que peuvent être les livres culinaires. Mais on peut trouver bien d'autres occasions pour (s')offrir des livres. Ce que je fais...

Récemment, plusieurs livres m'ont réjouie car il ne s'agissait pas seulement de livres de recettes. En effet, il en va pour moi des livres comme des revues culinaires : j'aime qu'il y ait de la "chair", des informations, des histoires... autour des recettes.

1. C'est le cas dans la très belle et richement fournie Encyclopédie de la Cuisine Végétarienne d'Esterelle Payani. Je suis impressionnée par la masse de travail que cela a dû représenter, surtout que je connais le perfectionnisme de l'auteure... Avant même de passer en cuisine, on se délecte de tout ce qu'on peut y découvrir. Il y a des informations sur tous les aliments de la sphère végétale, classés par familles, un large éventail de techniques (certaines qu'on a pu observer dans d'autres livres de cuisine végétarienne, d'autres plus rares) comme faire un lait végétal, cailler du fromage, préparer une chantilly de noix de coco...

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C'est déjà une grande richesse du livre. Mais le plus intéressant est peut-être le panorama des richesses de la cuisine végétarienne à travers les pays et les cultures. Car le végétarisme est aussi bien présent dans de nombreux pays d'Asie qu'en Europe, dans la bassin méditerranéen, ... On voyage ainsi d'une culture à l'autre avec curiosité et l'envie de passer en cuisine pour en découvrir davantage dans son assiette. Et, pour chaque recette, on a un renvoi aux techniques utilisées, ce qui est bien pratique si on débute dans la cuisine végétale. Le livre bénéficie par ailleurs de très belles photos. Petit bémol justement : ce n'est pas le format de livre que j'aime le plus emporter en cuisine... Un livre de référence vraiment utile si on a envie de diminuer sa consommation de viande et poisson.

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Les recettes : déjà savourées, les pâtes de sarrasin aux brocolis et ume. Hier soir, le "curry de pois chiches au chou-fleur, patate douce et lait de coco", accompagné de riz et de coriandre, fut un délice. Et, dans mon viseur hivernal, le "Mac'n'cheese au chou-fleur", la "soupe de quinoa", le "gâteau de millet aux choux de Bruxelles, butternut et noix de Pécan"...

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2. J'ai découvert par hasard à la Librairie Gourmande le livre Cuissons de Keda Black. Un livre vraiment atypique au rayon culinaire, par son format, ses photos, son organisation. Là encore, les recettes ne sont pas forcément le cœur du livre qui révèle bien d'autres richesses. L'idée est de nous faire découvrir les facettes des différents modes de cuisson et la meilleure façon d'y recourir. Certes, certains sont moins quotidiens que d'autres mais on peut rêver un peu... On plonge dans ses pages avec bonheur et on y pêche des tas de bons conseils, que ce soit la poêle idéale ou les aliments les plus adaptés au pochage. Un livre à savourer à petits pas et qui va devenir peu à peu un compagnon du quotidien mais on a aussi envie de se dépêcher d'expérimenter. Très envie par exemple de tenter la cuisson des légumes en croûte de sel...

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3. Thés japonais - la maison de thé Jugetsudo, de Chihiro Masui

Je n'aurais peut-être pas acheté ce Thés Japonais car je crois que je connais un peu déjà le thé japonais, en étant grande consommatrice et amatrice. Mais Chihiro Masui et son éditeur me l'ont envoyé et j'ai adoré le découvrir d'abord parce que les photos sont magnifiques. Puis parce qu'il y a toujours à apprendre sur le thé japonais et ses diverses variétés et les textes sont clairs, précis. Les recettes sont très appétissantes et pour la plupart vraiment pas compliquées. En ligne de mire pour commencer, les sablés aux noisettes et Genmaicha et la salade de fruits secs au Genmaicha aussi.

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Plus centré sur les recettes mais intérgrant de nombreuses informations sur les ingrédients et techniques : Tout sans gluten, de Clea : vous êtes peut-être étonnés de me voir citer ce livre alors que je m'agace souvent de cette mode envahissante du sans gluten sans raison valable. Je sais bien sûr que certains ont une vraie intolérance, d'autres un inconfort réel. Il s'agit ici d'une très vaste somme, sans doute un peu trop riche pour moi : je n'ai pour ma part aucun problème avec le gluten, aucune envie de céder à la mode mais j'explore parfois avec curiosité d'autres goûts en variant les farines. Mais c'est un livre qui me parait assez incontournable pour des personnes qui ont réellement une incapacité à digérer le gluten. Elles ont souvent du mal à trouver des idées de plats variés quand elles se rendent compte qu'elles n'ont d'autre choix que de cuisiner majoritairement. Elles se réjouiront de cette somme qui distille le style culinaire original et gourmand de Clea et n'ont pas fini d'en épuiser les plaisirs. Pour ma part, je commencerai bien par cette recette japonisante.

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Sinon, j'ai repéré en librairie deux livres sympathiques, avec de jolies mises en page colorées :

- La Bièrographie, pour amateurs de bière (que je ne suis pas) ou voulant le devenir,

- le très grand, lourd et bien garni On Va Déguster, issu de l'émission du même nom (que j'ai jugé pour l'instant trop encombrant pour mes étagères déjà bien remplies...).

Et, bien sûr, il devrait y avoir quelques Simplissime au pied des sapins...

D'autres suggestions ?

 

Encyclopédie de la Cuisine Végétarienne,d'Esterelle Payani, Flammarion (acheté)

Cuisson(s), de Keda Black, Keribus (acheté)

Thés japonais - Maison de thé Jugetsudo, de Chihiro Masui, Chêne (reçu)

Tout sur le gluten, de Clea, La Plage (reçu)

 

03/12/2015

Saison du brocoli : je ne m'en plains pas !

J'aime beaucoup le brocoli et le week-end dernier, j'ai décidé que ce serait un peu un festival...

Premier épisode : je voulais faire un gratin (brocolis blanchis puis cuits au four avec un peu de fromage frais (en l'absence de crème) et du Comté râpé mais il n'a pas vraiment gratiné... Appelons cela des brocolis au four. En tout cas, c'était délicieux.

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Deuxième épisode : un plat inspiré d'une recette nippo-Esterellienne (Esterelle Payani) extraite de son Encyclopédie de la Cuisine végétarienne : des pâtes de sarrasin aux brocolis, ume et sésame avec une sauce au miso et gingembre.

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Troisième épisode : une soupe de brocoli avec de la pomme (vague souvenir d'avoir déjà accordé ces deux ingrédients dans une recette), petite touche personnelle : une touche de cumin. Une soupe, cela permet notamment de ne pas gaspiller le pied du brocoli. Celle-ci n'était pas parfaite, à refaire...

brocolo,légumes d'automne,crucifères,recettes avec le brocoli,pâtes aux légumes,soupe de légumes,gratin de légumes,manger selon les saisons

Et il aurait pu y avoir un quatrième épisode tout simple avec un peu d'huile d'olive et de parmesan par exemple. Un cinquième avec une quiche, etc.

Il y avait eu aussi récemment de délicieuses pâtes brocoli-anchois-pignons-pecorino, un classique de la cuisine italienne préparé par Monsieur.

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Car, bien sûr, il y a plein d'autres façons de le préparer et je vous avais déjà parlé du brocoli

Et vous, avez-vous essayé quelques variantes ou attendez-vous de plonger dans l'hiver ?