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03/03/2016

Variations libres sur une recette de base, osons !

Beaucoup de mes patient(e)s ont assez peu d'expérience en cuisine. Mais parfois, pourtant, ils préfèrent ne pas suivre de recette. Je leur suggère de commencer quand même par cela, en en trouvant des simples et claires, pour prendre confiance en eux/elles pour peu à peu s'en détacher.

C'est en effet surtout quand on a acquis de techniques culinaires au travers de réalisations guidées qu'on peut s'en libérer et improviser ET que le résultat soit bon !

Une des recettes pour laquelle c'est le plus facile, c'est celle du gâteau au yaourt car la grande majorité d'entre nous l'a expérimentée dès l'enfance.

Ce fut mon cas et j'ai commencé bien sûr par la recette classique. Puis je l'ai oubliée pour faire plus original ou compliqué.

Quelques années plus tard, j'y suis revenue et j'ai commencé à y ajouter des fruits en morceaux.

Depuis un certain temps, je tente plein d'expériences pour varier les différents ingrédients, selon ce que j'ai sous la main, ou l'inspiration du moment, ou le goût recherché. Le gâteau au yaourt est devenu ma principale base en pâtisserie (avec les tartes), et une base complètement modulable.

Ainsi, je varie :

- les sucres : blanc, roux, rapadura, miel, sirop d'érable...

- les farines : de blé, maizena, part de farine de sarrasin, de seigle, de châtaigne...

- la matière grasse : beurre, huile d'olive, huile de coco...

- ajouts divers : fruits, fruits secs, fruits oléagineux, seuls ou à plusieurs.

- d'éventuelles épices : cannelle, vanille...

avec un résultat souvent délicieux, parfois étonnant.

Etant maintenant installée dans ma nouvelle "maison", avec un nouveau four que j'apprivoise peu à peu, je me suis remise aux pâtisseries, en général le dimanche.

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Ainsi dimanche dernier, j'ai fait un gâteau au yaourt avec 2/3 de farine de blé semi-complète et 1/3 de farine de sarrasin, sucré avec du sucre roux et du sirop d'érable, avec beurre et huile d'olive (c'est tout ce que j'avais) et des poires que j'avais fait revenir rapidement. J'ai diminué le sucre du fait de la présence des poires. Et j'ai "glacé" le dessus au sirop d'érable.

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Une déclinaison très réussie, avec le fondant et la douceur des poires très agréable et bien contrebalancés par le goût marqué du sarrasin. Mais des poires un peu trop inégalement réparties dans les tranches, certaines bien et régulièrement garnies, d'autres beaucoup moins...

Que sera la prochaine variation ? Aucune idée !

29/02/2016

Variations sur le thème de la courge

Je vous parlais il y a quelques jours de variations sur la courge au sein d'un repas. Ce week-end, elle a été très présente, cette fois au fil des repas successifs. Signe qu'elle est vraiment déclinable à volonté, alors que nombre de personnes se contentent de la préparer en soupe...

Monsieur a préparé samedi soir des pâtes à la courge et au guanciale (une charcuterie italienne), délicieuses.

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Dimanche, il nous a proposé de la courge Hokkaido au sésame à la japonaise (cuite avec sauce soja et un peu de sucre) dans le cadre d'un très succulent et varié repas japonais comme il en a le secret (pmat principal : un porc au gingembre délicieusement fondant).

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Et, hasard, j'avais aussi prévu de la courge le dimanche soir, et j'ai décidé de préparer une soupe de courge butternut et céleri-rave (recette du Veggivore de Clotilde Dusoulier), servie avec des croûtons à l'ail et au romarin.

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Des façons très différentes de préparer une courge, sans compter la grande variété des courges elles-mêmes.

Vite, vite, continuons avant la fin de l'hiver !

 

23/02/2016

La courge butternut en trois façons (au moins !) et trois fromages

Comment nait un repas ?

Ca a commencé par l'achat d'une courge butternut. Car, en cette saison, j'ai à peu près toujours une courge, un potimarron en stock pour faire une soupe, des tranches rôties..

Puis, en me baladant sur quelques blogs à recommander à mes patient(e)s, je suis tombée sur une appétissante recette de courge butternut farcie au chèvre chez Piment Oiseau.

Je me suis dit que ma courge était un peu grande pour n'en faire que cela. J'ai pensé soupe d'autant que la recette disait de prélever un peu de chair. Et ce serait plaisant de lui marier un peu de fromage bleu type Fourme d'Ambert, je l'ai déjà fait avec du potiron. J'ai donc gardé un bon morceau de côté, tout le haut de la courge. 

Ayant un avocat bien mûr à utiliser, j'ai songé que je pourrai le marier à quelques dés de courge rôtie dans une salade et qu'il fallait y ajouter une texture plus ferme et râpeuse. Pourquoi pas de la mimolette vieille avec sa belle couleur orange ? Voilà un troisième accord de fromage. Et un peu de pomme pour la fraîcheur et le croquant. Voilà donc un troisième accord courge-fromage.

J'ai fait cuire et mixé la soupe. Puis préparé la courge farcie en mettant à rôtir des dés de courge en même temps. Cela a donc donné une double entrée :

- la soupe de courge butternut et croûtons à la Fourme d'Ambert,

- la salade : dés de courge rôtie, avocat, mimolette vieille, pomme verte, noisettes.

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Les deux ont été délicieuses. A ce moment là, cela faisait 1h15 que la courge farcie cuisait (la recette disait environ 1h) mais, question d'épaisseur de la courge ou de four pas assez chaud, elle n'était vraiment pas assez cuite. Plutôt que continuer, on s'est arrêtés là (il y avait un dessert, on n'est pas morts de faim !).

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Ca avait l'air appétissant pourtant...

Plutôt que continuer cette hypothétique cuisson, j'ai découpé la courge et l'ai mélangé avec sa farce crémeuse avec l'idée de la cuire de façon plus efficace le lendemain.

Il restait une petite portion de la salade : le lendemain, pour mon déjeuner, j'y ai ajouté encore un peu de pomme, mimolette et noisettes ainsi que du mesclun et mélangé le tout à du riz à la noix de coco Beendhi : une salade-repas absolument délicieuse.

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Le soir, j'ai repris comme prévu la courge crémée au chèvre, ajouté le reste de Fourme d'Ambert et fait cuire le tout au four, cela a donné un résultat excellent, avec une courge cette fois fondante, qu'on a savouré avec une salade.

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Bref, une courge butternut multi-usages pour le plaisir de la diversité.

Et vous, avez-vous des suggestions, des recettes préférées ou improvisées ?

17/02/2016

En hiver, on mange....des salades !

L'hiver est souvent associé aux soupes, aux plats mijotés, aux gratins et autres spécialités fromagères. Pourquoi pas ? Mais il se trouve que ces derniers jours, le hasard des envies nous a fait manger et apprécier différentes salades. Et finalement, est-ce si gênant de manger frais quand on est bien au chaud ?

Il y a les salades repas que j'improvise souvent pour le déjeuner avec ce que j'ai de disponible. Ainsi, j'avais acheté récemment du mescia de petit-épeautre de Haute-Provence en magasin bio car je trouvais le mélange sympathique (petit-épeautre, lentilles, pois chiches, pois cassés). Pardonnez mon ignorance, je ne connaissais pas et je l'ai traité comme base de salade. j'ai découvert ensuite que la tradition est plutôt d'en faire une soupe. Cela a donc donné une salade avec des carottes et champignons qui ont cuit avec lui, des champignons crus, de la feta, de la pomme, du mesclun, du persil plat. Tout à fait délicieux.

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Il y a eu aussi au dîner :

- une très belle salade toute rouge, inspirée à la fois d'une recette d'Ottolenghi que j'avais déjà faite et appréciée et d'une autre repérée ailleurs, un peu plus simple : Trévise, endives rouges, orange sanguine, grenade, mozzarella di buffala, croûtons.

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- une autre salade hivernale repérée sur le blog Papilles et Pupilles (que je ne cesse de conseiller à mes patientes tant il est riche de recettes variées et pas compliquées), dont j'ai pour une fois respecté scrupuleusement les composants, sauf du Beaufort à la place du Comté : carotte, avocat, Beaufort, clémentine, cranberries... : colorée, originale et délicieuse.

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Toujours dans le registre impro vide-frigo, j'ai préparé une salade carotte-fenouil- laitue-graines germées-coriandre pour accompagner une bastelle à la courge butternut rescapée du congélateur.

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Monsieur nous a, lui, proposé un classique de l'hiver : une salade d'endives, avec noix, Fourme d'Ambert, pomme, dés de jambon et sauce moutardée.

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Et vous, aimez-vous manger des salades en hiver ? Plutôt classiques ou créatives ?

03/02/2016

Vive les pommes ou un délicieux brunch 100% pomme

Tout a commencé par l'achat de pommes granny bio pour me refaire un jus de pomme verte car je trouve ce jus mono-fruit délicieux. Puis par la lecture d'une recette de gâteau riche en pommes chez Edda Onorato. A lors, il m'est venu l'idée de faire dimanche un brunch 100% pomme alors que j'étais en solo ce week-end. Evidemment, pas une mono-diète de pommes et rien que ça ! Mais des petits plats ayant tous une touche de pomme. Il y eut donc, sans trop réfléchir, avec ce que j'avais sous la main :

- une salade aux pommes rôties et noix de Pécan (pommes et noix poêlées au dernier moment, avec un peu de beurre et de sirop d'érable),

- une tartine de ricotta aux pommes et noisettes (pommes légèrement assaisonnées, noisettes torrifiées et concassées),

- des pseudo-pancakes au sarrasin et à la pomme avec du sirop d'érable : une impro car il me restait un demi-oeuf et un peu de crème liquide et je ne voulais pas gâcher la pulpe de pomme du jus, alors j'ai voulu tester au feeling (oeuf, crème, ricotta, farine de sarrasin, pulpe de pomme) et c'était plutôt réussi,

- une part du gâteau très pommes cité ci-dessus (préparé la veille),

- une compote pomme-poire-citron (préparée la veille),

tout cela avec trois variétés de pommes différentes, et

- le jus de pomme verte.

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Tout cela ne fut vraiment pas compliqué et l'ensemble a été délicieux. J'aime bien parfois me fixer un thème pour les repas, cela oriente la réflexion et évite de se perdre dans de multiples envies. Et c'est la preuve qu'il n'y a pas lieu de se lasser des pommes en hiver...

Et vous, variez-vous votre usage des pommes ? Les invitez-vous parfois hors des desserts ?

 

03/12/2015

Saison du brocoli : je ne m'en plains pas !

J'aime beaucoup le brocoli et le week-end dernier, j'ai décidé que ce serait un peu un festival...

Premier épisode : je voulais faire un gratin (brocolis blanchis puis cuits au four avec un peu de fromage frais (en l'absence de crème) et du Comté râpé mais il n'a pas vraiment gratiné... Appelons cela des brocolis au four. En tout cas, c'était délicieux.

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Deuxième épisode : un plat inspiré d'une recette nippo-Esterellienne (Esterelle Payani) extraite de son Encyclopédie de la Cuisine végétarienne : des pâtes de sarrasin aux brocolis, ume et sésame avec une sauce au miso et gingembre.

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Troisième épisode : une soupe de brocoli avec de la pomme (vague souvenir d'avoir déjà accordé ces deux ingrédients dans une recette), petite touche personnelle : une touche de cumin. Une soupe, cela permet notamment de ne pas gaspiller le pied du brocoli. Celle-ci n'était pas parfaite, à refaire...

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Et il aurait pu y avoir un quatrième épisode tout simple avec un peu d'huile d'olive et de parmesan par exemple. Un cinquième avec une quiche, etc.

Il y avait eu aussi récemment de délicieuses pâtes brocoli-anchois-pignons-pecorino, un classique de la cuisine italienne préparé par Monsieur.

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Car, bien sûr, il y a plein d'autres façons de le préparer et je vous avais déjà parlé du brocoli

Et vous, avez-vous essayé quelques variantes ou attendez-vous de plonger dans l'hiver ?

 

12/10/2015

Dans les mailles du filet : de la rude pêche d'antan à la complexité actuelle

La semaine dernière, j'ai été conviée en avant-première à la présentation d'une nouvelle exposition qui vient d'ouvrir au Musée de la Marine à Paris (Palais de Chaillot). Heureux calendrier, j'étais disponible et cela donnait l'opportunité d'une visite commentée de façon très intéressante par son commissaire.

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Une bonne partie de l'exposition est consacrée à la pêche à la morue en haute mer. C'est un pan majeur de l'histoire de la pêche européenne, et très rude. Les navires partaient pour 6 mois vers les mers froides de Terre-Neuve, du Labrador, d’Islande et du Groenland, les pêcheurs abandonnaient leur famille pour cette durée, Certains même ne revenaient pas car la mer peut être fort violente. Toute cette histoire est racontée à travers dessins, tableaux, films, livres... avec notamment une mise en avant du plus célèbre, Pêcheur d'Islande.

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On apprend aussi quelques anecdotes culinaires : ainsi la présence des accras de morue aux Antilles est dû au fait qu'on venait y débarquer quantité de morue, mets facile à conserver (elle était salée sur le bateau ou séchée au soleil) et source de protéines économique pour les esclaves d'alors. Sans oublier bien sûr la si répandue huile de foie de morue pour fortifier les enfants naguère. Ou que l'homme le mieux payé du navire était le responsable du salage car de son travail dépendait la qualité du produit final.

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J'avais eu un aperçu de cette histoire il y a un an et demi, quand nous étions partis à St Brieuc, En effet, en 2013-2014, quatre villes (Granville, Rennes, St Brieuc, St Malo) s'étaient regroupées pour monter plusieurs expositions relatant cette épopée maritime. A Saint Brieuc, nous avions vu Le temps de l'absence qui mettait l'accent, de façon émouvante, sur la vie difficile à terre, notamment pour les familles quand les bateaux étaient loin.

Cette exposition est donc riche en œuvres diverses racontant cette époque qui s'étale sur plusieurs siècles. Et par ailleurs, pour la première fois dans ce Musée, nous a-t-on dit, elle embrasse un sujet totalement actuel, celui de la surpêche et de l'épuisement de certaines espèces. Il est ainsi frappant de voir que cette pêche à la morue, certes très dure mais semblant fournir des ressources inépuisables, a tout à coup connu un coup d'arrêt à Terre-Neuve en 1992. Car les réserves de morue ont fini par s'épuiser... avec les excès de la pêche industrielle. Cela devait être provisoire mais ne s'améliore que très peu... Le cabillaud que l'on mange aujourd'hui vient majoritairement de la mer de Barents au nord de la Norvège.

La dernière partie de l'exposition rassemble ainsi de nombreuses informations orientées vers le grand public pour le sensibiliser à ce sujet sur lequel il peut agir dans son quotidien, en mangeant éventuellement moins de poisson (c'est-à-dire inverser la tendance...) et en choisissant et variant les poissons qu'il mange.

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Les concepteurs de l'exposition ont davantage cherché à informer qu'à créer la polémique et ils ont donné la parole, via des témoignages notamment en video à des intervenants divers (il y a notamment Bloom, Greenpeace, le MSC...). Différentes activités sont aussi prévues pour les enfants.

Bref, une exposition artistique, historique, informative et citoyenne visant un large public.

Dans les mailles du filet, Musée de la Marine, place du Trocadéro, Paris 16eme, jusqu'au 26 juin 2016.

10/10/2015

Du poisson, oui, un peu et surtout pas toujours le même !

Il y a déjà 6 ans, en 2009, je publiais le billet ci-dessous où je m'interrogeais sur notre capacité à varier davantage les poissons. Ce billet m'est revenu suite à un échange avec un des concepteurs de l'exposition "Dans les mailles du filet" qui vient de commencer au Musée de la Marine (j'étais conviée à une visite cette semaine). En effet, la dernière partie de l'exposition évoque la problématique actuelle de la sur-pêche de certaines espèces. Et on se disait, ce n'est pas une révélation, que les Français mangent un peu toujours les mêmes poissons : du saumon, du thon, du cabillaud, des sardines...

J'ai pour ma part refait le petit exercice auquel je m'étais livrée en 2009. En fait, la variété reste à peu près la même si l'on considère l'occasionnel mais, en fait, je mange au global du poisson moins souvent car je fais beaucoup de repas végétariens. Ma consommation se répartit ainsi, me semble-t-il :

- anchois, bar, bonite, daurade, maquereau, sardine, saumon, thon (ceux que Monsieur cuisine ou l'utilisation de conserves). On est attentif à l'origine, au type de pêche... Par exemple en allant chez le poissonnier de Terroirs d'Avenir, où il y a de merveilleux poissons qui arrivent en direct, d'espèces variées selon la disponibilité du jour. 

- anguille, bonite, cabillaud, chinchard, espadon, hareng, lieu jaune, lotte, St Pierre, sole, truite (occasionnellement au restaurant, chez des amis...).

Pour moi, il en est du poisson comme du reste de l'alimentation : mieux vaut moins souvent et de bonne qualité. Et si possible, continuer à se faire plaisir avec du bon plutôt que le supprimer de son alimentation. 

Et vous, combien de poissons différents mangez-vous ? Quelles espèces ? Etes-vous parfois curieux(se) d'en découvrir de nouvelles ? Trouvez-vous que la proposition trop pauvre ?

 

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Billet publié le 16 février 2009

Je reviens sur le poisson, dont j'ai parlé il y a quelques semaines suite à une conférence de l'Institut Français de Nutrition. Des questions qu'on se pose souvent : que vaut le poisson d'élevage ? Faut-il privilégier le poisson de pêche ? En France, c'est encore très majoritairement la pêche qui domine : 85 % contre 15 % environ pour l'élevage (alors que dans le monde, la pêche représente 55 % seulement).

En fait, tout n'est pas blanc ou noir. Il y a de bons et de mauvais poissons d'élevage car il y a différentes façons de les nourrir. Et l'élevage permet de garantir une régularité dans leur nourriture meilleure qu'en mer, ce qui leur assure notamment un niveau de chair grasse constant. Le problème, c'est que la meilleure nourriture, c'est l'huile de poisson, mais cela en consomme une trop grande quantité. Il y a des recherches pour mixer différentes alimentations.

Mais le problème est surtout que les mers se vident, certaines espèces n'arrivent plus à se renouveler et pourraient disparaître. Selon l'IFREMER, 75 % des espèces sont surexploitées ou totalement exploitées. Alors, ne pourrait-on pas nous faire découvrir d'autres variétés de poissons ? Ne mange-t-on pas toujours les mêmes par habitude ou méconnaissance ?

Ainsi, à l'étal de mon poissonnier, j'ai compté une vingtaine d'espèces. C'est déjà pas mal, il est plutôt bien fourni mais ce sont quasiment toujours les mêmes poissons. Ce qu'il trouve chez ses fournisseurs et ce que demandent ses clients.
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Il y a 250 espèces de poissons dans les vastes océans. Mais, en France, une dizaine d'espèces seulement représentent 70 % des ventes : le thon, le saumon, le lieu, le cabillaud, le merlu, la sardine, le hareng, la truite, le maquereau, le panga , le perche du Nil.
Certes, certains poissons ne seraient pas à notre goût mais sont-ils tous immangeables ? Ou est-ce un manque de curiosité ? Et je suis bien désolée que, parmi les plus consommés, on trouve le panga, encore inconnu il y a quelques années et pas vraiment inoubliable gustativement parlant. Et même pas intéressant d'un point de vue nutritif. Malheureusement, il est en train d'envahir les collectivités.

Moi-même, plutôt amatrice de poisson et notamment via la cuisine japonaise, j'ai compté que je consommais de façon plus ou moins régulière 12 variétés (sans compter coquillages et crustacés) : sardine, maquereau, saumon, thon (de moins en moins de thon rouge, qui devient rare), anguille, bar, cabillaud, sole, espadon, lotte, merlan, daurade...

Et vous, avez-vous déjà compté ? Vous arrive-t-il de goûter de nouveaux poissons ? Et variez-vous les modes de préparation ? Car le poisson, on peut le manger par exemple grillé, au four, à la vapeur, au court-bouillon, mariné, en terrine, en salade, etc.

31/08/2015

Manger végétarien dehors : est-ce qu'on avance ?

J'avais il y a un certain temps écrit des billets sur comment végétarien dehors, que ce soit dans des restaurants largement ou purement végétariens, ou dans des restaurants classiques (bizarrement, en relisant ce billet, je trouve que j'avais été un brin optimiste alors...). Depuis, le végétarisme a progressé dans les mentalités et les comportements. Parallèlement, je constate très souvent dans les restaurants que je fréquente que la proposition ne serait-ce que d'un plat végétarien est très rare alors qu'il peut y avoir 5-6 plats de viande et poisson. Semilla, dans le 6eme arrondissement, bonne table proposant toujours au déjeuner une formule avec trois choix viande/poisson/végétarien, reste une relative exception. A Paris, les restaurants "sans" ne cessent de se développer pour répondre à la mode (sans gluten, végétalien, ...), on ne voit pas apparaître, à ma connaissance, de restaurants végétariens. Et l'offre végétarienne des restaurants omnivores ne me parait pas exploser...

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Alors que pour ma part, mangeant de la viande et du poisson raisonnablement et ayant majoritairement envie de repas végétariens, je rêve de restaurants "mixtes" où on peut selon le moment, selon les envies et les choix de chacun, manger végétarien ou pas, partager un repas où l'un mange végétarien et l'autre une pièce de viande. Cette possibilité n'est pas si répandue et quand on demande spécifiquement un plat végétarien qui n'est pas à la carte, cela est souvent compliqué. Ou cela se traduit par des légumes. Et, quand c'est à la carte, c'est souvent un classique risotto.

Finalement, c'est à Aix-en-Provence, ville bien plus petite que Paris (peut-être plus fréquentée par des étrangers ?) que j'ai vu deux idées intéressantes.

Dans un restaurant style bistrot traditionnel assez simple, il y avait, à côté de la côté de veau et des pieds paquets, une "assiette végétarienne du moment", à choisir avec ou sans œuf. J'ai choisi ce plat et j'ai vu arriver une assiette composée de légumes variés, crus et cuits, de purée et d'un œuf au plat. Ce n'était pas de la grande cuisine, mais c'était bon et nourrissant et j'ai trouvé vraiment bien que cela soit prévu.

Dans un tout autre style, je suis tombée par hasard sur le restaurant d'un hôtel très chic où je ne pensais absolument pas m'attabler. Mais, en regardant la carte, j'ai eu la surprise de trouver un menu végétarien, disponible au déjeuner et au dîner (à un prix nettement plus abordable que la carte). Et ce menu proposait même un choix entre deux propositions. J'ai eu le plaisir de dîner avec ce menu. Détail amusant, méconnaissance ou, l'amuse-bouche n'était pas spécifique et à base de poulpe.

J'ai ainsi mangé des beignets de fleurs de courgette, un risotto aux légumes verts, un délicieux dessert, dans un cadre merveilleux.

Ces deux exemples illustrent parfaitement ce dont je parlais plus haut : que l'on soit végétarien ou pas, on peut choisir un repas végétarien sans contraindre les autres convives à le faire. Ne serait-ce pas l'avenir ?

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En revenant à Paris en revanche, donnant rendez-vous il y a quelques jours à une amie près de son bureau, j'ai choisi un restaurant paraissant sympathique, au demeurant plutôt bon quoiqu'à la cuisine un peu fade. Mais j'ai trouvé dommage que, dans la totalité du menu entrées et plats, rien ne soit végétarien...

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A noter, une offre alternative : l'initiative du restaurant Dune qui laisse la place le mardi soir depuis quelque temps(et pendant tout l'été) à un duo de chefs invités cuisinant végétaLien. De quoi éveiller ponctuellement la curiosité des omnivores à d'autres goûts ? J'y y fait un très bon déjeuner (avec un bémol sur le dessert) avec une tartine façon banh-mi pleine de parfums et de textures et une sorte de couscous avec de délicieux légumes (entrée-plat 15 euros). Et mon compagnon de repas, très omnivore, a beaucoup apprécié aussi, que ce soit le goût ou l'aspect rassasiant.

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Je sais bien que cela n'est pas dans les habitudes de la plupart des chefs, que c'est souvent plus simple d'associer viande ou poisson et un accompagnement, que faire des plats végétariens demande de l'entrainement et un peu d'imagination. Je reste optimiste sur une évolution même lente...

Et vous, avez-vous de belles expériences végétariennes à partager ? Avez-vous parfois envie de manger végétarien au restaurant sans que cela soit possible ? Vous arrive-t-il de le demander si ce n'est pas à la carte ?

26/08/2015

Cet été, j'ai..bullé à Aix

Depuis quelques étés, je m'échappe de Paris quelques jours pour une destination non lointaine où je vais pouvoir essentiellement paresser, lire, nager. Après quelques jours déjà bien pourvus en détente à Paris, je suis ainsi partie poursuivre cela à Aix. Le choix du lieu se fait un peu au hasard de mes pérégrinations internet : que ce soit accessible, praticable sans voiture, à distance raisonnable de lieux pour se sustenter et avec présence indispensable d'une piscine. Cette fois, je suis donc partie à Aix (3 heures de TGV) et j'avais trouvé une maison d'hôtes à distance "marchable" du centre-ville. 

J'ai profité de la piscine, du jardin, me suis beaucoup promenée dans les ruelles de la vieille ville : cela faisait une bonne vingtaine d'années que je n'étais pas venue dans cette ville et je l'ai trouvé toujours plaisante mais envahie de boutiques de mode comme à peu près partout.

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Je n'ai pas vraiment profité de cette période pour découvrir des bonnes tables (sauf une dont je vais vous reparler dans quelques jours) :

- la plupart étaient fermées

- c'est un plaisir que je préfère partager quand cela est possible.

Mais j'ai quand même pas trop mal mangé, que ce soit des pique-niques improvisés, des salades ou assiettes composées au restaurant.

J'ai aussi eu le bonheur de découvrir la boulangerie du "Farinoman fou" comme se définit lui-même le boulanger québecois Benoit Fradette, fou de pain, fou d'expérimenter d'atypiques mélanges dans ses pains. J'avais entendu parler de lui à Cucugnan et par Dame Farine à Marseille. Je ne l'ai malheureusement pas rencontré mais j'ai goûté quelques-uns de ses pains* (il a une grande variété et il en prose des différents selon les jours de la semaine) : la "Bure du Prêcheur" (petit épeautre et graines du lin), délicieux nature comme un gâteau, "D'isère et d'Ardèche" (farine de blé et châtaigne, noix, pomme, figue). Ils ont fait merveille avec des tomates du marché ou un chèvre provençal, le "Mistralou". Et j'ai rapporté dans mes bagages du "Méteil" (blé complet et seigle complet) savoureux et équilibré. 

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J'ai aussi profité de ce séjour pour beaucoup lire, j'avais emporté une bonne cargaison (quelques exemples ci-dessous) et ce furent de forts plaisants moments à l'ombre des arbres ou des maisons.

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Grand plaisir à lire ces livres parmi d'autres, passionnantes retrouvailles avec Frédérique Deghelt que j'avais déjà lue, découverte d'un beau livre de Ruth Ozeki qui m'a donné envie de lire le précédent (Mon épouse américaine), assez étonnant :  un début léger sur comment vendre de la viande aux Japonais qui devient un (utile) réquisitoire contre l'élevage industriel aux Etats-Unis (dénonciation déjà en 1998...)

Et vous, avez-vous eu des vacances reposantes, exploratrices, tranquilles, animées, gourmandes... ?

 

*On peut se faire expédier 4 kgs de 4 pains différents via soin site si la découverte vous tente, que vous avez une consommation importante ou la possibilité de congeler ou de partager. On m'a assuré que le pain arrivait en très bon état de conservation.