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20/08/2014

En été, on...rend hommage à Dame Courgette

Lors de ma livraison Monpotager.com de fin juillet, on est logiquement passés aux légumes d'été. D'où une quantité conséquente de courgettes... Ainsi que tomates, concombre, poivron... Dans un premier temps, plutôt de la mixer avec ses compagnons, j'ai eu envie de la traiter en solo sous diverses formes. Ma manie récurrente des repas thématiques... J'ai pensé à varier les textures, les préparations, le cru et le cuit, les assaisonnements et à aller au-delà de mes classiques (soupe froide courgette-fromage frais par exemple). J'ai même intégré le dessert...

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Cela a donné un fastueux festin, ne soyons pas modestes ! D'ailleurs, je n'y suis pas pour grand chose, je n'ai pas fait preuve de beaucoup d'imagination et j'ai pêché quelques recettes chez mes inspiratrices favorites :

- une soupe froide courgette-sésame-amandeétonnante et fort plaisante, chez Pascale Weeks,

- un cake courgette-menthe-feta, une classique idée d'association, très bon mais peu présentable, s'étant légèrement "cassé la figure" en route,

- une "tartinade" courgette-feta-basilic, tout simplement car j'avais de la feta sous la main : accord très réussi,

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- des courgettes grillées comme des antipasti, une recette du livre Trattoria de Patricia Wells, ma bible de la cuisine italienne quand je ne laisse pas Monsieur s'en occuper,

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- un tout simple carpaccio courgette-parmesan (je me risque parfois à faire usage de la mandoline...), 

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- un gâteau chocolat-courgette ou "Chocolate&Zucchini" comme le blog de Clotilde Dusoulier qui a imaginé cette recette : c'était la première fois que je la réalisais alors que j'ai son livre depuis longtemps et cela s'est avéré un régal. A inscrire dans mes tablettes, d'autant que Monsieur, maniaque de chocolat, l'a adoré pour son côté moelleux, pas lourd du tout et très chocolaté. Clotilde dit à juste titre que la courgette allège la texture mais se fait totalement discrète côté goût.

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Après tout ça, il en restait encore et elles ont été lavées, coupées, blanchies, direction le congélateur pour pouvoir prochainement un tian, un gratin, une ratatouille peut-être...

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Bref, si vous pensez que la courgette, c'est triste car vous n'en connaissez que le côté ramollo et insipide de la cantine ou la fadeur des courgettes vapeur des régimes, détrompez-vous et lancez vous dans des expérimentations pour vous rendre compte qu'il y a mille façons de l'apprécier.

D'ailleurs, en avez-vous à me suggérer ?

09/07/2014

Le homard à Chausey : au plus près de la mer et de ses fragiles richesses - 2e épisode

Oh oui, qu'elles sont fragiles, ces richesses de la mer. L'année dernière, nous avions fait une escapade au pays de la pêche bretonne de la langoustine et de la sardine. Car on adore la sardine, le maquereau, ces poissons modestes mais délicieux et forts en goût.

Cependant, Monsieur a aussi un goût pour une merveille des mers bien plus luxueuse, le homard. Il s'en régale de temps en temps à proximité des lieux de pêche (pas très souvent, même pas une fois par an...) : chez Olivier Roellinger à Cancale, au Petit Hôtel du Grand Large, où l'on s'était arrêtés lors d'un passage à Quiberon

Mais en fait, savez-vous que le homard le plus renommé de nos contrées (et probablement sans concurrent de sa qualité, disent les amateurs) n'est pas breton (appellation floue, non réglementée) mais normand. C'est celui (homard du Cotentin et de Jersey) qui est notamment pêché, avec mesure (mesure de la taille et modération quantitative) au large des Iles Chausey. On parle aussi localement de "homard de Chausey".

C'est lors d'un dîner à Cancale que des voisines de table nous avaient parlé de ce fameux homard il y a deux ans. Nous n'avons pas oublié et jeudi dernier, nous voilà partis pour faire un court séjour à Chausey via Granville (on a eu quelques frayeurs, le bateau a failli être annulé !).

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Chausey est un archipel gouverné par la marée. Qui conditionne les sorties en mer. Qui transforme le paysage. Qui peut faire annuler des navettes avec le continent. Qui peut atteindre 12-13 mètres d'écart entre haute et basse mer.

L'effort pour préserver la ressource est efficace et le homard ne se raréfie pas. En revanche, pas question de le manger en hiver, c'est maintenant (d'avril à juillet environ) la saison ! La meilleure façon de le manger est sans doute simplement grillé (mais la cuisson parfaite n'est pas si simple, elle l'était cette fois) pour que l'on savoure la délicatesse de la chair de cet animal.

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La pêche à Chausey est donc raisonnable depuis de longues années, les pêcheurs sont très sensibilisés à la préservation de la ressource et ont obtenu une certification de "pêche durable". La réglementation est rigoureuse sur la taille (et donc l'âge) des homards que l'on peut pêcher. Si voulez voir à quoi cela ressemble concrètement, j'ai trouvé une belle et informative video sur le sujet. Et aussi sur le site MSC Pêche Durable, une rencontre avec les pêcheurs.

En dehors de la proximité avec cette rare ressource, nous avons découvert un lieu magnifique, où l'on peut rester des heures à contempler la mer et ses variations perpétuelles, que l'on peut parcourir tranquillement de bout en bout, où nous avons été fort bien accueillis à l'Hôtel du Fort et des Iles. Quel délicieux séjour !

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07/07/2014

Arrêter le gluten, une solution de facilité ?

Peut-être allez-vous trouver ce titre un peu provocant ou déplacé... Voici un billet un peu rapide, né d'un agacement, autour d'un sujet fort complexe sur lequel je reviendrai en détail à la rentrée.

Bien sûr, je ne parle pas des personnes chez qui l'on détecte une intolérance (et non allergie) au gluten, aussi appelée maladie coeliaque, qui n'ont d'autre choix que d'éliminer totalement et rigoureusement le gluten de leur alimentation. Ces personnes-là ne le vivent pas forcément bien, partagées entre le mieux-être ressenti (après parfois un long parcours pour arriver au diagnostic) et la difficulté de suivre ces règles au quotidien quand on doit manger à la cantine, au restaurant, chez des amis, faire les courses... Ils peuvent notamment trouver des infos via l'AFDIAG.

Je pense aux autres, les personnes qui soit ressentent un inconfort digestif réel, soit vont très bien mais pensent qu'elles iraient encore mieux sans gluten (j'avais parlé de cette graduation dans ce billet qui tentait de faire un point un peu synthétique sur le sujet).

L'inconfort physique

Les gastro-entérologues (une partie, du moins...) reconnaissent aujourd'hui qu'il existe, en dehors de la maladie coeliaque, ce qu'on appelle une hypersensibilité au gluten, qui crée un inconfort digestif mais qu'on ne détecte pas par les analyses traditionnelles.

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Donc, pour l'instant, on incrimine le gluten, c'est une voie simple (en théorie, en pratique un peu moins, je le disais) d'avoir ainsi un seul coupable, et puis on en parle beaucoup dans les médias, donc on alimente la machine à incriminer. On y ajoute parfois (même souvent) le lait.

J'étais récemment à un colloque de l'Institut Pasteur à Lille et les premières études (insuffisantes pour tirer des conclusions) s'interrogeaient sur le rôle véritable du gluten dans cette hypersensibilité, vs peut-être certains "FODMAPS", composants fermentescibles, parmi lesquels les fructanes présents entre autres dans le blé. Il est très difficile et long d'avoir des résultats d'études car les protocoles sont très complexes si l'on veut être parfaitement rigoureux.

Et si on suspecte les FODMAPS dans son inconfort individuel (cette approche a clairement le vent en poupe en Amérique du Nord après l'Australie), il faut se lancer dans un protocole long prenant en compte beaucoup d'aliments pour savoir en fin de compte lesquels on supporte ou pas. Les patients n'ont pas forcément le courage de cette recherche au long cours et choisissent parfois l'abandon du gluten sans savoir si c'est vraiment le responsable.

Mais alors, direz-vous, comment expliquer que beaucoup de personnes qui arrêtent le gluten disent aller nettement mieux ? Cela prouve-t-il que la cause de leur inconfort était le gluten ? Quand on arrête le gluten, peut-être arrête-t-on de se gaver de baguette molle ou de pain de mie. Peut-être diversifie-t-on davantage son alimentation. Peut-être se met-on à cuisiner plutôt que d'acheter des plats préparés... Donc est-ce seulement l'arrêt du gluten qui crée le mieux-être ?

Et plutôt que d'arrêter le gluten en bloc, peut-être peut-on améliorer le gluten qu'on absorbe : ne pourrait-on pas rechercher des aliments pourvus de gluten mais qu'on arrive à digérer plus facilement, le pain notamment : le type de blé, de mouture, de farine, de fermentation, ... ont une influence et il y a pain et pain, gluten et gluten...

Par ailleurs, j'expliquais dans mon précédent billet qu'il ne fallait pas considérer les seuls aliments mais bien l'interaction, unique, entre les aliments et notre système digestif. Là encore, c'est un vaste domaine, encore en grande partie inexploré, auquel s'attaque la recherche. Mais on sait déjà le rôle de ce qu'on appelle désormais le microbiote intestinal : du point de vue des milliards de bactéries qui peuplent notre intestin, nous sommes tous différents dans ce domaine et il apparaît que le manque de diversité de cette flore bactérienne ou le manque de bactéries protectrices dans l'ensemble aurait une influence sur de nombreuses pathologies. Mais ce n'est probablement pas irréversible : les mécanismes ne sont pas encore expliqués mais il semble qu'avoir par exemple une alimentation variée, équilibrée, tende à améliorer la diversité bactérienne. Peut-être certains probiotiques aussi (mais pas tous et différemment pour chaque personne), c'est un sujet que je commence à creuser.

L'inconfort psychologique

Aujourd'hui, il y a beaucoup plus de personnes qui arrêtent le gluten que celles qui ont un véritable inconfort. Même les chefs s'y mettent, argumentant que c'est tellement stimulant pour leur créativité. OK. Mais plus léger ? Meilleur au goût ? Pour ma part, je ne cesse de me régaler dans des restaurants AVEC, qui ne proposent pas forcément une cuisine lourde et insipide !

Car, plutôt que supprimer le gluten et penser que manger SAIN est forcément manger SANS (réécouter ma Minute Gourmande sur le sujet), on peut, si on en ressent le besoin, se poser, prendre du recul sur son alimentation, consacrer davantage de temps à faire les courses et à cuisiner, introduire davantage de variété et se faire du bien ainsi, sans forcément supprimer des catégories d'aliments.

Et surtout, se rappeler que CHAQUE PERSONNE EST UNIQUE, à elle de trouver le mode alimentaire qui lui convient, au-delà des modes et des modèles.

Je reviendrai sur ces sujets à la rentrée mais vos commentaires sont bienvenus dès maintenant.

Visuel © ようへい - Fotolia.com

23/06/2014

Et si on mettait des fruits dans les plats...

Vendredi, je suis allée chercher la deuxième livraison de "mon" petit lopin de potager virtuel (monpotager.com) qui suit le fil des saisons. Après la rhubarbe, me voici dotée de concombre, courgettes et fraises. Et un peu de menthe en cadeau. Je rentre tard, je n'ai rien prévu et pas grand chose dans le frigo : faisons simple, utilisons donc la production du potager. C'est parti pour une salade : des dés de concombre, de la courgette émincée (à la mandoline, attention aux doigts !), des fraises, et pour compléter, de la feta. Plus huile d'olive, menthe, basilic. Et voilà une délicieuse salade improvisée, les fraises ayant apporté leur vive couleur et une note sucrée. Et mettre des fruits dans une salade ou un plat, c'est souvent une bonne idée. 

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Justement, samedi, nous sommes allés déjeuner à La Pascade, faisant découvrir ce lieu que j'apprécie beaucoup à notre ami du Japon, de passage à Paris. J'ai chois la "Pascade du mois", imaginée par Sébastien Bras (fils de Michel Bras et chef du restaurant triplement étoilé de Laguiole) : on était là sous le signe de la cerise : cerises macérées et "gelée et parfums de noyaux de cerise" accompagnaient délicieusement du saumon légèrement cuit, avec courgettes et fenouil.

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Et les variations sont infinies pour tenter des fruits dans des plats ou des salades, de façon classique ou originale : cela peut être :
 
Des pommes ou des poires en hiver,
De la rhubarbe  au printemps,
Des pêches, par exemple dans une salade pêche-poulet-noisettes de Clotilde Dusoulier, dont je me suis déjà régalée en été, ou des abricots, du melon, de la pastèque,
Des figues ou des prunes à l'automne, ....

Je me souviens même du dîner du dernier réveillon, fruité de bout en bout !
 
Et vous, pratiquez-vous cet usage des fruits ? Ou êtes-vous plutôt réfractaire au sucré-salé ? Même si vous n'êtes pas a priori très attiré(e), pourquoi ne pas tenter l'expérience ?
 
 
NB : vous qui êtes fidèles lecteur/lectrice de ce blog, sachez que vous avez été imité(e) par L'Express Styles, qui a trouvé ce blog intéressant et en a fait, la semaine dernière, un de ses "Top Blogs Stylés". Merci à eux, mon interview à lire ici. Plein de blogs sur diverses thématiques à découvrir d'ailleurs dans cette rubrique.

20/06/2014

Quand on ne va pas au Japon, le Japon n'est jamais loin

Si vous me lisez régulièrement, vous connaissez notre amour du Japon. Le dernier voyage commence à être loin et le prochain ne s'annonce pas avant quelques mois. Mais le Japon n'est jamais vraiment loin, en particulier dans nos assiettes, car Monsieur a à cœur de mettre sa cuisine, qu'il maîtrise de mieux en mieux, au menu régulièrement.

Ainsi, dimanche, il nous a préparé un délicieux repas varié qui, à première vue, pourrait sembler végétarien mais ne l'était pas tout à fait. Il y avait au menu du tofu froid au gingembre et de l'"agedashi tofu" (tofu frit). Je tiens d'ailleurs à rassurer une patiente qui se désolait de ne pas avoir aimé le tofu et sa fadeur : on le mange rarement nature, en général, on le cuisine ou on l'assaisonne. Et une salade typiquement japonaise constituée principalement d'algues hijiki, de carottes, et de quelques dés de porc (la touche non végétarienne que je mentionnais). Et du riz, de la soupe, des tsukemono. On s'est régalés. Et, sympa, il y avait quelques restes pour mon bento du lendemain.

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Le dimanche précédent, le Japon était aussi au programme avec du bar grillé au sel, des haricots verts au sésame, une salade algues wakame-concombre légèrement occidentalisée avec avocat et tomates cerise, du riz aux petits pois. J'aime cette cuisine et j'aime la variété des mets. Qui n'est toutefois pas systématique au Japon, on peut manger simplement un simple plat de soba... 

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Le Japon, c'est aussi parfois au restaurant, ainsi, lundi de Pentecôte, nous avons mangé avec grand plaisir un bento chez Sachi, bien calme ce jour-là (j'avais déjà mentionné ce restaurant et son très bon bento).

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Et vous, vous cuisinez les plats des pays que vous aimez ?

14/06/2014

Vive la pizza selon son appétit à la Pizza di Loretta

Il y a quelques années, à Paris, quand on allait dans une pizzeria, on commandait une pizza ronde, une Margarita ou une 4 saisons ou une Regina... La plupart des personnes mangeaient tout, même en n'ayant plus faim, éventuellement, certains laissaient la bordure ("le trottoir")... Puis est arrivée la pizza "al taglio", bien connue en Italie : la pizza à la coupe. On a d'abord découvert "Al Taglio" justement, avec sa sympathique terrasse, mais des pizzas à la pâte un peu épaisse à mon goût. Puis est arrivée la Pizza di Loretta il y a à peu près 3 ans. Elle est proche de chez moi et on y déjeune régulièrement, toujours avec plaisir. Et, soudain, en quelques années ont éclos de multiples pizzerias de ce type, certains flairant un bon filon... Sauf que, pour moi, cela n'a rien à voir ! Quand il m'est arrivé d'y goûter :

- je ne retrouve pas la pâte fine et croustillante,

- ni les ingrédients simples et bons, sans excès de fantaisie dans les compositions,

- et surtout je ne retrouve absolument pas la liberté que j'aime à la Pizza di Loretta : il y a parfois un menu avec un nombre de parts imposé, la taille des parts est complètement standard, impossible d'avoir des petits morceaux variés, ...

Donc, sans hésiter, je reste fidèle à la Pizza di Loretta et je mange à la faim ce qui me fait plaisir. On peut découvrir des nouveaux goûts, partager à plusieurs, en reprendre une part si on a encore faim...

Ainsi samedi dernier, ne voulant pas trop nous éloigner, nous y avons dirigé nos pas. Monsieur avait bien faim, moi pas trop et de plus, j'étais attendue dans l'après-midi pour un goûter. On a donc choisi les parts de pizzas dont on avait envie et la quantité qu'on voulait. On peut vraiment avoir la taille qu'on veut, même une petite tranche, juste pour goûter. Comme c'est au poids, tout est possible... On peut avoir 3 ou 4 types de pizza différents si on en a envie. Cette fois, j'ai pris une petite part aux aubergines et une autre à la roquette.

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En haut, ma portion, en bas, celle de Monsieur...

Rappel à ceux/celles qui auraient tendance à diaboliser la pizza : l'équilibre, c'est sur la durée, on mange de tout, on varie les plaisirs. Manger de la pizza, c'est un peu comme manger un sandwich, du pain et une garniture, qu'y aurait-il de mal à cela ? On se régale, on savoure, donc mieux vaut la choisir vraiment bonne...

Pizza di Loretta, 62 rue Rodier, Paris 9eme, 01 48 78 42 56

En prime, si on se promène rue Rodier, c''est l'occasion à ne pas manquer d'aller faire quelques emplettes gourmandes et italiennes chez Rap !

28/05/2014

Passion rhubarbe !

La rhubarbe, j'adore ça et j'en parle chaque printemps. Cette année est un peu particulière car j'ai pris un abonnement à Monpotager.com (j'y reviendrai) et j'ai choisi de "cultiver" de la rhubarbe. Sauf qu'elle s'est fait attendre et n'est arrivée que la semaine dernière, et deux kilos d'un coup !

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Dès réception, j'ai voulu commencer à cuisiner mais je n'avais pas grand chose sous la main. J'ai préparé une compote rhubarbe-pomme-fraise (beaucoup de rhubarbe, une pomme, quelques fraises) avec un trait de sirop d'agave pour adoucir et ce fut un délice.

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Ensuite, j'ai suivi les conseils de Clotilde Dusoulier pour pocher la rhubarbe : cela vaut la peine, cela donne un résultat absolument délicieux, cuit à point.

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Puis j'avais repéré une plaisante tarte à la rhubarbe sur un blog qui est toujours très beau, tarte avec une migaine, "appareil" à base d'oeuf, sucre et crème, qui pouvait séduire Monsieur, nettement moins fan que moi de ce fruit.

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Je suis aussi allée faire un tour du côté d'une grande passionnée de rhubarbe, Clea, qui propose de multiples recettes sur son blog. J'avais beaucoup aimé cette recette salée l'année dernière. Cette fois, je me suis tournée vers de très simples muffins à la rhubarbe.

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Alors, finalement, deux kilos, ce n'était pas beaucoup et je sens que je vais en racheter avant la fin de la saison, tellement il y a de belles recettes à essayer...

Et la rhubarbe, je l'apprécie grandement aussi quand les autres la préparent avec talent, en particulier Claire Damon, pâtissière perfectionniste et très respectueuse des saisons, qui officie chez des Gâteaux et du Pain. Elle a créé plusieurs pâtisseries autour de la rhubarbe (et une glace aussi, que je goûterai volontiers). J'ai choisi le chou, une merveille de douceur, créée par le mélange d'une compotée et d'une crème à la rhubarbe.

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Si on a envie de se lancer dans la réalisation soi-même (moi, je ne suis pas sûre !), il y a même une video de Direct 8 où elle donne quelques explications.

Et vous, vous aimez la rhubarbe ? Vous la préférez sous quelle forme ?

20/05/2014

Déclinaison avocat avec "Cuisine végétarienne" de Laure Kié : goûté et approuvé !

Laure Kié, jeune femme franco-japonaise, on la connait depuis longtemps pour ses livres de cuisine japonaise, Monsieur en a quelques-uns car c'est son domaine, et moi, je m'en tenais jusque-là à son petit ouvrage sur le bento. J'apprécie ses livres car elle donne des explications, des conseils pratiques, et les recettes sont claires, simples, fiables et bonnes, avec une touche de fantaisie. 

Il y a quelques jours, je vois que Clea mentionne sur son blog qu'elle vient de publier "Cuisine végétarienne". M'intéressant pas mal à cette cuisine (puisque je suis un peu flexitarienne...) et faisant confiance à la qualité d'auteur culinaire de Laure Kié, j'ai aussitôt l'idée de m'en emparer. Je le trouve quelques jours plus tard* et quand je le feuillette, il ne déçoit pas du tout mon attente. La plupart des recettes correspondant tout à fait à mes goûts, elles sont classées par saisons, ce qui facilite le choix, beaucoup me font de l’œil...

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Il y aussi une plaisante partie "Atelier" où Laure Kié décrypte des classiques de la cuisine maison végétale, faire germer des graines, faire des légumes "lacto-fermentés", ... et tout parait tellement bien expliqué que, végétarien(ne) ou pas, on a envie de se lancer.

Bref, je m'y suis mise sans attendre et j'ai eu l'idée d'une déclinaison avocat printanière en repérant plusieurs recettes utilisant cet aliment.

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Cela a donné un fort plaisant dîner pas trop copieux. J'ai préparé ainsi :

- des endives au guacamole,

- une salade poire-avocat-vieux Gouda,

- des rouleaux de printemps aux crudités variées et avocat.

Les trois étaient vraiment délicieux et pas de doute, je vais vite continuer à explorer le livre.

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Et vous, avez-vous fait de récentes découvertes dans le domaine du livre culinaire ?

Cuisine végétarienne, Laure Kié, Les Grands Classiques Mango

07/05/2014

Marions les mets de saison ! Fraises et asperges par exemple...

Lundi, je me suis régalée d'une délicieuse salade, qui avait deux sources d'inspiration :

- le chef Alain Passard, que j'ai plusieurs fois entendu sur le thème : n'hésitez pas à marier les produits de même saison, ils vont souvent bien ensemble.

- une photo aperçue sur Pinterest, une salade d'asperges et fraises avec du quinoa je crois.

Cela a suffi à me donner envie. J'adore les fraises et les asperges et c'est le moment d'en profiter.

Je n'avais pas de quinoa, j'ai pris du quinori. Et j'ai fait divers ajouts qui me tentaient.

Cela a donné une salade très printanière quinori-asperges-fraises-feta, avec du basilic et un peu de menthe et même quelques brisures de pistaches qui me restaient d'un autre plat. Miam, un régal plein de fraîcheur, de parfums, de textures, de couleurs !

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Et vous, quelles sont vos associations classiques ou atypiques du moment ?

05/05/2014

Du thé vert et des desserts... avec Keiko Nagae

Vendredi il y a dix jours, je suis retournée à la Maison de la Culture du Japon pour un atelier-démonstration avec Keiko Nagae. Cette fois, le thème était les desserts au thé.

Comme la fois précédente, Keiko avait prévu un programme dense, mené tambour battant, tout en restant souriante et disponible pour des questions. 

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Je retiens de cet atelier plusieurs informations et astuces :

- il est important de prendre un thé matcha de qualité pour les desserts. Mais alors, comment le reconnaître ? La suite a eu un peu l'allure du flou à la japonaise : on peut le détecter à la couleur : ni trop pâle ni trop vive car alors, il y a probablement eu un ajout de chlorophylle..., à son parfum, et sûrement à son coût mais attention aux arnaques....

- si on n'a pas de thé matcha ou si on trouve trop cher d'acheter un thé matcha de qualité, on peut réduire en poudre du thé Sencha (deuxième fois, après l'atelier avec Ona Maiocco, que je me dis qu'il faut m'équiper d'un moulin à café électrique...) mais bien sûr, il ne faut pas s'attendre au même résultat en terme de goût et de couleur.

- si on utilise du thé Hojicha pour un dessert (ici dans une crème pâtissière), il est intéressant de le griller à nouveau quelques minutes à sec pour renforcer son parfum.

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- on a préparé un craquant à la vergeoise (cela pourrait être tout autre sucre) dont on a posé une fine tranche sur les choux et cela leur a donné un fort plaisant croustillant après cuisson.

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"On" a donc préparé un chou à la crème Hojicha, un parfait au matcha glacé au chocolat blanc : absolument délicieux !

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Maintenant, "yapluka" refaire tout cela moi-même !

Et vous, vous utilisez parfois le thé en pâtisserie, voire en cuisine ?