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02/02/2013

L'hiver épisode 5 : les fruits d'hiver ne sont pas tristes !

Les pommes, les poires, les clémentines, les bananes, les oranges, éventuellement un peu de recours aux fruits exotiques et/ou surgelés, je ne trouve pas que l'hiver soit triste côté fruits tant les variations possibles sont nombreuses.

J'ai eu envie d'un crumble car je n'en avais pas fait depuis longtemps. J'avais des pommes, des poires et pour un peu de couleur et d'acidité j'ai ajouté quelques fruits rouges surgelés.

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Concernant la pâte à crumble, j'ai décidé d'improviser et de faire simple avec ce que j'avais en stock, c'est-à-dire ni le beurre ni la poudre d'amandes des recettes traditionnelles. J'ai mélangé farine d'épeautre, sirop d'érable, sucre rapadura, huile, un peu de noisettes écrasées au pilon, épices (de la Poudre Equinoxiale d'Oliver Roellinger) avec des proportions au feeling jusqu'à trouver la consistance qui me paraissait adéquate.

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Cela a donné un résultat absolument fantastique, des fruits fondants et un crumble croquant à souhait (j'aurais pu en faire un peu plus). Très encourageant pour ma tendance croissante à la cuisine intuitive !

30/01/2013

L'hiver épisode 2 : terre et mer avec un duo endive-St Jacques

Comme chaque année, le week-end dernier, à l'occasion de la Saint-Vincent, Montmartre se mettait aux couleurs de la Bretagne. Un passage place des Abbesses permet de humer parfums de St Jacques grillées, d'huitres fraîches et de crêpes. C'est l'occasion qu'on ne rate pas de s'emparer de quelques coquilles St Jacques en provenance directe d'Erquy. Cette année, Monsieur a décidé de les marier à des endives.

- en entrée, ce fut un petite barquette d'endive aux St Jacques crues marinées, un délicieux mélange de goûts et de textures,

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- puis en plat, des St Jacques grillées (ou dirait-on snackées ?!) et endives braisées au jus de citron (ceux qui craignent l'amertume de l'endive peuvent utiliser du jus d'orange).

Quel régal ! Bien sûr, ce n'est pas un mets tout à fait économique, mais c'est la saison, alors, si vous le pouvez, profitez-en !

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28/01/2013

Je me souviens...du yaourt

Je me souviens qu'enfant, je mangeais fromage et yaourt chaque jour au dîner.

Je me souviens qu'il n'y a toujours eu dans ma famille que des yaourts nature.

Je me souviens que dans les années 70 ma mère a succombé à la mode des yaourtières.

Je me souviens que mon père n'aime pas les yaourts.

Je me souviens qu'ado j'aimais boire du Yop au parfum exotique qui n'existe plus je crois.

Je me souviens d'un yaourt artisanal non fermé acheté sans peur dans la rue à Pékin.

Je me souviens des yaourts avec un petit compartiment céréales en Allemagne.

Je me souviens du lancement des yaourts Bio de Danone avec leur pot vert foncé alors que personne ne parlait bio.

Je me souviens de la simplicité du gâteau au yaourt.

Je me souviens avoir appris Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus pendant mes études de diététique.

Je me souviens que j'aime les yaourts fermes et acides mais pas trop.

Tous ces souvenirs me sont revenus après ma visite au "happening" "Les amazones du yaourt" organisé par la Milk Factory, une émanation créative des industries laitières. Quatre créatrices culinaires (trois étaient présentes) nous ont fait découvrir quelques déclinaisons autour du yaourt. J'ai particulièrement aimé la touche indienne de Beena dans deux raita qui sont là traditionnellement, a-t-elle expliqué, pour accompagner le plat principal et adoucir la force du curry et autres épices. L'un était proposé avec grenade, coriandre, menthe et cumin et l'autre pomme, ananas et épices. Des idées que j'ai bien envie de reproduire.

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Sonia Eszgulian avait plutôt choisi d'agrémenter le yaourt de façon sucrée avec une cuillère-biscuit ou un morceau de granola. Elle a d'ailleurs livré quelques astuces pour réussir un granola crousti-moelleux. C'est une envie qui me trotte dans la tête depuis un moment, pour le petit déjeuner (pour changer du muesli et autres céréales habituelles) ou un en-cas à emporter, je vais y penser...

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Johanna Kaufmanna fait déguster un ensemble rafraichissant : saumon mariné, concombre très finement émincé, aneth : bonne idée de plonger ce mélange classique scandinave dans du yaourt !

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C'était l'occasion de se remémorer que le yaourt est vraiment un aliment multi-culturel, présent depuis des siècles dans le monde entier. Turquie (où il est parait-il né), Grèce, Bulgarie, Iran, Inde, Scandinavie, Liban, Amérique, ... Et, selon les pays, il a une place plutôt salée ou sucrée. L'Italie et le Japon me paraissent en revanche être deux pays à part où il ne figure pas dans la tradition...

La place du yaourt change. Alors qu'il a pendant des siècles été plutôt considéré comme un produit de base, bon pour la santé, notamment du fait de du bienfait digestif de ses bactéries, j'ai le sentiment qu'on assiste aujourd'hui à diverses évolutions :

- un abandon des yaourts par certain(e)s en les associant à l'ensemble des laitages dans une vague anti-lactose pas toujours fondée, alors que non seulement le yaourt contient beaucoup moins de lactose que le lait mais il semblerait aider à digérer le lactose quand on a du mal.

- en lien avec la vague du sain, artisanal, fait maison, un retour aux yaourtières ou autres modalités de yaourts maison, déclinables à volonté, en réaction à l'univers de l'industrie agro-alimentaire ;

- dans cet univers justement, une avalanche de marketing pour créer des yaourts adaptés à tous les besoins : anti-cholestérol, pour bien digérer, pour faire attention à sa ligne, pour les seniors, pour les femmes, pour les très gourmands...

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Alors que le yaourt nature tout simple se prête à des variations multiples (c'est ainsi que je le pratique) :

- nature quand on aime son acidité,

- avec des fruits frais ou surgelés, c'est meilleur et plus naturel qu'un "yaourt aux fruits" industriel,

- avec une cuillère de miel ou de confiture si on aime la douceur,

- avec des céréales croustillantes pour le petit déjeuner,

- dans des sauces herbacées ou épicées,

- dans des gâteaux, le gâteau au yaourt restant mon basique éternel !

Et vous, c'est quoi votre relation au yaourt ?

PS : désolée pour la qualité médiocre des photos...

17/01/2013

On mange des fruits au Japon ?

Au Japon, les fruits sont bien moins courants que chez nous. Ils sont souvent chers, voire très chers, parfois superbement présentés dans de belles boites, et impeccables. Et ceux-là, on se demande bien qui peut les manger...

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On n'en mange pas des quantités, on ne verra jamais quelqu'un croquer une pomme dans la rue, on en sert plutôt une ou deux tranches ou morceaux en fin de repas ou au petit déjeuner et encore, cela n'a rien de régulier.

En hiver, on a constaté que certains fruits étaient plus présents :
- c'est la fin du kaki, fruit d'automne,

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- c'est la saison du kumquat, petit agrume qu'on trouve frais, agréablement acidulé, et qui se mange en entier avec la peau (avec quelques pépins quand même),

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- c'est aussi le moment de manger un peu de nashi, cette poire-pomme typique ou alors de la pomme,

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- c'est, bizarrement, la saison des fraises (elles poussent sous serre), et il y en a de délicieuses et d'autres assez insipides,

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- ce pourrait bien être la saison du melon d'eau car on en a mangé de succulents, juteux, sucrés et parfumés.

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Sinon, comme fruit non consommable mais embaumant, on a eu le plaisir d'une belle "main de Bouddha", rare agrume, dans notre chambre à Nara... 

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05/01/2013

Non à la detox, oui aux pâtes hivernales !

pâtes, hiver, blettes, cuisine italienneEn hiver, on a envie de plats qui réchauffent, font du bien au corps et aux papilles, nourrissent mais sans excès car on n'a pas forcément plus faim (sauf si on passe beaucoup de temps dehors). Les pâtes font partie de ces envies et celles-ci sont arrivées sur la table d'une drôle de façon. Monsieur avait repéré une recette d'omelette dans Zeste Magazine, avec blettes, parmesan et ricotta. Finalement, au lieu de ça, il a eu la bonne idée de transposer et adapter la recette à des pâtes et voilà dans notre assiette des pâtes hivernales aux blettes, parmesan, ricotta et pignons. Moelleux, savoureux et régénérant...

Et vous, vous aimez manger quoi en hiver ?

26/12/2012

Une idée parfumée pour l'apéro

apéritif,buffet,amuse-bouche,st jacques,pétoncles,coriandreUn récent samedi, nous étions les hôtes gâtés d'Isabelle, cuisinière cool qui peut vous proposer un buffet copieux et délicieux en toute décontraction. Il y avait de multiples délices, dont un cake "Nord-Sud" Maroilles-chorizo-bière absolument délicieux, de fameux fromages, de belles tartes salées, ... Et un délice léger, parfumé, asiatisant, tout simple à réaliser : des pétoncles (qu'on peut appeler St Jacques depuis quelques années) marinés à la coriandre, dont j'ai capté la recette : on prépare une marinade avec citron jaune, citron vert, gingembre, coriandre, on y plonge les pétoncles (c'étaient ici des surgelés), on laisse mariner au frigo 2-3 heures, on peut si besoin rajouter un peu de coriandre fraîche. Et on déguste avec des petites piques, miam !

19/12/2012

Les pâtisseries japonaises, cela vous dit ?

Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par une société de production travaillant pour le magazine 100% Mag de M6 afin de participer à un reportage sur la pâtisserie japonaise. J'ai pour coutume en général de refuser ce type de demande car il s'agit le plus souvent d'intervenir sur un aliment ou une pratique sous un angle très classico-diététique qui ne me ravit pas et j'ai largement mieux à faire pour m'occuper... Pourquoi ai-je accepté cette fois ? Une baisse d'esprit critique liée à ma passion du Japon ? L'idée que je serai plus forte qu'eux pour faire passer "mes" messages ? Illusion !

Après un rendez-vous replanifié deux fois, on a fini par tourner. Et évidemment, l'objectif central était de me faire dire que les pâtisseries japonaises étaient plus light que les françaises (au hasard, un mille-feuilles..) et donc bien adaptées aux personnes qui surveillent leur poids. Pas vraiment ma tasse de thé ! Que cela soit vrai ou pas n'est pour moi pas la question. Et même si j'ai lutté contre cette idée dans mes réponses, vous connaissez les capacités du montage... (je n'ai en fait aucune idée du résultat final, c'était très urgent et depuis, plus de nouvelles, peut-être cela va-t-il passer à la trappe...?)

Alors, pour vous dire vraiment ce que je pense, rien ne vaut un billet de blog (désolée pour le préambule un peu long...).

Une chose est sûre, les pâtisseries japonaises (je me limiterai ici aux wagashi) sont très différentes des pâtisseries françaises.

D'abord, elles ont en général une symbolique liée à la saison. Chez nous, on utilise couramment des fruits de saison mais on ne cherche pas spécialement à exprimer des caractéristiques ou des impressions liées à la saison. Et la plupart des gâteaux sont présents toute l'année.

Elles sont par ailleurs petites, d'une taille très inférieure à la plupart de nos pâtisseries. Mais n'est-ce pas suffisant pour se faire largement plaisir avec une "note sucrée" ? Est-ce qu'il ne vous arrive pas de "caler" quand vous mangez un gâteau et de vous dire que vous pourriez vous arrêter ?

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La composition de ces gâteaux est très différente. Alors que nos pâtisseries contiennent en général de la farine, des oeufs, du sucre, souvent du beurre ou une autre matière grasse, éventuellement du lait, les wagashi sont composés majoritairement de pâte de haricot rouge, voire de pâte de haricot blanc, de sucre (du sucre wasanbon, sucre non raffiné très fin), parfois de farine de riz. Il n'y a pas de matière grasse dans le wagashi : cela rejoint une caractéristique de la cuisine japonaise, peu grasse et essentiellement végétale et maritime (du fait de la géographie). En revanche, le wagashi a une saveur très sucrée car il est là pour adoucir l'amertume du thé vert.

En terme de texture, le wagashi apparaît assez pâteux car cela caractérise la pâte de azuki (haricot rouge). Cela ne plait pas toujours aux Français qui vont peut-être préférer du croquant, du croustillant, du moelleux, du crémeux ou un mélange de ces textures.

Les parfums sont subtils, peu affirmés, on est loin de nos riches arômes de chocolat, café, praliné,
cannelle, noix de coco, fruits divers, ...

Leur moment de dégustation est particulier : pas à la fin du repas mais à tout moment de la journée (plutôt l'après-midi) avec un thé, souvent un matcha.

Ce qui m'agace dans le type d'approche voulue par le reportage, c'est qu'on veuille manger des pâtisseries japonaises pour leur aspect calorique sans forcément se faire plaisir. Est-ce que ce type de considérations doit guider notre choix de pâtisserie ? Non !!! Je suis contre l'idée qu'on se mette à manger des wagashi parce que ce serait "light" ! Bien sûr qu'on peut être curieux(se) de les découvrir, qu'on peut apprécier leur esthétique voire même leur goût. Mais c'est très particulier et il ne faut surtout pas se forcer. Pour ma part, peu fan de la texture pâteuse-farineuse en général, j'ai mis un certain temps à les apprécier. Cela me fait très plaisir d'en manger maintenant mais si vous me donnez le choix entre un wagashi et un éclair au café, c'est très probablement ce dernier qui aura ma préférence !

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En revanche, sans forcément en manger, si on préfère en rester aux pâtisseries d'ici, on pourrait quand même en tirer un peu d'inspiration, par exemple : 
- la taille : pourquoi ne pas proposer des gâteaux plus petits (en adaptant le prix bien sûr !) ?
- l'esthétique,
- le respect des saisons, en étant encore plus attentif à cet aspect du côté des pâtissiers,
- le moment de dégustation, en dehors des repas ou au moins à un moment où l'on a de l'appétit et les papilles disponibles.

Si vous voulez :
- en savoir plus sur les pâtisseries japonaises et les déguster aves les yeux, il y a un joli livre sorti récémment, "Wagashi" de Minori Kai.
- les savourer pour de vrai et que vous habitez Paris, il y a Toraya et son grand classicisme, Walaku et sa douce élégance.

Conclusion : mangez les pâtisseries qui vous font plaisir, en ayant faim pour mieux les apprécier, en les savourant pour vous faire un grand plaisir gustatif sans forcément une grande quantité.

12/12/2012

Croque-placard aux épinards : vite fait, bien fait !

Parfois, on prépare des plats un peu sophistiqués, qui nécessitent du temps en cuisine, une préparation minutieuse, des ingrédients particuliers. Et parfois on se laisse guider par ce qu'il y a dans le placard (et son alter ego le frigo). Cela peut donner de savoureux résultats. Ainsi, un soir de semaine il y a quelques jours, Monsieur a assemblé quelques restes pour nous préparer un délicieux croque-monsieur à sa façon : pain de campagne, mozzarella fumée, épinards frais poêlés, jambon : une grande réussite non préméditée qui était le fait du hasard du placard.

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Et vous, quelles sont vos dernières réussites placardesques ?

10/12/2012

Les coquilles Saint Jacques, c'est de saison !

Les fêtes de fin d'année approchent et avec elles, bien souvent, une série de mets de choix, notamment maritimes. On a peut-être tendance à les mettre tous dans le même sac, huîtres, langoustines, coquilles St Jacques, homard... Or, il y en a dont c'est clairement la saison et d'autres pas du tout.

Ainsi, les huîtres sont tout à fait légitimes mais je vous conseillerais d'oublier le homard, qui est plutôt de sortie au printemps ou les langoustines qu'on devrait maintenant oublier (et de toute façon peu propices au transport loin de leurs rivages d'origine). Et c'est le parfait moment pour se régaler de coquilles St Jacques.

C'est un mets fin qui doit être traité avec délicatesse et notamment très peu cuit. Le restaurant Neva Cuisine, une de nos tables favorites, proposait ainsi il y a quelques semaines des Saint Jacques "juste snackées", un terme culinaire qui signifie une cuisson rapide à feu vif. Elles étaient servies avec des gnocchi de roquette et une émulsion de parmesan et ce fut un plat tout simplement fantastiquement bon, terriblement doux, onctueux, parfumé, avec des St Jacques à la texture merveilleuse, dont j'ai savouré chaque bouchée avec délectation.

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Je ne suis pas la seule... Tellement bon que quand on y retournés pour dîner quelques semaines plus tard pour un événement à fêter, j'ai repris cette entrée.

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Elles se sont aussi invitées de façon délicieuse à notre table : en carpaccio, toutes simples et fraîches sur un lit de roquette.

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Et delicatement poêlées, accompagnées d'un savoureux petit gratin d'artichauts.

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En respectant la saison des fruits de mer et crustacés, vous les goûterez à leur meilleur (et leur meilleur prix aussi !). Est-ce que vous pensez ainsi à la saison des produits de la mer ?

30/11/2012

Madame Pompadour se fait séductrice...

Je n'aime pas trop être prise pour une blogueuse influente, à qui l'on envoie des produits pour les tester et en parler. Parfois, je refuse. Ou je réponds que je le ferai si j'en ai envie. Mais souvent je ressens une sorte d'obligation à en parler, surtout si c'est bon.

Ainsi les pommes de terre Pompadour m'ont avertie que j'allais recevoir un colis de leur part, mais une fois le colis déjà expédié. Impossible donc de refuser ! Et l'aurais-je fait, étant donné le grand amour que porte Monsieur aux bonnes pommes de terre ? D'ailleurs, c'est lui qui s'est mis en cuisine sans tarder...

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Les "Pompadour" sont arrivées dans de jolis petits sac de jute avec un intéressant dossier de presse mettant en avant les cinq (seulement) producteurs de cette pomme de terre. Elle est visiblement fragile et quand on pense à ce faible nombre de producteurs, on a l'impression de déguster une rareté, une sorte de caviar de la pomme de terre ! Mais un luxe accessible : 2,50 euros le kilo, ce n'est certes pas la pomme de terre la moins chère mais c'est quand même très abordable !

Les recettes du livret proposé nous ont moyennement inspirés mais Monsieur est plein de ressources, surtout quand il s'agit de mettre en valeur Dame Patate et encore plus Demoiselle Pompadour. Alors que l'heure commençait à être un peu tardive, se souvenant d'une recette lue dans un magazine, il nous a concocté une sorte de salade italienne avec bresaola légèrement sautée, roquette, copeaux de parmesan et Pompadour tièdes cuites à la poêle avec huile d'olive et un peu d'ail. Même en étant moins fanatique que lui, j'avoue que c'était délicieux, un mélange de goûts, de textures, de températures très plaisant. Ces Pompadour ont une étonnante couleur jaune et une texture toute fondante à l'intérieur tout en gardant leur tenue.

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On recommande de les utiliser à la vapeur, sautées, en salade... C'est en fait leur pedigree, croisement de Roseval et de BF15 qui leur donne leurs caractéristiques. Le dossier annonce que la Pompadour ne germe pas et se garde particulièrement longtemps. Mais il avait trop envie d'en remanger rapidement. Peu de temps après, il nous a donc préparé des pommes de terre de la façon la plus simple, à l'eau, ce qui est le meilleur moyen de percevoir leur saveur particulière. Avec une salade de mâche et des filets de maquereau, ce fut un diner de semaine simple mais de haute tenue gustative.

Quelques jours après, ayant les ingrédients nécessaires disponibles, on a improvisé un dîner que nous faisons parfois : saumon fumé, pommes de terre en salade, concombre au yaourt, ... Là encore, la Pompadour s'est parfaitement comportée, vraiment étonnamment ferme et fondante à la fois et d'un goût délicieux.

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Mince alors, si je me mets à aimer vraiment les pommes de terre, il va falloir leur faire une plus grande place à coté de mes amours éternels, pain, pâtes, riz ?! En tout cas, l'important, c'est la variété !