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22/08/2012

Devinette : qu'est-ce qui est le plus gras, l'huile d'olive, le beurre ou la crème ?

De nombreuses personnes ont la phobie du beurre, l'ont supprimé de leur alimentation ou se sont tournées vers des beurres allégés particulièrement insipides. Ou elles culpabilisent terriblement quand elles préparent une escalope de veau à la crème... D'autres mangent de la salade sans assaisonnement... Mais il en est aussi qui utilisent de l'huile d'olive sans penser que c'est gras tant elle se disent que c'est bon pour la santé....

Alors, dans tout cela, qu'est-ce qui est le plus gras ? Rendez-leur leur pourcentage de gras avant de regarder le résultat sous la photo :

Beurre - Crème épaisse - Huile d'olive

35 % - 82 % - 100 %

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Réponse :

Crème épaisse 35 %  / Beurre 82 % / Huile d'olive 100 %

 

N'ayons pas peur du beurre, mangeons-en raisonnablement et une bon pain croustillant tartiné de vrai beurre, n'est-ce pas une merveille ? Et ne craignons non plus de temps en temps, une sauce à la crème ou un brin de Chantilly sur un dessert, c'est tellement onctueux !

Et si vous n'aviez pas vu la devinette chocolatée, c'est .

06/06/2012

Les régimes, une folie...et un business

La semaine dernière, Canal + diffusait un reportage consacré à "La folie des régimes". Une vision documentée sur les dégâts causés par les régimes et autres démarches souvent désespérées pour perdre du poids. Je n'ai pas vu l'émission tout de suite car je ne suis pas abonnée à Canal + mais, grâce à un instrument antique que certains d'entre vous ne connaissent peut-être même pas (!), le magnétoscope, j'ai pu regarder un enregistrement. 

L'émission dénonce à juste titre le gigantesque business des régimes et montre le désarroi des femmes qui sont entrées dans la spirale du yoyo qui les emmène vers un poids toujours plus haut. Toutes sortes de manières de manipuler les personnes en demande de minceur sont présentées et plus particulièrement les plus célèbres ou les plus dangereuses (car on peut aller jusqu' à mourir de son envie de maigrir...). Elles sont critiquées avec des témoignages de "victimes" à l'appui :

- le régime Dukan avec incursion chez des "Dukanautes" (au cours d'un pique-nique 100% protéines !) et dans l'"usine" à profit Dukan où il fait passer des "chargées de clientèle" pour une "armée de diététiciennes" (grand moment quand le centre téléphonique promet à une personne-testeuse de 180 kg qu'elle pourra perdre 110 kg. "Ce sera juste un peu plus long" et elle atteindra le poids souhaité précisément "le 15 juillet 2013" ! M. Dukan est loin de vouloir s'arrêter, quels que soient les critiques et rappels à l'ordre : il navigue entre conquête de nouveaux pays (convaincre les Italiens d'abandonner pâtes et pizza par exemple !) et espoir de faire du konjac (un aliment gluant 0 calorie mais aussi 0 intérêt gustatif, un des rares aliments qui ne me réjouit pas au Japon !) un nouveau miracle sonnant et trébuchant comme celui du son d'avoine.

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Interdit bien sûr quand on se lance dans le régime D ! 

- la merveilleuse réussite de Natur House : cette enseigne qui ouvre boutique sur boutique propose un suivi diététique gratuit (avec régime qui refuse de dire son nom et "journées choc" si la perte de poids promise tarde à venir). Mais cette "gratuité" s'accompagne de 40 euros de compléments alimentaires à consommer par semaine en ajout aux règles alimentaires prescrites...

- les compléments alimentaires et pilules diverses, souvent interdites en France (car très dangereuses) mais facilement disponibles, qui promettent un corps de rêve sans un pouce de gras.

- l'opération du "bypass' qui consiste à court-circuiter l'estomac et lui laisser une taille fort réduite qui empêche de manger plus que quelques bouchées. Mais les risques opératoires pendant et les risques de dénutrition après sont nombreux. Les personnes sans scrupule aussi...

L'émission fait assez froid dans le dos et le titre est vraiment approprié, c'est un comportement tout à fait irrationnel qui pousse de millions de personnes vers une quête toujours renouvelée de la minceur. Il renvoie d'ailleurs à un livre de Gérard Apfeldorfer paru il y a plusieurs années : "Maigrir, c'est fou !". Certains diront peut-être que l'on présente des cas extrêmes mais je ne crois pas quand je pense à tout ce que me racontent mes patient(e)s.

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Pilules et minceur : un couple à éviter...

Elle met en colère aussi contre tous ces individus/entreprises assoiffés de revenus (y compris dans le monde médical) qui profitent de la détresse des personnes qui ne supportent pas leur corps et sont prêtes à tout pour le changer.

Etant opposée aux régimes, néfastes pour le corps et la tête (et souvent aussi pour le porte-monnaie), je ne peux qu'approuver le contenu de cette émission et espérer que certaines personnes, après l'avoir vue, arrêteront les régimes. Mais je regrette qu'on n'y ait pas insufflé une note d'optimisme en évoquant plus précisément d'autres voies possibles pour perdre du poids comme celle des praticiens du GROS. La place laissée à ces solutions alternatives était vraiment limitée, avec une brève incursion, pas très optimiste, dans un groupe animé par Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, Présidents d'honneur du GROS.

Suite à ce reportage, quelques éléments complémentaires :

- d'abord, une évidence : pour ne pas avoir à maigrir, commencez par ne pas grossir ! Ecoutez votre faim, mangez sans excès, savourez, apprenez à avoir du plaisir à manger tous les types d'aliments. Si vous mangez sans faim, demandez-vous à quel besoin cela répond.
- acceptez votre corps, apprenez à le respecter, l'apprécier et en prendre soin tel qu'il est.
- si vous avez du poids à perdre, refusez tout ce qui est une démarche manifestement commerciale promettant une perte de poids rapide. Et dites-vous qu'il n'existe pas de produit ou de recette miracle : si on vous annonce des résultats spectaculaires et rapides, méfiez-vous ! Ce qui compte c'est la perte de poids durable et raisonnable en fonction de vos spécificités. Il s'agit de comprendre pourquoi on a pris du poids pour travailler sur un changement durable et adapté de ses habitudes.

Si vous avez des questions ou remarques sur ces sujets, vous pouvez les poser en commentaires bien sûr.

Photo © Marc Roche - Fotolia.com

21/05/2012

Mange-t-on trop de viande ? ça dépend...

Jeunes femmes, mangez du fer !

Ah bon, ça se mange ? Bien sûr, pas tel quel ! Encore qu'un intervenant de la conférence organisée par le CIV (Centre d'Information des Viandes) à laquelle j'assistais il y a quelque temps rappelait une vieille coutume en la matière : elle consistait à faire boire de l'eau contenant un clou rouillé aux personnes en manque de cet oligo-élément. Nul n'a pu garantir l'intérêt scientifiquement prouvé d'une telle méthode...

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Je parle bien sûr du fer contenu dans les aliments, notamment dans la viande de boucherie (1). Et le monde est mal fait... les femmes qui ont des besoins en fer deux fois plus élevés que les hommes (du fait de leur cycle menstruel) en absorbent moins qu'eux, et du coup en manquent souvent. En effet, d'après les données (2) présentées à cette conférence, 39% des femmes de 18 à 29 ans ont des réserves faibles en fer et 17 % présentent même une baisse des réserves. Et la carence en fer non traitée peut conduire à l'anémie. Mieux vaudrait intervenir avant !

Je sais que certaines femmes mangent peu de viande notamment du boeuf. Or, si certains éléments apportés par la viande (les protéines, certaines vitamines et minéraux) peuvent assez bien être fournis par d'autres aliments, pour le fer, c'est plus compliqué.

Où trouve-t-on le fer ? En résumé, d'abord dans la viande plutôt que dans les épinards ! Pour ceux-là, c'est une croyance erronée due à une erreur de virgule et perpétuée notamment par Popeye ! On trouve le fer à la fois dans des sources animales : en tête le boudin, le foie de volaille, puis le boeuf, l'agneau, le canard, et plus modestement le poisson, les oeufs, la charcuterie. Côté végétaux, il y a le germe de blé, les pistaches, le soja, les légumes secs, ... Mais le fer animal est mieux absorbé par l'organisme que le fer végétal.

La consommation moyenne de viande de boucherie en France est de 390 g/semaine soit 55 g/jour. Cette consommation est en baisse depuis plusieurs années, à l'inverse de la volaille et de la charcuterie qui progressent. Notamment pour des raisons économiques et de praticité culinaire, ...

Par ailleurs, cette moyenne cache d'importantes disparités, notamment entre les hommes et les femmes : 435 g pour les hommes, 330 g pour les femmes. Or, comme je le disais plus haut, elles ont un besoin deux fois plus important.

Souvent, quand mes patientes m'annoncent un projet plus ou moins proche de grossesse, j'attire entre autres leur attention sur leur consommation de viande. Pour nombre d'entre elles, cette consommation est assez limitée pour des tas de raisons (goût, coût, opportunité, tendance au végétarisme, ...). Alors, je leur recommande de demander à leur médecin une vérification de leur taux de ferritine (qui indique l'état des réserves de fer de l'organisme) pour être fixée sur la conduite à tenir. Un gynécologue présent a en effet insisté sur les sérieux dangers d'un manque de fer pendant la grossesse et en vue de l'accouchement, période où les besoins sont encore accrus. Bien sûr, on peut prendre un complément alimentaire, voire même recevoir des injections en urgence, mais n'est-ce pas plus simple de couvrir ses besoins par la nourriture ?

Evidemment, comme vous, je me dis qu'un colloque organisé par le Centre d'Information sur les Viandes n'a sûrement pas pour but de nous dissuader d'en manger. Et mon idée, mesdemoiselles, mesdames, n'est pas de vous convaincre de manger de la viande si vous ne l'aimez vraiment pas. Mais, si c'est un aliment qui est plutôt à votre goût, de prendre un peu de recul sur votre consommation.  Est-ce que vous "oubliez" régulièrement d'en manger ? Ou au contraire, en mangez-vous vraiment beaucoup, par habitude familiale par exemple ? Pas besoin d'un steak tous les jours ! Dans tous les cas, il est intéressant de savoir, par une analyse, où vous en êtes côté réserves de fer.

Pour ma part, je ne mange pas énormément de viande (je suis plutôt flexitarienne !) mais je ne m'en prive pas. J'aime cela sous diverses formes, sans excès (3) et par ailleurs je sais, par mes analyses de sang faites de temps en temps, que je ne suis pas en manque de fer, même si cela n'est déjà arrivé à une époque où j'étais fort ignorante des choses de l'alimentation...

Et vous, vous en êtes où côté viande ? NB : Bien sûr, je sais qu'il y a des végétarien(ne)s parmi vous !

 

(1) Ce qu'on appelle la viande de boucherie regroupe le boeuf, le porc (hors charcuterie), le veau, l'agneau, le cheval.

(2) au global, informations source CIV, Credoc, Etude nationale Nutrition Sant, Ciqual

(3) cela se passait au Ritz (opération séduction !) et je me suis absolument régalée lors de la démonstration-culinaire qui a suivi la conférence : un chef de l'Ecole du Ritz nous avait concocté une daube provençale absolument merveilleuse de fondant. J'ai la recette détaillée et les astuces du chef, je vais la refaire très bientôt en m'appliquant.

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14/05/2012

Conseils alimentaires au nouveau Président

M.le Président,

Alors que vous allez entrer en fonction officiellement dans quelques heures, je me permets de vous proposer quelques conseils alimentaires adaptés au mode de vie qui vous attend, qui pourront préserver votre poids, maintenir la forme et la vitalité qui vous seront ô combien nécessaires et répondre à votre tempérament agréablement gourmand.

D'abord, je vous recommande de ne pas entrer dans une succession de variations de poids qui est néfaste pour la santé et qui, par les commentaires qu'elle pourrait occasionner, risquerait de détourner l'attention du fond de vos messages. Stabilisez votre juste poids et votre silhouette, ni trop mince, ni trop ronde, en mangeant de tout, sans trop de restriction ni une gourmandise excessive. Cela en mangeant à votre faim, en sortant de table autant que possible sans sensation d'avoir trop mangé. Ne faites pas de régimes, ceux-ci, on le sait bien, ne marchent pas dans la durée et ont des conséquences néfastes tant psychologiques que physiologiques. Ne craignez aucun aliment, c'est l'excès qui fait grossir, mais savourez-les avec une modération qui peut sans doute correspondre assez à votre tempérament.

Vous allez sûrement vivre des moments de stress important étant donné les enjeux qui vous attendent. Il est essentiel de vous préserver des moments de détente qui permettront une régulation naturelle.
Une alimentation variée, comprenant toutes les catégories d'aliments, est la clé d'une bonne forme. Vous aurez la grande chance pour y accéder de ne pas avoir à cuisiner le plus souvent, mais de bénéficier des services d'un cuisinier (ne vous privez surtout pas de ce luxe certes "anormal" mais tellement utile) ou de repas organisés pour vous. Cela vous épargne le stress que connaissent nombre de vos concitoyens de faire à manger au quotidien. Que ce luxe vous permette de manger des plats sains et plaisants, adaptés à vos goûts, mettant en valeur des produits de qualité et de saison, sans faire d'excès mais sans tomber non plus dans une triste restriction.

Vous connaîtrez bien sûr de très nombreux repas de travail ou protocolaires. Le contenu de l'assiette n'est pas l'essentiel de ces moments bien sûr mais elle mérite si possible quelques instants d'attention sensorielle, par égard pour ceux qui l'ont composée.

Votre emploi du temps chargé vous conduira probablement parfois à avoir recours aux sandwiches. Rien de mal à cela mais je vous recommande toutefois de prendre le plus souvent possible une vraie pause repas, dans la convivialité, qui vous apportera plaisir, détente et regain d'énergie.

Plus globalement, vous savez bien sûr que l'alimentation est un thème complexe et passionnant, au carrefour de l'agriculture, de l'économie, de la gastronomie, de la santé, de la culture, de la transmission, de l'éducation, ... Qu'il soit abordé avec tout le sérieux qu'il mérite, tout en en préservant le côté festif et gourmand.

Respectueusement

06/05/2012

Le 6 mai 2012, c'est aussi la Journée Internationale sans Régime !

journée internationale sans régime, no diet day, obsession de la minceur, maigrir sans régime, anti-régime, plaisir de manger, comportement alimentaireEn France, cet événement va très probablement passer inaperçu aujourd'hui... Pourtant, le 6 mai 2012, la Journée Internationale sans Régime (ou International No Diet Day) fête ses 20 ans*. Les choses ont-elles changé en 20 ans ? Pas si sûr. Les images d'extrême minceur sont plus que jamais la norme. Malgré le progrès de démarches et d'études sérieuses montrant les effets néfastes des régimes, des millions de personnes se mettent toujours régulièrement à en suivre un. Et, au-delà, la notion de "faire attention", la culpabilité en mangeant certains aliments ou le choix d'une alimentation exagérément raisonnée semblent gagner du terrain. Qu'observez-vous autour de vous ?

Si cela vous dit, un peu de lecture rétrospective sur le sujet :

 

Obsessions régime et minceur, stop !

 

Les 3 M : Morphologie-Métabolisme-Minceur : pas d'égalité ! 

 

Printemps : tentation des régimes, attention danger !

 

Le rapport de l'ANSES sur les dangers des régimes

 

Le régime Dukan et les autres, même combat !

 

Pas simple comme un régime...

 

Je ne donne pas de régime, je fais quoi alors ?!

 

* Cette journée (No Diet Day) a été initiée en 1992 par une anglaise, ancienne anorexique, qui voulait dénoncer la dictature de la minceur à tout prix et les régimes associés. Elle s'est progressivement répandue dans de nombreux pays où elle est célébrée chaque année le 6 mai. Elle existe en France depuis 2003.

 

05/04/2012

J'ai testé pour vous...l'aquabiking !

Profitant d'une promo attractive, j'ai décidé de tester une séance d'aquabike (aussi appelé aquacycling, watercycle...). Si vous parlez un tant soit peu anglais, vous comprenez sans doute qu'il s'agit de faire du vélo dans l'eau. Etrange, non ?

En effet, il y avait la natation, l'aquagym, voilà le vélo dans l'eau. L'intérêt, nous dit-on, c'est que l'effort est intense mais beaucoup plus supportable que sur la route. Et qu'on brûlerait beaucoup de calories...

Ma séance durait 30 mn, ce qui est suffisant pour moi qui débute mais j'ai vu que certains centres proposent 45 mn. En l'occurence, le lieu est moins glamour que certaines photos vues sur internet : eau pas vraiment turquoise, pas d'environnement de plantes vertes mais plutôt un sous-sol tristounet. Sept vélos sont alignés dans l'eau, on met des sandales anti-glisse et on s'installe. On démarre en musique, un peu faible et pas vraiment entraînante. Puis le prof fait enchaîner des petites séquences de pédalage, avec ou sans les mains sur le guidon, avant, arrière, normal ou sprint, debout sur les pédales, ... L'effort est intense, j'ai chaud, je m'applique, je parviens au bout de tous les exercices mais suis quand même assez contente quand ça s'arrête ! Je vous rassure, l'eau est assez chaude, on n'a pas froid du tout !

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Un exemple des nombreuses promesses faites autour de l'aquabike...

Je n'aime pas vraiment le principe mis en avant de "productivité" dans la consommation de calories mais j'avoue que dans le genre d'activité "cardio" avec un effort assez intense, ce n'est pas désagréable, surtout pour moi qui aime l'eau.

Et je constate après la séance que je me sens vraiment bien, détendue sans être fatiguée.

Problème annexe : les séances sont vraiment chères, autour de 20 euros à l'unité, un peu moins en forfait, voire plus dans des instituts de beauté, ce qui peut être carrément dissuasif pour beaucoup. Comme cela devient à la mode, il semble qu'un certain nombre d'instituts ou clubs de sport surfent sur la vague...

J'ai aimé : couci couça

J'y retournerai : peut-être (sous réserve de prix raisonnable)

29/03/2012

Faut-il faire du sport (pour maigrir) ?

Voilà encore une question que m'a posée une traductrice à la conférence de la SFT samedi dernier.

La réponse est non ! On peut mincir sans faire de sport. Perdre du poids est une question de balance entre les apports caloriques et les dépenses. On peut jouer sur les deux tableaux, diminuer ses apports (manger moins) et augmenter ses dépenses mais on n'est pas obligé(e). Pas de culpabilité (mes patient(e)s prennent souvent un air gêné pour m'annoncer qu'ils ne font aucun sport !) mais c'est toutefois intéressant de réfléchir à la question.

Bouger (sans nécessairement faire du sport) permet d'augmenter ses dépenses par rapport à son métabolisme de base. Et il n'y a pas que ça : c'est agréable pour se sentir bien dans son corps. Sans compter les bénéfices pour le tonus, le coeur, la circulation, le transit, ...

Bouger, ce n'est pas forcément aller transpirer dans une salle de sport. Il peut s'agir de marcher, de danser, de faire du vélo en ville, de jardiner, ... Rien que marcher (en profitant du retour du printemps) fait un bien fou, essayez pour voir...

Et faire du sport ? Faire du sport fait bien sûr dépenser davantage de calories que rester immobile ! Mais il en faut une bonne dose pour que ce soit significatif. De nombreuses personnes disent "je ne comprends pas, je fais du sport et je ne maigris pas !" Bien sûr, c'est normal si on en profite pour manger encore plus : combien de personnes "se lâchent" côté nourriture sous prétexte qu'elles viennent de faire un footing !

Toutefois, quand on fait du sport régulièrement, on se muscle peu à peu, on modifie sa silhouette (de façon variable) et on augmente son métabolisme, la dépense d'énergie de son corps.

Mais alors, quel sport ?

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Ce qui est vraiment important, c'est de trouver le sport que l'on pratiquera avec plaisir et non d'en choisir un qu'on fera par contrainte, uniquement pour le résultat. Combien de personnes s'abonnent pour plusieurs centaines d'euros à une salle de sports et s'arrêtent au bout d'un ou deux mois ! Il s'agit aussi de prendre en compte ses contraintes : rares sont ceux/celles qui se rendent volontiers à l'autre bout de la ville pour une heure d'activité. On peut donc réfléchir à son besoin, ses envies, ses contraintes matérielles : veut-on se détendre et apaiser du stress, se défouler, le faire seul(e) ou à plusieurs, à quel moment de la journée et de la semaine, près de chez soi ou travail, avec quel budget, ... On peut en parler autour de soi pour recueillir idées et avis et surtout aussi tester différentes activités : on peut souvent bénéficier s'une séance d'essai gratuite ou peu coûteuse.

Pour ma part, j'adore nager et je regrette que l'offre de piscines soit un peu limitée à Paris. J'ai fait pendant quelque temps du NIA, un mélange de danse et de techniques corporelles, avec plaisir mais j'ai arrêté pour l'instant faute d'horaires de cours qui me convenaient.

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Et puis, toujours curieuse, j'ai décidé de tester d'autres activités dont j'entends parler par mes patientes, par la presse, internet, ... Je partagerai ici de temps en temps mes impressions, très subjectives bien sûr ! Rendez-vous dès demain pour le premier épisode !

Et vous, vous avez trouvé le sport de vos rêves qui vous fait vraiment du bien ?

 

Images © Dominique LUZY et © Sergey Peterman - Fotolia.com

25/03/2012

Combien de légumes par jour ?!

Cela faisait partie des nombreuses questions que l'on m'a posées hier samedi, lors de l'intervention que je faisais devant les traductrices, traducteurs, interprètes : "Faut-il vraiment manger 5 fruits et légumes par jour ?". Ce message a été tellement véhiculé par le PNNS (Programme National Nutrition Santé) que tout le monde le connait, mais la plupart des personnes pensent ne pas l'appliquer et cela génère beaucoup de culpabilité et d'inquiétude ("suis-je vraiment en train de mettre en danger ma santé ?"). Côté santé, les choses ne sont pas si simples...

Pour ma part, je ne fixe pas de règle stricte, je recommande surtout d'avoir une alimentation la plus variée possible, naturelle, de saison, colorée et cela comporte logiquement des légumes et des fruits. Et j'essaie toujours d'aider la personne à comprendre pourquoi éventuellement elle néglige cette catégorie d'aliments. Par goût, par habitude, par manque de savoir-faire culinaire, par impression de manquer de temps pour faire les courses et/ou cuisiner, par peur de gaspiller, ... Ainsi, si vous vous posez des questions, vous pouvez vous amuser vous aussi à faire le bilan sur quelques jours : si vraiment vous mangez très peu de légumes et de fruits, demandez-vous comment vous pourriez faire évoluer vos habitudes.

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Pour le plaisir bien sûr ! Pour ma part, je les aime (presque) tous et je ne vois pas comment je pourrais me passer de fruits et de légumes. Je ne compte pas combien j'en mange mais je sais que si j'en suis privée un ou deux jours, j'en ressens très vite le manque. Et faire un repas à base de légumes me satisfait tout à fait. Ainsi, samedi soir, mon chef personnel avait concocté un plat de légumes mijotés dont il a le secret, une sorte de variation sur les artichauts à la barigoule, des petits artichauts italiens avec de la tomate, de la salade, des carottes, des petits pois, des lardons pour le goût, ... Un régal !

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A propos de la consommation de fruits et légumes, j'avais tourné en 2011 une petite video  à la demande de la Maison du Cancer, un site informatif et concret.

Et vous, êtes-vous inquiet(e)s de ne pas manger assez de légumes ?

21/03/2012

Faut-il lire les étiquettes alimentaires ?

La question de l'étiquetage alimentaire revient souvent sur le devant de la scène. Les réglementations se succèdent. On cherche l'équilibre entre la volonté d'informer et le risque de noyer sous les informations plus ou moins lisibles. Alors, qu'en penser ? Faut-il lire les informations des étiquetages alimentaires ?

Selon moi, vous avez sans doute mieux à faire que devenir des spécialistes de la nutrition, capables de décortiquer toutes ces informations ! Vous n'allez pas non plus doubler le temps nécessaire pour faire vos courses en décryptant chaque emballage à la loupe.

Ce n'est pas une raison pour manger n'importe quoi bien sûr ! En fait, le meilleur moyen de ne pas avoir à lire les étiquettes, c'est d'abord d'acheter des produits bruts, naturels !

Pour ma part, bien sûr, je lis souvent les étiquettes par déformation professionnelle. Mais si je me penche sur mon comportement personnel, je constate que j'achète principalement des produits pas ou peu transformés : des légumes, des fruits, des pâtes, du riz, des céréales, du pain chez le boulanger, du poisson, de la viande, des oeufs, du fromage chez le fromager, du lait, du chocolat, du sucre, de la farine, ... On peut s'intéresser à la provenance pour certains.

Ensuite, en cas de produits transformés, le plus simple est d'acheter régulièrement les mêmes produits qu'on a repérés comme satisfaisants en ayant lu une ou deux fois l'étiquette (cf critères ci-dessous). Ainsi, il m'arrive (quand même !) d'acheter par exemple des biscuits et je connais les 2-3 variétés qui me conviennent (avec du beurre et pas de l'huile de palme par exemple...).

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Une étiquette plutôt rassurante, reste à vérifier si c'est satisfaisant au goût !

Enfin, quand on est sur le point d'acheter un produit non familier, je vous suggère quelques règles simples pour ne pas trop se prendre la tête :
- que la liste des ingrédients soit courte (6 ou 7 maximum). Sinon vous abandonnez !
- que les premiers ingrédients (ceux qui sont en quantité la plus importante) soient logiques pour l'aliment concerné : par exemple du poisson dans un plat à base de poisson, de la farine ou équivalent dans des gâteaux, ...
- que vous connaissiez tous les ingrédients qui sont listés. Si vous voyez des noms plus ou moins barbares, laissez tomber.

Pour ma part, j'ajouterai de minimiser certains ingrédients/dénominations qui sont souvent le signe d'une volonté de privilégier un coût bas : l'huile de palme (cachée souvent derrière l'appellation huile végétale) ce qui disqualifie de nombreux produits, dont une célèbre pâte à tartiner, le sirop de glucose-fructose (ingrédient à base d'amidon de maïs ou de blé enrichi en fructose), ou qui dénotent un éloignement du naturel (une grande partie des additifs, colorants, conservateurs).

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Un produit avec le sucre et l'huile comme premiers ingrédients, cela vous parait souhaitable ?!

Toutefois, il ne faut pas non plus devenir obsessionnel de la nourriture exemplaire. Faisons la différence entre notre alimentation quotidienne que l'on peut préférer saine et naturelle et certains aliments qui ne répondent pas vraiment aux principes évoqués ci-dessus mais qu'on peut avoir envie de consommer occasionnellement  (parce qu'on les trouve bons bien sûr !).

Et vous, avez-vous des convictions, des usages ou des questions en matière d'informations alimentaires ?

20/03/2012

A quoi vous fait penser le printemps ?

Aujourd'hui, c'est le printemps ! Mais oui déjà, et la météo semble de la partie. Finalement, l'hiver est vite passé, vous ne trouvez pas ?

Le printemps, cela me fait penser aux journées qui rallongent à grande vitesse, aux proverbes du type "En avril, ne te découvre pas d'un fil", aux premières fraises que j'ai hâte de re-goûter, aux asperges, petits pois et autres fèves qui vont rejoindre nos assiettes. A travers les aliments, je trouve plaisir à chaque saison et je serais bien triste si on avait toujours le même temps !

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Pas encore goûtées cette année...

Il en est d'autres à qui le printemps fait penser aux kilos à perdre, au régime à entreprendre absolument pour aborder les petite robes d'été ou la plage. Les magazines féminins surfent éternellement sur cette envie et une fois encore, cela n'a pas raté. De passage chez mon marchand de journaux, je suis tombée sur les titres des magazines. Au hasard : Elle : "Spécial kilos, une semaine pour que ça marche !" ou Biba : "Maigrir par celles qui ont fondu (et pas repris !)". Chaque année, ça recommence inlassablement (même s'il y a de plus en plus de sujets minceur toute l'année). Finalement, je les plains un peu car cela ne doit pas être évident de trouver un angle nouveau à chaque fois...

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Bon, ceci dit, le printemps, c'est le renouveau. Alors, on peut profiter pour avoir un déclic, se dire qu'on va enfin prendre soin de soi, prendre du temps pour se chouchouter. Et pourquoi pas manger autrement pour être en pleine forme. Mais pas de régime s'il vous plait. Car, vous le savez, et de plus en plus de voix s'élèvent pour le dire, les régimes sont dans la grande majorité des cas néfastes pour le corps et la tête.

Et vous, à quoi vous fait penser l'arrivée du printemps ?