19/12/2012
Les pâtisseries japonaises, cela vous dit ?
Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par une société de production travaillant pour le magazine 100% Mag de M6 afin de participer à un reportage sur la pâtisserie japonaise. J'ai pour coutume en général de refuser ce type de demande car il s'agit le plus souvent d'intervenir sur un aliment ou une pratique sous un angle très classico-diététique qui ne me ravit pas et j'ai largement mieux à faire pour m'occuper... Pourquoi ai-je accepté cette fois ? Une baisse d'esprit critique liée à ma passion du Japon ? L'idée que je serai plus forte qu'eux pour faire passer "mes" messages ? Illusion !
Après un rendez-vous replanifié deux fois, on a fini par tourner. Et évidemment, l'objectif central était de me faire dire que les pâtisseries japonaises étaient plus light que les françaises (au hasard, un mille-feuilles..) et donc bien adaptées aux personnes qui surveillent leur poids. Pas vraiment ma tasse de thé ! Que cela soit vrai ou pas n'est pour moi pas la question. Et même si j'ai lutté contre cette idée dans mes réponses, vous connaissez les capacités du montage... (je n'ai en fait aucune idée du résultat final, c'était très urgent et depuis, plus de nouvelles, peut-être cela va-t-il passer à la trappe...?)
Alors, pour vous dire vraiment ce que je pense, rien ne vaut un billet de blog (désolée pour le préambule un peu long...).
Une chose est sûre, les pâtisseries japonaises (je me limiterai ici aux wagashi) sont très différentes des pâtisseries françaises.
D'abord, elles ont en général une symbolique liée à la saison. Chez nous, on utilise couramment des fruits de saison mais on ne cherche pas spécialement à exprimer des caractéristiques ou des impressions liées à la saison. Et la plupart des gâteaux sont présents toute l'année.
Elles sont par ailleurs petites, d'une taille très inférieure à la plupart de nos pâtisseries. Mais n'est-ce pas suffisant pour se faire largement plaisir avec une "note sucrée" ? Est-ce qu'il ne vous arrive pas de "caler" quand vous mangez un gâteau et de vous dire que vous pourriez vous arrêter ?
La composition de ces gâteaux est très différente. Alors que nos pâtisseries contiennent en général de la farine, des oeufs, du sucre, souvent du beurre ou une autre matière grasse, éventuellement du lait, les wagashi sont composés majoritairement de pâte de haricot rouge, voire de pâte de haricot blanc, de sucre (du sucre wasanbon, sucre non raffiné très fin), parfois de farine de riz. Il n'y a pas de matière grasse dans le wagashi : cela rejoint une caractéristique de la cuisine japonaise, peu grasse et essentiellement végétale et maritime (du fait de la géographie). En revanche, le wagashi a une saveur très sucrée car il est là pour adoucir l'amertume du thé vert.
En terme de texture, le wagashi apparaît assez pâteux car cela caractérise la pâte de azuki (haricot rouge). Cela ne plait pas toujours aux Français qui vont peut-être préférer du croquant, du croustillant, du moelleux, du crémeux ou un mélange de ces textures.
Les parfums sont subtils, peu affirmés, on est loin de nos riches arômes de chocolat, café, praliné,
cannelle, noix de coco, fruits divers, ...
Leur moment de dégustation est particulier : pas à la fin du repas mais à tout moment de la journée (plutôt l'après-midi) avec un thé, souvent un matcha.
Ce qui m'agace dans le type d'approche voulue par le reportage, c'est qu'on veuille manger des pâtisseries japonaises pour leur aspect calorique sans forcément se faire plaisir. Est-ce que ce type de considérations doit guider notre choix de pâtisserie ? Non !!! Je suis contre l'idée qu'on se mette à manger des wagashi parce que ce serait "light" ! Bien sûr qu'on peut être curieux(se) de les découvrir, qu'on peut apprécier leur esthétique voire même leur goût. Mais c'est très particulier et il ne faut surtout pas se forcer. Pour ma part, peu fan de la texture pâteuse-farineuse en général, j'ai mis un certain temps à les apprécier. Cela me fait très plaisir d'en manger maintenant mais si vous me donnez le choix entre un wagashi et un éclair au café, c'est très probablement ce dernier qui aura ma préférence !
En revanche, sans forcément en manger, si on préfère en rester aux pâtisseries d'ici, on pourrait quand même en tirer un peu d'inspiration, par exemple :
- la taille : pourquoi ne pas proposer des gâteaux plus petits (en adaptant le prix bien sûr !) ?
- l'esthétique,
- le respect des saisons, en étant encore plus attentif à cet aspect du côté des pâtissiers,
- le moment de dégustation, en dehors des repas ou au moins à un moment où l'on a de l'appétit et les papilles disponibles.
Si vous voulez :
- en savoir plus sur les pâtisseries japonaises et les déguster aves les yeux, il y a un joli livre sorti récémment, "Wagashi" de Minori Kai.
- les savourer pour de vrai et que vous habitez Paris, il y a Toraya et son grand classicisme, Walaku et sa douce élégance.
Conclusion : mangez les pâtisseries qui vous font plaisir, en ayant faim pour mieux les apprécier, en les savourant pour vous faire un grand plaisir gustatif sans forcément une grande quantité.
08:36 Publié dans Du côté des aliments, Livres & medias, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wagashi, japon, patisserie japonaise, gateaux, gourmandise, toraya, walaku, 100% mag |
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05/12/2012
Un repas sucré, c'est permis ?
Souvent, j'explique à mes patientes, à la tête remplie de croyances alimentaires accumulées au fil des régimes, que l'équilibre nutritionnel se fait sur la durée, qu'on n'a pas besoin de manger toutes les catégories d'aliments à chaque repas, qu'on a même le droit de passer une journée sans manger de légumes ! Au bout d'un moment, elles acceptent cette idée. Et, quand elles sont très gourmandes de sucré, elles finissent par me demander si elles peuvent même faire un repas entièrement sucré. Bien sûr ! Je leur recommande d'avoir bien faim pour en profiter, de choisir des mets qu'elles aiment beaucoup... et de se régaler sans arrière-pensée !
C'est ce que j'ai fait samedi dernier. J'avais très envie de re-goûter et faire découvrir certaines délicieuses créations de Philippe Conticini. Rendez-vous à 13h30, pas de déjeuner, juste un petit morceau de fromage pour tenir... Nous voilà au salon de thé de la Pâtisserie des Rêves, dans le 16ème arrondissement. C'est calme et lumineux, il y a très peu de monde à cette heure qui n'est pas celle du goûter. On choisit tranquillement une tarte douce à l'orange (un classique de saison), une part de cake à l'orange (une nouveauté de l'automne, une meringe neige (une création de "l'automne japonais").
On partage les trois et quel plaisir ! La tarte à l'orange est une merveilleuse découverte, onctuosité de la crème et parfum d'orange marqué et frais comme si on la buvait, le cake àl'orange est moelleux et parfumé, la meringue neige (meringue aux agrumes, mousse de sésame noir, praliné) est un régal, l'accord sésame noir-praliné est vraiment une trouvaille délicieuse.

Et vous, il vous arrive de faire des repas sucrés ?
PS : jolie surprise au courrier il y a quelques jours : le livre "Best of" de Philippe Conticini, avec une dédicace du maestro (je me doute qu'il en a fait beaucoup !). Merci ! C'est un panorama de recettes de toute sa carrière, que de gourmandises superbement photographiées. C'est technique mais tellement bien expliqué que cela donne envie de se lancer (avec un peu de temps disponible quand même !).

Salon de thé La Pâtisserie des Rêves, 111 rue de Longchamp, Paris 16e, le salon de thé est ouvert le vendredi-samedi-dimanche de 12h à 19h.
08:27 Publié dans Pistes pour bien manger, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : repas sucré, gâteaux, patisserie des reves, philippe conticini, gourmandise, dessert, goûter |
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21/09/2012
Quel goûter pour les enfants ?
C'est la rentrée depuis quelques jours. Vous qui avez des enfants êtes sûrement soucieux de leur santé et les multiples recommandations nutritionnelles ou vos propres convictions sur l'alimentation orientent probablement ce que vous leur proposez au goûter. Ou alors vous êtes dans le flou, la culpabilité, le laisser-faire... Pas de raison de se prendre trop la tête, faisons bon, simple et sain.
La plupart des enfants rentrent de l'école en ayant faim et ont besoin d'un goûter : c'est un rythme normal. Ce goûter doit être adapté à leur appétit et donc être ni trop léger, ni trop copieux sous peine qu'ils n'aient plus faim au dîner : il est important que les enfants respectent le moment ou ils sont rassasiés, sensation qu'ils ont naturellement si on les laisse faire dès la petite enfance.
Si vous constatez que vos enfants/ados rentrent régulièrement complètement affamés, c'est sans doute qu'ils ne mangent pas assez le midi, peut-être parce que ce n'est pas à leur goût ou que quelque chose leur déplaît. Essayez d'en savoir plus sans les culpabiliser. Observez quel choix est donné, regardez les menus, voyez si on peut améliorer la quantité absorbée si elle est insuffisante. Si vous avez confirmation par d'autres que c'est vraiment mauvais et que vous disposez d'un peu de temps, que vous vous sentez l'âme revendicatrice, pourquoi ne pas vous concerter avec d'autres parents et intervenir dans les instances concernées ? Peut-être y a-t-il une marge de manoeuvre ? Toutefois, rappelez-vous que, à raison de 4 repas par jour (cas le plus fréquent), vous en maitrisez 23 ou 24 sur 28 ! Il y a déjà de quoi faire !
Revenons au goûter. Il doit s'intégrer dans une alimentation variée, qui comprend au global toutes les catégories d'aliments, donc la notion de "goûter équilibré" n'a pas de sens. Je ne suis donc pas persuadée qu'il faille absolument un fruit au goûter : tout dépend de ce qui est mangé aux autres repas. Ainsi, quand j'étais enfant, mon goûter, comme pour beaucoup d'enfants alors, consistait presque toujours d'un morceau de baguette avec quelques carrés de chocolat glissés dedans. Et je vous garantis que j'étais en pleine forme et d'un poids normal ! Les fruits, on les mangeait aux autres repas.
Il est en général nécessaire de prévoir un féculent qui va redonner de l'énergie jusqu'au dîner. Ce peut être du pain, et on peut les varier au fil des semaines. Ce peut être aussi des biscuits achetés dans le commerce. Mais comment choisir parmi la foule de propositions ?
Autant privilégier ce qui est simple et sain. Par exemple, des biscuits aux ingrédients basiques : farine, oeufs, beurre, lait, sucre, levure... J'en ai ainsi repérés quelques-uns qui ont une composition simple et connue, par exemple les Petit Beurre Lu, les galettes St Michel, les Beurré Nantais Lu, les Traou Mad Pont-Aven, les galettes Bonne Maman, les Roudor St Michel (publicité gratuite !). Ou des Petit Ecolier pour qui aime le chocolat. Ou encore du pain d'épices basique (avec du miel, pas du sirop de glucose-fructose !).
Encore mieux, il y a le fait maison. Pourquoi ne pas de temps en temps préparer un gâteau au yaourt, une génoise, un gâteau marbré et le congeler par parts. Ou peut-être des madeleines ? Il suffit d'en ressortir une part le matin : ne croyez-vous pas que le destinataire se régalera davantage qu'avec une brioche industrielle ?!
Ensuite, on peut avoir, selon les goûts, du chocolat, un laitage, un fruit, une compote, ... en variant les plaisirs.
Et vous, si vous avez des enfants, c'est quoi leur goûter ?
NB : si vous êtes préoccupé(e) par l'alimentation de votre enfant plus largement, vient de sortir un petit livre pratique et déculpabilisant, "L'alimentation de mon enfant" (éditions First), écrit par une collègue diététicienne membre du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids), Martine Walker.

08:33 Publié dans Nutrition & Santé, Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : goûter, enfants, ados, gâteaux, biscuits, compotes, fruits, équilibre alimentaire, chocolat, gourmandise |
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31/08/2012
Philippe Conticini ou l'absolue gourmandise
Il y a quelques semaines, je mentionnais que j'avais eu la chance d'être invitée à la présentation des nouvelles créations de Philippe Conticini.
Cela m'a donné l'occasion d'échanger avec lui un bref moment (il était très sollicité). Et, en fait, je découvre que le pâtissier Philippe Conticini est un manipulateur ! En inventant la verrine en 1994 (eh oui, c'est lui la cause de cet objet qui nous a envahis pour le meilleur et pour le pire !), il renversait le sens du gâteau. Et il réalisait ainsi qu'il pouvait contrôler notre perception sensorielle du dessert et de ses composants acide, sucré, gras, parfumé, en décidant du sens dans lequel la cuillère attraperait différentes couches. Malin, non ? Une manipulation destinée à maximiser nos sensations gustatives, on ne s'en plaindra pas trop !
Avant cela, il y eut plusieurs étapes dans sa vie qui expliquent passion dévorante et rondeurs de dévoreur, qu'il raconte :
- enfant, adolescent, il a commencé à manger pour occuper la solitude, il s'est senti gros et il a le sentiment que c'est ainsi qu'on le percevait principalement, ce qui en général renforce plutôt le mal-être ;
- adulte, il commence à travailler au restaurant la Table d'Anvers avec son frère et il décide d'adapter les techniques de cuisine à la pâtisserie. Ses desserts font impression auprès des clients : il se retrouve à en parler avec eux en salle. Alors, il réalise alors que ce qu'il fait, ce qu'il imagine, le caractérise davantage que son physique. Le goût devient alors son moyen d'expression. Il travaille à imaginer des sensations gustatives sans limites.
- en 2001, en continuant les échanges avec des clients, certains, venus de New York ou de Tokyo, lui racontent les évocations suscitées par ses pâtisseries. Il comprend qu'il sait créer des émotions, toucher les autres et que ce langage est universel.
- Depuis, il continue à travailler sans relâche pour nous délivrer des émotions sensorielles pleines de douceur. La technique ne l'intéresse pas en soi, ce qu'il veut à travers ses créations, c'est exprimer ce qu'il est.
Quand j'écoute Philippe Conticini parler de ses pâtisseries, j'ai l'impression que chaque gâteau nécessite un nombre incalculable d'heures de travail, de réflexion, de recherche, de tests, pour aboutir à un équilibre parfait ou presque. Mais ce travail ne se voit pas. Car la différence que je ressens, personnellement, entre ces gâteaux de Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves et d'autres, ailleurs, c'est qu'il sont "lisibles" : ils sont immédiatement et réellement gourmands d'un point de vue sensoriel sans que la tête ait besoin de décoder trente-six signaux différents qui feraient presque oublier de se demander si on aime ou pas...
Revenons à la découverte des pâtisseries de la rentrée (merci encore à Camille pour cette invitation !). J'ai attendu que vous puissiez bientôt (si vous en avez envie) les découvrir pour vous en parler. Il y a à la fois :
- la re-visite de quelques classiques de la pâtisserie ;
- des créations autour d'une thématique de l'automne japonais, liée à l'ouverture de deux boutiques au Japon, à Kyoto et Osaka (des choix qui ne sont sans doute pas dus au hasard : Kyoto, ville de la pâtisserie ; Osaka, ville où l'on aime manger sans doute encore plus que partout ailleurs au Japon) ;
Je n'ai bien sûr pas tout goûté, l'appétit ayant ses limites mais je me suis régalée et je compte bien aller de temps en temps à la boutique ou au salon de thé pour découvrir d'autres merveilles (la plupart sont disponibles le 20 septembre, m'a-t-on indiqué). Je vous livre un petit aperçu subjectif :
J'ai beaucoup aimé, sans doute en lien avec mes préférences gustatives :
- la "Meringue Neige" : une meringue posée sur une mousse au sésame noir au coeur de praliné : j'adore le sésame noir et il était aussi richement parfumé que dans mes meilleurs souvenirs nippons ;
- le "Grand Cru Praliné" car ce parfum me ravit surtout quand il est aussi bien traité, avec un subtil mélange de multiples textures.
J'ai aussi adoré et j'ai hâte de re-goûter :
- un fabuleux Financier à l'orange, fondant, onctueux, moelleux, imbibé, acidulé, avec une légère touche de croquant : une merveille absolue ! Il se vendra à la coupe et il faudra résister pour n'en emporter qu'une petite part ! Et je crois qu'il ne sera disponible qu'en novembre, dur de patienter !
- un Bostock (sorte de brioche aux amandes et à la fleur d'oranger) : croquer dedans fut une plongée directe dans des souvenir datant d'il y a plus de 30 ans : j'aimais beaucoup cette viennoiserie enfant, mais je l'ai retrouvé en bien meilleure : une merveille de douceur et de moelleux que je vous recommande vivement de goûter.
Il y a eu aussi des langues de chat au thé matcha, le "Kyoto-Brest" (un Paris-Brest revisité à l'amande, au haricot rouge et à la mangue, avec une crème toute légère), un délicat "Gâteau au Café Doux" qui a été plébiscité par les blogueuses présentes, un Financier coco-gingembre fort plaisant et plein d'autres délices que je n'ai pas goûtés : une religieuse café-chocolat, une Conversation, ...
Quand on me demande parfois si c'est cher, j'ai du mal à répondre. Bien sûr que cela fait partie des plaisirs non totalement indispensables et que tout le monde ne peut pas se les offrir. Mais si on est client de pâtisseires, d'une part, il ne s'agit pas d'en profiter tous les jours. D'autre part, l'écart de prix entre un mauvais gâteau et une merveille, dont on va savourer chaque bouchée avec délectation et dont on gardera le souvenir longtemps, me parait minime au regard de l'écart de plaisir gustatif. Toutefois, comme me le disait un très cher Directeur du Marketing dans une ancienne vie, parfois ce n'est pas le prix le problème, c'est que l'on ne s'autorise pas à entrer...
Enfin, un gâteau, vous l'apprécierez d'autant mieux si vous avez une vraie faim, gardez cela en tête, et a fortori si c'est un bon gâteau !
Tiens, Anne chez Papilles et Pupilles vient d'en parler aussi pour vous faire saliver.
Et aussi Sophie pour une fois pas dans sa cuisine,
Caroline la gourmande m'a fait regretter de ne pas avoir goûté les sablés, c'est partie remise !
- 93 rue du Bac, Paris 7ème
- 111 rue de Longchamp (pâtisserie et salon de thé), Paris 16ème
Crédit photo Philippe Conticini uniquement : Jean-Louis Bloch Lainé
08:19 Publié dans Activités d'une diététicienne, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe conticini, patisserie des reves, automne japonais, créations 2012, gourmandise, gâteaux, cake |
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18/04/2011
Aimez-vous les desserts ?
Moi, oui ! Et des repas amicaux m'ont donné deux occasions de m'en régaler cette semaine :
- ce fut d'abord chez Caïus, une bonne table proche de l'Etoile, dont le chef est un amoureux des épices. Dans une formule déjeuner plat-dessert, on proposait un moelleux (ou plutôt un mi-cuit) au chocolat. Ce gâteau s'est terriblement banalisé et certains en ont sans doute abusé et s'en sont lassés. Pour ma part, cela faisait très longtemps que je n'en avais pas mangé. Je l'ai vraiment apprécié, il était délicieusement coulant, très chocolaté et bien accompagné par une quenelle de glace fortement vanillée.
Oh la vilaine, est-ce que j'ai osé entamer la glace avant la photo ?!
- Au Cristal de Sel, délicieuse table du XVeme, j'ai eu envie de goûter leur dessert de référence qui ne quitte pas la carte, "l'aumonière de crêpe, pommes confites au caramel salé". Cela parait classique et pas compliqué mais c'est la réalisation qui compte. Un régal ! Le caramel était une merveille, les pommes étaient fondantes à souhait, bref, comme dirait un chef très médiatique, c'était vraiment gourmand ;).
La photo ne rend malheureusement pas compte des délicieux parfums qui s'échappent de ce dessert !
Quand on aime les desserts, il ne faut pas s'en priver. Mais il n'y a pas non plus de raison d'en manger tous les jours. Il vaut mieux entretenir un peu de rareté, privilégier les desserts qu'on aime vraiment et les bons endroits. Si vous êtes amateur de desserts, n'en ayez pas peur mais pensez à leur garder une place, à les partager éventuellement si votre faim est limitée. Et surtout, appréciez-les avec toute votre attention, sans aucune culpabilité, sinon vous perdez la moitié du plaisir !
Caïus, 7 rue d'Armaillé, Paris XVIIeme
Le Cristal de Sel, 13 rue Mademoiselle, Paris XVeme
08:05 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, restaurants, caius, notelet, cristal de sel, desserts, gâteaux, gourmandise |
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15/02/2011
Vive les desserts d'hiver !
Est-ce l'influence du Japon ou l'intérêt pour l'alimentation ? Toujours est-il que je suis de plus en plus à l'écoute des saisons. Cela n'est pas (encore ?!) obsessionnel et c'est surtout une source de plaisir car on a ainsi un renouvellement permanent des aliments et une joie à les retrouver. Je vous ai parlé récemment des légumes d'hiver. Les fruits sont peut-être encore plus mal-aimés. Est-ce justifié ?
D'abord, on peut les manger nature. Etes-vous attentif au plaisir parfumé qui survient quand on épluche une clémentine ? Faites-vous l'apprentissage de la reconnaissance des saveurs et textures variées de différentes pommes ? Goûtez-vous le délice onctueux d'une poire juteuse ?
Cela ne suffit probablement pas à vous satisfaire pendant tout l'hiver. Mais ces fruits se prêtent aussi à des desserts multiples : une salade de fruits variée en incluant aussi kiwi, banane, fruits exotiques, ... ; ou une salade d'agrumes (orange, pamplemousse, clémentine). Pensez à les parfumer avec épices, herbes (cannelle, coriandre, menthe, gingembre, ...) pour varier leur parfum.
J'aime beaucoup aussi préparer des compotes maison, par exemple des dés de pomme et poire, une compote de poires au gingembre, un confit de pommes qui cuit très longtemps., ...
Et il y aussi les desserts plus nourrissants : les gâteaux, tartes, crêpes, ... Ainsi, récemment, j'ai préparé des petits gâteaux moelleux aux poires tout simples (photo ci-dessus), un matefaim aux pommes (une recette de mon amie Raphaëlle), une grosse crêpe à manger bien chaude, un régal. Quand c'est le cas, le début du repas est léger pour garder une place pour le dessert et l'apprécier ainsi à sa juste valeur. Et alors, je n'ai aucune frustration de ne pas avoir des abricots, pêches, fraises, ...
Et vous, que faites-vous avec les fruits d'hiver ?
08:11 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, nutrition, cuisine, saisons, fruits, hiver, desserts, pâtisserie, gâteaux, matefaim |
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05/01/2011
J'aime pas la galette ! (Stop à la galetto-mania)
J'exagère un peu mais, vraiment, cela ne fait pas partie de mes aliments préférés. Rien à voir avec une peur de leurs calories, j'aime beaucoup d'autres pâtisseries. Cela m'irait si on la réservait au dimanche d'Epiphanie pour suivre la tradition. Mais ce qui m'agace vraiment, c'est la succession de galettes plus ou moins médiocres que les personnes se sentent obligées de proposer pendant tout le mois de janvier. J'ai l'impression que c'est vraiment une solution de facilité : pendant un mois complet, on n'a plus à se poser la question du dessert ou de quoi servir à un pot ou un goûter, on propose une galette. On m'a même raconté que certains avaient commencé en décembre !
Quand je travaillais en entreprise, il y avait ainsi une succession de pots pour les voeux des uns et des autres et à chaque fois, c'était de la galette sans intérêt. Maintenant que je suis indépendante, j'arrive quasiment à y échapper et je m'en réjouis !
A peine les bûches parties, les galettes envahissent les vitrines des boulangers
Si vous êtes un peu comme moi (je ne dois pas être toute seule, il y a même un groupe sur facebook !) et que vous ne goûtez pas particulèrement ce mets, quelques pistes car vous risquez d'être confronté (e) au sujet prochainement :
- refuser poliment : vous avez le droit de dire que vous n'aimez pas trop ça (et non, ne dites pas que vous êtes au régime, cela manque un peu d'originalité et cela vous empêcherait de goûter d'autres éventuelles gourmandises qui se trouveraient là),
- s'il vous parait délicat de dire non dans le contexte où vous vous trouvez, demander une toute petite part, ou partager une part à deux,
- si vous avez le choix, préférer au moins une galette nature car la frangipane, c'est vraiment rarement réussi,
- si c'est vous qui invitez, faire au moins tiédir la galette, cela sera nettement mieux,
- si c'est vous qui organisez (fête familiale, ...), choisir une autre option : couronne des Rois briochée comme dans le Sud (c'est bien meilleur à mon goût), panettone italien (même si c'est plutôt un dessert de Noël), ....
En revanche, pas la peine d'aller chez un grand pâtissier. Certes, ils innovent et c'est peut-être bon mais les prix sont vraiment prohibitifs (de l'ordre de 30 à 50 euros pour une galette pour 6/8 personnes) !
Et vous, que pensez-vous de la galette des Rois ?
08:45 Publié dans Pistes pour bien manger, Stop à ... | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : epiphanie, galette des rois, frangipane, pâtisserie, fêtes, gâteaux |
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18/04/2010
Stop aux cupcakes !
Ne croyez pas que ce soit le cri du coeur d'une diététicienne effrayée par le compteur calorique de ces pâtisseries ! Cela ne me fait pas peur : si vous lisez ce blog régulièrement, vous savez que je suis contre les interdits, je pense qu'il faut manger de tout, je suis gourmande, y compris de pâtisseries. Donc pourquoi pas un cupcake de temps en temps ? Eh bien, non !
D'abord, pourquoi un tel engouement ? Comme s'il n'y avait pas déjà toutes sortes de bons gâteaux ? Bon, je comprends qu'il faut toujours suivre la mode. Surtout quand elle a été inspirée par "Sex in the city". Mais s'il s'agit de succomber à la tentation et d'abandonner l'éternel "je dois faire attention" que pratiquent de nombreuses femmes, que ce soit pour quelque chose de bon !
A titre personnel, je n'étais pas du tout attirée par ces pâtisseries et leur coiffe crémeuse (je déteste depuis toujours la crème au beurre). Mais je n'aime pas critiquer ce que je ne connais pas et je me suis dit que je ratais peut-être quelque chose. Donc j'ai décidé de goûter enfin des cupcakes. Je n'ai pas eu à aller loin : en quelques semaines, deux boutiques entièrement dédiées à ces pâtisseries ont poussé dans mon quartier ! Il y a un choix très large, le vendeur m'a orienté vers des modèles sans crème au beurre (à la place, crème fouettée, cheesecake, ...) et j'ai choisi deux cupcakes miniatures avec des parfums a priori à mon goût. Rentrée chez moi, je les ai disposés sur une jolie assiette, toutes les conditions étaient donc réunies pour la dégustation. Eh bien, c'était ignoble ! Une espèce de génoise sans aucun intérêt surmontée d'une énorme couche de crème et glaçage totalement écoeurante et archi-sucrée. Cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé quelque chose d'aussi mauvais ! Les deux se valaient et je ne les ai pas terminés.
D'aucuns m'objecteront que je suis sans doute tombée sur une mauvaise marque. Peut-être mais je n'ai aucune envie de recommencer l'expérience ailleurs ! A moi les éclairs au café, Paris-Brest, tarte aux pommes, madeleines, ... !
PS : pas de photo de cupcakes, ils ne le méritent pas ;)
23:05 Publié dans Du côté des aliments, Stop à ... | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, diététique, nutrition, gâteaux, desserts, pâtisseries, cupcakes, états-unis, amérique |
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28/07/2009
Ne manger que pour le plaisir !
Dimanche matin, j'ai entendu une interview de l'excellent chocolatier Patrick Roger sur France Inter et plusieurs choses qu'il a dites ont retenu mon attention.
Tout d'abord, il a dit qu'il ne mangeait que pour le plaisir ! Comme il a raison ! C'est le plaisir qu'il faut privilégier dans notre alimentation et on le trouvera en achetant de bons produits (mieux vaut un peu d'un très bon chocolat que beaucoup d'un médiocre par exemple !) Et c'est aussi le plaisir qui nous évite de trop manger car ce plaisir est concentré dans les premières bouchées (soyez attentif, vous verrez) et souvent plus vraiment dans la fin de l'assiette qu'on mange machinalement.
Ensuite, il a dit qu'il aimait les choses très simples, par exemple une bonne pomme de terre très bien cuite. Effectivement, on n'a pas forcément besoin de mets ultra-sophistiqués quand on est gourmand : parmi mes mets préférés, par exemple, il y a une très bonne baguette de pain bien croustillante avec du beurre, ou une salade de tomates avec une huile d'olive goûteuse et du basilic, ...
Enfin, notion très intéressante, il défend l'idée de manger le dessert en début de repas ou en dehors des repas vers 11h ou 18h. Il a bien raison encore une fois : comment apprécier la saveur d'un dessert quand on est rassasié et qu'on a les papilles saturées ? C'est du gâchis ! A ce sujet, je vous conseille de tenter une expérience que je fais parfois faire à mes clients gourmands : achetez deux exemplaires d'un même gâteau que vous aimez beaucoup, mangez-en un avant le déjeuner quand vous avez bien faim, et mangez l'autre le soir après un dîner complet y compris le dessert, et comparez le plaisir que vous donnent ces deux gâteaux. Est-il le même, honnêtement ?
Malheureusement, les chefs cuisiniers ne semblent pas selon lui très réceptifs à cette idée un peu iconoclaste.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Vous pouvez écouter l'émission jusqu'à samedi prochain sur le site de France Inter :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ete/personna...
15:01 Publié dans Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick roger, chocolat, dessert, gourmandise, france inter, gateaux |
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