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24/11/2016

Rencontres du GROS : le poids des émotions

Fotolia_54190846_XS.jpgCe jeudi ont lieu les 14emes Rencontres du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids), consacrées cette année au "poids des émotions". Sujet essentiel. En effet, chez certaines personnes, les émotions, qu'il s'agisse d'angoisse, de tristesse, de frustration... sont parfois (ou souvent ou toujours) compensées, apaisées, anesthésiées, par une prise alimentaire. Et plus on culpabilise de le faire, plus on ressent le besoin de manger. Je parle de ce cercle vicieux dans mon livre. Je vais assister avec intérêt à cette journée, avec le plaisir de retrouver de nombreux collègues. Sur le même thème est proposée samedi matin une conférence grand public et gratuite "Les émotions font-elles grossir ?" Cela se passe à Paris dans le 6eme arrondissement à partir de 10H30. Les informations et le lien pour s'inscrire, c'est ici.

Image © kyoko via Fotolia

25/01/2016

Halte à la grossophobie médicale !

Je ne compte plus les tristes récits de mes patientes sur des moments douloureux avec des personnes du monde médical, en cabinet ou à l’hôpital. Les nombreuses fois où elles consultent pour un rhume, une angine, un problème capillaire, un projet d'enfant... Et où, au lieu de se concentrer sur la demande, l'interlocuteur évoque leur poids. Rarement de façon sympathique et chaleureuse. Bien sûr, il existe une masse de soignants bienveillants et attentifs. Mais trop ne le sont visiblement pas. Ou pas avec tout le monde.

Je me souviens de patientes en pleurs au début de leur grossesse parce qu'on les avait sermonnées, alertées sur tout un tas de dangers potentiels (mais pas du tout automatiques) liés à leur poids, sommées de se mettre au régime... 

Je me souviens aussi d'une réunion d'une réseau hospitalier en charge du cancer du sein : on nous avait décrit comment les situations stressantes que vivent des personnes obèses lors d'examens, mammographies... pouvaient peu à peu en conduire certaines à arrêter le suivi médical.

Si j'en parle, c'est que le sujet a resurgi de deux façons concomitantes :

- le récit d'une patiente il y a une quinzaine de jours.

- un article dans Libération, reprenant notamment une série de tweets que j'avais vu passer.

Ce n'est pas la première fois que le sujet est abordé dans les medias : il y a eu par exemple un article dans TerraFemina en septembre dernier.

Les personnes en surpoids sont rares à ne pas être conscientes de leur situation corporelle et, très souvent, elles en souffrent. Elles vivent dans un environnement majoritairement hostile, sans compter les difficultés à s'habiller, l'inconfort physique... Mais elles n'ont pas forcément davantage de problèmes de santé que les autres : leurs analyses de sang sont souvent impeccables... Alors pourquoi les ennuyer avec leur poids quand elles ne consultent pas pour cela ?

Beaucoup de personnes en difficulté avec leur silhouette sont fragilisés, manquant de confiance en elles, souvent confrontées à un environnement qui souligne leur manque de volonté... Mais est-ce le rôle de professionnels de santé d'enfoncer le clou ? Certes, beaucoup croient sans doute bien faire pour la santé de leur patient mais ils méconnaissent totalement la complexité de la relation à la nourriture et au poids. Beaucoup croient que "yaka" manger moins, faire du sport, se discipliner. Ceux qui se renseignent ont peut-être entendu parler des régimes mais n'ont pas eu le temps de creuser. Tous ne seraient-ils pas au moins tenus à de l'écoute et et de la bienveillance ? Et au respect de chacun, quel que soit sa silhouette... ?

grossophobie monde médical, médecins et obésité, bienveillance, professionnels de santé et surpoids

Quand elles connaissent les travaux du GROS, qu'elles consultent un thérapeute qui en fait partie, elles se laissent moins impressionner. Ainsi, il m'arrive "d'entraîner" mes patientes à répondre du tac au tac au professionnel de santé, à ne pas se laisser faire, à le recentrer sur le motif de la visite... Bien sûr, il est aussi opportun de changer de médecin si ce n'est  pas trop compliqué...

Comme le dit Martin Winckler dans l'article de Libération : "Si la personne ne mentionne pas la question du poids, il n'y a pas de lieu de l'aborder". Suggestion : cela ne pourrait-il pas devenir un "mantra" à formuler calmement si on se trouve confronté à ce type de situation : "Je n'ai pas mentionné le sujet du poids, il n'y a donc pas lieu d'en parler" et le répéter, répéter sans se démonter ?

Avez-vous connu des expériences de ce type ? Qu'avez-vous fait ?

Visuel Fotolia © scb13

06/01/2016

2016 : faites de SAM votre ami, il vous le revaudra !

Bon, ok, on sait, les résolutions de début d'année, ça ne sert pas à grand chose, ça ne tient jamais bien longtemps... Mais la pause plus ou moins tranquille de fin d'année vous a peut-être permis de prendre un peu de recul et de penser à vous. Car vous êtes important(e) ! Et c'est pourquoi j'aimerais que SAM devienne votre ami quotidien. Mais de quoi je parle ?!

Eh bien, je vous présente S.A.M : c'est un ami constitué des trois piliers vous permettant de mener une bonne vie :

- le SOMMEIL,

- l'ALIMENTATION,

- le MOUVEMENT.

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Les enfants savent réclamer à manger quand ils ont faim, bouger en tous sens spontanément puis s'écrouler quand ils ont sommeil. Pourquoi ne pas retrouver cette écoute intuitive de nos besoins si on l'a perdue ?

Dormir, c'est le pilier fondamental et souvent beaucoup trop négligé. Or, c'est tellement régénérant de dormir suffisamment. Faites-en l'expérience et vous jours se dérouleront bien différemment. Je rencontre souvent des personnes stressées, très émotives, fatiguées. Et qui, étrangement, ne font pas forcément le lien avec le manque de sommeil. Je suis vraiment triste pour ceux qui ont réellement beaucoup de difficultés à dormir et je les incite vraiment à en comprendre les causes (nervosité, angoisses, habitudes, alimentation, rythme...) pour sortir d'un état forcément pas optimal. Mais je trouve dommage que d'autres décident volontairement de se priver d'une dose de sommeil pour davantage remplir leurs journées.

Manger est un besoin fondamental bien sûr mais aussi un plaisir. Loin de moi l'idée de vous imposer une alimentation stricte et triste, bien au contraire ! Pas de privation, mangez de tout, aimez la variété, partez à la découverte de nouvelles saveurs. Et arrêtez de croire et vouloir appliquer toutes les fantaisies alimentaires que vous lisez ou entendez. Ecoutez plutôt les envies de votre corps, il sait ce dont il a besoin. 

Bouger, peut-être en a-t-on oublié la nécessité. De la même façon, je ne suis pas du tout une ayatollah du sport. Mais le mouvement, notre corps en a besoin : bougez, marchez, étirez-vous, dansez, pédales, nagez, tout ce que vous voulez et que vous aimez : essayez, si ce n'est pas déjà le cas, et vous verrez que vous vous sentirez très bien. Le plaisir plutôt que la performance.

Bien sûr, bien vivre, cela veut dire aussi être entouré de proches avec qui on se sent bien, d'être épanoui(e) dans son travail, de pratiquer des activités qu'on aime, ... Mais sans ces trois piliers SAM, vous risquez d'avoir du mal à profiter de tout le reste...

Alors, petit conseil à prendre si vous en avez envie, si vous en ressentez le besoin, pensez à votre nouvel ami SAM un peu chaque jour et demandez-vous si vous lui prêtez assez d'attention. Car si vous le faites, vous verrez que vous apprécierez... Et si vous avez des éléments de votre mode de vie à changer, prenez votre temps, écoutez-vous, faites-vous confiance.

 

Visuel Fotolia © yoshi5

16/10/2015

Pourquoi mincir vite... si c'est pour regrossir ?

Je reçois beaucoup de personnes qui ont fait de nombreux régimes. A chaque fois, perdant du poids puis le reprenant, souvent avec quelques kilos supplémentaires. Mais replongeant souvent malgré cet échec. Parce que se présente un nouveau régime séduisant. Séduisant car il promet une perte de poids RAPIDE.

En effet, à partir du moment où l'on a pris la décision de mincir, bien souvent, on voudrait que le résultat soit immédiat. On garde en tête l'expérience de régimes précédents, les 3 kgs qu'on a perdus la première semaine, ... en oubliant la suite. Ou en se disant, c'était de ma faute, j'ai manqué de volonté...

Mais pourquoi perdre du poids aussi vite si c'est pour le reprendre après quelques mois ? Est-il si difficile de se situer dans une perspective un peu moins immédiate ? Qui ferait peut-être perdre du poids un peu moins vite mais surtout, et n'est-ce pas l'essentiel, ne pas en reprendre ? Et stabiliser un poids, un corps avec lequel on se sente bien ?

Faisons ainsi une petite comparaison.

Prenons deux personnes qui ont pris du poids et veulent perdre une dizaine de kilos, en passant de 70 kilos à 60 kilos environ, ce qu'elles pesaient avant.

Imaginons la personne A qui va suivre un régime restrictif (pas ci, pas ça, pas de féculents le soir, presque pas de matière grasse, un "écart" par semaine, ...). Elle applique cela sérieusement, perd du poids assez rapidement, parvient au poids qu'elle souhaitait au bout de 3-4 mois, et même un peu en-deçà : 58 kilos. Oh, elle est ravie, elle se sent bien, elle arrête le régime puisqu'elle a atteint son objectif.

Imaginons la personne B qui décide de changer sa façon de manger sans régime. Elle réapprend à écouter sa faim, à manger de tout en variant son alimentation. Parfois, elle mange trop, elle met un peu de temps à comprendre ce qui se passe, elle travaille à changer des habitudes bien ancrées, à ne plus utiliser la nourriture comme compensation. Cela lui parait long, après 3-4 mois, elle n'a perdu "que" 1 kilo ou 2. Elle est tentée d'abandonner. Mais elle persévère car elle ne voit pas d'autre solution et peu à peu, elle se met à perdre du poids doucement.

Regardons ce que cela donne sur un an.

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Au bout de 3-4 mois, la première avait atteint son objectif, la seconde en était encore loin. Mais quelques mois plus tard ?

La première a arrêté son régime, repris ses habitudes antérieures, remangé tout ce dont elle s'était privée. Peu à peu son poids remonte, elle est stressée, elle mange de plus en plus, ne sait plus s'arrêter, s'en veut de gâcher ses efforts, culpabilise.

La deuxième ne se décourage pas même si elle aimerait que cela aille un peu plus vite. Elle continue et peu à peu, après presque un an, arrive au poids souhaité en ayant vraiment changé sa façon de manger.

C'est un peu l'histoire du lièvre et de la tortue, non ? Mais en plus le "lièvre" n'arrive pas après la tortue mais repart à zéro, malheureusement.

Je vous raconte cela car j'en vois sans cesse, des victimes du mirage des régimes. Malheureuses. Et pourtant, même parfois après avoir commencé un travail avec moi, tentées de s'y remettre. Alors que prendre son temps, même un an (la durée varie selon les personnes), est-ce tant que ça quand on est fâché(e) avec la nourriture depuis 15, 20, 30 ans ?

10/10/2015

Du poisson, oui, un peu et surtout pas toujours le même !

Il y a déjà 6 ans, en 2009, je publiais le billet ci-dessous où je m'interrogeais sur notre capacité à varier davantage les poissons. Ce billet m'est revenu suite à un échange avec un des concepteurs de l'exposition "Dans les mailles du filet" qui vient de commencer au Musée de la Marine (j'étais conviée à une visite cette semaine). En effet, la dernière partie de l'exposition évoque la problématique actuelle de la sur-pêche de certaines espèces. Et on se disait, ce n'est pas une révélation, que les Français mangent un peu toujours les mêmes poissons : du saumon, du thon, du cabillaud, des sardines...

J'ai pour ma part refait le petit exercice auquel je m'étais livrée en 2009. En fait, la variété reste à peu près la même si l'on considère l'occasionnel mais, en fait, je mange au global du poisson moins souvent car je fais beaucoup de repas végétariens. Ma consommation se répartit ainsi, me semble-t-il :

- anchois, bar, bonite, daurade, maquereau, sardine, saumon, thon (ceux que Monsieur cuisine ou l'utilisation de conserves). On est attentif à l'origine, au type de pêche... Par exemple en allant chez le poissonnier de Terroirs d'Avenir, où il y a de merveilleux poissons qui arrivent en direct, d'espèces variées selon la disponibilité du jour. 

- anguille, bonite, cabillaud, chinchard, espadon, hareng, lieu jaune, lotte, St Pierre, sole, truite (occasionnellement au restaurant, chez des amis...).

Pour moi, il en est du poisson comme du reste de l'alimentation : mieux vaut moins souvent et de bonne qualité. Et si possible, continuer à se faire plaisir avec du bon plutôt que le supprimer de son alimentation. 

Et vous, combien de poissons différents mangez-vous ? Quelles espèces ? Etes-vous parfois curieux(se) d'en découvrir de nouvelles ? Trouvez-vous que la proposition trop pauvre ?

 

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Billet publié le 16 février 2009

Je reviens sur le poisson, dont j'ai parlé il y a quelques semaines suite à une conférence de l'Institut Français de Nutrition. Des questions qu'on se pose souvent : que vaut le poisson d'élevage ? Faut-il privilégier le poisson de pêche ? En France, c'est encore très majoritairement la pêche qui domine : 85 % contre 15 % environ pour l'élevage (alors que dans le monde, la pêche représente 55 % seulement).

En fait, tout n'est pas blanc ou noir. Il y a de bons et de mauvais poissons d'élevage car il y a différentes façons de les nourrir. Et l'élevage permet de garantir une régularité dans leur nourriture meilleure qu'en mer, ce qui leur assure notamment un niveau de chair grasse constant. Le problème, c'est que la meilleure nourriture, c'est l'huile de poisson, mais cela en consomme une trop grande quantité. Il y a des recherches pour mixer différentes alimentations.

Mais le problème est surtout que les mers se vident, certaines espèces n'arrivent plus à se renouveler et pourraient disparaître. Selon l'IFREMER, 75 % des espèces sont surexploitées ou totalement exploitées. Alors, ne pourrait-on pas nous faire découvrir d'autres variétés de poissons ? Ne mange-t-on pas toujours les mêmes par habitude ou méconnaissance ?

Ainsi, à l'étal de mon poissonnier, j'ai compté une vingtaine d'espèces. C'est déjà pas mal, il est plutôt bien fourni mais ce sont quasiment toujours les mêmes poissons. Ce qu'il trouve chez ses fournisseurs et ce que demandent ses clients.
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Il y a 250 espèces de poissons dans les vastes océans. Mais, en France, une dizaine d'espèces seulement représentent 70 % des ventes : le thon, le saumon, le lieu, le cabillaud, le merlu, la sardine, le hareng, la truite, le maquereau, le panga , le perche du Nil.
Certes, certains poissons ne seraient pas à notre goût mais sont-ils tous immangeables ? Ou est-ce un manque de curiosité ? Et je suis bien désolée que, parmi les plus consommés, on trouve le panga, encore inconnu il y a quelques années et pas vraiment inoubliable gustativement parlant. Et même pas intéressant d'un point de vue nutritif. Malheureusement, il est en train d'envahir les collectivités.

Moi-même, plutôt amatrice de poisson et notamment via la cuisine japonaise, j'ai compté que je consommais de façon plus ou moins régulière 12 variétés (sans compter coquillages et crustacés) : sardine, maquereau, saumon, thon (de moins en moins de thon rouge, qui devient rare), anguille, bar, cabillaud, sole, espadon, lotte, merlan, daurade...

Et vous, avez-vous déjà compté ? Vous arrive-t-il de goûter de nouveaux poissons ? Et variez-vous les modes de préparation ? Car le poisson, on peut le manger par exemple grillé, au four, à la vapeur, au court-bouillon, mariné, en terrine, en salade, etc.

01/10/2015

La rentrée est déjà loin. Et les bienfaits des vacances ?

Peut-être avez-vous observé que je ne vous ai pas imposé de billet "conseils de rentrée"... ? Un de ceux où vous auriez sans doute vu des injonctions, même déguisées, même sympathiques ;-) Je me suis abstenue. Mais un mois ou davantage plus tard, peut-on en parler ? Leurs bienfaits sont-ils carrément partis aux oubliettes ?

Sans doute beaucoup d'entre vous ont-ils pris des vacances cet été, tranquilles ou exploratrices, proches ou lointaines, calmes ou animées. Peut-être aimeriez-vous être plus souvent en vacances...

Vous vous étiez par exemple reposé(e), ressourcé(e), régénéré(e), regonflé(e), revitalisé(e).

Vous aviez ralenti, ri, vous vous étiez réjoui(e) régalé(e)...

Puis cela a été la rentrée, avec son lot d'urgences, de tâches multiples, de stress.... Les vacances sont déjà loin. Où en êtes-vous ?

Peut-être certain(e)s d'entre vous

- sont-ils vite retombés dans le stress et le rythme effréné des mois précédents, persuadés que c'est une fatalité,

- ou ont-ils déjà abandonné les ambitieux objectifs qu'ils s'étaient fixés, un abonnement à une salle de sports pour y aller 3 fois par semaine, un stock de livres de cuisine pour mitonner de bons petits plats au quotidien, un régime super strict pour compenser les apéros-chips-saucisson...

Et attendant les prochaines vacances avec impatience...

Stop ! N'y aurait-il pas une possibilité d'agir en douceur, d'impulser quelques petits changements qui feront la différence côté bien-être ? Maintenant que l'urgence de la rentrée est passée, n'est-ce pas le bon moment pour y penser ?

Il n'est pas trop tard pour prendre quelques minutes pour réfléchir à ce qui vous avait vraiment fait du bien en vacances, ce que vous avez fait avec plaisir, sans contrainte. Par exemple, aller au marché, prendre le temps de cuisiner des plats simples et bons sans se presser, bouger, nager, vous promener dans la nature, passer du temps avec vos proches, prendre votre temps, lire, ne rien faire, dormir...

Ces choses que vous aimez, occupent-elles une place suffisante dans votre quotidien pendant l'année ? Aimeriez-vous leur en faire une plus grande ? Ne vous occupez pas de ce qu'il FAUDRAIT faire, d'écouter vos meilleurs amis, votre famille ou les magazines mais de ce dont vous AVEZ REELLEMENT ENVIE. Pas cinquante projets, peut-être un ou deux qui vous tiennent à coeur, vous font plaisir, vous donnent la pêche.

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Côté alimentation, comme je le répète sans cesse, la rentrée, pas plus qu'un autre, n'est le bon moment pour se mettre au régime. Beaucoup de personnes sont encore persuadées que c'est la seule façon de mincir. Mais non ! On peut retrouver son poids naturel (si on s'en est éloigné) en réapprenant à écouter les signaux envoyés par son corps, en mangeant de tout, en  s'arrêtant quand le corps dit stop, en observant pourquoi, parfois, on n'a pas envie de l'écouter...

Côté repas par exemple, qu'est-ce qui vous avait particulièrement fait plaisir en vacances ? La découverte de nouvelles saveurs, les courses sans courir, le temps de cuisiner sans regarder sa montre... ?  Pas besoin de disposer de plusieurs heures pour cuisiner quelque chose de bon et pour se faire plaisir....

Qu'en pensez-vous ?

 

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23/09/2015

Et si on petit déjeunait salé ?

Parfois, des personnes me parlent de leur faim trop vite revenue ou d'un coup de barre en cours de matinée, alors qu'elles ont pris un petit déjeuner. Mais sans doute pas le petit déjeuner qui leur convient. Ces personnes (ce n'est pas le cas de tout le monde, ne généralisons pas !) ont un mode de digestion du "sucre" (pain blanc, céréales raffinées ou très sucrées, confiture, jus de fruit...) très rapide qui ne leur permet pas un rassasiement durable.

Pour trouver ce qui leur convient, la réponse peut être graduelle et basée sur l'expérimentation personnelle :

- la suppression de la confiture (la réserver au week-end par exemple),

- un pain plus rassasiant (pain au levain, pain complet bio,  pain allemand "pumpernickel"...),

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- ajouter un fruit dont les fibres ralentiront la digestion.

Ou, si tout cela ne suffit pas, opter pour un petit déjeuner salé, où la part des aliments riches en protéines (jambon, œuf, fromage...) sera plus importante.

Bien sûr, il y aussi des personnes qui choisissent un petit déjeuner salé par goût, notamment quand elles ont le temps.

Mais récemment, une amie ayant expérimenté avec satisfaction des petits déjeuners salés, me confiait sa crainte d'être rapidement lassée, de retomber trop souvent sur le même petit déjeuner. Il me semble pourtant que les possibilités sont nombreuses avec juste un peu d'organisation. Par exemple :

. Autour du pain :

- du fromage, en variant les pains et les fromages (parmi ceux que l'on apprécie le matin) : fromage frais, fromages de chèvre, de brebis, Comté, Cantal, feta, voire Reblochon ... par exemple, avec du pain de campagne, du pain aux céréales, aux noix, ...

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- du jambon, de la bresaola, du poulet, du saumon fumé, ...

- un petit sandwich avec ce que vous voulez comme base et un peu de salade, de crudités, ...

- une tartine d'avocat écrasé (c'est très à la mode) avec un peu de mozzarella, de radis, de graines germées, ...

- un œuf à la coque et des mouillettes,

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D'autres possibilités :

- une part de cake salé ou un mini-cake aux légumes, par exemple potimarron ou carotte-châtaigne, ou épinards... (qu'on peut faire à l'avance et congeler),

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- un reste de quiche ou de tarte aux légumes,

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- à la japonaise, un bol de riz (éventuellement un reste de la veille) agrémenté de ce que vous aimez (algues, œufs de saumon, légumes...).

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Et pourquoi se fixer des barrières ? En salé comme en sucré, le meilleur petit déjeuner est celui qui vous plait, vous rassasie jusqu'au déjeuner, que vous digérez bien et ne nécessite pas des heures de préparatif...

L'important est d'essayer pour trouver ce qui vous convient sur ces différents aspects, en vous écoutant vous plutôt qu'écouter les pseudo-gourous alimentaires qui vous disent "surtout pas ci, surtout pas ça". Et bien sûr, quand même un conseil, de boire aussi (chaud ou froid) pour vous réhydrater après la nuit.

Alors, vous arrive-t-il de petit-déjeuner salé ? Ou avez-vous envie d'essayer ? Avez-vous des bonnes idées à partager ?

 

 

02/09/2015

Ne confondons pas poids et santé !!!

Eh oui, la confusion est fort répandue. Entre l'obsession d'un idéal de minceur de beaucoup de femmes, les antiennes des pouvoirs publics sur "5 fruits et légumes par jour" et l'image de légèreté des légumes, s'est largement ancrée l'idée qu'être mince, c'était être en bonne santé. Et, au contraire, être en surpoids entraînerait toute une série de risques pour la santé, avec des peurs largement alimentées par le monde médical.

Or, je vais vous faire une grande révélation, le POIDS ET LA SANTE, CE N'EST PAS LA MEME CHOSE !

Je ne cesse de l'expliquer à mes patients donc je me suis dit que cela méritait bien un billet de blog... 

Le poids, c'est une question de quantité de calories absorbées, d'équilibre entre ce qu'on mange et ce qu'on dépense. QUOI QU'ON MANGE ! Regardez autour de vous, vous connaissez très certainement des personnes qui ont une alimentation très répétitive, à base de pâtes instantanées, de pizza et de kebab, et qui sont toutes minces. Vous vous dites peut-être que ce n'est pas juste... Or, outre une morphologie fine, c'est sans doute que ces personnes écoutent leur appétit. Mais, en mangeant toujours la même chose, elles ne prennent peut-être pas tellement soin de leur santé (pas plus qu'une personne qui se nourrirait uniquement de crudités...). Vouloir mincir à tout prix peut aller totalement à l'encontre de sa santé quand on se lance dans des régimes délirants...

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Si on a une alimentation très variée mais en excès, on prend du poids...

De l'autre côté, avoir une alimentation santé peut être tout à fait déconnecté du poids. J'entends souvent des personnes me dire "je ne comprends pas, JE MANGE EQUILIBRE ET JE GROSSIS"... Normal, cela n'a rien à voir ! On peut avoir une alimentation très saine, variée, cuisiner, ne pas manger "trop gras ou trop sucré" et... être en surpoids. Car on n'écoute pas sa faim, on mange au-delà de son appétit, on continue à manger sans avoir faim par habitude, éducation, manque d'attention... Ou par respect de tout ce qu'on entend sur l'alimentation équilibrée : combien de personnes n'ont plus faim après leur plat principal mais mangent un laitage et un fruit parce qu'IL FAUT faire un "repas équilibré" ! Etre en surpoids ne veut pas dire qu'on est en mauvaise santé ou qu'on a des risques pour sa santé. Une personne peut très bien avoir une alimentation saine, être en forme, bouger et être en surpoids, ce n'est pas "grave", arrêtons de la culpabiliser si elle se sent bien ! Mais, si elle veut perdre du poids, elle pourra probablement le faire, en comprenant pourquoi elle a pris du poids et se reconnectant à ses sensations corporelles de faim et de rassasiement, et pas en éliminant des catégories d'aliments.

Bien sûr, on peut avoir envie à la fois de retrouver ou maintenir un JUSTE POIDS et de MANGER SAINEMENT pour être en forme : c'est possible et sans doute souhaitable mais ayons conscience que ce n'est pas la même chose.

Visuel ©ivolodina fotolia.com

31/08/2015

Manger végétarien dehors : est-ce qu'on avance ?

J'avais il y a un certain temps écrit des billets sur comment végétarien dehors, que ce soit dans des restaurants largement ou purement végétariens, ou dans des restaurants classiques (bizarrement, en relisant ce billet, je trouve que j'avais été un brin optimiste alors...). Depuis, le végétarisme a progressé dans les mentalités et les comportements. Parallèlement, je constate très souvent dans les restaurants que je fréquente que la proposition ne serait-ce que d'un plat végétarien est très rare alors qu'il peut y avoir 5-6 plats de viande et poisson. Semilla, dans le 6eme arrondissement, bonne table proposant toujours au déjeuner une formule avec trois choix viande/poisson/végétarien, reste une relative exception. A Paris, les restaurants "sans" ne cessent de se développer pour répondre à la mode (sans gluten, végétalien, ...), on ne voit pas apparaître, à ma connaissance, de restaurants végétariens. Et l'offre végétarienne des restaurants omnivores ne me parait pas exploser...

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Alors que pour ma part, mangeant de la viande et du poisson raisonnablement et ayant majoritairement envie de repas végétariens, je rêve de restaurants "mixtes" où on peut selon le moment, selon les envies et les choix de chacun, manger végétarien ou pas, partager un repas où l'un mange végétarien et l'autre une pièce de viande. Cette possibilité n'est pas si répandue et quand on demande spécifiquement un plat végétarien qui n'est pas à la carte, cela est souvent compliqué. Ou cela se traduit par des légumes. Et, quand c'est à la carte, c'est souvent un classique risotto.

Finalement, c'est à Aix-en-Provence, ville bien plus petite que Paris (peut-être plus fréquentée par des étrangers ?) que j'ai vu deux idées intéressantes.

Dans un restaurant style bistrot traditionnel assez simple, il y avait, à côté de la côté de veau et des pieds paquets, une "assiette végétarienne du moment", à choisir avec ou sans œuf. J'ai choisi ce plat et j'ai vu arriver une assiette composée de légumes variés, crus et cuits, de purée et d'un œuf au plat. Ce n'était pas de la grande cuisine, mais c'était bon et nourrissant et j'ai trouvé vraiment bien que cela soit prévu.

Dans un tout autre style, je suis tombée par hasard sur le restaurant d'un hôtel très chic où je ne pensais absolument pas m'attabler. Mais, en regardant la carte, j'ai eu la surprise de trouver un menu végétarien, disponible au déjeuner et au dîner (à un prix nettement plus abordable que la carte). Et ce menu proposait même un choix entre deux propositions. J'ai eu le plaisir de dîner avec ce menu. Détail amusant, méconnaissance ou, l'amuse-bouche n'était pas spécifique et à base de poulpe.

J'ai ainsi mangé des beignets de fleurs de courgette, un risotto aux légumes verts, un délicieux dessert, dans un cadre merveilleux.

Ces deux exemples illustrent parfaitement ce dont je parlais plus haut : que l'on soit végétarien ou pas, on peut choisir un repas végétarien sans contraindre les autres convives à le faire. Ne serait-ce pas l'avenir ?

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En revenant à Paris en revanche, donnant rendez-vous il y a quelques jours à une amie près de son bureau, j'ai choisi un restaurant paraissant sympathique, au demeurant plutôt bon quoiqu'à la cuisine un peu fade. Mais j'ai trouvé dommage que, dans la totalité du menu entrées et plats, rien ne soit végétarien...

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A noter, une offre alternative : l'initiative du restaurant Dune qui laisse la place le mardi soir depuis quelque temps(et pendant tout l'été) à un duo de chefs invités cuisinant végétaLien. De quoi éveiller ponctuellement la curiosité des omnivores à d'autres goûts ? J'y y fait un très bon déjeuner (avec un bémol sur le dessert) avec une tartine façon banh-mi pleine de parfums et de textures et une sorte de couscous avec de délicieux légumes (entrée-plat 15 euros). Et mon compagnon de repas, très omnivore, a beaucoup apprécié aussi, que ce soit le goût ou l'aspect rassasiant.

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Je sais bien que cela n'est pas dans les habitudes de la plupart des chefs, que c'est souvent plus simple d'associer viande ou poisson et un accompagnement, que faire des plats végétariens demande de l'entrainement et un peu d'imagination. Je reste optimiste sur une évolution même lente...

Et vous, avez-vous de belles expériences végétariennes à partager ? Avez-vous parfois envie de manger végétarien au restaurant sans que cela soit possible ? Vous arrive-t-il de le demander si ce n'est pas à la carte ?

11/06/2015

Je me souviens...des douceurs

Je me souviens des bonbons de "la PB", la petite boutique de confiseries près de l'école : les  "frites", les boules de coco, les colliers, les "soucoupes" pleines de poudre "qui pique",

Je me souviens des bonbons en paquet, les Kréma, les Michoko, les Petit Pimousse, les Batna...,

Je me souviens des bonbons anglais et des boites de Quality Street,

Je me souviens des rouleaux de réglisse avalés morceau par morceau, trop vite finis, et des paquets de CarenSac multicolores,

Je me souviens des sucettes Chupa Chups quand on était en vacances,

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Je me souviens que je prenais toujours un dessert au restaurant,

Je me souviens de la merveilleuse texture des "fudge" découverts en Angleterre lors de séjours linguistiques, si différente des caramels français que je connaissais,

Je me souviens du premier caramel de Jacques Génin, mangue-passion, découvert au restaurant d'Yves Camdeborde, puis d'en avoir trouvé chez Denise Acabo,

Je me souviens des caramels au beurre salé d'Henri Leroux quand on ne les trouvait qu'à Quiberon où j'étais en stage,

Je me souviens des guimauves parfois offertes au restaurant comme un dernier plaisir éphémère,

Je me souviens que je n'aimais pas le miel mais que je l'apprécie désormais.

Je me souviens que j'ai toujours mangé du sucre et pourtant, je ne suis ni malade ni en surpoids. Alors pourquoi le diaboliser ? On en parle samedi pour clore la semaine.

 

Toute la semaine, le blog parle desserts et douceurs en réaction à l'énorme vague "Sans Sucre" dont vous avez peut-être entendu parler...