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27/08/2012

R comme Rentrée : OK. R comme Régime : NON ! Direction les 4C !

C'est sans doute la rentrée pour beaucoup d'entre vous, après une pause qui je l'espère a été plaisante et régénérante !

Peut-être avez-vous pris quelques kilos dans la convivialité ou la curiosité gourmande des vacances. Ou ils sont installés depuis longtemps et vous prenez la ferme résolution de vous en débarrasser.

Dans tous les cas, s'il vous plait, pas de Régime !

Combien de fois faudra-t-il le répéter : les régimes, dans l'immense majorité des cas, cela ne marche pas :
le corps n'aime pas cette privation et la tête non plus ! La majeure partie des personnes qui viennent me voir souhaitent perdre du poids. Je ne leur donne pas de régime pourtant. Car je sais, et je constate chaque jour dans les récits qu'elles me font, que le régimes ne marchent pas et les ont rendues bien malheureuses.

La Rentrée avec un grand R mais surtout pas R comme Régime qui entraîne R comme Reprise des kilos !

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Combien de femmes se sont dégoûtées des pommes à force d'en manger par devoir !

Si, en cette rentrée, vous êtes à votre poids naturel (celui qu'on garde sans effort en mangeant de tout selon ses besoins), il faut commencer à l'accepter même si ce n'est pas celui de vos rêves. Faire autrement est source de contrainte permanente forcément pénible dans la durée.

Si vous avez quelques (ou beaucoup de) kilos à perdre, alors pas de régime, mais direction les 4C !

Kezako ?

La plupart du temps, dans un régime, on se lance du jour au lendemain dans une façon de manger différente, restrictive, plus ou moins sévère car on veut aller vite. On perd du poids, on atteint ou on approche son objectif et puis on remange comme avant. Voire on craque avant ! Et on reprend le poids perdu, souvent plus. Sans forcément comprendre ce qui se passe. Et bien souvent on entre dans un cercle vicieux alternant restriction et lâchage.

On peut perdre du poids autrement et j'ai appelé cette démarche les 4C (j'ai une manie avec les acronymes, désolée !). Il s'agit de quatre étapes qui me paraissent nécessaires pour mincir durablement :

- Constater
- Comprendre
- Changer
- Consolider

Constater : prendre le temps d'observer son comportement alimentaire, ce qu'on mange, quand, comment, avec qui, les variations selon les moments, les contextes, comment on se sent... La première étape peut donc être de s'équiper d'un joli carnet pour prendre des notes pendant quelques jours.

Comprendre : sur la base de ce constat, comprendre ce qui motive sa façon de trop manger : sous le coup d'émotions, par ennui, pour faire comme les autres, parce qu'on ne sent pas qu'on est rassasié, parce qu'on veut à tout prix finir son assiette trop remplie, .... : cela permettra d'agir de façon ciblée. En ayant observé sa façon de manger, on peut par exemple repérer des comportements qui reviennent, des situations "à risque", ... et comprendre les causes.

Changer : oui mais pas tout d'un coup : il s'agit plutôt de mettre en place des étapes en lien avec ce qu'on a compris, pour progressivement modifier ses habitudes alimentaires, qu'il s'agisse des quantités, du contenu de l'assiette, de l'organisation, de réapprendre à écouter sa faim, de la gestion du stress, d'apprendre à écouter ses envies et savoir dire non, de remanger des aliments qu'on s'interdisait sans culpabiliser ... En prenant en compte ses contraintes, son environnement, ses goûts, ...

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Se réconcilier avec les aliments pour savourer une glace sans culpabiliser

Consolider : une fois que ces changements sont acquis, il est important de les installer dans la durée, de vérifier qu'ils "résistent" à toutes les circonstances : des repas conviviaux ou festifs, des vacances, des moments de stress, ... tout en ne s'inquiétant pas si on a une "rechute" ponctuelle : la vie n'est pas un long fleuve tranquille !

Quatre étapes qui ne sont jamais pareilles, dont la durée est très variable (pas forcément longue), car chaque personne est différente, a son histoire particulière. Mais qui me paraissent nécessaires pour retrouver une relation tranquille à l'alimentation et le poids qui va avec.

Alors, si vous voulez mincir et que cela est justifié, au lieu de penser régime, lancez-vous dans les 4C !

 

06/06/2012

Les régimes, une folie...et un business

La semaine dernière, Canal + diffusait un reportage consacré à "La folie des régimes". Une vision documentée sur les dégâts causés par les régimes et autres démarches souvent désespérées pour perdre du poids. Je n'ai pas vu l'émission tout de suite car je ne suis pas abonnée à Canal + mais, grâce à un instrument antique que certains d'entre vous ne connaissent peut-être même pas (!), le magnétoscope, j'ai pu regarder un enregistrement. 

L'émission dénonce à juste titre le gigantesque business des régimes et montre le désarroi des femmes qui sont entrées dans la spirale du yoyo qui les emmène vers un poids toujours plus haut. Toutes sortes de manières de manipuler les personnes en demande de minceur sont présentées et plus particulièrement les plus célèbres ou les plus dangereuses (car on peut aller jusqu' à mourir de son envie de maigrir...). Elles sont critiquées avec des témoignages de "victimes" à l'appui :

- le régime Dukan avec incursion chez des "Dukanautes" (au cours d'un pique-nique 100% protéines !) et dans l'"usine" à profit Dukan où il fait passer des "chargées de clientèle" pour une "armée de diététiciennes" (grand moment quand le centre téléphonique promet à une personne-testeuse de 180 kg qu'elle pourra perdre 110 kg. "Ce sera juste un peu plus long" et elle atteindra le poids souhaité précisément "le 15 juillet 2013" ! M. Dukan est loin de vouloir s'arrêter, quels que soient les critiques et rappels à l'ordre : il navigue entre conquête de nouveaux pays (convaincre les Italiens d'abandonner pâtes et pizza par exemple !) et espoir de faire du konjac (un aliment gluant 0 calorie mais aussi 0 intérêt gustatif, un des rares aliments qui ne me réjouit pas au Japon !) un nouveau miracle sonnant et trébuchant comme celui du son d'avoine.

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Interdit bien sûr quand on se lance dans le régime D ! 

- la merveilleuse réussite de Natur House : cette enseigne qui ouvre boutique sur boutique propose un suivi diététique gratuit (avec régime qui refuse de dire son nom et "journées choc" si la perte de poids promise tarde à venir). Mais cette "gratuité" s'accompagne de 40 euros de compléments alimentaires à consommer par semaine en ajout aux règles alimentaires prescrites...

- les compléments alimentaires et pilules diverses, souvent interdites en France (car très dangereuses) mais facilement disponibles, qui promettent un corps de rêve sans un pouce de gras.

- l'opération du "bypass' qui consiste à court-circuiter l'estomac et lui laisser une taille fort réduite qui empêche de manger plus que quelques bouchées. Mais les risques opératoires pendant et les risques de dénutrition après sont nombreux. Les personnes sans scrupule aussi...

L'émission fait assez froid dans le dos et le titre est vraiment approprié, c'est un comportement tout à fait irrationnel qui pousse de millions de personnes vers une quête toujours renouvelée de la minceur. Il renvoie d'ailleurs à un livre de Gérard Apfeldorfer paru il y a plusieurs années : "Maigrir, c'est fou !". Certains diront peut-être que l'on présente des cas extrêmes mais je ne crois pas quand je pense à tout ce que me racontent mes patient(e)s.

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Pilules et minceur : un couple à éviter...

Elle met en colère aussi contre tous ces individus/entreprises assoiffés de revenus (y compris dans le monde médical) qui profitent de la détresse des personnes qui ne supportent pas leur corps et sont prêtes à tout pour le changer.

Etant opposée aux régimes, néfastes pour le corps et la tête (et souvent aussi pour le porte-monnaie), je ne peux qu'approuver le contenu de cette émission et espérer que certaines personnes, après l'avoir vue, arrêteront les régimes. Mais je regrette qu'on n'y ait pas insufflé une note d'optimisme en évoquant plus précisément d'autres voies possibles pour perdre du poids comme celle des praticiens du GROS. La place laissée à ces solutions alternatives était vraiment limitée, avec une brève incursion, pas très optimiste, dans un groupe animé par Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, Présidents d'honneur du GROS.

Suite à ce reportage, quelques éléments complémentaires :

- d'abord, une évidence : pour ne pas avoir à maigrir, commencez par ne pas grossir ! Ecoutez votre faim, mangez sans excès, savourez, apprenez à avoir du plaisir à manger tous les types d'aliments. Si vous mangez sans faim, demandez-vous à quel besoin cela répond.
- acceptez votre corps, apprenez à le respecter, l'apprécier et en prendre soin tel qu'il est.
- si vous avez du poids à perdre, refusez tout ce qui est une démarche manifestement commerciale promettant une perte de poids rapide. Et dites-vous qu'il n'existe pas de produit ou de recette miracle : si on vous annonce des résultats spectaculaires et rapides, méfiez-vous ! Ce qui compte c'est la perte de poids durable et raisonnable en fonction de vos spécificités. Il s'agit de comprendre pourquoi on a pris du poids pour travailler sur un changement durable et adapté de ses habitudes.

Si vous avez des questions ou remarques sur ces sujets, vous pouvez les poser en commentaires bien sûr.

Photo © Marc Roche - Fotolia.com

29/03/2012

Faut-il faire du sport (pour maigrir) ?

Voilà encore une question que m'a posée une traductrice à la conférence de la SFT samedi dernier.

La réponse est non ! On peut mincir sans faire de sport. Perdre du poids est une question de balance entre les apports caloriques et les dépenses. On peut jouer sur les deux tableaux, diminuer ses apports (manger moins) et augmenter ses dépenses mais on n'est pas obligé(e). Pas de culpabilité (mes patient(e)s prennent souvent un air gêné pour m'annoncer qu'ils ne font aucun sport !) mais c'est toutefois intéressant de réfléchir à la question.

Bouger (sans nécessairement faire du sport) permet d'augmenter ses dépenses par rapport à son métabolisme de base. Et il n'y a pas que ça : c'est agréable pour se sentir bien dans son corps. Sans compter les bénéfices pour le tonus, le coeur, la circulation, le transit, ...

Bouger, ce n'est pas forcément aller transpirer dans une salle de sport. Il peut s'agir de marcher, de danser, de faire du vélo en ville, de jardiner, ... Rien que marcher (en profitant du retour du printemps) fait un bien fou, essayez pour voir...

Et faire du sport ? Faire du sport fait bien sûr dépenser davantage de calories que rester immobile ! Mais il en faut une bonne dose pour que ce soit significatif. De nombreuses personnes disent "je ne comprends pas, je fais du sport et je ne maigris pas !" Bien sûr, c'est normal si on en profite pour manger encore plus : combien de personnes "se lâchent" côté nourriture sous prétexte qu'elles viennent de faire un footing !

Toutefois, quand on fait du sport régulièrement, on se muscle peu à peu, on modifie sa silhouette (de façon variable) et on augmente son métabolisme, la dépense d'énergie de son corps.

Mais alors, quel sport ?

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Ce qui est vraiment important, c'est de trouver le sport que l'on pratiquera avec plaisir et non d'en choisir un qu'on fera par contrainte, uniquement pour le résultat. Combien de personnes s'abonnent pour plusieurs centaines d'euros à une salle de sports et s'arrêtent au bout d'un ou deux mois ! Il s'agit aussi de prendre en compte ses contraintes : rares sont ceux/celles qui se rendent volontiers à l'autre bout de la ville pour une heure d'activité. On peut donc réfléchir à son besoin, ses envies, ses contraintes matérielles : veut-on se détendre et apaiser du stress, se défouler, le faire seul(e) ou à plusieurs, à quel moment de la journée et de la semaine, près de chez soi ou travail, avec quel budget, ... On peut en parler autour de soi pour recueillir idées et avis et surtout aussi tester différentes activités : on peut souvent bénéficier s'une séance d'essai gratuite ou peu coûteuse.

Pour ma part, j'adore nager et je regrette que l'offre de piscines soit un peu limitée à Paris. J'ai fait pendant quelque temps du NIA, un mélange de danse et de techniques corporelles, avec plaisir mais j'ai arrêté pour l'instant faute d'horaires de cours qui me convenaient.

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Et puis, toujours curieuse, j'ai décidé de tester d'autres activités dont j'entends parler par mes patientes, par la presse, internet, ... Je partagerai ici de temps en temps mes impressions, très subjectives bien sûr ! Rendez-vous dès demain pour le premier épisode !

Et vous, vous avez trouvé le sport de vos rêves qui vous fait vraiment du bien ?

 

Images © Dominique LUZY et © Sergey Peterman - Fotolia.com

24/01/2012

Les 3 M : Morphologie-Métabolisme-Minceur : pas d'égalité !

Pourquoi tant de femmes se mettent-elles au régime, souvent sans être en surpoids au départ ? Parce qu'elles ne sont pas satisfaites de leur corps au regard de leur idéal, souvent inspiré des modèles qu'on leur montre, de minceur souvent radicale (cf visuel). Ou parce qu'elles insatisfaites d'elles-mêmes, parfois du fait d'une exigence excessive, et elles pensent que s'occuper de ce qu'on voit au dehors est l'essentiel.

Car on a l'impression qu'on peut davantage choisir son poids que sa taille ou la couleur de ses yeux. Erreur !!! Nous ne sommes pas toutes faites pour être de fines lianes comme celles qui peuplent les pages des magazines (et pour qui ce n'est pas en souvent pas si naturel que cela non plus...).

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Un visuel trouvé sur Facebook (merci Jeanice Crea), qui montre que les modèles qui nous influencent ont changé, peut-être pas pour le meilleur... (traduction : "Quand ceci est-il devenu plus '"chaud" que cela ?")

 

Nous avons deux données qui nous sont fixées par la "nature", par notre patrimoine génétique, et qui déterminent notre poids naturel et notre silhouette :

- notre morphologie : notre taille, la forme de notre corps, notre carrure, notre ossature, le fait d'avoir des hanches larges ou d'être filiforme, ...
- notre métabolisme : la façon dont notre corps consomme l'énergie qu'il absorbe en mangeant.

Quand on laisse faire la nature, qu'on mange de tout en fonction de sa faim, on a donc un poids donné, notre poids génétique, et le corps qui va avec. Ce corps-là, comme je le disais plus haut, n'est pas toujours le corps dont on rêve. Notre taille, en général, on finit par l'accepter, on ne songe pas trop à la changer (à part quelques barbares qui étirent les membres !). Mais on est loin de faire de même avec le poids !

Côté poids, on décide souvent de contraindre la nature car on pense qu'on peut le maîtriser. Et en effet, en se restreignant du côté alimentation, en faisant des régimes, on peut changer de silhouette, devenir plus mince. Le hic, c'est qu'on finit tôt ou tard par se lasser de cette restriction et souvent par se lâcher côté alimentation. Ou on se restreint toute sa vie, ou presque, mais on se sent malheureuse et frustrée côté alimentation.

On peut aussi en partie agir sur son métabolisme et sur sa silhouette par le sport. On peut ainsi changer (dans certaines limites) :
- notre morphologie car certains sports permettent de se muscler et de modeler en partie la silhouette, à condition de pratiquer à haute dose ;
- notre métabolisme : en développant sa masse musculaire, on augmente son métabolisme ce qui signifie qu'on dépense plus d'énergie y compris "au repos".

Donc, en faisant beaucoup de sport, on peut modifier sensiblement sa silhouette : avez-vous ainsi observé le changement corporel de Madonna entre ses débuts, par exemple le film "Recherche Susan désespérément" où elle avait quelques rondeurs féminines et le corps sec et musclé de ses derniers shows ? Au prix de combien de milliers d'heures de gym ?! Oui au sport qu'on aime et par plaisir !

Alors, plutôt que de vouloir être toutes pareilles, si on essayait (et pensez-y aussi si vous avez des enfants) de s'ACCEPTER, de manger de tout en fonction de ses besoins (en réapprenant à écouter sa faim), de bouger pour le PLAISIR et d'accepter la DIVERSITE des corps !

09/01/2012

Le régime Dukan et les autres, même combat !

Aujourd'hui, une bonne partie des personnes qui viennent me voir sont des femmes qui m'ont connue par mon site web, ce blog, le bouche à oreille, l'annuaire du GROS, ...

Autant dire qu'elles ont déjà une première idée de mon approche en arrivant et elles ne sont pas à la recherche d'un régime. Car elles sont des expertes es régimes, elles les ont à peu près tous essayés : bien sûr le régime Dukan et toutes sortes d'autres régimes hyper-protéinés, et aussi le régime soupe aux choux, certains coupe-faim, les régimes stricts hypo-caloriques, les réunions à l'américaine, ... Certaines me disent même qu'elles pourraient en faire un livre... Elles ont fait des régimes pendant 10, 15, 20, 30 voire même 50 ans ! Parfois leur premier contact avec un nutritionniste a eu lieu à l'âge de 8-9 ans...

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Et presque toujours, elles disent avec une note de regret dans la voix : "mais, en fait, j'ai revu des photos d'avant, j'étais normale" ou "j'étais juste un peu ronde et cela serait sûrement passé"... Et des années et d'innombrables restrictions après, la grande addition des régimes est à tous les coups positive : elles ont toujours gagné du poids ! Et elles ont beaucoup perdu en sérénité dans le même temps...

Du coup, elles ne sont plus dupes, elles connaissent les méfaits des régimes, pour le corps et pour la tête. Souvent, elles sont obsédées par ce qu'elles doivent manger ou pas. Cela occupe une grande partie de leurs pensées. Elles ont parfois perdu le plaisir de manger, ne savent plus dire ce qu'elles aiment vraiment à force d'avoir choisi en fonction de ce qu'il fallait manger. Ou alors elles ont décidé de tout lâcher pour ne plus y penser. Un peu désabusées pour certaines, elles ont parfois même perdu l'espoir de perdre du poids, elles voudraient juste arrêter d'en prendre... Et retrouver un peu de tranquillité. Cela peut être un long chemin, qui demande de la persévérance.

Je rencontre ces femmes victimes des régimes et de l'obsession de la minceur tous les jours. Tout cela représente beaucoup de souffrance, de mésestime de soi, de perte de confiance, de difficulté à profiter pleinement de la vie, de gâchis*.  C'est pourquoi tout l'espace médiatique donné aux grands faiseurs de régimes me met très en colère et qu'il m'est un peu difficile de sourire vraiment quand il s'agit de prendre cela côté parodie.

Soyons quand même un peu optimistes, j'ai l'impression que le discours du GROS, porté par Gérard Apfeldorfer, Jean-Philippe Zermati et de nombreux autres thérapeutes, gagne du terrain...Tout en sachant bien que la minceur est un gigantesque marché et que cela ne va pas s'arrêter demain : vous avez regardé les magazines féminins récemment ?!

Il y a un très beau témoignage que vous avez peut-être lu sur le blog "Pensées de ronde" : ce n'est pas une de mes patientes, elle a vu Jean-Philippe Zermati, mais je pense que nombre des femmes qui me consultent (et d'autres) peuvent se reconnaitre dans ce parcours...

*c'est pour peut-être éviter à quelques-unes cette spirale des régimes que j'anime de temps en temps des ateliers pour les ados "Ne commençons pas le premier régime"

PS : une célèbre compagnie vient de lancer une vaste campagne "Stop les régimes" : on ne doit pas avoir la même définition du mot...

Image Fotolia.com ©Prod. Numérik

03/01/2012

Des résolutions pour 2012 ?

Alors, le 1er janvier, avez-vous pris de bonnes résolutions pour 2012 ? Est-ce bien utile ? Souvent, on se fixe des choses assez inatteignables, sans y metttre les moyens nécessaires, et leur durée de vie dépasse rarement la quinzaine de jours... En même temps, n'importe quel jour est bon pour décider de changer ce qu'on a envie de changer, alors pourquoi pas le 1er janvier ?!

Et, même, si vous êtes en manque d'idées, je vous en propose quelques-unes :
- prendre soin de vous, sans penser que ce sera au détriment des autres, bien au contraire (et définir concrètement ce que cela signifiera) ;
- prendre le temps de savourer la vie, et la nourriture aussi ;
- arrêter d'être obsédé (e) par votre poids (et lâcher un peu la balance, j'y reviendrai bientôt) ;
- abandonner définitivement les régimes puisque vous savez que cela ne marche pas et vous rend malheureux(se) ;
- prendre l'habitude de vous écouter : votre faim, vos envies, vos émotions.

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Vaste programme, n'est-ce pas ?! Prenez-en éventuellement ce qui vous tente et découpez-le en petits morceaux. Quelles que soient vos envies de changement, l'important n'est pas d'avoir un objectif précis et daté, c'est surtout de sentir que vous avancez dans une direction qui est importante pour vous et de cultiver ce qui le permet.

Encore une fois, très belle année 2012 !

 

Image © mipan - Fotolia.com

31/10/2011

Pas simple comme un régime...

La relation à l'alimentation, ce n'est pas simple comme un régime...

Souvent on croit que c'est simple de maigrir. Qu'il suffit de se priver pendant une période limitée d'aliments riches, d'éliminer des catégories d'aliments réputés grossissants, de suivre une liste de menus "light". Certes, cela parait facile. Mais alors comment se fait-il que la plupart des personnes reprennent les kilos perdus, voire plus, et entrent souvent dans un cycle de poids qui fait le yoyo, ce qui sera dommageable physiquement et psychologiquement ?

En fait, plus je reçois des personnes en désamour avec l'alimentation et/ou avec leur corps, plus je vérifie que la relation avec la nourriture est complexe. Car elle est issue de notre culture, d'une éducation alimentaire familiale, de la constitution éventuelle d'un lien affectif avec certains aliments "doudou", de périodes de restriction permanente ou temporaire, de notre style émotionnel, du mode de vie et du temps qu'on consacre au domaine alimentaire.

Par exemple, on s'éloigne de ses sensations de faim et de rassasiement parce qu'on a des règles de repas un peu strictes, qu'on doit à tout prix finir son assiette. On développe une peur de certains aliments qui feraient quasiment grossir rien qu'en les regardant. On développe un lien avec l'alimentation réconfort quand on est stressé(e) ou angoissé(e). On succombe à toutes les tentations festives car on se prive excessivement le reste du temps, ...

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Oui, on peut retrouver le plaisir de manger des pâtisseries sans culpabiliser !

Tout cela détermine notre façon de manger et elle est unique. Alors, si on ne prend pas en compte cette complexité pour entamer une perte de poids, on risque de traiter la question en surface. Et donc que le résultat soit temporaire.

Alors, on peut décider de prendre les choses globalement, notamment en allant voir un praticien du GROS*. Comme c'est compliqué, que souvent différents éléments sont imbriqués, cela peut prendre du temps. Plus de temps qu'un régime. Mais cela n'en vaut-il pas la peine, si on fait vraiment la paix avec les aliments... et avec soi-même ?

*Pour information, les 3 et 4 novembre, ce sont les 9èmes Rencontres du GROS, consacrées au thème des enfants.

06/08/2011

Le blog mode d'emploi

Parfois, certaines personnes me demandent comment suivre l'activité tellement palpitante de ce blog... Libre à vous, il y a plusieurs modalités :

- inscrire le blog dans vos favoris pour en retenir l'adresse puis laisser faire les envies et le hasard pour venir vous y promener de temps en temps (en haut de l'écran : Favoris/"ajouter aux favoris") ;

- vous inscrire à la newsletter du blog en indiquant votre adresse mail dans la case prévue à cet effet dans la colonne de gauche : vous recevrez environ une fois par semaine ou dix jours un recap de tous les billets parus pendant la période ;

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- et je suis aussi sur Facebook, Viadeo, LinkedIn.

Si vous voulez des informations sur mes activités et mon actualité de diététicienne, vous pouvez cliquer sur : Pour en savoir plus/mon activité de diététicienne en haut à gauche ou aller directement sur le site www.arianegrumbach.com.

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Quelques précisions par ailleurs :
- ce blog est volontairement sans publicité. Quand je parle d'un site, d'un blog, d'un produit, d'un service, d'un restaurant, ..., c'est totalement subjectif et gratuit !

- tous les visuels de ce blog sont de moi sauf mention contraire. Merci de me contacter si vous souhaitez en utiliser.

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Si vous avez des questions complémentaires, vous pouvez me joindre par mail : ariane.grumbach@bbox.fr.

Très bel été sans excès d'écrans... sauf peut-être l'écran total !

06/07/2011

L'art de manger en vacances

alimentation, nutrition, plaisir de manger, gourmandise, été, vacances, prendre son temps, savourer, art de mangerMes dix principes pour bien manger, je les ai un peu revus à la sauce vacances (pour ceux qui en prennent). Voilà ce que cela donne :

1. Profiter de la liberté pour retrouver son vrai rythme et manger quand on a faim

2. Saisir l'occasion de s'écouter et donc s'arrêter de manger quand on n'a plus faim

3. Profiter d'avoir tout son temps pour manger lentement et déguster les aliments avec ses cinq sens

4. Vivre détendu(e) et donc arriver détendu(e) à table

5. Profiter d'un agenda moins rempli pour manger sans autre activité

6. Ne pas s'interdire d'aliment car on a tout son temps pour savourer ses préférés

7. Développer sa curiosité pour de nouvelles saveurs comme pour le lieu où l'on est 

8. Manger des aliments locaux et de saison, le choix est large

9. Prendre un temps pour écouter ses envies (et les cuisiner)

10. S'amuser à développer sa créativité pour présenter joliment les aliments

Avec tout cela, je vous souhaite un très bel été serein et gourmand.

15/06/2011

Le bonheur selon Christophe André : savourer...

christophe andré,bonheur,pleine conscience,ici et maintenant,hec au féminin,savourerIl y a quelques jours, j'ai assisté grâce à HEC au Féminin à une conférence du psychiatre Christophe André au thème ambitieux : le bonheur. Il respire lui-même la tranquillité et la simplicité et montre un tempérament positif, avec un humour bien présent. Il exerce son métier de psychiatre à l'Hôpital Ste Anne et est devenu au fil du temps et des spécialisations "Monsieur Prévention de l'anxiété et de la dépression".

D'abord, le psychiatre a donné sa définition : le bonheur, c'est le bien-être + la conscience. Car souvent, cette dernière manque et rend le bonheur compliqué : beaucoup sont préoccupés et ne se rendent pas compte qu'ils sont bien. "Bonheur, je ne t'ai reconnu qu'au bruit que tu as fait en partant" notait l'écrivain Raymond Radiguet. Ou ils ont du mal à en profiter, tout à la peur que cela ne s'arrête. Ceux-là craignent les pics de bonheur car ils ont trop peur de la redescente.

L'intervention de Christophe André a ensuite abordé plusieurs thèmes :

Il s'est demandé ce qui rend heureux. Comme le dit le proverbe, ce n'est pas l'argent (sauf quand il s'agit de sortir de la misère). En revanche, jouent un rôle le lien social et les interactions répétées avec d'autres personnes, l'estime de soi, le lien à la nature. Et aussi l'âge : ainsi, c'est vers 67-68 ans qu'on serait le plus heureux (en tout cas, dans les études sur la génération actuelle).

Y a-t-il des avantages au bonheur, à la bonne humeur ? Christophe André indique, études à l'appui, que cela nous rend plus créatifs, facilite la concentration, donne une perception plus globale, permet de mieux récupérer face au stress. Qu'attendent alors les entreprises pour se préoccuper du bonheur de leurs salariés ?! Et cela fait vivre plus vieux, cela augmente la disposition à aider les autres.

christophe andré,bonheur,pleine conscience,ici et maintenant,hec au féminin,savourer,dépression,bien-êtreComment cheminer vers le bonheur ? Il s'agira d'abord d'être heureux quand tout va bien ou pas trop mal. Il a utilisé l'expression "démocratie et douche chaude" pour nous faire comprendre qu'on s'était habitués à un certain bien-être dans les pays développés et qu'on n'en est même plus conscients. Alors, réouvrons les yeux sur ce qui nous entoure, sur tous les gisements de petits bonheurs disponibles. Ensuite, on pourra atteindre une autre capacité : ne jamais oublier le bonheur même dans le malheur. Certaines personnes ont ainsi une capacité à être heureux malgré l'adversité, comme ces veuves qui sourient au souvenir de moments heureux avec leur conjoint qui est mort quelques mois auparavant. Plus simplement, on peut profiter de bons moments le soir en rentrant chez soi même si la journée a été difficile.

L'aptitude au bonheur n'est pas la même pour tous au départ. Elle dépend un peu de notre éducation aussi. Mais, pour une large part, on peut la développer, l'enrichir.  Pour cela, cultivons les liens avec les autres et surtout, vivons l'instant présent, augmentons notre niveau de conscience. Pour cela, on peut mettre en pratique plusieurs moments de pleine conscience dans la journée, avec une attention à notre respiration, notre corps, les sons environnants, nos pensées. Il ne suffit pas de savoir ce qui rend heureux mais de le pratiquer concrètement. Et sachez que cette capacité à savourer l'instant présent progresse en vieillissant tout en devenant plus subtile. Donc, il n'est pas trop tard pour commencer...

Christophe André a beaucoup employé le verbe savourer et évidemment, cela résonne pour moi. Savourons un bon repas, du chocolat, un rayon de soleil, un bon moment avec des proches, la vie....

Dessin copyright Fotolia_blandine_bureau