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16/02/2015

En route vers la sobriété JOYEUSE !

Il y a une douzaine d'années environ me semble-t-il, j'ai commencé à penser sérieusement que le bonheur n'était pas dans la possession, que l'accumulation ou le renouvellement permanent des objets n'était pas très intéressant. J'ai commencé a vendre ou donner nombre de livres que je ne relirais jamais, de disques que je n'écoutais pas, de vêtements à peine portés.
 
En 2005, j'ai lu L'Art de la simplicité, de Dominique Loreau qui paraîtra simpliste à certains mais avait résonné avec cet élan, et cela m'avait conforté dans mon idée de simplifier mon environnement. La même année, il y a bientôt 10 ans (oh déjà, pensons à fêter cela !), j'ai initié la démarche de devenir diététicienne. J'avais trouvé un métier qui avait vraiment du sens pour moi.
 
En 2008, j'ai commencé à pratiquer cette activité et la passion que j'ai pour elle m'occupe bien la tête et diminue naturellement les envies de consommer (les moindres revenus aussi !). Ce métier au carrefour de l'humain et de l'alimentation, m'a amenée à réfléchir sur de nombreux sujets ayant trait à l'agriculture, à la société, à la planète...
 
En 2011-2012, j'ai découvert Pierre Rabhi. J'avais écrit un billet sur son livre Vers la sobriété heureuse. J'avais beaucoup aimé ses convictions et son histoire, j'ai lu plusieurs livres de lui, je l'ai vu en conférence et dans des documentaires, entendu à la radio. Depuis au moins un an, je me suis vraiment lassée de sa dense présence médiatique qui n'est plus vraiment sobre.
 
Je reste toutefois attachée à son idée de sobriété et de cohérence mais je l'ai mis à ma sauce et je qualifie plutôt cela de sobriété joyeuse ! Car consommer avec modération, simplifier sa vie, aller à l'essentiel n'est surtout pas triste et réserve de multiples plaisirs et une vie pleine de gaieté. 
 
Comment cela se matérialise-t-il ?
 
Fin 2014, j'ai eu envie d'alléger encore davantage mon intérieur. J'avais notamment une collection de théières accumulées au fil des années et depuis longtemps enfermée dans un panier. Et aussi beaucoup de livres qui ne correspondaient plus à mon intérêt. Cela a été le point de départ d'une envie de faire plaisir en donnant certains objets ou livres à des amis. J'ai donc organisé trois après-midi de Braderie 0 euro, où tout un tas de choses était à emporter. Cela a été l'occasion de voir plein de personnes sympathiques, de papoter, de boire un thé avec quelques douceurs et de faire plaisir. Il reste encore beaucoup de choses, je vais les donner, les déposer, les partager...

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Côté vêtements, je fais de moins en moins d'achats. J'aspire parfois à la simplicité de la monotonie qui permet à certains de se concentrer sur l'essentiel pour eux. Mais j'aime trop la diversité en toutes choses et les couleurs pour m'habiller toujours pareil. Je ne fais plus que très occasionnellement les boutiques ou les soldes mais je peux tomber par hasard sur une jolie pièce, ainsi il y a quelques jours, dans la vitrine d'une boutique de mon quartier, une veste égayant mon vestiaire, et d'un prix fort raisonnable.

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Toutefois, côté dépenses, je privilégie largement les moments aux objets, ceux passés au restaurant par exemple évidemment, tout en n'en abusant pas : mieux vaut du très bon occasionnellement que du banal régulier. Je vais de moins en moins au spectacle sans en ressentir de privation. J'étais une grande fan de danse moderne et contemporaine mais j'en ai sans doute trop vu et je me suis lassée. J'ai arrêté depuis quelques années de prendre mes habituels abonnements, j'ai refait une tentative cette année mais l'emballement n'est pas au rendez-vous pour l'instant. Je vais moins souvent à des concerts, c'est la première fois depuis bien longtemps que je n'ai pas pris de billet pour le prochain concert d'un chanteur que je suivais depuis ma jeunesse... Ni pour un ballet d'une compagnie que j'aimais. Mais je suis effarée par le prix des billets. J'achète très peu de disques, je préfère revisiter les essentiels de ma discothèque.
 
Je fais quand même quelques dépenses. Ainsi, j'ai enfin, après 25 ans, abandonné mon médiocre couteau à pain Ikea pour un très solide et tranchant, plus apte à venir à bout de l'épaisse croûte des pains qui me réjouissent.

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Et je profite de plaisirs sans cesse renouvelés et gratuits, regarder le ciel changeant, me promener dans Paris les yeux grand ouverts, arpenter des quartiers connus ou inconnus, observer la diversité des comportements humains... Et le bonheur des rencontres, des moments chaleureux avec les proches.
 
Bref, j'avance pas à pas sur ce chemin de la sobriété joyeuse, je m'en réjouis et il y a sûrement encore d'autres changements à venir.
 
Et vous, votre rapport à la consommation, aux objets a-t-il évolué ?
 

04/02/2015

Connaissez-vous Thomas d'Ansembourg et l'intériorité transformante ?

Thomas d'Ansembourg est un auteur, conférencier, thérapeute belge, spécialisé dans la "conscience non violente" telle que nommée sur son site, en lien avec un domaine communément appelé communication non violente (CNV). Il est notamment l'auteur d'un livre dont je parle souvent à mes patients que je sens dans certaines difficultés relationnelles, “Cessez d’être gentil, soyez vrai - Etre avec les autres en restant soi-même” (2001). Je le connais de réputation depuis plusieurs années, je trouve ses propos très intéressants et j'ai eu la chance d'assister pour la première fois à une conférence qu'il animait la semaine dernière à Paris. Conférence à l'initiative de l'Association Française pour la Communication Non Violente, accessible pour un prix très raisonnable de 14 euros vs des experts ou pseudo gourous qu'on voit régulièrement demander bien davantage...
 
La conférence était très riche et stimulante, mettant l'accent sur une notion fondamentale pour lui, l'intériorité transformante. Se relier à son intériorité est parfois évacué car on croit que cela doit être associé à une religion, or, ce n'est pas nécessairement le cas et, a contrario, on peut pratiquer une religion sans se mettre dans cette position. "S'asseoir régulièrement sur la chaise de l'intériorité transformante" permet, affirme Thomas d'Ansembourg, de voir autrement ce qu'on a regardé, de remettre en question des positions. Il a donc vivement incité à ralentir, s'asseoir, faire silence pour "laisser le seau du discernement descendre dans le puits de la connaissance infinie". Il a d'ailleurs indiqué que ces moments d'arrêt existent dans toutes les traditions. Mais aujourd'hui ? Est-ce que l'on n'est pas bloqué individuellement et/oucollectivement  selon la formule tellement évidente de Paul Watzlawick : "Si l'on fait ce qu'on a toujours fait, on obtient ce qu'on a toujours obtenu". 
 
Il nous a montré par un petit "jeu" avec notre voisin de siège que l'on pouvait vivre un profond contentement dès lors qu'on répondait à nos besoins fondamentaux de relation à soi, à l'autre, à l'univers. Mais beaucoup de personnes se sont éloignées de leur chemin de vie et se sont bloquées dans des enfermements et des automatismes qui les rendent malheureuses. Et très souvent mettent en place des mécanismes compensatoires (tabac, alcool, ...), abusent des autres, sont agressifs, malveillants, développent des comportements avides.
 
Car selon cet homme souvent percutant dans ses formulations, "on a davantage appris à compenser le mal-être qu'à vivre le bien-être". Il a souligné certains pièges dans lesquels on tombe fréquemment :
- le faire sans répit et l'avoir plutôt que l'être, ce qui nous entraîne dans une course perpétuelle qui nous épuise et épuise la planète,
- la culture du malheur, l'habitude de se plaindre plutôt qu'être joyeux et se réjouir de ce qu'on a.

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Mais, bonne nouvelle, on peut "se réaligner sur son chemin de vie" par un apprentissage progressif, en commençant par s'apporter de la douceur à soi-même, par nourrir son intériorité transformante avec, selon les préférences de chacun, de la beauté, de la joie, de la nature, du lien, de la méditation, de la simplicité..., par développer un rapport pacifié avec le temps. Et Thomas d'Ansembourg affirme que cela est le contraire de l'égocentrisme car "un citoyen pacifié devient un citoyen pacifiant". Avec à l'appui une citation de l'écrivaine Christiane Singer "Dans ce monde qui se dessèche, si nous ne voulons pas mourir de soif, il nous faudra devenir source". 
 
Pourquoi cela me parle ?
 
- Je vois chaque jour des personnes qui compensent un mal-être, tel que le décrit Thomas d'Ansembourg, par une surconsommation ou une sous-consommation alimentaire.
- Il a commencé sa conférence en disant "il n'y a pas de fatalité. Notre capacité à nous transformer et à transformer le monde est aussi puissante qu'ignorée, il suffit de réapprendre" : cela me rappelle ce que je dis dans mon domaine à de nombreuses personnes qui me consultent : il n'y a pas de fatalité, on peut faire la paix avec la nourriture, il faut juste y aller à son rythme, étape par étape.
- J'ai le sentiment d'avoir entamé moi-même une part de ce travail pour revenir sur mon propre chemin et de le vivre très joyeusement, dans le bonheur de la rencontre avec l'autre et du ralentissement.
 
Et vous, que vous évoque ce compte-rendu ?
 
Si vous voulez avoir  un (long) aperçu du Monsieur, j'ai trouvé en ligne la captation d'une conférence de 2014 sur les rapports homme-femme.
 

07/01/2015

Que dire ?

Pas envie de bloguer sur le sujet prévu. Et difficile de commenter ce qui s'est passé. Que dire ?

yoyo maeght, paul eluard, liberté d'expression

Merci à Yoyo Maeght d'avoir partagé ce poème si essentiel de Paul Eluard, je le reprends ici.

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard, Poésie et vérité, 1942.

 

21:07 Publié dans Fondamentaux | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : yoyo maeght, paul eluard, liberté d'expression | |  Facebook | |  Imprimer

09/09/2014

Comment éviter la "fringale" de 11h du matin ?

Il y a quelques jours, une étude a remis en cause la cruciale importance du petit déjeuner si souvent soulignée. Dans le domaine de la nutrition, les études affirmant tout et son contraire sont légion. Mais cette fois, c'est un dogme profondément ancré dans les croyances des mangeurs qui est mis à mal. Les médias ont d'ailleurs largement relayé l'information. 
 
Pour ma part, j'ai été plutôt amusée car cela fait longtemps que je répète que chaque personne est différente et a donc son propre rythme alimentaire. Que je lutte contre le dicton "Petit déjeuner de roi, déjeuner de prince, dîner de mendiant" qui n'est certainement pas adapté à tous. Suivre son rythme alimentaire ne signifie pas l'anarchie... Mais que l'on n'est, par exemple, pas obligé(e) de petit déjeuner si l'on n'a pas faim du tout. Et, quand on a des contraintes d'horaire, on apprend, en se connaissant, à avoir faim au bon moment. Et aussi à trouver le bon petit déjeuner qui permettra de tenir jusqu'à son heure habituelle de déjeuner. 
 
Or, beaucoup de personnes (si j'en crois les récits de certains patients ou certains cris de détresse sur twitter, n'est-ce pas Laurent, Sophie & co...) ont faim dès 11h du matin.

Parmi elles, il y en a sans doute qui n'ont pas petit déjeuné par manque de temps par exemple. Ou qui ont petit déjeuné à une heure extrêmement matinale. Mais il y a aussi des personnes, en nombre non négligeable, qui ont petit-déjeuné. C'est sans doute que leur petit déjeuner n'est pas le plus approprié pour elles.

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Ce petit déjeuner n'est probablement pas adapté à tout le monde
 
Beaucoup de personnes prennent un petit déjeuner par habitude, par raison diététique, par facilité ou rapidité sans forcément prendre en compte son effet rassasiant.

Tout le monde est différent, je le répète, mais je rencontre fréquemment des personnes qui constituent une catégorie particulièrement réactive au sucre. Je m'explique : ces personnes, quand elles prennent un petit déjeuner riche en sucre, par exemple des tartines avec de la confiture, des céréales très transformées et sucrées, ... ont un apport rapide de sucre dans leur sang (leur corps digère très vite le sucre) et cela crée quelques heures après une sorte de réaction inverse d'hypoglycémie. Et donc un coup de barre, une fringale, une faiblesse (éventuellement pire que s'ils n'avaient rien mangé le matin).
 
Ce n'est pas forcément agréable, on n'a pas forcément la possibilité de prendre un en-cas, on attend avec impatience le déjeuner, parfois au détriment de la concentration sur son travail...

Ce n'est pas une fatalité. Quand on est dans cette situation, il vaut mieux expérimenter d'autres petits déjeuners qui ne créeront pas un afflux de sucre rapide. Ce n'est pas une question de calories mais de type d'aliment.
 
Par exemple un petit déjeuner comprenant du fromage, ou du fromage à tartiner, du jambon, voire un œuf, avec du pain. Parfois, quand je suggère cela, certains sont ravis car ils adorent le fromage et n'ont aucun a priori à manger salé le matin.
 
Mais d'autres rechignent vraiment à ce type de déjeuner (je conseille quand même d'essayer sans a priori pour voir). Ils peuvent essayer par exemple des céréales moins sucrées, un pain plus dense ou plus complet, et compléter avec un fruit, dont les fibres permettront une digestion un peu plus lente.
 
Le tout est de faire des expériences pour trouver, comme je l'avais expliqué, le petit déjeuner qui concilie plaisir, praticité et rassasiement durable.
 
Et vous, vous l'avez trouvé, votre petit déjeuner idéal ou vous le cherchez encore ?
 
Visuel ©cook_inspire fotolia.com
 

01/09/2014

Des résolutions de rentrée ? Non, une prolongation de l'été !

Souvent, à mes patientes qui rentrent de vacances, je demande comment cela s'est passé côté alimentation, détente, repos... En général, il y a beaucoup de positif et, au moment où elles replongent dans leurs habitudes quotidiennes, je les questionne sur ce qu'elles pourraient garder de ce qui leur a plu/fait du bien pendant l'été. Tout en prenant en compte une disponibilité et un contexte différents évidemment. Il ne s'agit pas de se fixer de rigides et ambitieuses résolutions qu'on ne tiendra probablement pas longtemps. Mais d'identifier des petits moments pour soi ou avec les autres à incruster dans le temps contraint : lecture, balade, cuisine, rêverie, dessin, sommeil, apprentissage nouveau... Chacun(e) a ses préférences et ses envies personnelles.

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On l'accroche où le hamac maintenant ?

Pour ma part, est-ce dû à ma déconnexion partielle des réseaux internet, j'ai eu l'impression de prendre beaucoup de temps pour moi et d'en avoir pour réfléchir, imaginer, expérimenter. Du coup, j'ai fait diverses choses un peu nouvelles en ces quelques semaines et je compte en prolonger certaines autant que possible car elles sont fort plaisantes. Pas seulement nager, qui ne peut avoir la qualité à Paris de ce que je vis dans le Sud évidemment... Je vous en reparlerai, le temps de voir si cela une chance de durer.

Et vous, qu'avez-vous envie de transposer de vos plaisirs d'été en ces jours de rentrée ?

NB : demain mardi à 22h40 sur Arte, une émission probablement intéressante sur "L'urgence de ralentir". Je ne suis pas sûre que je veillerai si tard mais vive le replay !

Sans doute pas un hasard si Arte programme cela le 2 septembre au moment où la tendance est sûrement davantage à l'accélération... Ralentir, d'ailleurs, j'en parle souvent.

 

Visuel © Robert Kneschke - Fotolia.com

07/07/2014

Arrêter le gluten, une solution de facilité ?

Peut-être allez-vous trouver ce titre un peu provocant ou déplacé... Voici un billet un peu rapide, né d'un agacement, autour d'un sujet fort complexe sur lequel je reviendrai en détail à la rentrée.

Bien sûr, je ne parle pas des personnes chez qui l'on détecte une intolérance (et non allergie) au gluten, aussi appelée maladie coeliaque, qui n'ont d'autre choix que d'éliminer totalement et rigoureusement le gluten de leur alimentation. Ces personnes-là ne le vivent pas forcément bien, partagées entre le mieux-être ressenti (après parfois un long parcours pour arriver au diagnostic) et la difficulté de suivre ces règles au quotidien quand on doit manger à la cantine, au restaurant, chez des amis, faire les courses... Ils peuvent notamment trouver des infos via l'AFDIAG.

Je pense aux autres, les personnes qui soit ressentent un inconfort digestif réel, soit vont très bien mais pensent qu'elles iraient encore mieux sans gluten (j'avais parlé de cette graduation dans ce billet qui tentait de faire un point un peu synthétique sur le sujet).

L'inconfort physique

Les gastro-entérologues (une partie, du moins...) reconnaissent aujourd'hui qu'il existe, en dehors de la maladie coeliaque, ce qu'on appelle une hypersensibilité au gluten, qui crée un inconfort digestif mais qu'on ne détecte pas par les analyses traditionnelles.

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Donc, pour l'instant, on incrimine le gluten, c'est une voie simple (en théorie, en pratique un peu moins, je le disais) d'avoir ainsi un seul coupable, et puis on en parle beaucoup dans les médias, donc on alimente la machine à incriminer. On y ajoute parfois (même souvent) le lait.

J'étais récemment à un colloque de l'Institut Pasteur à Lille et les premières études (insuffisantes pour tirer des conclusions) s'interrogeaient sur le rôle véritable du gluten dans cette hypersensibilité, vs peut-être certains "FODMAPS", composants fermentescibles, parmi lesquels les fructanes présents entre autres dans le blé. Il est très difficile et long d'avoir des résultats d'études car les protocoles sont très complexes si l'on veut être parfaitement rigoureux.

Et si on suspecte les FODMAPS dans son inconfort individuel (cette approche a clairement le vent en poupe en Amérique du Nord après l'Australie), il faut se lancer dans un protocole long prenant en compte beaucoup d'aliments pour savoir en fin de compte lesquels on supporte ou pas. Les patients n'ont pas forcément le courage de cette recherche au long cours et choisissent parfois l'abandon du gluten sans savoir si c'est vraiment le responsable.

Mais alors, direz-vous, comment expliquer que beaucoup de personnes qui arrêtent le gluten disent aller nettement mieux ? Cela prouve-t-il que la cause de leur inconfort était le gluten ? Quand on arrête le gluten, peut-être arrête-t-on de se gaver de baguette molle ou de pain de mie. Peut-être diversifie-t-on davantage son alimentation. Peut-être se met-on à cuisiner plutôt que d'acheter des plats préparés... Donc est-ce seulement l'arrêt du gluten qui crée le mieux-être ?

Et plutôt que d'arrêter le gluten en bloc, peut-être peut-on améliorer le gluten qu'on absorbe : ne pourrait-on pas rechercher des aliments pourvus de gluten mais qu'on arrive à digérer plus facilement, le pain notamment : le type de blé, de mouture, de farine, de fermentation, ... ont une influence et il y a pain et pain, gluten et gluten...

Par ailleurs, j'expliquais dans mon précédent billet qu'il ne fallait pas considérer les seuls aliments mais bien l'interaction, unique, entre les aliments et notre système digestif. Là encore, c'est un vaste domaine, encore en grande partie inexploré, auquel s'attaque la recherche. Mais on sait déjà le rôle de ce qu'on appelle désormais le microbiote intestinal : du point de vue des milliards de bactéries qui peuplent notre intestin, nous sommes tous différents dans ce domaine et il apparaît que le manque de diversité de cette flore bactérienne ou le manque de bactéries protectrices dans l'ensemble aurait une influence sur de nombreuses pathologies. Mais ce n'est probablement pas irréversible : les mécanismes ne sont pas encore expliqués mais il semble qu'avoir par exemple une alimentation variée, équilibrée, tende à améliorer la diversité bactérienne. Peut-être certains probiotiques aussi (mais pas tous et différemment pour chaque personne), c'est un sujet que je commence à creuser.

L'inconfort psychologique

Aujourd'hui, il y a beaucoup plus de personnes qui arrêtent le gluten que celles qui ont un véritable inconfort. Même les chefs s'y mettent, argumentant que c'est tellement stimulant pour leur créativité. OK. Mais plus léger ? Meilleur au goût ? Pour ma part, je ne cesse de me régaler dans des restaurants AVEC, qui ne proposent pas forcément une cuisine lourde et insipide !

Car, plutôt que supprimer le gluten et penser que manger SAIN est forcément manger SANS (réécouter ma Minute Gourmande sur le sujet), on peut, si on en ressent le besoin, se poser, prendre du recul sur son alimentation, consacrer davantage de temps à faire les courses et à cuisiner, introduire davantage de variété et se faire du bien ainsi, sans forcément supprimer des catégories d'aliments.

Et surtout, se rappeler que CHAQUE PERSONNE EST UNIQUE, à elle de trouver le mode alimentaire qui lui convient, au-delà des modes et des modèles.

Je reviendrai sur ces sujets à la rentrée mais vos commentaires sont bienvenus dès maintenant.

Visuel © ようへい - Fotolia.com

17/06/2014

La voie du milieu, si essentielle, si rare...

La voie du milieu ou sentier du milieu, c'est une idée centrale développée dans le bouddhisme dans le cadre d'une démarche spirituelle. Je ne suis pas bouddhiste et ce n'est pas cela que je veux évoquer mais cette notion me parle beaucoup. Je crois qu'elle correspond assez à ma nature et, de plus en plus, à mes convictions au fil des mes réflexions professionnelles. Car je me garde des extrémismes, des simplifications exagérées, des dogmatiques ancrés sur leur certitudes et je leur préfère l'ouverture, la tolérance, le questionnement, l'approfondissement. Les personnes qui défendent des convictions fortes sont malheureusement trop souvent peu tolérantes envers ceux qui pensent différemment et n'ont de cesse de les convaincre qu'ils ont raison. Sans compter les multiples acteurs qui n'ont pas de conviction mais sont simplement en quête de revenus confortables, de façon plus ou moins honnête. Et ils sont ô combien nombreux dans le monde de la nutrition, de la minceur, du bien-être... La voie du milieu ne veut pas dire tiédeur et absence de conviction mais plutôt réflexion et lucidité.

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Par exemple, je choisis la voie du milieu entre :

- la triste privation alimentaire et la goinfrerie,

- le veganisme qui rejette toute consommation animale et les accros à une portion de viande quotidienne,

- le tout naturel et la soumission aux géants de l'agro-alimentaire,

- les gens qui interdisent sans nuance le lait ou le gluten et ceux qui nient tout problème lié à leur consommation,

- les tenants d'approches nutritionnelles soit-disant révolutionnaires et les scientifiques trop sûrs d'eux fermés à toute remise en cause.

Justement, au hasard de recherches sur différents thèmes liés à la nutrition ces derniers jours, j'ai constaté, sans grand étonnement mais à la fois attristée et amusée, la quantité d'escroqueries de toutes sortes qui prolifèrent sur internet et ont malheureusement beaucoup d'adeptes. Mais aussi leurs vaillants combattants, soucieux de vérité. Je ne saurai trop vous inciter à vous méfier des poudres de perlimpimpin, méthodes radicales et autres potions magiques qui vous promettent la minceur, la vie éternelle, l'évitement de toutes les maladies. Méfiance aussi pour les discours ésotériques, le jargon pseudo-scientifique qui cherche à vous impressionner. 

De la même façon, si l'on vous recommande avec autorité de vous lancer dans un régime étrange, de vous priver d'une famille d'aliments sans plus d'analyse, soyez vigilant(e)s. Si l'on cherche à vous vendre des produits ou ustensiles basiques à des prix exhorbitants, renseignez-vous d'abord.

Pas toujours facile de ne pas se laisser embarquer dans une période où l'on doute de tout, où certains pourfendeurs des discours traditionnels sont très convaincants : on peut avoir d'autant plus envie de se tourner vers eux qu'on ne trouve pas de réponse adéquate du côté d'entités plus reconnues.

Alors, gardons-nous des gourous, choisissons la juste mesure et surtout l'écoute de nos besoins propres plutôt que toute croyance manichéenne ou généraliste.

 

 

06/05/2014

6 mai : pas de régime, pas d'obligation de mincir non plus !

Chaque année, le 6 mai, c'est la Journée Internationale sans Régime. Chaque année, ou presque, j'en parle, sans beaucoup d'écho ici en France. Toutefois, cette année, est-ce un hasard, France 2 rediffuse à 22h35 son documentaire "Régimes, la vérité qui dérange", plutôt bien fait sur le sujet.

Vous qui me lisez, savez bien que je suis contre les régimes, tous les régimes. Je suis intervenue récemment sur ce sujet sur France Inter : le temps imparti m'a permis de critiquer les régimes et leurs prescripteurs mais pas forcément de détailler mon approche alternative, que j'avais résumé ici, consistant notamment à comprendre pourquoi et comment on a pris du poids et à agir sur les leviers adéquats, de façon personnalisée, sans privation (écoute des sensations, travail sur les émotions, acceptation de soi, réconciliation avec tous les aliments...).

Nous sommes au printemps et les magazines féminins n'hésitent pas à proposer, quelle originalité, de nombreuses couvertures à objectif minceur (quoique c'est un peu toute l'année désormais...). Mais cette année, comme cela est déjà arrivé ponctuellement, on ne parle pas (en apparence) de régime mais, dans plusieurs magazines, plutôt de l'aspect psychologique des kilos pris : couverture de Marie-Claire : "Maigrir c'est dans la tête", couverture de Elle : "les kilos émotionnels".

Cela appelle plusieurs remarques :

- Je devrais me réjouir de cette prise en compte de la dimension émotionnelle de la relation à l'alimentation car je la rencontre quasi-quotidiennement dans mon cabinet : en parler dans des magazines grand public dénote une meilleure prise en compte de la complexité de cette relation, qui ne peut être traitée par une approche simpliste comme un régime. Cela semble donner peu à peu davantage de visibilité aux personnes qui, comme moi, travaillent sur ce sujet (et ce ne sont pas forcément que des psys !).

MAIS...

- Cette mise en avant des "kilos émotionnels", de "maigrir, c'est dans la tête" est faite par les mêmes magazines qui, quelques semaines plus tôt ou plus tard, vont vanter le dernier régime à mode, le "régime 5-2" américain ou  le 7-4-2 du Dr Fricker ou... Tout se vaut du moment que cela fait vendre...

- J'ai feuilleté ces magazines (j'avoue que je suis parfois fatiguée de dépenser de l'argent pour les lire, m'agacer et vous en parler..) et j'ai été étonnée d'une certaine incohérence : ainsi Marie-Claire par exemple relaie des propos du Docteur Zermati* (président de l'association G.R.O.S. dont je fais partie), avec lesquels je me sens plutôt en phase et, soudain, en lisière d'article, parmi les "adresses" à retenir, que vois-je : les sites de Jean-Michel Cohen ou de Weight Watchers...

- Comme le soulignent "Mélissa & Nora" sur leur blog, en prenant cet angle d'approche, n'y a-t-il pas toujours une injonction à maigrir, à se conformer aux stéréotypes de la silhouette féminine, une culpabilisation sous-jacente des femmes qui ne prendraient pas soin d'elles-mêmes sur ce plan et qui ne sauraient pas "gérer" leur stress ?

- Je ne suis toutefois pas totalement en phase avec leur analyse : certes, il y a une incitation à maigrir alors que chacune a la droit de s'accepter et d'être bien dans son corps sans faire une taille 36... Mais, en même temps, souligner cet aspect émotionnel peut être instructif pour certaines femmes et il ne relève pas forcément de la culpabilisation : ainsi, quand je traite cet aspect émotionnel avec mes patientes, j'insiste sur l'importance de comprendre comment on réagit et non de se juger (sévèrement, le plus souvent). Par ailleurs, il faut différencier la personne qui veut mincir alors qu'elle a un poids normal, pour se conformer à certains canons, et la personne qui a effectivement pris un certain nombre de kilos pour diverses raisons.

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Se rêver plus mince... pour quoi faire ?

Pour ma part, je prends soin de faire réfléchir les personnes qui viennent me voir à leurs motivations. Certaines ne cherchent pas à mincir, ou pas en priorité, mais plutôt à se libérer la tête de l'obsession alimentaire. D'autres souhaitent arrêter une spirale de prise de poids. D'autres veulent se défaire de ce qu'elles considèrent comme une sorte d'addiction à la nourriture. D'autres encore, nombreuses, ont une demande d'amincissement. Alors, s'agit-il de confort, de retrouver une silhouette d'antan, d'injonctions des médecins, de peur pour leur santé, de séduction, de plus grande liberté à s'habiller, ...? Il est important de clarifier cela et de ne pas tout miser sur la minceur : eh non, la vie ne sera pas parfaite et sans souci une fois qu'on sera mince !

 

*Malheureusement, les Drs Apfeldorfer et Zermati, pour lesquels j'ai beaucoup d'estime pour tout ce qu'ils m'ont appris, ont tendance désormais à promouvoir davantage leur entreprise en ligne Linecoaching que l'association G.R.OS. qui regroupe un ensemble de thérapeutes partageant un certain nombre de convictions, notamment contre les régimes...

Dessin © diavolessa - Fotolia.com

11/04/2014

Une semaine alimentaire pour 25 euros : pas facile mais possible

Comme vous l'avez lu tout au long de la semaine, chacune a fait son expérience et a à peu près réussi à rester dans la limite du budget, voire moins : Agnès a dépensé moins de 20 euros ! Julie, environ 24 euros, moi, 25,60 euros et Sophie, un peu perdue dans le nombre de jours, 26 euros. Et on a mangé bon et varié.

Mais, je le répète, cela ne veut pas dire que c'est facile !

Cette expérience a des limites par sa définition même : faire cela pendant une semaine nécessite une stricte attention au prix de chaque chose, de jongler avec des aliments pas trop coûteux, de ne pas faire d'écart, de cuisiner tous les repas. Probablement, on développe une certaine habileté en cela si on continue sur la durée mais on doit se limiter toujours : pas de restaurant, même pas de sandwich, pas de café à l'extérieur (j'en avais accepté un et par chance, j'ai été invitée !). Je crois que c'est cette rigueur qui est difficile à tenir dans la durée et qui est éprouvante : ne pas pouvoir se permettre d'écart, être dans un contrôle permanent... Cela m'a fait pensé à une de mes patientes qui a un budget "ric rac" et me racontait qu'elle ne pouvait se permettre aucun écart et combien cela lui pèse parfois : pas de sortie, pas de restaurants, pas de fantaisies alimentaires..‬.

Par ailleurs, cela passe par de la cuisine, même simple. Il y a donc nécessité d'un minimum de savoir-faire culinaire.  Tout le monde n'en dispose sans doute pas mais pas besoin de faire compliqué (cf mon récit) et on peut, à tout âge, facilement acquérir les bases pour faire une soupe, une quiche, des pâtes...  Mais il faut aussi décider d'y consacrer un peu de temps.

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Les pâtes, évidemment un classique des petits budgets mais il y a de multiples autres possibilités


Toutefois, il me semble quand même important de penser aussi à replacer  son budget alimentaire dans une vision de son budget global et que cela ne soit pas forcément la portion congrue. Comme le dit le patron de Super U, Serge Papin, que l'alimentation ne soit pas toujours "la variable d'ajustement".

En conclusion, on peut parvenir à manger "bien" et pour un budget modeste si :

- on est attentif dans ses courses,

- on fait la cuisine avec des produits bruts et de saison,

- on s'organise, on prévoit ses repas, on ne gaspille rien,

- on accepte de consacrer une part de son temps à cela. Ne s'agit-il pas de prendre soin de soi (et des siens) ?

Et sachez que l'on peut aller bien en-deçà d'un budget comme celui qu'on avait défini. Récemment, la presse s'était fait l'écho de l'expérience de Jack Monroe, en Angleterre, jeune mère chômeuse qui apprend à déployer des trésors de créativité pour préparer des repas appétissants et variés pour son petit garçon et finit par en faire un blog puis un livre...

Et vous, êtes-vous très attentif(ve), un peu, pas du tout, à votre budget alimentaire ?

 

10/04/2014

A vos radios ! Service Public vendredi parle régimes

Une fois n'est pas coutume, je vous annonce une émission à l'avance : demain, Service Public, émission de France Inter, que j'écoute souvent et apprécie, sera consacrée aux régimes avec quelques spécialistes du sujet et...moi. Figurez-vous que, bien que je n'ai toujours pas de livre à mon actif, j'ai été conviée à cette émission. J'espère que je saurai me faire entendre pour parler démarche anti-régime.

Si vous êtes disponible, c'est vendredi de 10h à 11h sur France Inter, les autres invités ici. Sinon, il y aura internet pour écouter en différé.

En attendant l'émission, on peut (re)lire quelques billets autour du sujet :

Pas de régime, quel qu'il soit

Le compte-rendu d'une intervention :  maigrir après des régimes


Bonne soirée !

Ajout le vendredi 11 :

L'émission est à écouter ici : difficile de dire tout ce que l'on voudrait quand il y a quatre invités (dont trois ont quelque chose à vendre), des chansons, des reportages, ... Mais le message est quand même un peu passé si j'en crois quelques commentaires et messages que j'ai reçus... 

Ajout le samedi 12 :

Comme certain(e)s semblent avoir une allergie à certains des intervenants, je propose une écoute sélective et tout à fait égocentrique, mes interventions se situant aux moments suivants :

- Mon avis sur les régimes, à 9'30

- Pourquoi c'est compliqué les régimes, à 24'10

- Discussion avec Dukan (qui fait une comparaison stupide avec mes lunettes...) sur la responsabilité des régimes, à 28'40

- Faire la différence entre faim et envie de manger, dans le prolongement de L.Chevallier, à 36'20,

- A propos du désarroi, à 38'30,

- Travailler sur les causes émotionnelles et les compulsions, à 44'40,

- M.D. cherche à discréditer mon approche en confondant écoute de la faim et "écoute de son nombril", on parle motivation, à 47'20,

- En conclusion, je rappelle que chaque personne est unique et j'offre du chocolat à Guillaume Erner, à 51'25.

Voilà, si cela vous dit...