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27/04/2015

Journée Internationale sans Régime : et si on se rencontrait ?

Chaque année ou presque, le 6 mai, je vous parle de la Journée Internationale Sans Régime ou No Diet Day. Pour mémoire, cette journée vise à sensibiliser le public aux méfaits des régimes et de la dictature de la minceur.

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Cette année, je vais m'éloigner un peu du traitement purement en ligne et m'adresser aux Parisien(ne)s, désolée pour les autres.

Le mercredi 6 mai, j'ai le plaisir de convier quelques-un(e)s d'entre vous à partager (gracieusement !) en petit groupe un petit déjeuner pour répondre aux questions que vous vous posez sur les régimes et pour vous expliquer pourquoi ils ne marchent pas dans l'immense majorité des cas.

Cela se passera mercredi 6 entre 8h30 et 10h00 dans le 9eme.

Si vous êtes intéressé(e), envoyez-moi un message à l'adresse artdemanger@gmail.com sans tarder, en me précisant vos nom, prénom, adresse mail et vos éventuelles questions. Il y a très peu de places !

Et que soit le 6 mai ou tous les autres jours de l'année, stop aux régimes !

 

Image © す~ロン - Fotolia.com

06/05/2013

6 mai : Journée sans Régime (No Diet Day) : oubliez les régimes pour un jour et pourquoi pas pour toujours !

Comme je vous l'avais annoncé, plutôt que de vous parler encore une fois des méfaits des régimes, je préfère aujourd'hui donner la parole à des femmes qui ont eu l'expérience dans leur tête, dans leur corps, dans leur chair de ces régimes et qui en parlent. Merci à toutes celles qui ont donné leur témoignage.

Les  aberrations

« Un régime célèbre dans les années 80 : il s'agit de manger un seul aliment toute la journée, et chaque jour ça change, par exemple jambon, le lendemain pamplemousse, etc... c'est le pire des régimes... je l'ai fait avec ma soeur, nous étions adolescentes, nous avons tenu une semaine. Avec le recul, je ne comprends pas que ma mère nous ai laissées faire ! »

La culpabilisation

« Avec un papa chef pâtissier j'ai grandi en ayant à portée de bouche plein de bonnes choses, j'aime le sucré mais ne me suis jamais "gavée", j'étais toujours mince, voire maigre après 2 enfants. Mais soudain tout a basculé, en 6 mois j'ai pris 13 kg, j'ai complexé et j'étais en rage, je suis allée voir un nutritionniste pour être aidée, pour comprendre, pour vérifier ma santé. Pas de diabète pas de cholesterol - à sa grande surprise-, car ce cher médecin m'a de suite sermonnée sur ma vie alimentaire, m'a dit que c'était "normal que ça me retombe dessus" et puis à 39 ans je commençais à être âgée alors Madame il ne faut PLUS JAMAIS manger de sucre ! J'ai essayé son régime, pas droit au sucre pas droit au riz, mince, plus le droit d'être heureuse alors ? J'ai abandonné, je pense que ce n'est pas en me faisant culpabiliser qu'on m'aidera à réparer mon corps, et me priver de tout, non merci ! Qu'elle est triste la vie sans chocolat ! »

A qui faire confiance ?!

« Je crois que le pire et le plus dangereux était via un "médecin" dont j'avais eu les coordonnées dans la presse, son principe, ce que l'on mange le matin compte pour 0 calories et ensuite déjeuner et diner on multiplie par 2 puis par 4. Donc il conseillait de manger pizza et chocolat au petit déjeuner.... ce qui fait que j'en mangeais tous les matins. Par ailleurs il m'avait prescrit des gélules à base de "plantes" que j'ai prises scrupuleusement pendant plusieurs semaines; J'ai bien maigri mais je n'étais pas en forme du tout. A l'occasion de vacances, mon oncle (médecin généraliste) chez qui je séjournais m'a demandé quel régime je suivais et je lui ai montré l'ordonnance, il a bondi, il s'agissait d'extraits thyroidiens et amphétamines....  j'ai tout jeté et j'en ai subi les conséquences pendant un moment sur le plan de la santé, nervosité, agitation »

« Les premiers régimes qu'on m'a obligée à suivre ont été prescrits par des médecins (généraliste, endocrino, diététicien), et tous étaient dangereux que ce soit au regard de mon jeune âge (7 ans pour le 1er régime) ou du régime prescrit : hypocalorique et sans sucre à 7 ans, hyperprotéiné en sachets à 16 ans. Je n'ai jamais rêvé d'être filiforme, j'ai toujours eu conscience des limites de mon corps, mais c'était sans compter la toute puissance médicale et la pression familiale. J'ai dû faire pas moins de 20 régimes alors que j'en avais pas besoin et à chaque régime un échec à moyen terme, des kilos en plus. L'addition est salée et au final les médecins disent que je ne me donne pas la peine d'aller mieux. J'ai décidé de ne plus consulter de médecin sur le sujet vu leur incompétence et leur rapidité à brandir une diète hyperprotéinée. Et là miracle, je ne prends plus de poids. C'est mieux que rien. »

« Ma mère m'a mis au régime dès 11/12 ans, à l'époque, je pesais 62 kilos pour 1m55 et elle ne voulait pas que je souffre de l'obésité comme elle. J'ai vu un acupuncteur qui m'a donné des gélules de "je ne sais quoi" puis j'ai eu l'isoméride à 15 ans car j'étais arrivée à 75 kilos pour 1 m63.

J'ai perdu 25 kilos en 6 mois en me privant en dépit du bon sens pour mes 18 ans et je suis restée à 62 kilos pendant 3 ans environ. A 21 ans, j'ai commencé à travailler en décalé dans l'hotellerie et à manger à n'importe quelle heure et j'ai pris près de 30 kilos en 2 ans ».

La relation aux autres

« Quand j'étais au régime, je souffrais énormément lors des soirées entre amis où rien de ce qu'il y avait à manger n'était autorisé dans mon régime. Je regardais les gens boire et manger avec plaisir. Je ne partageais rien de ce moment de convivialité. Parfois même, je déclinais les invitations pour ne pas me mettre à l’épreuve. Un jour, un couple que je connaissais à peine, nous a invités à dîner. Je ne me sentais pas de leur avouer que j’étais au régime. J’apprends que ça sera soirée raclette !!! Rien ne pouvait être pire. Ça prenait des proportions catastrophiques. J’en venais à imaginer de véritables subterfuges pour donner l’illusion que je n’étais pas au régime. J’ai ramené de la salade verte et de la viande de grison. J’ai senti, vu l’expression sur son visage, que mon initiative avait déplu à la maîtresse de maison. Lors de cette soirée, je n’ai mangé que de la salade, et la charcuterie autorisée. J’ai laissé dans mon assiette une pomme de terre enrobée de fromage à laquelle je n’ai pas touché et j’avais convenu avec mon copain qu’il devait se servir du fromage que je mettais à fondre dans l’appareil à raclette. J'ai passé tout le dîner focalisée sur mon stratagème alimentaire et je n'ai pas profité du tout de la soirée... »

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Celle de gauche sera-t-elle vraiment plus heureuse que celle de droite ?

L’instinct de survie

« J'ai tenté Dukan, mais pas plus d'une journée, déjà largement suffisant, je me revois en train de me gaver de surimis alors que je déteste.... »

« Il y a très longtemps, je me demandais si je n'étais pas un peu trop ronde... J'étais jeune aussi. Une amie qui me voulait du bien m'offrit un livre écrit par Monsieur Montignac. Las ! Je commence le livre et, dès la deuxième page, j'apprends que, pour maigrir, je dois abandonner à tout jamais, mais alors à tout jamais, terminé, fini, pour toujours ... le miel. J'ai refermé le livre et n'ai plus voulu en entendre parler »

Le soulagement quand on arrête

« Je crois avoir toujours pensé que j’étais trop grosse ; maintenant que je le suis vraiment, je réalise qu’à 20 ans, 1,64 m et 62 kilos, c’était plutôt pas mal et qu’il fallait vraiment être idiote pour vouloir absolument ressembler à ma meilleure amie : 1,64 m et 48 kilos toute mouillée...Aujourd’hui, 1,64 m et 90 kilos, je suis trop grosse, obèse disent en choeur la nutritionniste et WW. Des régimes j’en ai fait pas mal : des protéïnés en sachets, WW  à plusieurs reprises, chronobio, Dukan et j’en passe.

J’ai maigri certes mais j’ai repris, tout et le bonus qui va avec ! Le moral en berne, le corps douloureux, les mouvements limités par mon poids, l’essoufflement régulier lors d’efforts pourtant pas si importants, tout est là. Et puis il y a peu je vois l’émission de télé sur les régimes qui me donne un choc, j’arrive sur ton blog qui me donne un deuxième choc et je décide de tout plaquer. Fini les régimes. Après moi le déluge ! Et ça fait 10 jours maintenant. Pas de changement sur la balance, trop tôt pour ça. Par contre, un allègement certain au niveau du mental : plus d’interdits, plus de “j’ai droit – j’ai pas droit”, plus de “t’aurais pas du”, “il faut pas” et autres pensées négatives. Je me sens bien, libérée d’un énorme poids “mental”  et ça, ça n’a pas de prix. »

 

Toujours à propos de régimes, un très intéressant "Téléphone sonne" sur France Inter le 30 avril, à écouter, avec notamment la participation de Jean-Philippe Zermati et d'une responsable de l'ANSES plutôt sensée.

Visuel © tontan - Fotolia.com

06/05/2012

Le 6 mai 2012, c'est aussi la Journée Internationale sans Régime !

journée internationale sans régime, no diet day, obsession de la minceur, maigrir sans régime, anti-régime, plaisir de manger, comportement alimentaireEn France, cet événement va très probablement passer inaperçu aujourd'hui... Pourtant, le 6 mai 2012, la Journée Internationale sans Régime (ou International No Diet Day) fête ses 20 ans*. Les choses ont-elles changé en 20 ans ? Pas si sûr. Les images d'extrême minceur sont plus que jamais la norme. Malgré le progrès de démarches et d'études sérieuses montrant les effets néfastes des régimes, des millions de personnes se mettent toujours régulièrement à en suivre un. Et, au-delà, la notion de "faire attention", la culpabilité en mangeant certains aliments ou le choix d'une alimentation exagérément raisonnée semblent gagner du terrain. Qu'observez-vous autour de vous ?

Si cela vous dit, un peu de lecture rétrospective sur le sujet :

 

Obsessions régime et minceur, stop !

 

Les 3 M : Morphologie-Métabolisme-Minceur : pas d'égalité ! 

 

Printemps : tentation des régimes, attention danger !

 

Le rapport de l'ANSES sur les dangers des régimes

 

Le régime Dukan et les autres, même combat !

 

Pas simple comme un régime...

 

Je ne donne pas de régime, je fais quoi alors ?!

 

* Cette journée (No Diet Day) a été initiée en 1992 par une anglaise, ancienne anorexique, qui voulait dénoncer la dictature de la minceur à tout prix et les régimes associés. Elle s'est progressivement répandue dans de nombreux pays où elle est célébrée chaque année le 6 mai. Elle existe en France depuis 2003.

 

06/05/2009

Aujourd'hui, dites stop aux régimes !

Aujourd'hui mercredi 6 mai : Journée Internationale sans régime.  J'en ai déjà parlé il y a quelques jours. Alors, aujourd'hui, oubliez un éventuel régime, faites-vous plaisir, mangez à votre faim ce que vous aimez et demandez-vous si vous n’auriez pas envie de recommencer cela tous les jours !

Cette journée voudrait amener les femmes, si nombreuses à faire et refaire des régimes, à y réfléchir et peut-être à comprendre le mal qu’ils leur font, aussi bien à la tête qu’au corps. Il s’agit aussi de sensibiliser les jeunes filles pour qu’elles disent non au premier régime, début très souvent d’un long engrenage, souvent dû à quelques rares ou imaginaires kilos en jugés en trop.

Pourquoi ne pas faire de régime ? Au début d’un régime, effectivement on maigrit, tout le monde ou presque y arrive, au prix de privations. Mais ensuite, dans la quasi-totalité des cas, on regrossit. On pense que c’est juste une question de volonté, donc on recommence et on entre dans une suite sans fin de perte et reprise de poids, le fameux effet« yoyo », plus dommageable pour la santé que quelques kilos en trop. Et, après tous ces régimes, on a finalement un poids bien supérieur à celui dont on était mécontent au départ.

Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas perdre du poids mais il s’agit de travailler sur son comportement alimentaire, de manger de tout avec plaisir, en fonction de ses sensations alimentaires, de comprendre ce qui fait manger sans faim, pour atteindre son poids d’équilibre qu’on maintiendra sans effort, mais qui n’est pas forcément le poids rêvé entretenu par les images des magazines.

Et pourquoi ne pas enfin remettre en cause ce modèle unique de beauté ultra-mince qui nous est présenté dans la mode et les medias pour se soucier de son bien-être quel que soit son poids ?

30/04/2009

Les Françaises minces et pas contentes !

Les Françaises sont les femmes les plus minces d’Europe et pourtant, elles sont aussi les plus nombreuses à vouloir être encore plus minces. C'est ce qu'on découvre dans une étude de l'INED (Institut National d'Etudes Démographiques).

Dans cette étude (1), le sociologue Thibaut de Saint Pol a comparé la corpulence moyenne des femmes européennes (sur la base de leur IMC : indice de masse corporelle) et celle qu'elles considèreraient comme idéale.

Eh bien, les Françaises ont beau être les femmes les plus minces d'Europe, cela ne correspond pourtant pas à leur poids idéal. Elles voudraient être encore plus minces, et même un peu trop minces par rapport à ce qu'on considère comme un poids "normal" de bonne santé. En effet, leur corpulence moyenne mesurée correspond à un IMC moyen de 23,5, tout à fait "normal" mais elles rêveraient d'un poids correspondant à un IMC de 19,5, ce qui est vraiment bas. Un IMC de 19,5, cela veut dire par exemple mesurer 1m70 et peser 56 kg !

Le problème, c'est que cet écart entre le poids réel et le poids rêvé crée une insatisfaction, surtout chez les femmes, et malheureusement cela les entraîne bien souvent dans une spirale de régimes amaigrissants sans résultats durables et qui les rend très malheureuses.

Cet idéal de minceur est entretenu par les modèles qu'on nous montre sans arrêt dans la mode, les medias. C'est pour essayer de développer un regard critiques sur ces modèles et inciter à privilégier le bien-être plutôt que l'obession de la minceur que j'animerai mercredi 6 mai (date de la Journée Internationale sans Régime) des réunions informatives et ludiques (gratuites) sur ce thème (voir mon post précédent).

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(1) basée sur des données de l'Eurobaromètre de 2003