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05/06/2011

Les Drs Apfeldorfer et Zermati lancent Linecoaching

Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, les biens connus Présidents d'honneur du GROS, auteurs de plusieurs livres essentiels sur la relation à l'alimentation et l'amaigrissement, viennent de lancer un site de suivi en ligne pour faire évoluer le comportement alimentaire des personnes qui en ressentent le besoin, www.linecoaching.com. Alors, qu'en penser ?

Sûrement certains détracteurs diront qu'ils copient les Drs D... ou C..., qu'ils critiquent. Mais ne confondons pas le support et le contenu. Ce n'est pas parce qu'ils utilisent un site internet qu'ils vont donner des régimes ! Ce site leur a demandé beaucoup de travail, ils ont formalisé toute leur approche sous forme de questionnaires, d'exercices, ...à travers différents registres qui peuvent aider à pacifier son comportement alimentaire : écouter ses sensations, manger en conscience, gérer ses émotions, ...

Pour ma part, je me suis interrogée quand ils ont annoncé la nouvelle. Je suis membre du GROS, ils ont largement influencé ma pratique et j'apprends beaucoup à leur contact. Mais je crois tellement à l'importance de la relation humaine (cf les propos d'Irvin Yalom) que je doute qu'on puisse faire un travail véritablement personnalisé, adapté à chacun (tel que je le conçois) avec un programme informatique, même très sophistiqué. C'est d'ailleurs ce que reconnait Gérard Apfeldorfer et il ne prétend pas que Linecoaching puisse remplacer une prise en charge humaine.

Je comprends cependant leur intention : un site internet comprend une part d'interactivité qui permet un parcours semi-personnalisé, plus satisfaisant qu'un livre qui part dans la nature sans possibilité de dialogue. De plus, certaines personnes ont eu un parcours difficile avec des médecins, diététiciennes, ... et n'ont plus envie à un moment donné de se retrouver face à un professionnel de santé. S'abonner à ce site peut leur permettre de retrouver l'envie de travailler sur leurs habitudes alimentaires. Pour d'autres personnes intéressées par cette approche, il n'y a tout simplement pas de thérapeute du GROS à proximité de leur lieu de vie.

J'ai résumé quelques aspects de ces différentes possibilités avec un petit schéma qui pourrait vous aider à réfléchir au choix entre un livre, le site Linecoaching et le suivi par un professionnel, si la question venait à se poser :

schema_linecoaching.jpg

Dans GROS Info n°3, vous pouvez lire la présentation de Linecoaching par Gérard Apfeldorfer (pages 4-5) et le commentaire de Bernard Waysfeld, Président du GROS (page 7).

12/05/2011

L'homme est-il une femme comme les autres ?

alimentation,nutrition,régime,minceur,hommes,embonpointMa clientèle est très majoritairement composée de femmes. Les hommes sont moins enclins à venir me consulter. Je vois à cela plusieurs explications, notamment : 

- les hommes sont beaucoup moins obsédés par leur poids et leur silhouette que les femmes car ils ne subissent pas autant (pour combien de temps encore ?) la même dictature de la minceur.

- les hommes sont peut-être moins enclins à rechercher un accompagnement et s'ils décident de gérer leur ligne, ils vont plutôt le faire seuls.

- quand ils prennent conscience de kilos accumulés au fil des années à force de repas d'affaires, apéros entre copains, d'arrêt de toute activité sportive ..., ils ont tendance à prendre des mesures drastiques simples : "je supprime le pain, le fromage, le vin". Ainsi beaucoup perdent des kilos très vite car leur métabolisme n'a pas encore été perturbé par des régimes. Mais souvent ils les reprennent s'ils ne changent pas leurs habitudes durablement.

En même temps, il semble que de plus en plus d'hommes se soucient de leur ligne. Ils sont sans doute sensibles aux discours santé qui insistent sur les risques liés à l'embonpoint et aussi soucieux de leur apparence, qui est tellement valorisée dans le monde d'aujourd'hui. Du coup, le marketing a encore frappé, en découvrant une nouveau territoire à conquérir. Ainsi, au millieu d'une offre croissante de produits de beauté, il y a même des crèmes minceur spécial ventre (cf pub ci-contre) ! Et de très nombreux hommes se sont lancés dernièrement dans le célèbre régime du Dr D.... Peut-être parce qu'ils apprécient une action coup de poing qui puisse donner des résultats rapides. Le problème, c'est qu'ils commencent à se rendre compte que les kilos reviennent assez vite...

Du coup, j'ai l'impression qu'on assiste à une séparation croissante entre deux types d'hommes (je schématise, la réalité est bien sûr plus complexe):

- ceux qui deviennent obsédés de leur image, quasiment à l'égal des femmes, et sont donc clients des crèmes, régimes, salles de sport, plat légers, ...

- ceux qui regardent les kilos s'accumuler sans trop réagir, à coup de repas d'affaires, de bons vins, de convivialité, ... et sont parfois alertés seulement quand leur médecin ou leur cardiologue agite un risque santé.

A tous, je voudrais dire que "la brioche n'est pas une fatalité"* et qu'on peut lutter contre elle sans être dans la privation et la frustration. Que les régimes ne sont pas la solution ! Qu'ils demandent aux femmes qui ont une large expérience en la matière...

Chers lecteurs, avez-vous un avis sur la question ? 

*C'est le titre de l'atelier que j'anime à nouveau le vendredi 20 mai de 19 à 21h. Un atelier informatif et interactif pour trouver des réponses concrètes à ces kilos masculins bien localisés. Inscriptions ici :  http://fr.amiando.com/brioche_20mai11.html

05/05/2011

Mon interview pro-gourmandise chez les Fauteuses de trouble

fauteuses de trouble, femmes, beuaté, minceur, régimes, gourmandiseLe site féminin assez iconoclaste des Fauteuses de trouble vient de réaliser un beau dossier sur la gourmandise, traitée sous différents aspects, beauté, sociologie, psychologie, cuisine, ... Pas tout à fait dans la ligne habituelle des magazines féminins. Eh bien, elles m'ont aussi demandé une interview, qui vient d'être publiée. C'est à lire ici.

Et rappelez-vous, la vraie gourmandise, c'est avoir du plaisir à manger (et ce plaisir sera encore plus grand si on a une bonne faim). Bon appétit !

Photo : l'éclair au café, une de mes gourmandises favorites !

 

02/05/2011

Appel pour une beauté libre : je signe !

Il y a quelques jours, je vous parlais d'une initiative britannique pour promouvoir la diversité des femmes. Eh bien, il se passe quelque chose en France aussi. Le magazine Psychologies vient de lancer un Appel pour une beauté libre. Cet appel comprend différents principes auxquels je souscris pleinement puisque je lutte contre les diktats de la minceur à tout prix et je souhaite qu'on aille vers une plus grande acceptation de la diversité des corps. Extraits de cet appel :

- "La beauté ne doit pas être réduite à une seule définition ni formatée par une norme".

- "Une femme peut être belle sans être ni mince ni jeune ni sexy".

- "La représentation des beautés plurielles est la clé du bien-vivre, avec soi et avec les autres", etc.

Je suis donc allée sur le site de Psychologies signer l'appel et vous pouvez en faire autant si vous pensez aussi que la beauté doit être plurielle, qu'on en a assez d'une beauté complètement normée, qui contraint les femmes à lutter contre leur charme personnel pour ressembler à des modèles. Parmi les premiers signataires : Gérard Apfeldorfer, Président d'honneur du G.R.O.S., les actrices Karine Viard et Judith Godrèche, la journaliste Isabelle Giordano, la chanteuse Juliette, ....

C'est sans doute un tout petit pas face à l'uniformité des silhouettes dans le monde de la beauté, de la mode, de la pub, des medias, je ne sais pas bien quel impact cela peut avoir, mais c'est déjà ça.

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Un visuel des campagnes de publicité Dove, une marque qui promeut depuis quelques années la diversité des corps

25/04/2011

Printemps : tentation des régimes, attention danger !

Fotolia_© Sandra Cunningham.jpgDepuis quelques années, on nous parle régimes à peu près toute l'année. Cure detox en janvier, régime de renouveau du printemps, régime cool avant l'été, régime express juste avant le maillot, reprise en main de rentrée, préparatif des fêtes, ... !

Toutefois, le printemps reste une période particulièrement sensible. Tout à coup, on se met à compter les mois avant les vacances, on réessaie ses vêtements d'été, on commence à s'imaginer en maillot, ... Et là, c'est la panique ! Hors de question d'apparaître ainsi sur les plages, impossible de se montrer ainsi, ... La raison vacille et, même si on a déjà fait beaucoup de régimes et toujours repris du poids, on se laisse tenter. "Allez, ce sera le bon cette fois". "Promis, ce sera le dernier et je ne raterai pas la stabilisation". Même certaines de mes patientes les plus convaincues de la nécessité d'une approche alternative et qui mesurent la complexité de leur relation à l'alimentation peuvent avoir des moments de faiblesse...

Rapelez-vous, comme l'a indiqué le rapport Anses, les régimes, c'est non seulement mauvais pour la santé, mais c'est aussi terrible pour l'opinion qu'on a de soi. A chaque régime raté, on diminue un peu son estime de soi, on croit qu'on manque de volonté, on se juge sévèrement. En fait, simplement, cela ne marche pas dans 95% des cas.

Alors, revenez à la raison : pourquoi se priver encore pour un résultat si éphémère ? Les vacances seront-elles si horribles avec 3 kilos de plus ? N'est-ce pas plutôt dans votre tête que cela se passe ? ne pourriez-vous pas vous regarder avec un peu plus de bienveillance ?

Le Journal des Femmes, pourtant souvent disert en matière de régimes, publie un dossier plutôt raisonnable sur le sujet en incitant clairement à éviter les régimes, à se demander pourquoi on a pris du poids, ..., quand même un peu nutritionnellemennt correct avec sport obligé et respect du PNNS. Mais bon, c'est déjà pas mal !

Le site plus iconoclaste Fauteuses de trouble a quant à lui publié un dossier pro-gourmandise et carrément anti-régime.

Alors, pas de régime s'il vous plait ! A la place, pourquoi pas une petite relecture des 10 principes de l'Art de manger ?

Image © Sandra Cunningham - Fotolia.com

20/04/2011

Un pas vers la diversité des corps ? oui mais en Angleterre...

Je ne suis pas une grande lectrice de magazines féminins mais je m'y mets de plus en plus, à titre semi-professionnel pour être au courant des derniers régimes en vogue (et pouvoir les critiquer ;)), suivre des tendances mode adaptées à toutes les silhouettes, repérer quelques pas vers la diversité des mannequins, ...

C'est ainsi que je suis tombée sur un petit article dans le dernier numéro de Marie-Claire, concernant une initiative en Angleterre : l'association, "All walks beyond the catwalk" (le magazine traduit par "tous les styles au-delà des podiums") a été créée en 2009 par trois personnalités du monde de la mode : la mannequin Erin O'Connor, la consultante et journaliste Caryn Franklin, la consultante Debra Bourne. Leur objectif est de lutter contre la maigreur qui règne uniformément sur les podiums et de promouvoir la diversité des corps, sujet que j'ai déjà évoqué ici. Et cette association semble assez active : exemple de son lobbying, des écoles de mode britanniques commenceraient à intégrerer des enseignements autour de la diversité. Il ne s'agit d'ailleurs pas seulement de silhouettes plus diverses mais aussi de donner davantage de place à des modèles de tous âges.

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Mesdames de la mode et des médias en France, quand lancerez-vous ce type d'initiatives ? Je suis partante pour y travailler avec vous !

Image copyright All walks beyond the catwalk 

25/03/2011

Stop aux super-aliments !

alimentation,nutrition,super-aliments,anti-oxydants,baies de goji,brocoli,santéRécemment, la très sympathique Isabelle, freelance en communication, a pensé à moi pour animer un événement autour des baies de Goji. Je lui aurais bien fait plaisir mais mener une action à laquelle je ne crois pas, ce n'est pas possible pour moi. Alors, j'ai dit non. Pourquoi ?

D'abord, car, par curiosité, j'ai déjà goûté des baies de Goji, dans mon mélange de fruits secs ou dans mon muesli du matin, et franchement, je n'ai pas été convaincue par leur intérêt gustatif.

Ensuite, car cet intérêt pour quelque chose d'inconnu il y a peu et qu'on qualifie tout à coup de super-aliment indispensable à notre santé m'agace !

Régulièrement, en effet, on nous parle de super-aliments dotés de propriétés quasi-miraculeuses pour nous préserver de tas de maladies, dont le cancer : les baies de goji, le jus de grenade, les cranberries, le thé vert, le brocoli, ... Du coup, de nombreuses personnes se tournent vers ces super-aliments, pour certains assez chers, en pensant que c'est bon pour leur santé.

Pour ma part, je ne suis pas vraiment d'accord avec cette folie des super-aliments :

- d'abord, de nombreuses personnes consomment certains de ces aliments sans en tirer de plaisir gustatif. Un patient me racontait ainsi qu'il s'était forcé à boire du jus de grenade le matin alors qu'il préférait largement le jus d'orange, mais il pensait au bénéfice santé supposé ;

- ensuite, les études mettant en valeur les propriétés de ces aliments sont très évolutives, plus ou moins sérieuses et ils ne peuvent de toute façon pas nous garantir d'éviter les maladies ;

- enfin, j'ai l'impression qu'on évolue vers une société des extrêmes : d'une part, des personnes extrêmement soucieuses de l'impact de l'alimentation sur leur santé et s'orientant donc vers une alimentation fonctionnelle plus que source de plaisir (le modèle anglo-saxon de relation à la nourriture). De l'autre, des personnes qui vont au plus simple, au plus rapide, et consomment moult produits industriels, plats préparés, ... sans se soucier des additifs qu'ils contiennent le plus souvent. Ne serait-il pas préférable de promouvoir une "voie du milieu", basée sur une alimentation plutôt naturelle, variée et saine sans se préoccuper spécifiquement de manger tel ou tel aliment. Pour de nombreuses personnes, ce changement plus global ne serait-il pas d'abord souhaitable ?

Donc, il n'y a pas de raison de se priver de certains de ces aliments si on les aime mais n'en attendons surtout pas des miracles.

Et vous, que pensez-vous de ces super-aliments ? 

17/03/2011

Vive les pesticides !?

J'ai regardé mardi soir le documentaire de Marie-Monique Robin, "Notre poison quotidien" (voir mon autre billet à ce sujet). Cela a représenté un certain effort après une journée de travail car c'était assez austère. Je suppose que beaucoup ont dû lâcher en cours de route et je les comprends.

C'était toutefois une belle démonstration de la collusion entre l'industrie chimique et les instances décisionnaires, dans les pays développés, en matière de mise sur le marché de produits contribuant de près ou de loin à l'alimentation. Derrière tout cela, comme toujours, il y a bien sûr le pouvoir de l'argent, l'appât du gain... Le problème, c'est que cela n'est pas inoffensif. Le film montrait clairement les dangers de certains composants (le bisphenol A, l'aspartame, les pesticides...). Cela incitera sûrement certains à modifier leur comportement (arrêt des boissons à l'aspartame ou de bouteilles plastisque, achat de fruits et légumes tout bio, ...).

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A la poubelle, mes chewingums à l'aspartame (et au sorbitol, xylitol, isomalt, ...) ?!

Je regardais tout cela un peu désespérée. Et puis, je vais peut-être vous choquer, tout à coup, une petite voix en moi s'est demandé si finalement une certaine dose de pesticides et autres additifs n'était pas un des traits de l'époque, comme le téléphone portable, les embouteillages, le nucléaire (!), la mondialisation, ... Et qu'il fallait en partie l'accepter. Je m'interroge...

Ces produits qui impactent notre alimentation ont clairement des méfaits pour la santé. Mais en même temps, les autres époques en avaient aussi, d'autres maladies, une alimentation moins sûre, moins variée, tout cela conduisant à une espérance de vie moins élevée. Alors notre époque est-elle pire ?
Comme je le dis souvent, je suis pour une alimentation saine, naturelle, peu transformée. Je ne baisse pas les bras, je suis persuadée qu'il faut donner une éducation alimentaire, faire évoluer les pratiques de la chaine de l'agro-alimentaire, améliorer la réglementation. Mais il serait illusoire de penser qu'on peut revenir un siècle en arrière. Et cela serait-il vraiment souhaitable ? Qu'en pensez-vous ?

15/03/2011

Faut-il stresser devant son assiette ?

Il est assez probable que vous ayez entendu parler du documentaire diffusé ce soir sur Arte, "Notre poison quotidien", réalisé par Marie-Monique Robin. C'était la réalisatrice d'un sérieux documentaire sur Monsanto et cela incite plutôt à regarder.

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notre poison quotidien, stress, alimentation, nutrition, arte, pesticides, stress devant l'assietteDans le domaine de l'alimentation, comme dans les autres, réjouissons-nous de la transparence, d'être informés, que les excès et manquements de toutes sortes soient dénoncés pour faire évoluer les pratiques. Mais faut-il nous déverser autant d'angoisse, comme le fait par exemple Télérama avec sa couverture de cette semaine : "Manger tue" ? (pour info, manger fait vivre aussi !).

Le problème, c'est que le risque est fort que cela augmente encore votre stress devant l'assiette, votre inquiétude sur ce que vous mangez, votre questionnement incessant : faut-il manger ceci, ne pas manger cela (la viande qui polluerait, le lait qui nous ferait du mal, les fruits et légumes qui seraient pleins de pesticides, le poisson qui transporterait des métaux lourds, etc.), ce qui pourrait vous enlever ce plaisir si agréable d'un bon repas.

Pour ma part, je ne pense pas que chaque citoyen doive devenir un expert de l'alimentation passant son temps à décrypter les étiquettes, à connaître la composition détaillée des aliments (et ce n'est pas parce que j'ai peur pour mon boulot !). Je suis plutôt pour une alimentation intuive, où le bon sens aurait une large place, où l'on aurait majoritairement de saines habitudes sans se prendre trop la tête : acheter des produits bruts, de saison, plutôt locaux, dont on connait à peu près l'origine, manger varié, cuisiner, ... Mais il me parait utile également qu'on ait un regard critique sur les discours peu nuancés, qu'ils viennent de l'agro-alimentaire, du monde de la santé, des acteurs du développement durable, .... pour ne pas se laisser embrigader d'un côté ou de l'autre, pour savoir pourquoi on agit de telle ou telle façon, qu'il s'agisse de manger bio, d'arrêter la viande ou de boire du jus de grenade !

Je serais ravie d'avoir vos retours sur cette émission si vous la regardez. Bonne soirée !

08/03/2011

Journée de la femme, journée DES femmes (Stop à l'uniformité !)

Je profite de la Journée de la femme pour revenir sur le sujet de la diversité des corps. En effet, je suis assez étonnée par ceux qui prétendent que les magazines féminins donneraient plus de place aux femmes rondes depuis quelque temps.

D'abord, cela reste vraiment très occasionnel, un article de temps en temps par-ci par-là. Et rien de nouveau en ce qui concerne les photos des pages mode ou les pubs bien sûr.

Et surtout, on va en fait vers les extrêmes : on montre quelques femmes très rondes, une mannequin, une chanteuse, une blogueuse... parallèlement aux habituelles filles extrêmements minces. Veut-on en faire de nouveaux modèles ? Mais on ne voit pas de femmes "moyennes" (qui feraient une taille 40-42 par exemple).

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Un visuel utilisé par le groupe Equilibre au Québec en 2009 pour encourager au respect de la diversité des corps


Quid de la diversité alors ?! Où sont ces femmes ? Je sais que le but des magazines est de faire rêver et non de montrer la vie telle qu'elle est. Mais pourquoi ne voit-on jamais des femmes séduisantes de toutes morphologies ? Montrer un peu plus de diversité aiderait sans doute de nombreuses femmes à mieux accepter leur corps, à ne pas rêver à un corps inatteignable et se précipiter sur le dernier régime à la mode ou vivre dans une permanente relation restrictive à la nourriture. Avez-vous des idées sur le sujet ?