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26/04/2011

Quel mangeur/se de pain êtes-vous ?

J'étais récemment à une table ronde organisée par l'Observatoire du Pain, à l'occasion de la sortie d'un livre du chercheur Abdu Gnaba, "Anthropologie des mangeurs de pain".

Probablement, comme l'immense majorité des Français, mangez-vous du pain régulièrement. Mais avez-vous déjà réfléchi à votre relation avec le pain ? Est-elle apaisée, solide, gourmande, curieuse, indifférente, tourmentée ? Ce dernier qualificatif car vous mangez peut-être parfois du pain avec culpabilité : comme on l'a évoqué ce jour-là, l'empreinte du message "le pain fait grossir", diffusé il y a 20 ou 30 ans est encore bien présente et perturbe la relation à cet aliment hautement familier.

Non, le pain ne fait pas grossir, c'est l'excès le problème. Oui, on en a besoin car c'est un féculent source d'énergie. De plus, il fait vraiment partie de notre culture, il est partout, c'est pratique et facile à manger, en accompagnement d'un repas ou comme ingrédient principal sous forme des sandwich ou de tartine. Et on peut manger tous les pains, la variété étant un plaisir. A vous de voir quel est la meilleure alliance entre ceux qui vous plaisent gustativement et qui sont doux pour votre activité digestive. 

Ce n'est pas forcément ce type de registres qu'a exploré Abdu Gnaba mais il a notamment dégagé une typologie des mangeurs de pain, sur la base des nombreux entretiens qu'il a menés. Même si le pain tend à nous rassembler et à faire partie de notre identité, il y a des habitudes et des modes de consommation différents. Je vous en donne les grandes lignes, de façon un peu schématique. On n'est pas obligé de se reconnaitre dans un profil ou un autre, on peut évidemment se trouver au carrefour de plusieurs types. 

L'Authentique est un mangeur de pain attaché à la tradition. Il a toujours du pain à ses repas qui restent structurés. En général, il s'agit des classiques : le gros pain ou la baguette.

Le Bipolaire (à ne pas confondre avec le trouble psychologique du même nom. On aurait pu trouver une autre appellation) est écartelé entre le respect de la tradition et l'envie d'innover, entre la baguette et les pains spéciaux qui ont fleuri ces dernières années.

Le Déphasé n'est pas gros consommateur de pain pour l'instant en liaison avec son mode de vie, et il est d'ailleurs assez indifférent à son alimentation en général. Il se tourne vers le basique/pratique : baguette courante ou pain industriel.

L'Errant n'est pas attaché au pain, ce n'est pas un pilier de son alimentation, il a tendance à le remplacer par des équivalents, pizza, beignet, mais éventuellement au détriment de l'équilibre nutritionnel. On l'imagine avoir un paquet de pain de mie industriel dans son placard plutôt que passer à la boulangerie tous les soirs.

L'Hédoniste est en quête de plaisir autour du pain, comme sans doute aussi pour d'autres nourritures. Il est toujours prêt à goûter de nouveaux pains qui vont satisfaire sa curiosité et ses sens. Il est sûrement bon client des pains spéciaux ou d'une baguette, mais de tradition, pas le modèle de base

Le Nomade a un rythme pressé et le pain s'insère dans son rythme de vie ici et là mais sans identité précise. Sans doute un client des sandwiches davantage que de la baguette familiale.

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Quelques-uns de mes plaisirs panifiés !

Pour ma part, j'adore le pain comme vous avez dû le remarquer si vous lisez ce blog depuis quelque temps. J'aime une baguette tradition bien croustillante, plutôt assez cuite. C'est elle que je privilgié quand je souhaite un pain plutôt neutre pour accompagner un repas. Mais j'aime aussi beaucoup goûter d'autres pains, aux céréales, au sésame, de seigle, complet ; le fabuleux pain au miso de Gontran Cherrier, le pain noir allemand ou la focaccia italienne, ... Du coup, c'est sans doute de l'"Hédoniste" que je suis la plus proche.

Et vous ? Vous vous reconnaissez ? Quel mangeur (se) de pain êtes-vous ?

22/04/2011

Pour ou contre le "doggy bag" ?

Récemment, rebondissant sur un "twit" d'une nutritionniste québécoise, Catherine Lefebvre, qui parlait de doggy bags, je me suis demandé : pourquoi ne pas lancer cela en France ?!
Du coup, j'ai réfléchi un peu au sujet et me suis dit qu'il y avait du pour et du contre.

carson_ribs.jpg

Chez Carson Ribs, à Chicago, les portions de travers de porc sont tellement énormes que beaucoup de clients demandent un "doggy bag"

Pour :
- beaucoup de personnes finissent leur assiette alors qu'elles n'ont plus faim et souvent, elles les font pour ne pas gaspiller, pour en avoir pour leur argent. Et cela peut contribuer à leur prise de poids. Pouvoir emporter ce qui reste réglerait ces problèmes ;
- ou elles prennent un dessert sans faim : elles ont envie de sucré mais elles n'ont pas laissé du plat pour les raisons ci-dessus. Pouvoir emporter un peu du plat leur permettrait de mieux apprécier un dessert et de ne pas trop manger au global ;
- cela donnerait la possibilité d'apprécier à nouveau un plat qu'on a beaucoup aimé et de se le remémorer (et cela ferait un repas de moins à cuisiner !) ;
- cela montrerait au restaurateur que le fait de ne pas finir l'assiette n'a rien à voir avec la qualité du plat ;
- tout le monde n'a pas le même appétit et pourtant, tout le monde se retrouve avec la même assiette, cela rétablirait le fait de manger selon son appétit personnel.

Contre :
- déjà, il faudrait commencer part trouver un autre nom, francophone et plus appétissant !
- cela a beau exister aux Etats-Unis depuis longtemps, cela ne les empêche visiblement pas de manger de très grosses portions et de prendre du poids ;
- ce n'est pas le même plaisir de manger un plat qui vient juste d'être préparé, qui est joliment présenté, dans un cadre particulier et d'en remanger chez soi, réchauffé. Et on n'a pas forcément envie de manger le même plat deux jours de suite !
- cela pourrait donner l'idée aux restaurants d'augmenter la taille des portions et les prix puisqu'ils fourniraient deux repas pour le prix d'un.

Bref, je ne sais pas si ce serait une coutume vraiment adaptable à ce pays d'amateurs de gastronomie qu'est la France.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Il y a sûrement des tas d'autres arguments pour et contre.

Avez-vous déjà demandé d'emporter les reste d'un plat trop copieux dans un restaurant ? Comment cela s'est-il passé ?

photo ©Carson Ribs

17/04/2011

Un homme au fourneau, première !

Ce samedi, j'animais le premier d'une série de plusieurs ateliers "Un homme au fourneau", destiné à un groupe d'hommes en cours de réinsertion. L'objectif est de faire prendre concience que cuisiner peut permettre de manger bon et pas cher, tout en faisant simple et rapide. Pour ce premier atelier, j'avais prévu un menu facile à réaliser car ils n'ont pas forcément une grande habitude de cuisiner :

P1030381.JPG- velouté de petits pois à la menthe ;
- pâtes tomate-thon-olives ;
- fromage blanc-compote de pommes-brisures de speculos.

L'idée est de leur donner des idées et des techniques de base pour qu'ils aient envie de cuisiner pour eux-mêmes. De plus, le défi est de cuisiner avec un équipement minimal : plaques de cuisson, mixeur plongeant, ...

On a d'abord échangé sur l'alimentation, la santé, le plaisir de manger, ... Puis on s'est mis en cuisine. Ils étaient une dizaine et tout le monde a activemement participé, qu'il s'agisse d'éplucher les pommes, de surveiller les cuissons, de hacher l'ail pour la sauce tomate, ...

P1030382.JPGJ'avais choisi des recettes faciles et pas chères : j'ai estimé le coût de revient de ce repas à environ 2 euros par personne, ce n'est pas vraiment la ruine ! De plus, on a fait entrée/plat/dessert pour les besoins de l'atelier mais on ne ferait pas tout cela à la fois pour un repas du quotidien. 

Seul petit problème : il y avait beaucoup d'éléments qui nécessitaient une cuisson et quand on cuisine pour une quinzaine de personnes, c'est légèrement plus long que pour deux ou quatre, surtout quand on n'est pas équipés pour ! Il y a donc eu un peu embouteillage aux plaques de cuisson. J'y penserai la prochaine fois !

Ensuite, on a dégusté et je crois qu'ils ont été plutôt contents de ce qu'ils avaient préparé. Suite au prochain épisode !

06/04/2011

Que mange-t-on au printemps ?

C'est le printemps et parfois on se demande quoi manger. Certain(e)s ont juste besoin de passer devant le marchand de légumes et les idées fusent devant les asperges, petits pois, ... D'autres se saisissent d'un aliment attirant et se réservent de trouver une recette en tapotant sur internet en rentrant.

P1010686.JPG

De mon côté, j'ai souvent des envies nouvelles et du coup, je ne refais sans doute pas assez souvent des plats qui ont été fort appréciés. Alors, je me suis penchée sur quelques recettes que j'avais réalisées à la même époque pour me donner quelques envies. Et j'ai trouvé matière. Peut-être cela vous inspirera-t-il aussi.

- une assiette bresaloa-asperges, un duo qui marche,

- du quinori aux légumes croquants signé Ducasse que j'ai hâte de refaire,

- une salade poulet-asperges-épinards graphique et délicieuse,

- un minestrone de printemps, que je vais remettre dare-dare au menu,

- des crevettes au saké, à accompagner de petits légumes de saison,

- encore des asperges, avec un oeuf cette fois,

- une tartine printanière, à manger chez soi car pas très transportable !

- du riz avec des légumes de printemps (Ducasse m'a beaucoup inspirée l'année dernière !)

- une soupe de petits pois, car j'aime les soupes en toute saison,

- une cocotte de légumes épicés, colorée et parfumée.

L'important, c'est de se laisser guider par ses envies de saison et son inspiration. Bon appétit printanier !

 

14/03/2011

Le petit déjeuner, c'est important !

Vous pensez peut-être à une rengaine nutritionnelle : il faut prendre un bon petit déjeuner, il faut 3 repas par jour, ... Ce n'est pas du tout de cela que je veux parler ici. Mais de l'importance du petit déjeuner dans la journée de nombreuses femmes, que je constate très régulièrement.

En fait, il y a souvent deux positions radicalement opposées pour ce repas : celles qui ne prennent rien car vraiment pas le temps, ou qui avalent une tartine et un café debout à toute vitesse, éventuellement en préparant le petit déjeuner du reste de la famille.

Fotolia_12331515_brkf_TPLF_© Ernst Fretz.jpg

Ce n'est pas pour tous les jours, ça !

Et il y a celles qui prennent leur temps, qui s'assoient, qui mangent tranquillement, souvent seules, quitte à se lever avant tout le monde quand elles ont une famille. Celles-là, quand je leur demande si elles ont faim au moment du petit déjeuner, elles me répondent "ah, j'adore le petit déjeuner !". Euh, ce n'était pas tout à fait la question ! Elles semblent avoir peur que je les prive de ce moment si crucial. Car pour beaucoup d'entre elles, c'est leur repas préféré. Pour certaines parce qu'elles aiment le pain, le sucré et qu'elles s'autorisent à manger des aliments dont elles se privent le reste de la journée. Mais aussi souvent car cela semble être un moment de calme, peut-être le seul de la journée, un moment de tranquillité avant le stress, l'agitation, un moment pour prendre du courage pour affronter une longue journée bien chargée.

C'est tout à fait légitime. Mais du coup, souvent, cela devient une habitude, avec toujours les mêmes aliments, la même quantité, sans tenir compte de sa faim ou de ses envies. Donc, cela peut être intéressant de prendre un peu de recul sur son petit déjeuner, de se demander si on l'aime vraiment comme cela ou si l'on aurait envie de le changer.

Alors, posez-vous la question : aimez-vous le petit déjeuner ? Et si oui, pourquoi ?

07:51 Publié dans Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : alimentation, nutrition, petit déjeuner, femmes, repas | |  Facebook | |  Imprimer

12/03/2011

C'est pas de la cuisine !

Petite réflexion dans la série "les femmes culpabilisent facilement". Quand je leur demande ce qu'elles préparent pour le dîner le soir, elles hésitent parfois à répondre comme si elles faisaient quelque chose de mal, elles disent "je n'ai pas le temps", "je suis fatiguée", "je rentre tard". C'est bien normal quand on a une longue journée de travail, parfois des enfants, ... de ne pas passer des heures en cuisine. Mais vous mangez quand même ?! En fait, souvent, elles préparent des dîners tout simples et elles lâchent "oui, mais c'est pas de la cuisine !".

Et alors ?!

En fait, c'est quoi la cuisine ? Si c'est réaliser un plat soi-même de bout en bout, transformer des aliments, en effet, sans doute ne fait-on pas de la cuisine tous les jours. On pratique plutôt l'assemblage, le réchauffage, la cuisson rapide... Est-ce si grave ? Cela n'empêche pas de préparer de délicieux dîners, des assiettes complètes et saines, de présenter les mets harmonieusement .... Donc, ne rabaissons pas ces dîners-là, ils peuvent être délicieux aussi.

Ainsi, vendredi soir, nous nous sommes régalés avec des sardines, des petites pommes de terre, de la salade. Un dîner simple, pour nous reposer d'agapes passées et à venir. D'autres fois, nous apprécions une assiette italienne avec bresaola, artichauts, pecorino, ... Ou jambon, salade, fromage, ... L'important est sans doute de remplir un peu ses placards et son frigo de mets qu'on apprécie pour ne pas se trouver dépourvus le soir venu.

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Un exemple d'assiette d'assemblage qui fait un repas rapide, joli et bon

09/02/2011

Que mettre dans mon bento ?

Depuis quelque temps, c'est la mode des bentos, ces "boites à manger" venues du Japon. Articles dans les magazines féminins, livres de recettes, blogs : c'est l'abondance !
Mais finalement, y a-t-il une cuisine spécifique du bento ! Faut-il réaliser des recettes particulières ? Pas si sûr...

Il y a deux cas de figure :

Ou vous disposez d'un micro-ondes, de la possibilité de réchauffer votre bento. Dans ce cas, tous les plats s'y prêtent à condition qu'ils soient bons réchauffés : Ok pour des légumes, des plats mijotés, une quiche, mais pas évident pour certaines préparations de poisson, les pâtes, le riz ...

Ou vous êtes comme moi, vous ne disposez pas d'un moyen de réchauffage, vous mangez votre bento froid. Dans ce cas, il faut des recettes qui se prêtent bien à être mangées ainsi. Il ne faut pas avoir d'a priori mais il faut expérimenter. Ainsi, quand je regarde une recette de viande, poisson, légume, ..., je me pose la question : est-ce que ce serait bon froid ? Si j'ai l'impression que oui, je tente la recette et je me fais un avis. Si c'est vraiment savoureux lors d'un déjeuner bento, alors cela mérite de figurer dans mes tablettes pour la refaire.

Je sais par exemple que le saumon sous différentes formes japonisantes (teriyaki, au sake, ...) est délicieux froid. Le poulet sous différentes formes me paraît bien adapté aussi. Concernant les légumes, il y a bien sûr les crudités. Et parmi les légumes cuits, j'ai déjà testé par exemple les carottes, les champignons, les brocolis, le chou rouge, la ratatouille, les courgettes, le fenouil, qui se mangent très bien froid.

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A titre d'exemple, mardi, j'ai fait un bento avec les moyens du bord, ce que j'avais dans mon frigo et mon congélateur, soit :
- du poulet au citron et à l'ajwain (qui a un parfum proche du thym),
- des brocolis au sésame,
- du chou chinois et des carottes cuits à la japonaise (dans un bouillon dashi)
- du riz japonais,
et je me suis régalée.

Et vous, privilégiez-vous certains plats/aliments dans vos bentos ?

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

16/01/2011

Faut-il manger plus en hiver ?

C'est une conviction bien ancrée : en hiver, notre corps dépense plus d'énergie car il doit lutter contre le froid, il faut donc manger plus. Est-ce si vrai ? Oui pour des personnes qui travaillent en plein air. Mais la plupart d'entre nous vivent et travaillent dans des lieux bien chauffés et subissent assez peu le froid. De toute façon, il suffit d'écouter sa faim : si on s'est plus dépensé, on aura plus faim et il sera alors naturel de manger plus.

Donc, pas forcément besoin de plus de calories. En revanche, les envies peuvent être différentes : on a moins envie de salades et on se tourne davantage vers des plats chauds, des soupes, des plats mijotés. On a parfois une fausse image de ces plats. Un boeuf-carottes, un pot au feu, ... ne sont pas forcément lourds et ils vont nous réconforter, nous apporter de la chaleur physique et émotionnelle.

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Ainsi, nous avons savouré avec bonheur (même si, reconnaissons-le, il ne faisait pas grand froid) une sorte de pot au feu de poulet. Avec de bonnes cuisses de poulet  labellisées Bleu Blanc Coeur qui cuisent dans un bouillon parfumé et des petits légumes d'hiver aux saveurs bien marquées.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

14/01/2011

Manger entre les repas, c'est mal ?

Manger entre les repas, c'est mal ? Mais non ! Mais, c'est une croyance -soutenue par de nombreux discours nutritionnels- qui a souvent cours chez mes patients et que je dois "détricoter" avec eux.

D'abord, ne portons pas de jugement moral sur notre façon de manger. Arrêtons de dire que ceci est bien (au hasard, manger des légumes...), cela est mal. Dire que c'est mal entraîne de la culpabilité, qui n'est pas vraiment propice à une relation sereine avec les aliments et ne fait donc pas vraiment avancer le sujet.

En revanche, on peut observer sa façon de manger, essayer de la comprendre, si on souhaite la changer. Manger entre les repas peut recouvrir plusieurs réalités à considérer différemment.

fruits_secs3.jpg- Si on a l'habitude  de faire des petits repas parce que l'on est vite rassasié(e), si ponctuellement on fait un déjeuner léger par exemple, on peut avoir faim dans l'après-midi. C'est tout à fait normal (et souhaitable) de manger quand on a faim et de faire alors un goûter ou une collation, qui permettra d'attendre le dîner. Mais il est intéressant quand même d'observer aussi le contenu des repas. Si on mange une petite salade le midi pour éviter les féculents et qu'on a un coup de barre 3 h après, il vaut sans doute mieux commencer par changer son déjeuner.

- Parfois, manger entre les repas veut dire grignoter en faisant autre chose, mais sans avoir faim, saisir tout que ce qui passe sous la main. Alors, il est important de prendre conscience de son comportement et de mettre plus d'attention à ce que l'on fait pour ne plus manger machinalement.

- Parfois encore, on mange entre les principaux repas pour différentes raisons, par exemple parce qu'on est stressé(e), parce qu'on a l'impression que cela va nous stimuler quand on est fatigué(e), pour faire une pause, parce qu'on s'ennuie. Alors, il serait utile de prendre le temps de cerner le besoin qui est derrière, ou l'état émotionnel qui fait manger. Cette compréhension sera une etape nécessaire pour changer ses habitudes sans être dans une demarche de contrôle ou d'interdits qui ne marche pas durablement.

Bref, comme d'habitude, manger, ce n'est pas si simple...

J'avais déjà évoqué le sujet grignotage il y a quelque temps.

11/01/2011

Stop au déjeuner devant l'ordi !

Fotolia_© Jiri Hera - Fotolia.com_ordi&repas.jpgJe rencontre beaucoup de personnes qui travaillent et qui déjeunent à toute vitesse au bureau devant leur ordinateur. Il peut s'agir d'un sandwich, d'un plat de traiteur, d'un repas apporté de la maison ou autre : il sera avalé rapidement, machinalement, sans y prêter attention, celle-ci étant captée par l'écran. Cela peut arriver occasionnellement bein sûr mais certain(e)s vivent cela au quotidien.

A cela, je dis stop ! Pourquoi ?

D'abord, parce que, aussi impliqué (e) dans son boulot que l'on soit, on a le droit à une vraie pause. Quelle que soit sa charge de travail, ne me dites pas qu'on ne peut pas s'accorder 1/4 heure pour déconnecter et manger tranquillement un plat ou un sandwich. Nous ne sommes pas faits pour bosser 12 heures pas jour sans pause : on ne peut pas être performant (e) non stop !

Manger en pensant à autre chose ou en ayant une autre activité empêche de sentir le moment où l'on est rassasié (e). On risque de manger trop puisque c'est la fin du plat qui signalera l'arrêt et non le fait d'avoir assez mangé.

Par ailleurs, manger machinalement enlève beaucoup de plaisir gustatif, ce qui limite l'intérêt du repas. On ne mange pas seulement pour prendre de l'énergie. Certaines personnes me disent qu'elles doivent faire autre chose en mangeant sinon elles s'ennuient. Cela est sans doute signe d'un plat fade et sans intérêt. Est-ce si compliqué de réinjecter un peu de plaisir dans ce repas ?

Enfin, manger, c'est aussi du partage. Alors, sauf si tous vos collègues sont vraiment insupportables, pourquoi ne pas déjeuner avec certains d'entre eux : au restaurant d'entreprise s'il existe et est correct ; à l'extérieur ; mais aussi ensemble au bureau autour d'une table ? En parlant d'autre chose que du travail bien sûr ! Pour garder le lien avec ses collègues et ne pas communiquer seulement par mail ! Cela vous parait peut-être anodin mais dans des drames récents en entreprise, n'a-t-on pas parlé de la grande solitude des salariés ?

Et vous, que pensez-vous de la pause déjeuner ?

Photo © Jiri Hera - Fotolia.com