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27/02/2011

En mars, pas de régime, plutôt manger avec sérénité et gourmandise !

Mars : ça y est, les couvertures de magazines vantant le dernier régime sont déjà là. Ne cédez surtout pas au chant de ces sirènes, les régimes, cela ne marche pas, c'est prouvé ! 
Alors, dans cette période cruciale, pour aider certaines personnes à résister à cette tendance et avoir une relation sereine et gourmande à l'alimentation sans problème de poids, j'anime des ateliers sur divers thèmes, toujours de façon très interactive, avec un nombre de participants limité.
 
SPECIAL HOMMES – LA BRIOCHE N’EST PAS UNE FATALITE ! - Jeudi 3 mars de 19h00 à 21h00
 
Les hommes n’ont pas la même relation à l’alimentation et au corps que les femmes et sont (jusqu’à quand ?) moins adeptes des régimes. Mais, au fil des années, le manque de temps pour faire du sport, les déjeuners professionnels un peu trop copieux, les pots entre amis, … amènent quelques kilos bien localisés. Comment réagir en restant gourmand ?
 
BIEN MANGER QUAND ON EST FREELANCE - Vendredi 11 mars de 8h30 à 10h30Si vous travaillez en indépendant(e ), seul (e), chez vous, beaucoup, un peu de tout ça peut-être, cela ne vous laisse pas beaucoup de temps pour penser à votre alimentation. Du coup, vous êtes davantage abonné(e) au sandwich ou au paquet de biscuits qu'à des repas dignes de ce nom. Au risque de voir la forme s'effriter ou les kilos s'installer. Un atelier interactif pour apprendre à concilier emploi du temps intense et plaisir de manger sain sans passer des heures en cuisine.

JE MANGE QUAND JE SUIS STRESSE/E... QUE FAIRE ? - Jeudi 17 mars, de 19h00 à 21h00

Nous vivons dans un monde stressant : le travail, la famille, les amis, les contraintes de la vie quotidienne : on veut tout faire, on court, on s'énerve, on vit sous pression. Et souvent, on trouve de la détente et du réconfort dans l'alimentation. Il s'agira de comprendre ce qui nous stresse, d'apprendre à mieux gérer son stress et ses émotions sans que cela se transforme en grignotage de compensation au bureau ou le soir en rentrant, de trouver des moyens de ne pas ajouter le stress d'un repas pris à toute vitesse à la tension du travail, ...  

TRANSPOSONS NOS TALENTS A L'ORGANISATION DES REPAS (Spécial femmes actives)  - Jeudi  24 mars de 19h00 à 21h00

Nombreuses sont celles qui gèrent admirablement une carrière réussie, des responsabilités, avec un grand talent d'organisation, de préparation, d'animation, ... bien souvent, les mêmes se retrouvent fort démunies quand il s'agit des repas à la maison. Presque rien dans le frigo, des enfants ou un mari qui demandent "qu'est-ce qu'on mange ce soir ?" ou qui geignent "Encore la même chose !". Et cela peut les entraîner dans des abîmes de culpabilité. Conseils et astuces pour être plus sereine et efficace quant à la gestion des repas.

ALIMENTATION  ET STRESS - Vendredi  25 mars de 14h00 à 17h00

Les liens sont nombreux entre alimentation et stress. Prenez une après-midi complète pour faire le point sur votre relation à l'alimentation autour de trois thèmes clés (manger stresse / faire à manger stresse / le stress fait manger) et repartir plus sereine et armée d’astuces (participation 50 euros).

 Participation aux ateliers 30 euros sauf indication contraire

Retour sur le débat "Pourquoi sommes-nous trop gros ?"

cnrs,débat,apfeldorfer,surpoids,obésité,régimes,mqb,gestion des émotionsPetit retour sur le débat organisé par le CNRS, "Pourquoi sommes-nous trop gros ?" que vous pouvez encore visionner (combien de temps ?) si vous le souhaitez ici

Quelques messages ont été passés par les quatre intervenants durant ce débat, que je partage :

- ils ont insisté sur la complexité et l'hétérogénéité des situations de surpoids et d'obésité et les interactions entre des déterminants multiples pour expliquer la prise de poids ;

- ils ont rappelé qu'il n'y a pas d'aliment "obésogène" en soi, que ce n'est pas la nature des aliments qui crée l'excès de poids mais la quantité de calories absorbées au global ;

- ils ont affirmé qu'il n'y a pas d'addiction physiologique à un aliment mais il peut en revanche y avoir une addiction comportementale, les aliments étant utilisés comme protection contre des émotions intolérables. Mais cela n'a rien d'irrémédiable, cela peut se modifier si on y travaille.

La tendance était assez pessimiste dans la mesure où les spécialistes présents ont insisté sur le fait que la plupart des personnes obèses ne pourraient probablement pas maigrir autant qu'elles le souhaiteraient. D'où l'importance de prévenir. Et donc de ne surtout pas faire de régimes ! Ils ont été unanimes sur le caractère inefficace de tous les régimes. Et aussi dangereux, quels qu'ils soient. En effet, non seulement on atteint en général un poids plus élevé à terme que le poids de départ, mais cela présente aussi des risques pour la santé (cf le rapport ANSES) et cela crée très souvent des problèmes psychologiques (troubles du comportement alimentaire, baisse de l'estime de soi, voire dépression). Que faire alors ? a demandé l'animateur, un peu désespéré. Selon eux, on peut maigrir jusqu'à son poids d'équilibre (qui a pu évoluer dans le temps), en revenant à écouter ses sensations de faim et de rassasiement, et c'est possible notamment si on est un mangeur émotionnel et qu'on arrive peu à peu à gérer ses émotions autrement.

Petite note personnelle : j'ai regretté que Gérard Apfeldorfer, quand on lui a demandé s'il valait mieux voir un psy qu'un nutritionniste, n'ait pas mentionné que le G.R.O.S., dont il est Président d'honneur, forme des diététiciennes (dont moi !) à une approche globale du comportement alimentaire, dont la prise en compte des émotions, et qu'il n'est donc pas toujours nécessaire d'aller voir un psy !

Image © Alexey Bannykh_fotolia.com

18/02/2011

J'ai testé les plats préparés Picard

Je n'achète jamais de plats préparés. Mais cette semaine, j'ai fait exception car les circonstances faisaient que je ne pouvais pas cuisiner et que je disposais d'un micro-ondes. Je me suis dit que c'était une occasion d'expérimenter quelque chose de nouveau. Et ce d'autant plus que plusieurs de mes patientes m'ont parlé de plats surgelés qui leur facilitent la vie et seraient plutôt corrects.

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J'ai donc choisi plusieurs plats selon mes envies et la disponibilité en magasin, sans préoccupation calorique ni de coût (mais celui-ci peut aller largement du simple au double, de moins de 2 euros à plus de 4 euros, l'écart de prix semblant surtout dû à la richesse en viande/poisson). J'ai testé 4 plats individuels et je vous livre mes impressions diverses :

Jour 1. crevettes au curry et lentilles corail. C'est mangeable mais loin d'être extraordinaire, lentilles un peu pâteuses, crevettes sans beaucoup de goût.

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Jour 2. papillote de saumon aux épinards, poireaux et sauce au fromage blanc. C'est plutôt pas mal, et cela se mange sans déplaisir (je recommande les baguettes pour aller avec le "pliage origami" !). 
En revanche, je trouve que la présentation de ce plat peut être assez trompeuse pour qui voudrait surveiller les calories : le fond blanc, les couleurs, la notion de papillote, la sauce au fromage blanc : tout cela induit l'idée d'un plat léger, ce qui n'est pas du tout le cas : il est aussi calorique que les autres et notamment très riche en gras (sans doute car dans la sauce, outre le fromage blanc affiché, il y a de la crème, du beurre, de l'huile...).

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Jour 3. bento saumon teriyaki, riz, légumes. Là, j'ai pris un sérieux risque étant donné mon exigence en matière de cuisine nippone mais justement j'étais curieuse de voir ! C'est bof, le saumon est correct mais la sauce bizarrement très liquide, le riz est trop collant, les légumes sont passables. Mais peut-être n'ai-je pas bien maîtrisé la cuisson dans un vieux micro-ondes ?

Jour 4. gratin de thon et légumes.
Je l'ai agrémenté de basilic que j'avais sous la main et franchement c'était pas mal du tout. Mais c'est plutôt des légumes au thon, c'est-à-dire surtout des légumes.

Conclusions :
- une constante : c'est assez fade, manquant de saveur, avec pas mal de sauce (sauf le gratin). J'ai fait grand usage de poivre et de sel.
- cela peut dépanner, c'est mangeable. Bien sûr, je n'aurai vraiment pas envie de manger cela tous les jours. Mais il ne faut pas non plus en avoir peur et diaboliser ces plats préparés : certes, la liste des ingrédients est longue, il y a des additifs (stabilisant, épaississant, acidifiant, ...), du sel, des matières grasses sans qu'on en décide la quantité. Mais occasionnellement, cela ne peut pas avoir d'impact sur le poids ou la santé. Le problème serait d'en manger tous les jours.
- la difficulté c'est de faire bonne pioche dans le vaste choix proposé. Si vous choisissez un plat que vous aimez vraiment, vous aurez d'autant plus de chances d'être déçu(e) car vous serez plus exigent(e). Mon palmarès perso, au plan du goût, sur ce que j'ai testé :
1. Le gratin de thon et légumes
2. Le saumon en papillote
3. Le bento saumon
4. Les crevettes et lentilles
- je suis confortée dans mon idée de privilégier surtout les produits nature/bruts chez Mr P.
- vivement que je revienne à mes petits bentos maison même si cela prend plus de temps !

A vous si vous avez des plats préparés chouchous !

16/02/2011

Le chemin et le but

"Le chemin est le but". C'est une phrase du bouddhisme (dont je ne suis pas du tout spécialiste), que je trouve intéressante. Que comprendre ? Cela voudrait-il dire qu'il n'y a pas à chercher un but à sa vie mais plutôt à la vivre tout simplement ? Méditez cela si vous voulez. Pour ma part, cela m'inspire dans ma pratique qu'il peut y avoir le chemin ET le but. Et donc qu'il pourrait être intéressant de ne pas considérer seulement le but.

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Deux exemples :

- vous devez préparer à dîner et pour vous, c'est une corvée, ce serait tellement bien si quelqu'un le faisait à votre place ! Car c'est le résultat qui vous préoccupe, et c'est légitime.
Mais regardez les choses un peu différemment : et si le moment consacré à la cuisine n'était pas à considérer uniquement en fonction du résultat attendu mais était un bon moment en soi ? Un moment de détente, un sas de décompression après le travail, un temps où vous oubliez vos soucis car vous êtes concentré(e) sur ce que vous faites ? Est-ce que cela ne se passerait pas mieux, sans y passer plus de temps ?

- une personne me consulte pour avoir une silhouette qui la satisfasse davantage, elle pense à un objectif en nombre de kilos et elle est focalisée dessus. Elle veut aller vite mais cette obsession la stresse et éventuellement ce stress la fait manger plus.
Et si elle envisageait les choses un peu autrement ? Si elle profitait du chemin constitué par le travail sur son comportement alimentaire, où elle redécouvre le goût de savourer, le plaisir de manger de tout, où elle comprend sa relation à l'alimentation et apprend par là à mieux se connaître ? Cela ne serait-il pas plus agréable à vivre et avec moins de risque d'échec ?

Et vous, êtes-vous plutôt orienté(e) chemin ou but ? Y avez-vous déjà réfléchi ?

31/01/2011

Je me souviens...

je me souviens, georges perec, italie, cuisine, partage, pâtes, familleJe me souviens des raviolis, les meilleurs que j'ai mangés,

Je me souviens des cannelloni, gorgés de sauce tomate,

Je me souviens des gnocchis, fermes et moelleux à la fois,

Je me souviens des farcis, que je n'ai jamais aussi bien réussis,

Je me souviens des involtini, une délicieuse découverte,

Je me souviens que pourtant, elle ne venait pas d'Italie,

Je me souviens que cuisiner était au coeur de sa vie,

Je me souviens que tous en profitaient, la famille, les amis,

Je me souviens qu'à son fils, elle a beaucoup transmis,

Mais la mamma, elle est partie...

30/01/2011

Faisons goûter les enfants !

alimentation,nutrition,goût,enfants,dégustation,saveur,éducation au goût,classes du goûtCette fois, je ne vais pas vous parler du goûter, cet agréable (et souvent nécessaire) moment de pause dans l'après-midi. Mais plutôt du goût et de son éveil. Cette semaine, je participais à un colloque sur l'éducation au goût des jeunes, sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation... (trop long à citer en entier !). Sujet qui m'intéresse vivement car je suis persuadée qu'une éducation au goût et aux aliments est plus utile pour développer une relation sereine et plaisante à l'alimentation qu'une éducation nutritionnelle orientée santé.

Un petit zoom sur quelques points qui m'ont parlé (il ne s'agit en aucun cas d'un compte-rendu exhaustif et je reviendrai peut-être sur d'autres points). Globalement, j'ai été confortée dans ce que je connaissais concernant le comportement alimentaire des enfants :

- le bébé est naturellement régulé dans ses sensations de faim et de rassasiement. Il adapte spontanément ses prises alimentaires en fonction de la densité calorique des aliments. Cette auto-régulation peut diminuer quand il grandit mais il est souhaitable de la préserver le mieux possible. Malheureusement, de nombreux éléments peuvent l'éloigner de cette régulation :
- si on lui sert des portions inadaptées, trop importantes pour son âge,
- si on l'incite fortement à finir son assiette,
- si on positionne certains aliments comme des récompenses, par exemple : "si tu manges tes légumes, tu auras du dessert",
- si un parent est lui-même en restriction, au régime et contrôle ce que mange l'enfant par peur qu'il grossisse,
- si on lui interdit certains aliments, ce qui en renforce l'envie et pourra le faire "se lâcher" quand il en aura devant lui, etc.

Les bébés ont dès le départ une attirance naturelle (de survie !) pour les aliments gras et sucrés (dont le lait maternel) car ce sont les plus riches en énergie, les plus nourrissants. L'enfant qui grandit continue le plus souvent à préférer les aliments doux et denses (les féculents par exemple).

Mais on peut quand même développer peu à peu son goût d'autres aliments. Au hasard, les légumes !
On a observé qu'il y avait plusieurs facteurs favorables pour que les enfants aient progressivement du plaisir à manger des légumes :

- d'abord, cela peut paraître une évidence, qu'il y en ait dans la maison, qu'ils soient disponibles. Cela aide à les rendre plus familiers. Cela signifie aussi bien sûr que les parents mangent des légumes avec plaisir et pas par contrainte, montrent l'exemple ! Encore mieux, faire le marché avec les enfants, les associer à la cuisine. Avec des tâches adaptées à chaque âge : un enfant très petit peut ainsi commencer à touiller la pâte à gâteau ou à crêpe, ...

- qu'il y ait des consommations répétées. Eh oui, il ne faut pas se décourager ! L'enfant (et pas que lui !) n'aime pas la nouveauté et va souvent rejeter un aliment à la première ou deuxième proposition. Beaucoup de parents arrêtent au bout de 3 ou 4 essais mais plusieurs études  ont montré qu'il fallait environ 7 à 8 présentations d'un même aliment pour qu'il soit accepté. C'est ainsi que l'enfant se familiarise peu a peu avec lui et finit souvent par l'aimer autant que les autres. Et l'aliment doit être présenté de façon identique, sinon il est à chaque fois perçu comme nouveau.

- que cela se passe de façon à la fois cadrée et chaleureuse : ni un comportement autoritaire ni un comportement laxiste laissant l'enfant décider de ce qu'il mange ne donnent de résultats satisfaisants. Les parents devraient inciter sans forcer, développer la curiosité, ...

Chaque enfant peut bien sûr avoir ses préférences mais il ne faut pas les confondre avec le refus d'un aliment. Une préférence éventuelle ne peut s'exprimer qu'une fois l'aliment goûté. Il est donc essentiel d'inciter l'enfant a goûter, à être curieux, à ne pas dire "j'aime pas" s'il n'a pas goûté. alimentation,nutrition,goût,enfants,dégustation,saveur,éducation au goût,classes du goûtSi certains aliments ne sont toujours pas appréciés après de nombreux essais, alors il peut s'agir de préférences individuelles : elles ont le droit de s'exprimer légitimement, personne n'est obligé d'aimer tous les aliments ! Et ces préférences évoluent au fil du temps.

Ce colloque visait à lancer un réseau de professionnels qui pourront mettre en place des actions d'éveil du goût (en premier lieu, les "Classes du goût" initiées par Jacques Puisais dans les années 70 et réactivées maintenant - visuel du CD-Rom associé ci-contre). Toutefois, c'est en premier lieu aux parents de réaliser l'éducation des enfants dans le domaine alimentaire, comme dans les autres domaines de la vie courante, et notamment de jouer un rôle dans le choix des aliments, la façon dont on mange, ...

Si le sujet de l'alimentation des enfants vous intéresse, que vous vous sentez concerné(e), vous pouvez prolonger le sujet avec deux lectures qui me semblent intéressantes et pas trop orientées vers le "nutritionnellement correct" :
- "Manger, un jeu d'enfant", de Guylaine Guevremont et Marie-Claude Lortie (Canada)
- "Libérons l'assiette de nos enfants", de Laura Annaert et Laurence Haurat.

05/01/2011

Fromage ou dessert ? Ou choisir, c'est renoncer

Le thème de ce billet m'est venu par la rencontre de deux éléments : les mots d'une patiente très gourmande et le livre du romancier-psychiatre américain Irvin Yalom, "La méthode Schopenhauer". Cette patiente analysait qu'une des raisons qui la faisait manger beaucoup, souvent sans faim, était sa difficulté à faire des choix et sa propension à vouloir tout goûter. Dans le même temps, je lisais ce livre, qui mêle avec talent le déroulement d'un groupe de thérapie et le récit de la vie du philosophe Arthur Schopenhauer (et l'ensemble est passionnant). J'y ai trouvé notamment une phrase prêtant à réflexion : "Les alternatives sont des exclusions, chaque oui appelle un non" (qui serait tirée du livre Grendel de John Gardner).Fotolia_bastan_embranchement.jpg

En effet, il est difficile de faire des choix, de s'engager sur une route car cela signifie d'abandonner l'autre. Des choix majeurs nous font donc nous interroger longuement : celui d'un conjoint peut-être (hors l'évidence du coup de foudre !), l'achat d'un logement, la décision de changer de job, ...

Mais l'enjeu est-il aussi important quand il s'agit de manger ? Si je choisis tel plat plutôt que tel autre au restaurant, si j'abandonne un dessert car je n'ai plus faim, je renonce en effet à un possible plaisir gustatif. Mais quelle en sera la conséquence ? Le désespoir ? La peur d'avoir raté un moment mémorable ? Est-ce si sûr ? Ne serait-ce pas plutôt une légère frustration sur le moment, vite oubliée et tout à fait supportable ?

Faites l'essai : la prochaine fois que vous vous apprêtez à vous resservir d'un plat alors que vous n'avez vraiment plus faim "parce que c'est trop bon" ou que vous faites le tour d'un buffet pour tout goûter, demandez-vous ce que cela vous ferait de laisser ce plat ou d'abandonner certains mets. Est-ce si difficile que cela ?

 Visuel © bastan - Fotolia.com

01/01/2011

Délicieuse année 2011 !

Je vous souhaite une délicieuse année 2011,

à déguster jour après jour, saison après saison...

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31/12/2010

Mes voeux pour 2011

P1010736.JPGSoyez gourmand(e)s et faites-vous plaisir en mangeant.

Arrêtez les régimes et les restrictions sources de frustration.

Prenez le temps de déguster ce que vous mangez.

Faites la paix avec votre corps et regardez-le d'un oeil bienveillant.

Savourez chaque moment.

Délicieuse année 2011 !

 

27/12/2010

Prenez soin de vous...

Au Japon, pour dire "au revoir", on utilise souvent l'expression "ki otsukete" : "prenez soin de vous". Je trouve que c'est une jolie manière de prendre congé et on le dit avec sincérité.

Alors, à l'approche de cette période de voeux où l'on va se souhaiter tout un tas de choses, je voudrais vous dire : prenez soin de vous.

Et cela s'adresse peut-être plus spécialement à vous mesdames. Car parmi les femmes qui me consultent, j'en vois beaucoup qui se mettent très loin dans la liste de leurs priorités. Elles s'occupent de leurs enfants, de leur conjoint, de leur travail, de la maison, de toutes sortes de tâches... et après tout cela, il ne leur reste plus de temps pour elles. Et cela peut durer pendant des années. Donc pas de temps pour se détendre, pour prendre soin de soi, pour faire ce qu'on aime, pour évacuer son stress, affronter ses émotions. Si ce n'est souvent quelques instants pris à toute vitesse pour manger "entre deux" sans se poser, pour se réconforter temporairement. Ce qui peut être la source de kilos accumulés.

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Alors, au moment où vous allez peut-être prendre quelques résolutions pour 2011, n'oubliez pas celle-ci : prenez du temps pour vous. Que ce soit pour vous promener, lire, voir des ami(e)s, prendre des bains, vous faire belle, vous remettre à une activité que vous aimez, ou ne rien faire ...  Pensez-y. Et cela n'a rien à voir avec de l'égoïsme !

Photo copyright Brides-les-Bains