Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/11/2011

Je me souviens... des pâtes

De temps en temps, je me prends pour Georges Perec ;-)

Ah les pâtes, un de mes grands bonheurs...

28fev 005.jpg

Je me souviens du gratin de coquillettes quand j'étais enfant, rare occasion où nous mangions des pâtes.

Je me souviens des escapades familiales en Italie en voiture et de mes premières lasagnes à Piacenza lors d'un de ces voyages. Ou à Bergame peut-être.

Je me souviens de délicieux "malfatti con panna" chez Giolitti à Rome avec mes amis quand j'étais étudiante.

Je me souviens qu'après on allait souvent chez Pastavino à Paris pour retrouver ce goût.

Je me souviens des pâtes fraîches qu'on faisait à la maison il y a quelques années, tradition belle-familiale.

Je me souviens que c'était fastidieux de farcir la pâte à ravioli avec une petite cuillère.

Je me souviens de moelleux raviolis beurre et sauge sur une merveilleuse place à Ravello.

Je me souviens de succulentes pâtes aux fruits de mer sur le port de Camogli.

Je me souviens d'étonnants raviolis au potiron (zucca en italien, pumpkin en anglais) un automne à New York, la premiere fois que je rencontrais ce mélange.

Je me souviens d'un bol de soba sur un quai de gare au Japon qu'on était bien content de trouver pour déjeuner.

Et des pâtes, je ne suis pas prête d'arrêter d'en manger !

28/10/2011

Rencontre avec Camille et Caroline, gourmandes BCBT

De temps en temps, au gré des rencontres, je donne la parole à des gourmandes BCBT : des gourmandes Bien dans leur Corps Bien dans leur Tête car les deux vont souvent ensemble. Des gourmandes qui s'acceptent et s'assument avec leur morphologie sans se priver. Cette fois, chance, nous partons à la rencontre d'un duo de charme !

Elles sont toutes les deux jeunes (25 et 27 ans), parisiennes, diplômées, passionnées par la bonne nourriture. Camille* est chef de projet au sein de l'agence Prunelle spécialisée en communication nutrition, dont je partage assez la vision plus orientée plaisir du goût que moralisatrice. Elle lisait mon blog et j'ai fini par la croiser dans la vraie vie. Caroline est une Food Reporteuse active, toujours à l'affût de découvertes et rencontres gastronomiques. Je ne m'étais pas trompée, ce sont deux gourmandes BCBT et j'ai eu envie de les interviewer en duo. C'est bien tombé, elles ont eu plaisir à faire connaissance me semble-t-il.

P1040190.JPG

Votre définition de la gourmandise

Camille : Avoir conscience que l’on se fait plaisir, et l’assumer.
Caroline :
La gourmandise, c’est ce qui va au-delà de l'acte strictement nourricier et tend vers le plaisir. La gourmandise c'est le plaisir par la nourriture. Et elle peut être vécue comme une transgression si le contexte dans lequel elle est exprimée est "répressif" consciemment ou inconsciemment.

Votre gourmandise favorite

Camille : la Dame Blanche : glace vanille et chocolat chaud. Et surtout pas de Chantilly ! La meilleure que je connaisse, c’est à la brasserie Georges à Lyon.
Caroline :
cela dépend de l’envie du moment, de quelque chose qui va attirer mon œil. Et j’adore les mille-feuilles au restaurant.

Votre dernière découverte gourmande ?

Camille : L’entremets « Inca » de Pierre Hermé aux accords étonnants : banane-chocolat-avocat-gingembre.
Caroline :
du vrai bon beurre rapporté de Normandie (de chez Olivier, fromager à Dieppe)

Le plat / l’aliment que  vous ne parvenez absolument pas à aimer

Camille : le boudin noir. Rien à faire, impossible de l’apprécier !
Caroline :
aucun quand c’est bon. Mais je n’aime pas les plats préparés industriels.

Vous partez sur une île déserte, l’aliment que vous emportez absolument

Camille : du pain si l’île est au Nord, de la pastèque au Sud !
Caroline :
du pain sans hésiter ! il me nourrira et se gardera longtemps.

Que consommez-vous sans modération ?

Toutes les deux :  du thé !

Camille : du thé Hojicha japonais pour moi
Caroline :
et moi du Oolong et toutes sortes d’autres thés.

D’où vient votre tempérament gourmand ?

Camille : de l’enfance. Mes parents m’ont donné le goût du bon, de la cuisine, m’ont fait découvrir les bons produits. Et je vivais à Dijon, ville très active en matière d’éveil au goût.
Caroline :
Bien sûr mes parents aussi m’ont éduqué au goût mais ma gourmandise actuelle est plutôt une manifestation explosive de ma prise d’indépendance récente : maintenant, c’est moi qui décide ce que je mange et j’aime ça !

Votre gourmandise inavouable ?

Camille : le Savane Brossard, j’assume !
Caroline :
rien d’inavouable !

La cuisine, c’est quoi pour vous ?

Camille : à la fois de la détente, du partage (j’aime cuisiner à plusieurs) et de la générosité
Caroline :
beaucoup d’amour

Dans vos placards (et votre frigo), il y a toujours… ?

Camille : tout ! J’aime avoir des placards bien remplis, j’ai toujours des fruits, des légumes, du fromage, des épices, des pâtes, du riz, toutes sortes de céréales, …
Caroline :
toujours du fromage (et du pain au congélateur pour dépanner) 

Votre madeleine de Proust, le goût que vous n’arrivez pas à retrouver ?

Camille : celui du couscous de mon père, avec un mélange d’épices qu’il fait lui-même, impossible à retrouver ailleurs. Et aussi les lasagnes de ma mère…
Caroline :
Moi aussi, le couscous ! Celui de ma nounou marocaine, absolument divin. Et aussi une pâtisserie  inoubliable qu’elle faisait, le raïf, rien à voir avec ce qu’on peut trouver ici.

Votre recette super-express et super-bonne ?

Camille : du pain perdu au chocolat, un délice ! (pas compliqué, on fait un chocolat au lieu du lait)
Caroline :
ce n’est pas de la cuisine mais je ne connais rien de mieux qu’un bon fromage avec du bon pain

 

L’effort que vous faites pour votre ligne ?

Camille : Je ne mange pas quand je n’ai pas faim, ce n’est pas vraiment un effort…
Caroline :
Je ne mange pas au restaurant plus d’une fois par jour et si j’ai fait des excès, je régule après en mangeant plus léger.

C’est quoi les régimes pour vous?

Camille : un cercle vicieux.
Caroline :
et c’est voué à l’échec.

Camille : Mieux vaut changer vraiment ses habitudes, si besoin en étant encadré.

Votre meilleure façon de bouger ?

Camille : la marche, j’adore ça, au minimum 45 minutes par jour. Et du Pilates.
Caroline :
moi aussi, je marche beaucoup. Ce n’est pas violent et cela me permet de faire des rencontres, de dénicher des adresses, …

Une astuce gourmande pour embellir le quotidien ?

Camille : les épices de Roellinger. Un peu de « poudre marine » sur un poisson au four par exemple, cela le transfigure.
Caroline :
être toujours curieuse et goûter chaque jour quelque chose de nouveau.


Merci Camille et Caroline pour ce beau moment de gourmandise partagé.

*Pour information, Camille vient tout juste de lancer son blog gourmand au drôle de nom Moutarde et Macaron

 

 

16/10/2011

J'ai picoré Elle pour vous...

magazine elle,magazines féminins,femme,mincir,accepter son corps,bien dans son corps,gourmandise,régimeParmi les activités les moins prises de tête que je connaisse, il y a notamment regarder une série américaine à la télé ou feuilleter un magazin féminin. Encore que... cela peut parfois largement m'agacer.

Ce week end, j'ai acheté Elle, cela m'arrive ponctuellement et à chaque fois, je m'étonne du succès de ce magazine qui, pour ma part, ne m'emballe guère. Mais, cette fois, j'y ai picoré quelques  idées, réflexions, remarques... qui ont plus ou moins à voir avec la nourriture et le corps des femmes et je les partage avec vous en vrac.

Extrait d'une interview d'Imogen Poots (qui c'est ?! une jeune actrice anglaise, je découvre aussi) : réponse à la question "Votre astuce taille fine ?" : "Je ne fais jamais de régime. L'important, c'est de se sentir bien dans son corps et, pour ça, je pense que tout est une question de modération". Bon, je pourrai peut-être l'interviewer pour ma série des Gourmandes BCBT*...

Dans un article sur les filles qui ont du style, Joséphine de la Baume, chanteuse et actrice, s'exprime ainsi : "Le secret d'un look réussi ? Il faut s'accepter comme on est et composer son look à sa sauce. Réaliser qu'on n'a plus un corps d'adolescente par exemple". Vouloir arrêter le temps est une lutte vouée à l'échec en effet...

Selah Sue (je ne connais pas non plus... c'est une jeune chanteuse flamande) parle aussi du corps : "Ma mère m'a toujours dit "Ton corps, prends-en soin et vois-le comme ton temple"". Eh oui, il n'y a pas que la tête qui compte...

Il y a aussi une interview de Thomas Dutronc, un mec que je trouve plutôt sympa, surtout depuis que je connais sa chanson "Les frites bordel". Il a visiblement changé depuis, car il dit qu'il ne consomme que du riz complet bio, du soja bio, des graines de lin ! Par ailleurs, il cite une phrase d'Aragon : "le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard" (à contredire absolument : vivons tout de suite, profitons de chaque instant !). Il aime "les femmes aux courbes ultra-féminines et ultra-sensuelles" et franchement, je crois qu'il n'est pas le seul homme dans ce cas, ne l'oubliez pas mesdames quand vous rêvez de ressembler aux mannequins des magazines !

J'ai aussi repéré 28 rituels anti-blues pour le dimanche, le genre d'article classique d'un féminin: parmi ceux qui peuvent vous inspirer, pourquoi pas se préparer un bon chocolat maison (mais un vrai !), stocker des confitures de la "Chambre aux confitures" (tout le monde en parle...) ou d'une autre bonne maison, se préparer une jolie carafe de thé ou autre infusion pour en avoir à rallonge toute l'après-midi, faire un beurre de framboises, une idée qui me dit bien : on mélange du beurre, des framboises écrasées (justement, j'en ai au congélateur) et une pincée de sucre roux, on fait attendre 24h au frigo et le résultat doit être pas mal sur des tartines.

Le célèbre chef espagnol Ferran Adria donne ses astuces cuisine et ses produits cultes, pas vraiment dans la ligne de sa cuisine moléculaire. Je partage son conseil de gagner du temps en utilisant des petits pois surgelés (surtout s'il s'agit de faire une soupe) ou des pois chiches en bocal, en congelant des sauces ou des bouillons : autant faire les choses en quantité. Un conseil à retenir, que j'applique pour ma part en général : faire une mise en place de pro, c'est-à-dire préparer tous les ingrédients d'une recette, lavés, découpés, pesés, sur son plan de travail. Vous le faites vous ou c'est plutôt le bazar et l'avancés pas à pas ?! Il donne aussi une recette de soupe au pain pour utiliser un reste de pain, qui a l'air assez sympathique.

Je me suis aussi un peu reconnue dans la folie des parfums sucrés, eh oui, ma gourmandise va jusque là ! En ce moment, j'alterne ainsi des effluves de rhubarbe Comme des Garçons et de Love Coco (noix de coco et coriandre) d'Honoré Des Prés. il parait que ça rend appétissante... Mais ce n'est pas une raison pour se priver de dessert, quoi qu'en dise l'article !

Je ne sais pas si tout cela peut vous éviter de l'acheter, vous voulez peut-être des nouvelles de Carla B., Tristane B. ... ;-)

*Gourmandes BCBT : Bien dans leur Corps Bien dans leur Tête, voir rubrique "La parole aux gourmandes"

Illustration © Laetitia Bouaziz

29/09/2011

Visite au salon Gourmet Food&Wine, 100% authentique, régionale et sucrée

Mardi, j'ai visité le salon professionnel Gourmet Food & Wine Selection. Le hasard de ma curiosité m'a amenée à m'intéresser quasi-exclusivement à des produits sucrés. A chaque fois des fabricants authentiques, passionnés, proposant des produits à base d'ingrédients naturels de qualité réalisés avec un savoir-faire parfois très ancien. J'ai en revanche délaissé les gros fabricants, les innovations étranges, ... Tant pis pour moi si j'ai raté quelques merveilles...
Petit tour d'horizon pour peut-être vous donner envie de vous tourner vers des produits de qualité plutôt que des produits standards de supermarché...

salon gourmet food&wine,gourmandise,biscuits,miel,confiture,dégustation,produits locaux

- les macarons de Joyeuseen Ardèche. J'avais déjà goûté ces macarons qu'on trouve notamment à Paris au Lafayette Gourmet (ou à la Grande Epicerie). La maison Charaix (toute petite entreprise) perpétue la tradition de ces macarons qui existent depuis 1581 en Ardèche car ce sont les premiers macarons apportés en France par Catherine de Médicis. Ce sont des macarons tout croquants à l'italienne fabriqués avec sucre, amandes, blanc d'oeuf, noisettes, farine. La maison Charaix propose aussi des miels en association avec des petits producteurs, bénéficiant de la diversité végétale de l'Ardèche, dont un miel très rare (aux pots numérotés !), fabriqué par des abeilles qui ont vécu plusieurs décennies en autarcie sans intervention humaine.

salon gourmet food&wine,gourmandise,biscuits,miel,confiture,dégustation,produits locaux


- le nougat de paysans nougatiers, les frères Silvainen Provence près de Carpentras : il s'agit de deux frères qui fabriquent du nougat à partir de miel de leurs ruches et d'amandes locales, qui a un bon goût de miel et beaucoup d'amandes et pas du tout le côté caoutchouteux et archi-sucré de certains nougats...

salon gourmet food&wine,gourmandise,biscuits,miel,confiture,dégustation,produits locaux

- les miels des apiculteurs transhumants de la Cave à Miel, près de Montpellier. Un mode de production du miel que j'ai découvert : afin de ne pas limiter leur production à une simple type de plante localement, ces apiculteurs se déplacent et font butiner leurs abeilles dans différents sites naturels aux plantes variées (bruyère, chataignier, romarin, ...), profitant de la biodiversité de la région. Ce qui donne des miels aux arômes très divers.

salon gourmet food&wine,gourmandise,biscuits,miel,confiture,dégustation,produits locaux

- les confitures de Raphaël, dont j'avais déjà entendu parler, du côté de St Malo : Raphaël s'est mis aux confitures par hasard et a été initié par sa grand-mère aux secrets de délicieuses confitures, faites avec des fruits épluchés (ce qui enlève le risque d'amertume et permet de ne pas trop sucrer), avec une production en petite quantité ce qui permet de ne cuire les fruits que 8 mn  dans des bassines de taille raisonnable : on préserve les parfums des fruits, par ailleurs soigneusement sélectionnés. Outre les fruits classiques dont un intense cassis, j'ai goûté une délicate gelée d'orange et thé rooibos à la rose.

salon gourmet food&wine,gourmandise,biscuits,miel,confiture,dégustation,produits locaux


- les galettes de Goulibeur: des galettes non pas bretonnes mais du Poitou, qu'on trouve en différentes tailles : de la mini qui accompagne le café à la grande à partager (le Broyé du Poitou) en la brisant avec le poing. Toutes ont pour ingrédients farine de froment, beurre (26%, quand même !), oeufs frais, sel de mer. Brigitte, la souriante patronne fabrique ces galettes depuis 35 ans tenant la recette de sa grand-mère. Mais cela ne lui a pas suffi, elle a eu envie d'inciter les gens à manger davantage de fruits. Du coup, elle a imaginé avec l'aide d'un chef, Jacky Dallais, un kit à tarte, avec une galette en fond de tarte + un tour pour tenir l'appareil (jetable ou réutilisable en bois, au choix). Le procédé de fabrication est mystérieux : il permet de proposer une galette semi-cuite, qui se garde 8 mois, et qui cuira 1h30 avec les fruits pour donner un dessert facile, au fond de pâte bien croustillante et aux fruits délicieusement confits (j'ai goûté... et je vais essayer par moi-même).

salon gourmet food&wine,gourmandise,biscuits,miel,confiture,dégustation,produits locaux

Alors, certains de ces produits vous font-ils envie ? En général, êtes-vous curieux(se) ce type de produits locaux et naturels dans votre région ou en voyage ?

PS : A savourer et à consommer avec modération bien sûr !

08/09/2011

Le goûter, c'est permis...surtout avec Christophe Michalak

Ayant découvert l'info sur le net cet été, j'ai eu la chance d'obtenir une "invitation" pour le goûter organisé par le chef pâtissier Christophe Michalak au Plaza Athénée, réservé à 100 personnes. Une initiative caritative au bénéfice de l'ONG Vision du Monde, l'entrée étant fixée à 10 euros, entièrement reversés à cet organisme.

Je m'étais inscrite par curiosité gourmande mais je ne savais pas trop à quoi m'attendre : des créations de Michalak ou d'autres ? Serait-ce assis ou debout ? Un assortiment imposé ou un buffet ? Réponse sur place. Alors, direction l'avenue Montaigne !

P1030976.JPG

Je suis arrivée en avance ce qui m'a permis de prendre des photos (pour vous !) avant que le public ne se jette sur les gâteaux. En fait, il y avait un grand choix imaginé par différents pâtissiers de haut niveau qui avaient répondu à l'appel de Christophe Michalak.

P1030996.JPG

Déjà un beau spectacle pour les yeux. Une multitude de gâteaux miniatures joliment présentés, accompagnés du portrait du pâtissier, qui souvent était aussi présent. Mais un choix bien trop grand pour pouvoir tout goûter sans risquer une bonne indigestion !

P1030992bis.jpg

P1030989bis.jpg

P1030980bis.jpg

Il y avait aussi des chocolats, caramels, ...

J'ai donc fait un repérage et choisi les gâteaux soit les plus tentants esthétiquement soit dont le pâtissier m'attirait. Puis je me suis installée avec d'autres gourmandes et nous avons dégusté nos petites douceurs sucrées qui se sont vite avérées bien rassasiantes (alors que je n'avais quasiment pas déjeuné pour préserver ma faim). Mon choix : une classique tartelette au citron égayée par des fraises des bois de Philippe Andrieu, une moelleuse et surprenante douceur à la noix de coco d'Eddie Benghanem, une curiosité de Christophe Adam (Fauchon) avec un mix de textures croquantes, une mousse vanillée avec caramel et biscuit, un cake pistache-framboise (absent de la photo).

P1030998.JPG

Car un constat  s'est imposé : une large place est donnée au caramel : avec de la vanille, de la noix de coco, du chocolat, ... il était quasi-omniprésent. Une mode en pâtisserie ?

Bravo et merci aux organisateurs et à tous les pâtissiers participants. Je suis ravie de cette incursion en haute pâtisserie qui m'a aussi donné l'occasion de croiser ma "voisine" montmartroise Lilibox dont j'aime beaucoup le joli blog Foodbox et la gourmande "Nanie" ainsi que quelques autres toquées de cuisine ou de douceurs.

Toutefois, je tire trois conclusions personnelles à l'issue de cette escapade gourmande : d'abord, avec le sucré, je sature très vite (je n'ai même pas eu envie du merveilleux Paris-Brest de la Pâtisserie des Rêves, c'est dire !). Ensuite, j'apprécie peut-être davantage un "dessert à l'assiette" au restaurant constitué de différents éléments que des gâteaux de pâtissier. Et finalement, je suis plutôt amateur de simplicité : oui à une très bonne tarte aux fruits toute simple !christophe michalak, plaza athénée, goûter, pâtisserie, desserts, sucré, gourmandise, vision du monde, haute pâtisserie, luxe

 

03/09/2011

Rencontre avec Géraldine, gourmande BCBT

Depuis quelque temps, je donne la parole à des gourmandes BCBT. BCBT ? Un acronyme que j'ai inventé pour désigner des gourmandes Bien dans leur Corps Bien dans leur Tête car les deux vont souvent ensemble. Pour montrer qu'on peut être bien dans son corps avec diverses silhouettes, qu'on peut être gourmande sans basculer vers la taille XXL, qu'on peut vivre à l'écart des régimes, ....

Après Eva et Sophie "Gourmetise", je vous présente Géraldine. Géraldine est une authentique gourmande, amoureuse des bons produits, au point d'abandonner la vie en entreprise pour se lancer dans l'aventure de la création d'une épicerie. C'est la jolie Epicerie du 4, dans le 19eme arrondissement à Paris.

Je l'ai interviewée et je n'ai pas pu m'empêcher d'ajouter mon grain de sel...

GBeaulande_aout2011.jpgTa définition de la gourmandise
Un plaisir gustatif, olfactif et visuel

Ta gourmandise favorite
Le fromage

Ta dernière découverte gourmande ?
La crème de citron au gingembre (miam, je goûterai bien !)

Le plat / l’aliment que tu ne parviens absolument pas à aimer
Les tripes

Tu pars sur une île déserte, l’aliment que tu emportes absolument
un paquet de spaghetti (tu n'es pas italienne pourtant ?!)

Que consommes-tu sans modération ? 
Le thé

D’où vient ton tempérament gourmand ?
De mes parents, et d’avoir aimé cuisiner petite fille, avec ma mère et ma grand-mère

Ta gourmandise inavouable ?
Le boudin noir

La cuisine, c’est quoi pour toi ?
Un réconfort, une détente et un grand plaisir

Dans tes placards, il y a toujours… ?
Des pâtes, du riz, du pilpil, des conserves de poisson, du chocolat, de l’huile d’olive, de la sauce soja, du poivre, du sel et moult épices

Ta madeleine de Proust, le goût que tu n’arrives pas à retrouver ?
Le gâteau de Savoie de ma grand-mère (ah, les grand-mères ...)

Ta recette super-express et super-bonne ?
Des pâtes aux câpres à la sauge et au citron (tiens, cela me donne des idées...)

L’effort que tu fais pour ta ligne ?
J’essaie de toujours rester un peu sur ma faim (rester sur sa faim ou manger à sa faim ?)

C’est quoi les régimes pour toi ?
Réviser son comportement par rapport aux notions de nourriture et cuisine : ne pas se remplir l’estomac pour se remplir la tête, et préparer les repas en évitant au maximum des plats cuisinés industriels et bourrés de mauvais ingrédients (c'est pas un régime ça, c'est juste bien manger, non ?)

Ta meilleure façon de bouger ?
La marche quotidienne, à compléter par une activité plus physique (l'important c'est que cela reste un plaisir)

Une astuce gourmande pour embellir le quotidien ?
Varier les aliments et les couleurs dans les plats

Merci à Géraldine et si vous voulez faire plus amplement connaissance avec elle, vous pouvez lui rendre visite à l'Epicerie du 4, 4 rue de la Villette, Paris 19ème.

29/07/2011

Déjeuner paresseux, curieux, un peu radin...avec MILK

Jeudi, pas de consultations, travailleuse à domicile. L'heure du déjeuner approche... et la faim aussi. Grosse paresse, pas du tout envie de cuisiner (eh oui, ça m'arrive bien sûr !). Sortons donc acheter à manger. Du coup, curiosité de découvrir une nouvelle adresse, évoquée par la Foodbox de Lilibox, montmartroise et gourmande comme moi : MILK (pour "Mum In her Little Kitchen). Un endroit pour petit déjeuner, déjeuner, bruncher, tout proche de chez moi. Me voilà arrivée rapidement et je décide, légèrement radine, de prendre la formule à emporter (10,50 euros au lieu de 12,50 euros). La formule comprend un plat salé (au choix, crumble, gratin, cake, salade) + une petite salade verte + un dessert + une boisson. Il y a aussi des produits à acheter appétissants (tartinades, confitures, ...)

En plus de mon sens de l'économie, l'avantage de rentrer déjeuner chez moi, c'était d'utiliser de "vrais" couverts et vaisselle (même si le bambou proposé est plus sympa que du plastique...) et de m'installer confortablement dans un environnement plus à mon goût que le décor un peu trop rétro-girly pour moi...

milk,mum in her little kitchen,montmartre,abbesses,déjeuner,cake,gourmandise

Accueil très sympathique de la cuisinière-épicière. J'ai opté pour un cake poivron-chorizo-mozzarella tout à fait moelleux, aéré, parfumé, délicieux. En revanche, le financier aux framboises, que j'ai mangé un peu plus tard (le cake était bien nourrissant), s'est avéré à son tour fort radin, en framboises (cf photo) : juste quelques miettes sur le dessus. Dommage... Mais je reviendrai sûrement, les adresses gourmandes ne sont pas si nombreuses dans le quartier.

milk,mum in her little kitchen,montmartre,abbesses,déjeuner,cake,gourmandise

Milk, 62 rue d'Orsel, Paris 18ème, 01 42 59 74 32.

24/07/2011

Quel que soit son type de vacances, on mange !

été, vacances, alimentation, salades, pique-niques, gourmandise, repas de vacancesLe temps n'est peut-être pas celui qu'on attendrait mais c'est quand même les vacances pour beaucoup. Du coup, une autre façon de manger. Pour ceux/celles que cela intéresse, je vous renvoie à quelques réflexions et conseils des étés précédents qui ne semblent pas périmés :

En 2009 :

Le goût des vacances

Le goût des vacances dans d'autres contextes

En 2010 :

Bien manger sans stress en vacances

Pique-niquer en été

Et très belles vacances sereines et gourmandes !

 

22/07/2011

J'ai testé pour vous...les vacances conviviales

Pour illustrer ce que peuvent être des vacances où l'on ne voit pas trop son poids "déraper", voici à titre d'expérimentation personnelle un long week-end passé dans le Sud de la France. Ce week end pourrait paraitre à certain(e)s à risque car il a notamment compris :

- un déjeuner multi-plats à Avignon (le merveilleux menu tomate),
- des repas tournant autour des spécialités locales : pâtes aux moules du cru, saucisse, glaces (il faisait beau...), ...
- la fréquentation d'une fête régionale (course camarguaise) avec ensuite dîner au restaurant (entrée, plat, dessert),
- divers apéritifs avec spécialités du cru (brandade, anchois, pâte d'olives, ...),P1030791.JPG
- une copieuse et délicieuse paella maison au feu de bois,
- quelques bons vins,
- la compagnie de convives gourmands qui aiment passer du temps à table.

P1030796.JPG

P1030797.JPG

Eh bien, quel fut le résultat ? Aucun mouvement sur la balance ! (quand je vis ce type de moment, je me pèse avant et après pour vous montrer qu'il est possible d'être gourmande, de manger de tout et de ne pas revenir avec 3 kilos de plus). Et je vous promets que je ne me suis pas privée !

Comment est-ce possible ?
- en étant attentive à sa faim, en ne la rassasiant pas  totalement dès l'apéritif,
- en zappant le fromage si on préfère garder une place pour le dessert,
- en mangeant avec attention, tout en suivant la conversation, pour apprécier les plats au mieux et avoir sa dose de plaisir dès la première assiette,
- en buvant de facon consciente et mesurée,
- en ne répondant pas forcément par l'affirmative aux propositions de se resservir tout en montrant qu'on a vraiment apprécié le plat.

Et en n'étant pas en restriction le reste du temps ! Car quand on se fait plaisir au quotidien, on éprouve moins le besoin de "se lâcher" lors d'occasions festives, on en profite, c'est tout.

Alors, pas de panique si vous passez des vacances avec famille et amis gourmands, écoutez-vous, savourez et vous ramènerez des souvenirs de bons moments plutôt que des kilos en plus !

 

20/07/2011

Par amour de la tomate...

En route pour un week-end sudiste, nous nous arrêtames en train à Avignon. Point du tout pour les festivités culturelles en cours mais pour des agapes nettement plus gourmandes ! Il s'agissait de nous rendre au restaurant Christian Etienne pour y découvrir un menu entièrement dédié à la tomate, probablement sans équivalent ailleurs. J'ai déjà dit combien j'aime ce légume-fruit et nous étions donc très curieux de découvrir cette proposition estivale.

P1030776.JPG

Les choses commencent bien : une terrasse très agréable, un service sympathique, des amuse-bouche pleins de parfums locaux (olive, anchois, ...), un chef qui vient s'assurer que tout va bien. Puis nous arrivent peu à peu les sept plats qui composent le menu tomate. Chaque plat met en scène une variété de tomate différente. Voici les plats qui nous furent servis :

- Un Cappuccino de tomate "Noire de crimée" à l'ail

- Un Tartare de tomates bicolore au basilic, tomates "Cœur de bœuf" et "Ananas", salade d'été à l'huile d'olive

- Un Filet de carrelet poêlé, ciboulette ciselée bouillon de bonite séchée à l'eau de tomate, tomates "Olivettes" confites à l'huile de sésame

- Une Religieuse aux petits gris de Provence, concassée de tomates "Roma" persillade légère

- Un Cannelloni d'aubergine empli de panoufle d'agneau, tranche de tomates "Marmande" rôtie, sauce soubise

- Un Mousseux de chèvre à l'huile de Picholine, compotée de tomates "Green zebra", muffins au parfum de sauge  (pas sur la photo)

- Un Sablé à la tomate, basilic et graine de moutarde

P1030780_menutomate.jpg

Les tomates sont bien présentes. Chacun des plats est original et délicieusement parfumé. Si je devais toutefois en distinguer, je donnerai une mention particulière à l'étonnant carrelet au bouilon de bonite et tomate et au moelleux canneloni d'aubergine à l'agneau.

Les portions étaient parfaites, suffisantes pour ne pas faire que deux bouchées d'un plat mais d'une taille très raisonnable qui permette de sortir de table (après quelques mignardises pour conclure) sans sensation de lourdeur. Le pain était délicieux aussi, dont un succulent pain...à la tomate bien sûr !
Bref, une belle expérience gustative.

P1030779.JPG

Restaurant Christian Etienne, 10 rue de Mons, Avignon
Menu tomate (uniquement en été) : 70 euros