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24/04/2013

Avec des enfants, on grossit ou on maigrit ?

Il y a quelque temps, j'avais évoqué la question de savoir si le couple faisait plutôt prendre ou perdre du poids. Il se trouve que quelques temps après, je suis tombée sur un site (impossible de retrouver lequel !) où on parlait un peu du même sujet à propos de la famille. Et du coup, cela m'amène donc à cette nouvelle interrogation : avoir des enfants, cela fait grossir ou mincir ?

Je vous fais part de quelques réflexions et je vous laisserai volontiers la parole pour vos témoignages.

Dans certains cas, on mincit quand on a des enfants. Car :

- tout à coup, on se sent responsable de leur donner une saine alimentation et on abandonne fast food et commande de pizzas pour s'abonner à une AMAP ou autre panier bio,

- à force de leur préparer des purées de légumes, on finit par en avoir envie,

- les soirées télé-tablette de chocolat ou ciné-pop corn à deux, c'est bien fini,

- pour donner le bon exemple, on fait de "vrais" repas à table,

- on sort moins au restaurant, on limite les soirées arrosées avec les copains.

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Dans d'autres cas, au contraire, c'est l'occasion de prendre quelques kilos :

- on n'a vraiment plus le temps d'aller courir, nager, hanter le club de sport,

- c'est la course permanente et le temps passé en cuisine diminue au profit des plats préparés,

- quand ils grandissent, on se met à faire plein de gâteaux pour leur faire plaisir et on finit par en manger plus qu'eux,

- on déjeune à toute vitesse pour partir plus tôt le soir les récupérer,

- on les sert trop et on finit leur assiette à leur place

- on fait double dîner : on grignote avec les enfants à 19h/19h30 pendant leur diner puis on fait un dîner d'adultes quand le conjoint rentre (merci à Deborah pour ce complément)

etc.

Et vous, qu'en pensez-vous. Si vous avez des enfants, quel a été l'impact de leur arrivée sur votre façon de manger et votre silhouette ?

Et si vous voulez des exemples sympas et inspirants de parents qui semblent vivre une vie assez cool côté cuisine avec les enfants, lisez la jolie rubrique de Clotilde Dusoulier sur son blog : Les parents qui cuisinent. Mais surtout, ne culpabilisez pas si vous n'en faites pas autant !

 

Image © matsu05 - Fotolia.com

19/04/2013

Rencontre avec Camille, gourmande BCBT fort curieuse...

J'aime les passerelles permanentes entre les contacts virtuels et les contacts réels, notamment entre personnes passionnées d'alimentation. C'est ainsi que j'ai découvert, via twitter je crois, le beau et richement fourni blog "Le manger" écrit par l'étonnante Camille, à la fois voyageuse, journaliste, écrivaine, anthropologue. Après avoir constaté notre passion commune pour la nourriture et le Japon, on a fini par se rencontrer dans la vraie vie autour d'un thé (difficile de la saisir, elle est souvent à l'autre bout du monde !). Et je n'ai pas eu beaucoup de doute (elle, un peu plus...) sur le fait qu'elle était une vraie gourmande BCBT (Bien dans son Corps, Bien dans sa Tête). Alors, interview ! (avec quelques liens vers son blog pour vous convaincre de son regard atypique sur la nourriture, et quelques commentaires en italique de ma part).

P1070222_revue.jpgTa définition de la gourmandise

J'ai une vision très cliché de la gourmandise. Aimer les plats très riches, les desserts, la quantité... Du coup, j'ai du mal à me considérer comme une gourmande. Pourtant, j'en suis probablement une, simplement pas au sens où on l'entend communément. Je peux manger des tonnes de crabe. Et retourner tous les ans au Nord du Japon pour leurs crabes géants, par exemple. En revanche, je n'aime pas les pâtisseries, j'ai du mal avec les plats gras, je ne bois pas une goutte d'alcool... Des choses qu'on associe souvent en France avec l'idée de “bon-vivant”. (Camille, tu es une gourmande pour moi : la gourmandise, c'est avoir du plaisir à manger !)

Ta gourmandise favorite

Quand j'aime quelque chose, je l'aime à la folie. Je suis une cinglée des champignons. Du crabe. Des kakis. Du miso. De la réglisse salée. Des bonbons à l'anis.

Ta dernière découverte gourmande ?

Ces dernières années, il y en a eu tellement ! Entre le jus d'asperges taïwanais (très bon, si si), les œufs de cent ans, les crevettes géantes tigrées, le jus de papaye au lait, la viande de baleine, les fougères fraîches ou les fleurs de banane, et j'en passe... La découverte est mon quotidien depuis un bout de temps. J'ai habité en Islande, au Groenland, au Japon, aux Philippines et à Taïwan, et j'ai goûté à beaucoup, beaucoup de choses. Des choses que j'ai détestées aussi, comme la viande de phoque.

Le plat / l’aliment que tu ne parviens absolument pas à aimer

La coriandre. J'ai l'impression de manger du savon. C'est dommage, ça me gâche le plaisir de la nourriture indienne, vietnamienne etc (Camille, rassure-toi, tu n'es pas la seule, il semble que 10% à 15% de la population ait un dégoût de cette aromate mais malheureusement, cela risque de durer, c'est génétique...).

Tu pars sur une île déserte, l’aliment que tu emportes absolument

Je suis déjà partie sur une île déserte, en vrai. C'était à durée déterminée, donc ce n'est pas tout à fait pareil. Mais ça me permet de répondre à la question de manière très pragmatique : je n'emporte pas un aliment, pas folle ! J'emporte de l'eau douce déjà, du fil de pêche et des hameçons, et éventuellement un arbre, ou un truc du genre. Ca dépend du climat de l'île déserte, mais un bananier par exemple, c'est top. On peut tenir en se nourrissant uniquement de bananes et de poisson. Je recommande !

Que consommes-tu sans modération ?

Ca dépend du lieu et de la saison, j'ai des phases. Des phases complètement obsessionelles ! Aux Philippines, c'étaient les mangues par exemple. En France, cet automne, c'étaient les moules. Cet hiver, c'était le brocoli. En ce moment, c'est le fenouil. Et toute l'année, c'est la levure de bière. Je ne sais absolument pas pourquoi.

Ta gourmandise inavouable ?

J'ADORE la croûte du parmesan. Je pique celle des autres dans leur assiette. J'assume, mais je suis consciente que c'est crado.

La cuisine, c’est quoi pour toi ?

La cuisine, c'est un imaginaire collectif dans un espace et un temps donnés, des codes, des règles, des idées de ce qui est bon ou pas, de ce qui se prépare de telle manière ou d'une autre etc. En ce sens-là, c'est un sujet d'étude passionnant et un magnifique vecteur d'échanges culturels. Ca, c'est ce que je tente d'étudier sur mon blog.

De manière plus concrète, dans mon quotidien un peu bizarre entre plusieurs continents, la cuisine c'est avant tout arriver à me débrouiller avec ce que je trouve dans chaque endroit pour me créer un petit confort, celui de m'offrir des goûts que j'aime. Si je ne fais pas l'effort de comprendre où je suis, culinairement parlant, ce que j'ai à disposition et comment m'en servir, je n'ai plus qu'à aller chez McDo. Bref, la cuisine, c'est aussi avoir la modestie de simplement faire avec ce qu'on a.

Et puis il y a autre chose : il y a la cuisine comme objet médiatique. Je crois qu'à ce niveau-là, en France, on se monte un peu le chou en ce moment. Beaucoup de gens essaient subitement de faire de la grande cuisine chez eux, de tester tous les meilleurs restaurants de leur ville, d'être incollables en grands crus. On en parle partout, les cuisiniers sont starisés... Relax ! La haute gastronomie c'est comme la haute couture, ce n'est pas forcément pour tous les jours.

Le but pour moi n'est pas d'être un grand chef. Ou de manger quotidiennement chez des grands chefs. Ni même de “bien cuisiner”. J'aime manger chez moi. Et je cuisine plein de trucs au degré zéro de la complexité. L'important, c'est que ça me plaise. Même si c'est juste du brocoli bouilli avec un peu d'huile d'olive et du sel. Parce que c'est trop bon.        

D’où vient ton tempérament gourmand ?

Je ne sais pas si j'ai vraiment un tempérament gourmand. Je suis curieuse. J'aime les explorateurs, les aventures. Quand j'étais petite, je n'aimais rien. Ca exaspérait mes parents mais c'était surtout dur pour moi. C'est déprimant de ne jamais apprécier ce que l'on mange. Il y a une quinzaine d'années, j'ai mangé japonais pour la première fois, et ça m'a ouvert des horizons merveilleux et terriblement rassurants : oui, c'était possible de trouver de nouvelles choses que j'aime.

Depuis, je tente en permanence d'en trouver d'autres et je goûte un peu à tout. Quand je n'aime pas, je n'aime pas, mais au moins j'aurai essayé. Et puis quand je vis dans des coins perdus d'Asie, notamment dans les villages traditionnels où la nourriture est limitée, je n'ai que très peu de choix. Alors j'ai tendance à compenser le reste du temps.

Dans tes placards (et ton frigo), il y a toujours… ?

Bon, mon cas est un peu compliqué car j'ai passé l'année dernière entre trois pays : les Philippines, Taïwan et le Japon. J'ai changé d'appart plusieurs fois, bref, je n'ai pas vraiment de placard-type, puisque je ne mange pas la même chose d'un pays à l'autre – et puis aux Philippines, j'habitais avec une tribu, je n'avais ni placard ni frigo !

A Paris, mes fonds de placards sont assez particuliers. Il y a toujours des câpres, de la sauce soja, du mirin, du miso, du sake, de la bonite (rapportés du Japon), toutes sortes de vinaigres, de la levure de bière, des herbes de Provence ramassées par mes soins, et du beurre. C'est la base. En revanche, je n'ai quasiment jamais de pâtes, de sucre, de boîtes de conserves etc... Et je n'ai pas de café, je n'en bois pas.

Ta madeleine de Proust, le goût que tu n’arrives pas à retrouver ?

Les bonbons à l'anis que je mangeais enfant. Ils ont aujourd'hui disparu, ou sont de plus en plus rares. 

Ta recette super-express et super-bonne ?

J'adore cuire des légumes ou racines en utilisant une technique japonaise appelée “kinpira”. On les coupe en julienne et on les fait mijoter à couvert avec du mirin, de la sauce soja, du gingembre et un peu d'huile de sésame pendant une quinzaine de minutes. Les légumes restent croquants, on les mange froids en salade avec quelques graines de sésame. Ma manière préférée d'accommoder la bardane, les panais, les poireaux...

L’effort que tu fais pour ta ligne ?

Je ne fais pas d'efforts pour ça, je ne reste jamais inactive.

 C’est quoi les régimes pour toi ?

Quand je parle de régimes alimentaires sur mon blog, je parle d'interdits religieux, de géographie, de ressources... Les régimes culturels sont intéressants. Savoir d'où viennent les interdits alimentaires juifs, musulmans, bouddhistes par exemple, ça me plaît. En revanche, les régimes au sens où on l'entend dans la presse féminine, je trouve ça un peu étrange. Je n'aime pas l'idée de frustration.

Ta meilleure façon de bouger ?

Travailler dehors et voyager ! Ou bien faire du bateau, pêcher et faire de l'apnée (et parfois tout cela va ensemble.) Et puis marcher, je marche plusieurs kilomètres par jour. J'adore ça.

Une astuce gourmande pour embellir le quotidien ?

Ce serait chouette si tout le monde, au moins une fois par semaine, essayait un nouvel aliment ou un plat dont il n'a jamais entendu parler. Je ne parle pas d'exotisme, nous avons tous plein de choses à découvrir au sein de notre terroir natal. La curiosité appelle la curiosité !

Oh, grand merci Camille pour cette belle rencontre et bravo pour ton insatiable curiosité !

 

08/04/2013

Grand ménage de congélo - épisode 4 : tout pour l'artichaut !

Bon, je commence à m'impatienter, à avoir envie que ce congélateur soit vide, tout propre. Pour mieux le remplir ?!

Donc, j'ai décidé de m'attaquer à un sac de mini-artichauts poivrade quasiment intact. Bien sûr, il y aurait la solution de facilité, délicieuse, de préparer une sorte de poêlée, par exemple avec un peu de poitrine fumée. Ou de les assortir de pâtes. Mais je laisse cela à Monsieur. Je pars explorer d'autres chemins... J'ai des oeufs, alors pourquoi pas un cake salé ? Je décide de faire un tour sur internet. Je tombe sur un cake de la délicieuse Clea. J'adapte un peu, des quartiers de tomate non séchés, pas de pignons mais du pesto de roquette (encore le congélateur) que j'ajoute à la pâte...

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Puis je tombe par hasard sur une recette toute récente du magazine Zeste : une pizza artichaut-chèvre  : impeccable car il me reste un tout petit peu de pâte à tarte délicieuse. Cela va donner des mini mini pizzas !

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Et pour le reste, si je faisais une mini-soupe ? Artichaut, oignon, bouillon de légumes, on fait cuire, on mixe, allez, un peu de chèvre frais pour l'onctuosité. Et voilà une soupe inédite !

Et un trio d'artichaut, c'est plus rigolo ! Et le tout était délicieux !P1070498.JPG

Du coup, j'ai non seulement utilisé les artichauts mais aussi des quartiers de tomate, des oignons émincés, un reste de pesto de roquette, la petite pâte à tarte. Pas mal pour un repas ! (et il y a des restes !)

Et vous, vous cuisinez l'artichaut ?

30/03/2013

Bientôt, des ateliers pour être en paix avec la nourriture et avec son corps !

Il y a quelques semaines, je vous annonçais les nouveaux parcours "Pairs et Expert" qui se dérouleront à partir d'avril. Il y a maintenant un nombre suffisant de personnes inscrites, donc les ateliers se tiendront comme prévu. Il reste encore quelques places (pas sûr sur le parcours 1, quelques-unes sur le parcours 2). Si vous êtes intéressée, il est encore temps !

Rappel

J'ai imaginé deux parcours en trois étapes car la durée me paraît importante pour initier de vrais changements durables dans ses habitudes alimentaires.

Parcours 1 : "Ras le bol des régimes, une autre voie pour ma ligne"

Fotolia_©paki18.jpg

Quand on interroge les femmes, rares sont celles qui n'ont jamais fait de régime. Et plus on les a expérimentés, plus on a déréglé sa relation à la nourriture. Un parcours pour retrouver une tranquillité alimentaire, manger sans frustration, être bien dans sa tête et dans son corps en allant vers son juste poids, le tout avec des expériences concrètes, des réponses à ses interrogations et des échanges enrichissants.

Dates : les mardis 16 avril, 14 mai et 11 juin, de 19h00 à 21h00.

 

Parcours 2 : "Côté repas, plus de stress, moi, j'assure !"

Fotolia_©ysk_hrsw_i.jpg

Qui n'a jamais ressenti un moment de lassitude à l'idée de préparer le dîner, qui n'a jamais soupiré en se demandant "qu'est-ce qu'on va manger ce soir ?" Pour sortir de ce stress et avoir une alimentation savoureuse, un parcours vers des repas en toute tranquillité, avec des échanges, des conseils et idées concrètes, des outils ludiques et la découverte de ses propres ressources, le tout adapté à son tempérament et son mode de vie.

Dates : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14h00 à 16h00.

L'inscription se fait pour l'ensemble d'un parcours (3 séances de 2 heures) et le montant est de 100 euros.

Envoyez-moi un mail (ariane.grumbach@bbox.fr) si vous êtes intéressé(e) par l'un ou l'autre des parcours et parlez-en autour de vous si vous pensez à des personnes que cela pourrait attirer.

Visuels © ysk_hrsw_i - Fotolia.com ; © paki18 - Fotolia.com

16/02/2013

Découvrez les nouveaux parcours "Pairs et Expert" pour manger tranquille !

En ce début 2013, après avoir fait une pause côté ateliers "Pairs et Expert", j'ai eu envie de les reprendre sous une autre forme qui me parait plus intéressante.

J'ai donc imaginé deux parcours en trois étapes car la durée me paraît importante pour initier de vrais changements durables dans ses habitudes alimentaires.

Parcours 1 : "Ras le bol des régimes, une autre voie pour ma ligne"

Fotolia_©paki18.jpg

Quand on interroge les femmes, rares sont celles qui n'ont jamais fait de régime. Et plus on les a expérimentés, plus on a déréglé sa relation à la nourriture. Un parcours pour retrouver une tranquillité alimentaire, manger sans frustration, être bien dans sa tête et dans son corps en allant vers son juste poids, le tout avec des expériences concrètes, des réponses à ses interrogations et des échanges enrichissants.

Dates : les mardis 16 avril, 14 mai et 11 juin, de 19h00 à 21h00.

 

Parcours 2 : "Côté repas, plus de stress, moi, j'assure !"

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Qui n'a jamais ressenti un moment de lassitude à l'idée de préparer le dîner, qui n'a jamais soupiré en se demandant "qu'est-ce qu'on va manger ce soir ?" Pour sortir de ce stress et avoir une alimentation savoureuse, un parcours vers des repas en toute tranquillité, avec des échanges, des conseils et idées concrètes, des outils ludiques et la découverte de ses propres ressources, le tout adapté à son tempérament et son mode de vie.

Dates : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14h00 à 16h00.

L'inscription se fait pour l'ensemble d'un parcours (3 séances de 2 heures) et le montant est de 100 euros. Les parcours ne seront confirmés qu'avec un minimum de 3 inscrits.

Envoyez-moi un mail (ariane.grumbach@bbox.fr) si vous êtes intéressé(e) par l'un ou l'autre des parcours et parlez-en autour de vous si vous pensez à des personnes que cela pourrait attirer.

Visuels © ysk_hrsw_i - Fotolia.com ; © paki18 - Fotolia.com

01/02/2013

L'hiver épisode 4 : la soupe aime le fromage

Au retour du Japon, je me disais que là-bas, c'est amusant, on adore la soupe (comme dans beaucoup de pays d'Asie), on en mange quasiment à tous les repas, en plat principal ou en accompagnement. Mais on ne mange jamais de soupe de légumes comme chez nous. Il y a en gros deux sortes de soupe, les bouillons clairs (à base d'algue kombu, de copeaux de bonite séchée, de champignons shitake...) et les soupes à base de miso. Dedans, on peut mettre des petits morceaux de légumes, de poisson , de tofu, des coquillages, ... mais il n'y a pas, à ma connaissance, de soupe où l'on mixe les légumes (si vous avez d'autres informations, dites-le moi !).

Au retour, même si rien ne m'a manqué vu les délices locaux, c'est un plaisir de se remettre à faire des soupes de légumes, que j'adore. Mais, comme beaucoup de mes patientes, j'ai du mal à me satisfaire d'un repas complètement liquide. J'aime qu'il y ait d'autres textures, un morceau de pain en accompagnement, parfois des croûtons, éventuellement fromagers, par exemple du chèvre frais ou du Bleu dans la soupe au potiron. Cette fois, j'avais vu une recette dans un magazine de cuisine, à propos du Morbier, ce fromage du Jura qui a une étrange raie noire au milieu, une soupe potimarron et Morbier qui m'a fait envie. 

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On mixe le potimarron avec une partie du fromage. Puis on répartit quelques petits dés de fromage au moment de servir la soupe bien chaude et c'est très agréable de les laisser fondre mais pas trop. Bref, un délicieux mélange.

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Et vous, vous faites des variations soupe et fromage ?

 

28/01/2013

Je me souviens...du yaourt

Je me souviens qu'enfant, je mangeais fromage et yaourt chaque jour au dîner.

Je me souviens qu'il n'y a toujours eu dans ma famille que des yaourts nature.

Je me souviens que dans les années 70 ma mère a succombé à la mode des yaourtières.

Je me souviens que mon père n'aime pas les yaourts.

Je me souviens qu'ado j'aimais boire du Yop au parfum exotique qui n'existe plus je crois.

Je me souviens d'un yaourt artisanal non fermé acheté sans peur dans la rue à Pékin.

Je me souviens des yaourts avec un petit compartiment céréales en Allemagne.

Je me souviens du lancement des yaourts Bio de Danone avec leur pot vert foncé alors que personne ne parlait bio.

Je me souviens de la simplicité du gâteau au yaourt.

Je me souviens avoir appris Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus pendant mes études de diététique.

Je me souviens que j'aime les yaourts fermes et acides mais pas trop.

Tous ces souvenirs me sont revenus après ma visite au "happening" "Les amazones du yaourt" organisé par la Milk Factory, une émanation créative des industries laitières. Quatre créatrices culinaires (trois étaient présentes) nous ont fait découvrir quelques déclinaisons autour du yaourt. J'ai particulièrement aimé la touche indienne de Beena dans deux raita qui sont là traditionnellement, a-t-elle expliqué, pour accompagner le plat principal et adoucir la force du curry et autres épices. L'un était proposé avec grenade, coriandre, menthe et cumin et l'autre pomme, ananas et épices. Des idées que j'ai bien envie de reproduire.

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Sonia Eszgulian avait plutôt choisi d'agrémenter le yaourt de façon sucrée avec une cuillère-biscuit ou un morceau de granola. Elle a d'ailleurs livré quelques astuces pour réussir un granola crousti-moelleux. C'est une envie qui me trotte dans la tête depuis un moment, pour le petit déjeuner (pour changer du muesli et autres céréales habituelles) ou un en-cas à emporter, je vais y penser...

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Johanna Kaufmanna fait déguster un ensemble rafraichissant : saumon mariné, concombre très finement émincé, aneth : bonne idée de plonger ce mélange classique scandinave dans du yaourt !

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C'était l'occasion de se remémorer que le yaourt est vraiment un aliment multi-culturel, présent depuis des siècles dans le monde entier. Turquie (où il est parait-il né), Grèce, Bulgarie, Iran, Inde, Scandinavie, Liban, Amérique, ... Et, selon les pays, il a une place plutôt salée ou sucrée. L'Italie et le Japon me paraissent en revanche être deux pays à part où il ne figure pas dans la tradition...

La place du yaourt change. Alors qu'il a pendant des siècles été plutôt considéré comme un produit de base, bon pour la santé, notamment du fait de du bienfait digestif de ses bactéries, j'ai le sentiment qu'on assiste aujourd'hui à diverses évolutions :

- un abandon des yaourts par certain(e)s en les associant à l'ensemble des laitages dans une vague anti-lactose pas toujours fondée, alors que non seulement le yaourt contient beaucoup moins de lactose que le lait mais il semblerait aider à digérer le lactose quand on a du mal.

- en lien avec la vague du sain, artisanal, fait maison, un retour aux yaourtières ou autres modalités de yaourts maison, déclinables à volonté, en réaction à l'univers de l'industrie agro-alimentaire ;

- dans cet univers justement, une avalanche de marketing pour créer des yaourts adaptés à tous les besoins : anti-cholestérol, pour bien digérer, pour faire attention à sa ligne, pour les seniors, pour les femmes, pour les très gourmands...

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Alors que le yaourt nature tout simple se prête à des variations multiples (c'est ainsi que je le pratique) :

- nature quand on aime son acidité,

- avec des fruits frais ou surgelés, c'est meilleur et plus naturel qu'un "yaourt aux fruits" industriel,

- avec une cuillère de miel ou de confiture si on aime la douceur,

- avec des céréales croustillantes pour le petit déjeuner,

- dans des sauces herbacées ou épicées,

- dans des gâteaux, le gâteau au yaourt restant mon basique éternel !

Et vous, c'est quoi votre relation au yaourt ?

PS : désolée pour la qualité médiocre des photos...

23/01/2013

En couple, on grossit ou on maigrit ?

Dans le dernier numéro de Néon Magazine (que je continue à vraiment apprécier), il y avait un article sur l'installation en couple. Un des aspects évoqués était les repas et la prise de poids et on parlait d'une étude montrant que les personnes prennent en moyenne 2 kgs quand elles se mettent en couple.
J'ai lancé un tweet sur le sujet et les quelques personnes qui m'ont répondu, que je remercie (enquête absolument pas représentative !) ont aussi indiqué majoritairement que le couple faisait prendre du poids. Peut-être l'idée qu'on se met à cuisiner de bons petits plats pour son conjoint.

Je ne serai pas si catégorique si j'en juge par les témoignages de mes patientes (je vais parler des femmes car j'en vois davantage). En fait, il me semble que les deux cas de figure existent :

Certaines prennent du poids en couple. Parmi les raisons possibles :
- On avait l'habitude de grignoter le soir, de manger un yaourt et une pomme pour aller vite et par manque d'envie de cuisiner.
- On était raisonnable et attentive à sa ligne pour séduire donc on carburait aux légumes, poisson vapeur et compagnie mais c'était quand même un peu triste.
- On adopte les habitudes de son conjoint, davantage adepte de livraison de pizza ou de cordon bleu.
- On se met à manger les mêmes quantités que lui par souci d'égalité.
- On retrouve le plaisir d'aller au restaurant et on se lâche un peu trop.
- Il rentre tard et on grignote en l'attendant.
- On a plaisir à cuisiner ses plats préférés, plutôt "consistants".
- On multiplie les dîners entre couples d'amis, copieux et arrosés.
- On laisse un peu tomber l'assiduité à la salle de sport car on préfère passer du temps à deux, ...

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Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Il y a aussi des femmes qui perdent du poids quand elles vivent en couple. Eclairage :
- On avait l'habitude de se nourrir en quantité en rentrant le soir, on se faisait livrer une pizza pour quatre et on la mangeait.
- On grignotait en solitaire devant la télé et le paquet de gâteaux pouvait y passer.
- On n'avait aucune envie de cuisiner pour soi toute seule.
- On ne pense plus à manger, on vit quasiment d'amour et d'eau fraîche.
- On ressort ses livres de cuisine "healthy" pour l'impressionner.
- On mange ensemble à table en prenant son temps et on se sent mieux rassasiée.
- On retrouve le plaisir de bouger en se mettant à jouer au tennis, au badminton, ... ensemble.

Attention, si on entre en restriction alimentaire pour descendre en-dessous de son poids naturel car on est avec une personne qui n'aime que les femmes très très minces ou qui surveille de près tout ce qu'on mange, méfiance !

En fait, que l'on vive en solo ou en couple (ou en famille), l'important. c'est de retrouver/conserver son poids naturel, de n'être ni dans la privation ni dans l'excès, de manger de tout selon son appétit, d'avoir une alimentation saine et variée, de concilier ses préférences et celles des autres en restant curieux(se). Et, si on prend quelques kilos, on en prend conscience et on essaie de comprendre et de changer ses habitudes tranquillement, sans se priver.

Et vous, vous en pensez quoi de l'impact du couple sur le poids ?

Visuel © violad - Fotolia.com

10/01/2013

De retour du Japon, de la gourmandise dans les bagages...

Avant de vous faire un récit des délicieux mets hivernaux savourés lors de notre séjour japonais, voilà un petit aperçu de ce que j'ai rapporté dans mes bagages pour agrémenter mon retour :

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- une grande quantité de thé vert (différents thés Sencha et Genmaicha glânés à Tokyo, Kyoto et ailleurs) et du matcha pour les desserts ;
- quelques tsukemono (légumes saumurés, les "pickles" japonais, qu'on mange en général en fin de repas avec le riz, à mettre dans des bentos nipponisants, et des "furikake" : un mélange parfumé, à base de sésame, algue, ... dont on peut saupoudrer le riz ;
- des prunes (ume) délicieuses achetées à Kyoto : l'avantage au Japon c'est qu'on peut quasiment toujours goûter avant d'acheter, donc pas de risque de déception.
- un appétissant mélange de céréales déniché dans une boutique qui vend par ailleurs d'excellents bouillons : ils promettent 10 céréales + du riz. A tester rapidement.
- du riz nouveau, et du top de gamme : du riz Koshihikari de Niigata : quand on l'achète en grand magasin en vrac, il est complet et on peut le faire polir plus ou moins pour avoir du riz demi-complet ou blanc. Et aussi des galettes de riz croustillantes et parfumées qui n'ont rien à voir avec celles assez insipides qu'on trouve en France ;
- des algues nori d'un très vieux magasin de Tokyo, pour faire des makis et autres ;
- des spécialités locales d'Arima Onsen, petite station de onsen (sources chaudes) près de Kobe : un mélange de champignons matsutake et d'algue kombu marinés dans la sauce soja qui existe depuis plusieurs siècles ; des biscuits tout fins et tout simples (de la farine, de l'eau, du sucre, du sel) hyper craquants (genre gavottes) faits avec l'eau de la source volcanique locale, riche en gaz.

Bref de quoi se régaler durablement ! Et vous, vous ramenez des gourmandises lors de vos voyages ?

13/12/2012

En cuisine, la confiance s'acquière peu à peu...

Comme je l'ai déjà dit ici, je n'ai pas vraiment eu de transmission culinaire familiale (à part le goût des bons produits). Je crois que quand je suis partie faire mes études, je devais savoir tout juste faire un gâteau au yaourt et cuire un oeuf au plat... Et de nouilles instantanées en resto U, de repas fromage en soupe en brique, je n'ai pas eu besoin de plus pendant plusieurs années. C'est lorsque j'ai commencé à travailler que je me suis peu à peu mise aux fourneaux dans ma toute petite cuisine. Et j'ai appris sur le tas, avec quelques livres de cuisine, en suivant scrupuleusement des recettes simples. Toutefois, quand je recevais des amis, ils trouvaient toujours mes plats délicieux. Puis j'ai appris quelques trucs en regardant à la maison faire bien plus expérimenté que moi, j'ai élargi peu à peu mon répertoire, j'ai dû réaliser toutes les bases de la cuisine traditionnelle dans le cadre de mes études de diététique, ...

Et c'est ainsi que, peu à peu, par une pratique même pas quotidienne, je me suis fait davantage confiance, j'ai suivi mon goût pour tenter des mélanges d'aliments, j'ai su parfois me débrouiller sans recettes, je peux réaliser un plat simple de façon intuitive.

Par exemple, il y a quelques jours, ayant un reste de saumon fumé, j'ai eu envie de faire une quiche saumon-brocoli. C'est un accord qui marche bien dans l'assiette alors pourquoi pas avec un appareil. J'ai fait cela sans me poser de question ou chercher une recette : une pâte brisée avec environ 60% de farine bio T65 et 40% de farine de petit épeautre, que j'ai un peu précuite ; j'ai fait cuire partiellement à la vapeur des brocolis surgelés, découpé des lamelles de saumon fumé, déposé tout cela sur la pâte, recouvert avec un appareil fait d'oeufs battus, de lait, de St Moret, salé, poivré, en mettant des quantités au feeling. Au four une petite 1/2 heure dont la fin sous le gril pour gratiner un peu. Et le résultat fut un régal de quiche moelleuse et goûteuse. Auto-satisfaction (pour un plat vraiment pas compliqué, je le concède) !

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Et vous, comment avez-vous pris. confiance en vous en cuisine ?