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09/11/2010

Stop à la peur du chocolat !

Novembre me paraît être la bonne période pour parler de chocolat. Et en manger bien sûr ! Fini le Salon du Chocolat et son battage médiatique qui finit par lasser. Pas encore les fêtes de fin d'année et leur trop-plein alimentaire qui ne donne pas forcément envie de se jeter sur les ganaches, rochers et autres tablettes. En même temps, le temps plus froid et/ou humide peut donner davantage envie de douceur chocolatée solide ou liquide.

Le chocolat est peut-être l'aliment qui fait le plus l'objet d'une relation d'attraction-répulsion. Assez peu d'individus n'aiment pas le chocolat. Mais il fait peur à de très nombreuses personnes : elles craignent de ne pas pouvoir contrôler la quantité consommée et préfèrent donc parfois se priver carrément de cet aliment. D'autres se plient aux recommandations souvent en vogue chez des nutritionnistes : un carré de chocolat chaque jour avec le café ou après le dîner par exemple. Ni plus ni moins. Mais est-il vraiment possible d'avoir exactement la même envie tous les jours à la même heure ? Pourquoi pas deux carrés un jour et aucun une autre fois ? 

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On peut avoir à juste titre envie de chocolat pour se réconforter, se faire plaisir. Mais si on mange ce chocolat avec culpabilité car on croit que c'est un "mauvais" aliment, qu'il va nous faire grossir, on ne trouvera pas ce réconfort et on aura à la place un certain mal-être. Or, savez-vous que deux ou trois carrés de chocolat de taille "normale" comptent moins de calories qu'une pomme ? Que quand on mange du chocolat attentivement en le savourant, on en est vite rassasié (e) et on ne peut vraiment pas finir la tablette ? Alors que la culpabilité au contraire peut conduire à en remanger beaucoup sans forcément l'apprécier. Je fais faire l'expérience régulièrement en consultation ou en atelier et cela change le regard sur le chocolat. Donc mangez du chocolat en vous demandant si vous en avez envie et, si la réponse est oui, dégustez-le avec plaisir.

Il y a de multiples formes sous lesquelles on peut manger du chocolat. Il y a les purs et durs des tablettes fortes en cacao. Il y a les adeptes des bouchées, ganaches , palets, ... de petits ou grands chocolatiers. Et le chocolat est aussi bien sûr un ingrédient majeur de nombreux desserts :
- les crèmes, mousses, glaces, ...
- les gâteaux et assimilés : éclair, mi-cuit, fondant, tarte, marquise, ...

Pour ma part, ma consommation la plus fréquente est la tablette. Mais je suis fort réjouie quand on m'offre une boite d'un de mes chocolatiers favoris. Une bonne mousse bien chocolatée ou un mi-cuit maison sont aussi des gourmandises que j'apprécie beaucoup. Je n'ai pourtant pas envie d'en faire mon quotidien car je raffole de toutes sortes d'autres douceurs, je ne suis pas une exclusive du chocolat. En matière d'éclair, je préfère nettement celui au café. En matière de glaces, le praliné !

Et vous, quelles sont vos pratiques en la matière ? Quelles qu'elles soient, comme je le répète souvent, il est important de manger toutes ces douceurs chocolatées avec un appétit suffisant pour être en mesure de les apprécier, et donc de garder une place si elles arrivent en fin de repas.

Photo copyright Fotolia_Monica Adamczyk

04/11/2010

Les oeufs, nos alliés (plaisir gourmand du 3 novembre)

Les oeufs sont vraiment bien pratiques pour dépanner et préparer un repas rapide. De plus, ils sont nourrissants, pas chers et déclinables de multiples façons. Et c'est bon !

Il y a les ultra-classiques : oeuf à la coque et oeuf au plat. A ne pas répéter trop souvent pour ne pas se lasser.
Puis il y a les oeufs vite prêts, qui sont encore mieux avec une garniture, quelle qu'elle soit :

- les oeufs brouillés, BA ba des oeufs : on ajoute un peu de lait ou de crème puis on fait cuire tout doucement et pas trop, pour les servir bien moelleux. Ainsi, mercredi, pour un dîner vite fait, un peu "cuisine du placard", et tout à fait délicieux, il s'agissait d'une assiette composée avec un oeuf brouillé à la ciboulette, une salade d'épinards, quelques pommes de terre, des oeufs de saumon, des toasts.

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- l'omelette ou la tortilla ou la fritatta (omelette plate) qu'on peut garnir avec toutes sortes d'herbes, légumes de saison, fromage, ...

On peut aussi utiliser les oeufs pour un appareil plus complet qui prendra un peu plus de temps :

- une quiche ou pourquoi pas une quiche sans pâte : autant manger un morceau de bon pain en accompagnement plutôt qu'une pâte brisée moyenne. Et on peut faire ainsi une quiche à l'improviste même sans pâte à tarte sous la main. Elle cuit au four de la même façon.

- un flan, un clafoutis, un cake : toutes sortes de variation sont possibles, il y a toujours des oeufs battus et, en quantités variables, de la crème, du lait, éventuellement de la farine. Plus une garniture selon son envie et ce qu'on a sous la main.

Bref, l'oeuf est un aliment à avoir toujours dans son frigo.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

 

25/10/2010

Stop au tout beau tout bio !

Souvent, on me demande ce que je pense de l'alimentation bio. Je suis tentée de retourner une question à mes interlocuteurs : pourquoi voulez-vous manger bio ? En fait, cela ne parait pas toujours très clair dans leur tête. Il y a sans aucun doute un effet de mode chez les consommateurs et aussi une démarche marketing de certains intervenants de l'agro-alimentaire face à un filon qu'ils pressentent rentable. Si on creuse un peu, on pourrait manger bio pour plusieurs raisons :

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Si tous ces légumes ne sont pas bio, c'est grave ?

- Manger bio, c'est écolo !

On répondrait à des préoccupations d'ordre écologique. C'est sûrement mieux pour la planète. On est en train de la maltraiter à coup de produits chimiques. Sans doute. Mais je vois beaucoup d'incohérences dans cette approche : pourquoi tellement de produits bio contenant de l'huile de palme qui contribue à la déforestation ? Pourquoi tellement de produits bio venant de l'autre bout du monde, de Chine ou de Nouvelle-Zélande et donc à forte empreinte carbone ? Ne vaudrait-il pas mieux consommer des produits cultivés localement, bio ou non ? Même Laurence Salomon, restauratrice apôtre d'une alimentation saine, déclare faire confiance à des petits producteurs locaux, même s'ils ne sont pas estampillés bio. Beaucoup de producteurs pratiquent une agriculture raisonnée, ne peut-on s'y intéresser ?

- Manger bio, c'est meilleur !

Manger bio, ce serait meilleur au goût. Ah, la saveur incomparable des légumes bio, nous dit-on. C'est ce dont on est convaincus. Or, les études basées sur des dégustations faites en aveugle ne montrent pas de plus-value gustative notable du côté des aliments bio. Bien sûr manger un produit naturel, des légumes de saison d'un petit producteur, cueillis à maturité, de la cuisine maison, tout cela peut être meilleur que les équivalents industriels, les légumes conservés longtemps au froid dans des circuits de grande distribution ou produits à contre-saison. Mais cela n'a rien à voir avec le fait d'être étiqueté bio. Du naturel, du brut, de l'aliment de saison, oui mais pas obligatoirement du bio. Ne confondons pas bio et naturel.

- Manger bio, c'est diététique !

Ce n'est pas l'argument le plus courant mais il y a parfois des confusions. Bien sûr, cela n'a aucun rapport ! Les produits bio ne sont pas plus légers que les autres. Quick vient par exemple de lancer un hamburger bio et comme l'écrivait justement une journaliste de Libération, "des calories et du gras bio, c'est toujours des calories et du gras !".
De même, les biscuits bio par exemple sont aussi caloriques que les autres. Il n'y a aucune raison de privilégier les produits bio pour des raisons de légèreté (mais pas non plus les produits allégés). Restons-en donc aux produits "normaux" !

- Manger bio, c'est bon pour la santé !

C'est sans doute un argument valable. Même si des preuves irréfutables n'ont pas encore été apportées, il est fort probable que l'absorption de certains pesticides présents notamment dans les fruits et légumes ne soit pas très bonne pour notre santé. Mais cela n'est pas vrai pour tous. Et on peut déjà laver, éplucher ceux qu'on achète. Attachons-nous déjà à avoir une alimentation variée, à ne pas acheter trop de produits industriels transformés à la composition complexe. Et si l'on trouve les aliments bio trop chers, que cela ne soit pas un prétexte pour ne pas manger de fruits et légumes. L'intérêt de ces derniers dans une alimentation variée existait bien avant que l'on parle de bio !

Au final, ce qui m'agace, c'est la folie bio qui envahit tous les domaines, sans beaucoup d'esprit critique. Pourquoi ne pas surtout acheter des aliments locaux, non transformés, naturels, de saison, et les cuisiner ?

Quant aux cosmétiques bio (ce n'est pas du tout mon domaine), la dermatologue avec laquelle je partageais un atelier Beauty Loft il y a quelques jours était plutôt catégorique pour dire que cela n'avait aucun intérêt et ses arguments avaient l'air assez convaincants.

18/10/2010

Je me souviens... du poulet du dimanche

Ces derniers jours, dans le cadre de la Semaine du Goût, on a fêté la poule au pot. Car c'était le 400eme anniversaire de la mort d'Henri IV qui fut le célèbre promoteur de ce plat. Pour en savoir plus sur l'histoire: le site du Ministère de l'Alimentation. 

De mon côté, cela m'a replongée dans mes souvenirs...

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Je me souviens que je n'ai jamais mangé de poule au pot...enfin, je crois,

Je me souviens que tous les dimanches, on mangeait du poulet quand j'étais enfant,

Je me souviens qu'il cuisait longuement à la broche dans le four,

Je me souviens que je n'ai jamais rien fait cuire à la broche,

Je me souviens que c'était l'un des rares plats dont mon père s'occupait,

Je me souviens que, petite, on me donnait toujours du blanc et que je trouvais cela sec,

Je me souviens de ma joie quand on m'a donné de la cuisse car j'ai trouvé cela bien meilleur,

Je me souviens que chacun prenait toujours le même morceau,

Je me souviens qu'avec le poulet on mangeait souvent des haricots verts et des pommes sautées,

Je me souviens que mon père mangeait les restes de poulet froid le dimanche soir mais pas nous,

Je me souviens que ma mère achetait toujours le poulet chez le "volailleux" et que je n'ai plus jamais entendu ce mot plus tard,

Je me souviens que c'était souvent des poulets de Loué et cela semblait être un signe de qualité.


Pour un autre "Je me souviens" à la manière de Georges Perec, c'est ici

Photo © shadowvincent - Fotolia.com

17/09/2010

N'ayons pas peur des féculents ! (plaisir gourmand du 16 septembre)

P1020604.JPGJ'entends régulièrement les femmes qui viennent me voir, et même un certain nombre d'hommes, me dire, pensant me faire plaisir : "oh, je ne mange pas de féculents le soir", "j'essaie de limiter les féculents", "si j'en mange le midi, je n'en prends pas le soir", "je mange du pain le matin, cela suffit", "j'adore les pâtes mais je n'en mange quasiment jamais", etc. Je prends bien le temps de leur expliquer que non seulement les féculents ne font pas grossir, mais qu'ils ne les empêcheront pas de maigrir ! Ils ont du mal à me croire et, comme d'habitude, je leur fais expérimenter cela par eux-mêmes.

Cessons d'avoir peur des féculents, nous en avons absolument besoin, quoi qu'en disent de multiples régimes. Mangez-en quand vous voulez en fonction de votre appétit. Pour ma part, j'aime beaucoup les pâtes, le riz, le pain et il est rare que j'ai un repas qui ne comprenne pas un de ces aliments, ou d'autres tels que le blé, la semoule, le quinoa... Ainsi, jeudi midi, j'ai déjeuné d'une salade de pâtes aux légumes grillés et dés de mozzarella. Et je ne m'inquiète pas de manquer d'aliments sources de protéines, je sais que mon bricolage alimentaire personnel, source d'équilibre sur la durée, m'en fera manger à d'autres repas.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

 

23/08/2010

Plaisir des pâtes, du Japon à l'Italie (plaisir gourmand du 22 août)

Les pâtes sont un plat largement répandu dans le monde. et, bien sûr, on a mangé de délicieuses pâtes au Japon : des soba, des udon (pas de ramen que je goûte moins et dans le chaud bouillon n'était pas trop propice à l'été caniculaire). Les soba par exemple constituent un déjeuner très usuel et pas cher (de l'ordre de 5 euros pour un plat de soba), que l'on trouve dans le moindre "boui-boui" (toujours nickel) de petit village perdu. En été, on mange des "zaru soba", froides, parsemées de nori, qu'on trempe dans une sauce relevée par de la ciboule et du wasabi. Si on a bien faim, on peut les accompagner de tempura, de crevettes, légumes, ...

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C'était néanmoins un réel plaisir de retrouver des pâtes plus italiennes, un de mes mets favoris. Ce dimanche, il s'est agi de casarecci (des pâtes courtes en forme de tube fin) avec une sauce crevettes-fenouil-tomate (pour résumer), délicieusement parfumée.

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C'est ça qui est bien avec les pâtes, on peut les décliner à l'infini et se régaler. Alors quelques petits rappels en cette période pré-rentrée :

- les pâtes ne font pas grossir, Mesdames, elles vous apportent de l'énergie indispensable à votre vie trépidante ;

- les pâtes peuvent constituer un repas complet, elles ne sont pas qu'un accompagnement, on n'est pas obligés de manger de la viande à tous les repas ! 

- les pâtes se préparent souvent assez vite se prêtent donc bien à un dîner de semaine, seul (e), à deux ou en famille. Si vous êtes maman, ne culpabilisez pas d'en servir régulièrement à vos enfants, cela leur fera sûrement plaisir.

Imaginez tous les accompagnements que vous pourriez leur ajouter, ayez par exemple différents légumes au congélateur, des crevettes, du thon, des olives, de la bonne sauce tomate, des aromates, ...  Equipez-vous de pâtes de formes différentes pour varier les plaisirs, et vous réjouirez tout le monde. Voir à ce sujet mon article sur les pâtes et puisez des idées à droite, à gauche selon vos envies et selon les saisons.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

22/08/2010

Manger du poisson, quel régal ! (plaisir gourmand du 21 août)

P1020495.JPGAu menu de samedi soir, un délicieux pavé d'espadon avec une sauce tomate-basilic. Il avait cuit doucement et était resté tendre à souhait. L'espadon est un poisson que j'aime beaucoup, souvent utilisé dans la cuisine italienne. Ce peut être une bonne alternative au thon. C'est ce qu'on appelle un poisson mi-gras, entre, par exemple, le cabillaud et le saumon. C'est ce gras qui lui donne son moelleux. Ce succulent espadon était accompagné de délicieux petits légumes de saison grillés, parfumés et fondants.

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Et je dois avouer que j'ai savouré cet espadon pleinement, sans aucune arrière-pensée. De votre côté, peut-être commencez-vous à vous inquiéter de manger du poisson car les medias jouent à nous faire peur en parlant pollution des mers, métaux lourds, ... Bien sûr, il y a du vrai et l'espadon est un des poissons qui captent le méchant mercure. Mais si on commence à avoir peur de notre alimentation (qui n'a jamais été aussi sûre), je crois qu'on ne mangera bientôt plus rien. Comme je doute que vous mangiez de l'espadon plus d'une fois par semaine, il n'y a aucun risque pour la santé. Donc, comme d'hab, la clé, c'est la variété. Et de se faire plaisir bien sûr.  

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

20/05/2010

Les pâtes, ce n'est pas qu'italien (plaisir gourmand du 19 mai)

En dehors de l'Italie, il y a un autre pays ou l'on est très amateur de pâtes, c'est le Japon. Il y existe plusieurs sortes de pâtes. A ma connaissance, contrairement à l'Italie, il n'y a pas une multitude de formes mais essentiellement des pâtes longues. Les plus connues sont :

- les soba, nouilles de sarrasin, qui se mangent froides en les trempant dans une sauce, ou chaudes dans un bouillon,

- les udon, pâtes de farine de blé, en général épaisses (à goûter à Paris chez Kunitoraya),

- les ramen, pâtes fines de farine de blé d'origine chinoise, qui se mangent dans différentes sortes de bouillon avec divers ingrédients (porc, poulet, ...) et qui font l'objet d'un véritable culte au Japon (à découvrir dans le film "Tampopo")

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Cette fois, c'était des ramen qui étaient au menu et on en mange rarement. Elles étaient servies dans un délicieux bouillon "maison" : du bouillon de poule Ariake additionné de sauce soja, avec champignons, pousses de soja, gingembre, sésame, ciboulette et fines tranches de porc. C'était très parfumé et beaucoup plus appétissant et moins gras que ce que l'on trouve souvent dans les restaurants de ramen. On s'est régalés (attention, cuisson des ramen très courte).

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

18/05/2010

Pain et beurre : vive les plaisirs simples (plaisir gourmand du 17 mai)

P1010749.JPGAprès les gourmandises de la Côte d'Azur (ou plutôt son arrière-pays), retour à des plaisirs simples : pour satisfaire une bonne faim en revenant tardivement de l'aéroport, quoi de mieux qu'un peu de pain et de beurre, suivis d'une demi-pomme ? A condition que le pain et le beurre soient bons : un vrai beurre de qualité en quantité raisonnable qui vaut bien mieux qu'un pseudo-beurre allégé insipide. Cela était rassasiant énergétiquement et gustativement.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

17/05/2010

A la découverte de l'oléologie (plaisir gourmand du 15 mai)

P1010715.JPGSamedi, plaisirs gourmands variés à l'occasion de la découverte de l'oléologie à Grasse dans le Sud de la France. De quoi s'agit-il ? D'appliquer à l'huile d'olive la même démarche de dégustation qu'au vin. Cela est valable aussi pour le thé, le chocolat. Tous ces produits qui ont une grande richesse d'arômes (quand ils sont de qualité !). Sur le principe de l'oenologie, Lionel et Monique Brault ont donc inventé l'oléologie et proposent de faire partager cette passion, ce savoir, au cours de "stages" de 3 heures (prévoir que cela peut largement déborder du fait de la bonne ambiance).

Cela s'est déroulé en trois parties :
- d'abord, Lionel nous fait découvrir le merveilleux domaine riche de 250 oliviers qu'ils ont remis en état en quelques années pour produire une huile d'olive de haute qualité. Il s'agissait d'un domaine qui a plus de 500 ans et les oliviers ont le même âge ! Il nous a expliqué toutes les conditions nécessaires à mettre en place pour une production privilégiant la qualité, de la taille des arbres à la récolte et à la production. Le domaine de la Royrie produit deux huiles d'olives d'appellation d'origine protégée (AOP).

- ensuite, est venue la dégustation très sérieuse de trois huiles d'olive pour approcher et comparer leurs arômes, leur amertume, leur ardence (du piquant au fond de la bouche, signe de qualité). Concentration et partage étaient la dominante de ce moment.

- enfin, dégustation d'un repas en dix (mini) plats autour des deux huiles d'olive du domaine pour nous montrer comment elles peuvent rehausser toutes sortes de mets. Monique souhaite réhabiliter le plaisir de la dînette où l'on goûte de multiples saveurs plutôt qu'un seul grand plat. C'est le principe des tapas, des mezze, des repas traditionnels japonais : c'est en effet bien plus plaisant en termes de plaisir gustatif. Et elle montre, comme je le dis souvent, qu'on peut vraiment se faire plaisir avec des plats simples.

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Mini-plat numéro 1 : figue, huile d'olive, fromage de brebis et quelques graines de lin pour le croquant

On a donc commencé par un toast à la purée de figues-fromage de brebis très gourmand. Puis une savoureuse soupe de févettes, un étonnant et pourtant simple "sandwich" de pomme de terre à la purée d'olive gratiné au parmesan, un "gâteau" de courge et courgette d'un moelleux et d'une douceur délicieux, du rouget en papillote, .... Je ne cite pas tout mais c'était un régal de bout en bout, qui s'est conclu par des petits cakes délicatement parfumés à la rose.

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Mini-plat n°3 : un amusant et savoureux "sandwich" pomme de terre/purée d'olive

Dans les plats salés, l'huile "fruité vert" était utilisée (issue de la récolte des olives au top de leurs arômes). Dans les desserts, c'est plutôt l'huile "fruité mur", plus douce, de récolte plus tardive.

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Mini-plat n°8 : un fromage blanc à la gelée de muscat et au sirop de romarin (autre spécialité maison)

Un moment gourmand fort agréable, un accueil d'une très grande gentillesse par deux passionnés, la découverte d'un très bel endroit : tout cela en quelques heures !

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Pour en savoir plus, consulter www.oleologie.com.
Le coût de ce "parcours" est de 55 euros.
Si vous vous intéressez à l'huile d'olive, Lionel et Monique Brault ont aussi écrit un livre : L'oléologie (Edisud 2009).