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09/02/2013

Le blog a 5 ans !

Waouh ! 5 ans déjà ! 5 ans que, rarement au début puis quotidiennement puis un peu moins souvent mais toujours plusieurs fois par semaine, je vous envoie à travers le réseau une petite missive. Plus ou moins sérieuse, plus ou moins longue, plus ou moins personnelle, plus ou moins évocatrice pour vous.

Normalement, pour un anniversaire, on fait la fête. Mais pas avec les proches pour une fois, ce ne sont pas les plus concernés.

Ce devrait être avec vous, qui me suivez depuis plusieurs années ou depuis quelques semaines. Sauf que j'avoue, je suis restée à sec. Faire une fête à Paris ? Pas juste pour tous ceux qui sont loin. Et pas la moindre idée de comment fêter cela à distance. Un concours, des cadeaux ? Déjà fait pour le 1000e billet.  Alors...

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Alors rien.

Rien sauf de la gratitude...

Merci le blog de me donner une tribune en toute liberté.
Merci le blog de m'avoir (re)donné le goût d'écrire.
Merci le blog de pouvoir exprimer mes joies et mes colères.
Merci le blog de m'avoir permis de belles rencontres.
Merci le blog d'être un lieu de partage sans jugement.

Merci à vous de me lire toujours plus nombreux.
Merci à vous de réagir régulièrement.
Merci à vous de livrer témoignages, suggestions, souvenirs parfois très personnels.
Merci à vous de parler de ce blog autour de vous quand vous pensez qu'il pourrait être utile.
Merci par votre lecture de montrer votre soutien à une approche non rigide et non culpabilisatrice de la diététique.

Alors je continue !

 

Visuel © NLshop - Fotolia.com

07/02/2013

Multi-plats ou plat multi-saveurs ? (ou la Pascade 2eme)

J'aime beaucoup la variété en matière alimentaire, y compris au cours d'un repas. C'est ce qui me ravit dans la cuisine japonaise très souvent : la possibilité d'avoir un maximum de saveurs par la multiplication des plats. Je suis donc en général plus heureuse avec plusieurs petits plats qu'un seul grand. Mais cela n'est pas forcément dans notre tradition : ce n'est pas très courant au restaurant et chez soi, on n'a pas forcément le temps de préparer un assortiment de plats à manger en petites portions. On peut parfois penser assiette composée...

Une autre solution peut être d'orienter son choix vers un plat multi-saveurs. Un plat où il y a tellement de parfums divers par l'assemblage des mets, les épices, les aromates, le mélange des textures que chaque bouchée sera un plaisir différent.

C'est ce qui arrive souvent avec des plats de Ze Kitchen Galerie. C'est aussi un grand plaisir que j'ai eu lors de mon premier déjeuner à la Pascade, la cantine-auberge parisienne du chef Alexandre Bourdas. La pascade salée que j'avais mangée m'avait ravie de bout en bout.

J'y suis retournée déjeuner la semaine dernière et l'effet a été le même : j'ai pris une pascade salée "Chair de cabillaud" avec "cabillaud étuvé, épinards, citron vert, coriandre, livèche, émulsion bouillon coco" et ce fut un régal : un cabillaud nacré cuit tout doucement, la douceur de la noix de coco, un peu d'acidité, des épinards et livèche bien présents, la pascade elle-même moelleuse et légèrement caramélisée... Quand je mange un plat comme celui-là, mon attention et mon plaisir ne risquent pas de faiblir en cours de route !

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En dessert, j'ai partagé une Pascade sucrée "Dose café" : "Crème glacée italienne café, croquant noisettes, mousse chocolat, chantilly à l'eau" absolument délicieuse.

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De plus, l'accueil est très sympathique, le lieu agréable et maintenant c'est ouvert non stop de 12h à 23h. Une Pascade sucrée pour le goûter ou une salée avant un spectacle, ce pourrait être sympa...

Et vous, vous aimez les plats multi-sensations ?

La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2eme, 01 42 60 11 00, 12h-23h du lundi au vendredi

04/02/2013

Je me souviens... des crêpes et je (re)découvre le Grand-Marnier

Je me souviens des dimanches après-midi crêpes quand j'étais enfant.
Je me souviens comme j'adorais cela.
Je me souviens qu’on ne mangeait que des crêpes au sucre.
Je me souviens du travail que cela représentait pour ma mère et de la chaleur dans la cuisine.
Je me souviens que les crêpes étaient gardées au chaud et qu'il fallait attendre qu'elle ait fini.
Je me souviens qu'il y avait toujours une première crêpe ratée, un peu sèche mais on la mangeait aussi bien sûr.
Je me souviens que je roulais chaque crêpe et que je l'avalais un peu vite pour qu'elle reste bien chaude avec le sucre qui fondait dedans.
Je me souviens que mes parents eux versaient un peu de Grand-Marnier sur leurs crêpes avec une bouteille à bec verseur et que cela sentait bon.
Je me souviens que je n'ai cessé de manger des crêpes et des galettes depuis, à Paris, en Bretagne et ailleurs.
Je me souviens que je connais mal le Grand-Marnier.
Je me souviens que j'adore les crêpes et que je ne pense pas assez souvent à en faire.
 
Alors quand j'ai reçu une gentille invitation de la part de Grand-Marnier, autour de la Chandeleur et des crêpes Suzette, avec leur chef-ambassadeur Nicolas Boussin, quelle que soit ma déontologie bloguesque de ne pas accepter trop souvent ce genre de sollicitations, comment pouvais-je refuser ?! J’imaginais déguster des crêpes Suzette légèrement revues.
 
En fait, rien de tout cela ! Ou pas vraiment.
1. Il s’agissait non seulement de goûter mais surtout de cuisiner avec les conseils précieux et précis de Nicolas Boussin, meilleur ouvrier de France en pâtisserie en 2000.
2. Bien sûr, on a fait des crêpes ou plutôt des mini-pancakes Suzette mais aussi deux autres fabuleux desserts : un gratin de fruits d’hiver et un pain perdu. Car la marque, qui se donne une nouvelle personnalité avec la pimpante miss Suzette depuis quelque temps, a travaillé avec le chef pour imaginer des recettes modernisés, plutôt simples et savoureuses.

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Pour les trois, on a utilisé du Grand-Marnier en petite quantité et, moi qui ne suis en général pas trop fan de l’alcool dans les desserts, je dois avouer que cela renforce et prolonge très plaisamment le goût. Le gratin de fruits d’hiver était une merveille d’onctuosité légère (enfin, celui du chef, le mien était moins réussi pour cause de blancs battus trop longtemps !). Les pancakes avec sauce Suzette et glace au Grand-Marnier étaient une tuerie (ce n'est pas trop mon style de parler comme ça mais le mot est vraiment adéquat !). Tout cela est à refaire d'urgence pour le partager autour de moi !

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 Quant au cocktail que l’on m’a servi à mon arrivée (Grand-Marnier-ginger ale-citron), c’était un délice (A CONSOMMER AVEC MODERATION !) et je me vois bien l’inscrire dans mes classiques de l’apéritif.

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Bref, quel agréable moment dans la bonne humeur et la gourmandise, avec une compagnie super pêchue, Audrey, Hélène, Marine et Sandrine. Merci beaucoup à l’agence BMRP et à Grand-Marnier pour l’invitation et à Nicolas Boussin pour sa disponibilité.
 
Bien sûr, vous êtes un peu jaloux mais comme vous avez quand même de la chance, les recettes sont ! Ou alors, encore mieux, celle des pancakes Suzette par le chef, en video (avec la super astuce du papier sulfurisé !).

Ps : je me rends compte que je vous parle souvent souvenirs en ce moment. Rassurez-vous, je vis beaucoup dans le présent (et je vous invite à en faire autant !) mais parfois un petit événement fait resurgir très ponctuellement quelques agréables souvenirs et je suis ravie de les partager s'ils peuvent faire de même pour vous.
 
Et vous, vous avez fait/mangé des crêpes ce week-end de Chandeleur ? Ou vous préférez les crêpes en toute liberté ?

15/01/2013

Une foodista au Japon, elle ferait quoi ?

Si j'étais une foodista en vadrouille au Japon,

- je sillonnerais longuement les allées des sous-sols des "depatos" (grands magasins), toujours curieuse et prête à accepter de goûter les nombreux mets proposés : tsukemono, tofu, miso, thé, crackers, mini-poissons, algues, ... à m'émerveiller de la variété des aliments et de la beauté des bento ;

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- j'irais me détendre et me désaltérer chez Higashiya, dans le quartier de Ginza à Tokyo, un salon de thé moderne où l'on propose non seulement différentes variétés de thé et de délicieux gâteaux mais des boissons originales et de saison telles qu'un thé bancha et pomme, une infusion de feuilles de kaki, un thé sencha et kumquats ;

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- j'irais faire un tour à Kappabashi, le quartier des ustensiles de cuisine pour professionnels et je m'informerai sur les ustensiles fabriqués par des artisans, en hésitant à les acquérir vu leurs prix. Et je craquerai pour quelques emporte-pièces en me demandant si je vais vraiment les utiliser ;

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- je m'amuserais de voir des cours de pâtisserie très occidentale dans une galerie commerciale chic ;

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- je me laisserais entraîner chez le Rose Bakery local, aussi bio qu'à Paris, par notre ami de Tokyo qui aime parfois manger occidental à force d'être en Asie et qui connait toutes les bonnes adresses ;

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- je m'émerveillerais de la merveilleuse et inimitable tendreté du boeuf de Kobe qui mérite bien sa réputation (et son prix !) ;

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- j'apprécierais quand on me donne une vraie racine de wasabi pour en râper moi-même la quantité dont j'ai envie ;

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Bon, je ne suis peut-être pas vraiment une foodista et pourtant tout ça je l'ai fait !

28/08/2012

Voilà la Minute gourmande !

Je vous présente la Minute Gourmande, un nouveau rendez-vous audio pour varier les plaisirs !

Chaque semaine, je vous parlerai en une minute d'un sujet lié à l'alimentation, aux repas, au corps et à tout ce qui fait mon activité et qui soit susceptible de vous intéresser.

La Minute Gourmande sera disponible sur ce blog ainsi que sur twitter et facebook.

La Minute Gourmande du 28 août 2012 (cliquez pour la lancer) : Retour de vacances

 A très bientôt pour une autre Minute Gourmande !

PS1 : l'idée m'est venue il y a quelque temps à l'écoute des "Minute du Freelance" de Dominique, freelance tout-terrain, créateur du Blog du Freelance

PS2 : @DL : merci de votre message hier, c'était un billet-test qui s'est visiblement retrouvé en ligne trop tôt (même contenu) !

23/08/2012

Balade à Marseille, gourmande bien sûr !

A la fin de ma calme "retraite", j'ai quand même fait une escapade de quelques heures à Marseille puisque j'étais toute proche. Cela faisait bien 10 ans ou plus que je n'y avais pas mis les pieds. A l'époque, notre visite avait notamment un but architectural : visiter (et dormir dans) la Cité Radieuse de Le Corbusier. Le restaurant Le Ventre de l'architecte (nom bien trouvé !) n'existait pas alors en ce lieu et nous nous étions rabattus (terme tout à fait inapproprié...) sur un restaurant pas encore étoilé et alors abordable, "Une Table au Sud" du chef Lionel Levy, qui nous avait ravis.

Mes pérégrinations furent cette fois à but essentiellement gourmand mais c'est aussi un prétexte car la quête de telle ou telle boutique permet de découvrir certains aspects d'une ville pas forcément les plus touristiques. Je m'étais renseignée pour quelques adresses auprès d'une ex-marseillaise, la très connaisseuse Esterelle, et du blog d'une actuelle résidente (quand ses multiples activités ne la mènent pas par monts et par vaux !), Cécile "Sofoodsogood". Merci à elles !

Mes pas m'ont donc conduit vers deux fabricants de navettes, afin de prévoir une dégustation comparative de cette spécialité marseillaise : le four des navettes de St Victor, plus ancienne boulangerie de Marseille (1781), et les navettes des Accoules de José Orsoni.

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J'en ai aussi profité pour faire quelques provisions de croquants aux amandes, voulant explorer leurs similitudes ou différences avec les biscotti italiens (d'autant que les navettes, c'est surtout pour faire plaisir, n'en étant pas moi-même mega-fan).

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A proximité de ce deuxième fabricant, je me suis offert une glace chez le Glacier du Roi aux prix à peine plus démocratique qu'à Paris : 2 euros pour un parfum. A défaut de la noisette qui me tentait mais manquait à l'appel, j'ai choisi un sorbet framboise, bon mais qui ne donnait pas l'impression de croquer dans du fruit glacé comme on le trouve parfois.

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J'ai aussi déjeuné dans la ville et, laissant faire le hasard, je suis tombée sur un petit restaurant sans prétention, Le "Déjeuner en ville" mais dont la cuisine couleur locale m'a bien plus satisfaite que les repas des jours précédents : des légumes farcis (même un peu trop cuits) et de la brousse au miel de châtaignier (plat-dessert 13 euros).

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Ce repas fut d'autant plus sympathique que les occupants des deux autres tables prises, un couple anglais et un couple marseillais, avaient décidé de converser et il y eut donc discussion générale, chef y compris, dans ce petit restaurant. Vive la convivialité !

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Pour faire passer tout ça, je serais bien allée me ravitailler à l'Herboristerie du Père Blaise mais j'avais vu que c'était fermé.

Pour satisfaire mon odorat, j'ai aussi découvert au hasard de la balade un joli parfumeur, L'Eau de Cassis. J'ai cru à un parfum au cassis qui m'aurait sans doute ravie, mais il s'agit bien sûr de la ville de Cassis et d'un très vieux parfum remis au goût du jour. Pour rester dans une note fruitée (toujours la gourmandise !), je suis repartie avec de petits flacons à base d'agrumes et de figues, fort agréables. 

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Et sinon, Marseille, c'est aussi cela...

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Au revoir Marseille, et promis, je n'attendrai pas aussi longtemps pour revenir !

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NB : sur le site des navettes de St Victor, j'ai trouvé les ingrédients constituant ce simple biscuit et j'ai eu la surprise de découvrir que, dans cette recette censée être la même depuis l'origine, on trouve de la margarine allégée. Ses composants détaillés sont fournis : huiles et graisses végétales raffinées partiellement hydrogénées ; eau ; sel ; émulsifiants : mono et diglycérides d'acides gras E471, lécithines E322 (avec dérivés du soja) ; acidifiant : acide citrique E330 ; conservateur : sorbate de potassium e202 ; sucre ; arômes (avec dérivés du lait) ; colorant : b-carotène E160a... Or, la margarine n'existait pas en 1781 (c'est une découverte du milieu du 19ème siècle) et encore moins allégée ! Je les ai interrogés et leur réponse s'est faite en deux temps pas vraiment cohérents:

1. "La margarine a toujours été utilisée dans la fabrication de la navette. Par transparence pour le client nous indiquons tout ce qui la compose, mais rien n’a été changé".

2. puis, suite à mon étonnement : "Tout simplement car avec le temps les produits évoluent".

Bon, que cela ne vous empêche pas de manger des navettes...avec modération.

21/08/2012

Bal et Bon : bel et bon !

En ce mois d'août, de nombreux restaurants sont fermés. Mais au hasard des inspirations gourmandes, des envies de découvrir ou de retrouver, il y a bien moyen de se régaler dans de styles fort différents. Deux exemples, que le hasard m'a fait visiter le même jour...

Cela faisait ainsi quelques mois que j'avais envie de découvrir le Bal, un lieu tendance à la fois restaurant, bar, lieu d'expos, cinéma, ... près de la place Clichy. Super, un déjeuner se présente et en plus, il fait plutôt beau, on peut profiter de la terrasse.

La cuisine est réalisée par des anglaises (cette influence est plus ou moins marquée selon les plats), alors autant choisir un plat typique : un "bacon and rabbit pie" (rabbit : lapin pour les non anglophones). C'est tres bon, la viande est fondante, le mélange savoureux et pas trop copieux. Ce qui permet un dessert, une des spécialités de la maison, ce sera un muffin citron-pêche, tout moelleux. Un repas globalement plaisant.

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Dans un autre style, j'avais un délicieux souvenir de Bon Kushikatsu, qui avait fait partie de notre périple nippon et festif d'il y a quelques mois. Heureuse donc d'y retourner pour me plonger dans une atmosphère très japonaise, pleine de retenue et d'élégance. Ce fut un défilé de bouchées toutes délicates, étonnantes, délicieuses, voyageant entre Orient et Occident, entre terre et mer, entre croustillant et fondant. On a beau les déguster avec toute l'attention requise, souvent, on aimerait en avoir un peu plus. Mais ce serait trop car il y en quinze qui se succèdent, plus quelques sobas et le traditionnel trio riz-soupe-tsukemono. C'est cher mais c'est vraiment un moment de haute "gourmetise" (pour employer le terme de Sophie que j'aurais aimé inventé !).

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 Le Bal Café, 6 impasse de la Défense, Paris 18ème, 01 44 70 75 51.

Bon Kushikatsu, 24 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème, 01 43 38 82 27.

01/07/2012

Le blog se met à l'heure d'été

vacances, été, programme d'été, diététicienne gourmande, plaisir de mangerInspiré par toutes ces émissions, ces animateurs, ces programmes de télé, de radio, ces rubriques de journaux, qui peu à peu s'arrêtent au fil des semaines, prennent congé pour deux longs mois, remplacés par plus léger, plus décontracté, plus "second couteau", ... le blog a décidé également de passer à un programme estival en juillet-août.

Ce qui veut dire qu'on trouvera au menu :

- des publications moins régulières, selon l'inspiration du moment ;

- les résultats du Concours de la Plus Belle Assiette Composée (c'est terminé !), avec publication des gagnants notamment ;

- quelques plaisirs gourmands estivaux pêchés ici ou là ;

- des petits quiz alimentaires pour défaire quelques croyances ;

- une rétrospective de quelques billets incontournables ou particulièrement de saison ;

- quelques incursions hors des sentiers alimentaires.

 

A tous, un très bel été !

 

 

 

12/06/2012

Escapade malouine et gourmande : un régal !

Cette fin de semaine, j'étais partie à St Malo pour les Journées annuelles de l'AFDN, l'association française des diététiciens-nutritionnistes (dont je ne partage pas toutes les idées quand elles sont trop rigoureusement diététiques). Deux jours de conférences et d'échanges sur différents thèmes ayant trait à l'alimentation et à la prise en charge de différentes pathologies. Tout cela teinté en partie cette année d'une orientation maritime (poisson, algues, ...) en accord avec le lieu.

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Je reviendrai prochainement sur des éléments des conférences qui pourraient vous intéresser. Le but, c'était aussi de prolonger par un week-end maritime et gourmand à St Malo et Cancale, lieux que nous aimons beaucoup (j'ai constaté avec amusement qu'on avait déjà fait ce voyage en 2008 et 2010).

Autant les deux jours de séminaire ne furent pas d'un grand intérêt gustatif ("panier repas" avec salade de riz ou sandwich insipides), à l'exception de plaisants petits déjeuners café-tartines très matinaux en terrasse (avec beurre Bordier bien sûr puisqu'il est malouin !),

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autant nous nous sommes largement rattrapés les jours suivants !

Première étape : le restaurant Le Cambusier à St Malo. Inconnu de moi jusqu'à l'éloge de Francois-Régis Gaudry dans son émission "On va déguster" le dimanche précédent sur France Inter. Je suis souvent en accord avec ses préférences gastronomiques et j'ai donc décidé de lui faire confiance, ravie que le hasard du calendrier me permette de tester sans tarder une de ses adresses hors Paris. C'est un lieu charmant par son décor, son accueil et aussi sa cuisine. Je me suis régalée de bout en bout avec un délicat tartare de thon au soja avec une écume d'huitre, un 1/2 homard breton à l'estragon (c'est la pleine saison de cette merveille des mers), une tarte au citron acidulée et onctueuse avec une "vinaigrette" citron-vanille.

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Deuxième étape : retour à la Table de Breizh, qu'on avait découvert avec délice en 2010 alors qu'elle venait d'ouvrir sous la houlette d'un chef japonais. C'est un restaurant qui se positionne maintenant assez luxueusement. C'était menu imposé "Image du Japon et de la Bretagne" en deux versions, on a pris la plus "raisonnable" (quantitativement et financièrement) qui consistait en 5 plats dont le total n'a pas pesé sur l'estomac (tant mieux selon moi mais certains préféreraient sans doute des portions plus copieuses...).

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C'était fin, délicat, raffiné, original*, des plats tous merveilleux et un chef très minutieux comme le sont souvent les Japonais. Une soupe d'oignons avec huitre, du bar et du homard de Chausey (qui a permis une belle discussion gourmande avec nos voisines du cru), du lapereau confit, du poulet, du foie gras et un dessert à la hauteur du reste. C'est beaucoup beaucoup mieux que de nombreux restaurants parisiens à la mode, voire étoilés... Le menu est ici (signalétique coquillage)

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Troisième étape : Le Coquillage, l'antre du grand chef Olivier Roellinger (il supervise le lieu depuis qu'il a fermé son restaurant 3 étoiles). Il y a un menu "Grand Choix de la Baie"dans lequel selon l'appétit on peut choisir entrée-plat-dessert ou "seulement" plat-dessert car il est important de se garder une place notable pour profiter de la très généreuse roulante des desserts. Je me suis régalée de plats merveilleusement parfumés (une "lotte translucide, huile d'agrumes, fleur du soleil et pousses de printemps", un "blanc de barbue, jus d'herbes de l'estran, huile d'olive de Fulvio et wakamé malouin") car ce grand chef est vraiment le roi des épices.

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Sans oublier quelques desserts de la roulante bien chargée : mes envies se sont tournées surtout vers des fruits : fraises et glace au fromage blanc, salade exotique, verrine de rhubarbe et mascarpone et, incontournable, une petite part du mille-feuilles absolument délicieux (alors que je n'en suis habituellement pas très fan).

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Pendant ces quelques jours, il y a eu aussi du far aux pruneaux, des crevettes, des langoustines, des huîtres, des crêpes, de bons vins, beaucoup de contemplation de la mer dans toutes ses nuances et ses humeurs et, absolument partout (commerces, taxis, hôtels, restaurants, bars, ...), la merveilleuse gentillesse et bonne humeur des Malouins.

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Tellement bon et frais qu'il ne faut surtout rien ajouter !

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Bon, pourquoi est-je que je vous raconte tout ça ? Pas seulement pour vous faire saliver ! Vous vous rappelez que je vous dis de temps en temps qu'il ne faut pas accuser le restaurant (ou les vacances gastronomiques) de faire grossir. Expériences à l'appui. Je me suis fait ainsi plaisir sans restriction, j'ai mangé ce dont j'avais envie, je ne me suis pas privée de mets sucrés ni de pain, j'ai bu du vin. Conclusion sur la balance (qui m'est utile pour ce type d'expériences) : pas la moindre variation de poids ! Et je vous promets que je n'ai pas un métabolisme d'athlète !

La clé : ne pas chercher à tout goûter sous prétexte qu'on est dans un lieu inhabituel, écouter ses envies pour se faire plaisir, savourer avec attention pour ne pas être frustré (e) et réguler après un éventuel repas trop copieux en attendant le retour de la faim.

Et vous, vous faites comment quand vous êtes en week-end loin de chez vous ?

 

Le Cambusier, 6 rue des Cordiers, St Malo, 02 99 20 18 42

La Table de Breizh, 7 quai Thomas, Cancale, 02 99 89 56 46

Le Coquillage, Château Richeux, Le Buot, St Méloir des Ondes, 02 99 89 64 76.

05/05/2012

Quand on aime les desserts, on pense à leur garder une place...

Lundi dernier, journée tranquille. Expo, balade, on se demande où déjeuner. On pense au Mansart, pas loin. Je me demande ce que je vais prendre. Le hamburger ? J'y ai déjà goûté et ce plat copieux et bon m'avait largement rassasiée. Il en aurait été de même cette fois et j'aurai encore raté une occasion de goûter un dessert, comme j'aime le faire parfois.

Du coup, j'ai préféré prendre une entrée pour me réserver une place : un demi-bagel aux sardines et petits légumes, tout à fait honnête dans son mélange de parfums et de textures.

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Ce qui m'a permis, comme je l'imaginais, d'avoir encore faim pour un dessert, en l'occurence un Paris-Brest. La pâte à choux me parait un peu sèche mais finalement cela contraste bien avec l'onctueuse crème à la noisette qui est vraiment délicieuse.

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Au global, un bon repas justement nourrisant, que d'aucuns jugeront peut-être peu équilibré : je leur rappelle que l'équilibre nutritionnel se fait sur la durée !

Et vous, si vous aimez les desserts, prévoyez-vous le reste du repas pour leur faire une place à leur mesure ?

Le Mansart, 1 rue Mansart, Paris 9ème, 9h-2h