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19/02/2013

J'ai testé pour vous... la vie sans gluten !

Cela fait pas mal de temps que j'ai l'intention de vous parler du gluten. Car le thème est très souvent sur le tapis, donne lieu à débats et les voix anti-gluten sont de plus en plus nombreuses. Encore davantage ces dernières semaines. D'où des interrogations, une certaine confusion Je vais y revenir.

Mais d'abord, comme je l'avais fait pour le lait, j'ai eu envie de me livrer à une petite expérience personnelle. Je viendrai donc à des réflexions plus générales ensuite, c'est pourquoi je vous demanderai si possible de réserver vos commentaires et questions plutôt aux prochains jours où je donnerai notamment la parole à des personne particulièrement concernées. Vous y trouverez peut-être des réponses à vos préoccupations.

Je disais donc que j'ai voulu me mettre dans la peau d'une personne qui arrête le gluten. Je n'en attendais pas de bienfait physique car je n'avais conscience d'aucun inconfort lié à ma consommation, assez importante, de gluten (pain, pâtes, céréales). Ce qui m'intéressait surtout c'était de voir l'impact psychologique d'une telle décision, quelles contraintes, difficultés on rencontre, comment en parler, comment gérer les sorties....

Le gluten est bien présent dans mon alimentation, tous les jours, presque à chaque repas : des céréales diverses le matin, du pain très régulièrement, des pâtes souvent et aussi pizza, biscuits, pâtisseries. Il fallait donc trouver quelques aliments de substitution. Je n'étais en revanche pas trop inquiète quant au besoin de pister le gluten et ses traces dans les produits car je suis assez peu consommatrice de produits industriels.  L'expérience a duré une huitaine de jours (en fait 10 jours mais avec une interruption car je n'ai pas pu résister à l'appel de Miss Suzette !), durée très courte, car cela aurait été difficile d'obtenir l'assentiment de Monsieur pour une longue période (j'ai d'ailleurs profité en partie d'une courte absence de sa part).

J'avais décidé de ne rien changer à mes habitudes de vie : des déjeuners mi-préparés maison mi- extérieurs, quelques sollicitations externes, ... Alors, voilà comment cela s'est passé :

J0 : constitution de provisions particulières au magasin bio :
- du "pain des fleurs" : la plupart des personnes arrêtant leur consommation de gluten connaissent ces petites "biscottes" à base de farine de sarrasin. Objectif : remplacer le pain en cas de besoin.
- du tamarin pour remplacer la sauce soja qui, même venue directement du Japon, contient blé et orge, pour cuisiner japonais éventuellement.
- du muesli sans gluten. Je prévois des petits déjeuners à base de smoothie certains jours mais ce muesli pourra remplacer d'autres mélanges de céréales pour les petits déjeuners de semaine.
C'est tout. Pour le reste, il y a viande, poisson, oeufs, riz, lentilles, légumes, fruits, laitages disponibles : de nombreux aliments sans gluten qui font partie de mon alimentation.

Au petit déjeuner, j'ai alterné smoothie, pain des fleurs et confiture, muesli et fruits. Ce muesli n'est pas mauvais (et garanti sans traces, c'était le seul, j'ai soigneusement lu toutes les étiquettes).

J1 :
Déjeuner : repas à l'extérieur dans un restaurant asiatique : des raviolis chinois (farine de riz) et des crudités, pas de certitude absolue sur l'absence de gluten, j'ai oublié de poser la question.
Soir : Monsieur cuisine : riz japonais avec oeuf-saumon- légumes, sans sauce ajoutée.

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J2 :
Déjeuner et déjeuner à la maison : riz, poisson, légumes.

J3 : cette journée apparait plus compliquée...
Déjeuner : je suis en colloque au Cnit à la Défense. Je me suis posée la question d'apporter mon repas mais ce n'était pas pratique et en général c'est le genre d'occasions où je rencontre des collègues notamment au déjeuner. Je n'ai pas envie de rater cette occasion de convivialité, en espérant éventuellement faire steak-pommes de terre à l'Hippo... En fait, le hasard de la conversation a fait que j'ai dû "avouer" mes pratiques à mes collègues. Elles ont été très compréhensives et prêtes à s'adapter, en évitant par exemple la pizzeria ! Finalement, c'est surtout les places disponibles qui nous orientent et on se retrouve chez Cojean. Soulagement de la "no gluten girl" ! Non seulement il y a des choix variés mais j'avais observé qu'il y a désormais des plats clairement étiquetés sans gluten (épi de blé barré), tendance oblige ! Je prends donc une salade de lentilles à la grenade et un riz au lait au caramel ainsi qu'un smoothie. C'est bon et il n'y a pas de sentiment d'exclusion.

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En fin de journée, je suis invitée à une animation crêpes pour la Chandeleur : peu probable qu'il y ait des crêpes sans gluten. Vais-je refuser de manger ou passer outre l'interdit ? Je décide d'y aller, je verrai bien. Eh bien, j'avais mal compris, on est peu nombreux et je peux difficilement faire l'impasse (voir plus haut) ! A minima, avec juste une tranche de pain perdu et deux petites crêpes, mais difficile de faire autrement à partir du moment où j'avais décidé d'y aller. J'aurais dû m'abstenir...

J4 (samedi) :
Déjeuner extérieur, je décide de tenter NoGlu, nouveau lieu très couru. Mais il n'y a déjà plus de place, je fais quelques achats (dont du granola pour varier les petits déjeuners) et je me replie au Café Pinson, autre nouveau spot très mode. C'est plein d'une clientèle branchée dont une bonne partie n'a pas l'air obligée de manger sans gluten. D'ailleurs il y a du pain normal, ce qui m'étonne un peu (ce n'est en fait pas un lieu totalement sans gluten). Le lieu propose aussi beaucoup de plats "vegan". Je mange un bouillon au miso et légumes, une tartelette aux champignons et une sorte de cheesecake au tofu et aux noix de cajou. C'est plutôt bon mais je préfère quand même une vraie pâte à tarte par exemple. En fait, le meilleur est pour la fin : un café "noisette" au lait d'amande, très plaisant, une idée à retenir. L'accueil est sympathique, le lieu cosy mais pas de quoi s'emballer, sauf si on est obligé (e). Et je trouve assez paradoxal de voir ma voisine déjeuner les yeux rivés sur son téléphone : à quoi bon manger ce qu'on pense être sain pour se faire du bien si on ne fait pas aussi une vraie pause ?!

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Dîner à la maison : poisson et épinards.

J5 (dimanche)
Je suis seule et je me suis concoctée un appétissant brunch sans gluten : le "défi" m'a amusée et je ne me suis pas sentie privée d'une bonne tartine : il y avait un scone acheté chez No Glu, du saumon fumé, un oeuf, un yaourt avec du granola, une salade de fruits, un jus de pamplemousse. Et une part d'un gâteau que j'ai improvisé sur le moment : un gâteau au yaourt avec un mélange de farine de châtaigne et de maizena avec du bicarbonate à la place de la levure (car celle-ci contient du blé), à la texture très agréable. En fait, c'était trop copieux, je n'ai pas tout mangé !

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Dîner : une soupe de légumes

J6
Déjeuner : un bento avec salade de quinoa-potimarron-chèvre-noisette, une délicieuse recette  de Pascale Weeks. Je dois avouer que j'ai vérifié ensuite en magasin l'étiquette du quinoa et elle mentionne la possibilité de traces de gluten.

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Le soir, j'ai une réunion de l'association GROS. En général, il y a du pain, du fromage, des cakes salés ou sucrés. Je n'ai pas vraiment le temps de manger un en-cas avant, je verrai. Finalement j'ai un peu faim mais il n'y a pas de fromage, seulement un gâteau au chocolat, auquel je résiste, je mange deux petits chocolats. Il y a un peu de frustration car le gâteau paraissait très bon et surtout j'ai très faim en rentrant fort tard, bien trop tard pour cuisiner. Du coup je mange une banane et quelques "crackers" Pain des fleurs.

J7
Je dois faire un déjeuner très rapide avant de partir animer un atelier : ce sera sardines et riz + un fruit.
Au dîner, je mange de la soupe, faite avec le reste du potimarron.

J8
Je déjeuner tardivement avec un reste de soupe, du saumon et du quinoa.
Au dîner, Monsieur, compréhensif, a fait un repas sans gluten et délicieux : de la polenta à la ricotta et aux épinards, avec une salade.

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J9
J'ai le temps de déjeuner à l'extérieur et j'ai repéré le Biosphere Café, pas trop loin de mon bureau, qui se présente comme un restaurant sans gluten. Malheureusement, je trouve porte close, c'est fermé pour quelques jours et cela parait être en fait essentiellement une crêperie qui sert des galettes de sarrasin (pas vraiment nouveau !). A proximité, je vois surtout pâtes et sandwiches, je me replie en métro chez Noglu où je prends une formule plat-dessert (pas donnée !) : cabillaud au coulis de poivron avec des pois gourmands (un plat très classique comme on pourrait trouver ailleurs, très bon), une part de gâteau citron-framboise (à la farine de riz et aux amandes) trop sucré à mon goût. Il y a du pain à la farine de pois chiches à la texture mousseuse.

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Dîner à la maison : du poulet au pamplemousse.

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Déjeuner : un bento avec poulet et lentilles et de la mangue.
Diner japonais (Monsieur en cuisine) : galettes tofu-légumes, riz, épinards.

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Fin de l'expérience. Petit bilan :

- comme je l'avais imaginé, je n'ai pas ressenti de changement particulier sur le plan physique, digestif, ... étant donnée la situation de départ.

- ce n'est pas trop difficile à mener quand on cuisine beaucoup car on achète des aliments bien repérés. La durée était trop limitée pour ressentir une vraie frustration ou de la monotonie. Mais il me parait pénible et compliqué de se passer durablement de pain, que ce soit en accompagnement ou sous forme de sandwich quand on a peu de temps, et pas agréable de se passer de pâtes. Sans compter que manger sans gluten est probablement plus coûteux.

- pour manger à l'extérieur, cela se complique, surtout si on n'habite pas Paris. Bien sûr, on peut aller manger un plat de viande ou de poisson dans n'importe quel restaurant ou brasserie mais si on veut être très vigilant(e) sur la composition, que sait-on des sauces, ... ? Quant aux restaurants goûtés, ils ne m'ont pas suffisamment emballée a priori pour que j'y retourne et ils sont peu nombreux.

- cela n'est pas facile dans un contexte de vie en société. En parler risque de susciter des discussions. A-t-on envie de se justifier ? Certes, c'était sûrement plus compliqué avant. Aujourd'hui, le sujet est davantage connu et parfois on peut même avoir envie de défendre ce mode de vie. Mais on peut craindre des réactions d'incompréhension voire d'agressivité de la part de sceptiques. Quant au couple, que se passe-t-il à la longue si l'un continue à manger du gluten et l'autre pas ? Comme certaines personnes qui font des régimes, on s'habitue probablement à faire des repas différents avec une perte de convivialité.

En fait, le principal inconvénient qui m'est apparu, c'est de devoir renoncer à une alimentation intuitive où l'on mange selon ses envies, sans "se prendre la tête".

Alors, tout cela n'est pas drôle quand on y est obligé pour raison médicale. Mais pourquoi se l'imposer si on n'y est pas obligé(e) ? Pour un mieux-être ? Je reviens sur tout cela dans les prochains jours, patience !


 

30/05/2012

Déjeuner au soleil, pourquoi pas un sandwich ?

Quand il fait beau, on a envie d'en profiter, de déjeuner dehors, de faire une vraie pause détente. Plutôt que de s'attabler en terrasse pour un prix souvent exhorbitant ou d'acheter un sandwich moyen et au contenu imposé dans une boulangerie, on pourrait préparer son déjeuner nomade soi-même, non ?

Pas forcément un bento, qui demande plus de temps, mais plutôt notre traditionnel sandwich, qui peut être délicieux quand il est fait maison.

Précision diététique : pas d'inquiétude à manger un sandwich de temps en temps. Dans votre esprit, cela ne constitue sans doute pas ce que vous imaginez être un "déjeuner équilibré". Mais rassurez-vous, l'équilibre nutritionnel se fait sur la durée. L'important, c'est que le sandwich soit :

- savoureux au goût car le plaisir du repas est important pour se sentir rassasié(e),

- donc varié dans ses ingrédients pour avoir une diversité de parfums, de textures,

- pratique à manger (pas de sauce qui dégouline ou d'ingrédients qui s'échappent),

- nourrissant pour constituer un repas (on peut le compléter si besoin, par un fruit ou un dessert lacté par exemple),

Les combinaisons sont multiples et à adapter selon les ingrédients qu'on a chez soi, sans hésiter à tester des mélanges. Quelques exemples :

- saumon fumé-concombre-fromage frais-graines germées,

- bresaola-artichaut-parmesan,

- bresaola, ricotta, aubergines grillées, roquette, basilic,

- concombre-oeuf-moutarde-salade

- jambon de Parme-artichaut-roquette,

- filets de maquereau ou sardine, fromage frais, tomates, concombre, basilic,

- poulet-tomates-salade,

- jambon cru-ratatouille,

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J'aime bien ajouter une poignée de graines germées quand j'en ai sous la main car cela apporte goût piquant et croquant, sans compter que c'est aussi de saines vitamines à manger.

En résumé, un délicieux sandwich, ce serait :

- un bon pain pas ramollo,

- un "tartinage" : fromage frais, chèvre, beurre, caviar d'aubergines, mousse de légumes ou de thon, ...

- une source de protéines pour le rassasiement : jambon cru ou cuit, poulet, rosbeef, bresaola, viande des Grisons, oeuf dur, saumon fumé, thon, crevettes, crabe, ...

- des légumes crus ou cuits : tomate, concombre, radis, carottes râpées, laitue, roquette, épinards, artichaut, aubergine, courgette, fenouil, champignons, avocat, ...

- des herbes, des graines germées, des cornichons, ...

Le jambon-beurre, ça n'est pas interdit mais un peu monotone je trouve !

Et surtout, on ne le mange en marchant, on se pose dans un endroit calme et plaisant et on prend le temps de le savourer.

Si vous voulez d'autres recettes, il y en a plein sur ce site spécialisé, qui ont l'air plutôt sympa (je n'ai pas testé).

Et vous, vous en faites, des sandwiches ?

NB : pour chez vous, pensez assiette composée ! Concours de la Plus Belle Assiette Composée : ne tardez pas, trois assiettes différentes proposées = trois chances de gagner / clôture le 30 juin !

 

 

05/12/2011

Pourquoi faudrait-il manger chaud en hiver ? (Ou un repas autour du pain)

Je vous parlais dimanche de la savoureuse miche de pain qui m'était arrivée de loin. Ayant envie d'en profiter de diverses façons, j'ai changé mon menu du lendemain et imaginé un repas autour du pain. Les idées qui me sont venues ont conduit à un repas froid, qui présentait l'avantage de pouvoir en partie être préparé à l'avance. Bien sûr, en ce moment, on pense plus spontanément à un bon pot au feu, à une soupe fumante, ... . Mais est-ce vraiment gênant de manger froid en hiver ?  On a la chance pour la majeure partie d'entre nous de vivre bien au chaud et de ne pas avoir besoin de compter sur la nourriture pour nous réchauffer. Alors, pourquoi pas un repas froid ? Je ne suis pas sûre de vous convaincre... toujours est-il que nous, nous nous sommes régalés avec une assiette gourmande et colorée.

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Il y avait des poireaux vinaigrette (j'adore ça !), des carottes râpées à l'orange et au cumin, une salade de champignons poêlés, des fromages de saison (Vacherin et Comté 36 mois). Tout cela s'est fort bien accordé avec le pain et nous a ravis et rassasiés. Sans nous refroidir !

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement des plaisirs gourmands personnels. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

22/09/2011

Stop à la peur des féculents !

Très régulièrement, les femmes qui viennent me consulter, ayant une longue histoire de régimes, me racontent leur journée alimentaire ainsi : elles s'autorisent un peu de pain le matin, une mini-part de riz ou de pâtes le midi (et encore pas toujours) et surtout pas de féculents le soir : "on va les stocker !". Ou si cela arrive, cela crée un terrible sentiment de culpabilité, si elles ont mangé par exemple des pâtes un soir (parce c'était le conjoint qui cuisinait ou qu'il n'y avait vraiment rien d'autre dans les placards).

Cela montre une quasi-phobie des féculents entretenue depuis des années par de très nombreux régimes. On diabolise ces pauvres aliments (comme le gras). Or, notre corps a besoin de l'énergie et des apports nutritifs qu'ils fournissent et il n'y a aucune raison de s'en passer. Ce qui compte pour perdre du poids, c'est de diminuer son apport calorique global, indépendamment du type d'aliments, notamment en revenant à l'écoute de ses sensations. Donc, la question n'est pas de manger les féculents à tel ou tel repas.

Pour ma part, les repas exempts de féculents sont plutôt rares et ceux-ci peuvent même souvent être au centre. C'est arrivé plusieurs fois ces derniers jours et je ne m'en plains pas ! Il y a eu par exemple :

- un original et délicieux risotto aux moules, fenouil et rougets concocté par mon chef privé italo-nippophile,

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- des galettes de pommes de terre. En effet, envie de faire plaisir à mon amateur de patates, je suis tombée sur une recette de galettes moelleuses de pommes de terre dans le livre Nature de Ducasse, souvent source de régals du week end (les recettes sont trop longues en général pour un soir de semaine). Il s'agit d'écraser des pommes de terre cuites comme pour une purée, puis de les mélanger avec farine, oeufs, crème, blancs d'oeufs et de faire ensuite cuire ce mélange sous forme de petites crêpes. Cela donne un plat complet étonnamment délicieux, y compris pour moi qui ne suis pas une grande passionnée de purée, sans doute parce que c'est plus ferme. Les galettes étaient accompagnées d'une salade d'herbes très parfumée comme cela est conseillé, à ma façon : un mesclun avec plein d'herbes que j'avais en stock, pas celles de la recette.

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- une soupe de pâtes udon, avec des algues wakame, un grand classique japonais.

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Et vous avez-vous parfois peur des féculents ?

06/05/2011

La meilleure baguette de Paris, je la connais bien !

Souvent, je vous parle du pain. Je vous rappelle que le pain ne fait pas grossir et je vous dis que j'aime en manger. Que je suis une mangeuse de pain hédoniste. Il faut dire que ce n'est pas trop difficile, tant je suis entourée de bonnes boulangeries. Depuis dix-quinze ans, il y a vraiment eu un renouveau de la baguette à Paris et Montmartre où j'habite est plutôt bien doté.

Cela s'est vérifié une nouvelle fois avec le "Grand Prix de la Baguette de tradition française de la Ville de Paris", qui a été remis  cette semaine. C'est un de mes boulangers habituels depuis près de vingt ans (tout cela ne nous rajeunit pas ;-)), Au Levain d'Antan, qui a gagné le prix. J'y achète souvent une "Baguette d'Antan" (celle qui a concouru), ou une "Campaillette" ou une "Sarmentine". Les pains sont variés, croustillants, savoureux. Le service est gentil, ils ont des horaires étendus, ce qui permet de trouver du pain en rentrant du boulot. Le seul hic, c'est que ce boulanger est fermé le week end (sauf pour l'Epiphanie et Pâques). Je comprends qu'il aspire à un peu de repos ! On se console car on a d'autres bons boulangers sous la main, par exemple le Grenier à Pain, rue des Abbesses, qui a reçu le prix en 2010 (mais la queue peut y être rhédibitoire), Gontran Cherrier, rue Caulaincourt (plus pour ses autres pains que pour la baguette), Coquelicot, place des Abbesses, parfois (mais souvent, le pain n'y est pas assez cuit à mon goût), et encore un autre très bon boulanger dont le nom m'échappe, dans le tournant de la rue Lepic.

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Et si on descend un peu plus bas vers le 9ème, il y a d'autres bons boulangers, Arnaud Delmontel, rue des Martyrs (une rue hautement gourmande) ou Rodolphe Landemaine, rue de Clichy.

N'accordons toutefois pas trop d'importance à ces prix. La baguette que livre un boulanger pour le concours est sans doute particulièrement choyée. Ne prenons pas cela pour un certificat de qualité idéale chaque jour mais faisons nous notre propre idée, allons goûter différentes baguettes dans notre quartier. De plus, nous avons chacun nos critères : pour ma part, j'aime une baguette bien croustillante, à la croûte épaisse, sans trop de mie. Ce n'est pas le cas de tout le monde.

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Au Levain d'Antan, j'aime aussi la "Sarmentine" pour ses parfums de sésame et ses quatre "croûtons" qui font des heureux !

Et vous, trouvez-vous une bonne baguette de pain près de chez vous ?

Plus d'informations sur le gagnant sur le site de Paris 

Au Levain d'Antan, 6 rue des Abbesses, Paris 18eme

A propos de pain, très bientôt, du 9 au 16 mai, c'est la Fête du Pain.

26/04/2011

Quel mangeur/se de pain êtes-vous ?

J'étais récemment à une table ronde organisée par l'Observatoire du Pain, à l'occasion de la sortie d'un livre du chercheur Abdu Gnaba, "Anthropologie des mangeurs de pain".

Probablement, comme l'immense majorité des Français, mangez-vous du pain régulièrement. Mais avez-vous déjà réfléchi à votre relation avec le pain ? Est-elle apaisée, solide, gourmande, curieuse, indifférente, tourmentée ? Ce dernier qualificatif car vous mangez peut-être parfois du pain avec culpabilité : comme on l'a évoqué ce jour-là, l'empreinte du message "le pain fait grossir", diffusé il y a 20 ou 30 ans est encore bien présente et perturbe la relation à cet aliment hautement familier.

Non, le pain ne fait pas grossir, c'est l'excès le problème. Oui, on en a besoin car c'est un féculent source d'énergie. De plus, il fait vraiment partie de notre culture, il est partout, c'est pratique et facile à manger, en accompagnement d'un repas ou comme ingrédient principal sous forme des sandwich ou de tartine. Et on peut manger tous les pains, la variété étant un plaisir. A vous de voir quel est la meilleure alliance entre ceux qui vous plaisent gustativement et qui sont doux pour votre activité digestive. 

Ce n'est pas forcément ce type de registres qu'a exploré Abdu Gnaba mais il a notamment dégagé une typologie des mangeurs de pain, sur la base des nombreux entretiens qu'il a menés. Même si le pain tend à nous rassembler et à faire partie de notre identité, il y a des habitudes et des modes de consommation différents. Je vous en donne les grandes lignes, de façon un peu schématique. On n'est pas obligé de se reconnaitre dans un profil ou un autre, on peut évidemment se trouver au carrefour de plusieurs types. 

L'Authentique est un mangeur de pain attaché à la tradition. Il a toujours du pain à ses repas qui restent structurés. En général, il s'agit des classiques : le gros pain ou la baguette.

Le Bipolaire (à ne pas confondre avec le trouble psychologique du même nom. On aurait pu trouver une autre appellation) est écartelé entre le respect de la tradition et l'envie d'innover, entre la baguette et les pains spéciaux qui ont fleuri ces dernières années.

Le Déphasé n'est pas gros consommateur de pain pour l'instant en liaison avec son mode de vie, et il est d'ailleurs assez indifférent à son alimentation en général. Il se tourne vers le basique/pratique : baguette courante ou pain industriel.

L'Errant n'est pas attaché au pain, ce n'est pas un pilier de son alimentation, il a tendance à le remplacer par des équivalents, pizza, beignet, mais éventuellement au détriment de l'équilibre nutritionnel. On l'imagine avoir un paquet de pain de mie industriel dans son placard plutôt que passer à la boulangerie tous les soirs.

L'Hédoniste est en quête de plaisir autour du pain, comme sans doute aussi pour d'autres nourritures. Il est toujours prêt à goûter de nouveaux pains qui vont satisfaire sa curiosité et ses sens. Il est sûrement bon client des pains spéciaux ou d'une baguette, mais de tradition, pas le modèle de base

Le Nomade a un rythme pressé et le pain s'insère dans son rythme de vie ici et là mais sans identité précise. Sans doute un client des sandwiches davantage que de la baguette familiale.

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Quelques-uns de mes plaisirs panifiés !

Pour ma part, j'adore le pain comme vous avez dû le remarquer si vous lisez ce blog depuis quelque temps. J'aime une baguette tradition bien croustillante, plutôt assez cuite. C'est elle que je privilgié quand je souhaite un pain plutôt neutre pour accompagner un repas. Mais j'aime aussi beaucoup goûter d'autres pains, aux céréales, au sésame, de seigle, complet ; le fabuleux pain au miso de Gontran Cherrier, le pain noir allemand ou la focaccia italienne, ... Du coup, c'est sans doute de l'"Hédoniste" que je suis la plus proche.

Et vous ? Vous vous reconnaissez ? Quel mangeur (se) de pain êtes-vous ?

24/12/2010

La gourmandise près de chez soi, c'est sympa

Quand on est gourmand (e), on est prêt à se déplacer un peu pour partir en quête de quelque produit d'exception qui satisfera la curiosité des papilles. Mais pas tous les jours. Ainsi, en matière de pain, un aliment que j'affectionne comme nombre d'entre vous sans doute, j'ai, à proximité de chez moi, plusieurs boulangeries de qualité qui font largement l'affaire pour une bonne baguette. Mais cela ne m'empêche pas occasionnellement d'aller faire un tour chez Du Pain et des Idées pour leur fameux "Pain des Amis" ou chez Des Gâteaux et du Pain notamment pour leur fabuleux pain noir genre pumpernickel ou leur moelleuse focaccia.

J'ai donc été intéressée quand j'ai entendu que le chic et branché Gontran Cherrier venait s'installer dans le 18eme arrondissement, rue Caulaincourt. Serait-il à la hauteur de sa notoriété ? Direction sa boulangerie pour en avoir le coeur net. Je regarde les pains, les viennoiseries, les quelques tartes salées et sucrées : tout est sérieusement appétissant. Gontran le boulanger est là et fait la mise en place. Il me parle de son pain de seigle au miso rouge, un pain qui excite ma curiosité. Bon, il faut faire un choix, de toute façon je reviendrai sans doute. je pars avec une baguette tradition toute croustillante, une tarte fine aux pommes et fruits secs très engageante et le fameux pain de seigle au miso rouge.

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J'ai goûté les trois et je me suis régalée : la baguette avait le bon goût qu'on attend d'elle et une croûte craquante, la tarte était une pure gourmandise (mais un peu sucrée à mon goût) et, pour couronner le tout, le pain de seigle au miso rouge était une merveille, sans doute ce que j'ai goûté de mieux en la matière depuis bien longtemps, avec une saveur douce et acide, une texture rustique, un vrai goût de seigle, une croûte bien épaisse. Besoin de rien pour l'accompagner mais un peu de beurre salé ne devrait pas être mal. Je crois que je reviendrai !

Boulangerie Gontran Cherrier, 22 rue Caulaincourt (angle rue Tourlaque), fermé le mercredi.

23/10/2010

Du pain, des idées... et des arômes (plaisir gourmand du 22 octobre)

Cela faisait bien longtemps que je voulais aller goûter le pain de Christophe Vasseur, le boulanger de "Du pain et des Idées". Parce que tout le monde en disait grand bien. Parce qu'il est axé sur le respect de la tradition pour fabriquer son pain et qu'il ne se disperse pas à faire de la pâtisserie, un autre métier. Parce que cela m'amusait aussi que ce soit un échappé du monde de l'entreprise comme moi, devenu boulanger un peu tardivement. Mais j'ai tardé car on a quand même tendance à acheter le plus souvent du pain près de chez soi !

C'est la dégustation d'un excellent pain venu de chez lui au restaurant Saturne qui m'a décidée à me rendre du côté du canal St Martin pour découvrir cette boulangerie. J'y vais à pied (une bonne marche !), j'ai très faim et je ne résiste pas à un chausson à la pomme fraîche qui me tend les bras. La particularité de ce chausson est qu'il contient une demi-pomme entière, qui fond délicieusement sous la dent.

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Mais surtout, je repars avec du pain plein les bras, dont le fameux Pain des amis. C'est une merveille parfumée, aux arômes fumés et grillés issus de la cuisson au feu de bois. C'est un bonheur d'y plonger son nez avant de le manger, c'est un pain comme on en mange rarement. L'important en boulangerie est de prendre son temps et la pâte de ce pain repose 30 heures ! Je découvre que le pâtissier Christophe Michalak a affirmé que c'était le meilleur pain du monde ! N'allons peut-être pas jusque là (comment juger ?!) mais vraiment, c'est un régal, une pure gourmandise.

Je suis un peu malheureuse pour les personnes en restriction, qui se privent de pain, en pensant que cela les ferait grossir, alors que le pain est vraiment un grand bonheur gustatif, pilier de notre gastronomie et que, comme pour tout aliment, tout est une question de quantité. Pour ma part, je m'en régale et je crois que je vais vite retourner faire un tour du côté de cette boulangerie charmeuse...

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Du Pain et des Idées, 34 rue Yves Toudic, Paris 10ème, ouvert du lundi au vendredi.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

18/05/2010

Pain et beurre : vive les plaisirs simples (plaisir gourmand du 17 mai)

P1010749.JPGAprès les gourmandises de la Côte d'Azur (ou plutôt son arrière-pays), retour à des plaisirs simples : pour satisfaire une bonne faim en revenant tardivement de l'aéroport, quoi de mieux qu'un peu de pain et de beurre, suivis d'une demi-pomme ? A condition que le pain et le beurre soient bons : un vrai beurre de qualité en quantité raisonnable qui vaut bien mieux qu'un pseudo-beurre allégé insipide. Cela était rassasiant énergétiquement et gustativement.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

12/05/2010

Aimons le pain !

pain_seigle.jpgEn ce moment (du 10 au 17 mai), c'est la Fête du pain. On n'a pas besoin de me convaincre de manger du pain, j'adore ça et je pourrai difficilement m'en passer. Mais certaines personnes, des femmes notamment, croient que le pain fait grossir. Non ! Aucun aliment ne fait grossir ou maigrir, tout dépend de la quantité qu'on en mange au regard de nos besoins énergétiques. Le pain est un féculent et nous en avons grandement besoin pour fournir de l'énergie durable à notre corps et à notre cerveau. Ce n'est pas une raison pour en manger trop non plus : si on se jette sur la baguette le soir en rentrant, c'est peut-être qu'on n'a pas assez mangé la journée ou qu'on essaie ainsi d'évacuer son stress. Il y a d'autres solutions à trouver dans ces cas-là.
Donc, OK, fêtons le pain cette semaine, profitons-en par exemple pour découvrir de nouvelles boulangeries, d'autres pains mais ne l'oublions pas les autres semaines non plus.  Privilégions du bon pain de boulanger plutôt que des pains industriels tout ramollos ! Quel plaisir de manger une baguette croustillante mais on peut aussi par exemple faire trancher du pain frais et le congeler pour en avoir toujours à disposition. Et varions les plaisirs, en matière de pain, comme pour le reste de l'alimentation : baguette, pain aux céréales, seigle, complet, aux fruits secs, etc.