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31/12/2014

2014 : pas vraiment un bilan, juste quelques impressions

Les bilans en fin d'année, vous en avez probablement lu, vu, entendu ailleurs... Pas trop ma tasse de thé de vous infliger cela ici, même s'il est toujours intéressant de se retourner un peu vers le passé récent pour envisager l'avenir...

En 2014, j’ai accompagné de multiples personnes en difficulté avec leur alimentation, leur silhouette, en perte de repères sur comment manger, victimes des régimes qui perturbent le corps et la tête,  et je les ai aidées, ou j'ai essayé, à restaurer leur plaisir de manger et leur bien-être.

Ce que je retiens sinon, ce sont deux aspects :

1. J'ai réalisé que 2014 a été l'occasion de quelques amusantes premières fois, car il ne faut jamais dire "jamais" :

- mon premier achat de betterave crue, merci Esterelle (pour un jus quand même, pas pour la manger !),

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- ma première expérience de coing en cuisine, merci Clea et son joli livre,

- ma première régalade avec des choux de Bruxelles, merci le restaurant Semilla,

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- ma première culture de graines germées, essayée et adoptée, merci Laure Kié qui m'a convaincue via son livre,

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- mon premier cours de yoga, merci Mathilde qui n'y est sans doute pas pour rien.

2. Que de rencontres, discussions, partages encore cette année...Car plus j'avance, plus je suis convaincue que l'échange, la confrontation, le mélange, sont au cœur d'une vie joyeuse et passionnante.

Alors, merci Alessandra, Alice, Anna, Anne-Christelle, Anne-Laure, Aurélie, Barbara, Béatrice, Beena, Bénédicte, Betty, Brice, Brigitte, Camille(s), Carine, Caroline, Catherine, Céline, Christian, Christie, Christine, Christophe, Claire, Clotilde, Corinne, Edda, Elsa, Esterelle, Eva, Fiamma, Florence(s), Françoise, Frédérique, Gaëlle, Géraldine(s), Guillaume, Isabelle, Jean-Philippe, Jérôme, Julia, Karine(s), Keiko, Lauranie, Laure, Laurence(s), Laurent, Lucie, Marie(s), Marie-Christine, Marie-Claire, Marie-Laure(s), Marine(s), Marion(s), Mathilde, Myriam, Nathalie(s), Olivia, Olivier, Ona, Patricia, Philippe, Rachel, Roland, Sandrine, Sophie(s), Sylvaine, Sylvie, Thierry, Thomas, Valérie(s), Véronique, Xavier, Yasmine, plus toutes ces personnes croisées brièvement et d'autres que j'oublie, désolée, vous avez contribué à faire de 2014 une belle année. 

Et vous, quelles sont vos petites et grandes impressions de 2014 ?

20/12/2014

Belle fin d'année gourmande avec PEACE !

Non, je ne me mets pas à parler un étrange mélange franglais ! C'est plutôt, comme je l'ai déjà raconté, que je suis un peu trop fan des acronymes... Celui-ci m'est venu quand j'ai cherché une façon de vous parler des festivités à venir sans que cela soit exactement comme en 2013 ou en 2011. Pas facile ! Et le fond reste un peu le même, ne pas stresser avec ce que l'on mange et la peur de prendre des kilos.

Donc, une belle fin d'année gourmande avec PEACE cela veut dire :

Plaisir

Envies

Affirmation

Confort

Energie

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Vous hésitez ? 

Plaisir de mets inhabituels ou de bons plats maison qu'on a pris le temps de préparer. Plaisir de la convivialité familiale plutôt choisie que subie, ou, si l'on n'aime pas les festivités, d'une tranquille période où l'on traîne en pyjama et l'on mange ce que l'on veut, mets de réveillon ou pas du tout. 

Envies à suivre sans se contraindre à manger absolument comme les autres, pour privilégier ce que l'on préfère, en zappant certains plats si on ne les aime pas, sauf à créer un incident diplomatique.

Affirmation de ce que l'on a envie de manger et en quelle quantité, bien sûr pas toujours facile qu'il s'agisse de la famille, de la belle-famille, qui force un peu la main, mais l'on peut s'entraîner un peu à dire "non merci, c'était vraiment délicieux mais je n'ai plus faim", "merci, je ne me ressers pas, je préfère me réserver pour la suite"...

Confort de bien manger mais ne pas se gaver, d'attendre le retour de la faim si on a trop mangé, d'alterner repas copieux et légers pour ne pas perdre le plaisir de manger. Confort de sortir de table ravi(e) de son dîner plutôt qu'horriblement lourd(e) d'avoir vraiment exagéré.

Energie retrouvée au fil des jours si l'on peut profiter d'une petite pause de vacances pour se détendre, dormir suffisamment, prendre soin de soi, aller à son rythme...

Avec tout cela, je vous souhaite que la fin d'année soit savoureuse.

A lire aussi, les conseils de ma chère collègue Géraldine.

A bientôt !

Visuels Fotolia © RG & © RH10

01/12/2014

Novembre en quelques liens nourrissants

Le mois de novembre a été plutôt court pour moi car partiellement passé au Japon. A mon retour, assez chargé, j'ai quand même pris le temps de quelques lectures, dont je vous partage les liens, à choisir selon vos intérêts du moment.

Bien manger

Je suis amusée et attristée de ce récit de la guéguerre entre Ruche qui dit oui et AMAP. Ne vaudrait-il pas mieux surtout se réjouir de toutes les initiatives qui permettent de raccourcir les circuits d'approvisionnement et manger plus local ?

Une étude montre que les boissons light ne seraient pas vraiment recommandables (je ne suis pas étonnée !) et accroîtraient les risques de diabète.

Je n'ai pas attendu Serge Hercberg, initiateur du Programme National Nutrition Santé (PNNS), qui adoucit son discours au fil du temps (tant mieux !), pour insister sur le plaisir de manger et avoir une approche personnalisée !

 

Végétarisme, véganisme & co

Toujours soucieuse d'éviter les extrêmes et les simplifications excessives, j'apprécié cet article du site Bastamag sur la viande, les vegan et l'agro-alimentaire qui va à l'encontre des idées préconçues.

Je vous recommande aussi la lecture si possible du 1 Hebdo n°33 sur la question "Peut-on respecter les animaux et les manger ?"

J'ai bien aimé ce témoignage honnête d'une personne passée par le végétarisme et revenue à la viande et à une grande diversité alimentaire : à chacun(e) son parcours sans être trop sensible aux influences extérieures.

 

Paris

J'ai pris note de quelques adresses gourmandes récompensées, à découvrir peut-être, surtout celles du 9eme...

La Jeune Rue, ce vaste projet urbain et gastronomique, ne parait pas aller au mieux. Toujours eu une réticence malgré l'envie que j'aurai d'aller m'y pourvoir en pain de Roland Feuillas.

 

Comportement alimentaire

A venir, le Congrès du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids) sera consacré cette année à la chirurgie bariatrique, cette solution complexe qu'on envisage parfois quand le poids est vraiment trop lourd à porter.. Une conférence gratuite est proposée le samedi 6 décembre de 10h30 à 12h30.

Etant dans un métier d'accompagnement, j'ai bien aimé cet article sur le choix d'un psy : comme je le répète souvent à mes patient(e)s qui ont parfois un parcours chaotique, il ne fait jamais de décourager et prendre le temps de trouver la personne avec laquelle on aura envie d'avancer...

 

Beauté, normes et acceptation de soi

J'ai trouvé très intéressante cet entretien avec Sophie Cheval, "Oser être belle comme soi-même". Elle est psychologue auteur du livre "Belle Autrement", spécialisée dans l'image de soi et les stéréotypes, et une personne que j'apprécie beaucoup.

Mais les normes ont la vie dure, c'est bien plus difficile de s'habiller comme on en a envie, quand on en sort comme le montre cet article.

Auto-promo

J'ai été longuement interviewée par l'Observatoire des Aliments sur les problèmes digestifs : toujours frustrant qu'il en ressorte un texte court et forcément simplificateur mais bon, c'est déjà ça !

28/11/2014

Au revoir le Japon, à bientôt !

Voilà, le feuilleton nippo-gastronomique est terminé. J'espère que je ne vous ai pas trop ennuyés, que certains épisodes vous ont intéressés, fait saliver, donner envie de découvrir le Japon ou y retourner. Avant de quitter ce pays et ses délices, encore quelques images en vrac.

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Un étonnant et délicat sushi d'aubergine marinée

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La tranquille habitude japonaise de faire longuement la queue pour un restaurant

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Des glaces "fior di latte" au bon lait du Kyushu (au niveau des meilleurs italiennes selon Monsieur)

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Le daikon (radis blanc), particulièrement réputé à Kagoshima du fait du sol volcanique du Sakurajima

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Pierre Hermé se décline en mousses de yaourt parfumées d'après ses célèbres desserts

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A Kagoshima, une "cantine" assez "bobo" aux jolis menus dessinés (et copieux dans l'assiette)

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 Image qui a bien amusé les vinophiles de twitter

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 Retour chargé

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 Plaisir de se souvenir d'un beau voyage par la vaisselle...

 

 

25/11/2014

Japon : les délices du Kyushu 1er épisode : le thé

Si vous connaissez un peu le thé japonais, sans doute avez-vous entendu parler du thé d'Uji, près de Kyoto, peut-être de celui de la région de Shizuoka. Mais savez-vous que des thés de haute qualité sont cultivés dans le Kyushu ?

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Sans prétendre à l'exhaustivité, nous avons eu l'occasion de voyager dans deux régions importantes en matière de thé.

1. Dans la partie nord du Kyushu, il y a notamment la région de Yame et Hoshino-Mura, dont est originaire le thé Tamayura, dont on se régale à Paris, richement parfumé.

Lors de notre voyage, on a découvert Ureshino Onsen, dans la préfecture de Saga, ville de "onsen" (souces chaudes) également réputée pour son thé. On en a goûté et acheté différentes variétés. L'auberge où on résidait en avait d'ailleurs fait un argument central pour se distinguer : on était ainsi incités à cumuler bienfaits du thé pour la peau et bienfait de l'eau de la source en trempant des sachets de thé dans l'eau du onsen avant de s'en imprégner... Et au dîner, on avait chacun un petit mortier (suribachi) et un pilon pour écraser un peu de thé et en parfumer les plats ou les bouillons si on le souhaitait.

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2. Dans le Sud du Kyushu, du côté de Kagoshima, les thés "sencha" de la région de Chiran sont réputés et nous ont souvent été proposés à la dégustation dans les boutiques et corners de thé des grands magasins. Car, au Japon, on est toujours disposé à vous faire goûter les produits. Souvent les vendeurs de thé pensent qu'en tant qu'occidental, vous n'y connaissez rien et allez juste faire une grimace face à l'amertume ou au côté herbacé ou marin. Du coup, ils sont étonnés et ravis quand on montre qu'on apprécie, qu'on demande à en goûter un autre, qu'on s'intéresse au lieu de production...

J'ai donc fait quelques emplettes de thés de ces différents lieux ainsi que, revenue à Tokyo, du thé d'une délicieuse boutique-lieu de dégustation que nous connaissons bien, Cha Ginza, de Genmaicha, de matcha pour la pâtisserie... Ce qui fait, qu'au global, je suis revenue avec quelque 2,5 kgs de thé japonais qui vont m'accompagner au fil des prochains mois.

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Si vous voulez approfondir votre connaissance du thé japonais, le mieux est d'en goûter ! mais il y a aussi quelques blogs spécialisés, par exemple le très expert http://sommelier-the-japonais.blogspot.fr/ et le site de vente correspondant, où il y a beaucoup d'informations pratiques et aussi un recap des régions de thé du Japon. Tamayura propose des infos sur son site et quelques videos pratiques, par exemple sur le sencha.

Et vous, buvez-vous, aimez-vous les thés japonais ?

24/11/2014

Japon : des idées à prendre ?

Tiens, si je faisais ma petite reporter en quête de tendances comme Brice de Tilt Ideas (spécialistes de l'innovation créative) ou Anne-Claire de Bento (veille restauration) ? Oh soyons modeste, je n'ai pas repéré de grandes innovations mais peut-être quelques petites idées à creuser, sait-on jamais sous quels yeux elles tombent...

Un bar à bouillon

Dans une galerie commerciale chic de Tokyo, une boutique vendant divers produits alimentaires (sauces, crackers, ...) a lancé un Dashi Bar. Soit un Bar à Bouillon. Pour quelques yen (100 yen je crois, soit 70 centimes), on peut avoir un verre de bouillon et si on le souhaite, y ajouter un cracker avec un petit supplément. Une pause boisson originale en hiver. Ici, on a les bars à soupe mais ce sont plutôt des lieux où l'on s'installe, pourquoi pas des bars à bouillon pour une pause rapide et pour changer du thé ou du café ?!

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Une vaisselle pratique pour les buffets

Lors d'un petit déjeuner buffet dans un hôtel, j'ai trouvé très pratique de disposer d'une grande assiette carrée alvéolée. Cela permettait de prendre de nombreux mets différents en petite quantité sans qu'ils se mélangent avant ou pendant la dégustation. Bien sûr, cela rappellera peut-être à certains les tristes plateaux à trous des restos U d'antan mais avec un matériau plaisant et des mets appétissants, je suis sûre que la perception serait assez différente !

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Participer au repas que l'on mange

Une expérience vécue au Japon a résonné avec un article que je venais de lire dans le Courrier International spécial "Vague gourmande". où on racontait une expérience de restaurant en Catalogne où ceux qui n'ont pas les moyens de se payer le repas participent à la vaisselle & co et, en échange, mangent avec les autres convives. A Beppu, ville des "enfers", sources chaudes extrêmement puissantes et présentes, il ne s'agit pas vraiment de cela mais c'est quand même à une expérience collaborative que l'on est convié. L'une des attractions de la ville, c'est la vapeur issue de ces sources, avec laquelle on peut notamment cuisiner. Un lieu est prévu pour cela, aussi bien fréquenté par les locaux que par les touristes. Les prix sont très raisonnables, on achète un ticket, on fait la queue, les cuisiniers préparent les ingrédients puis on s'occupe, avec assistance et conseil, de la cuisson à la vapeur dans des grands paniers. Ensuite on mange et on est gentiment sollicités pour faire la vaisselle. Tout cela dans la bonne humeur. Pourquoi ne pas imaginer ainsi des lieux de co-production culinaire qui permettrait de passer un bon moment et de bien manger à prix très raisonnable ?

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Des consignes réfrigérées

En France, les consignes ne sont pas à la fête avec toutes les craintes de terrorisme. Au Japon, elles sont partout, dans les gares (heureusement pour les voyageurs allant de ville en ville), les stations de métro, voire les magasins. Ainsi, j'ai trouvé cette idée des consignes réfrigérées dans le rayon alimentaire d'un grand magasin très sympa : on peut faire ses achats de frais, les mettre à la consigne et vaquer à d'autres occupations dans le magasin ou ailleurs. Pas sûr qu'on voit ça demain chez nous. D'ailleurs, on pourrait déjà importer la jolie habitude de glisser une petite poche de glace avec vos achats de produits du rayon froid, afin de les préserver pendant le temps du transport.

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 Qu'en pensez-vous ? Trouvez-vous certaines de ces idées intéressantes ?

17/11/2014

Cuisiner chez les autres, ce n'est pas si compliqué...

Sans être une grande cuisinière (il s'en faut de beaucoup !), je suis plutôt habituée à ma cuisine, mes ustensiles, mon organisation. Il est rare que j'ai l'occasion de cuisiner ailleurs. Mais cela s'est présenté lors de notre récent séjour à Tokyo. Notre cher ami installé dans la capitale japonaise, qui nous reçoit si bien depuis fort longtemps, avait convié quelques proches (japonais et gourmets) pour un dîner. C'était la moindre des choses de lui proposer de prendre en main l'essentiel du repas...

Quand on n'est pas chez soi, il faut faire avec les moyens du bord, ne pas faire trop compliqué, ne pas dévaster la cuisine évidemment ! Monsieur s'est lancé dans un de ses classiques, les pâtes à la Norma, dont toute la tablée s'est régalée : on trouve de délicieuses aubergines au Japon, c'est un légume très courant ; la ricotta, c'est un peu moins simple mais Monsieur s'est débrouillé avec la production locale de fromages. 

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Pour ma part, j'ai proposé mes très classiques rillettes de thon (avec du cottage cheese à la place du St Morêt) et elles ont accompagné un délicieux champagne Charles Heidsieck en apéritif. Et, pensant produits de saison, je me suis lancée dans des tartelettes aux champignons (on trouve une belle variété de ce légume au Japon). J'ai fait une pâte brisée, on a retrouvé in extremis des mini-moules à tartelettes, j'ai fait cuire les fonds et j'ai poêlé à côté les champignons avec du persil plat. J'étais assez fière de moi, d'autant que c'était une première, et je crois que les invités ont apprécié...

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Côté desserts, on a été gourmands et paresseux et on a préféré s'en remettre aux très sûres propositions de Pierre Hermé. On a tout partagé et j'ai beaucoup aimé les tartes "Infiniment citron" et "Infiniment Vanille".

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Et vous, vous arrive-t-il de cuisiner chez les autres ? Est-ce compliqué ?

12/11/2014

Un peu de Japon ?

Me voilà tout juste de retour d'un nouveau merveilleux voyage au Japon, riche en belles rencontres inattendues, en sensations multiples et en délices des papilles. En attendant de revenir vers vous avec quelques réflexions gastronomico-alimentaires inspirées par ce périple, quelques images...

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(Imari, Imari, Beppu, Beppu, Tokyo, Tokyo)

 

 

 

31/10/2014

Octobre bref et dense terminé, bonjour doux mois de novembre

Ce mois d'octobre a été riche en consultations mais il m'a quand même laissé le temps de quelques balades, lectures, rencontres... Et bons repas bien sûr.
 
Parmi mes lectures et autres
 
J'ai assisté à un intéressant colloque de l'Institut Benjamin Delessert et j'ai beaucoup aimé l'hommage rendu au médecin nutritionniste Jean Trémolières par un montage video de ses interventions datant de plusieurs décennies. Il avait tout compris de la complexité de la relation à l'alimentation... Un aperçu de sa vision dans Radioscopie de Jacques Chancel.
 
Je me suis logiquement intéressée aux nouveaux objectifs du Plan National Alimentation (PNA) du Ministère de l'Agriculture, qui m'intéresse bien davantage par son travail sur le goût, les aliments, le lien avec l'agriculture que le PNNS (Plan National Nutrition Santé) qui nutritionnalise trop l'alimentation.
 
J'avais diffusé cet été une video sur la filière du lait et suis ravie de voir que cela a été repris et commenté par Bastamag. Je connais bien Christophe, un des co-fondateurs du BASIC ayant réalisé cette video mais ce n'est pas pour cela que je la trouve intéressante. Elle est vraiment claire et instructive. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut forcément arrêter de boire du lait !
 
J'ai bien aimé ces 10 bonnes raisons de cultiver des fruits et légumes en ville, une incitation à remettre en question nos idées préconçues et peut-être changer nos habitudes un jour ou l'autre.
 
J'ai lu un article sur le nombre croissant d'actions de communication (surtout anglo-saxonnes me semble-t-il) allant dans le sens de la diversité corporelle, soyons optimistes, le mouvement va peut-être s'amplifier...
 
Mais il y a un long chemin... J'ai lu avec tristesse ce témoignage d'une personne souffrant d'obésité à propos de la visite d'un médecin. A quand une formation bienveillance et non-stigmatisation dans le cursus des professionnels de santé ?! (merci Sylvie pour le partage).
 
Côté restaurants
 
Nous sommes retournés déjeuner chez Neva Cuisine, où j'ai l'habitude de prendre une entrée plutôt qu'un plat pour garder une place pour le dessert. Et il valait mieux car le si talentueux pâtissier Yannick Tranchant connaissant mon goût de ses desserts, nous a gentiment offert un demi-dessert en préambule, une merveilleuse déclinaison autour du citron. Puis est arrivé le dessert qu'on avait choisi, un soufflé au chocolat déjà délicieux en soi mais en plus, accompagné d'une délicieuse composition très parfumée et multi-textures autour de la banane, le fruit de la passion...

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J'ai aussi découvert avec la plaisir l'autre adresse ouverte par Beatriz Gonzales, la chef de Neva Cuisine avec un autre chef, Coretta. Tout autre cadre, très lumineux et plus moderne, assiettes très plaisantes. Mais là, plus de place pour le dessert, il faudra y retourner.

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Je m'intéresse à ce qui se passe dans le domaine de la gastronomie, je suis ce qui se passe, du coup je dois souvent faire des suggestions à des amis qui me font confiance sur les adresses que je leur conseille. Alors, parfois, je suis contente de ne pas décider, de laisser faire les autres. Et du coup, d'aller un peu au-delà des mes préférences spontanées.

Ainsi, je suis allée dîner avec des amis chez Zicatela, restaurant mexicain du 9eme. Excellent guacomole et bon "mole de poulet" (poulet au cacao).
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J'ai aussi retrouvé mes chers gourmets twitteriens pour un déjeuner : cette fois, étaient autour de la table Beena, Claire, Florence, Céline, Alice et Thomas, Marie (récente auteur d'un fort appétissant livre). Marie suggère le Comptoir Canailles, je frémis un peu car je suis passée devant et j'ai vu en vitrine leur spécialité de viande longuement maturée qui ne me dit vraiment rien. Mais, ouf, il n'y a pas que cela et la carte est appétissante. De fait, le repas s'est avéré délicieux et... végétarien ! (coeur de laitue-Bleu d'Auvergne-poire ; risotto aux champignons des bois et vieux parmesan ; dessert partagé : pain perdu pomme-coing crème mi-montée)

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Invitée à découvrir la revue de l'équipe Fulgurances, j'en ai profité pour découvrir la rue Notre Dame de Nazareth qui semble se "branchiser" rapidement. Je suis ainsi tombée sur Kilikio, une toute nouvelle épicerie grecque proposant des produits artisanaux de qualité (des pâtes, des légumes secs, toutes sortes de tartinades, des huiles évidemment, des fromages...). Ils ont eu la jolie idée de donner un petit sachet d'origan en guise de carte de visite. J'ai acheté de la feta qui m'a régalée pendant plusieurs repas.

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Et vous quelles découvertes, quels délices d'octobre retenez-vous ?
 
 
Comptoir Canailles, 47 rue Rodier, Paris 9eme
 
Coretta, 151 rue Cardinet, Paris 17eme
 
Neva Cuisine, 2 rue de Berne, Paris 8eme
 
Zicatela, 8 rue Geoffroy Marie, Paris 9eme
 
Kilikio, 34 rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3eme
 

21/10/2014

Bouillonnement créatif et gourmand aux Journées Court-Bouillon de Grasse

Vendredi, je suis allée passer la journée à Grasse près de Nice dans le cadre des journées Court-Bouillon. J'avais entendu parler de cette initiative par hasard via twitter et Marion Chapsal (une des têtes créatives travaillant à composer ce type de journée) et été attirée par le thème (l'alimentation source de lien et d'inspiration) et la belle brochette d'intervenants.
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Je n'ai vraiment pas regretté d'avoir fait le déplacement car cela fut une belle journée pleine d'énergie, de rencontres et d'échanges. La première journée était consacrée à des interventions inspirantes (avec, après chacune, un temps de "digestion" et de partage) et était un prélude à une deuxième journée de co-création (à laquelle je n'ai pas participé) pour imaginer des projets ancrés localement et inspirés par l'alimentation. Car ce n'est pas un hasard si cela se passait à Grasse, la région veut redonner une bonne place à la sensorialité, qu'il s'agisse du goût ou de l'odorat (la ville est réputée pour sa tradition de parfums).
 
La quasi-totalité des intervenants ont montré de façon tonique comment l'alimentation pouvait (re)devenir source de lien et que chacun pouvait agir à son niveau, modestement au départ, pas à pas.
 
L'intervention la plus significative de cette idée fut selon moi celle de Pamela Warhust, co-fondatrice des Incredible Edibles (Incroyables Comestibles). De retour un jour d'un colloque déprimant, elle décide d'agir, avec quelques autres, dans sa petite ville grise du Nord de l'Angleterre, Todmorden. Comment ? En faisant pousser des plantes comestibles sur un bout de terrain abandonné, propriété de la ville. Sans demander d'autorisation.  Et c'est ce qui est intéressant : ne pas attendre que l'impulsion vienne des autres, ne pas se retrancher derrière l'attente d'un projet officiel pour agir à son petit niveau. Aucun vandalisme. Et cela a fait son chemin, plein d'autres plantations dans la même ville, dans d'autres villes anglaises, dans d'autres pays, en France. J'en avais déjà entendu parler (photo ci-dessous prise à la Rotonde, place Stalingrad) mais j'ai adoré la fantastique énergie qui se dégageait de Pamela.

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Tom Boothe, instigateur de la coopérative Park Slope à Brookyn aux Etats-Unis, lieu précurseur de la coopérative La Louve (qui ouvrira en 2015 à Paris) a montré comment on pouvait transformer radicalement l'expérience du supermarché, en faire un lieu d'échange et de détente, tout en permettant aux coopérateurs de bénéficier de produits de grande qualité à prix très raisonnables (en échange d'une contribution de quelques heures de travail par mois). 
 
Benjamin Stock, de la Ruche qui dit oui, a présenté le projet "Tous à poêle au bureau" visant a promouvoir la cuisine en entreprise en se basant sur l'exemple vécu de sa propre entreprise. Et qu'on ne vient pas lui dire qu'on est trop nombreux ou pas assez, que ça prend trop de temps ou coûte cher, qu'on n'a pas assez de place, il balaie toutes les objections éventuelles avec des arguments concrets : cela renforce les liens, crée des moments de partage, est plus économique que la distribution de tickets restaurant, .... 

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Franck Pruvost, manageur de la diversité et concepteur de projets sensibles, s'est demandé si, dans le monde actuel, manger n'était pas le dernier bastion de la sensibilité et a esquissé des moyens de se rencontrer, de créer des communautés autour de faits alimentaires. 
 
On a aussi eu d'autres exemples de la façon dont le repas pouvait être source de lien : les deux créatrices américaines de Grace Hearth ont parlé avec enthousiasme de leur jeune activité de cuisine au service de collectivités diverses en Californie, souvent en lien avec des événements artistiques. Le Hollandais Hans Steenbergen a donné des exemples fort tentants des grandes fêtes gastronomiques qu'il organise et qui stimulent les gens à cuisiner. 

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De façon plus générale, le chef-activiste Arnaud Daguin (par ailleurs partie prenante dans le projet de la Jeune Rue à Paris) a plaidé pour un manger bon, beau et juste et insisté sur la nécessité que nous reprenions la main sur notre alimentation car :
- d'une part "nous sommes ce que nous mangeons",
- d'autre part "ce que nous mangeons dessine notre monde".

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Bien sûr, on est aussi passé à la phase concrète à travers les deux repas de la journée. Le déjeuner destiné aux participants du colloque était proposé par le chef étoilé du cru, Jacques Chibois. Il s'était inspiré du titre de l'événement et a proposé deux bouillons et un dessert. Le tout était savoureux et j'ai par ailleurs déjeuné avec grand plaisir avec trois sympathiques et intéressantes personnes, une psychologue corporelle, un entrepreneur en huiles essentielles et un professeur de développement durable. Idée plaisante, le repas était offert et on contribuait selon sa satisfaction. 

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Le soir était organisée une Grande Tablée ouverte à tous les habitants de Grasse. Ils sont venus nombreux et l'abondance de plats disponible en début de soirée a assez vite fait place à des saladiers vides... Cela m'a paru un moment de partage très réussi, toutes générations confondues.

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Bref, différents exemples concrets et stimulants du rôle que peut jouer l'alimentation pour rapprocher et inspirer les êtres humains. Michel Godet, "prospectiviste", ne m'a pas paru très raccord avec le reste de la journée hormis les exemples de réussites alimentaires qu'il a citées (l'essor du piment d'Espelette par exemple). Il est intervenu en premier mais j'en ai retenu ce qui pourrait faire office de conclusion : "Il faut partir de soi et se demander "que puis-je faire là où je me trouve ?""
 
NB : les dessins sur écran ont tous été réalisés en direct par Eric Grelet qui commentait ainsi avec à-propos les interventions.