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30/05/2010

Peut-on manger en marchant ?

sandwich poulet monop.jpgSi vous regardez les gens dans la rue à Paris à l"heur du déjeuner, vous voyez beaucoup de personnes qui mangent en marchant. Elles mangent un sandwich, un panini, une crêpe, ... Qu'en penser ? Sans doute, elles sont pressées. Elles font deux choses à la fois : marcher et manger. Sont-elles vraiment conscientes de ce qu'elles mangent ? Peuvent-elles apprécier leur repas ?  Prennent-elles le temps de manger doucement ? Ou si elles accordent de l'attention à cela, peuvent-elles marcher en sécurité, sans risquer de se cogner ?! Car en fait, peut-on faire bien deux choses à la fois ?

Au Japon, on ne voit jamais ce genre de scènes. Cela ne se fait pas de manger en marchant, ce n'est vraiment pas élégant. Pourtant, les Japonais ne sont pas du tout gênés de manger en public : ils adorent par exemple manger dans le train mais, là, ils sont assis ! Peut-être est-ce simplement une question de confort ?

Et si vous preniez conscience des moments où vous faites deux choses à la fois ? A chaque fois que vous le constatez, demandez-vous : est-ce aussi bien fait que si je ne faisais que ça, est-ce que je gagne vraiment du temps ? 

29/05/2010

Une gourmande rencontre des gourmandes (plaisir gourmand du 28 mai)

quinoa_gourmandes_280510.jpgDéjeuner tardif ce vendredi, je remonte la rue de Clichy, cela ne m'arrive pas très souvent et je tombe sur un petit endroit qui a l'air sympathique et dont le nom forcément m'attire : Les Gourmandes. Je n'ai pas très faim, on me conseille gentiment du quinoa aux légumes, à manger chaud. C'est très bon, avec du goût, des légumes variés et bien présents. Exactement ce qu'il me fallait. Avec un petit dessert pour compléter. Pour une fois, un endroit où l'on n'est pas obligés de prendre une formule ! L'accueil est très sympathique, on n'est pas dans le défilé des clients à la chaine. Le seul petit hic, comme d'hab, c'est qu'on ne peut pas être pleinement heureux de manger dans des récipients en plastique. Mais bon... Je reviendrai voir les Gourmandes.

Les Gourmandes, 62 rue de Clichy, Paris 9ème

28/05/2010

Retour sur l'atelier "Transposer ses talents à l'alimentation"

Mardi soir, j'animais un atelier pour femmes actives : comment transposer aux repas les talents d'organisation que l'on met en oeuvre au travail ? Que l'on soit célibataire, en couple ou mère de famille, il y a finalement des préoccupations communes : trouver de nouvelles idées de plats pour varier les dîners et éviter la monotonie ; disposer de recettes rapides pour ne pas passer des heures en cuisine ; avoir les bons ingrédients pour improviser en combinant produits frais et surgelés ; se demander si l'on a plus besoin d'un micro-ondes ou d'un cuit-vapeur, trouver à qui déléguer une partie du travail : enfants, mari, Mr Picard ? etc. Des discussions animées sur tous ces sujets et d'autres, avant que chacune reparte avec ses objectifs perso concrets. Merci aux participantes pour leur implication !

27/05/2010

Pas si difficile de trouver des idées de repas (plaisir gourmand du 27 mai)

Jeudi soir, une recette issue d'un blog culinaire que j'aime bien, Papilles et Pupilles. J'avais reçu un messsage la veille et cela m'a inspirée. Une salade de fèves et poivrons très colorée et délicieuse. Quelle bonne idée ! Plus un filet de cabillaud cuit doucement au four.
Je trouve ainsi parfois des idées sur internet, dans les blogs culinaires. Il suffit d'en trouver deux ou trois qui nous plaisent et on s'abonne. Mais internet me sert surtout quand j'ai un aliment particulier et pas d'idée de recette associée. Sinon, j'ai plus souvent recours aux livres, voire aux magazines, de cuisine. Et vous, ou trouvez-vous vos idées de repas ? Sur internet, dans des livres de cuisine, dans la tradition familiale, dans votre imagination, en faisant le marché ? Est-ce la variété ou la répétition qui domine à table ?

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NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

La cuisine pour découvrir le monde (plaisir gourmand du 26 mai)

P1010768.JPGSi vous lisez ce blog régulièrement, vous avez dû constater que nous aimons beaucoup la cuisine japonaise. Donc, mercredi soir, dîner japonais assez vite prêt : une salade concombre-algues wakame croquante et acidulée (un grand classique), quelques brocolis sauce sésame, des gyoza (raviolis japonais) au poulet et légumes, moelleux et parfumés (merci cher Mr Congélo), du riz et une soupe miso. Un repas à savourer comme le font les Japonais : il n'y a pas d'ordre des plats, on les a tous en même temps et on picore une bouchée de l'un, une bouchée de l'autre, ... Un moment bien agréable.
Et vous, avez-vous des cuisines préférées ? Plutôt pour manger au restaurant ou pour cuisiner chez vous ? La cuisine est-elle pour vous une occasion de découvrir d'autres cultures ou d'approfondir votre amour d'un pays ou d'une région ?

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

Enervée par le portrait de Pierre Dukan dans Libé !

Très agacée par le portrait de Pierre Dukan aujourd'hui dans Libération. Pas la peine que je vous explique qui est Pierre Dukan, il est peut-être largement aussi connu que Jean-Michel Cohen dans le monde des régimes. Ce qui m'a énervée, c'est qu'il n'y a aucun regard critique sur sa méthode de la part de la journaliste. Pierre Dukan prétend vouloir s'attaquer au surpoids mondial alors qu'en fait, par sa méthode de régime, il y contribue. Car le régime hyper-protéiné qu'il propose fait bien sûr perdre du poids (très vite) mais en fait reprendre aussi sûrement pour quasiment tout le monde, plus quelques kilos supplémentaires. Comme tous les régimes. N'avez-vous pas des exemples autour de vous ? Sans compter des effets sur la santé et le moral chez de nombreuses personnes. Et il parle de non-restriction comme si manger de la viande et du poisson toute la journée, ce n'était pas se restreindre de manger les autres aliments !
Toujours la même question à la vue du succès mirobolant de ce type de régime : pourquoi veut-on maigrir si vite ? Tout le monde a un mariage dans 3 semaines ?! Pourquoi ne pas entreprendre un vrai changement durable de ses habitudes alimentaires ?
Je me réconforte en lisant l'ode aux fèves de Jacky Durand dans le même journal. Cet aliment printanier sera justement au menu ce soir.

Pour des infos plus précises sur le régime Dukan, lire ici.

26/05/2010

Michel Guérard veut former les cuisiniers à la cuisine santé

Le chef Michel Guérard veut diffuser la cuisine minceur/santé parmi les cuisiniers et les former. C'est visiblement ce qu'il a déclaré à 'AFP cette semaine. J'en ai lu un compte-rendu et cela m'a inspiré quelques réflexions. D'abord je suis bien sûrd'accord avec lui quand il dit qu'il faut parler de goût et de plaisir de manger et  surtout pas de régime.

Je suis d'accord aussi sur le fait qu'il ne faut pas seulement s'occuper des personnes/clients mais aussi faire évoluer l'offre alimentaire. je me suis intéressée au sujet lors de mes études de diététique car j'avais fait mon mémoire sur "Restauration et diététique".

Mais je m'inquiète quand il parle de recettes "hypocaloriques", de "ne pas tout supprimer, garder un peu de chocolat", de crème "assassine" ! C'est bien de cuisine allégée dont il semble s'agir, comme on parle de produits allégés. A mon avis, il va trop loin : il veut enlever la crème du Paris-Brest alors qu'on ne mange pas un Paris-Brest tous les jours ! On peut en manger un vrai, un très bon de temps en temps. Avec de la crème. Celui de Philippe Conticini par exemple !

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Je ne suis pas contre le fait qu'on introduise un peu de variété et de légèreté
dans les brasseries qui tournent souvent un peu trop autour de l'entrecôte-frites !

Par ailleurs, Michel Guérard n'innove pas tout à fait me semble-t-il avec cette idée de formation. Il est vrai que la nutrition est peu présente dans la formation de base mais Thierry Galais travaille depuis environ 20 ans (au lycée de Pontivy) sur la cuisine diététique et forme des cuisiniers à cela : il avait été il y a 3-4 ans un des artisans de la création d'une formation professionnelle complémentaire "Art de la cuisine allégée". Mais il m'avait dit que les restaurants traditionnels étaient un peu réticents à embaucher ses élèves qui se retrouvent surtout en thalasso. Ne devrait-on pas plutôt faire évoluer l'enseignement de base ?

Je ne crois pas qu'il faille mettre de la cuisine "santé" partout mais il est clair que l'on peut faire évoluer l'offre et les modes de préparation de certains restaurants, surtout ceux du quotidien, les bistrots, les brasseries : pourquoi doit-on très fréquemment payer un supplément pour avoir des légumes ? pourquoi un seul choix de légume très souvent ? pourquoi le poisson ou le viande sont-ils presque toujours noyés sous la sauce ? Mais aussi pourquoi pas plus de respect des saisons dans les menus ? J'avais fait quelques propositions raisonnables dans mon mémoire suite à une enquête auprès des restaurants parisiens et à un stage au sein de la cuisine diététique (très stricte !) du Sofitel Diététique de Quiberon. J'avais le projet de sensibiliser les cuisiniers mais je n'ai pas donné de suite pour l'instant. Je suis à la disposition de Michel Guérard s'il veut qu'on en parle !

Adaptons ce qu'on mange au temps disponible (Fondant baulois : plaisir gourmand du 25 mai)

comptoir_baulois.jpgIl arrive à de nombreuses personnes qui travaillent d'avoir peu de temps pour manger le midi. Mardi, entre une consultation qui se termine vers 13h15 et une réunion à l'autre bout de Paris à 14h, je savais que j'aurais un  temps très restreint pour déjeuner. J'aurais pu préparer un sandwich comme je le fais souvent dans ce genre de circonstances. Mais il y a des jours comme ça où l'on n'a pas vraiment envie/où l'on ne peut pas anticiper.
En fait, je n'avais pas très faim. J'ai mangé deux crackers que j'ai au cabinet et finalement j'ai tenu sans problème jusqu'à la fin de ma réunion. Au retour, vers 16h30, j'avais un petit moment libre et davantage faim. Plutôt l'heure d'un goûter que d'un déjeuner. J'avais noté un lieu gourmand pas très loin : le Comptoir baulois. Sa spécialité est un fameux gâteau, le fondant baulois, originaire de La Baule. Ils proposent un thé gourmand, l'occasion de goûter plusieurs mini-portions : fondant nantais (au rhum et aux amandes), cake aux fruits confits, fondant baulois. Tout était savoureux. J'ai particulièrement apprécié le fondant baulois, à la texture étonnante, délicieusement fondante, comme j'avais rarement mangé, chocolaté juste à point, avec une légère saveur de caramel. Excellent. Du coup, j'en ai acheté un petit à emporter : ce gâteau a la particularité de se garder près de trois semaines à température ambiante (la recette datant d'il y a près de 30 ans, est un secret soigneusement gardé, racheté par les actuels détenteurs il y a 10 ans). Ce gâteau est préparé uniquement avec des produits naturels, sans conservateur : oeufs, beurre à la fleur de sel, sucre de canne, chocolat, farine de froment.

J'ai passé un très bon moment, le lieu est cosy (34 rue Godot de Mauroy, Paris 9eme), l'accueil pro et sympathique. On y trouve aussi de nombreux produits bretons. Pas besoin d'être dans les parages pour savourer le Fondant baulois, on le trouve chez 200 revendeurs.

En fait, j'ai appliqué ce que je propose à mes patients : à midi, adapter ce qu'on mange au temps disponible et non essayer de manger un repas complet à toute vitesse. Quitte à manger peu et à re-manger quand on a un peu plus de temps.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

25/05/2010

Pourquoi pas une recette traditionnelle ! Poulet basquaise (plaisir gourmand du 24 mai)

Comment décider du menu du repas ? Parfois, on a une idée en tête, une recette qu'on connait bien, ou un plat qu'on veut tester, ... Et on se procure les ingrédients nécessaires. Parfois, c'est un ingrédient qui décide. Cette fois, j'avais du poulet. C'est un aliment qui peut vraiment se préparer de multiples façons, simplement sauté, grillé, émincé en salade, exotique avec du lait de coco, à la japonaise, au citron, ... Alors, c'est un peu l'envie et la météo qui décident. Ce sera un poulet basquaise, une recette traditionnelle, avec poivron, tomate, oignon, vin blanc .... Cela cuit tranquillement : les plats mijotés, ce n'est pas que pour l'hiver ! Cela a donné un plat parfumé, coloré et goûteux : avc un peu de riz, le repas était complet. 

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Il ne faut pas hésiter à en préparer un peu plus : un tel plat peut aisément être réchauffé ou congelé pour un prochain repas.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

 

07:07 Publié dans Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : alimentation, cuisine, diététique, nutrition, poulet, poivron | |  Facebook | |  Imprimer

24/05/2010

France Inter, le menu du Titanic et les fruits et légumes

Thomas Chauvineau, qui animait ce matin l'émission Service Public sur France Inter, connait-il les fruits et légumes ? Il a cité le menu du Titanic comme exemple d'une alimentation pauvre en fruits et légumes. Le problème, c'est qu'il en a oublié plein : en fait, j'en ai compté au moins 8 ! Mais ce menu est peut être un peu à l'image de notre alimentation aujourd'hui : le problème n'est pas seulement de manger équilibré mais que souvent, on mange trop ! Ne soyons pas obsédés par le "manger équilibré", essayons aussi de ne pas manger trop.

Par ailleurs, le problème avec les injonctions de manger des fruits et légumes c'est qu'on en fait une obligation et cela leur enlève leur dimension plaisir. Alors que, comme je l'ai souvent dit, mangeons des fruits et légumes parce que C'EST BON !

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