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12/10/2015

Dans les mailles du filet : de la rude pêche d'antan à la complexité actuelle

La semaine dernière, j'ai été conviée en avant-première à la présentation d'une nouvelle exposition qui vient d'ouvrir au Musée de la Marine à Paris (Palais de Chaillot). Heureux calendrier, j'étais disponible et cela donnait l'opportunité d'une visite commentée de façon très intéressante par son commissaire.

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Une bonne partie de l'exposition est consacrée à la pêche à la morue en haute mer. C'est un pan majeur de l'histoire de la pêche européenne, et très rude. Les navires partaient pour 6 mois vers les mers froides de Terre-Neuve, du Labrador, d’Islande et du Groenland, les pêcheurs abandonnaient leur famille pour cette durée, Certains même ne revenaient pas car la mer peut être fort violente. Toute cette histoire est racontée à travers dessins, tableaux, films, livres... avec notamment une mise en avant du plus célèbre, Pêcheur d'Islande.

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On apprend aussi quelques anecdotes culinaires : ainsi la présence des accras de morue aux Antilles est dû au fait qu'on venait y débarquer quantité de morue, mets facile à conserver (elle était salée sur le bateau ou séchée au soleil) et source de protéines économique pour les esclaves d'alors. Sans oublier bien sûr la si répandue huile de foie de morue pour fortifier les enfants naguère. Ou que l'homme le mieux payé du navire était le responsable du salage car de son travail dépendait la qualité du produit final.

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J'avais eu un aperçu de cette histoire il y a un an et demi, quand nous étions partis à St Brieuc, En effet, en 2013-2014, quatre villes (Granville, Rennes, St Brieuc, St Malo) s'étaient regroupées pour monter plusieurs expositions relatant cette épopée maritime. A Saint Brieuc, nous avions vu Le temps de l'absence qui mettait l'accent, de façon émouvante, sur la vie difficile à terre, notamment pour les familles quand les bateaux étaient loin.

Cette exposition est donc riche en œuvres diverses racontant cette époque qui s'étale sur plusieurs siècles. Et par ailleurs, pour la première fois dans ce Musée, nous a-t-on dit, elle embrasse un sujet totalement actuel, celui de la surpêche et de l'épuisement de certaines espèces. Il est ainsi frappant de voir que cette pêche à la morue, certes très dure mais semblant fournir des ressources inépuisables, a tout à coup connu un coup d'arrêt à Terre-Neuve en 1992. Car les réserves de morue ont fini par s'épuiser... avec les excès de la pêche industrielle. Cela devait être provisoire mais ne s'améliore que très peu... Le cabillaud que l'on mange aujourd'hui vient majoritairement de la mer de Barents au nord de la Norvège.

La dernière partie de l'exposition rassemble ainsi de nombreuses informations orientées vers le grand public pour le sensibiliser à ce sujet sur lequel il peut agir dans son quotidien, en mangeant éventuellement moins de poisson (c'est-à-dire inverser la tendance...) et en choisissant et variant les poissons qu'il mange.

dans les mailles du filet; musée de la marine,pêche à la morue,histoire de la pêche

Les concepteurs de l'exposition ont davantage cherché à informer qu'à créer la polémique et ils ont donné la parole, via des témoignages notamment en video à des intervenants divers (il y a notamment Bloom, Greenpeace, le MSC...). Différentes activités sont aussi prévues pour les enfants.

Bref, une exposition artistique, historique, informative et citoyenne visant un large public.

Dans les mailles du filet, Musée de la Marine, place du Trocadéro, Paris 16eme, jusqu'au 26 juin 2016.

27/04/2011

Je vide mon congélo, épisode 3

Il reste encore quelques vivres dans mon congélateur mais je ne me mets pas trop la pression : si j'ai envie de manger autre chose, je le fais, il n'y a pas de grande urgence.

Cette fois, je me suis "attaquée" à des dos de cabillaud. Ce poisson fort répandu et assez peu coûteux n'a pas énormément de goût. Je ne vous recommande pas de le cuire à la vapeur et de le manger tel quel, cela risque d'être un peu triste ! Beaucoup de solutions sont possibles, j'ai par exemple mangé récemment du cabillaud avec une compotée de poivrons et le mariage était réussi.

Je vous ai déjà parlé de mon condensé de coriandre, conçu par l'Epicerie Lion. J'ai eu l'idée de faire mariner le poisson quelques heure avec cette "sauce" délayée dans un peu d'huile d'olive. Puis je l'ai cuit tout doucement à la poële, à couvert. Servi avec du fenouil au citron confit (une idée puisée dans le livre "Les petits légumes"), c'était parfumé et délicieux.

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N'ayez pas peur de cuisiner le poisson, ce n'est vraiment pas compliqué. Au four, en papilllote, à la poële, à la vapeur, les solutions sont multiples. Créez vos propres accords avec des légumes, herbes, épices, ... Et certains filets de poisson sont tout à fait acceptables en surgelé, pour peu qu'on les décongèle/cuise de façon adaptée. Pratique quand on ne fait pas ses courses tous les jours et/ou qu'on n'a pas de poissonnier à proximité.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne régulièrement un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

16/06/2010

Un bento, c'est pratique pour déjeuner au boulot (plaisir gourmand du 15 juin)

Mardi midi, plaisir d'un bento vite prêt et de saveurs variées : du cabillaud qui avait mariné dans une sauce au basilic, du cru et du cuit avec des carottes (cuites la veille avec de la sauce soja) et des tomates cerise, du riz bien sûr, avec un peu de sésame grillé. Au Japon, ils sont très bien organisés pour tout et notamment pour les bentos : il en existe différentes tailles car tout le monde n'a pas le même appétit. J'ai constaté que celui-ci me convenait bien pour le déjeuner. A accompagner d'une soupe miso.

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NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

 

27/05/2010

Pas si difficile de trouver des idées de repas (plaisir gourmand du 27 mai)

Jeudi soir, une recette issue d'un blog culinaire que j'aime bien, Papilles et Pupilles. J'avais reçu un messsage la veille et cela m'a inspirée. Une salade de fèves et poivrons très colorée et délicieuse. Quelle bonne idée ! Plus un filet de cabillaud cuit doucement au four.
Je trouve ainsi parfois des idées sur internet, dans les blogs culinaires. Il suffit d'en trouver deux ou trois qui nous plaisent et on s'abonne. Mais internet me sert surtout quand j'ai un aliment particulier et pas d'idée de recette associée. Sinon, j'ai plus souvent recours aux livres, voire aux magazines, de cuisine. Et vous, ou trouvez-vous vos idées de repas ? Sur internet, dans des livres de cuisine, dans la tradition familiale, dans votre imagination, en faisant le marché ? Est-ce la variété ou la répétition qui domine à table ?

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NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

18/04/2010

Papillote de cabillaud : plaisir gourmand du 18 avril

"J'aime bien le poisson mais j'en fais rarement, je ne sais pas le cuisiner". Voilà une phrase que j'entends souvent chez mes patientes, un peu complexées en matière de cuisine et qui ont peur de se lancer. Pourtant, le poisson, ce n'est pas plus compliqué qu'autre chose à cuisiner. Une des façons les plus simples, c'est en papillote, ce que je fis aujourd'hui. Il s'agissait d'un morceau de dos de cabillaud. J'ai préparé une papillote en papier sulfurisé (mais du papier d'alu peut faire l'affaire), j'y ai mis des pousses d'épinard, des champignons émincés, le poisson, du sel, du poivre et je l'ai recouvert d'un peu d'huile d'olive/jus d'orange/zestes d'orange/échalote/persil plat (de l'orange pour changer un peu du citron qu'on associe tellement au poisson). Toutes sortes de légumes auraient pu s'y prêter aussi, il faut juste qu'ils aient à peu près tous le même temps de cuisson. Sinon, il faut les cuire un peu avant, c'est plus de travail.

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Avant la fermeture de la papillote...

J'ai cuit cela environ 10 minutes au four à 200°. Il y a toujours un peu de suspense quand on ouvre la papillote : la cuisson est-elle bonne, la présentation est-elle restée correcte ? Tout allait bien et c'était délicieux : les légumes avaient beaucoup de goût, le cabillaud était cuit à point, l'orange apportait une note sucrée-acidulée agréable. J'ai mangé avec des baguettes, je trouve que le poisson se prête bien à cela même s'il n'y a pas de conotation asiatique dans le plat.

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... et à l'ouverture : tout va bien

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion

 

09/01/2010

Cocotte de cabillaud : plaisir gourmand du 8 janvier

vendredi 001.jpgJ'ai acheté récemment un cahier de recettes proposé par Picard car, en le feuilletant, j'ai eu l'impression de voir beaucoup de recettes appétissantes et faciles à réaliser.

Pour le tester, je me suis lancée dans une première recette, partant du fait que j'avais des dos de cabillaud dans mon congélateur :  "Cocotte de cabillaud au fenouil et pommes de terre". Il s'agit d'une recette proposée par Delphine de Montalier, une des quatre auteurs culinaires du recueil. Elle est aussi l'auteur d'un livre que j'apprécie, "Les petits légumes". Cette recette était classée dans la catégorie "Envie de cuisiner" car elle nécessite un peu de temps (35 mn). Mais il y a aussi beaucoup d'"idées express" pour chaque ingrédient sélectionné.

Je n'avais pas en revanche de fenouil Picard, donc j'ai acheté un fenouil frais, ainsi que des petites pommes de terre Rattes du Touquet.

J'ai suivi scrupuleusement les indications de la recette (je préfère toujours procéder ainsi la première fois que j'essaie une recette, quitte à la personnaliser ensuite) et c'était très réussi. On s'est vraiment régalés : cabillaud cuit à point, rattes savoureuses, fenouil fondant et très parfumé. Une recette à retenir, pas du tout compliquée.

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Si vous êtes adepte des produits Picard, je vous recommande l'achat de ce livre, qui ne coûte pas très cher - 9,50 euros - (franchement, ils pourraient l'offrir car c'est clair que cela donne envie d'acheter plus de produits Picard !)