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01/11/2009

De retour de Brides-les-Bains !

J'ai beaucoup entendu parlé ou vu des cures thermales ou thalasso orientées minceur et il me semble que le plus souvent, ce type de séjour se situe plus dans la restriction calorique temporaire permettant de perdre 1 à 3 kilos que dans la modification réelle du comportement alimentaire. Est-ce dû à une croyance dans les régimes ou à un cynisme économique qui voudrait que la rentabilité est justement de faire revenir les personnes régulièrement en cure car elles reprennent tout le poids perdu voire plus ?

Dans cette catégorie des cures thermales, Bride-les-Bains a orienté une grande partie de son activité sur la minceur et est devenu le numéro 1 des cures dans ce domaine, avec de nombreuses animations associées. La station s'est même intitulée le "Village pour maigrir".

J'avais a priori un avis un peu différent sur la cure de Brides-les-Bains car une collègue du GROS (Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids), psychologue, avait insisté sur tout l'accompagnement prodigué sur place pour justement obtenir des résultats durables et mettre en avant le bien-être plus que la minceur à tout prix. En même temps, j'avais quelques témoignages de patientes, ayant fait une cure à Brides les Bains, mais n'ayant rien changé à leur comportement source de surpoids et se sentant perdues à leur retour hors du cocon tranquille de la cure. C'est donc avec curiosité que je me suis rendue à Bride-les-Bains, ayant la chance d'être invitée à l'occasion des Journées Rondeur et Bien-être (comme chroniqueuse nutrition du site www.toutpourlesfemmes.com ).

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Le village de Brides propose certaines cures thermales remboursées par la Sécurité sociale, en liaison avec les bienfaits admis de son eau thermale pour l'amaigrissement. Les curistes ont de nombreux soins et boivent plusieurs fois par jour cette eau, réputée coupe-faim. D'autres cures, plus courtes, proposent des services différents, avec une triple approche : soins thermaux, alimentation, activité physique. Le but est de créer un déclic de changement, qui donne envie aux curistes de poursuivre la démarche, une fois rentrés chez eux. Ces cures donnent accès à un très beau spa où de nombreux soins sont proposés.

Le séjour à Brides apparaît vraiment comme une parenthèse de bien-être où les personnes goûtent à de nombreuses activités nouvelles, de la salsa au stretching, de la marche nordique aux massages. Elles redécouvrent le plaisir de bouger et de s'occuper de leur corps et ont souvent envie de continuer en rentrant chez elles.

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Les Journées Rondeur et Bien-être se déroulent à Brides deux fois par an. A cette occasion, la station thermale propose un grand nombre de conférences, ateliers, ... avec une grande richesse  d'intervenants. Si bien que certains curistes réservent leur date de cure en fonction de ces journées. En effet, il y a une réelle richesse d'ateliers, autour de la cuisine, du look (comment se valoriser avec le maquillage, la coiffure, les couleurs, les vêtements), des activités de détente (intervention d'une sophrologue, danse, réflexion sur le stress, ...). J'ai particulièrement apprécié différents ateliers qui essayaient vraiment de fournir des outils concrets pour envisager sereinement le retour à la maison, que ce soit des astuces pratiques pour cuisiner simplement ou des conseils pour s'habiller autrement, en ayant un regard plus objectif sur sa silhouette, sans se dévaloriser systématiquement !

De même, les diététiciennes qui reçoivent les curistes (hors cure « Sécurité sociale ») les incitent à considérer le moment de Brides comme un déclic engageant la démarche de changement. Le problème, c'est qu'elles ne sont pas toujours écoutées ! De nombreuses personnes continuent après leur séjour à suivre le même régime, à se priver, plus ou moins durablement, et perdent l'idée de plaisir dans l'alimentation. Une démarche plus axée sur la durée serait nécessaire, avec notamment peut-être un accompagnement renforcé pour comprendre pourquoi on a pris du poids afin d'agir sur les aspects adéquats.

La station a visiblement pris conscience de cela et des réflexions sont en cours pour améliorer encore la prise en charge, que ce soit sur place ou en allant plus loin dans l'après-cure. Cet aspect me parait particulièrement important afin que les personnes ne se sentent pas « lâchées dans la nature » et puissent engager un changement durable de leurs habitudes alimentaires sans privation.

 

 Photos copyright Thermes de Brides-les-Bains

 

31/10/2009

Atelier obsession de la minceur : feedback

Petit retour sur le premier de mes ateliers consacrés à l'alimentation et au corps, qui s'est déroulé jeudi 29 octobre. Malgré les vacances scolaires, sept femmes étaient présentes et la réunion s'est très bien passée. Beaucoup d'échanges, de questions, de réflexions autour des images des femmes dans les medias, de la façon dont cela nous influence plus ou moins consciemment, de la prise de conscience qu'une personne, c'est loin d'être seulement un physique !

Merci à toutes les participantes d'avoir participé activement, avec beaucoup de franchise. Leur retour : une prise de conscience accrue des méfaits des régimes, de l'importance de s'écouter pour manger, une meilleure acceptation de la diversité des corps et de soi-même.

Un seul petit regret, elles étaient tellement absorbées par le sujet qu'elles n'ont pas touché au délicieux cake salé que je leur avais concocté !

A très bientôt pour l'annonce d'un nouvel atelier.

05/10/2009

Messieurs, non, la brioche n'est pas une fatalité !

En prenant de l'âge, beaucoup d'hommes se retrouvent progressivement avec quelques rondeurs localisées, souvent joliment nommées : poignées d'amour, brioche, ... Les hommes, le plus souvent, n'ont pas l'obsession de la minceur de femmes, et c'est heureux. Donc ils l'acceptent et les kilos peuvent s'installer durablement, à coup de repas d'affaires, dîners entre amis bien arrosés, souvent couplés avec un abandon du sport des jeunes années...

Même si ce n'est plus une marque de prospérité comme au 19ème siècle, ils s'en accomodent et considèrent un peu que c'est une fatalité.ingres_bertin.jpg Du coup, nombreux sont ceux qui attendent jusqu'au jour où leur ventre devenu assez proéminent alerte leur médecin, qui leur assène de grands mots : syndrome métabolique, risque cardio-vasculaire, limite de l'obésité, ... alors que jusqu'alors, tout allait bien ! Et s'ils prennent peur, ils se lancent dans un régime strict où il faut oublier le beurre, le fromage, la charcuterie, le sucre et choisir le poisson vapeur au restaurant !

Mais non, cette brioche n'est pas une fatalité. D'abord, on peut rester à son poids d'équilibre, son poids naturel, longtemps, sans effort, sans privation, simplement en ayant une alimentation variée et en restant à l'écoute de ses sensations de faim et de rassasiement, en prêtant attention à ce que l'on mange.

On peut aussi essayer de retrouver ce poids d'équilibre. Pour ma part, je suis ravie quand mes patients me disent : "moi, je suis gourmand, j'aime manger" pour expliquer les kilos en trop. Je les prends au mot et on essaie de définir ce qu'est la gourmandise : la gourmandise, ce n'est pas  la gloutonnerie ! Ce n'est pas manger des quantités énormes mais c'est avoir un grand plaisir gustatif car on prend le temps de savourer les aliments et de les manger quand on a faim et qu'on est le plus disponible pour les apprécier. Ainsi, en revenant à l'écoute de ses sensations, on réduit les quantités et on revient à ses besoins réels, qui ne nécessitent pas toujours de se resservir ou de finir le plat ! On apprend aussi à se détendre et, le cas échéant, à ne pas gérer le stress par le grignotage. Et petit à petit, on s'achemine vers un poids d'équilibre auquel on se sent bien. Et ce n'est pas plus mal pour la santé !

 

28/09/2009

Mousse au chocolat pour chocolatomaniaques

Comme je viens de donner une recette de mousse au chocolat à quelques amies, j'en profite pour vous la livrer également. Elle n'a rien de révolutionnaire et on la présente parfois comme une mousse au chocolat minceur, cela sans doute parce qu'elle ne comprend pas de crème, de beurre, de sucre. Mais cela me parait assez inapproprié vu qu'elle contient quand même une demi-tablette de chocolat par personne ! Et comme je l'ai déjà dit souvent, la minceur n'est pas une question de recette allégée mais de quantités adaptées à ses besoins !

Revenons à cette mousse, son intérêt me semble-t-il est surtout qu'elle plait aux vrais amateurs de chocolat car elle a un goût fort en chocolat, du fait qu'on n'y ajoute pas de sucre (mais il y a bien sûr le sucre contenu dans le chocolat).Fotolia_chocolat.jpg

Pour deux gourmands qui ont faim (je rappelle qu'il est hautement préférable de manger un bon dessert quand on a faim, on l'appréciera beaucoup plus, et donc pas nécessairement à la fin d'un repas) ou trois-quatre plus petits mangeurs :

100g de chocolat à 70% de cacao (par exemple une tablette de l'excellent chocolat Bonnat), 3 blancs d'oeuf (soit 100g de blancs d'oeuf) (c'est tout !)

Faire fondre le chocolat en petits morceaux au bain-marie, le laisser tiédir.
Battre les blancs en neige ferme, les incorporer délicatement au chocolat fondu avec une spatule.
Mettre au frais plusieurs heures. Déguster en prenant le temps de savourer !

 

29/08/2009

Rentrée : mangez sans stress

Vous êtes rentré(e) de vacances. Détendu(e), reposé(e), plein(e) d'énergie. Mais la rentrée se profile et vous craignez de retomber dans l'urgence et le stress qui vous font manger vite et mal. Pas de panique, il est possible de garder votre sérénité alimentaire.

Bien sûr, le travail a repris avec son lot d'urgences, de boulot à rattraper, de réunions sans fin. Tout ce qui a pu dans le passé vous conduire à manger à toute vitesse un sandwich au bureau ou à avaler votre déjeuner en ¼ d'heure. En effet, dans un monde où tout va vite, vous êtes nombreux à considérer que le temps consacré à manger durant la journée de travail est du temps perdu ! Et, donc, on préfère manger ET faire autre chose : travailler devant son ordinateur, surfer sur internet, faire du shopping, ... Or, il a été prouvé que lorsque l'attention est occupée par autre chose que la nourriture, on mange plus, en fonction de ce qu'on a devant soi, et on ne peut pas « entendre » le moment où l'on est rassasié(e). Manger nécessite de s'y consacrer (même dans le cas d'un sandwich !), l'essentiel étant de se sentir bien pendant et après : le plaisir de manger fait partie intégrante du rassasiement.

Image_bureau.jpgDonc, que diriez-vous, au chapitre des bonnes résolutions de rentrée, de décider de prendre le temps de déjeuner, de faire du repas un moment de détente qui permette de relâcher la pression ?

Prendre le temps de manger, cela signifie :

- faire une vraie pause, si possible en changeant d'environnement (si vraiment vous ne pouvez pas « prendre l'air », squattez une salle de réunion ou un autre bureau, partez à l'aventure !)

- se détendre quelques instants avant de commencer à manger pour ne pas importer son stress à table !

- manger tranquillement en mastiquant bien les aliments, ce qui pourra éviter des sensations désagréables de lourdeur après le repas, et ne pas enchaîner les bouchées à toute vitesse mais être attentif au goût, aux saveurs.

Bien sûr, parfois, vous êtes dans une urgence incontournable et, rien à faire, vous avez seulement 10 ou 15 minutes pour déjeuner. Si vous avez faim et que vous ne pouvez pas attendre un moment plus calme, un conseil : adaptez ce que vous mangez au temps disponible plutôt que d'essayer d'absorber la totalité d'un repas trois fois plus vite que d'habitude ! Par exemple, mangez seulement un plat et gardez un complément pour plus tard ou mangez la moitié de votre sandwich, de votre salade, ... et finissez tranquillement l'autre moitié quand le calme est revenu.

Un déjeuner d'affaires n'est pas non plus incompatible avec le plaisir du goût. Il est tout à fait possible consacrer une certaine attention à ce qu'il y a dans son assiette : au lieu de parler business à peine passés à table, savourez les mets servis, commentez-les avec vos partenaires de repas, parce que manger ainsi est convivial et bénéfique pour le restant de la journée.

Pour éviter plus généralement une accumulation de stress sur la journée qui peut vous conduire à des comportements de grignotage compensatoire le soir, pensez à vous accordez des mini-pauses plusieurs fois dans la journée, par exemple toutes les deux heures : prenez une boisson chaude sans rien faire d'autre pour déconnecter quelques instants ; faites une petite marche à proximité ou même dans les couloirs, ...

Enfin, si vous rentrez chez vous le soir en étant affamé(e), ce qui vous conduit à grignoter en préparant le repas ou à vous précipiter à table, cela signifie que :

- peut-être votre déjeuner était insuffisant, pas assez rassasiant. Prévoyez de le renforcer ou de le manger plus calmement. En particulier, n'oubliez pas les féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre, ...) indispnesables pour avoir assez d'énergie. 

- ou vous avez fait un bon déjeuner mais votre rythme alimentaire personnel nécessite une collation en cours d'après-midi, et ce d'autant plus si vous rentrez chez vous tardivement. Prévoyez d'apporter un fruit, 2-3 biscuits, des fruits secs, ...pour tenir le coup.

En rentrant, prenez le temps de vous changer pour faire une vraie coupure avec la journée de travail. Et cela vous permet de vous mettre à table détendu(e) et de savourer votre repas. Que chaque repas soit un plaisir, voilà un bel objectif de rentrée !

Retrouvez ma chronique Nutrition sur www.toutpourlesfemmes.com

 

 

18:05 Publié dans Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rentrée, alimentation, stress, minceur, grignotage, sandwich | |  Facebook | |  Imprimer

29/04/2009

Le 6 mai, Journée internationale sans Régime !

jisr2009-fr.jpgMercredi 6 mai 2009, c’est la Journée Internationale sans Régime !

Il s’agit pendant cette journée de dénoncer l’inefficacité des régimes, les dangers liés à l’obsession de la minceur et les préjugés dont font l’objet les personnes en surpoids.

Cette journée a été initiée en 1992 par une anglaise, ancienne anorexique, qui voulait dénoncer la dictature de la minceur à tout prix et les régimes associés.

La Journée s'est progressivement répandue dans de nombreux pays où elle est célébrée chaque année le 6 mai : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Norvège, Russie... et la France depuis 2003. C’est devenu le International No Diet Day dans les pays anglophones, la Journée Internationale sans Diète (JISD) au Canada, et la Journée Internationale sans Régime en France (JISR). Le GROS (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le surpoids) et Allegro Fortissimo, entre autres, soutiennent cette journée.

A cette occasion, le 6 mai (après-midi et soir), j’anime à mon cabinet deux ateliers conviviaux (gratuits !) sur le thème « Place à la diversité corporelle », en liaison avec des collègues canadiens très actifs et engagés sur les sujets du poids et de l’alimentation, le groupe Equilibre (www.equilibre.ca).

Ces ateliers, destinés plutôt aux femmes et jeunes filles (les hommes sont bienvenus mais ils restent quand même pour l’instant moins concernés par cette obsession de la minceur !) visent à les inciter à remettre en question le modèle unique de beauté présenté dans la mode et les medias et à se soucier plutôt de leur bien-être quel que soit leur poids.

Si vous voulez plus d’informations, y participer ou en parler à quelqu’un que cela peut intéresser, contactez-moi à l’adresse mail indiquée sur ce blog (ariane.grumbach@club-internet.fr)

Et, ce jour-là, surtout, faites-vous plaisir en mangeant et zéro privation !

09:45 Publié dans Activités d'une diététicienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : minceur, regime, jisd, nutrition, surpoids, santé | |  Facebook | |  Imprimer

22/03/2009

Le brocoli bientôt au prix du caviar ?

On nous abreuve régulièrement d’informations sur les fantastiques bienfaits du brocoli ; qui serait un de ces fameux aliments anti-cancer (notion qui n’existe pas, aucun aliment ne protège à coup sûr du cancer !). Du coup, je suis étonnée que le prix de ce légume n’ait pas atteint des sommets et remplace dans nos fantasmes le caviar !

Cela n’arrive pas, d'après moi, car il appartient à la famille des légumes. Du coup, pour une grande partie des mangeurs, cela devient un aliment à manger par obligation et non par plaisir. Donc, on ne se jette pas dessus. Or, le brocoli, c’est délicieux et, de mon côté, j’en mange pour cette raison et non pour me protéger de telle ou telle maladie !

brocoli.jpg


Je me permets donc de vous faire quelques suggestions pour le cuisiner :

- cuit à la vapeur avec un filet d’une excellente huile d’olive,
- pour accompagner un poisson, un filet de poulet, une viande,
- dans des pâtes : à associer par exemple à des pignons ou des anchois,
- en soupe, à mixer avec du fromage frais (St Moret, ricotta, Vache qui rit...)
- en gratin, seul ou à combiner avec son ami le chou-fleur,
- en salade avec des pommes de terre,
- dans une omelette,
- en purée,
- cru, à tremper dans une sauce pour un buffet.

A noter : le brocoli vit très bien surgelé, c’est donc bien pratique d’en avoir un sachet au congélateur.

Parmi les enfants, il y a ceux qui adorent et ceux qui détestent. Pour ces derniers, c’est en général une question d’aspect et de texture plus que de goût. On peut donc privilégier purée, soupe, ... mais on peut aussi en profiter pour sensibiliser les enfants à la texture des aliments, en faisant une dégustation d’aliments de différentes consistances : lisse, granuleux, mousseux, ... et leur faire commenter. Allez-y, lancez-vous !

12:42 Publié dans Du côté des aliments | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : légumes, régime, minceur, santé, anti-oxydant, cancer | |  Facebook | |  Imprimer

14/03/2009

Grignoter, qu'est-ce que ça cache ?

Le mot grignotage est entré dans nos vies depuis pas mal d'années. Quand on parle de grignoter, on pense spontanément au fait de manger de petites choses, souvent avec les doigts, de façon un peu machinale, sans vraiment s’arrêter de faire ce qu’on est en train de faire. On parle de grignotage quand on s’empare d'un paquet de biscuits ou de quelques fruits secs, bonbons, ..., pas quand on se met à table. Ce comportement est parfois entaché de culpabilité et considéré comme anormal. Et il est fort répandu.

Dans notre société, les tentations sont pléthoriques, des rayons de l’épicerie au distributeur automatique, du tiroir du bureau au placard de la cuisine. Alors, c’est parfois dur de résister. Grignoter de temps en temps, se faire plaisir avec des friandises qui parfois nous ramènent en enfance n’est en rien anormal. Mais si c’est un comportement très fréquent, qui s'est banalisé, cela mérite de s’y arrêter et d’essayer de comprendre à quoi il est dû.

Quand cela arrive, essayez de vous demander si vous avez faim. Si c’est le cas, il est tout à fait normal et même nécessaire de manger. Mais comme manger est une activité à part entière (je ne dirais jamais assez !), elle mérite de s’y consacrer et donc de faire une vraie pause, que ce soit au travail ou chez vous. Puis de réfléchir à ce que vous aimeriez manger et si possible de le trouver pour ne pas manger un aliment de substitution qui ne vous rassasiera pas en termes de plaisir gustatif. Il s’agit aussi de ne pas manger machinalement : certains aliments sont tout à fait propices à cela et, sans qu’on leur prête pas attention, on finit le paquet et on s’étonne ensuite de l’avoir fait.

Par ailleurs, rappelez-vous que nous sommes tous différents et n’avons pas forcément besoin du même nombre de repas. Certaines personnes se sentent bien avec deux repas par jour, d’autres avec quatre. Ces dernières vont avoir faim environ toutes les quatre heures et auront besoin d’une collation, comme le goûter des enfants. blog&tplf 004.jpgSi c’est votre cas et que, même avec un déjeuner rassasiant, vous avez un vrai « creux » régulièrement sur le coup de 17h00, prévoyez un en-cas, fruit, biscuits, fruits secs, chocolat, laitage, ... et consommez-le si la faim se manifeste, en veillant à ne pas trop entamer votre faim du dîner. Toutefois, si vous avez faim peu de temps après un repas, peut-être ce repas était-il insuffisant. Ne vous restreignez pas, mangez en fonction de votre faim et rappelez-vous qu’il est en général souhaitable pour tenir le coup de manger des féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre) à chaque repas selon votre appétit.

Si, en revanche, vous vous rendez compte que vous grignotez souvent sans aucune faim, essayez de comprendre dans quelles circonstances cela arrive : est-ce au bureau en travaillant, chez vous, dehors ? Est-ce l’après-midi, le soir en préparant à manger, dans la soirée après le dîner ? Cela est-il attaché à un état d’esprit particulier : stress, énervement, fatigue, ... ? Essayez de remonter le cours de la journée, de voir si des événements vous ont influencé. Apprenez à relativiser les petits désagréments de la vie. S’il s’agit d’une tension qui revient régulièrement sans raison précise, apprenez à vous détendre : la marche, l’écoute d’une musique apaisante, un sport, la relaxation, ... peuvent y répondre : chacun peut trouver le moyen qui lui convient, expérimentez ce qui vous fait du bien !

Ceci est à peu de choses près le texte de ma chronique à paraître sur le site Toutpourlesfemmes

18:48 Publié dans Fondamentaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grignotage, régime, minceur, stress, nutrition, dietetique, snacking | |  Facebook | |  Imprimer

28/02/2009

Obsession régimes et minceur, stop !

Comme chaque semaine, vous pouvez lire ma chronique du site Toutpourlesfemmes à paraître lundi. Comme on est proche de la Journée mondiale de la femme, cela m'a inspiré quelques réflexions sur cette obsession de la minceur, omniprésente dans nos sociétés occidentales, qui prend trop de place dans la vie de nombreuses femmes. Cela n'a pas raté, début mars, les magazines féminins publient déjà leurs couvertures minceur et régimes comme chaque année. Peut-être même un peu plus tôt que d'habitude.

Une majorité de femmes, alors qu'elles sont de poids normal, souhaiteraient être plus minces et passent leur vie en régimes et privations qui leur font plutôt prendre du poids qu’en perdre. Ne peut-on vivre dans le présent et en profiter plutôt que se projeter toujours soit dans le passé “ah que j’étais mince quand j’avais vingt ans” ou le futur “que je serai heureuse quand je serai mince”. Fotolia_regime.jpg Bien sûr, il n’y a pas de remède miracle pour lutter contre l’emprise des images véhiculées par les médias et la société. Je vous donne quelques modestes conseils toutefois, à expérimenter pour essayer de se débarrasser de cette obsession d’être toujours plus minces qui nous gâche souvent la vie.

D’abord, faites un état des lieux : regardez-vous honnêtement, sans sévérité excessive. Nombre d’entre nous sont sujettes à une distorsion de la perception et se voient bien différentes de ce qu’elles sont en réalité. Et réfléchissez à qui vous vous comparez. Aux photos des magazines ? Elles sont largement retouchées (jambes allongées, défauts gommés, ...) et font très souvent appel à des jeunes filles de 15-16 ans. Aux actrices de cinéma qui dépensent des fortunes en coachs sportifs et esthétiques et passent leur temps en régimes yoyo ?

Ensuite prenez une feuille de papier et écrivez : “si j’étais plus mince, je...” et listez tout ce que vous feriez si vous étiez plus mince. Peut-être allez-vous noter : porter des vêtements différents, faire du sport, me mettre en maillot de bain, ... Reprenez chacun de ces thèmes et demandez-vous ce qui vous empêche de le faire aujourd’hui.

Ensuite, mettez-vous en valeur : choisissez des vêtements dont la forme et la couleur conviennent au mieux à votre silhouette, à votre couleur de cheveux, à vos yeux, ... Soignez votre coiffure, votre maquillage, même léger, vos accessoires : une nouvelle paire de lunettes vraiment adaptée à votre visage peut vous transformer.

Ne faites pas de régime, ne vous interdisez aucun aliment : le fait de ne plus être obsédée par certains d’entre eux permet de les retrouver avec plus de sérénité et sans culpabilité. Le régime et ses privations créent des pensées obsédantes et font souvent craquer démesurément sur la tablette de chocolat par exemple et culpabiliser de l’avoir fait. jul2008 041.jpg
Alors que c’est tellement bon de laisser en fondre en bouche quelques carrés ! Soyez attentive au goût des aliments, appréciez-les, affinez vos préférences.

Et surtout, sans attendre, profitez de la vie et de ses bons moments, prenez le temps de vous détendre : une marche le soir en rentrant du travail, une pause thé le samedi après-midi, des activités que vous aimez, des rendez-vous avec vos ami(e)s, un massage ou un soin de beauté qui vous délassera et vous plongera dans un monde de sérénité pour quelques heures... : prenez du plaisir à vous occuper de vous et consacrez-y un peu de temps. Cela ne peut avoir que des bénéfices !

10:14 Publié dans Fondamentaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : régimes, minceur, poids, maigrir, santé, alimentation, mannequins, bien-être | |  Facebook | |  Imprimer